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La candidate LR à la mairie de Paris et ancienne ministre de la Culture Rachida Dati était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
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00:00Et notre invitée ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Rachida Dati. Bonjour
00:04à vous.
00:05Bonjour.
00:05Candidate à la mairie de Paris, hier Sarah Knafo, la candidate reconquête, a annoncé son désistement, non pas en votre
00:11faveur, a-t-elle dit, mais en faveur de Paris.
00:13Est-ce que vous saluez son geste, Rachida Dati ?
00:15C'est vrai que je prends acte de cette décision, qui est une décision responsable et en cohérence.
00:20Et vous avez raison de le dire, c'est assez rare que des restants politiques prennent des décisions aussi graves,
00:28aussi importantes.
00:28Ce n'est pas facile de se désister.
00:30Et avec cette hauteur de vue, elle l'a prise en cohérence. Pourquoi ? Parce qu'elle a toujours dit
00:34qu'elle souhaitait faire battre la gauche et ne pas faire perdre la droite.
00:38Et c'est vrai que c'est un geste fort, parce que c'est comme pour Pierre-Yves Bournazel, ils
00:42ont renoncé à être élus au Conseil de Paris.
00:45Pierre-Yves Bournazel en sort et Sarah Knafo renoncent à y entrer.
00:49Donc moi, je salue évidemment ces actes de responsabilité, parce que quel est l'enjeu ?
00:54C'est l'enjeu d'avoir une gauche radicale qui poursuive la dégradation et le déclin de Paris.
01:00Et donc l'enjeu, aujourd'hui, c'est un moment décisif et un enjeu historique pour Paris.
01:04C'est le moment ou jamais que l'alternance, le changement intervienne à Paris.
01:09Est-ce que ça veut dire que vous faites l'union des droites, Rachida Dati ?
01:12Moi, je vais vous dire, mais bien avant, d'ailleurs, la municipale, moi, je n'ai jamais vraiment cru.
01:18Et particulièrement pour Paris.
01:20Il ne faut pas oublier que Paris, c'est 25 ans de gauche.
01:22Ils ont clientélisé cette ville à coup de subventions.
01:26On a vu des subventions données à des copains élus, à l'épouse de l'adjointe au commerce,
01:32qui est présente d'une association, à des associations qui se créent quand des socialistes ont été battus à des
01:39élections.
01:39Et donc, il y a un clientélisme extrêmement important qui, aujourd'hui, a lieu à Paris.
01:44Et ils ont rendu cette ville, ils l'ont paupérisée, pour ne pas dire ghettoïdée.
01:48Mais vous comprenez ma question.
01:49L'union des droites, ça veut dire, c'est ce que vous reprendrez chez Emmanuel Grégoire,
01:52il dit qu'il est le candidat du rempart face à l'extrême droite.
01:55Moi, je vais vous dire, je suis la candidate de l'alternance et du changement à Paris.
01:58Vous savez, le deuxième tour, c'est une nouvelle élection.
02:01C'est un moment décisif et historique.
02:04Je le dis à toutes les Parisiennes, tous les Parisiens qui veulent le changement à Paris.
02:08C'est un choix décisif, mais attention, c'est un choix définitif.
02:12Le choix de dimanche, c'est un choix, pas uniquement pour les 6 ans ou les 7 ans à venir,
02:17c'est un choix pour les dizaines d'années à venir.
02:19Parce que si cette gauche qui a dégradé Paris, qui a fait décliner Paris,
02:23qui a fait fuir les familles, qui n'a pas su protéger ses enfants dans cette ville,
02:27on va en reprendre pour un moment.
02:29C'est-à-dire que la droite perd Paris aujourd'hui, c'est fini ?
02:31Parce que là, c'est la première fois, c'est la première fois, depuis très longtemps,
02:35où les Parisiens, une majorité de Parisiens, veut le changement à Paris,
02:39veut l'alternance à Paris.
02:41Et c'est vrai, en intelligence, en responsabilité,
02:44que ce soit pour Sarah Knafot et pour Pierre-Yves Bournazel,
02:47ils ont souhaité, évidemment, ne pas porter préjudice à ce changement
02:51et ne pas être un obstacle à ce changement à Paris.
02:54Et donc, moi, j'appelle toutes les Parisiennes et les Parisiens qui veulent le changement.
02:57« Nous sommes, nous sommes mes candidats, nous sommes les candidats de l'alternance et du changement.
03:03Ce moment, il est important. »
03:05C'est pour ça que je disais, il n'y a pas très longtemps sur votre plateau,
03:07si c'est le choix du cœur, eh bien, tant mieux.
03:09Si c'est le choix de la raison, allons-y.
03:11C'est le choix de la raison pour Paris.
03:13Il faut qu'à Paris, il change.
03:15Vous savez, vous avez vu les scandales auxquels nous sommes, évidemment,
03:18à Paris, il y a un problème de sécurité.
03:21Nos enfants ne sont plus en sécurité.
03:23Les Parisiennes ne sont plus en sécurité.
03:25Les Parisiens, plus globalement, ne sont pas en sécurité.
03:29Vous avez vu que c'est une ville qui est très sale.
03:31L'espace public n'est absolument pas apaisé.
03:33Il est important, aujourd'hui, de changer Paris.
03:36Que veulent les Parisiens ?
03:37Ils veulent que leur vie change et change maintenant et en mieux.
03:40Moi, je le dis aux Parisiennes et aux Parisiens.
03:42Si je suis élue demain, après-demain, nous serons opérationnels.
03:46Ils verront le changement dans l'intérêt de leur vie très rapidement.
03:50Mais encore une fois, que répond de vous Emmanuel Grégoire,
03:52qui dit qu'il est le rempart à l'extrême droite ?
03:53Vous vous dites que c'est lui qui est le représentant de la gauche radicale, c'est ça ?
03:56Écoutez, la gauche radicale, il n'a pas besoin de s'allier à Elifi.
03:59Il les a déjà sur sa liste.
04:00Il a des candidats antisémites, Daniel Simonnet.
04:02Il a Lucie Castet, élue et soutenue par la Jeune Garde.
04:05Il a David Béliard, qui est allié, évidemment, il n'y a pas encore très longtemps,
04:12à des associations qui soutiennent cet antisémitisme.
04:15Pas d'atmosphère, qui est réelle et concrète.
04:18Voilà les colistiers de M. Grégoire.
04:20Il a la gauche la plus radicale.
04:22Est-ce que vous avez entendu ces colistiers dire
04:24« Non, pas du tout, on s'est trompé dans notre vie,
04:26on a eu ces positions,
04:27où nous sommes soutenus par les entités que je viens de vous indiquer,
04:31et aujourd'hui, nous nous sommes coupés d'eux ? »
04:33Ce n'est pas vrai.
04:34M. Grégoire a été élu grâce à Elifi,
04:37il a été élu avec le soutien de la Jeune Garde.
04:39Et pourtant, il ne fait pas alliance avec Elifi.
04:41Il a refusé l'alliance avec ce Paché Kiro.
04:43Parce qu'il les a sur sa liste.
04:44Il a la gauche radicale sur sa liste.
04:46Moi, je veux dire, nous, on passe notre temps,
04:48toute cette presse, et en particulier la presse de gauche,
04:51ils nous scannent matin, midi et soir.
04:53Moi, c'est la première fois où je connais une campagne aussi sale,
04:57aussi outrancière, et aussi autant en dessous de la ceinture.
05:01Pourquoi ?
05:01Parce qu'Emmanuel Grégoire n'assume pas le bilan d'Anil Dalgo,
05:06qui est le sien, qui est le sien, la sécurité qui a explosé.
05:09Vous avez vu le bilan ?
05:11Je parle simplement sur la dernière mandature.
05:13Plus de 218% de narcotrafic,
05:16plus de 60% des agressions sexuelles, essentiellement des femmes,
05:20plus de 25% des agressions des personnes.
05:22On parle du périscolaire, des 100 000 enfants
05:24qui sont dans le périscolaire aujourd'hui exposés à des prédateurs sexuels
05:28que M. Grégoire a recrutés en sa qualité,
05:31d'adjoints en charge des ressources humaines.
05:34Nous l'avons alerté en 2015.
05:36J'invite toutes les parisiens et les parisiens à aller sur le site du Conseil de Paris.
05:40Vous allez retrouver cette séance.
05:42Jean-Pierre Lecoq et des autres élus de mon groupe politique,
05:45nous l'avons alerté pour des dysfonctionnements dans le périscolaire,
05:49des agressions, des agressions sexuelles, de la maltraitance,
05:52mais aussi des viols.
05:54Et donc, nous l'avons alerté.
05:56Je vous invite à écouter sa réponse.
05:58Il a dit, circulez, il n'y a rien à voir.
06:00M. Grégoire n'a jamais souhaité avoir comme priorité la protection de nos enfants.
06:05Aujourd'hui, on ne connaît pas le nombre d'enfants victimes.
06:07Est-ce qu'on sait combien de procédures judiciaires sont en cours ?
06:10Il a daté combien d'animateurs du périscolaire sont devant la justice ?
06:13Il n'y avait pas de procédure ouverte alors qu'on a signalé les dysfonctionnements.
06:17Il y a un rapport de l'inspection générale de la ville de Paris.
06:20Où est ce rapport ?
06:22Il a été enterré ?
06:23Il date de 2015.
06:24Ce sont des accusations graves.
06:25Oui, ce rapport n'a jamais été produit.
06:28Il est où ce rapport ?
06:29Il date de 2015.
06:31M. Grégoire ne peut pas s'en tirer aussi facilement que cela.
06:34Nous avons aidé des familles à avoir, évidemment, à déposer plainte.
06:37Nous avons demandé à la procureure de la République de les recevoir.
06:40Le garde des Sceaux a fait recevoir à son cabinet.
06:43Nous suivons ces familles très attentivement.
06:45Mais je vais aller plus loin.
06:46Vous savez que Paris est aussi un département.
06:49Il y a les foyers de la protection de l'enfance dont est en charge M. Grégoire.
06:52Vous vous souvenez de cet enfant qui a été tendu, le petit Elliot ?
06:56Terrible.
06:57Qui a été tendu.
06:58Et dont les animateurs, les éducateurs, ont fait passer cette vidéo dans une boucle WhatsApp
07:03en se moquant de cet enfant.
07:04J'ai rencontré la mère.
07:06J'ai rencontré son avocate.
07:07La mairie de Paris devait non seulement aider cette maman à avoir un appartement pour retrouver son enfant
07:14et savoir quelle était la procédure qui avait été enclenchée contre ces éducateurs.
07:22Elle n'a jamais eu de réponse.
07:23Cet enfant est toujours dans le foyer de protection de l'enfance.
07:26Ce foyer de protection de l'enfance, il y a eu d'autres enfants qui ont été maltraités,
07:31dont un autre qui a été tendu.
07:32Voilà les pratiques qui existent dans les foyers de la protection de l'enfance à Paris.
07:37Il y a un avocat, le maître Hamas, que vous devez sans doute connaître.
07:41Il a des centaines d'enfants de l'aide sociale à l'enfance, dont il a la défense,
07:48qui font partie d'un réseau de prostitution.
07:52Elle est là, la réalité.
07:53Moi, je souhaite qu'on protège ces enfants.
07:55C'est l'accompagnement que nous apportons aux familles.
07:58Nous souhaitons, évidemment, revoir le périscolaire.
08:01Si je suis élu maire de Paris, je le dis à toutes les familles parisiennes.
08:05D'abord, je les recevrai toutes.
08:06Je les accompagnerai.
08:08J'essaierai de connaître le nombre exact d'enfants victimes.
08:11Le nombre exact d'éducateurs suspendus ou déplacés.
08:15Monsieur Grégoire ne veut pas répondre à ce scandale.
08:17Vous pensez que tout ça est de la responsabilité d'Emmanuel Grégoire ?
08:19Bien sûr.
08:20Lorsqu'il était à votre place la semaine dernière, il dit qu'il va faire de ce dossier une affaire
08:24personnelle.
08:24Mais ce n'est pas une question d'affaires personnelles, Madame Ferrari.
08:27C'est une question de responsabilité politique, mais aussi de responsabilité pénale.
08:33Quand on l'interpelle en 2015, il n'a rien fait.
08:36Qu'a-t-il fait depuis ?
08:37Qu'a-t-il fait entre 2015 et 2026 ?
08:40Rien.
08:41Il est encore élu.
08:42Il est dans la majorité.
08:43Il est dans la majorité.
08:44Il aurait pu, dès le dernier signalement le plus récent, dire, écoutez, il faut mettre fin à ce périscolaire tel
08:51qu'il est.
08:52Il faut convoquer, rescanner l'ensemble des animateurs.
08:5614 000 animateurs aujourd'hui, 11 000 vacataires.
08:5911 000 vacataires, ce sont des emplois précaires, pas qualifiés, pas formés.
09:03Donc vous vous engagez à ce que ça soit complètement différemment fait ?
09:06C'est-à-dire, si je suis élu aujourd'hui, et c'est une demande très forte de Pierre-Yves
09:10Bournazel, lorsque nous nous sommes vus, il m'a demandé, évidemment, de reprendre ses propositions, ce que j'ai fait.
09:15Et nous avons, nous allons, et compris avec ses élus qui sont à mes côtés, nous allons remettre sur pied
09:21un nouveau périscolaire.
09:22Si je suis élu aujourd'hui, demain, demain, ce périscolaire sera refondu de fond en comble.
09:30Je verrai tous les dossiers des animateurs suspendus ou déplacés, je mettrai fin à leur contrat.
09:35Je recruterai des agents, des animateurs de périscolaire diplômés d'État, qui ont été scannés avant, et avec des contrôles
09:43inopinés pendant le périscolaire.
09:45Mais de la même manière, je recevrai toutes les familles, je les accompagnerai dans toutes les procédures, jusqu'à effectivement
09:51ce que justice soit rendue.
09:53Mais aussi qu'on prenne en charge ces enfants qui sont aujourd'hui abandonnés à leur sort.
09:57C'est ça l'enjeu principal de ce second tour pour vous ? La protection de nos enfants, la sécurité,
10:02la propreté dans la capitale comme dans notre ville ?
10:04Une ville plus apaisée, que les familles vivent mieux, que les forces vives ne quittent pas Paris.
10:08146 000 Parisiens ont quitté Paris.
10:1040 000 enfants que nous avons inscrits dans les écoles en début de mandature ne sont plus là en fin
10:16de mandature.
10:17Ils ont quitté Paris.
10:18Les commerces ferment les uns après les autres.
10:21Nous sommes à 11% de vacances à Paris.
10:23Le seuil d'alerte, c'est 10%.
10:25La tendance, c'est 14%.
10:27Est-ce qu'on peut se contenter que cette belle ville, que cette capitale économique se vide de ses forces
10:32vives ?
10:33Moi, je ne m'y résous pas.
10:34Je vais vous dire, j'ai la volonté.
10:36J'ai la volonté politique, j'ai l'énergie, la ténacité pour que Paris change.
10:40Et surtout, j'ai des élus avec moi qui sont non seulement expérimentés, ils sont ancrés à Paris et ils
10:46ont un bilan.
10:47Le bilan de M. Grégoire, c'est celui de Mme Hidalgo.
10:50Une délinquance qui explose, une saleté qui explose, l'insécurité de nos enfants aujourd'hui exposés à des prédateurs sexuels,
10:57un espace public chaotique.
11:00Voilà le bilan, évidemment, de M. Grégoire.
11:02Et aujourd'hui, sur quoi sont-ils d'accord ? Quel est le projet de M. Grégoire ? 40%
11:07de logements sociaux.
11:08Ils veulent faire de Paris une ville ghetto.
11:11Vous savez, moi, je veux que cette ville soit la mixité sociale.
11:14Ceux qui mettent du lien dans une ville, c'est ceux qui travaillent.
11:18C'est une ville, je veux une ville...
11:19Paris n'est pas faite pour les travailleurs aujourd'hui ?
11:21Non, aujourd'hui, regardez le logement social.
11:23Ils en ont fait un ghetto.
11:24Le logement social, dans tout Paris, je les ai tous faits pratiquement.
11:27Il y a 300 000 logements sociaux, à peu près.
11:30Ils sont soit insalubres, soit très dégradés.
11:32Vous savez pourquoi ?
11:33Parce que Paris Habitat, qui est le plus gros bailleur social à Paris,
11:36il y a eu un gros détournement de fonds en centaines de millions d'euros.
11:41M. Brossat est informé depuis 2015 de ces détournements de fonds publics.
11:46Cet argent devait servir à quoi, Mme Ferrari ?
11:49Il devait servir à réhabiliter, rénover ces logements pour que les gens soient logés dignement.
11:55Et ils font des leçons de morale à tout le monde.
11:57Et ils ont, soi-disant, les grands parangons des valeurs et de la vertu.
12:02Que font-ils tous les jours ?
12:03Ils vont voir les gens dans le parc social, les locataires.
12:07Vous savez ce qu'ils leur disent ?
12:08Ils leur disent, vous savez, c'est nous qui nous avons donné le logement social.
12:12Si vous votez pour Rachida Dati, non seulement elle va vous virer de votre appartement,
12:16et pour certains, ils leur disent, vous allez être virés de France.
12:19Voilà les valeurs de M. Grégoire et de sa bande, et de M. Brossat, adjoints à logement,
12:24alors qu'ils ont détourné l'argent qui devait servir à réhabiliter ce logement.
12:28Moi, je dis à tous les locataires du parc social que je rencontre, que je vois tous les jours,
12:33et que je travaille avec eux, je leur dis, moi je m'engage à ce que vos appartements,
12:38à ce que le parc social soit réhabilité, rénové, sécurisé, et qu'il y ait de la mixité sociale.
12:44Je ne veux pas de ghetto à Paris. Le ghetto, c'est la fracture.
12:48Ils ont déjà fracturé Paris. L'Est contre l'Ouest, le Nord contre le Sud, le vélo contre la voiture,
12:54le piéton contre la trottinette. Ils ont polarisé cette ville.
12:58Je ne souhaite pas qu'on prenne pour perpète, si évidemment ils sont réélus.
13:02J'en appelle à la responsabilité des Parisiennes et des Parisiens.
13:05Il faut absolument que le deuxième tour, dimanche prochain, ils soient mobilisés.
13:10Parce que ce n'est pas gagné, et encore une fois, vous avez plus de 12 points d'écart avec
13:15Emmanuel Grévoire.
13:15Une élection n'est jamais gagnée.
13:17Comment faire une remontade à ce point-là ?
13:18C'est la mobilisation. Vous savez, nous sommes partis dispersés.
13:22Nos électeurs n'aiment pas la dispersion et n'aiment pas la division.
13:26Aujourd'hui, en responsabilité, Gabriel Attal, Édouard Philippe, Pierre-Yves Bournazel,
13:31nous avons tous fait des efforts de rassemblement.
13:33Ils vous soutiennent, Gabriel Attal et Édouard Philippe ?
13:34Bien sûr, mais vous savez, ils avaient fait des déclarations bien avant le premier tour.
13:39Ils ont tous dit et déclaré et affirmé que nous devions nous retrouver au soir du premier tour.
13:44C'est ce qui s'est passé.
13:46Donc aujourd'hui, le changement à Paris est entre les mains des Parisiens.
13:50Il est urgent, il est important d'être mobilisé parce qu'avec moi,
13:54la vie des Parisiens changera et changera en mieux et très rapidement.
13:58Et que dites-vous dans les arrondissements ?
14:00Il y a déjà un maire qui a été élu au premier tour.
14:02Vous dites aux gens d'aller voter malgré tout ?
14:04Alors, il y a une autre élection ?
14:05Jérémy Redler et moi-même, nous avons été élus dans le 7e et le 16e arrondissement au premier tour.
14:10Alors attention, je dis à ces habitants, l'élection n'est pas terminée.
14:14Il faut tous revenir en masse dimanche prochain.
14:17Les habitants du 7e et du 16e, l'élection n'est pas terminée.
14:20Ce n'est pas parce que vous nous avez fait l'honneur de nous élire dès le premier tour
14:25et nous les remercions du fond du cœur.
14:27Avec Jérémy, nous appelons à remobiliser ces électeurs, ces Parisiens, à revenir dimanche pour voter pour nous, pour le changement
14:36à Paris.
14:37Moi, je vous le dis avec force, avec cœur, avec énergie.
14:40Avec nous, ça va changer.
14:41Ça va être une ville harmonieuse.
14:43Ça va être une ville où il n'y aura plus d'opposition, où on ne sera plus polarisé, où
14:48on ne sera plus dans l'outrance.
14:49Il y aura de l'opposition, mais au conseil municipal.
14:51Oui, mais l'opposition, c'est sain. C'est comme l'alternance, c'est toujours sain, Madame Ferrari.
14:55Après 25 ans de gauche, il est urgent et l'alternance est saine dans une ville comme Paris.
15:00On va aussi évoquer les dossiers de sécurité.
15:03Personne n'a oublié la mort du jeune Elias, 14 ans, du coup de machette en sortant de son entraînant
15:07de foot.
15:07Il y a aussi le dossier de la dette à Paris.
15:10C'est deux dossiers énormes sur lesquels vous allez vous mobiliser.
15:13Oui, mais regardez sur la sécurité.
15:14Vous parliez du petit Elias.
15:16Nous avons reçu la famille.
15:17Ils n'ont jamais été reçus à la mairie de Paris.
15:19La maire du 14e a excusé les auteurs, a excusé parce qu'ils étaient mineurs.
15:24Ils sont dans le déni sécuritaire.
15:26C'est la culture de l'excuse.
15:27Avec moi, ça ne sera pas ça.
15:29Nous aurons une politique de sécurisation de l'espace public.
15:31Nous aurons une politique de sécurisation des écoles.
15:33Pour que nos enfants puissent venir à l'école, pas avec une boule au ventre, mais vraiment avec...
15:39C'est ce que dit Emmanuel Grégoire aussi. Il veut une ville sécurisée.
15:43Mais ça fait 25 ans qu'ils sont au pouvoir.
15:45Pourquoi voulez-vous que par miracle, ça change ?
15:47Et n'oubliez pas, c'est la même équipe en pire.
15:50La majorité des colistiers de M. Grégoire, c'est la gauche extrême et radicale.
15:54Regardez bien sa liste.
15:55Je disais tout à l'heure, nous, on nous scanne dans tous les sens.
15:58Regardez bien les colistiers de M. Grégoire.
16:00C'est la gauche extrême, la gauche radicale.
16:02Celle qui a dégradé Paris.
16:03Qui a mis nos enfants en danger.
16:06Qui, effectivement, aujourd'hui, a mis le chaos dans l'espace public.
16:09Qui a polarisé, y compris dans le logement.
16:12Le logement, moi, je veux un logement pour tous.
16:14Je ne veux pas qu'un logement pour quelques-uns.
16:16Et toujours la même catégorie sociale et la même catégorie sociologique.
16:20La mixité, ça n'est pas ça.
16:22Aujourd'hui, ils veulent une ville ghetto.
16:24Pourquoi ? Parce que ce sont des réserves électoralistes pour eux.
16:28Donc, j'en appelle à la vigilance et à la mobilisation des Parisiennes et des Parisiennes.
16:32Un budget constant, parce que, parait la ville la plus entêtée de France, 10 milliards d'euros de dettes.
16:3612 milliards de dettes.
16:3712.
16:38Nous avons 10,5 milliards de budget, 12 milliards de dettes.
16:41Moi, je vais revoir les priorités.
16:42Je vais revoir la méthode.
16:44Et chaque euro utilisé et dépensé sera dans l'intérêt des Parisiennes et des Parisiens.
16:48Et je réduirai fortement les dépenses.
16:51C'est aussi une demande que j'ai reprise avec Pierre-Yves Bournazel.
16:56de réduire fortement la dette.
16:58Je m'y engage.
16:59D'ailleurs, les électeurs de Mme Knafou, les plus de 80 000 électeurs de Mme Knafou,
17:03moi, je les entends, on les rencontre tous les jours.
17:06Je leur dis de me faire confiance.
17:07Que veulent-ils ?
17:08Ils veulent qu'on renverse la table.
17:09Ils veulent que ça change.
17:10Ils veulent qu'on réduise la dette.
17:12Ils veulent plus de régaliens.
17:13Qu'on réduise fortement les dépenses.
17:15Ils ont raison.
17:17Et là-dessus, je répondrai à ces préoccupations.
17:19Pour autant, tout le programme de Mme Knafou n'est pas votre programme.
17:22Non, vous savez, il y a des points de convergence sur la sécurité,
17:25sur la propreté, sur la réduction des dépenses,
17:28sur la fin du clientélisme, sur le logement social mixte,
17:32avec une mixité sociale.
17:34Priorité donnée aux travailleurs,
17:35à ceux qui travaillent pour Paris ou qui travaillent pour les Parisiens.
17:38Notamment sur le logement social ?
17:39Oui, M. Béliard veut y mettre des sans-papiers.
17:42C'est déjà le cas aujourd'hui.
17:43L'hébergement d'urgence à Paris.
17:45L'hébergement d'urgence, normalement, il est fait pour qui ?
17:47Pour les gens qui sont en danger, les jeunes en difficulté,
17:50les femmes victimes de violences avec leurs enfants.
17:5150% de l'hébergement d'urgence à Paris est occupé par des sans-papiers
17:55et une majorité sous au QTF.
17:57Vous vous êtes rendue dans ces quartiers-là ?
17:59Moi, je ne suis rendue que rendue aussi...
18:01Quelle est la réalité que vous avez vu ?
18:02Dans les foyers d'urgence, dans l'hébergement d'urgence.
18:05Le nord de Paris et l'est de Paris,
18:07personne ne peut me démentir.
18:08Il y a des zones de non-droit,
18:09des zones qui sont séparatistes,
18:11qui ont déjà fait sécession,
18:13même pas avec Paris, avec la République.
18:15C'est une réalité.
18:17Moi, je ne suis pas là pour polariser
18:19quand je vais les voir.
18:20Je leur demande pourquoi ils font sécession,
18:23pourquoi ils n'acceptent pas les femmes dans certains commerces.
18:26Et donc, je discute avec eux.
18:27Il faut y mettre fin.
18:28Je parle avec tout le monde, Madame Ferrari.
18:30Contrairement à cette gauche qui est sectaire,
18:33qui est dans la victimisation de leur électorat,
18:36je ne suis pas la victime de la gauche.
18:37Je ne l'ai jamais été.
18:38C'est ce qui les dérange.
18:39Aujourd'hui, la France, c'est mieux que ça.
18:42Et Paris, c'est la ville qui change les destins.
18:45Elle a changé mon destin.
18:47Je changerai les destins des Parisiennes.
18:49Je changerai le destin de Paris.
18:50Paris n'est pas condamnée au déclin.
18:52Encore un mot des fusions qu'on a beaucoup vues
18:54en ce moment entre l'EPS et l'EFI.
18:56Est-ce que vous les condamnez ?
18:57Est-ce que vous jugez ces accords
18:58comme des accords de la honte ou par achitadelle ?
19:00C'est des accords honteux.
19:01Monsieur Fort dit, pas d'accord au national,
19:03mais ça n'est pas très grave, finalement, au local.
19:06Et quand on lui dit quand même,
19:07il y a des antisémites, il y a des racistes,
19:09il y a quand même des sécessionnistes,
19:10des communautaristes, des séparatistes.
19:12C'est la réalité.
19:13Je ne prends pas ces mots pour faire peur.
19:16C'est une réalité.
19:17Au contraire, il faut en tenir compte,
19:19justement, pour éradiquer tout cela.
19:22Et quand on leur dit,
19:23quand Monsieur Fort, on lui met ça sous le nez,
19:26cette réalité, que dit-il, que répond-il ?
19:28Il dit, oui, mais au niveau local,
19:30ça n'est pas la question.
19:31La question, c'est le problème des crèches
19:32et des cantines.
19:34Non, les valeurs, ça compte.
19:36C'est pour ça que je réponds aux outrances
19:40de M. Grégoire et de M. Brossard et de M. Béliard.
19:42Je suis la candidate du changement.
19:44Ils veulent m'extrémiser.
19:45Je ne l'ai jamais été.
19:47Mon parcours en témoigne.
19:48Ma vie en témoigne.
19:50Et donc, je suis évidemment la candidate
19:51de tous les Parisiens et toutes les Parisiennes
19:53qui veulent le changement et l'alternance.
19:55C'est peut-être ça qui les gêne.
19:56Rachida Dadi, une dernière question.
19:58On vous a beaucoup reproché d'avoir refusé
19:59de débattre avant ce second tour
20:02avec vos concurrents.
20:04Vous allez débattre ce soir, je crois,
20:05avec Emmanuel Grégoire,
20:06sur l'antenne de nos confrères de BFM.
20:07Un débat que nous avions proposé également.
20:10Vous seriez d'accord pour que ces news européens
20:12ainsi que nos confrères de LCI
20:13puissent participer à ce débat
20:15éminemment démocratique ?
20:16Moi, je suis tout à fait d'accord.
20:18Moi, si vous allez être sur le premier tour,
20:19c'est parce que je devenais la cible.
20:21Et comme déjà, c'est assez outrancier, injurieux,
20:24insultant, je n'étais pas intéressée.
20:26Vous auriez été le punching ball de tout le monde,
20:27c'est ça ?
20:28Ça a été le cas.
20:29Et ce n'est pas fini.
20:30Et je pense jusqu'à dimanche.
20:32Non, moi, je suis très favorable à cela.
20:34Et d'ailleurs, moi, je déplore que Mme Chikourou
20:36ne participe pas à ce débat.
20:38On parle de démocratie.
20:40Pour le premier tour, ils voulaient tout le monde.
20:41Et là, ils ne veulent pas tout le monde.
20:43Voilà, je crois que M. Grégoire a indiqué
20:45qu'il ne voulait pas que Mme Chikourou
20:46participe à ce débat.
20:47Donc, c'est lui qui dicte ses conditions ?
20:49Voilà.
20:49Donc, moi, je trouve que c'est assez démocratique
20:51que ceux qui vont incarner,
20:55en ce qui me concerne,
20:56la Tlernance et le changement,
20:57puissent participer.
20:58Mais ceux aussi,
20:59qui doivent répondre de leur bilan à Paris,
21:02puissent y participer aussi.
21:03Merci beaucoup, Rachida Detti.
21:05En espérant vous retrouver ce soir
21:07pour le débat avec Emmanuel Grégoire
21:09et peut-être Mme Chikourou.
21:10Merci à vous.
21:11Merci à vous.
21:11Bonne journée sur CNews et sur Europe 1.
21:13Sous-titrage Société Radio-Canada
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