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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:00Bonsoir à tous et bienvenue si vous nous rejoignez sur CNews.
00:03Il est 19h tout pile, alors le journal avec Valérie Acnin.
00:06Bonsoir Valérie.
00:08Bonsoir Clélie et bonsoir à tous.
00:10A la une, l'aviation israélienne annonce avoir mené des bombardements de grande envergure
00:15sur des navires iraniens en mer Caspienne, au nord de l'Iran.
00:19Tsaal parle de l'une de ses opérations les plus significatives depuis le début de la guerre.
00:24Des installations portuaires et une base de la marine iranienne ont aussi été visées.
00:28Il y a été stationné des navires lance-missiles et des vedettes de patrouille.
00:32Et l'Iran a demandé à l'Allemagne de clarifier le rôle de la base américaine de Rammstein
00:37dans la guerre au Moyen-Orient.
00:39Il s'agit de la plus grande base d'Europe située sur le territoire iranien.
00:43De son côté, le ministre allemand de la Défense dit qu'il n'y a aucune raison
00:47de douter de la légalité de l'utilisation de Rammstein par les Etats-Unis.
00:52Enfin, l'Iran menace à nouveau de détruire de nombreuses infrastructures énergétiques
00:56situées chez ses voisins du Golfe.
00:58Des raffineries ont d'ores et déjà été touchées en Arabie saoudite, au Qatar et au Koweït.
01:03Le drone iranien qui s'est écrasé sur la raffinerie saoudienne
01:06est situé sur un port stratégique de la mer Rouge.
01:09Il s'agit d'une importante porte de sortie du brut saoudien
01:12depuis la quasi-fermeture des détroits d'Ormuz.
01:15C'est aussi le plus grand site de production de gaz naturel liquéfié au monde.
01:20Merci beaucoup Valérie pour toutes ces informations.
01:23Bienvenue dans Face à l'Info.
01:25Bienvenue aussi à Mathieu Bocoté, Gabriel Cluzel, Marc Menand et Charlotte Dornelas.
01:30Bonsoir à tous les quatre.
01:32Au sommaire de Face à l'Info ce soir, nous sommes tous très fiers d'être populistes.
01:37C'est Marine Le Pen qui l'a dit et ça devient dans sa bouche un mot positif.
01:40Ce sera le thème de votre premier édito, Mathieu.
01:43Gabriel Cluzel, Airbus pourrait-il quitter Toulouse en cas de victoire de la gauche,
01:46une IPS et les filles dimanche au municipal ?
01:48On n'en est pas là, mais vous nous dites que le monde économique local redoute l'alternance.
01:53On verra pourquoi.
01:54Avec vous Marc Menand, quelle est la situation au Moyen-Orient ?
01:57Nos regards sont en particulier tournés vers le détroit d'Ormuz
02:00où six pays dont la France veulent s'unir pour sécuriser la navigation.
02:05Charlotte Dornelas, vous nous dites que la doctrine policière d'usage des armes
02:08est liée aux décisions de justice dans l'affaire Naël et vous nous expliquerez pourquoi.
02:13Enfin Mathieu, vous êtes tout blanc, tout moche.
02:16Et ce n'est pas moi qu'il dit, non, je ne me perdrai et je ne me permettrai évidemment
02:21pas quand même.
02:22C'est une phrase de Jean-Luc Mélenchon.
02:24Et dans votre second édito, vous reviendrez sur la racialisation du discours du leader de la France insoumise.
02:31Face à l'info, c'est parti, on est ensemble pendant une heure.
02:47Mathieu, vous l'avez mal pris ?
02:48Je ne peux pas du tout, je ne suis pas tombé dans le panneau.
02:51Allez, la campagne des municipales prendra bientôt fin.
02:54D'ailleurs dimanche, je vous le rappelle, second tour.
02:56Allez voter, c'est important.
02:58Et cette campagne, elle s'envenime, elle devient particulièrement violente.
03:02Et c'est à cette radicalisation du débat et à l'appel au populisme du Rassemblement national que vous consacrez
03:08votre premier édito, Mathieu.
03:10Alors, point de départ, le débat d'hier soir, qui est un moment important sur lequel il faut revenir.
03:15Pourquoi ? On a quelquefois l'impression que les débats politiques sont inutiles.
03:18En fait, c'est finalement une forme de théâtre où chacun répète sa pièce, chacun répète en fait sa partie
03:23de la pièce.
03:24Et finalement, on en sort un peu exaspéré, un peu là.
03:28Or, c'est toute autre chose qui s'est passé hier.
03:29C'est un moment révélateur, en quelque sorte, révélateur presque d'un changement anthropologique dans la classe politique française.
03:37Alors, qui avions-nous comme personnages ?
03:39Nous avions deux femmes assez brutales, presque viriles en quelque sorte,
03:43qui étaient prêtes à attaquer, qui étaient assez agressives dans leur combat,
03:46contre Emmanuel Grégoire, qui étaient presque dans le rôle souhaité par Sandrine Rousseau de l'homme déconstruit.
03:51Donc, une forme d'inversion d'épaule de la virilité dans cet affrontement dont nous avons été témoins.
03:57Donc, qui étaient les trois personnages ?
03:59Emmanuel Grégoire, donc, la paratique socialiste que le public découvre.
04:02Ce n'est pas un personnage très connu, Emmanuel Grégoire.
04:05Ce n'est pas quelqu'un qui est une forme de figure connue par tous.
04:08Il est l'héritier, il porte la bannière socialiste, il porte la bannière de la gauche.
04:12Mais ce n'est pas un personnage très connu.
04:13Que découvrons-nous à ce moment-là ?
04:15C'est probablement, dans le privé, un homme de grande qualité, je n'en doute pas.
04:18Mais le personnage public est un peu palo.
04:20Le personnage public manque peut-être un peu de densité d'esprit de combat.
04:24Vous aurez noté, d'ailleurs, que lorsqu'il se fait attaquer, il se plaint, il se lamente.
04:30Il dit, mais tout le monde m'attaque, c'est vraiment trop injuste, comme dirait un homme de droite.
04:33Eh bien, réponse des deux, Mme, je pense, Datsy, dit, il fait sa chochotte, quand même.
04:39Et de l'autre côté, Mme Shikiru dit, il joue à la victime.
04:43Donc, forme d'inversion, je l'ai dit d'épaule, c'est assez étonnant.
04:45Donc, elle fait sa chochotte.
04:46Un terme comme celui-là, utilisé par d'autres personnes, pourrait être valable d'entraîner des sanctions.
04:51Je prends la peine de le dire.
04:53Alors, on a les trois personnages.
04:55Ensuite, on a une radicalisation du conflit qui est visible maintenant et qui se voit à la grandeur du pays
05:01en ce moment, dans la mesure où, depuis quelques jours, on joue du tambour et de la trompette antifasciste.
05:06Et jouer de cet instrument, de cette volonté de fasciser l'adversaire, ça s'est radicalisé avec le double appel
05:15à voter pour Mme Datsy.
05:17Double appel qui vient d'un côté de Mme Knaffo, qui dit, il faut battre la gauche et pour cela,
05:23je soutiens Mme Datsy.
05:25Et Marine Le Pen, Marine Le Pen qui dit, elle aussi, qu'elle en appelle à battre Mme Datsy, en
05:30ajoutant un argument qui est celui de l'argument de la corruption, presque, de la corruption morale de la gauche.
05:35Pardon?
05:36Battre Datsy.
05:37Battre Datsy, je voulais dire battre M. Grégoire, pardonnez-moi.
05:39Excusez-moi, merci beaucoup.
05:41Donc, je cite Mme Le Pen qui nous dit, la responsabilité de la gauche dans le système qui a permis
05:47des agressions contre tant d'enfants est intolérable et aurait dû conduire au retrait pur et simple de M. Grégoire.
05:54Pour ce seul motif, j'invite tous les honnêtes gens à faire barrage à de tels irresponsables.
06:00Donc, double appel.
06:01D'un côté, Mme Knaffo dit, il faut battre M. Grégoire.
06:04De l'autre côté, Mme Le Pen dit, il faut battre M. Grégoire.
06:07Or, que nous dit M. Grégoire en les circonstances?
06:09Il bascule dans le conspirationnisme, les théories conspirationnistes qui devraient inquiéter nos amis qui font des check news.
06:16Alors, que dit-il?
06:17Il dit, en fait, c'est probablement une entente entre Emmanuel Macron et Sarah Knaffo.
06:22Donc, il nous dit, il y a une forme de théorie du complot.
06:26Il identifie un complot possible.
06:28Or, puisque Mme Knaffo dit, mais ça n'a pas eu lieu, c'est faux, il n'y a pas
06:31eu de complot.
06:32Eh bien, il dit, je crois ce que j'entends.
06:34Autrement dit, j'entends des voix.
06:36Je laisse d'autres caractériser ce que veut dire entendre des voix.
06:40Ensuite, prochaine étape dans cette séquence, que fait le RN?
06:44Eh bien, le RN, oui, nous dit, oui, on va se faire insulter comme d'habitude, on va se faire
06:48traiter de populiste comme d'habitude,
06:50mais assumons l'étiquette populiste.
06:52Alors, c'est étonnant quand même.
06:53Et Mme Le Pen dit, si être populiste, c'est être au service des Français et se sentir lié aux
06:59électeurs par un contrat moral, alors je suis fier, nous sommes tous très fiers d'être populistes.
07:06Autrement dit, c'est l'inversion du stigmate, je reviendrai dans un instant.
07:09M. Bardella, quant à lui, qui est le porteur d'une autre tendance au sein du RN, décide d'avoir
07:14un langage plus martial, plus à droite en quelque sorte.
07:16Et lui qui avait tendu la main à la droite sincère, contrairement, je devine à la droite insincère, il nous
07:21dit, quant à lui, dans l'intérêt supérieur de la nation, unissons nos forces.
07:26Et il parle de sécurité et d'immigration, donc il prend des enjeux nationaux et il les municipalise.
07:30Ou alors, il traite en fait les élections municipales comme tout autant de scènes d'une élection nationale.
07:35Le RN, dans cette élection, n'a pas eu pour l'instant une performance déshonorante.
07:39Ce n'est pas un score exceptionnel, ce n'est pas la grande poussée chaque fois prophétisée qui n'arrive
07:44jamais.
07:45Ce n'est pas non plus un score déshonorant.
07:47Donc, que nous dit-il? Il nous dit, en fait, en France, il y a une séquence dégagiste en ce
07:50moment.
07:51Il y a une séquence dégagiste, les élites, en fait, ont fait faillite.
07:55Et dès lors, nous devons participer à ce mouvement dégagiste en appuyant les dégagistes ou la possibilité du dégagement là
08:01où elles se trouvent.
08:02Et à Paris, c'est donc avec Mme Dati.
08:06Et on peut dire que le RN désigne aussi cette élite qui tient à tout prix à sa gamelle,
08:11qui tient à tout prix, en quelque sorte, à conserver ses forteresses.
08:15Donc, le conflit, le RN dit, on va le radicaliser.
08:17On transforme donc 2026 en première étape de la grande reconquête de 2027.
08:22Revenons sur le terme utilisé par le Rassemblement national.
08:25Il s'agit donc désormais d'un mot positif pour le RN.
08:29Ça n'a pas été pensé comme tel.
08:30À l'origine, populiste, c'est fait pour dire, vous vous sentez mauvais, vous vous êtes probablement édenté,
08:34vous vous sentez mauvais même à l'écran, il vous manque probablement des dents, je l'ai dit,
08:37et vous êtes une personne toxique.
08:40Là, parce que le RN, en fait, se fait toujours coller des étiquettes qu'il ne revendique pas.
08:44Pensez, par exemple, le mot extrême droite.
08:46Le mot extrême droite, personne ne le revendique.
08:48En fait, j'ai deux souvenirs de personnes qui se faisaient traiter l'extrême droite
08:51et qui ont cherché à le retourner à leur avantage.
08:52Il y avait le père Le Pen, Jean-Marie Le Pen, qui disait,
08:55« Je ne suis pas l'extrême droite, mais l'extrême droiture. »
08:57Bon, ça, c'était tentative, mais ça n'a pas fonctionné.
09:00Alain Griotray, figure un peu oublié aujourd'hui, maire de Charenton autrefois,
09:04gaulliste admirable, homme de la Résistance, donc tout ça,
09:06qui disait, quant à lui, les premiers résistants,
09:08les premiers résistants qui étaient d'extrême droite, dit-on,
09:11ils disaient qu'ils étaient d'extrême droite parce qu'ils aimaient extrêmement la France.
09:14Mais encore une fois, ça n'a pas fonctionné.
09:15Extrême droite n'est pas une étiquette revendiquée en ce monde.
09:18Alors, populiste, c'est autre chose.
09:19Le mot populiste a une charge protestataire.
09:22Il a une charge, c'est presque une jacquerie.
09:24C'est presque un appel au soulèvement.
09:25Le mot populiste, ça se dit aujourd'hui, « Je prends le parti du peuple. »
09:29C'est un terme qu'on peut revendiquer pour soi
09:31en lui donnant une charge positive, en disant,
09:33« On vous traite de populiste, oui, nous sommes populistes,
09:36et dès lors, en tant que populistes, nous attaquerons ce système corrompu à l'os. »
09:40Par ailleurs, il faut noter que la droite nationale telle qu'elle prend forme en Occident aujourd'hui,
09:45ce n'est pas une droite d'abord populiste.
09:47Le moment populiste est un moment dépassé à bien des égards.
09:50La droite nationale en Occident aujourd'hui est surtout un national conservatisme.
09:53C'est une droite qui est devenue de gouvernement.
09:55Regardez en Italie, regardez aux États-Unis, regardez à certains égards
10:00même ce que devient le « reform » en Grande-Bretagne.
10:03Donc, la droite nationale est devenue une droite conservatrice.
10:05En France, la droite nationale est encore, dans son moment, populiste.
10:09Je l'évoquais, Jordan Bardella a tendu la main à la droite, à la droite sincère.
10:14J'aurais été curieux de savoir qui est classé dans quelle catégorie, en sincère et insincère.
10:18Mais ce qui est certain, c'est que cette main tendue, on ne l'a pas prise, on ne l
10:21'a pas saisie.
10:22La main tendue a été refusée.
10:24La main tendue de Jordan Bardella, on lui a dit non merci.
10:26Et moi, ce que je note, c'est une séquence importante de ces élections municipales,
10:29franchement passionnante, bien malgré elle.
10:31Ça nous rappelle que le cordon sanitaire contre le RN existe encore.
10:35Ça nous rappelle que les LR sont encore soumis au cordon sanitaire contre le RN.
10:40Ça nous rappelle que les LR, en dernière instance, sont solidaires du Bloc central
10:44et de la vaste constellation des partis qui en appellent à la stigmatisation,
10:49au bannissement civique du Rassemblement national.
10:51On peut être pour, on peut être contre, mais je note que tous ceux qui nous disaient,
10:55rappelez-vous, c'était l'histoire des dernières semaines,
10:57maintenant, l'EFI, c'est pour eux le cordon sanitaire, c'est plus pour le RN.
11:00Non, le résultat des municipales, c'est que les LR sont les gardiens du cordon sanitaire
11:05contre le RN.
11:07Ce qui est encore plus drôle là-dedans, évidemment,
11:09c'est qu'on sait très bien que quand on parle aux LR en privé,
11:11ils pensent tout le contraire.
11:13Mais si en politique, c'était un domaine de la sincérité, on le saurait.
11:17Cela dit, qu'est-ce qu'on voit pour 2027?
11:19En fait, les quatre camps commencent déjà à se préparer.
11:22L'extrême-centre va continuer, l'extrême-centre qui a raté son implantation municipale,
11:26c'est le bilan des dix dernières années,
11:27va continuer à verrouiller l'État profond en se disant que même si on perd les élections,
11:30on va garder le pouvoir.
11:32La gauche veut consolider ses forteresses municipales.
11:35La droite va continuer à jouer de l'hésitation à grande échelle,
11:38c'est-à-dire va continuer à nous dire qu'est-ce qu'on fait,
11:40peut-être bien que oui, peut-être bien que non,
11:41puis à la fin, normalement, elle fera la politique du tapis,
11:44ce dans quoi elle excelle.
11:45Et la droite nationale doit se demander dans les circonstances ce qu'elle souhaite,
11:49ce n'est pas certain.
11:50Quelle est sa stratégie ?
11:51Une stratégie d'acceptation par ceux qu'elle combat
11:53ou une stratégie de durcissement de son combat contre le régime,
11:56contre les élites, contre le système ?
11:58Reste à voir, ce n'est pas certain pour l'instant.
12:00On a bien compris Mathieu,
12:01mais est-ce que cette course à la nationalisation de la campagne
12:03ne risque pas, comme le disait d'ailleurs Charlotte Dornelas cette semaine,
12:06hier ou avant-hier, je ne me souviens plus,
12:08de laisser de côté les enjeux politiques proprement, municipaux, locaux ?
12:12Alors, comme toujours, Charlotte a raison, et elle a tout fait raison.
12:16Elle a vraiment toujours raison.
12:19Mais cela dit, je pense qu'on est dans un moment particulier.
12:22Les enjeux municipaux sont oubliés
12:24parce que finalement, on est dans une société sur-idéologisée.
12:28Qu'est-ce que c'est une société sur-idéologisée ?
12:30C'est une société où on oublie le contexte concret,
12:32où on oublie les enjeux concrets.
12:34On ne parle plus des enjeux réels de sécurité,
12:37de propreté, d'insalubrité, de logement.
12:39Ces enjeux-là n'existent plus.
12:40L'essentiel, c'est l'étiquetage des uns et des autres.
12:44Et par ailleurs, partout, quelles que soient les villes,
12:46vous avez toujours à peu près les mêmes solutions.
12:48Si vous êtes à gauche, c'est logement social, militantisme associatif,
12:51immigration massive, vertitude généralisée,
12:54véganisme militant.
12:55Si vous êtes plutôt à droite, vous voulez mettre de la vidéosurveillance partout,
12:58probablement même un jour dans les chambres à coucher,
13:01reconnaissance faciale.
13:01Vous prétendez vouloir réduire les taxes,
13:03mais vous ne le ferez jamais.
13:04Donc, partout, finalement, la politique s'est déconcrétisée.
13:09La politique s'est désincarnée.
13:11La politique municipale ne touche plus les réalités municipales des uns et des autres.
13:14Elle est prise dans un grand filet d'abstraction
13:16qui s'appelle le combat idéologique.
13:18Et de ce point de vue, je pense que la politique,
13:20on peut le voir, et ça, c'est presque une forme de référence,
13:23un sursaut libéral,
13:25la politique est une machine à détruire le pays aujourd'hui.
13:27Et pas que la France.
13:28Partout en Occident, la classe politique aujourd'hui,
13:31incapable de résoudre les problèmes qui sont devant elle,
13:33est une machine à s'entretenir elle-même,
13:35une forme de vampire qui ne vit qu'en plantant ses crocs dans le pays
13:39et en le vidant de son sang.
13:41Autrement dit, de ses ressources, de ses énergies,
13:43de ses impôts, du travail des uns et des autres.
13:44Mais c'est une machine à détruire le pays
13:46et à l'empêcher de prendre les réformes qui seraient nécessaires
13:50pour véritablement mener une politique de salut public si on en souhaitait une.
13:53Donc, de ce point de vue, je pense que la politique aujourd'hui
13:55devient presque antidémocratique par vocation,
13:57ce qui me semble inquiétant.
13:58Sur ce, je disais quand même, dans votre lancement,
14:01d'aller voter dimanche.
14:03Mais bien sûr.
14:03Je vais tout aller dire, mais on se concentre.
14:06On peut tout le monde voter pour quelqu'un d'autre.
14:09Non, mais c'est important quand même.
14:11Merci.
14:12On peut choisir le moins pire des destructeurs.
14:16Gabriel Cluzel, on continue de parler aussi des municipales
14:19avec l'alliance PS et l'EFI qui a été conclue.
14:22Toulouse, va-t-elle passer à gauche cette perspective inquiète ?
14:25Le monde économique local, le MEDEF par exemple,
14:28a fait part de ses craintes pour l'industrie.
14:29Expliquez-nous pourquoi.
14:31Alors, la ville rose, oui, en effet, va-t-elle devenir la ville rouge ?
14:35Alors, un sondage vient de sortir au moment où nous entrions sur ce plateau.
14:41Le score sera très serré, visiblement.
14:44Jean-Luc Moudin qui est donné avec un petit peu d'avance,
14:46c'est un sondage IFOP, mais ce sera de fait très, très serré.
14:51Alors, on peut peut-être expliquer ce qui s'est passé au premier tour.
14:54Donc, le maire sortant d'hiver droite est arrivé en tête avec 37,23% des voix.
14:59François Picmal, LFI, a fait 27,56.
15:03François Briançon, socialiste qui avait ratissé extrêmement large,
15:06il avait les écolos, etc.
15:07Il était très fier d'un goût rassemblé.
15:09Il a été un peu déçu de son résultat, mais néanmoins, il est là.
15:1324,99% des voix.
15:16Ils ont donc, ces deux derniers, annoncé à l'FIPS leur fusion au second tour.
15:21Donc, ils cumulent, c'est arithmétique, à eux deux.
15:24Près de 52% des suffrages.
15:26Alors, on peut réfléchir aux réserves de voix de Jean-Luc Moudin,
15:28mais le RN a fait moins de 10%.
15:31C'est tant que tous les électeurs du RN venaient se reporter sur Jean-Luc Moudin.
15:36Le reconquête a fait 1,24.
15:38Il y a des socialistes furieux de l'Alliance qui voteront sans doute pour lui.
15:41Bref, il y a quand même une réserve qui n'est pas énorme.
15:44Donc, on se dit que ce sera en effet serré.
15:47Et la gauche se frotte déjà les mains.
15:49D'ailleurs, les colocataires se sont déjà partagés la maison.
15:52Le candidat LFI a expliqué qu'il brigueraient le siège de maire
15:56quand François Briançon, donc socialiste,
15:59se positionnerait sur la présidence de la métropole.
16:03Mais alors, il y en a en revanche qui sont, de fait, vous l'avez dit,
16:05qui ne sont pas très rassurés, même pas du tout.
16:07C'est le monde économique.
16:07Alors, on a eu le MEDEF, Haute-Garonne, qui représente quand même 130 000 salariés dans le département,
16:13qui s'est fendu d'un communiqué pour répondre à cette fusion.
16:17Ils ont écrit « Toulouse n'est pas une ville comme les autres.
16:21C'est la capitale mondiale de l'aéronautique,
16:24métropole industrielle et technologique de premier plan. »
16:28Il rajoute donc que Toulouse ne peut se construire sans ses entreprises
16:31et encore moins contre elles.
16:34Alors, c'est vrai qu'à Toulouse, le premier employeur, rappelons-le,
16:37c'est la filière aéronautique et spatiale
16:39et dont dépendent directement des dizaines de milliers d'emplois.
16:42Alors, ce qui a beaucoup fait parler, beaucoup circuler sur les réseaux sociaux,
16:45c'est cette petite phrase de Pierre-Oliviennot, le président du MEDEF 31.
16:49Il a dit « Les usines Airbus et les emplois fileront à Hambourg ou ailleurs. »
16:58Car selon lui, par exemple, le programme de François Piquemal
17:00ne pourrait se financer qu'en augmentant les impôts,
17:04notamment sur les entreprises qui gèleront de ce fait les investissements et les emplois.
17:09Alors, rappelons aussi que M. Piquemal est opposé à la ligne grande vitesse Bordeaux-Toulouse
17:15et qu'il serait éventuellement prêt, je crois que je l'ai déjà dit cette semaine,
17:19mais ça m'avait frappé, cette petite séquence à la fête de l'humanité,
17:22à exproprier les propriétaires à partir de trois logements,
17:25vous voyez, c'est un peu soviétique comme façon de voir.
17:27De fait, c'est vraiment un idéologue au large passé militant.
17:31Alors, même sonnette d'alarme du côté de la CPME 31,
17:35ça c'est les petites et moyennes entreprises,
17:36elle regroupe quand même 1500 petites et moyennes entreprises locales.
17:41Mais Gabriel, imaginez un départ d'Airbus, c'est l'ordre du fantasme.
17:45Alors, c'est ce que dit Piquemal lui-même, pour rassurer.
17:48Alors, c'est vrai que Airbus ne partira sans doute pas,
17:51mais la question est sur les investissements à venir.
17:55Pourquoi Pierre-Olivier Nau évoque cette possibilité ?
17:58Pourquoi il dit qu'il pourrait partir ailleurs en Europe ?
18:01Parce que, je ne sais pas si vous vous souvenez,
18:02mais il y a un an, il y a eu une commission d'enquête
18:03sur les freins à la réindustrialisation en France,
18:06et il était écrit noir sur blanc que l'Union Européenne
18:09avait favorisé la concurrence entre pays européens,
18:12au lieu de favoriser finalement des constructions communes,
18:16eh bien, il y avait eu une concurrence avec des délocalisations
18:20vers les États membres offrant des régimes fiscaux et sociaux
18:23les plus avantageux.
18:25Il faut savoir aussi que la France, parmi tous les pays européens,
18:27s'est nettement plus désindustrialisée que les autres.
18:31Alors, j'ai interrogé quelqu'un qui est très actif sur ces sujets,
18:35qui s'appelle Guillaume Gaud,
18:35qui est consultant dans l'industrie,
18:37il est auteur d'une étude sur l'attractivité industrielle,
18:42c'est quelqu'un de la région de Toulouse,
18:44et il est très inquiet.
18:45Et lui dit d'ailleurs que si LFI s'empare de la capitale de l'aéronautique,
18:50c'est un enjeu national,
18:52parce que c'est la première industrie exportatrice,
18:55on peut dire qu'avec le luxe,
18:56c'est le dernier endroit finalement où il y a de l'excédent commercial,
19:00c'est le dernier endroit où la France cartonne un peu.
19:03Alors, les gens lui rétorquent,
19:05ah bah oui, mais Airbus, c'est pas qu'à Toulouse,
19:08parce que c'est vrai qu'une partie du complexe industriel Airbus
19:11s'étend ailleurs,
19:13parce qu'il y a quatre communes concernées,
19:15notamment Blagnac.
19:16Donc l'enjeu, c'est la métropole.
19:18Certes, on vient de le dire,
19:19c'est le candidat socialiste qui prendrait la métropole,
19:21mais néanmoins, moi, avec une forte pression LFI,
19:25et il explique, Guillaume Gaud,
19:28que ni Airbus, ni ses sous-traitants
19:30ne pourront étendre leurs installations à Toulouse,
19:32sont le soutien de la métropole.
19:34Il dit même,
19:35si LFI décide de mettre des bâtons dans les roues de l'avionneur,
19:38ça va être,
19:39construire une usine sera un chemin de croix.
19:42Vous savez, toutes les lignes,
19:42moi j'ai appris plein de choses,
19:44toutes les lignes d'assemblage des avions de ligne Airbus
19:47en France sont situées à Toulouse,
19:50mais donc tout ce qui affecte en fait ce complexe
19:53affecte l'industrie aéronautique française dans son ensemble.
19:58Et il faut savoir qu'il y a une autre partie,
20:01un autre grand site d'assemblage en Europe
20:03qui est à Hambourg,
20:05et Airbus évalue en permanence
20:07la compétitivité de ses sites de production.
20:10Donc récemment, Toulouse a été choisie
20:13pour l'assemblage final d'une partie de ses A321,
20:16mais pour l'avenir, rien n'est sûr, vous voyez ?
20:19Et par exemple, l'Espagne,
20:20et en bourse, c'était dans un journal espagnol,
20:23sont sur les rangs pour accueillir
20:27les lignes d'assemblage du futur successeur de la 320.
20:32Donc on l'a dit,
20:33Airbus ne va peut-être pas partir stricto sensu,
20:36mais risque de ne pas vouloir faire d'investissement
20:40pour l'avenir,
20:41parce qu'avec un exécutif local hostile,
20:45anticapitaliste, décroissant,
20:45opposé à l'AR1.
20:47Bon, ce n'est pas un atout concurrentiel.
20:51Et Guillaume Gau appuie son argumentaire
20:53sur le précédent Safran à Rennes.
20:54Je ne sais pas si vous avez vu circuler aussi
20:56cette petite vidéo qui a beaucoup tourné.
20:58Le patron de Safran, Olivier Andriès,
21:01a dit, écoutez, moi j'ai un projet d'usine
21:04avec 500 emplois qui a failli capoter
21:06avec l'opposition des écologistes locaux.
21:09Donc ça, c'était, je vous l'ai dit, à Rennes.
21:11Il a dit, moi je ne veux plus investir
21:14dans des villes dirigées par des écologistes,
21:17parce qu'il en garde de trop mauvais souvenirs.
21:20Donc c'est vrai que la compétition
21:21entre villes européennes et mondiales
21:23risque d'aspirer finalement ces industries.
21:27Il y a actuellement une dynamique très très forte
21:29à Toulouse, avec de nombreuses implantations
21:31de groupes, de start-up de l'aéronautique
21:33et du spatial, mais est-ce que ça va durer
21:35avec un attelage PS LFI ?
21:39Gabrielle, on va marquer une toute petite pause.
21:41Et vous savez quoi ?
21:42On va garder un peu de suspense
21:43pour la fin de votre chronique,
21:45pour savoir justement ce que la gauche,
21:47normalement, elle défend les travailleurs.
21:50En principe, en principe.
21:53Et bien voilà, on en parlera justement.
21:55Alors vous nous direz ce que vous en pensez
21:57et ce que vous en déduisez de vos recherches.
22:00On reste ensemble, Marc.
22:01Juste vraiment, c'est très court.
22:02Une courte interruption.
22:05A tout de suite sur CNews.
22:09Bienvenue sur CNews.
22:11Dans un instant, face à l'info reprend.
22:13Mais tout de suite, puisqu'il est presque 19h30,
22:16le flash, les toutes dernières informations.
22:18Avec vous, Margot Siffer, bonsoir.
22:20Bonsoir Clélie, bonsoir à tous.
22:22Donald Trump l'assure, il a demandé à Benyamin Netanyahou
22:26de ne plus frapper les infrastructures énergétiques en Iran.
22:30Il ne le fera plus, affirme Tilt.
22:32Téhéran précise qu'elle ne fera preuve d'aucune retenue
22:35si de telles attaques venaient à se reproduire.
22:39Et en attendant, la raffinerie de pétrole de Raifa dans le nord d'Israël,
22:43touchée ce jeudi par des tirs de missiles iraniens.
22:46Aucune crainte de fuite de matières dangereuses n'a été signalée,
22:49mais des perturbations et des coupures de courant affectent plusieurs zones.
22:53Et puis, à trois jours du second tour des municipales,
22:56la droite plus que jamais divisée à Nice.
22:58Bruno Retailleau annonce retirer son soutien à Christian Estrosi face à Éric Ciotti.
23:03Juliette Chesnel, candidate écologiste arrivée en troisième position,
23:06estime que les deux hommes sont les mêmes.
23:08Elle refuse toute alliance et tout retrait pour le second tour.
23:12On l'écoute.
23:14Les Niçois et les Niçoises le savent.
23:16Éric Ciotti et Christian Estrosi, c'est les mêmes.
23:18Ils ont travaillé ensemble pendant 30 ans.
23:20C'est la même politique qu'ils défendent.
23:22Ils le défendent d'une façon différente, en s'exprimant de façon différente,
23:25mais c'est la même politique.
23:26Et donc, Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez l'ont bien dit.
23:28Ils ne prennent pas partie entre les deux.
23:30Et on ne va pas commencer à négocier juste pour gagner quelques places.
23:34Ça, ce n'est pas notre objectif.
23:35Pour nous, faire de la politique, c'est servir les Niçois.
23:38Faire de la politique, ce n'est pas nous proposer des postes de président de commission
23:41ou de présidence de l'Opéra de Nice.
23:44Voilà ce qu'on pouvait dire de l'actualité à 19h33.
23:47Merci beaucoup, Margot.
23:49Face à l'info qui reprend, Gabriel Cluzel.
23:51Vous nous disiez que la ville rose pourrait devenir une ville rouge
23:54dimanche au second tour des municipales
23:56avec cette alliance qui a été conclue entre le PS et les filles
23:59et que cela inquiète particulièrement les milieux économiques.
24:02Le MEDEF local a alerté.
24:04On parlait d'Airbus longuement avec vous aussi.
24:06Mais quand même, cette interrogation,
24:09puisque la gauche, historiquement, défend les travailleurs, les ouvriers,
24:13l'industrie, elle sait que c'est important.
24:16Théoriquement, oui.
24:17Mais vous savez, on pourrait parler de nouvelle gauche
24:19comme on parle de Nouvelle-France.
24:20La nouvelle gauche ignore l'ancienne gauche
24:23et elle ne défend plus les travailleurs.
24:26Je vais vous donner un exemple qui m'a quand même beaucoup frappée.
24:29Vous voyez, l'extrême gauche, dans sa version syndicale,
24:32a fortiori, elle devrait encore plus défendre les travailleurs.
24:35Eh bien, la CGT de Naval Group en Loire-Atlantique
24:39a manifesté contre la construction du porte-avions hier.
24:42Vous voyez, qui prévoit quand même plus de 1800 postes
24:46dans une région où les industries qui disparaissent sont légions.
24:51Mais ce n'est pas bien parce que c'est la guerre.
24:52C'est le côté peace and love de la CGT.
24:55Mais c'est quand même particulier pour quelqu'un
24:57qui défend les travailleurs.
24:58Elle s'offusque de cette arrivée d'emplois.
25:01Et vous savez, le grand angle mort est pour dépasser
25:04le cadre de Toulouse, de cette campagne municipale.
25:06C'est la désertification des centres-villes.
25:09On n'en a pas tellement parlé.
25:10On en avait parlé, il me semble, la dernière fois.
25:12Les villes mortes.
25:13Pourtant, ça ne s'est pas arrangé.
25:14Ce n'est pas encore le cas de Toulouse.
25:16Mais vous savez que même à Paris, il y a des commerces
25:17qui ferment, des classes dans les écoles aussi.
25:21Et toutes les villes, petites, moyennes, grandes, le savent.
25:24Ce qui constitue le tissu social d'une ville,
25:27c'est un hôpital, un tribunal, un régiment ou une industrie.
25:31Car à chaque fois, ce n'est pas seulement un hôpital,
25:33un tribunal, un régiment, une industrie qui s'installe,
25:38mais des familles autour, un tissu familial
25:41qui peuple les écoles, les maternités, les commerces,
25:44les restaurants, les cinémas, etc.
25:46Alors, autant les hôpitaux, les tribunaux et les régiments
25:49sont là par décision de l'État.
25:50D'ailleurs, on peut faire une petite parenthèse,
25:52mais l'État qui a malheureusement procédé
25:53à tellement de regroupements, de refonds, de dissolutions
25:57qu'il y a beaucoup de petites villes, petites et moyennes
26:00qui ont perdu tout cela.
26:01Mais il reste les industriels.
26:03Là, c'est les directions qui décident.
26:05Et vous voyez, il faut donc que la ville se montre attractive.
26:07Ça paraît évident, c'est le bon sens.
26:09C'est-à-dire que c'est comme un club de vacances
26:11qui veut attirer les touristes.
26:12Il faut vanter le confort, la piscine, la vue sur la mer.
26:15Si vous attendez, vous accueillez les industries
26:17et les gens, les touristes, comme un chien dans un jeu de quille,
26:20eh bien, ils ne reviendront pas.
26:23Et les villes de toute taille qui ont réussi à convaincre
26:26des industries de s'y installer, d'y rester, de s'y développer,
26:29s'y développent.
26:30Je pense à une petite ville qui est dans le Lot,
26:32dans un univers très rural, qui s'appelle Fijac,
26:35et qui est célèbre aussi pour son aéronautique.
26:37Et évidemment, ça l'a dynamisé.
26:40Ajoutons enfin que pour convaincre les entreprises
26:42de s'y installer, il faut que le cadre de vie
26:44soit accueillant pour les familles,
26:46et notamment qui a un accent sur la sécurité.
26:49Avec un maire et la fille, on sait déjà
26:52que ce n'est pas nécessairement la priorité.
26:54Merci beaucoup, Gabrielle Cluzel.
26:56On va marquer une petite pause dans l'actualité des municipales
26:59pour nous intéresser à l'actualité internationale.
27:01Avec vous, Marc Menand, la guerre au Moyen-Orient,
27:05le président américain s'est exprimé cet après-midi.
27:08Il a reçu la première ministre japonaise
27:09pour parler de la stratégie, de ce qui se passait sur place.
27:13Il continue de crier victoire,
27:14mais en appel, cette fois, au soutien de ses alliés.
27:17Et la France, le Japon, les Pays-Bas, l'Allemagne, l'Italie
27:21se sont mis d'accord pour envisager de faciliter
27:24le déblocage du détroit d'Hormuz.
27:26Alors, amiral Marc Menand, puisqu'on en est là,
27:29quel regard portez-vous sur la situation ?
27:31Éclairez-nous un peu sur ce qui se passe.
27:32Alors, avant d'étaler les cartes
27:34et d'essayer de montrer
27:37comment on est embourbé
27:39dans cette région
27:41et que les navires, il y a aujourd'hui 3200 navires
27:46qui, depuis maintenant 20 jours, sont là,
27:50au milieu du canal ou dans des recoins,
27:53et 20 000 marins qui sont à bord.
27:55Et ces gens-là, il va falloir les nourrir.
27:57Parce qu'au fur et à mesure, forcément,
27:59le ravitaillement, il est épuisé.
28:02Et comment organiser les petites embarcations
28:06qui permettront à ces gens
28:07qui sont malheureusement condamnés
28:09à rester à bord,
28:10il n'est pas question
28:11d'abandonner les bâtiments,
28:13eh bien, comment ils pourront bénéficier
28:16de ce ravitaillement ?
28:18Alors, avant toute chose,
28:19il faut bien comprendre
28:21le côté d'Emmanuel Macron.
28:24Emmanuel Macron, il a dit
28:25la politique nationale, aujourd'hui,
28:28c'est quand même de la magouille,
28:31c'est des choses pour des amateurs,
28:33d'une certaine façon.
28:34Il a presque ironisé là-dessus.
28:35Il a dit, moi, c'est sérieux,
28:37je m'occupe des affaires internationales.
28:39C'est la France à l'étranger.
28:41Malheureusement, ou heureusement pour nous,
28:44cette guerre a été déclarée
28:46sans qu'il soit consulté,
28:47et il est donc celui qui suit.
28:51Mais de temps en temps,
28:52on ne peut pas se dire
28:53qu'on représente l'action de la France
28:57au bout du monde
28:58et ne jamais avoir le moindre propos.
29:01Alors, il est obligé
29:02d'en appeler aux uns et aux autres
29:04et de dire, alors aujourd'hui, déjà,
29:06c'est sa profonde préoccupation,
29:09profonde préoccupation,
29:10des attaques d'infrastructures
29:14civiles et pétrolières.
29:17Il en appelle, il intime l'Iran
29:19d'arrêter ses tirs.
29:21Il n'est plus question
29:22de tolérer tout ça.
29:24Et en fin de compte,
29:25eh bien, il a,
29:27à ce qu'il nous dit,
29:29réussi à obtenir une sorte
29:30d'association avec les pays
29:33que vous avez cités,
29:34donc les Pays-Bas,
29:35l'Allemagne, l'Italie
29:36et le Japon.
29:38Alors, le Japon,
29:39la première ministre
29:41était reçue par le président américain
29:43et l'une des premières choses
29:44qu'elle a précisé,
29:45c'est, attention,
29:47nous, on ne fait pas ce que l'on veut.
29:49Au Japon,
29:50quand on est Premier ministre,
29:51on est contraint par les règles,
29:54par l'institution
29:55et nous ne pourrons pas intervenir
29:58tel que vous le souhaitez.
30:01Alors, côté français,
30:03n'oublions pas qu'on a
30:04le Charles de Gaulle
30:05qui se trouve actuellement
30:06en Méditerranée.
30:07Il est escorté de huit frégates,
30:10de deux portes-hélicoptères
30:12en Sybie.
30:13Ils sont là,
30:15plutôt du côté proche
30:17de la mer Rouge
30:18que du détroit d'Hormuz.
30:20Alors, que signifie
30:21faire en sorte
30:22que le détroit
30:23ne soit plus bloqué ?
30:24La première des frappes
30:28par éliminer
30:29le grand guide suprême
30:31a concerné
30:32la marine iranienne.
30:34Cette marine iranienne,
30:36on a coulé,
30:37enfin, les Américains
30:38ont coulé
30:3960 bâtiments
30:41dont 4 corvettes,
30:43lance-missiles.
30:44Mais alors,
30:45il reste encore
30:4620 sous-marins.
30:48Il y en aurait un
30:49qui aurait été coulé
30:50il y a deux jours.
30:51Mais ça fait
30:5219 sous-marins.
30:53Et puis,
30:54ce n'est pas
30:55cette marine
30:55qui est la plus importante.
30:56Elle était
30:57plutôt vieillissante.
30:58Ce qui est déterminant
31:00dans cette occupation
31:01du détroit d'Hormuz
31:03qui est prévu
31:04dans leur stratégie
31:06depuis 2006.
31:07Depuis 2006,
31:09ils se sont acculés
31:10et ils ont élaboré
31:12la capacité
31:13de nuisance.
31:14Et ils ne sont pas bêtes.
31:16Ils ont dit
31:16le détroit d'Hormuz,
31:17c'est une façon
31:18de pouvoir agir
31:20sur l'économie mondiale
31:21et donc
31:22de faire en sorte
31:22que nous restions
31:23même si sur le plan
31:25militaire
31:25on connaissait
31:26des destructions,
31:27on resterait
31:28néanmoins
31:29une véritable menace.
31:30D'où les drones
31:32et les missiles
31:33que l'on tire
31:34de façon
31:35d'apothicaire.
31:37Parce qu'il faut
31:38tenir sur les distances.
31:39C'est le principe
31:40de toutes les guérillas.
31:41Ils sont dans cette guérilla.
31:43Et aujourd'hui,
31:44ce sont les gardiens
31:45de la révolution
31:46qui tiennent
31:47cette navigation.
31:49Comment ?
31:50Grâce à,
31:50à peu près,
31:51il y en avait 200,
31:52il leur reste
31:53170 embarcations.
31:55Vous savez,
31:56ces sortes d'embarcations
31:57rapides
31:58qui sont utilisées
31:59même par les narcotrafiquants
32:01qui vous permettent
32:02de jaillir sur les flots
32:03et d'aller poser
32:04éventuellement des mines.
32:06Les mines,
32:07c'est le grand mot.
32:09C'est le mot
32:10qui effraie
32:10tout le monde.
32:12Alors,
32:13ils ont dit
32:14il y a quelques jours
32:15nous avons placé des mines.
32:17Puis après,
32:18ils ont dit
32:18non, non,
32:18il n'y a pas de mines.
32:19Mais néanmoins,
32:20ça a tout gelé
32:21parce que les compagnies
32:22d'assurance,
32:24elles se disent
32:24mais il n'est pas question,
32:26on peut mettre
32:26des bateaux militaires,
32:27ça ne va pas.
32:28S'il y a des mines,
32:30tout peut sauter.
32:31Donc,
32:31il n'est pas question
32:31de tolérer
32:32quoi que ce soit.
32:33Ce qui fait que les navires
32:35restent à l'ancrage.
32:37Rien qu'avec ces mots,
32:38vous vous rendez compte,
32:38vous n'avez même pas
32:39à avoir
32:40la moindre action militaire.
32:43Vous terrorisez tout le monde
32:44et vous faites en sorte
32:46que la situation
32:47soit bloquée.
32:49Mais,
32:49en dehors de tout,
32:51les Américains
32:52n'ont plus
32:53de navires
32:54des mineurs.
32:56Et la France
32:57n'est pas spécialement
32:59équipée
33:00non plus
33:00de ce côté-là.
33:01Alors,
33:02on a un savoir-faire
33:03grâce à nos plongeurs
33:04des mineurs.
33:05Mais néanmoins,
33:07comment vous allez
33:07vous infiltrer
33:08lorsque vous savez
33:10qu'éventuellement,
33:12dans la stratégie
33:13telle qu'elle a été
33:13conçue en 2006,
33:15vous avez
33:15le chenal principal,
33:17là où les navires
33:18vont plutôt
33:19au large.
33:20Eh bien ça,
33:21vous pouvez
33:22l'immobiliser
33:24en mettant des mines
33:25et vous gardez
33:26une toute petite partie
33:28qui est navigable
33:30sous le contrôle
33:32des gardiens
33:34de la révolution.
33:34C'est ce qui s'est passé
33:35ces derniers jours.
33:36On a vu quoi ?
33:37On a vu
33:37des navires indiens,
33:39on a vu
33:39des navires
33:40asiatiques et autres
33:41qui étaient
33:44dans cette capacité
33:46de traverser
33:47la zone
33:48sans le moindre
33:49incident.
33:50Alors,
33:50que se passe-t-il
33:51aujourd'hui ?
33:52Eh bien tout le monde
33:53tremble parce qu'on peut
33:53les menacer,
33:54les Iraniens.
33:55Ils sont là,
33:57ils sont dans cette
33:58situation
33:58de nuisance
34:00et on ne peut pas
34:01avoir
34:02la moindre action
34:03véritable.
34:04On peut s'associer.
34:05Déjà,
34:06il faudra le temps
34:07de faire cheminer
34:08ces bâtiments
34:09sur place
34:10et puis je vous l'ai dit,
34:11qu'est-ce que vous faites
34:12pour accompagner
34:14un pétrolier,
34:16accompagner
34:16un porte-container
34:18avec une frégate,
34:19deux frégates
34:20alors qu'il y a
34:21ces mines
34:22et plusieurs
34:23formes de mines.
34:24C'est pratiquement
34:25impossible.
34:26Donc aujourd'hui,
34:27dans le jeu
34:28de bluff,
34:29parce que bon,
34:30on est dans ce principe
34:32des grands discours,
34:33à nouveau parce que
34:34ce qui est extraordinaire,
34:35le président américain,
34:36il était là
34:37tout en glorieux,
34:38en disant,
34:39mais on les a écrasés
34:40déjà les Iraniens,
34:41il n'y a plus besoin
34:42de quoi que...
34:42Si vous pouvez nous donner
34:43un petit coup de main,
34:44il n'y a pas besoin
34:45de coup de main
34:45puisque vous avez
34:45tout à raser
34:47et que vous êtes
34:49les détenteurs
34:50de la situation.
34:51Donc aujourd'hui,
34:52eh bien,
34:53force est de constater
34:55que notre capacité
34:57de réaction,
34:58elle est figée,
35:00qu'on ne peut
35:01véritablement
35:02que regarder
35:03les éléments
35:05se dérouler
35:06et cette frappe
35:09des Iraniens
35:10avec une dispersion
35:12sur cet énorme
35:13territoire
35:13qui est le leur,
35:14avec des drones
35:15sous-marins aussi.
35:17Et ce sont
35:18des petits équipements
35:20fabriqués
35:21par les Chinois
35:22et rien ne nous dit
35:23qu'aujourd'hui,
35:24les Chinois
35:24qui ont intérêt
35:25à faire en sorte
35:27qu'il y ait
35:27une partie navigable
35:28en sous-main,
35:30ne soient toujours pas
35:31en train de faire en sorte
35:32que les Iraniens
35:34disposent
35:35de ces armes
35:36qui déstabilisent
35:38l'économie mondiale.
35:39Merci beaucoup Marc
35:40pour ce point
35:41sur la situation.
35:42Ça l'a à peu près
35:42en tant qu'amirale.
35:44J'en profite
35:45juste pour dire
35:45d'ailleurs
35:46qu'on attend
35:46une conférence
35:47de presse
35:47du Premier ministre
35:48israélien
35:49Benjamin Netanyahou
35:50que nous écouterons
35:51en direct bien sûr
35:52dès qu'il prendra
35:53la parole.
35:54En attendant,
35:54Charlotte Dornelas,
35:55on reste bel et bien
35:56en France.
35:57Nous l'avions déjà
35:58évoqué ici,
35:59la cour d'appel
35:59de Versailles
36:00avait finalement
36:00poursuivi le policier
36:01pour violence
36:02et non pour meurtre.
36:03On est dans l'affaire
36:04de Naël.
36:05Mais des recours
36:06ont été déposés.
36:08Que pourrait-il changer ?
36:10Beaucoup de choses
36:11concernant la doctrine
36:12policière
36:12d'usage des armes.
36:14C'est-à-dire
36:14selon quelles règles
36:15finalement les policiers
36:16peuvent faire
36:17ou non usage
36:18de leurs armes
36:18sur le terrain.
36:20Il y a déjà des règles
36:20je vous rassure
36:21mais vous allez voir
36:22pourquoi leur interprétation
36:23pourrait évoluer.
36:25Le policier
36:26Florian M
36:27dans l'affaire Naël
36:28avait été renvoyé
36:29devant les assises
36:30pour meurtre
36:31par le tribunal.
36:32Il avait fait appel
36:33de cette décision
36:34c'était à l'été dernier
36:35et début mars
36:36la chambre de l'instruction
36:37de Versailles
36:37la cour d'appel
36:38avait requalifié
36:39les faits
36:40en violence
36:41ayant entraîné la mort
36:42sans intention
36:43de la donner.
36:43Donc il encourait
36:4415 ans de prison
36:45quand il en encourait
36:4630
36:46quelques mois plus tôt
36:47et ça ne relève plus
36:48des assises
36:49mais de la cour criminelle
36:50départementale.
36:51Donc ça c'est pour le décor
36:52normalement ceux qui nous suivent
36:53savent où on en est.
36:54Mais cette décision
36:55a fait l'objet
36:55de deux pourvois
36:56en cassation
36:57après la cour d'appel
36:58évidemment.
36:58C'est la cassation
37:00vendredi dernier
37:01puis mardi.
37:02D'abord celui
37:03de l'avocat du policier
37:04puisque personne n'est content
37:05de cette décision.
37:06L'avocat du policier
37:07il considère
37:08que la chambre
37:09n'a pas eu le courage
37:10le cite
37:10d'aller au bout
37:11de son raisonnement
37:12en prononçant
37:13un non-lieu.
37:14Il dit en gros
37:14ils ont reconnu
37:15qu'ils pouvaient intervenir
37:16mais pas vraiment comme ça
37:17donc ils disent
37:18violence ayant entraîné
37:19la mort sans intention
37:20de la donner
37:20mais ils ne reconnaissent
37:22plus le meurtre.
37:23Et de l'autre côté
37:24le parquet général
37:25de Versailles
37:25lui a formé
37:26un recours
37:26contre la décision
37:27la jugeant
37:28trop clémente
37:29par rapport
37:29à la décision
37:30qui avait été prise
37:31en première instance.
37:32Et cela pour échanger
37:33toute la doctrine
37:34en matière de tir
37:35puisque la question
37:36c'est ce tir
37:37était-il légitime
37:38ou au contraire
37:38relevait-il du meurtre
37:40par définition
37:41illégitime.
37:42Et selon la décision
37:43de la cour de cassation
37:44puisque vous voyez
37:44elle doit examiner
37:45les deux recours
37:46donc elle va devoir
37:46se prononcer
37:48sur le fond
37:49sur les deux
37:50questions.
37:51Selon la décision
37:52de la cour de cassation
37:53la jurisprudence
37:54pourrait évoluer
37:55car les juges
37:56de la cour de cassation
37:56ont évidemment
37:57ce pouvoir-là
37:58de faire évoluer
37:59la manière
37:59dont on lit la loi.
38:01Car toute la question
38:02est de savoir
38:02comment on interprète
38:03l'article du code
38:04de la sécurité intérieure
38:05qui encadre ces tirs.
38:06Je vous le disais
38:06il y a évidemment
38:07des règles
38:07pour les policiers
38:08qui tirent sur la voie publique.
38:10Ils autorisent
38:11les forces de l'ordre
38:11à faire usage
38:12de leurs armes
38:12je cite
38:13en cas d'absolue nécessité
38:14et de manière
38:15strictement proportionnée
38:16dans plusieurs cas
38:18et notamment
38:19je cite encore
38:19lorsqu'ils ne peuvent
38:21immobiliser
38:21autrement que par
38:22l'usage des armes
38:23des véhicules
38:24dont les conducteurs
38:25n'obtempèrent pas
38:26à l'ordre d'arrêt
38:26et dont les occupants
38:27sont susceptibles
38:28de perpétrer
38:29dans leur fuite
38:30des atteintes
38:31à la vie
38:32ou à leur intégrité physique
38:34ou à celle d'autrui.
38:35Mais la question
38:36qui se pose
38:36c'est comment prouver
38:37devant un tribunal
38:38que le risque
38:40existait
38:40si la voiture
38:41a été stoppée.
38:43C'est évidemment
38:44toute la question
38:44qui se pose aujourd'hui.
38:45Le policier disait
38:46la course-poursuite
38:48était dangereuse
38:48préalablement
38:49il y avait encore
38:50des piétons
38:50au bout de la rue
38:51donc cette voiture
38:52risquait d'être
38:52à nouveau dangereuse
38:53et la cour
38:55par exemple
38:55en première instance
38:56a répondu
38:56il n'y avait pas
38:57de danger immédiat
38:58qui a raison
38:58qui a tort
38:59puisque la voiture
39:00de fait
39:00a été stoppée
39:01c'est toute la question
39:02qui va être examinée.
39:03Mais comment comprendre
39:04que cette question
39:04et que des visions
39:05aussi opposées
39:07se défendent
39:08en droit ?
39:09C'est une question
39:10qui s'adresse en effet
39:11aux défenseurs du droit
39:12parce qu'en général
39:13on défend l'état de droit
39:14mais là en l'occurrence
39:16se pose une question
39:16sur même l'état du droit
39:17donc c'est vous dire
39:18à quel point
39:19l'interprétation varie
39:21avec des textes de loi
39:22que par ailleurs
39:23tout le monde respecte
39:24l'avocat
39:25la cour d'appel
39:26la première chambre
39:27tout le monde respecte le droit
39:27et en l'occurrence
39:29ils n'en ont pas
39:29la même interprétation
39:30alors sur quoi
39:31se base l'avocat
39:33donc du policier
39:34qui est maître
39:34Laurent Franck-Liénard
39:35et bien il se base
39:36notamment
39:37il illustre
39:37par une autre affaire
39:38dans laquelle
39:39il est également
39:39avocat d'un policier
39:41qui a été jugé
39:42le 26 février dernier
39:43par la cour d'appel
39:44d'Aix-en-Provence
39:45alors cette fois-ci
39:46c'est des histoires
39:47vraiment similaires
39:47cette fois-ci
39:48la victime s'appelle Ziyed
39:49c'est un jeune homme
39:50qui a été tué en mai 2024
39:51à Nice
39:51par un tir policier
39:53et je laisse la parole
39:54au Premier ministre israélien
39:56oui c'est Benyamin Netanyahou
39:57qui tient une conférence de presse
39:59sur la situation au Moyen-Orient
40:22mon frère et mes soeurs
40:25citoyens d'Israël
40:28je suis fier de vous
40:29je suis fier de votre détermination
40:34et de votre force
40:35je sais que c'est très difficile
40:37d'être dans les abris
40:38que c'est très difficile
40:40de rester dans les lieux sécurisés
40:42c'est très difficile
40:43avec les enfants
40:44avec les études
40:45avec les affaires
40:46je sais dans quelle mesure
40:48c'est dur
40:48pour les réservistes
40:51pour les personnes âgées
40:53mais sachez que nous
40:55dans le gouvernement
40:56nous agissons
40:57nous oeuvrons
40:58pour essayer
40:59de faciliter la chose
41:01d'ouvrir l'économie
41:03d'assurer des dédommagements
41:06pour les réservistes
41:08pour leurs familles
41:09pour les professions libérales
41:12nous investissons
41:14beaucoup d'argent
41:15et nous allons continuer
41:17je sais
41:19une chose
41:21je sais
41:23que votre patience
41:25votre force
41:26votre respect
41:28des consignes
41:29des
41:31les ordres
41:33du commandement
41:34du front intérieur
41:36c'est ce qui nous donne
41:37à nous
41:38et aux forces de sécurité
41:39la capacité
41:40de continuer
41:41la lutte
41:42de continuer
41:42cet effort
41:43pour atteindre
41:44les objectifs
41:45de cette lutte
41:46de cette guerre
41:47le monde entier
41:48a compris
41:48que nous sommes
41:50un peuple de lion
41:51nous sommes
41:52un peuple
41:53de lion
41:55je connais ça
41:56de chez moi
41:57vous connaissez ça
41:59de chez vous
42:00notre rugissement
42:01le rugissement du lion
42:02retentit
42:03dans tout le monde
42:04dans le monde entier
42:05nous avons
42:07trois objectifs
42:09anéantir
42:10le programme nucléaire
42:11de l'Iran
42:12leur programme
42:14balistique
42:15et créer
42:16les conditions
42:17qui permettront
42:17au peuple iranien
42:18de se soulever
42:20après
42:21cette opération
42:24et bien
42:25le tyran
42:26a essayé
42:27de renouveler
42:27après la guerre
42:28des 12 jours
42:28le tyran
42:30a essayé
42:30de renouveler
42:31le programme
42:32et d'enterrer
42:32tout ce programme
42:33très très profondément
42:35mais maintenant
42:36nous oeuvrons
42:36pour anéantir
42:37non pas seulement
42:38les missiles balistiques
42:39et leur programme nucléaire
42:40ce qui en reste
42:41mais aussi
42:42d'anéantir
42:43les industries
42:44qui permettent
42:45la fabrication
42:46de ces armements
42:47dès maintenant
42:48après 20 jours
42:50je peux vous dire
42:52que l'Iran
42:54n'a plus
42:54aujourd'hui
42:55la capacité
42:56d'enrichir
42:57de l'uranium
42:57il n'a plus
42:58la capacité
42:59de fabriquer
43:00des missiles balistiques
43:01nous continuons
43:02à écraser
43:03ces capacités
43:04nous allons
43:04les écraser
43:05complètement
43:06avec notre
43:07grand ami
43:08les Etats-Unis
43:09nous avons
43:10eu des réussites
43:12sensationnelles
43:13nous avons
43:15éliminé
43:15le tyran
43:16Khaminaï
43:17ainsi que
43:18la tête
43:19de son leadership
43:20diplomatique
43:21militaire
43:22les gardiens
43:23de la révolution
43:24le bassige
43:25nous avons
43:27éliminé
43:27Ali Larijani
43:28le meurtrier
43:29Larijani
43:30ainsi que
43:30le ministre
43:31du renseignement
43:33et tous ceux
43:34qui ont été
43:35responsables
43:35de ce massacre
43:36de masse
43:37du peuple
43:39iranien
43:40et peu importe
43:42qui les remplacera
43:44nous nous assurons
43:45que
43:48que leur
43:49mandat
43:50leur terme
43:50sera très très court
43:51nous avons
43:53éliminé
43:53des milliers
43:54de meurtriers
43:55nous avons
43:56éliminé
43:57des centaines
43:57de lanceurs
43:58de missiles
43:59nous avons
44:00nous les avons
44:01frappés
44:02de façon continue
44:04tous les jours
44:05toutes les heures
44:05nous les frappons
44:08à plate couture
44:10à l'air
44:10dans le sous-sol
44:15et aussi
44:16à la mer
44:17hier nous avons
44:19anéanti
44:19leur flotte
44:20dans la mer
44:21caspienne
44:22nos amis américains
44:24ont fait une partie
44:25du travail
44:25nous avons fait
44:26la seconde partie
44:26nous les frappons
44:27dans les rues
44:28nous les frappons
44:30au barrage
44:31il y a deux semaines
44:32j'ai donné l'instruction
44:33à l'armée
44:34de Tzal
44:35et au Mossad
44:36pour
44:38qu'ils fassent
44:39savoir
44:40que
44:42nous allons continuer
44:43à les chasser
44:44même dans les villes
44:45vous pouvez voir
44:46comment nous arrivons
44:47à les trouver
44:47comment ils s'enfuient
44:49paniqués
44:50et il y a une chose
44:51que je veux vous dire
44:54il est un peu trop tôt
44:56pour dire
44:56si le peuple iranien
44:58saisira cette opportunité
45:00pour prendre
45:01les rues
45:01et pour se soulever
45:03nous espérons
45:03nous faisons
45:05tout ce que nous pouvons
45:06pour que cela
45:07soit le cas
45:07mais cela dépend
45:08uniquement d'eux
45:10cela ne veut pas dire
45:11qu'entre temps
45:12les forces du régime
45:13ne saient pas
45:14de nous frapper
45:15bien sûr qu'ils essayent
45:17et c'est douloureux
45:18ça a été douloureux
45:19ça l'est douloureux
45:20nous avons des pertes
45:21nous avons des blessés
45:23et j'aimerais souhaiter
45:25aux familles
45:26premièrement
45:27d'abord
45:30toutes mes condoléances
45:31aux familles
45:32endeuillées
45:33et j'aimerais souhaiter
45:35une reconvalescence
45:36rapide
45:36aux blessés
45:37mais il faut
45:39savoir que
45:40ce qu'ils font
45:42aujourd'hui
45:42ne se rapproche pas
45:44à ce qu'ils planifiaient
45:46de nous faire
45:47au début
45:47il y avait des milliers
45:49de terroristes
45:50de radouanes
45:51sur nos frontières
45:53150 000 missiles
45:55et roquettes
45:55qui menaçaient
45:56Israël
45:57qui étaient censés
45:58détruire
45:59des villes d'Israël
46:00il y avait
46:01des milliers
46:02de missiles balistiques
46:04de l'Iran
46:04on parlait
46:05de centaines de tours
46:06qui vont s'écrouler
46:07à Tel Aviv
46:07à Haïfa
46:08à Bercheva
46:08mais les tours
46:09qui tombent
46:10je vous dis
46:10elles tombent
46:11à Beyrouth
46:12et à Téhéran
46:13nous avons
46:14créé une zone
46:15de sécurité
46:16à Gaza
46:16en Syrie
46:17jusqu'au Hermon
46:19et aussi
46:20dans les profondeurs
46:21du Liban
46:22et bien ce qu'il y avait
46:23il n'y aura plus
46:25le deuxième jour
46:26de la guerre
46:26je vous avais promis
46:28que nous allons
46:29changer
46:30la face
46:31du Proche-Orient
46:32et c'est ce que
46:32nous avons fait
46:33il sera
46:34méconnaissable
46:35déjà aujourd'hui
46:36dans et déjà
46:37nous pouvons dire
46:37que l'état d'Israël
46:39est plus fort que toujours
46:40plus fort que jamais
46:41Iran est plus faible
46:42qu'il n'a jamais été
46:43la chose
46:44la plus dramatique
46:45qui a changé
46:46c'est la force
46:47et la puissance
46:48de l'état d'Israël
46:48nous avons transformé
46:50Israël en une puissance
46:51régionale
46:51et je pense que
46:53en certains domaines
46:54on pourrait dire aussi
46:55une puissance mondiale
46:57avec les Etats-Unis
46:58nous menons
46:59la lutte du monde libre
47:01contre les forces
47:02du mal
47:02nous avons créé
47:03des alliances
47:04fortes
47:05et nous créons
47:06de nouvelles alliances
47:07de nouveaux partenariats
47:09dont on parlera
47:10encore
47:11nous avons
47:12intensifié
47:14notre
47:15partenariat
47:16avec les Etats-Unis
47:17de façon
47:18inédite
47:18avec notre
47:19grand ami
47:20le président
47:20Trump
47:21c'est une amitié
47:22qui est sans précédent
47:24d'une main
47:26nous avons
47:27l'épée
47:28de David
47:29qui est plus forte
47:30que jamais
47:30et dans notre main
47:32nous tendons
47:33cette main
47:34pour offrir la paix
47:35et ceux qui
47:36serront notre main
47:38ceux qui voudront
47:40bien faire la paix
47:41et bien
47:42ils auront la paix
47:42sinon
47:43on leur coupera
47:44le bras
47:45tout simplement
47:46notre esprit
47:47notre force
47:49ça a toujours été
47:50la clé
47:50de notre futur
47:52et comme
47:53Joshua Bin Nun
47:54le prophète
47:56n'ayez pas peur
47:58soyez fort
48:00parce que c'est comme ça
48:01que le Dieu
48:02fera à tous vos ennemis
48:04vous les citoyens
48:05d'Israël
48:05vous posez la question
48:06combien de temps
48:08cela va durer
48:08et moi
48:09je vous dis
48:10ça prendra
48:11autant que ce sera nécessaire
48:13et je vous demande
48:14une chose
48:15une chose seulement
48:16continuez
48:17à être fort
48:18continuez
48:19à résister
48:20et si Dieu veut
48:22nous
48:23réussirons
48:24ensemble
48:24et nous
48:25serons victorieux
48:27ensemble
48:30le premier ministre
48:32va maintenant parler
48:33en anglais
48:35je souhaite la bienvenue
48:36aux journalistes
48:37de l'étranger
48:39tout d'abord
48:41je souhaite vous dire
48:42que je suis vivant
48:44et vous en êtes tous témoins
48:48et maintenant que je viens
48:50de vous donner ces fake news
48:51je voudrais vous donner
48:53je voudrais vous faire le point
48:54sur l'opération
48:55voilà c'était la conférence de presse
48:57donnée par le premier ministre israélien
48:58Benjamin Netanyahou
49:00nous avons changé la face
49:01du Proche-Orient
49:02a dit Benjamin Netanyahou
49:03nous avons transformé Israël
49:05en puissance régionale
49:07voire mondiale
49:08avec nos amis
49:09les Etats-Unis
49:10l'Iran n'a jamais été
49:11aussi faible
49:12l'Iran dit-il
49:14n'a plus les capacités
49:16d'enrichir de l'uranium
49:17l'Iran n'a plus
49:17les capacités
49:18de lancer
49:18des missiles
49:20balistiques
49:21concernant le peuple iranien
49:22il dit qu'il est trop tôt encore
49:23pour savoir si le peuple iranien
49:25se soulèvera
49:27et quant à la question
49:28de savoir combien de temps
49:29ce conflit peut encore durer
49:31et bien sur ce sujet
49:32sur cette question précise
49:33le premier ministre israélien
49:35Benjamin Netanyahou
49:36a dit que ça prendrait
49:37le temps
49:38qu'il faudra
49:40voilà pour la conférence de presse
49:41et ce qu'il fallait en retenir
49:42donc du premier ministre israélien
49:44on va reprendre
49:45votre chronique
49:46Charlotte Dornelas
49:47on était sur un tout autre sujet
49:49on se reconcentre
49:51voilà on se reconcentre
49:52maintenant
49:53sur l'affaire Naël
49:55et ses conséquences
49:57notamment sur les tirs de policiers
50:00sur cette doctrine de tir
50:02et d'usage des armes
50:03donc vous nous disiez
50:04il y a deux visions du droit
50:06totalement opposées
50:08dans cette affaire
50:09et pourtant
50:10en droit
50:10ça se défend
50:12absolument
50:12et je vous disais
50:13qu'en effet
50:14l'avocat du policier
50:16dans l'affaire Naël
50:16est également avocat
50:17dans une autre histoire
50:18qui implique un policier
50:19il y avait une victime
50:21donc ça se passait à Nice
50:22cette fois-ci
50:22et la victime
50:24est morte
50:25à la suite
50:26d'un tir policier également
50:27au terme d'une course-poursuite
50:29qui était consécutive
50:29à un refus d'obtempérer
50:30donc il y a
50:31le même genre de situation
50:32on va dire
50:33et dans cette affaire
50:34là encore une fois
50:35c'est intéressant
50:36il y a eu d'abord
50:36une ouverture d'enquête
50:37pour homicide volontaire
50:38une mise en examen
50:39pour violences
50:40ayant entraîné la mort
50:40sans intention de la donner
50:41on est encore dans le temps
50:43de l'enquête
50:43c'est normal
50:44mais ensuite
50:44le parquet avait requis
50:45un non-lieu
50:46les juges d'instruction
50:47ont un renvoi
50:48devant la cour criminelle
50:49départementale
50:50devant la cour d'appel
50:51le parquet à l'inverse
50:52a finalement requis
50:54la confirmation
50:54des violences
50:55ayant entraîné la mort
50:57et la cour
50:58a prononcé le non-lieu
51:00vous voyez que les interprétations
51:01varient systématiquement
51:03sur l'affaire
51:03et comment est-ce possible ?
51:05parce que la justification
51:06en l'occurrence
51:07du non-lieu
51:08ou du passage
51:11du meurtre
51:11aux violences
51:12ayant entraîné la mort
51:13vient d'une jurisprudence
51:15de la cour européenne
51:16des droits de l'homme
51:16dans un arrêt notamment
51:18celle-ci estime
51:19que l'existence
51:19de bonnes raisons
51:20de tirer
51:21doit s'apprécier
51:22de manière subjective
51:24c'est-à-dire
51:25est-ce que le policier
51:26avait de bonnes raisons
51:28de penser
51:29qu'il était
51:29dans le cadre de la loi
51:30donc que la voiture
51:32par exemple
51:32allait renverser quelqu'un
51:33ou est-ce qu'il ne faut
51:35l'examiner
51:35que de manière objective
51:37alors à Aix
51:39la cour a jugé
51:40que le policier
51:40n'était pas en mesure
51:41par un autre moyen
51:42d'arrêter le véhicule
51:43ce qu'exige la loi
51:44et qu'il avait
51:45la conviction honnête
51:46et sincère
51:46que celui-ci
51:47était susceptible
51:48dans sa fuite
51:48de porter atteinte
51:50à sa vie
51:50à celle de son collègue
51:51et à celle d'autrui
51:52même justification
51:54à Versailles
51:55globalement
51:55où cet arrêt
51:57est également invoqué
51:58mais cette fois-ci
51:59elle considère
52:00qu'il y a quand même
52:01violence
52:01mais simplement
52:02elle
52:02on va dire
52:03elle rétrograde
52:04l'accusation
52:05envers le policier
52:07mais comment
52:07Charlotte Delors
52:08comprendre en fait
52:09à l'inverse
52:09la décision initiale
52:10du tribunal
52:11qui renvoyait pour meurtre
52:12et bien la plupart du temps
52:13les décisions ressemblent
52:14à celles du tribunal
52:15et d'ailleurs
52:16jusqu'à l'IGPN
52:17vous savez l'IGPN
52:18qui fait des enquêtes
52:19elle-même
52:19sur les policiers
52:20ils ont une lecture
52:21qui intègre
52:22une conception objective
52:23et non plus subjective
52:25du danger
52:25le policier était-il
52:27oui ou non
52:28habilité à tirer
52:28peu importe
52:29le contexte général
52:30voilà la question
52:31à laquelle répondent
52:32en général
52:33les tribunaux
52:33ce que n'ont pas fait
52:35du coup cela
52:36en se servant
52:37de la CEDH
52:39alors on comprend
52:40qu'une décision
52:40de la cour de cassation
52:41appelée à trancher ce débat
52:42intéresse de près
52:43la police évidemment
52:44soit la lecture
52:46de la CEDH
52:46l'emporte
52:47soit la lecture
52:48objective
52:49de la situation
52:49l'emporte
52:50c'est-à-dire
52:51peu importe le contexte
52:52et alors les débats
52:53seront sans fin
52:54sur l'utilisation
52:54de l'arme
52:55la situation
52:55le redémarrage
52:56de la voiture
52:57la poursuite
52:58du danger préexistant
52:59ce qui a été le cas
53:00dans l'affaire Naël
53:01parce qu'il faut se souvenir
53:02que le tribunal
53:03avait demandé le revoi
53:03devant les assises
53:04parce que le policier
53:05ne pouvait ignorer
53:07nous disait la cour
53:07qu'en utilisant son arme
53:09il allait tuer
53:10voilà comment ils avaient
53:11justifié le meurtre
53:12faisant fi
53:12des explications
53:13du policier lui-même
53:14sur le danger
53:16éventuellement encouru
53:16par lui
53:17par son collègue
53:17et par les piétons
53:19au bout de la rue
53:20donc on comprend
53:21que les policiers
53:22qui déjà hésitent
53:22à tirer aujourd'hui
53:23quand les circonstances
53:24l'imposent évidemment
53:26sont intéressés
53:27par la réponse
53:27de la cour de cassation
53:28et bien on la suivra
53:29et merci de nous avoir
53:30résumé les enjeux
53:31Charlotte
53:32Mathieu Bocoté
53:33votre second édito
53:34Jean-Luc Mélenchon
53:36hier soir
53:36on reprend en politique
53:37a poursuivi
53:38sa racialisation
53:39de la politique française
53:40sa déclaration
53:42à Saint-Denis
53:42en a surpris plusieurs
53:43en parlant de la
53:44je cite
53:45mocheté
53:46des blancs
53:47de quoi s'agit-il
53:48pour ceux qui n'ont pas
53:49entendu ou vu
53:50cette déclaration
53:51c'est une déclaration
53:52très importante
53:53pour célébrer
53:53comme on aurait dit
53:54autrefois
53:54la prise de Saint-Denis
53:55pour célébrer
53:56la prise de Saint-Denis
53:57Jean-Luc Mélenchon
53:58décide de raconter
54:00il met en scène
54:01historiquement
54:02non seulement
54:03la prise de Saint-Denis
54:04mais plus récemment
54:05il raconte en quelque sorte
54:07l'évolution de la civilisation
54:08et racontant
54:09l'évolution de la civilisation
54:10et bien oui
54:11je vais y aller avec la citation
54:12ensuite je l'expliquerai
54:13après le flash info
54:13on fait comme ça
54:14il nous dit
54:15il a bien
54:16pour qu'il raconte
54:16soit-il le rôle de l'islam
54:18dans l'origine de l'Europe
54:18et ainsi de suite
54:19il nous dit
54:20il a bien fallu un jour
54:21qu'un ou une
54:24se mette debout
54:24sur ses pattes
54:25donc il nous dit en Afrique
54:26à l'autre bout du continent
54:27africain
54:28pour qu'à la fin
54:29ici vous soyez en train
54:30de faire les malins
54:31tout blanc
54:32tout moche
54:32que vous êtes
54:33fin de la citation
54:35vous voulez marquer
54:36la pause tout de suite
54:37d'accord
54:37vous m'avez surpris
54:38j'attendais
54:39j'attendais
54:39tout blanc
54:41tout moche
54:41que vous êtes
54:42et on est tous tombés
54:42dans le panneau
54:43et Marc Ossifer
54:45il est 20h sur CNews
54:47le point sur l'actualité
54:48avec vous
54:4920ème jour
54:50de guerre au Moyen-Orient
54:51et le ministre français
54:52des affaires étrangères
54:54Jean-Noël Barros
54:55ce jeudi
54:55au Liban
54:56objectif
54:57ouvrir la voie
54:58à une des escalades
54:59entre Israël
54:59et le Hezbollah
55:00mais aussi
55:00superviser la protection
55:02de la communauté française
55:04au Liban
55:04un nouveau paquet
55:05d'aide humanitaire
55:06devrait être annoncé
55:07et en attendant
55:08l'Iran demande à l'Allemagne
55:10de clarifier le rôle
55:10de la base américaine
55:11de Rammstein
55:12dans la guerre
55:13c'est la plus grande base
55:14militaire américaine
55:15d'Europe
55:15le ministre allemand
55:17de la défense
55:17avait dit ne voir actuellement
55:18aucune raison de douter
55:20de la légalité
55:21de son utilisation
55:22par les Etats-Unis
55:24et puis la quasi-totalité
55:26des ressortissants français
55:27qui le souhaitaient
55:28ont pu quitter
55:29le Moyen-Orient
55:29et revenir en France
55:30annonce ce jeudi
55:31du Quai d'Orsay
55:32au total
55:3317 000 personnes
55:34sont revenues
55:35via des vols
55:36commerciaux
55:37et quasiment
55:382300
55:39via une vingtaine
55:40de vols affrétés
55:42Merci beaucoup Margot
55:43Mathieu
55:44vous vous étiez arrêté
55:45un peu brutalement
55:46sur la citation
55:46de Jean-Luc Mélenchon
55:48Parce que la citation
55:48était brutale
55:48Je le redis
55:50il raconte l'histoire
55:51de la civilisation
55:51qui commence en Afrique
55:52les Africains
55:53se lèvent
55:54portent la flamme
55:55de l'humanité
55:55et il termine en 10 ans
55:56je le dis
55:57je vais le redire en fait
55:59il a bien fallu un jour
56:00qu'un ou une
56:01se mette debout
56:02sur ses pattes
56:02à l'autre bout
56:03du continent africain
56:04pour qu'à la fin
56:05ici vous soyez
56:06en train de faire
56:06les malins
56:07tout blanc
56:08tout moche
56:08que vous êtes
56:09Alors cette assimilation
56:10du blanc
56:10à la laideur
56:12qu'est-ce qui l'inspire
56:12on est toujours
56:13dans la vie
56:13d'abord défini
56:14par son expérience
56:15immédiate
56:15parle-t-il des blancs
56:16de son parti
56:17je n'ose le croire
56:18mais il nous a déjà dit
56:19parce qu'il a vu
56:20d'autres blancs
56:21dans sa vie
56:21Jean-Luc Mélenchon
56:22rappelez-vous
56:22cette phrase
56:23il y a longtemps
56:23je ne peux pas survivre
56:25quand il n'y a
56:25que des blonds
56:26aux yeux bleus
56:27autour de lui
56:28on pourrait croire
56:29qu'il y a une forme
56:30d'obsession raciale
56:32chez Jean-Luc Mélenchon
56:33une volonté
56:34de dénigrer
56:35le blanc
56:35en tant que blanc
56:36et de l'assimiler
56:38à une esthétique
56:39de la laideur
56:40et de la mocheté
56:41alors évidemment
56:42on peut imaginer
56:43un scénario
56:43où il prononcerait
56:45tout autre groupe
56:46donc vous faites
56:46la liste des couleurs
56:47qui existent sur terre
56:48noir, jaune, mauve
56:50orange avec des points verts
56:51quand sache
56:52tout cela
56:53ou tout moche
56:54que vous êtes
56:54est-ce qu'on serait
56:55alors dans une situation
56:56où on l'accuserait
56:56de propos haineux
56:58d'incitation à la haine raciale
57:00certains pourraient le croire
57:01certains d'ailleurs
57:02ont dénoncé
57:03de tels propos
57:03en les assimilant
57:04au racisme anti-blanc
57:06mais n'oublions pas
57:07que nos amis de LFI
57:08nous ont expliqué
57:09que le racisme anti-blanc
57:10n'existe pas
57:11alors je terminerai
57:12avec une formule simple
57:13là les alliances
57:14ont eu lieu
57:15avec LFI
57:16et les socialistes
57:16et les écolos
57:17et les communistes
57:17les alliances ont eu lieu
57:18elles ont eu lieu
57:19alors là
57:20que fait Mélenchon
57:21il virouille l'alliance
57:22en disant
57:22voyez avec qui vous vous êtes allié
57:24avec quelqu'un
57:24qui crache au visage
57:25des blancs
57:26en les traitant de moche
57:27et vous êtes allié avec moi
57:29et vous ne me renierez pas
57:30et vous ne vous éloignerez pas
57:31vous m'embrassez alors
57:32que je vous crache au visage
57:34on appelle ça
57:35expliciter
57:35un rapport
57:36de domination
57:37Mélenchon
57:38dans les circonstances
57:39et le maître
57:39et il se trouve si beau
57:41de se trouver si laid
57:43Merci beaucoup
57:44Mathieu Beaucoté
57:45merci également
57:46à vous
57:47Charlotte Dornelas
57:48Gabriel Cluzel
57:49et Marc Menand
57:50Merci à vous
57:51pour avoir passé la semaine
57:52avec nous
57:53Je vous en prie
57:53c'était un plaisir
57:54et lundi vous retrouverez
57:55Christine Kelly
57:56que l'on salue évidemment
57:57dans un instant
57:58sur CNews
57:59c'est Pascal Praud
57:59et ses invités
58:00avec l'heure des pros 2
58:02je vous souhaite bien sûr
58:03une très bonne soirée
58:04à tous
58:04je vous souhaite bien sûr
58:07je vous souhaite bien sûr
58:07– Sous-titrage FR 2021
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