- il y a 9 heures
En 1994, trois vieilles dames qui habitent dans la même rue, meurent à quelques mois d’écart, dans la banlieue de Mulhouse. Même si le médecin légiste conclut à trois morts naturelles, leurs familles en doutent… Crime story raconte cette affaire dans un podcast en deux parties.
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Ecriture et voix : Clawdia Prolongeau et Damien Delseny - Production : Thibault Lambert - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : Audio Network -
Archives : INA.
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NewsTranscription
00:02Bonjour, je suis Claudia Prolongeau et vous écoutez Crime Story, le podcast faits divers du Parisien.
00:08Décidément, ce sont les faits divers et leurs conséquences qui ont la vedette aujourd'hui.
00:14Des restes humains ont été retrouvés sur la propriété.
00:17Le préfet de la région Corse a été assassiné de plusieurs balles dans la tête ce soir.
00:21Un couple et ses quatre enfants ont donc disparu.
00:24L'enquête se vante aujourd'hui vers un geste criminel.
00:26Chaque semaine, je vous raconte une grande affaire criminelle en m'appuyant sur l'expertise du chef du service police
00:33-justice du Parisien, Damien Delsenis.
00:38Bonjour Damien.
00:39Bonjour Claudia.
00:40Aujourd'hui dans Crime Story, l'histoire d'Ivan Keller, le tueur à l'oreiller.
00:44Côté pile, un petit cambrioleur devenu jardinier, mais côté face, un redoutable tueur en série qui aura endormi la justice
00:52pendant des années.
00:56Mulhouse, 1993.
00:58Comme chaque nuit depuis quelques années, Daniel S patrouille dans les rues de la ville.
01:02Il est policier en Alsace, à la brigade anticriminalité, la BAC, une unité spécialisée dans les flagrants délits.
01:10Quand on tourne toutes les nuits dans la même ville, il n'y a pas que les lieux qui deviennent
01:14familiers.
01:15Certains visages aussi.
01:17Cette nuit-là, Daniel S et son équipage croisent une vieille connaissance.
01:21Il faut dire que l'homme ne passe pas inaperçu.
01:24François de Nicolo, ancien videur de boîte de nuit, pèse 115 kilos et chacune de ses phalanges porte un tatouage.
01:32Le colosse a aussi un casier judiciaire garni.
01:35Un braquage dans un bar tabac PMU de Minster où il a volé des tickets de jeu et qu'il
01:40a amené en prison pour quelques années.
01:42Daniel S le sait, alors il décide de contrôler François de Nicolo.
01:47Nicolo ne se rebelle pas, mais râle.
01:49Vous embêtez des gens comme moi au lieu d'arrêter les cambrioleurs et tueurs de vieilles dames, lâche-t-il.
01:54Daniel S a beau avoir l'habitude, la phrase le fait tiquer.
01:59François de Nicolo en a trop dit, ou pas assez.
02:02Il veut en savoir plus.
02:04Est-ce qu'il parle de quelqu'un en particulier ?
02:06L'ancien videur ne se fait pas prier.
02:08Il lâche un nom et il raconte.
02:11Il dit que petit, il était en classe avec un certain Ivan Keller.
02:16Ils sont restés en contact toutes ces années.
02:18Et ces derniers mois, Ivan Keller lui a demandé plusieurs fois de lui servir de chauffeur, la nuit, pour l
02:24'aider à commettre des cambriolages.
02:27François de Nicolo jure qu'il s'est contenté de rester dans la voiture et qu'il n'accompagnait jamais
02:32son camarade sur les lieux.
02:33Il l'attendait, parfois pendant plusieurs heures.
02:37Après quoi, Ivan Keller le remerciait, en lui donnant 500 ou 1000 francs, sans rien lui dire de plus.
02:44Pendant un temps, ce manège a fonctionné, sans qu'aucun grain de sable ne vienne enrayer la mécanique.
02:50Mais François de Nicolo a commencé à se poser des questions après la mort d'une voisine de sa mère.
02:56Il l'avait désignée à Ivan Keller comme une proie facile pour un cambriolage.
03:01Elle avait de l'argent et elle vivait seule.
03:04Curieusement, peu de temps après, cette voisine a été retrouvée morte chez elle.
03:09Et surtout, son argent, ses économies, avaient disparu.
03:14François de Nicolo en est désormais certain.
03:17Ivan Keller ne se contente pas de cambrioler les maisons des vieilles dames.
03:21Il les tue aussi.
03:25Daniela s'est surpris.
03:26Recueillir en pleine nuit une confession aussi spontanée à l'occasion d'un banal contrôle, ce n'est pas du
03:32tout habituel.
03:33Il ne sait pas trop quoi faire de ce témoignage.
03:36Doit-il le prendre au sérieux ?
03:38En tout cas, cette rencontre avec de Nicolo reste gravée dans sa mémoire.
03:42Et quelques mois plus tard, ce souvenir ressurgit.
03:49Damien, nous sommes alors au printemps 1994 et Daniel S. est chez des amis.
03:55Oui, à Bruneaupte-le-Haut, alors c'est dans la banlieue de Mulhouse.
03:59Est-ce qu'il n'est pas en service ?
04:00Et pourtant, la discussion s'oriente sur un sujet assez macabre.
04:03La femme de ce couple d'amis qu'il reçoit raconte que trois femmes âgées sont mortes dans la même
04:08commune
04:09et surtout dans la même rue en l'espace de trois mois.
04:12Il y a Marie, morte le 21 janvier 1994 dans la nuit, dans son lit.
04:17Elle avait 82 ans et le médecin a diagnostiqué une crise cardiaque, rien d'anormal.
04:22Donc, il a signé le permis d'inhumer, c'est-à-dire qu'elle a été enterrée sans autopsie.
04:27Pareil pour Ernestine qui est morte le 12 mars de la même année.
04:31Elle avait 86 ans.
04:32Là encore, le médecin conclut à une mort naturelle.
04:35Pourtant, il y a deux bizarreries, en tout cas deux détails un petit peu troublants.
04:40D'abord, son fils a cette dame qui va remarquer qu'une grille d'aération qu'il donne sur l
04:44'extérieur a été bougée.
04:46Donc, il s'en étonne et surtout, il manque 30 000 francs qu'elle avait gardés chez elle
04:51et qu'il ne retrouve pas après le décès de sa mère.
04:54Mais par ailleurs, il n'y a pas de traces de désordre.
04:56La maison ne semble pas avoir été fouillée.
04:59Il n'y a pas de traces d'effraction.
05:00On n'a pas défoncé une porte, on n'a pas cassé une fenêtre.
05:03Donc là encore, le décès d'Ernestine, il est considéré comme une mort naturelle.
05:07La troisième femme, c'est Augusta et elle meurt le 29 avril 1994.
05:12Elle, elle avait 77 ans, il va y avoir là aussi un autre élément troublant,
05:17c'est que sa carte bleue, sa carte bancaire a été subtilisée et utilisée après son décès.
05:22Donc, ça ne peut pas être évidemment elle qui l'a utilisée,
05:25ça veut dire que quelqu'un lui a tout simplement volé.
05:27Mais les enquêteurs, au lieu d'imaginer la présence d'un voleur ou d'un cambrioleur,
05:31eux, ils vont penser que ce larcin a eu lieu au sein même de la famille
05:35et les soupçons vont même être portés sur le petit-fils d'Ernestine
05:39qui va évidemment démentir tout ça.
05:42Mais ça va être l'explication qui va être gardée par les gendarmes,
05:46plutôt celle d'un familier qui prend la carte bleue de sa grand-mère qui est morte.
05:52Dans le salon de ses amis, lorsqu'il entend tout ça,
05:56Danielès repense immédiatement à François de Nicolo
05:59et à cet échange nocturne dans les rues de Mulhouse
06:01où il était question d'un tueur de vieilles dames.
06:04Le policier ne cogite pas longtemps.
06:06Il ne peut pas enquêter lui-même.
06:08Alors quelques heures plus tard,
06:09il pousse la porte de la gendarmerie de Tannes,
06:12la brigade dont dépend Burnopte-le-Haut,
06:14et livre son témoignage.
06:16Le tout est consigné sur un procès verbal.
06:19Danielès ne le sait pas,
06:20mais il n'est pas le seul à douter du caractère naturel de ces trois décès.
06:25Les familles des victimes ont de sérieux doutes.
06:27C'est quand même curieux que Marie, Ernestine et Augusta
06:31soient toutes les trois mortes la nuit
06:33et dans un lit au drap parfaitement tiré autour d'elles,
06:36comme si elles ne bougeaient pas dans leur sommeil.
06:38Ou comme si elles étaient mortes seulement quelques minutes
06:41après être allées se coucher.
06:44Burnopte-le-Haut est un petit village alsacien
06:47situé entre Mulhouse et Belfort.
06:48Les habitants, environ 1200,
06:51sont souvent installés là depuis longtemps.
06:53Ils se connaissent et apprécient le calme dans lequel ils vivent.
06:57Alors trois décès en trois mois dans la même rue,
07:00ce n'est pas banal.
07:02Dans la presse locale,
07:03ces morts qualifiées de suspectes font la une.
07:06Le journal télévisé de France 3 Alsace,
07:09daté du 3 mai 1994,
07:11parle même d'une psychose.
07:13Malgré ce calme apparent,
07:15depuis quelques jours,
07:16le doute et la suspicion se sont installés ici,
07:19à Burnop-le-Haut.
07:20Personne ne croit plus au hasard
07:22ni à la loi des séries.
07:24Mais contre toute attente,
07:25on en reste là.
07:27La piste Yvan Keller,
07:28que le policier de la BAC a soufflé aux enquêteurs,
07:30n'est pas creusée.
07:32Pourtant,
07:32il suffit de consulter le fichier des antécédents judiciaires
07:35pour s'apercevoir que le nom d'Yvan Keller
07:37ne tombe pas de nulle part.
07:38Il a été condamné pour le cambriolage
07:40et l'agression d'un antiquaire,
07:42commis en 1982,
07:44dans la même région.
07:45Et en 1991,
07:47deux sœurs,
07:48qui l'avaient engagées comme jardiniers à sa sortie de prison,
07:51se sont fait voler de l'argent
07:52et l'avaient dénoncée.
07:54Sans suite.
07:55Mais les gendarmes classent à nouveau l'affaire.
07:58Les trois retraités de Burnop-le-Haut
08:00sont pour ainsi dire mortes de leur belle mort.
08:03Le village retrouve son calme,
08:06Danielès reprend ses patrouilles de nuit dans Mulhouse.
08:08Cette année passe.
08:10En 2000,
08:12François de Nicolo,
08:13encore lui,
08:14pousse les portes de la gendarmerie de Strasbourg.
08:16Il veut parler.
08:18Et toujours d'Yvan Keller.
08:30Damien,
08:31cette fois,
08:31François de Nicolo
08:32agit en quelque sorte de manière spontanée.
08:34Oui.
08:35La première fois,
08:36on peut imaginer qu'il ait
08:37inventé une histoire
08:38au cours d'un contrôle de police
08:39pour en quelque sorte
08:40détourner l'attention
08:41ou alors pour balancer une information
08:43en échange de quelque chose
08:45de la tranquillité
08:46ou en tout cas
08:46que les flics cherchent ailleurs
08:48que sur lui.
08:49Là,
08:49la démarche,
08:50elle est beaucoup plus franche.
08:51Il n'a strictement rien à se reprocher
08:52et les gendarmes de Strasbourg
08:54sont d'ailleurs un peu surpris
08:55de sa présence volontaire
08:56dans leurs locaux
08:57et de la raison
08:58qui l'amène jusqu'ici.
08:59Entre temps,
09:00François de Nicolo
09:01a refait un séjour en prison.
09:02Oui.
09:03Entre l'année 1993
09:04où il dénonce
09:06pour la première fois
09:06Yvan Keller
09:07à Daniel S.
09:08dans les rues de Mulhouse
09:09et l'année 2000
09:10où il pousse les portes
09:11de la gendarmerie de Strasbourg,
09:13effectivement,
09:13François de Nicolo
09:14il a repassé plusieurs mois
09:16en prison
09:17pour des vols.
09:18Pourquoi est-ce qu'il décide
09:19d'aller dénoncer son ami ?
09:21Il va fournir une explication
09:22assez curieuse aux gendarmes.
09:23Il va leur expliquer
09:24qu'il a une maman
09:25qui est âgée
09:26et qu'il a peur
09:27qu'Yvan Keller
09:28qui d'après lui
09:29s'en prend aux vieilles dames
09:30cible sa mère.
09:31Alors,
09:31c'est en plus étonnant
09:33de la part d'un type
09:34qui a quand même
09:34une carreur de boxeur
09:35qui est videur de boîte de nuit
09:36et qui semble
09:37totalement terrorisé
09:39par Yvan Keller
09:39qui est physiquement
09:41pas un grain galet
09:41mais qui est en tout cas
09:42beaucoup moins
09:43beaucoup moins costaud
09:44que François de Nicolo.
09:45Cette fois-ci,
09:46en 2000,
09:47la section de recherche
09:48de Strasbourg
09:49ouvre une enquête.
09:50Pour la première fois,
09:51on se dit
09:51que ces signalements
09:52sont pris au sérieux.
09:54Une information judiciaire
09:55est ouverte
09:55au tribunal de Saverne
09:57pour six cambriolages
09:58qui ont été perpétrés
09:59dans le barin.
10:00Les gendarmes
10:01enquêtent sur Keller
10:02puisqu'ils ont son nom
10:02et sur d'éventuels complices.
10:04Mais bizarrement,
10:05le vendredi 30 mars 2001,
10:07l'enquête est close
10:08et à peine un mois plus tard,
10:09le juge d'instruction
10:11clôture la procédure.
10:12Par un non-lieu,
10:13il n'y a pas,
10:13selon lui,
10:14de preuves suffisantes
10:15pour incriminer le jardinier.
10:17Yvan Keller
10:18vient encore
10:19de passer
10:19entre les mailles du filet.
10:20Oui,
10:21la justice l'a raté,
10:22elle a abandonné
10:23assez vite
10:23mais certains
10:24ne l'oublient pas
10:25et dix ans
10:26après que le nom de Keller
10:27a été prononcé
10:28dans une rue de Mulhouse,
10:29il va à nouveau raisonner.
10:33Le mardi 24 juin 2003,
10:35c'est cette fois-ci
10:36le frère d'Yvan Keller
10:37qui se rend
10:37à la brigade criminelle
10:38du commissariat central
10:39de Mulhouse.
10:40Il dit avoir
10:41de graves révélations à faire.
10:43Pierre Keller,
10:44la cinquantaine,
10:46est très excité
10:47à l'accueil
10:47de l'hôtel de police.
10:49Denis Masson,
10:50enquêteur
10:50à la brigade criminelle
10:51de Mulhouse,
10:52le reçoit dans son bureau
10:53pour tenter de le calmer.
10:55Difficile.
10:56Pierre Keller
10:57ne tient pas en place.
10:58Il fait les 100 pas,
10:59parle tout seul,
11:00tient des propos
11:01relativement incohérents.
11:03Il finit par expliquer
11:04aux policiers
11:05qu'il vient dénoncer
11:06des crimes.
11:07Son ancienne compagne,
11:08une certaine Marina,
11:10a été la maîtresse
11:11de son petit frère,
11:12Yvan Keller.
11:13Et Pierre affirme
11:14qu'ensemble,
11:15ils ont tué
11:16des vieilles dames
11:16dans leur sommeil
11:17pour leur voler
11:18leurs économies.
11:20Il va même plus loin
11:21en décrivant un procédé.
11:23D'après lui,
11:24Yvan Keller
11:25entre dans les maisons
11:26par les grilles d'aération.
11:27Il se rend ensuite
11:29dans les chambres
11:29des personnes âgées
11:30qu'il a repérées
11:31préalablement
11:31et étouffe ses proies
11:33avec leurs oreillers.
11:35Pierre Keller
11:36peut dénoncer
11:37au moins deux meurtres
11:38dans la région.
11:39En faisant des recherches
11:40sur Yvan Keller,
11:41l'enquêteur de Nimason
11:42se voit confirmer
11:43le pédigré du suspect
11:44et son passé judiciaire.
11:46Il fait également
11:47des vérifications
11:48sur les deux meurtres
11:49dont parle Pierre Keller.
11:51Et il constate
11:52que pour l'un d'eux,
11:53une enquête
11:53avait bien été ouverte.
11:55Un membre de la famille
11:56de la victime
11:57avait été interpellé
11:58et il était passé
11:59aux aveux.
12:00Il se dit
12:00que l'affaire
12:01est donc close.
12:06Sauf que,
12:07Damien Delsenis,
12:09un autre policier
12:10conseille à l'enquêteur
12:11de contacter Daniel S
12:12qui est parti
12:13à la retraite
12:13entre-temps.
12:14Oui,
12:14et donc Masson
12:15va contacter
12:16son collègue retraité
12:17et Daniel S
12:18se souvient évidemment
12:19de Yvan Keller
12:20et des confidences
12:21étranges de son ami
12:22sur un trottoir
12:23de Mulhouse
12:23en 1993.
12:25Il se souvient aussi
12:26qu'il avait signalé
12:27le nom de Keller
12:28au gendarme
12:28quelques années plus tard.
12:30Une enquête préliminaire
12:31est donc ouverte.
12:32Les enquêteurs
12:32vont retrouver
12:33sans effort
12:34la trace
12:34des deux précédentes
12:35dénonciations
12:36et convoquent
12:37François De Nicolo
12:38pour l'entendre à nouveau.
12:39Et De Nicolo confirme ?
12:40Bien sûr.
12:41Et avec des détails
12:42supplémentaires,
12:43dès 1992,
12:44je me suis posé
12:45des questions,
12:46dit-il au policier.
12:47Yvan Keller
12:48flambé au jeu
12:48au casino
12:49de Niederbrun-les-Bains
12:50près de Strasbourg
12:51et sur les champs de course.
12:52Des sommes
12:53très importantes,
12:54parfois plusieurs milliers
12:55d'euros par jour.
12:56De Nicolo,
12:57il ne peut pas ignorer
12:57tout ça
12:57puisqu'il jouait
12:59le rôle de chauffeur
13:00pendant qu'Yvan Keller
13:01était censé cambrioler
13:02des maisons.
13:03Simplement,
13:04un jour,
13:04il lui a dit
13:05qu'il ne venait plus
13:05avec lui.
13:06Il dit,
13:07Yvan,
13:07il m'a relancé
13:08à plusieurs reprises.
13:09Mais il dit,
13:10j'ai refusé
13:10et c'est là
13:11que je l'ai menacé
13:12de le tuer
13:13s'il touchait à ma mère.
13:14Et il a compris
13:15et j'ai perdu contact
13:16avec lui pendant 15 ans.
13:17Ça, c'est ce que
13:17De Nicolo explique
13:18au policier.
13:19Mais il dit,
13:20je continuais
13:21à avoir des échos
13:22de ce qu'il faisait
13:22par des connaissances.
13:23Et en gros,
13:24il dit qu'il y avait
13:25d'autres personnes
13:26qui étaient au courant
13:26des agissements
13:27d'Yvan Keller.
13:28De Nicolo confirme
13:29les faits dénoncés
13:30par Pierre Keller
13:31et il ajoute
13:32trois nouvelles victimes
13:33potentielles à la liste.
13:34Toujours dans la région,
13:35une à Mulhouse
13:36et deux à Wittenheim
13:37qui est juste
13:38à côté de Mulhouse.
13:39Trois faits qui sont prescrits,
13:41c'est-à-dire
13:41qui sont très anciens.
13:42Mais soudain,
13:43les enquêteurs
13:44ont comme l'impression
13:45de mettre en ordre
13:46un puzzle criminel
13:47dont les pièces
13:48étaient sous leurs yeux
13:48depuis des années.
13:50Et il y a autant
13:51de pièces que de victimes.
13:52Alors,
13:53ils n'enquêtent plus juste
13:54sur un voleur,
13:55un cambrioleur
13:56qui flambe au casino,
13:57mais sur un tueur.
14:06Vous venez d'écouter
14:07le premier épisode
14:08de Crime Story,
14:09Yvan Keller,
14:10le tueur à l'oreiller.
14:11Suite et fin
14:12de ce podcast
14:13dans le deuxième épisode,
14:14déjà disponible
14:15sur toutes les plateformes
14:16d'écoute
14:16et sur leparisien.fr.
14:18Crime Story
14:19est le podcast
14:20fait divers du Parisien.
14:26Sous-titrage Société Radio-Canada
14:28Sous-titrage Société Radio-Canada
14:32Sous-titrage Société Radio-Canada
14:34Sous-titrage Société Radio-Canada
14:37Sous-titrage Société Radio-Canada
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