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  • il y a 9 heures
L’histoire commence sur un gros point de deal à l’ancienne, un « four », de Villejuif dans le Val-de-Marne. Chaque jour, plus de 200 clients de l’agglomération parisienne viennent s’approvisionner dans ce renfoncement situé à l’angle de la rue Henri-Barbusse et de la rue Pasteur, à côté du stade Gabriel-Thibault. A l’automne 2018, les autorités et les forces de l’ordre décident de s’y attaquer. Un premier mât de vidéosurveillance est érigé. Rapidement scié à la disqueuse. Un deuxième… connaîtra le même sort. Le troisième, renforcé par du béton, est encore debout. Les clients sont ciblés. Policiers et douaniers leur proposent un marché : « Soit on vous place en garde à vue, soit vous payez une amende. Vous préférez quoi ? » La contre-attaque des dealers se fera... en ligne. Ils lancent de véritables campagnes de marketing direct sur Internet, via le réseau social Snapchat. Invités : Denis Courtine et Maxime François, journalistes de l’édition du Val-de-Marne du Parisien. Crédits : Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Clawdia Prolongeau - Production et montage : Jeanne Boezec - Réalisation et mixage : Jules Krot - Identité graphique : Upian pour Binge Audio - Musiques : François Clos.

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Transcription
00:00Bonjour, c'est Jules Lavie pour CodeSource, le podcast d'actualité du Parisien.
00:15Imaginez, vous êtes chez vous, sur votre canapé, vous faites partie des 5 millions de fumeurs occasionnels de cannabis, même
00:20si c'est illégal,
00:21vous avez envie d'un joint d'herbe.
00:23Vous regardez sur la table basse votre smartphone, là juste devant vous,
00:26ce téléphone est devenu un véritable coffee shop, vente directe, livraison par VTC, marketing.
00:32On vous raconte aujourd'hui comment le deal de drogue s'est ubérisé.
00:45Pour cet épisode de CodeSource, nous sommes dans l'un des bureaux du Parisien, dans le Val-de-Marne, à
00:50Créteil,
00:50avec le reporter Maxime François et Denis Courtine, spécialiste police-justice, qui est en poste depuis 10 ans dans le
00:58département.
00:58Ensemble, ils ont signé le 18 avril une longue enquête dans le Parisien sur l'ubérisation de la vente de
01:03drogue.
01:04Denis Courtine, en fait, vous travaillez sur un point de deal bien particulier de Villejuif depuis janvier 2017.
01:10Comment tout a commencé ?
01:11Alors, au tout départ, je discutais avec un policier qui me parlait du trafic de stupes dans le département.
01:16Et donc, il m'a dit, si tu veux découvrir le gros point de deal, il faut aller au four
01:19de Villejuif.
01:19Alors, moi, je ne connaissais pas du tout le four de Villejuif.
01:21En fait, c'est un des plus gros points de deal du département et sans doute du sud francilien.
01:25C'est situé juste à côté d'une station de métro, donc c'est super bien desservi.
01:28Du coup, les clients s'y rendent facilement.
01:31Ce n'est pas dans une cité crado, donc les clients n'ont pas peur d'y aller.
01:35C'est à côté du stade Gabriel Thibault, c'est devant des immeubles d'habitation.
01:39Il y a un petit terrain de foot où il y a donc les gamins du quartier qui viennent jouer.
01:42Donc, ce n'est pas du tout un endroit malfamé.
01:45On pourrait dire, on va dans une cave, dans l'ombre.
01:47Non, non, c'est vraiment au cœur d'un quartier.
01:50Du coup, je me suis dit, tiens, je vais essayer de voir comment ça se passe sur place.
01:52Et donc, je me suis dit, tiens, je vais aller acheter tout simplement un peu de cannabis.
01:56Alors là, comment ça se passe sur place ?
01:57C'était assez simple, en fait.
01:59Donc, on va à la station de métro qui est juste à côté.
02:01On voit tout de suite les chouf, en fait, les guetteurs qui surveillent les allées et venues devant le point
02:07de deal,
02:07dans la petite rue où il y a le point de deal.
02:09Et il y a le service de sécurité qui est juste devant.
02:12C'est-à-dire le service de sécurité ?
02:14Alors moi, ce qui m'avait marqué à l'époque, c'est qu'au moment d'aller acheter,
02:16il y avait donc trois gars qui se trouvaient vraiment juste devant.
02:18Et il y avait notamment un qui était avec une pelle pour dissuader ceux qui avaient des veilléités,
02:25les mauvais clients ou éventuellement la concurrence.
02:28Le jour où j'y étais allé, moi, ce n'était pas le cas.
02:30Mais les jours d'affluence, on pouvait avoir, dit-on, près de 200 clients par jour.
02:47Mais pour les dealers, tout va se compliquer à partir du mois d'octobre.
02:51Ouais, à partir du mois d'octobre, ça va se compliquer.
02:53En fait, il y a eu deux événements qui ont tout changé.
02:55Il y a eu l'installation, donc par le maire de Villejuif, d'un mat vidéo-surveillance.
02:59Incivilité, violence ou encore trafic de stupéfiants, la vidéosurveillance sera utilisée dans de nombreuses situations.
03:07Avec une insécurité montante, la mairie en a fait sa priorité.
03:13Donc le mat vidéo-surveillance se trouvait vraiment juste devant le point de deal.
03:16Et ça, ça, évidemment, ça ennuye les dealers.
03:19Et donc, ils ont décidé, comme ça arrive de plus en plus souvent, de scier le mat vidéo-surveillance.
03:23Comment ils ont fait ?
03:24Ils ont pris une meuleuse, ils y sont allés la nuit avec la meuleuse et ont commencé à scier le
03:29mat.
03:30Un mois après, donc, deuxième mat qui est mis en place par la municipalité.
03:35Un mat qui a été renforcé et là, rebelote avec une meuleuse en pleine nuit.
03:39Les gars arrivent et ils découpent le mat.
03:40Ils ont remis ça, donc finalement, en mars avec un, voilà, le troisième mat qui a été installé.
03:47Et cette fois, il a été renforcé avec du béton.
03:50Il est énorme, ce mat.
03:51Donc là, il faut s'accrocher pour réussir à le découper à la meuleuse.
03:54Et là, à l'heure actuelle, ce mat tient la route.
03:56Les policiers, l'État, la mairie ont dit, là, on va mettre le paquet pour pourrir la vie des trafiquants.
04:02Et c'est là que les choses ont complètement changé.
04:08Il y a d'abord eu des opérations de police.
04:10Ils ont saisi près de 90 kilos de cannabis.
04:12Alors, c'est dans les appartements, dans des box, un peu partout.
04:15Il y a eu aussi les quarts de CRS.
04:17C'est-à-dire, on prend un quart de CRS et pendant quatre jours, il y a un quart de
04:21CRS qui se gare, qui est stationné devant le point de deal.
04:24Et alors là, forcément, les clients ne viennent plus.
04:26Et ça, ça met un gros coup aux trafiquants, forcément.
04:29Et du coup, les dealers ont changé leur façon de travailler aussi sur le point de vente, puisqu'ils travaillent
04:33maintenant dans d'autres coins, dans des parkings souterrains, là où ils tramalent un peu leur clientèle à des endroits
04:38inhabituels.
04:39Et donc, ils vont aussi s'adapter sur le point de vente.
04:41Et ils vont développer leur activité sur Internet.
05:05Maxime François, vous, vous avez beaucoup travaillé sur cet aspect marketing, vente à distance par Internet de la part des
05:13dealers.
05:13Est-ce qu'on peut dire que les dealers se sont ubérisés ?
05:16Complètement, les dealers se sont ubérisés.
05:18Ça veut dire une communication agressive sur les réseaux sociaux via l'envoi de photos, de montages photos, de vidéos,
05:26de musique.
05:27Ça passe par un réseau social, notamment, qui s'appelle Snapchat, qui a un réseau social dont les jeunes sont
05:32très friands, qui a la particularité de proposer des montages vidéo, presque tout fait, et qui s'effacent.
05:41Donc, il y a potentiellement cet avantage de la discrétion pour des dealers et des consommateurs qui voient leur message
05:47envoyé des dealers être effacés dans la foulée dans les 24 heures.
05:51En même temps, ce n'est pas franchement nouveau, les ventes à distance, les SMS ?
05:55Oui, oui, oui. Il y a depuis plusieurs années maintenant, il y a les call centers, donc les centres d
05:59'appel qui se développent un peu partout.
06:01La police en démantèle régulièrement. Ce qui est nouveau, en revanche, c'est tout ce développement marketing, tout ce boulot
06:08qui est fait sur le packaging, sur le marketing.
06:11Ça, en revanche, on n'avait pas ça auparavant à ce niveau-là.
06:15Vous, vous êtes abonné, Maxime François, vous êtes abonné à ce compte Snapchat ?
06:20Oui, je suis abonné à ce compte.
06:22Pour des raisons professionnelles, bien sûr.
06:23Pour des raisons professionnelles, donc je reçois quotidiennement des messages.
06:28Là-dessus, si je vais consulter ce compte, j'ai tous les jours de nouveaux montages, de nouveaux messages, de
06:34nouvelles qualités.
06:35Les dealers informent la clientèle et le secrétaire embauché par le gérant du réseau, tient au courant les clients de
06:45la bonne arrivée de leur livraison, des quantités disponibles qui peuvent être achetées.
06:50Est-ce qu'on peut regarder ensemble ce compte ?
06:52On peut le regarder ensemble. Alors là, j'ouvre mon compte Snapchat, j'ouvre l'histoire du jour, qu'on
06:59appelle une story de ce compte.
07:02C'est un peu comme une publication Facebook.
07:03C'est un peu comme une publication Facebook avec des photos, c'est animé.
07:07Et voilà, là on a la hot pink, ça doit être une variété d'herbes.
07:13Là, c'est conditionné sous vide, dans des sachets de 3,5 grammes, ça coûte 60 euros.
07:18Donc on a le prix, un petit montage, une tête d'herbes, de cannabis.
07:25Il y a une flèche qui bouge là, qui indique...
07:27Il y a une flèche qui bouge pour indiquer à la fois la quantité et le prix.
07:32Donc c'est animé.
07:33Là, ils indiquent les horaires de livraison.
07:34Entre 18h et 4h du matin.
07:40C'est du travail de professionnel.
07:42Là, une autre image vient de défiler.
07:43On voit des boîtes sous vide, comme des boîtes de pâté, fermées, sous vide.
07:47Sauf qu'à l'intérieur, c'est du hachiche ou du cannabis.
07:50Sur le pourtour de la boîte, on a un petit emballage, un bel emballage avec le nom du produit, le
07:59taux de concentration en THC, qui est le principe du cannabis, qui provoque l'effet de la drogue.
08:04Là, on voit 24%.
08:07C'est énorme.
08:08C'est des taux conséquents.
08:10Et on voit que sur la petite boîte, il y a marqué 3,5 grammes avec un QR code pour
08:16pouvoir avoir accès au compte Snapchat et assurer une communication efficace et permanente.
08:21On peut continuer à regarder, à définir les messages ?
08:24Voilà, bientôt dispo, cette qualité de bœuf, bientôt dispo, donc de la pérille.
08:29On voit plein d'herbes, plein de têtes de cannabis.
08:32Plein de têtes de cannabis et d'herbes.
08:34Et puis, ça continue comme ça.
08:35C'est du travail de pro.
08:36On a affaire à un vrai réseau, vraiment bien structuré, bien organisé, puisqu'ils font eux-mêmes leur boîte de
08:41conserve, qu'ils mettent sous vide.
08:43Et puis, il y a aussi tout un système de cadeaux.
08:45Donc, quand la livraison s'est bien déroulée, on peut avoir des feuilles à rouler, un grinder pour effriter son
08:53herbe, des joints pré-roulés, des space cakes, des gâteaux de cannabis qui sont vendus.
08:58Ils sont vraiment très créatifs.
09:00Et il y a même un rappeur qui a fait leur publicité.
09:04Oui, le rappeur Mister You a joué les égéries.
09:06Donc, c'était au mois de février, fin février.
09:10Donc, dans une vidéo diffusée sur Snapchat, sur le compte des dealers, ils fument ce produit qui est présenté et
09:17expliquent que c'est de la très bonne qualité.
09:20C'est du très bon.
09:20Voilà, famille.
09:21Bon, pour tous ceux qui me demandent, est-ce que Kaliwit, c'est du lourd ?
09:23Regardez-moi ça, la famille.
09:26Déjà, celle-là, un peu de bulgia, couya.
09:29Ça, c'est la première.
09:30Évidemment, ça n'a pas pu du tout au policier.
09:32Il a été parquisitionné dans la foulée.
09:35Et donc, il doit être jugé dans quelques mois.
09:38Ah, c'est que du lourd, couya.
09:40Dites-moi, c'est quoi les boys ?
09:43La bulgia pour commencer.
09:46Comment font les clients pour commander ?
09:48Ils ajoutent le compte sur leur réseau.
09:52Et puis après, une sorte de messagerie est activée entre les deux utilisateurs.
09:57Et via cette messagerie, les clients peuvent envoyer leurs demandes.
10:01C'est-à-dire, voilà, je voudrais quatre boîtes d'herbes de cannabis.
10:05Voici mon adresse ou une adresse de livraison.
10:08Et tous les échanges se font, en revanche, en cash.
10:12Ensuite, comment se déroulent très concrètement les livraisons ?
10:15Comment arrive la drogue après chez les clients ?
10:17Le mode de livraison le plus commun, c'est la voiture type VTC, type berline.
10:23Ça permet de pouvoir circuler dans Paris, de pouvoir circuler en banlieue de manière beaucoup plus discrète.
10:29Et de pouvoir surtout justifier de ces déplacements, s'il y a un éventuel pépin.
10:34Ils peuvent prétendre en tout cas être en train de faire une course.
10:36Donc, c'est plus discret.
10:37Est-ce qu'en discutant avec les policiers ou des proches des dealers, vous avez pu entendre des histoires surprenantes
10:42de deals, de cette façon, à la mode Uber ?
10:45Oui, je pense immédiatement à celle de ce jeune homme de 23 ans, embauché pour 400 euros par jour via
10:51le réseau social Snapchat.
10:53Il a été dans les Yvelines pour une livraison un peu particulière.
10:57C'était pour un anniversaire.
10:58Donc, dans son coffre, au moment où les policiers l'ont attrapé, de la cocaïne, du shit, mais aussi un
11:04gâteau anniversaire au cannabis.
11:06Bien emballé, avec un bon appage, une jolie boîte, du ruban autour pour bien présenter la chose.
11:13Comme on peut les acheter dans une vraie boulangerie pour un anniversaire.
11:20On a vu le marketing sur Snapchat.
11:23Les dealers vont jusqu'à organiser des jeux, des tombolas.
11:27C'est vrai ?
11:28C'est vrai, des tombolas.
11:29Ce n'est pas les seuls à le faire.
11:31Ce sont des choses qui ont été vues aussi à Grenoble, à Marseille.
11:34Donc, des tickets sont livrés.
11:36Les clients participent à la tombola, achètent un ticket.
11:39Et là, récemment, il y a quelques jours, il y a eu un gagnant.
11:42Donc, même plusieurs gagnants.
11:43Au moins, trois lots ont été distribués.
11:44Donc, c'est des grosses quantités de hachiches, de cannabis, des joints pré-roulés, des gâteaux.
11:52Enfin, une sorte de goodies sont envoyés également aux gagnants de ces tombolas.
11:57Pourquoi ils font ça ?
11:58Pour fidéliser la clientèle et pour montrer qu'ils sont bons commerçants, qu'ils gâtent leurs clients les plus fidèles.
12:04On sait combien il y a de clients ?
12:06On sait qu'il y avait à peu près 200 clients par jour, quotidiennement, sur le point de vente.
12:11On imagine que c'est à peu près autant ou plus.
12:13C'est compliqué d'avoir une estimation.
12:16Les dernières estimations, c'était au moins 7000 euros de bénéfices par jour.
12:19Au niveau de l'organisation du travail et du personnel, on va dire, comment les dealers se sont adaptés ?
12:25Il y a eu beaucoup de turnover, comme dans n'importe quelle entreprise en difficulté.
12:30C'est-à-dire qu'on vire les dealers un peu trop connus des services de police.
12:36On en embauche d'autres, d'autres villes, un peu plus âgés, qui ont un petit peu plus d'expérience.
12:41On élargit les horaires.
12:43Enfin bref, on trouve une organisation de travail beaucoup plus flexible et plus rapide, neuve en tout cas.
12:52Donc ils se sont adaptés comme des vrais patrons ?
12:53Ils se sont adaptés comme des vrais patrons, dans une situation où il faut restructurer l'organisation,
12:58organiser une sorte de plan social et relancer l'activité.
13:03Denis Courtine, le fait que le deal soit de plus en plus sur Internet, sur Snapchat, on vient de le
13:07voir,
13:08qu'est-ce que ça change pour les policiers du Val-de-Marne ?
13:10Il y a différents services de police qui vont avoir leur spécificité dans le travail.
13:14Il y a les policiers de sécurité publique qui travaillent au quotidien pour essayer justement de faire en sorte
13:20qu'il y ait le moins de nuisance possible pour les riverains, donc à démanteler les réseaux de vente.
13:25Et il y a des services plus spécialisés de sécurité publique ou de PJ qui, eux, vont travailler sur le
13:30long terme
13:31et qui vont essayer de démanteler les centres d'appel, les fameux call centers.
13:35Ça veut dire que la police aussi, elle, doit muscler, on va dire, son travail sur Internet ?
13:40La police est obligée de travailler sur Internet aujourd'hui.
13:42Il y a un nombre d'affaires qui sont résolues grâce, justement, Internet, qui sont hallucinantes.
13:47Justement, Snapchat, c'est aussi une base d'informations qui est exceptionnelle pour la police.
13:54On nous décrit le réseau sur Snapchat, quoi.
13:56Donc forcément, ça prend aujourd'hui une place prépondérante dans le travail de la police au niveau judiciaire
14:01pour le trafic de stupéfiants.
14:02Qu'est-ce qui vous intéresse le plus dans cette affaire, Maxime-François, Denis-Courtine ?
14:07De constater la gestion entrepreneuriale de ces dealers, quoi.
14:12Ils gèrent leurs points de vente comme un patron d'entreprise gère son entreprise.
14:16C'est campagne de communication, fidélisation de la clientèle, enfin, nos cités ont du talent, quoi.
14:22Moi, j'ai eu le sentiment qu'il y avait presque un peu du gâchis, parce qu'on sentait que
14:26les gars mettent une telle implication,
14:30une telle intelligence, parfois, c'est bête ce que je veux dire, c'est un métier à part entière.
14:34Il y a un savoir-faire, il y a des horaires de travail, il y a de la disponibilité, il
14:39y a de l'investissement dans le boulot.
14:40Et donc forcément, on se dit que tout ce savoir-faire aurait pu être mis à profit dans un commerce
14:46licite, en fait.
14:46On ne voit pas d'énormes différences. Alors, évidemment, c'est un commerce illicite, c'est du trafic de drogue,
14:52on lutte contre ça.
14:53Mais on ne peut pas s'empêcher de penser que ces compétences-là, elles auraient pu être mises à profit
14:58dans un commerce banal, un commerce licite.
15:01C'est un peu du gâchis de l'exploiter comme ça.
15:08Merci à Denis Courtine et Maxime François.
15:12Code Source est le podcast d'actualité du Parisien, production et montage Jeanne Bouezec, réalisation et mixage Jules Croix.
15:19N'oubliez pas de vous abonner sur votre application préférée, Apple Podcast, Spotify ou encore Deezer.
15:25Pour suivre l'actualité en direct, rendez-vous sur leparisien.fr.
15:29Sous-titrage Société Radio-Canada
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