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A 47 ans, il est l’un des meilleurs apnéistes au monde. Abdelatif Alouach est quadruple champion du monde d’apnée profonde, et c’est grâce à sa passion qu’il est parvenu à surmonter une lourde dépression.

Pour Code source, Abdelatif Alouach raconte son histoire au micro d’Ambre Rosala.

Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Ambre Rosala - Production : Raphaël Pueyo et Barbara Gouy - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network

#abdelatifalouach #apnee #plongee

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Transcription
00:02Bonjour, c'est Jules Lavi pour Codesources, le podcast d'actualité du Parisien.
00:11Le Parisien Week-end a brossé le portrait le 4 août d'un sportif de haut niveau,
00:16un homme qui a surmonté une dépression sévère en se mettant à l'apnée.
00:20Il s'est lancé dans cette discipline sur le tard à 40 ans
00:24et il a réussi à devenir champion du monde d'apnée en eau profonde à 4 reprises.
00:29Abdelatif Alouache a accepté de recevoir chez lui, dans la région de Marseille, Ambre Rosala pour Codesources.
00:45Abdelatif Alouache vit au bord de la Méditerranée, à Martigues, dans les Bouches-du-Rhône, avec sa femme et leurs
00:503 enfants.
00:50Il est très souvent en déplacement, mais je le rencontre chez lui avant qu'il ne parte en Corse pour
00:55son activité d'apnéiste.
00:57Abdelatif est né le 9 août 1976 en Algérie, à Alger.
01:02Il a deux petites sœurs et ils sont élevés par leur mère, infirmière à l'hôpital,
01:06car leur père quitte le foyer familial quand Abdelatif a deux ans.
01:10J'ai grandi dans un petit village qui s'appelle Surcouf.
01:14C'est une petite plage, une petite crique enclavée.
01:19Il y a une grande jetée naturelle des rochers qui protègent l'endroit et tous les pêcheurs étaient concentrés là.
01:26On était très très pauvres.
01:28Ma mère gagnait à peine de quoi nous nourrir.
01:32Des chaussures trouées, recousues avec du fil de pêche.
01:36Donc très tôt, dès l'âge de 12-13 ans, il fallait déjà apprendre à se démerder.
01:43Je pêchais des poissons que je revendais au porte-à-porte.
01:48Il suffisait juste d'aller à côté, cueillir un roseau, faire une canne à pêche.
01:52Et en une demi-heure, on avait 2-3 oblades, 2-3 saupes et on se faisait une friture.
01:58Toute ma vie d'enfant, de jeune et d'adolescent a été rythmée par la mère.
02:07À l'adolescence, Abdelatif et ses amis se lancent souvent des défis.
02:11Nager jusqu'aux rochers le plus loin, récupérer le plus rapidement une pièce qu'ils viennent de jeter dans la
02:17mer
02:17ou encore pêcher le plus gros poisson.
02:21Très tôt, j'ai compris qu'en fait, j'avais la particularité d'aller chercher ce que les autres n
02:29'arrivaient pas.
02:30J'étais pratiquement le seul dans le quartier qui était tout le temps dans l'eau.
02:35On m'appelait Cousteau, on m'appelait le sous-marin, on m'appelait le cachalot, on m'appelait le courmorand.
02:42Et c'est comme ça que je suis devenu à moitié amphibien.
02:47Je passais de plus en plus de temps sous l'eau.
02:50Après, ça s'est remarqué et c'est parti comme ça.
02:59En décembre 1991, quand Abdelatif a 15 ans, une guerre civile éclate en Algérie.
03:05Elle oppose le gouvernement algérien à divers groupes islamistes et plonge le pays dans la violence et le terrorisme.
03:11C'est le début de ce qu'on appelle la décennie noire.
03:14L'Algérie souffre aussi d'une grave crise économique et la famille d'Abdelatif, déjà très pauvre,
03:20ne peut pas se permettre de payer des études à tous les enfants de la fratrie.
03:24Seules les deux petites sœurs d'Abdelatif vont à l'université.
03:27Lui préfère faire des petits boulots pour aider sa famille,
03:30alors que la guerre civile continue de faire rage dans le pays.
03:34On sortait le matin de la maison, on s'embrassait très très fort,
03:37parce qu'on ne savait pas si on allait se revoir le soir.
03:40Tu sortais, il y avait une bombe qui éclatait, un attentat et tu y passais.
03:45Et donc il était très très compliqué déjà de gagner sa vie.
03:49Et moi j'avais une énorme chance, parce que moi j'avais la Méditerranée, j'avais la mer.
03:56Et la mer, pour moi c'était une échappatoire.
04:00C'est-à-dire tant que j'étais en mer, j'étais sûr de ne pas avoir un grand risque,
04:05parce que des attentats en mer, il n'y en a pas beaucoup.
04:09Mais aussi la richesse de la mer.
04:12J'y passais quand même des grosses périodes,
04:15où je passais 80% de mon temps à faire de la pêche sous-marine.
04:22Entre mon boulot et ce que j'arrivais à en sortir,
04:27ça me permettait quand même d'avoir un revenu confortable,
04:30pour aider ma maman, aider mes sœurs et vivre décemment.
04:39Au début des années 2000, quand il a une vingtaine d'années,
04:42Abdelatif décide de quitter l'Algérie pour s'installer en France,
04:45avec sa compagne qu'il a rencontrée dans son pays natal.
04:48Ils emménagent à Avignon, dans le Vaucluse,
04:50et ensemble ils ont trois enfants.
04:52Il s'inscrit dans une société d'intérim,
04:55et il trouve du travail à la chaîne,
04:57sur des plateformes frigorifiques,
04:58ou dans des centres de distribution de colis.
05:00Il est enfermé dans des hangars à longueur de journée,
05:03et il n'est pas du tout heureux.
05:06Un jour, je prends le bus,
05:08et en passant dans le bus,
05:09je vois un mec au bord de la route,
05:12sur un chantier de travaux publics,
05:14avec un soleil radieux,
05:16il était appuyé sur un râteau,
05:19et j'ai dit, mais c'est ça que je veux,
05:22c'est être dehors.
05:23Il me fallait de l'horizon,
05:27respirer en plein air,
05:28je ne veux pas être enfermé,
05:30ce que je veux, c'est ça.
05:31Donc je suis allé à l'agence d'intérim,
05:33et j'ai dit, je veux travailler en extérieur,
05:35je ne veux pas être enfermé.
05:36Sa boîte d'intérim lui trouve d'abord
05:38du travail dans une déchetterie,
05:40puis dans le BTP, dans les travaux publics.
05:42Il évolue dans cette branche,
05:43et se forme pour conduire les engins de chantier,
05:46un métier qui lui plaît beaucoup.
05:48Un jour, en 2010,
05:50quand il a 34 ans,
05:51il glisse en sortant de chez lui,
05:53et se fait mal aux genoux.
05:54Il souffre d'une rupture des ligaments croisés.
05:56Il est opéré,
05:58et les médecins découvrent que son autre genou
06:00est lui aussi en très mauvais état.
06:02Leur avis était que de toute façon,
06:05mes articulations étaient trop abîmées
06:07pour que je passe trop de temps
06:09assis dans une machine.
06:11Et en même temps,
06:13je ne pouvais pas trop bouger,
06:15parce que derrière,
06:17ça causait des inflammations,
06:18et je vous gonflais.
06:20Et donc j'avais des restrictions
06:23qui m'interdisaient de rester debout
06:25plus de deux heures,
06:26de marcher plus de deux heures,
06:28de rester assis plus de deux heures,
06:32de porter des charges lourdes
06:34de plus de 20 kilos.
06:35Plein de restrictions comme ça,
06:38en gros,
06:39j'étais devenu un handicapé.
06:41Ces médecins lui annoncent
06:42qu'il ne peut pas conduire d'engins,
06:43et il ne peut donc plus travailler.
06:45Il ne peut plus faire d'exercice non plus,
06:47lui qui est d'habitude très sportif.
06:49Il se retrouve donc en arrêt maladie,
06:52enfermé chez lui à longueur de journée,
06:54et il tombe en dépression.
06:55Pour moi, ma vie était,
06:58voilà, c'était très très dur pour moi,
07:00très très dur pour ma famille.
07:03Quand il y a quelqu'un chez toi
07:05qui est hyper actif,
07:07et que du jour au lendemain,
07:08il ne quitte plus le canapé,
07:10je suis arrivé quand même à un poids
07:12de 129 kilos,
07:14je n'arrivais pas à marcher
07:16à marcher 200 mètres, 300 mètres.
07:19Je n'arrivais plus à marcher.
07:21En tout, Abdelatif prend une cinquantaine de kilos.
07:24Puis un jour,
07:25après de longs mois à broyer du noir,
07:27il décide de reprendre une activité sportive
07:29contre l'avis des médecins.
07:31Il se remet petit à petit à courir,
07:33puis à nager.
07:35En 2014,
07:36quatre ans après sa chute
07:37et le début de son arrêt de travail,
07:39Abdelatif fait une formation
07:41pour devenir chef de chantier,
07:42un métier plus adapté à sa condition physique.
07:45Il envoie ensuite un CV
07:46à une entreprise de travaux publics
07:48à Martigues,
07:49dans les Bouches-du-Rhône,
07:50qui accepte de l'embaucher.
07:52Abdelatif et sa famille
07:53déménagent alors à Martigues,
07:55au bord de la Méditerranée.
07:57Je rêvais de vivre à Martigues.
07:59C'est la Venise provençale.
08:02Et on me dit,
08:03ben oui,
08:04c'est possible.
08:05Et du coup,
08:05tu bosses à Martigues,
08:07tu vis à Martigues.
08:09Et c'était comme dans un rêve.
08:12J'étais sur les bords de la Méditerranée.
08:14Je sortais du boulot,
08:16je mettais ma combinaison,
08:17j'allais dans l'eau.
08:18C'est extraordinaire.
08:19À côté du travail,
08:21Abdelatif reprend la pêche sous-marine.
08:22En 2017,
08:24pour améliorer ses performances
08:25et plonger encore plus profond,
08:27il décide de s'inscrire
08:28à un stage d'apnée
08:29avec un professionnel.
08:31Donc, je me prépare,
08:33je m'entraîne,
08:34je commence vraiment
08:34à perdre du poids,
08:35à devenir vraiment athlétique,
08:37mais je ne suis pas vraiment
08:38au top de ma forme.
08:40Et je fais mon tout premier stage d'apnée.
08:44Et le mec, il me dit,
08:45tu es talentueux,
08:47tu as d'énormes possibilités.
08:49Si tu t'y mets sérieusement,
08:51il y a des chances
08:52qu'on se retrouve
08:52à un championnat du monde.
08:55Abdelatif décide
08:56de se lancer dans l'apnée.
08:57Il s'entraîne
08:58et découvre
08:58les différentes disciplines
08:59de ce sport.
09:00Il se passionne pour la brasse,
09:02qui consiste à nager
09:03le plus de distance
09:04et le plus longtemps possible
09:05sous l'eau.
09:06Il fait des progrès fulgurants,
09:08perd du poids,
09:09reprend confiance
09:10et sort de sa dépression
09:12au fil des entraînements d'apnée.
09:14En 2018,
09:15il participe
09:16à sa première compétition
09:17d'apnée à Nice,
09:18le Nice Abyss Contest.
09:20Il n'a pas l'équipement adéquat,
09:22et se présente
09:23avec ses vêtements
09:23de pêche sous-marine
09:24pour participer
09:25à l'épreuve
09:26de brasse en apnée.
09:27Tout le monde rigolait.
09:29C'était juste un sketch.
09:31Il regardait le mec
09:32arriver en masque
09:33avec une tenue
09:34de chasse sous-marine,
09:35avec 3 ou 4 kg de plomb,
09:38avec une technique horrible.
09:41Une semaine après,
09:42je reviens
09:42au championnat de France.
09:43je fais 66 mètres
09:46à la brasse
09:47et quelques,
09:49je crois,
09:50deux semaines après
09:51les championnats de France,
09:52je reçois un petit coup de fil
09:53et on me dit
09:55Abder,
09:56on voulait te demander
09:57est-ce que ça te dirait
10:00de faire de la compétition
10:01à l'international ?
10:03Est-ce que ça te dirait
10:03d'être en équipe de France ?
10:06Et c'est parti comme ça.
10:08La même année,
10:09il fait sa première sélection
10:11en équipe de France.
10:12Il ne concourt
10:12plus seulement en brasse
10:13et fait désormais
10:14des compétitions
10:15d'apnée profonde.
10:16Il doit s'immerger
10:17le plus profond possible
10:18avant de remonter
10:19à la surface
10:20sans avoir le droit
10:21de toucher le fil
10:22qui guide l'apnéiste.
10:24Il enchaîne les compétitions
10:25et décide d'arrêter
10:26de travailler
10:27pour se concentrer
10:28seulement sur l'apnée.
10:29Il devient l'un
10:30des meilleurs apnéistes
10:31au monde
10:32et le 25 juin 2021,
10:34il participe
10:35au championnat de France
10:36d'apnée en profondeur
10:37dans l'optique
10:38de battre un record du monde.
10:42J'ai fait le record du monde
10:44à 115 mètres
10:46en bipalme
10:47en 4 minutes.
10:49Donc j'ai gagné
10:505 mètres de profondeur
10:51et j'ai gagné
10:5240 secondes
10:53en temps d'apnée.
10:54C'était juste
10:56gigantesque.
11:04Il y a la célébration
11:06avec tout le monde
11:07et après
11:08il y a les larmes
11:09derrière
11:10qui montrent
11:11toute la joie
11:12et le bonheur
11:13qu'il y a.
11:15Après,
11:16l'objectif suivant
11:18c'était
11:19les championnats du monde.
11:26après plusieurs mois de repos,
11:28Abdellatif reprend
11:29les entraînements
11:29en vue des prochains championnats
11:31qui auront lieu
11:31pendant l'été.
11:33Il fait sa toute première plongée
11:34de l'année
11:34en avril 2022
11:35et au moment de remontée,
11:38il a un accident
11:38de décompression.
11:40J'ai plongé
11:41et juste à la remontée,
11:43juste quand je suis sorti,
11:45l'accident est survenu.
11:48Je fais un AIT,
11:49un accident
11:51ischémique transitoire
11:52comme c'était
11:53en début de saison.
11:54Ma cage thoracique
11:55n'était pas assez souple.
11:57J'ai pris un peu
11:58trop d'air.
11:59L'air a déchiré
12:00mon poumon.
12:01Il y a une petite bulle
12:01qui est passée
12:02dans les vaisseaux
12:03et c'est ce qui a créé
12:05l'accident ischémique.
12:07Je perds l'usage
12:09de mon bras droit,
12:11je perds l'usage
12:12de la parole,
12:13je perds un petit peu
12:14la vue
12:14pendant quelques minutes.
12:16On m'évacue
12:17à l'hôpital,
12:18je suis hospitalisé
12:19pendant 4 jours
12:21je crois
12:22à l'hôpital
12:23et derrière
12:25je passe
12:27deux mois
12:28sans entraînement,
12:30sans pouvoir plonger.
12:32Les gens
12:32qui m'accompagnaient,
12:33les médecins,
12:34les spécialistes
12:34et tout
12:35n'arrêtaient pas
12:36de me dire
12:37Abdel,
12:37il faut que tu réalises
12:39que peut-être
12:41tu ne pourras plus
12:42jamais plonger.
12:43Et là
12:44c'est un choc.
12:45Abdelatif
12:45continue d'y croire.
12:47Après plusieurs semaines
12:48de repos,
12:48il fait des examens
12:49pour savoir
12:50s'il peut replonger
12:51ou non.
12:51Il a le feu vert
12:52des médecins
12:53et il reprend
12:54tout de suite
12:54les entraînements.
12:56Cette année-là,
12:56il revient
12:57à son meilleur niveau.
12:59Cette année-là,
13:00je décroche
13:01trois titres
13:01de champion du monde
13:03et quatre médailles
13:04d'argent,
13:04une médaille de bronze.
13:05Chaque plongée réussie,
13:07chaque grosse performance,
13:10chaque objectif atteint,
13:12c'est toute l'émotion
13:15qui a été bridée,
13:17freinée
13:17pendant des semaines,
13:20voire des mois
13:20qui ressurgit.
13:22Mais aussi,
13:23il y a toutes les images
13:25des jours et des jours
13:26d'entraînement,
13:27de douleur,
13:28de difficulté,
13:29d'éloignement
13:30de sa famille
13:31et à tout
13:32qui défile
13:33au moment
13:34où tu réussis
13:35ta perve
13:35et tu te dis
13:36que tout ça,
13:37ce n'était pas pour rien.
13:39Depuis sa première compétition
13:41en 2018,
13:42Abdelatif cumule
13:43pas moins de six titres
13:44de champion de France
13:45et cinq
13:46en tant que champion du monde.
13:48Mais pour lui,
13:49il n'y a qu'une seule victoire
13:50qui compte.
13:51La victoire sur la vie,
13:54de réaliser mon rêve,
13:56de faire ce que je sais faire de mieux
13:57dans ce que j'aime,
13:59je pense qu'il n'y a pas
14:00meilleure victoire.
14:02Ce n'est pas de gagner une médaille.
14:05Je veux dire,
14:05quand tu es né
14:06sur une cric,
14:08j'ai grandi autour de moi
14:10de drogue,
14:11alcool,
14:13banditisme,
14:14meurtre,
14:14la moitié de mes camarades
14:16de classe
14:17avec qui j'ai grandi en Algérie
14:18sont morts
14:19pendant la décennie noire
14:20en Algérie,
14:21soit en attentat,
14:22soit en tant qu'ils sont
14:23convertis en terroristes.
14:24Je suis fier
14:26du chemin
14:26qu'a pris ma vie.
14:28Je suis fier
14:30de ne pas avoir
14:30fini alcoolique.
14:32Je suis fier
14:32de ne pas avoir fini
14:33toxico.
14:34Je suis fier
14:35de ne pas avoir fini
14:36six pieds sous terre.
14:38La plus belle victoire,
14:40c'est celle-ci.
14:41La réussite
14:42sur la vie.
14:52Ambre,
14:52quand on écoute
14:53l'histoire
14:53d'Abdelatif Alouache,
14:54on se dit
14:54que c'est digne
14:55d'un film
14:56ou d'un roman.
14:56Oui, c'est vrai.
14:57Il m'a d'ailleurs
14:58dit lui-même
14:58qu'il pouvait se reconnaître
15:00dans certains aspects
15:01du film
15:01Le Grand Bleu
15:02qui est sorti en 1988
15:04et qui a été réalisé
15:05par Luc Besson.
15:06Mais à ma connaissance,
15:07jusqu'à maintenant,
15:08il n'a jamais été contacté
15:10pour faire un livre
15:10ou un film
15:11inspiré de son histoire.
15:13À un moment du sujet,
15:13vers la fin,
15:14tu dis qu'il se consacre
15:15à l'apnée,
15:16qu'il arrête de travailler.
15:17À partir de là,
15:18il a vécu de quoi ?
15:19Alors, il a vécu
15:19un temps au chômage,
15:20donc il vivait
15:21de son allocation.
15:22Mais assez rapidement,
15:23il a décidé
15:24de monter son entreprise
15:25et de créer
15:26un centre de formation,
15:27un centre de plongée
15:28en Corse,
15:29à Ajaccio.
15:30Et donc,
15:30depuis deux ans,
15:31depuis 2021,
15:32il est devenu moniteur
15:33et il fait des allers-retours
15:34entre la Corse et Martigues.
15:36Il a 47 ans maintenant,
15:37on le disait.
15:38Est-ce qu'il va pouvoir
15:39faire encore longtemps
15:40de la compétition ?
15:41Non, il m'a dit
15:42qu'il allait continuer
15:43encore quelques années
15:44et ensuite,
15:45il arrêtera la compétition.
15:46Après ça,
15:47il m'a expliqué
15:47qu'il continuerait
15:48à former des plongeurs,
15:50à former des apnéistes.
15:51Et d'ailleurs,
15:52ses deux plus grands enfants
15:53se sont eux aussi
15:54mis à l'apnée récemment
15:55et il espère
15:56que si ça leur plaît,
15:57ils pourront
15:58prendre la relève.
16:00Merci Ambre Rosala
16:02et merci à Chloé Belray
16:03pour son aide.
16:04Code Source
16:04est le podcast quotidien
16:06d'actualité du Parisien.
16:07Cet épisode a été produit
16:08par Raphaël Pueyo
16:10et Barbara Gouy.
16:11Réalisation,
16:12Julien Moncouquiol.
16:13Si vous aimez Code Source,
16:14n'hésitez pas à le dire
16:15en laissant un commentaire
16:16ou des étoiles
16:17sur votre application audio préférée.
16:19Vous pouvez nous écrire
16:20directement
16:21codesource
16:22at leparisien.fr
16:23Et puis,
16:24on vous invite aussi
16:25à aller écouter
16:25le second podcast
16:26du Parisien,
16:27Crime Story,
16:28une nouvelle affaire criminelle
16:30chaque samedi
16:30dans Crime Story.
16:31C'est parti.
16:31C'est parti.
16:32C'est parti.
16:32C'est parti.
16:32C'est parti.
16:32C'est parti.

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