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Jonathan Anguelov, 38 ans, entrepreneur français à succès est aujourd’hui un patron multimillionnaire. Adolescent, rien ne le prédestinait pourtant à cette vie-là. Jonathan est alors placé par l’Aide sociale à l’enfance et ballotté entre différentes familles d’accueil. Il réussit à investir très jeune dans l’immobilier puis co-fonde une start-up de téléphonie qui devient en 2021 la seizième licorne française, valant plus d’un milliard de dollars.
En savoir plus: https://www.leparisien.fr/paris-75/denfant-place-a-magnat-de-limmobilier-a-paris-le-fabuleux-destin-de-jonathan-anguelov-08-03-2025-ER6EVELGR5HEREPDQVLR3HCLK4.php?at_medium=sl&at_campaign=345
Crédits.
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Barbara Gouy - Production : Thibault Lambert, Clara Garnier-Amouroux - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Musiques : François Clos, Audio Network.
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00:02Bonjour, c'est Jules Lavi pour Codesource, le podcast d'actualité du Parisien.
00:12Le 8 mars, le Parisien a fait le portrait d'un homme d'affaires, cofondateur d'une licorne,
00:17une entreprise valorisée à plus d'un milliard de dollars. Jonathan Goloff a 38 ans, il a cofondé
00:23en 2014 la société Aircall, spécialisée dans la téléphonie d'entreprise. Son parcours est
00:29singulier. Quand il était enfant, Jonathan Goloff a été pris en charge par la DAS, aujourd'hui
00:33appelée l'ASE, l'aide sociale à l'enfance, parce que sa mère n'était à un moment plus
00:38en mesure de bien s'occuper de lui. L'entrepreneur raconte son histoire dans un livre qui vient
00:43de paraître, intitulé « Rien à perdre », et il témoigne aujourd'hui dans Codesource
00:48au micro de Barbara Gouy.
00:58Je rencontre Jonathan un matin, il est souriant dès qu'il m'ouvre la porte de chez lui et
01:03il est plein d'énergie. Il a un très bel appartement avec vue sur la tour Eiffel.
01:09Jonathan est né le 19 novembre 1986 et quand il était petit, il n'habitait pas très loin
01:15d'ici, dans le 15e arrondissement de Paris. Il n'a jamais connu son père et sa mère
01:20est arrivée en France, de Bulgarie, quand elle avait 18 ans. Elle est mannequin et elle
01:26a créé une agence de mannequinat quand Jonathan était encore un enfant. Il grandit seul avec
01:31elle.
01:35On était une famille de la classe moyenne, on avait les moyens de partir en vacances,
01:41enfin, c'était une vie à peu près normale que la classe moyenne française est censée
01:45pouvoir se permettre.
01:46En 1994, Jonathan perd sa grand-mère qui habite en Bulgarie. Elle s'est suicidée.
01:53Tout ce que j'ai su, c'est qu'elle s'était jetée par la fenêtre de son appartement et
01:57du coup, ma mère, suite à ça, qui était relativement proche, et puis c'est normal,
02:01quand on perd sa mère, je pense que c'est un choc. À partir de ce moment-là, ma maman
02:05est un peu tombée dans une sorte de dépression. Elle se laissait un peu plus aller, elle pensait
02:10beaucoup à ça. Elle me disait qu'elle rêvait beaucoup d'elle. Les années passent et c'est
02:14difficile. Je vois ma maman changer de visage, changer d'attitude et commencer à faire
02:18confiance à des gens qu'il ne faut pas, commencer à beaucoup sortir. Et finalement,
02:24fin des années 90, elle rencontre un monsieur à qui elle fait confiance. Elle lui confie
02:30tout son argent, tout ce qu'elle a pratiquement. Et cette personne disparaît avec l'argent.
02:35Et donc, du jour au lendemain, ma mère n'a vraiment plus rien et elle se retrouve dans
02:38une situation qui est terrible. C'est une situation d'avoir eu de l'argent, ne plus
02:42avoir rien du tout et croire que potentiellement, on va récupérer cet argent en écrivant à
02:47ce monsieur. Il communique par mail, il communique par téléphone, il essaye de se parler. C'est
02:53toujours compliqué. Parfois, il lui renvoie un petit peu d'argent et en fait, il la maintient
02:56comme ça dans un état végétatif pendant des années où elle a l'espoir de récupérer
03:01cet argent alors qu'elle ne le récupérera jamais. Et ça a été une descente, une lente
03:05descente aux enfers pour elle à partir de ce moment-là.
03:09A cette période, elle sombre dans l'alcool et fume du cannabis. Cet homme qui l'a
03:13arnaqué, l'a aussi dénoncé aux impôts.
03:15Et elle se retrouve en plus avec un gros contrôle fiscal. Ils vont venir un matin, ils vont saisir
03:21tout ce qu'on a, ils vont me placer en famille d'accueil, à l'aide sociale à l'enfance,
03:27en foyer, etc. Et en fait, à partir de ce moment-là, c'est la descente aux enfers un peu
03:32plus rapide,
03:33où elle tombe complètement dans une dépression profonde. Elle ne fait plus rien, elle ne sort
03:37plus de chez elle. Je ne suis plus à l'appartement, donc elle n'a plus rien particulièrement dans
03:42l'appartement. Elle achète un canapé libre pour mettre dans mon ancienne chambre et dans
03:47l'autre pièce. Et elle commence à louer les chambres. Elle vit avec d'autres personnes et
03:52là, ça devient très compliqué. Et moi, je fais ma vie en famille d'accueil. Je suis un peu
03:57livré à moi-même. Je rentre la voir une semaine sur deux le week-end. Je voyage d'une heure
04:02et demie à l'aller, une heure et demie retour pour venir la voir. Quand je viens à Paris,
04:06je dors par terre. Dans le salon, je m'installe des couches de couettes les unes au-dessus des
04:12autres, de vieilles couvertures en laine de l'époque communiste de ma mère en Bulgarie.
04:18Je vous jure, voir sa mère ne pas avoir les moyens de s'acheter à manger et de voir soulouer
04:24son appartement pour vivre, c'est un truc qu'on ne s'en remet jamais. Quand Jonathan rentre chez sa
04:30mère, un week-end sur deux, il passe beaucoup de temps sur l'ordinateur et il trouve le moyen de
04:36se
04:36faire un petit peu d'argent. À 13-14 ans, c'est le début vraiment d'Internet. eBay commence à
04:45émerger,
04:47Alibaba aussi. Et je me rends compte qu'en fait, ce qui se vend sur Alibaba, à quelques centimes,
04:53notamment des petits bijoux fantasy, peut se revendre quelques euros sur eBay. Et du coup,
04:59je me dis, je vais acheter des centaines de petits bijoux comme ça sur Alibaba. Et en fait,
05:07ça se vend. Alors je ne gagne pas grand-chose, je gagne 500, 600 euros par mois, mais j'ai
05:1114 ans.
05:11Il faut le voir, j'ai 14 ans, je fais un peu de marge, je stocke ça dans la cave
05:16de
05:16ma mère. Et à 19 ans, j'ai économisé quand même pas mal d'argent parce que j'ai quand
05:21même travaillé
05:22aussi tout ce temps-là. En parallèle de mes études, j'ai 14 ans et demi. À la fin des
05:28cours,
05:29moi je vais, je livre des pizzas, je livre des journaux à la sortie du métro ou à la sortie
05:35du
05:35RER. Je suis serveur, je suis caissier. Et tout ça, à chaque centime, je l'économise. J'apprends à vivre
05:42avec un euro par jour globalement. Et à 18 ans environ, j'ai une dizaine de milliers d'euros
05:48en poche. Et je me dis, mais en fait, il faut que j'achète un appartement, il faut que je
05:51fasse
05:51quelque chose. Je fais un prêt de 20 000 euros, je mets mes 10 000 euros en plus. Ça me
05:57permet
05:57d'acheter mon premier appartement. C'est en 2006 qu'il achète ce premier appartement.
06:01Une petite chambre de bonne dans le 10e arrondissement de Paris. Et je la rénove après avec mes compétences
06:08qui sont globalement proches de zéro. Et quand je la mets en location, en fait, c'est
06:12exceptionnel. Je me rends compte qu'en fait, il y a une demande folle sur ce genre de bien
06:16pour des étudiants, des gens qui viennent travailler à Paris, etc. Et ça marche très
06:20bien. Et donc, je les enchaîne comme ça et j'en avais acheté 10 en 4 ans, 4-5 ans.
06:25En parallèle, Jonathan commence des études qui ne lui plaisent pas. Mais il intègre
06:30finalement une prestigieuse école de commerce, l'ESCP. La journée, il va étudier à l'école
06:36et le soir, il s'occupe de son patrimoine immobilier.
06:40Le soir après l'école, je vais visiter des apparts, je vais sur mes chantiers d'appartement.
06:47Je commence à faire du Airbnb. C'est le début de l'Airbnb. On est dans les années 2012.
06:512011-2012, c'est exceptionnel. Airbnb est en train d'arriver à Paris.
06:55Tous mes appartements, je les switch en Airbnb. Donc, en fait, je double les sommes que je
06:59gagnais, voire triples certaines fois. Et c'est un peu l'âge d'or de mon immobilier,
07:05en tout cas à petite échelle, parce que je suis jeune. Mais c'est exceptionnel parce
07:08que, en fait, je peux tout me permettre à ce moment-là et c'est cool.
07:12En quelques années, il arrive à subvenir à ses besoins et il peut arrêter de faire
07:16ses petits boulots tout en aidant sa mère financièrement. Ses appartements lui rapportent
07:20assez.
07:21J'ai 4-5 000 euros par mois de revenus qui viennent de mes locations. Je n'ai plus
07:26à avoir honte de mon passé. J'en parle quand même pas. Mais je m'invente une vie d'un
07:33gamin débrouillard qui s'est acheté des appartements. Et en fait, j'ai autant d'argent,
07:38si ce n'est plus d'argent que la plupart de mes copains étudiants. Et j'ai un loyer
07:43miséreux, je crois. J'avais entre 500 et 1000 euros par mois de loyer entre mes 18 et
07:48mes 26 ans. Et donc, ça va. Je ne me débrouille pas trop mal à ce moment-là.
07:54Avec son diplôme de l'ESCP en poche, Jonathan trouve facilement un travail à Londres au début
07:59des années 2010.
08:00Je suis dans une boîte de trading et là, ça ne me plaît pas du tout. C'est le monde
08:05corporate. C'est le monde... Toi, tu es un junior, donc tu te tais, tu ne peux rien dire.
08:10Tu dois lécher des bottes pour monter. Enfin, c'est insupportable. Ce n'est pas du tout
08:13mon monde. Je ne me reconnais pas du tout là-dedans. J'ai à Paris mes appartements
08:17qui marchent très bien. Et à Londres, je vois que oui, je peux gagner beaucoup d'argent.
08:21Mais je ne sais pas, ça ne me fait pas rêver. Je ne suis pas dans mon monde.
08:25Je suis dans un... J'ai l'impression d'être dans un bain avec des requins et des crocodiles.
08:31Et juste, je ne suis pas à l'aise de nager là-dedans. Et je me dis que je ne
08:35serai
08:35pas le meilleur là-dedans. Et je me dis, en fait, il faut que je rentre à Paris.
08:39Il faut que je rentre à Paris. Il faut que je change de vie.
08:42Et je quitte tout du jour en demain. Mais quand je dis du jour en demain, c'est vraiment
08:45du jour en demain. Je quitte mon job à Londres un mercredi, je crois.
08:50Et je suis vendredi soir avec mes valises dans le train, dans l'Eurostar pour rentrer à Paris.
08:58En rentrant à Paris, Jonathan décide de monter sa propre entreprise.
09:02En 2014, il trouve des associés et il lance Aircall, une start-up qui propose une solution
09:08de téléphonie innovante pour les entreprises.
09:11Et là, je suis heureux. Là, je suis heureux. Je découvre un Jonathan qui aime travailler.
09:15Je découvre un Jonathan qui, il est à 22h devant son écran au bureau. Et il aime ça.
09:22C'est pas le Jonathan des stages qui, à 18h, pétante, je me levais et je me tirais
09:27parce que je ne supportais pas ce job, quoi. Et là, je découvre que j'aime ce que je fais.
09:34Je peux vous dire que c'est assez choquant parce que j'ai quand même 26 ans à ce moment
09:40-là.
09:41Et en fait, j'avais jamais connu un truc où quand je suis assis à mon bureau, j'aime
09:49ce que je fais et le temps passe très vite. Et en fait, tous les soirs, je rentre tard
09:54parce qu'en fait, je n'ai jamais le temps de finir. Et ça, c'est passionnant.
09:57Et à ce moment-là, je dis, c'est bon. Ma voie, elle est là, quoi. Ma voie, elle est
10:00là-dedans.
10:01C'est très difficile. Mais notre chiffre d'affaires croit quand même relativement vite.
10:07Aircall continue de se faire connaître, notamment grâce à la presse qui commence à parler d'eux.
10:12Pourtant, les solutions proposées par l'entreprise ne sont pas parfaites.
10:15Les premières années, les clients se plaignent notamment de la qualité des appels.
10:19Mais en 2018, ils parviennent à résoudre leurs problèmes et Aircall se fait une véritable place sur le marché.
10:25La même année, Jonathan perd sa mère.
10:28Elle décède de tous ses excès de sa vie, de l'alcool, de la cigarette, les joints, la drogue, quoi.
10:38Et tous ses excès, elle l'ont amené à décéder malheureusement à 66 ans d'un AVC
10:42avec un cancer métastasé un peu partout, beaucoup de métastases partout.
10:47Et elle meurt globalement en deux mois.
10:49Elle fait son AVC.
10:50Elle est paralysée pendant deux mois.
10:52Deux mois plus tard, elle est décédée.
10:55Et ce qui m'a fait beaucoup de peine et qui m'a un petit peu traumatisé,
10:58c'est à son décès, je vis de l'appartement.
11:00Et je découvre une boîte avec plein d'articles de moi découpés de journaux, de trucs.
11:08C'est des petits articles puisqu'on est au début de l'aventure.
11:09Ça fait quatre ans.
11:11Mais on a quand même pas mal de médias.
11:13Et ça, quand on est tout seul dans l'appartement, je suis par terre.
11:17Je suis dans le salon en train de vider.
11:20Je me souviens de ce placard.
11:21Je vide tout.
11:22Je jette tout.
11:23Et là, je vois cette chemise avec écrit Jonathan dessus.
11:27Et en fait, je me rends compte qu'elle était fière.
11:29Et c'était un truc qu'elle ne m'avait jamais dit.
11:31Et en fait, elle l'était, quoi.
11:33Après la mort de sa mère, Jonathan cherche à avoir des réponses sur son père,
11:37sur lequel il n'a aucune information.
11:40Donc il fait un test ADN pour connaître ses origines.
11:43Je découvre qu'en fait, je suis à moitié libanais.
11:45Je suis 50% libanais.
11:47Donc j'ai un papa libanais.
11:49Donc évidemment, je ne sais pas qui c'est.
11:51Je ne saurais jamais qui c'est.
11:53Et ce n'est pas grave, parce que je n'ai pas envie de toute façon de m'immiscer dans
11:57une famille.
11:58Mais au moins, je sais un peu une petite partie de mon histoire qui était jusque-là inconnue.
12:05Jonathan continue de travailler d'arrache-pied pour Aircall.
12:08Et en juin 2021, Aircall lève 120 millions de dollars,
12:12ce qui fait d'elle une licorne, une entreprise valorisée à plus de 1 milliard de dollars.
12:17La nouvelle tombe, quoi.
12:19Et je me dis, waouh, waouh, waouh, le petit enfant de la DAS, là.
12:24Eh bien, c'est possible, en fait.
12:27Et je ne m'y attendais pas.
12:29Et à la fois, je savais que ça allait arriver,
12:31parce qu'on faisait tout pour réussir notre pari.
12:34Et on travaillait tellement, que ce soit nous avec la société
12:38ou les équipes qui nous entouraient.
12:40Il y avait une puissance de travail incroyable chez Aircall.
12:45Mais quand ça arrive, évidemment,
12:48on se retrouve du jour au lendemain
12:50à faire la une de journaux,
12:53à avoir des gens même qui me reconnaissaient dans la rue et tout.
12:56Je n'étais pas du tout habitué à ça.
12:59Mais l'aventure doit continuer.
13:00On est en 2021.
13:01Oui, c'est cool d'être une licorne et d'être valorisé 1 milliard.
13:04Mais maintenant, il va falloir aller valoriser 2 milliards, 3 milliards, 10 milliards.
13:08Et donc, en fait, l'aventure continue.
13:10Et je vais continuer à bosser.
13:12Et en plus, je vois qu'autour de moi,
13:14les gens veulent investir à mes côtés.
13:17Donc, moi, j'adore ça.
13:19Et donc, ça me fait plaisir de continuer cette aventure.
13:23Aircall continue de grandir.
13:25Mais fin 2023, Jonathan décide de quitter ses fonctions
13:28tout en restant actionnaire.
13:30Il estime devoir passer la main pour le bien de son entreprise.
13:34Et il veut aussi se concentrer sur son autre activité, l'immobilier.
13:38Pendant ses 10 ans chez Aircall, Jonathan a continué à investir.
13:42Je veux créer une des plus grosses foncières de France
13:49en étant parti avec des chambres de bonnes, finalement.
13:52Je veux créer un groupe hôtelier.
13:55Je ne suis pas à l'abri de créer autre chose dans la tech,
13:58de créer un accélérateur, un incubateur.
14:01J'ai plein d'idées dans la tête et plein de trucs qui me trottent.
14:04Il faut juste que je les structure et que je prenne le temps de faire chaque chose
14:08parce que j'ai peu de temps pour moi aujourd'hui.
14:10J'ai surtout...
14:11En fait, j'ai cette chance d'être passionné par mon travail,
14:13passionné par ce que je fais.
14:15Et donc, je n'arrive pas à déconnecter du boulot,
14:19mais je n'y arrive pas parce que je ne veux pas.
14:22Mais en fait, je suis comme un enfant.
14:25J'ai toujours plein d'idées dans la tête,
14:28plein de choses que je veux faire.
14:29Et ça viendra au fur et à mesure.
14:31Je ne suis pas pressé.
14:40Barbara, on a bien compris que Jonathan Gelhoff est accro au travail.
14:44Est-ce qu'il arrive malgré tout à avoir une vie personnelle ?
14:46Oui, il m'a dit qu'il s'était fiancé il y a quelques mois.
14:49Et il m'a aussi dit qu'il a beaucoup d'amis et qu'il les voit régulièrement.
14:52En fait, il a toujours eu une règle.
14:54La semaine, il travaille.
14:55Mais par contre, le week-end, le vendredi soir ou le samedi soir,
14:58il va avoir des amis et il déconnecte totalement.
15:01Par contre, dès le lendemain, il reprend le travail.
15:04Je redonne le titre du livre de Jonathan Gelhoff.
15:07C'est « Rien à perdre » aux éditions Alizio.
15:10Merci Barbara Gouy et merci à Vincent Mongaillard pour son aide.
15:14Cet épisode de Côte-Source a été produit par Thibaut Lambert
15:16et Pénélope Gualkirotti, réalisé par Julien Moncoucciol.
15:20N'oubliez pas le second podcast du Parisien,
15:23Crime Story, avec une nouvelle série inédite,
15:25disponible 6 épisodes consacrés au mystère de la tuerie de Chevaline.
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