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Les braqueurs qui s’étaient introduits en octobre 2016 dans l'hôtel parisien de Kim Kardashian pour lui voler environ 9 millions d’euros de bijoux ont été condamnés ce vendredi 23 mai à des peines allant jusqu’à 3 ans de prison ferme. Le procès a notamment été marqué par la venue de la star américaine au Palais de justice de Paris. Code source vous avait déjà raconté le 12 mai dernier le début de ce procès très médiatique. Aujourd’hui, récit des derniers jours d'audience avec notamment la venue de Kim Kardashian au Palais de justice, raconté par Pascale Egré, grand-reporter au service police-justice du Parisien.
Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Barbara Gouy - Production : Thibault Lambert, Orianne Gendreau, Clara Garnier-Amouroux, Raphaël Pueyo, Pénélope Gualchierotti - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network.
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NewsTranscription
00:02Bonjour, c'est Thibault Lambert et vous écoutez Codesource, le podcast d'actualité du Parisien.
00:12La cour d'assises de Paris a rendu son verdict le vendredi 23 mai dans l'affaire du braquage de
00:18Kim Kardashian,
00:19survenue dans la capitale dans la nuit du 2 au 3 octobre 2016.
00:24Les papy braqueurs qui s'étaient introduits dans l'hôtel parisien de la Star pour lui voler l'équivalent de
00:309 millions d'euros de bijoux
00:31ont été condamnés à des peines allant jusqu'à 3 ans de prison ferme, des peines moins lourdes ont été
00:38prononcées contre des complices.
00:39On vous avait déjà raconté le 12 mai dernier dans un épisode de Codesource le début de ce procès très
00:45médiatique,
00:46Aujourd'hui, on termine le récit de cette audience avec notamment la venue de Kim Kardashian au Palais de Justice.
00:54On raconte tout ça avec Pascal Aigré, journaliste au service police-justice du Parisien, qui a couvert le procès.
01:06Pascal Aigré, le mardi 13 mai à la mi-journée, vous êtes comme chaque jour dans l'enceinte du Palais
01:11de Justice historique de Paris,
01:13sur l'île de la Cité, où se tient ce procès.
01:16Kim Kardashian doit venir livrer son témoignage tant attendu à la cour d'assises.
01:21Quelle est l'ambiance quelques minutes avant la reprise de l'audience ?
01:25C'est l'effervescence absolue dans le Palais de tous les côtés, c'est-à-dire qu'il y a
01:31des centaines de journalistes,
01:33plein de caméras, des appareils photos absolument partout, dans la cour, sur les marches et dans la longue galerie
01:40qui mènent à la cour d'assises, à la salle Voltaire.
01:43La grande question c'est, mais par où va passer Kim Kardashian pour arriver devant la cour ?
01:48Ce qu'on sait assez rapidement, c'est qu'elle va passer par derrière, par la place Dauphine,
01:52qui est la deuxième entrée du Palais, habituellement fermée, pour arriver plus tranquillement.
01:56Vous allez nous raconter sa déposition et la suite de ce procès qu'on avait commencé à résumer
02:02dans un épisode précédent de Code Source.
02:04Rappelons quand même quelques éléments avant de continuer ce récit.
02:07Parmi les 10 personnes jugées par la cour d'assises, 5 sont accusées d'avoir participé directement au braquage.
02:15Deux seulement, confondus par leur ADN, ont admis leur implication.
02:20Younis Abbas, 72 ans aujourd'hui, qui faisait le guet en bas de l'hôtel de la rue Tronchet
02:25et qui est ensuite reparti avec son vélo, avec les bijoux de la Star.
02:30Il en a fait tomber quelques-uns au passage.
02:32Et Aomar Haïd Kedash, 69 ans, soupçonné d'être le cerveau de l'opération,
02:38il est l'un des deux braqueurs qui se sont infiltrés dans la chambre de la Star
02:42et qu'ils l'ont séquestré pour dérober ses bijoux, son téléphone et de l'argent.
02:47On ne sait pas avec certitude qui était l'autre, puisqu'ils étaient cagoulés
02:51et que personne n'a voulu dénoncer des complices pendant l'instruction.
02:55L'enjeu de ce procès, Pascal Aigret, c'est donc de déterminer la responsabilité de chacun
03:00ou son degré de complicité.
03:02La plupart des accusés ont baigné, en tout cas dans le grand banditisme,
03:07pendant plusieurs années, c'est ça ?
03:08Oui, en fait, on a parlé de papy braqueur,
03:12même s'il n'était pas du tout papy à l'époque des faits, il y a 9 ans, en
03:152016.
03:16Ils avaient quand même une soixantaine d'années.
03:18Ce terme a été utilisé parce qu'ils avaient déjà, pour la plupart,
03:22un casier judiciaire assez étoffé et un casier judiciaire avec déjà des condamnations pour braquage.
03:28Et d'un mot, vous le disiez dans le précédent épisode,
03:30ce procès survient 9 ans après les faits, après ce braquage du 3 octobre 2016
03:36et la plupart des accusés apparaissent très affaiblis.
03:40Il y a Omar Haït Kedash qui est devenu complètement sourd
03:43et qui ne peut plus s'exprimer et pour lequel un dispositif spécifique a été mis en place.
03:47Il y a Younis Abbas qui a des problèmes cardiaques,
03:50qu'il y a Didier Dubroque qui lui a une récidive de cancer du poumon
03:55et qui est en chimiothérapie et qui malgré tout a tenu à être présent à l'audience.
03:59Le lundi 12 mai, Abderrahman Watiki, 48 ans,
04:03le veilleur de nuit de l'hôtel Noadres, le premier qui a été surpris par les braqueurs,
04:08vient témoigner à la barre et il raconte que ce braquage a eu de très lourdes conséquences pour lui.
04:13Oui, à l'époque, c'est un érudit, il a fait des études très poussées,
04:16il a projet de terminer sa thèse en sémiologie et en fait, il a son visa d'étudiant qui arrive
04:23bientôt à expiration.
04:25Il entend terminer sa thèse en Algérie où il a une femme et une famille.
04:29Mais cette affaire va tout bouleverser puisqu'en fait, il va être soupçonné d'avoir été l'informateur des braqueurs.
04:37Donc déjà, il va falloir qu'il se défende de ça, de ce soupçon qui devient mondial.
04:43Et puis, il a une obligation de quitter le territoire français, une OQTF,
04:47et il n'obtiendra pas le renouvellement d'un titre de séjour étudiant pour terminer sa thèse.
04:52On en vient donc à cette journée du mardi 13 mai.
04:55En début d'après-midi, Kim Kardashian fait son entrée dans la salle d'audience pour témoigner.
05:01Décrivez-nous son arrivée.
05:02Cette arrivée, elle est très surprenante.
05:03Tout le monde attend, tout le monde est entassé.
05:05Il y a des journalistes serrés comme des sardines sur les bancs de la presse,
05:10sachant qu'il y a une autre salle de retransmission qui a été ouverte spécialement pour les journalistes.
05:15Il y en a plus de 400 qui sont accrédités.
05:18Et puis, on s'attend à la voir arriver seule.
05:21Et non, en fait, c'est un groupe d'une dizaine de personnes.
05:23On cherche du regard, mais comme c'est une femme assez petite,
05:28il y a des gardes du corps, il y a donc des proches.
05:30Il y a sa maman, il y a son avocat américain.
05:33Et on la voit. Elle porte, c'est comme un pied de nez, un collier de diamant,
05:39une bague avec un énorme diamant qui ressemble étrangement à celle que les malfaiteurs lui ont dérobée à l'époque.
05:46Elle a un chignon haut, des escarpins noirs.
05:49Elle est très belle.
05:50Et puis, le président lui demande de venir à la barre.
05:57Kim Kardashian commence par raconter alors sa venue à Paris en octobre 2016.
06:03À cette époque-là, comment ça se passe lorsqu'elle fait des déplacements ?
06:07Est-ce qu'elle est très entourée ?
06:08Non, ce qui est surprenant, c'est qu'on apprend que cette femme,
06:11qui avait déjà à l'époque 180 millions de followers sur les réseaux sociaux,
06:15sur Instagram en particulier,
06:17se promenait parfois seule dans Paris la nuit.
06:19et qu'elle n'avait à Paris qu'un seul garde du corps.
06:22Elle commence par raconter précisément le déroulé de la soirée du 2 octobre 2016,
06:28jusqu'à ce que les deux braqueurs déguisés en policiers
06:31fassent irruption dans sa suite, dans l'hôtel de la rue Tronchet.
06:35Qu'est-ce qu'elle dit en résumé ?
06:36Elle dit qu'elle est terrifiée.
06:37Elle voit deux hommes cagoulés, gantés, surgir dans sa chambre.
06:41On est quand même en 2016,
06:43à une époque où il y a eu beaucoup d'attentats terroristes à Paris.
06:45Elle pense que ce sont des terroristes.
06:47Elle ne comprend pas tout de suite ce qui se passe.
06:48Elle décrit un petit et un grand.
06:50Le petit s'empare de sa bague de fiançailles
06:52qui est en fait sur sa table de nuit.
06:54C'est énorme diamant
06:56qu'un enquêteur décrit comme un carré de chocolat,
06:59tellement il est énorme.
07:00Le plus grand continue à fouiller.
07:02Il trouve sa boîte à bijoux
07:04dans laquelle il y a une vingtaine de très belles pièces.
07:07Ça se passe très très vite,
07:08mais elle a l'impression que ça dure une éternité.
07:10À un moment donné, il la sort de la chambre.
07:12Et puis c'est là qu'elle réalise qu'il y a larmes
07:14et qu'elle se dit qu'elle va peut-être mourir.
07:16Et il la ramène dans la chambre.
07:18Elle hurle.
07:19Et à ce moment-là,
07:20les deux braqueurs veulent la faire taire.
07:23En fait, il décide de la ligoter
07:25et aussi de la baillonner.
07:27Et ils le font avec des serflexes et du scotch.
07:30Pour lui ligoter les pieds,
07:31il la tire vers le bas du lit.
07:34Et en fait, le fait qu'il la tire vers le bas
07:36fait que son peignoir,
07:37parce qu'elle est en peignoir à ce moment-là,
07:40glisse.
07:41Et elle se retrouve dénudée.
07:43Et c'est à ce moment-là qu'elle se dit
07:44« Mes parties intimes sont exposées. »
07:47Elle a très peur d'être violée.
07:48En fait, ce n'est pas du tout
07:49ce que sont venus chercher ces hommes,
07:51mais elle, elle ne peut pas le deviner.
07:54Et il lui referme les jambes
07:55et il les enroule de serflexes.
07:58Il la laisse, elle attend.
08:00Il y a du silence.
08:00Et c'est là qu'elle comprend qu'ils sont partis.
08:02Elle vous paraît émue en racontant tout ça ?
08:04Elle est très émue
08:05parce que raconter, c'est revivre
08:07au moment où elle comprend qu'il y a une arme.
08:09Et au moment où elle redoute un viol,
08:12elle a des larmes qui coulent.
08:13Et on la voit sortir un moussoir
08:15et tamponner ses joues.
08:17C'est très discret,
08:17mais on le sent à sa voix aussi.
08:19Le président en vient à la questionner
08:21sur les conséquences de cette soirée.
08:24Pour elle, qu'est-ce que ce braquage,
08:26cette triste nuit a changé dans sa vie ?
08:28Le traumatisme de ce braquage,
08:30pour le résumer,
08:31c'est sa styliste qui l'a fait le mieux
08:32en disant que Kim,
08:34qui est son amie d'enfance aussi,
08:36a perdu sa liberté.
08:38Sa liberté de porter ses bijoux
08:40quand elle en a envie.
08:41Sa liberté de poster ses déplacements,
08:44ce qui fait partie de son travail,
08:45de son business.
08:46C'est dire où elle est,
08:47quand, à tous ceux qui la suivent.
08:49Et Kim Kardashian explique
08:51que désormais,
08:51elle ne se déplace pas
08:52sans 4 ou 5 gardes du corps,
08:54que même pour s'endormir,
08:55elle a besoin de savoir qu'ils sont là.
08:57Que ses bijoux ne sont jamais gardés chez elle
09:00parce qu'elle a trop peur
09:01que ses bijoux soient là,
09:02parce qu'il y a ses enfants.
09:04Et elle explique aussi
09:05que maintenant,
09:06elle ne poste que
09:08lorsqu'elle a déjà changé d'endroit.
09:11Le président de la cour d'assises
09:13lui demande ensuite
09:14si elle a déjà lu
09:15une lettre que lui avait envoyée
09:16le principal accusé,
09:18Aomar Haïd Kedash,
09:19en 2017.
09:21Racontez-nous ce moment.
09:21Comme elle répond
09:22qu'elle n'a pas lu cette lettre,
09:25le président lui propose
09:26de la lui lire.
09:28C'est une lettre
09:29où Aomar Haïd Kedash
09:31lui demande pardon,
09:33explique qu'il a mesuré
09:34son traumatisme
09:35en l'écoutant
09:36dans une émission de télévision.
09:38Il est à l'époque détenu.
09:40Et quand le président la lit,
09:42Kim Kardashian voit
09:43qu'elle est très émue.
09:44Vraiment.
09:45Le président lui demande
09:46si elle veut réagir.
09:47Et c'est à ce moment-là
09:49qu'elle commence par expliquer
09:50qu'elle veut devenir avocate,
09:52qu'elle croit
09:53en la réhabilitation
09:54des personnes,
09:55des anciens détenus
09:56en particulier,
09:57et aussi
09:58en une seconde chance
10:00pour tout le monde.
10:01Et elle se tourne
10:02vers Aomar Haïd Kedash
10:04et elle lui dit
10:05« Je vous pardonne,
10:08même si cela n'effacera pas
10:10le traumatisme
10:11que j'ai vécu
10:12et qu'a vécu ma famille. »
10:18Pascal Aigret,
10:19le lendemain de l'audition
10:20de Kim Kardashian,
10:21la cour commence à interroger
10:22les accusés sur les faits,
10:24sur le braquage.
10:24Le premier à répondre
10:26aux questions de la cour
10:27est Younis Abbas,
10:2871 ans,
10:30l'un des seuls
10:31qui reconnaît son application.
10:33D'abord,
10:33comment, selon lui,
10:34il s'est retrouvé
10:35dans cette opération criminelle ?
10:37Younis Abbas explique
10:38qu'il a rencontré
10:39Aomar Haïd Kedash
10:41quelques années auparavant
10:42parce que lui,
10:43il est mécanicien
10:45et que c'était pour une histoire
10:46de réparation de voitures
10:47et que c'est donc
10:49Haïd Kedash
10:50qui lui propose
10:51de participer.
10:53Il se trouve
10:54qu'il souhaiterait
10:55racheter ses parts
10:56à son associé.
10:57Il a un petit garage,
10:58il n'a pas d'argent,
10:59les banques,
11:00dit-il,
11:00ne prêtent pas
11:01à ceux qui n'ont pas
11:02déjà de l'argent.
11:04Donc, en fait,
11:05ça tombe bien.
11:06Mais il hésite
11:06parce qu'il a
11:07des problèmes cardiaques
11:08et qu'il doit être
11:09opéré prochainement.
11:10Il dit qu'il entre
11:12dans l'histoire
11:12à reculons
11:13et qu'il pose des conditions.
11:14Il ne veut pas
11:15qu'il y ait d'armes,
11:15par exemple.
11:16Il veut un rôle secondaire
11:18qui est donc
11:19de faire le guet
11:20dans le hall de l'hôtel.
11:21Et comment il se défend
11:22à la barre ?
11:22Il dit qu'il était impliqué
11:23mais qu'il n'était pas
11:24au courant de tout,
11:25c'est ça ?
11:25Oui,
11:26Yoni Sabas,
11:27en fait,
11:27jusqu'où il peut
11:27reconnaître son implication
11:28puisqu'à chaque fois,
11:29il s'agit de ne pas
11:30mouiller les autres.
11:31Donc, lui,
11:32par exemple,
11:32il dit qu'il y en a
11:33deux qui arrivent
11:34qui n'étaient pas prévus
11:35selon lui
11:36dans l'équipe,
11:37qu'il n'est pas très content
11:39parce que ça veut dire
11:39qu'il va falloir partager
11:40le butin à plusieurs.
11:43Donc, il ne reconnaît personne.
11:44Au fil des jours
11:45et des interrogatoires,
11:46la majorité des accusés
11:47continuent de clamer
11:48leur innocence.
11:49C'est le cas
11:50de Didier Dubreuc,
11:5169 ans,
11:52surnommé « yeux bleus ».
11:54Selon l'accusation,
11:55c'est lui
11:55qui est monté
11:56à l'étage
11:57pour séquestrer
11:58Kim Kardashian
11:58avec
11:59Aomar Haït Kedash.
12:01Comment il se défend ?
12:02Il commence par blaguer
12:03en disant
12:04« Mais moi,
12:05Kim Kardashian,
12:06je ne connais pas,
12:06je ne connais que
12:07Kim Basinger,
12:08l'actrice. »
12:10Et ça fait rire
12:10tout le monde.
12:11À part ça,
12:12c'est vrai
12:12qu'il est obligé
12:13de tenir cette position
12:14de « Je n'y suis pas du tout.
12:15Je n'y étais pas,
12:16je ne connais pas ce projet.
12:18Voilà,
12:19il n'y a rien
12:19qui m'incrimine. »
12:20Effectivement,
12:20il n'y a pas d'ADN
12:22contrairement
12:23aux traces
12:24laissées par
12:25Yoni Sabas
12:26et à Aomar Haït Kedash.
12:28Sur les images
12:28de vidéosurveillance,
12:29on ne peut pas dire
12:30« Il est évident
12:31que ça ressemble
12:32à Didier Dubreuc. »
12:34Dans les éléments
12:35qu'il incriminerait,
12:36il y a
12:37de la téléphonie.
12:38Pour l'accusation,
12:39il a un déportable
12:40de guerre,
12:41c'est-à-dire
12:41un déportable
12:42dédié au coût.
12:43Et puis surtout,
12:44un deuxième projet
12:45éventuel
12:46de braquage,
12:47en tout cas pour
12:47les enquêteurs,
12:49c'était un deuxième projet,
12:50dans lequel,
12:51là,
12:51il apparaît
12:52très clairement
12:52puisque notamment,
12:54il va faire
12:54tout un déplacement
12:55en Charente,
12:57maritime,
12:57pour récupérer
12:58une carte grise.
13:00Voilà,
13:01ces éléments-là,
13:02lui,
13:02en fait,
13:03comme on dit en argot,
13:04il chique tout.
13:05Il rejette tout en bloc.
13:07Nié à ce point,
13:08c'est la seule porte
13:10qu'il a de toute façon.
13:11Du côté des autres accusés,
13:12il y a notamment
13:13l'ex-compagne
13:14et le fils du cerveau
13:15présumé de ce braquage,
13:17Cathy Glotin
13:17et Armini
13:18à Etkedash.
13:19La première a passé
13:20de nombreux rendez-vous
13:21pour son époux.
13:22L'autre a conduit
13:23son père à Omar
13:24et un autre braqueur
13:25sur les lieux du crime.
13:26Qu'est-ce qu'ils disent
13:27tous les deux
13:28pour se défendre ?
13:28Cathy Glotin,
13:30c'est quelqu'un
13:31dont on a vu
13:32qu'elle était très généreuse.
13:34Donc,
13:34en fait,
13:35sa défense,
13:36c'est ça.
13:37Moi,
13:38je l'ai aidée,
13:39je ne laisse jamais
13:39les gens dans la panade.
13:41À Omar,
13:42je l'ai aimée
13:42et je l'aimais toujours.
13:44J'étais assez jalouse.
13:45Je l'accompagnais
13:46là où il me demandait
13:47de l'accompagner.
13:48Et puis,
13:49le fils,
13:50lui aussi,
13:51dit avoir tout ignoré
13:52du projet
13:53de vol à main armée
13:54et de séquestration.
13:55Il a un rapport
13:56très, très fort
13:57à son père,
13:59très dévoué.
14:00Il dit
14:00« Mon père m'appelle,
14:02j'arrive. »
14:03Il est chauffeur VTC
14:04et ce soir-là,
14:05son père l'appelle.
14:06Même tard,
14:07lui demande
14:08s'il peut le conduire
14:08quelque part la nuit.
14:09Il y va
14:10et il dit
14:10« Je ne pose pas de questions
14:11et c'est comme ça
14:12que je conçois
14:13le rapport
14:13d'un fils à son père. »
14:15Le lundi 19 mai,
14:16Aomar Haïd Kedash,
14:18dit « Omar le Vieux »,
14:19donc le cerveau présumé
14:20du braquage,
14:21est interrogé
14:22par la cour
14:22et à la barre,
14:23il continue d'infirmer
14:24qu'il n'est qu'un exécutant
14:25et pas le commanditaire
14:27de l'opération.
14:28Depuis le début,
14:30en fait,
14:31à partir du moment
14:31où il a reconnu
14:32sa participation,
14:33il a toujours incriminé
14:34un mystérieux commanditaire.
14:37À un moment donné,
14:38il a sa langue à fourcher,
14:40il l'a appelé Ben.
14:41À un autre moment,
14:43il a dit que ce Ben,
14:45il l'avait connu en prison,
14:46dans les années 80,
14:47que cette vieille connaissance
14:49l'a recontactée,
14:51il l'a revue
14:52dans un bar du Marais
14:53et qu'il lui a proposé
14:56ce coup.
14:57À l'époque,
14:58Haïd Kedash,
14:59il est en galère,
14:59il est donc en cavale,
15:00il n'a plus d'argent,
15:02il est dans une situation
15:02de plus grande précarité,
15:04il accepte pour l'argent.
15:06Donc en fait,
15:06il reconnaît sa participation,
15:08mais sous l'impulsion
15:09donc de ce mystérieux X.
15:11Mais qui serait donc alors
15:12ce mystérieux commanditaire ?
15:14Quand le président lui pose
15:15de la cour d'assises,
15:16David Depas lui pose la question,
15:18il répond qu'il ne peut pas le dire.
15:20Par peur des représailles,
15:21pas pour moi,
15:22mais pour mes enfants
15:23et mes petits-enfants.
15:26Le mercredi 21 mai,
15:28l'avocate générale
15:29qui représente la société
15:30dans ce procès
15:31prend la parole
15:32pour requérir les peines
15:34de chacun des accusés.
15:35Dans ses réquisitions,
15:36elle dit son intime conviction
15:38que tous les accusés
15:39sont coupables.
15:41Quelle peine
15:41est-ce qu'elle demande ?
15:42Pour les participants
15:43au braquage,
15:45dont un n'a pu être jugé d'ailleurs,
15:47donc pour les quatre
15:48qui restent,
15:49elle a requis
15:50dix ans de réclusion criminelle.
15:52Pour le fils chauffeur,
15:55huit ans.
15:56Pour ceux qui sont ensuite
15:58des complices présumés,
16:01donc ceux qui auraient donné
16:02le tuyau,
16:02c'est sept ans.
16:03Pour Cathy Glotin,
16:05c'est six ans de prison.
16:06Ce qu'il faut rappeler,
16:07c'est que les accusés
16:09encourrent la perpétuité
16:11parce qu'ils sont pour la plupart
16:13ce qu'on appelle
16:14en état de récidive légale,
16:16donc des peines criminelles
16:18très lourdes.
16:19En requérant,
16:20elle explique que
16:21dans les éléments
16:22qui permettent d'évaluer
16:23la peine demandée,
16:26il y a la personnalité
16:27et qu'en l'occurrence,
16:28l'état de santé des accusés
16:30compte beaucoup.
16:32Donc d'une certaine façon,
16:33ce sont des peines mesurées,
16:34d'une autre,
16:37envoyer en prison des gens
16:39qui sont dans un état
16:40tel de santé,
16:41ça peut aussi poser question.
16:43Après les réquisitions,
16:44c'est au tour des avocats
16:45de la défense
16:46de plaider les mercredis
16:4721 et jeudi 22 mai.
16:49Pascal Aigré,
16:50les avocats
16:51des deux seuls braqueurs
16:52qui ont reconnu
16:53leur participation,
16:54mettent en avant
16:55l'état de santé
16:56de leurs clients
16:57dans les plaidoiries.
16:58Pour Younis Abbas,
16:59Maître Gabriel Duménil
17:01pose cette question,
17:02allons-nous entendre
17:03le cliquetis des menottes ?
17:05C'est la question
17:06du sens de la peine
17:07et d'une peine
17:07de prison ferme
17:08pour une personne
17:10de cet âge.
17:11Pour Aomar Aïd Kedash,
17:14les plaidoiries
17:15de Maître Chloé Arnoux
17:16et de Maître Berton,
17:18c'est vraiment de dire
17:19qu'allez-vous enfermer
17:21cet homme
17:22invalide à 80%
17:23qui ne peut plus
17:26entendre,
17:26plus parler.
17:28Maître Berton
17:28a cette image,
17:30mettre des hommes
17:32de cet âge
17:32en prison,
17:33c'est les emmurés,
17:34les emmurés vivants,
17:35c'est comme une peine
17:36de perpétuité.
17:37En résumé,
17:38quelle est la ligne
17:39de défense
17:39des autres avocats,
17:41ceux qui défendent
17:41les accusés
17:42qui clament leur innocence ?
17:43Vraiment,
17:44leur but,
17:44c'est d'obtenir
17:45l'acquittement
17:45de ceux qui le défendent
17:46et notamment pour ça,
17:48ils attaquent
17:49à la fois
17:50la réquisitoire
17:51de l'avocate générale
17:52et la qualité
17:53de l'enquête
17:54de la BRB
17:54en disant
17:55c'est une accusation
17:57sans colonne vertébrale,
17:58faible.
17:59Ils disent aussi
18:00que ce procès
18:01très médiatisé
18:02ne doit pas être
18:03un procès
18:04pour l'exemple
18:05mais que la justice
18:06doit garder
18:07sa mesure
18:07et que ça doit rester
18:08un procès
18:09à hauteur d'homme.
18:11Après un dernier mot
18:12des accusés,
18:13la Cour se retire
18:14pour délibérer
18:15le vendredi 23 mai.
18:16Le verdict
18:17tombe dans la soirée.
18:19Ahoma Raïdkedash
18:20est condamnée
18:21à la peine
18:21la plus forte,
18:238 ans de prison
18:24dont 3 en ferme.
18:25Eunice Abbas
18:26et Didier Dubroque,
18:27reconnus coupables
18:28du braquage,
18:29sont aussi condamnés
18:30à 7 ans de prison
18:31dont 2 en ferme.
18:32La plupart des complices
18:34sont condamnés
18:34à du sursis.
18:35Les jurés
18:36ont décidé
18:36d'acquitter
18:372 complices
18:38présumés,
18:38Gary Mandar,
18:39le frère du chauffeur
18:40de Kim Kardashian
18:41et Florus Erwi,
18:43le patron du bar
18:44où aurait été préparé
18:45ce coup.
18:46Avec le temps
18:47déjà passé
18:48en prison pour chacun,
18:49aucun condamné
18:50ne doit retourner
18:51derrière les barreaux.
18:52Par la voix
18:53de ses avocats,
18:54Kim Kardashian
18:54s'est dite
18:55satisfaite du verdict.
18:57Pascal Aigré,
18:58vous qui couvrez
18:59des procès
19:00depuis une quinzaine
19:00d'années
19:01pour le Parisien,
19:02qu'est-ce que celui-ci
19:03avait de particulier
19:04à vos yeux ?
19:05Ce qui était étonnant,
19:07c'est la venue
19:07de cette star
19:10avec toutes ces centaines
19:12de journalistes
19:13accrédités
19:14du monde entier
19:15et puis ce décalage
19:16entre un ancien monde
19:19de bandits
19:19et un nouveau monde
19:21des réseaux sociaux.
19:23De voir Kim Kardashian
19:24à côté de ses hommes
19:26dans un prétoire,
19:27c'était très très étonnant.
19:29Avec un côté absurde,
19:30on dit certains,
19:31mais qui finalement
19:32s'est révélé
19:33plus étonnant qu'absurde.
19:45Merci à Pascal Aigré.
19:47Cet épisode de Côte-Source
19:48a été produit par
19:49Oriane Gendreau,
19:50Pénélope Gualkirotti
19:51et Clara Garnier-Amourou.
19:54Réalisation,
19:55Julien Moncouquiole.
19:56N'hésitez pas à nous laisser
19:57des pouces en l'air
19:58et des commentaires
19:59sur les plateformes d'écoute
20:00et sur YouTube.
20:01C'est ce qui nous aide
20:02le plus à nous faire connaître.
20:04Et si vous aimez
20:05les faits divers,
20:05ne ratez pas Crime Story,
20:07notre podcast entièrement
20:09consacré aux affaires criminelles
20:10avec une nouvelle affaire
20:12racontée chaque samedi
20:13par Claudia Prolongeau
20:14et le chef du service
20:16police-justice du Parisien,
20:17Damien Delsenis.
20:19.
20:19Sous-titrage Société Radio-Canada
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