- il y a 12 heures
- #sarkozy
- #codesource
- #podacst
🎥 Pour ne rater aucune de nos vidéos, abonnez-vous et n'oubliez pas d'activer la cloche. https://youtube.com/@LeParisien
C’est une condamnation historique. La semaine dernière, Nicolas Sarkozy a été reconnu coupable d’association de malfaiteurs et a écopé de cinq de prison ferme. C’est la première fois qu’un ancien président de la République fait de la prison.
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Barbara Gouy - Production : Clara Garnier-Amouroux, Pénélope Gualchierotti et Anaïs Godard - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network
Archives : BFMTV et France Info.
Pour ne rien manquer de l’actualité du Parisien:
🔔 Suivre toute l’actualité avec notre abonnement : https://urlr.me/!abonnementleparisien
✉️ En savoir plus sur l’actualité avec notre newsletter : https://bit.ly/new-sletters
👂 Retrouvez nos différents podcasts :
Code Source: L’actualité quotidienne du Parisien : https://bit.ly/_Codesource
Crime Story: Le podcast faits-divers du Parisien: https://bit.ly/_Crimestory
Le Sacre: Revivez le parcours d’un médaillé olympique: https://bit.ly/_Lesacre
Suivez-nous:
Instagram : https://instagram.com/leparisien/
Facebook : https://facebook.com/leparisien/
Tiktok : https://tiktok.com/@leparisien
X : https://twitter.com/@le_Parisien
Snapchat : https://snapchat.com/t/pr3nDoxv
Bluesky : https://bsky.app/profile/leparisien.fr
Threads : https://threads.net/@leparisien
#sarkozy #codesource #podacst
C’est une condamnation historique. La semaine dernière, Nicolas Sarkozy a été reconnu coupable d’association de malfaiteurs et a écopé de cinq de prison ferme. C’est la première fois qu’un ancien président de la République fait de la prison.
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Barbara Gouy - Production : Clara Garnier-Amouroux, Pénélope Gualchierotti et Anaïs Godard - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network
Archives : BFMTV et France Info.
Pour ne rien manquer de l’actualité du Parisien:
🔔 Suivre toute l’actualité avec notre abonnement : https://urlr.me/!abonnementleparisien
✉️ En savoir plus sur l’actualité avec notre newsletter : https://bit.ly/new-sletters
👂 Retrouvez nos différents podcasts :
Code Source: L’actualité quotidienne du Parisien : https://bit.ly/_Codesource
Crime Story: Le podcast faits-divers du Parisien: https://bit.ly/_Crimestory
Le Sacre: Revivez le parcours d’un médaillé olympique: https://bit.ly/_Lesacre
Suivez-nous:
Instagram : https://instagram.com/leparisien/
Facebook : https://facebook.com/leparisien/
Tiktok : https://tiktok.com/@leparisien
X : https://twitter.com/@le_Parisien
Snapchat : https://snapchat.com/t/pr3nDoxv
Bluesky : https://bsky.app/profile/leparisien.fr
Threads : https://threads.net/@leparisien
#sarkozy #codesource #podacst
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:03Bonjour, c'est Jules Lavi pour Codesources, le podcast d'actualité du Parisien.
00:12Nicolas Sarkozy a rendez-vous le 13 octobre au parquet national financier pour savoir quel jour il va entrer en
00:19prison.
00:20Le 25 septembre, l'ancien président a été reconnu coupable d'association de malfaiteurs,
00:24condamné à 5 ans de prison ferme, une peine assortie d'une exécution provisoire,
00:30ce qui veut dire qu'il ira en prison malgré son appel.
00:33Nicolas Sarkozy est condamné en résumé pour avoir laissé ses proches collaborateurs négocier avec la Libye du colonel Kadhafi
00:41des fonds illégaux pour financer sa campagne de 2007.
00:45Un ancien président de la République française en prison, c'est du jamais vu.
00:49Alors pour quel fait précisément Nicolas Sarkozy a-t-il été reconnu coupable ?
00:53Pourquoi est-il condamné à 5 ans ferme ?
00:56Pourquoi ira-t-il en prison malgré son procès en appel ?
00:59Dans Codesources, aujourd'hui, on prend le temps d'expliquer l'essentiel à savoir sur ce sujet
01:03avec Timothée Boutry, spécialiste police-justice au Parisien.
01:07Il a suivi le dossier depuis le début, il a couvert le procès au début de l'année
01:11et il a assisté à l'énoncé du jugement.
01:20Nicolas Sarkozy attend aujourd'hui son jugement dans l'affaire du financement présumé illégal de sa campagne.
01:25Le jeudi 25 septembre, il est 13h05 au Palais de Justice de Paris,
01:29cet immense bâtiment de verre près du périphérique.
01:32A l'intérieur, tout est blanc, les murs, le sol.
01:34Et devant l'une des salles d'audience, au deuxième niveau,
01:37il y a des dizaines de journalistes et quelques curieux, beaucoup d'avocats.
01:41On aperçoit les perches des micros, des caméras, Timothée Boutry.
01:44L'ancien président, Nicolas Sarkozy, vient d'être condamné à 5 ans de prison ferme.
01:50L'atmosphère devant cette salle d'audience est grave.
01:53Ah oui, c'est un événement exceptionnel.
01:55Rendez-vous compte, ce jugement était extrêmement attendu
01:58après 3 mois de procès au début de l'année.
02:00Donc là, on vient d'apprendre que Nicolas Sarkozy allait dormir en prison.
02:04C'est une décision qui est évidemment un peu vertigineuse
02:06et on est dans l'attente devant la salle de ce qui va se passer.
02:09Alors, on va revenir à la fin de cet épisode sur cette condamnation inédite,
02:13sur la réaction de Nicolas Sarkozy également.
02:15C'est la première fois qu'un ancien président de la République va être emprisonné.
02:20Alors, pour bien comprendre, on va rappeler d'abord l'essentiel du procès
02:24qui s'est tenu du 6 janvier au 8 avril.
02:26Il y avait 13 prévenus, dont les personnages les plus puissants de France
02:30dans les années 2007 à 2012.
02:32L'ancien président donc, l'ancien secrétaire général de l'Elysée
02:36et ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant,
02:38ainsi qu'un autre ancien ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux.
02:42Nicolas Sarkozy est jugé pour corruption passive,
02:45recel de détournement de fonds publics libyens,
02:48financement illégal de campagnes électorales
02:50et associations de malfaiteurs.
02:53L'accusation affirme que Nicolas Sarkozy a passé un pacte de corruption
02:57avec la Libye du colonel Muammar Kadhafi en vue de la présidentielle 2007.
03:02Timothée Boutry, toujours d'après l'accusation,
03:05quel était ce pacte en résumé ?
03:06En 2005, alors qu'il s'apprêtait à concourir pour l'Elysée,
03:09Nicolas Sarkozy et ses plus proches seraient rentrés en contact
03:13avec le colonel Kadhafi et des membres de son entourage,
03:17des membres du régime, on parle d'un État terroriste, un État paria,
03:21afin d'obtenir des financements pour sa conquête de l'Elysée.
03:24Et en échange, selon l'accusation, Nicolas Sarkozy et son entourage,
03:30on va dire, auraient promis des contreparties de divers ordres,
03:33des contreparties diplomatiques, contribuées au retour de la Libye
03:37dans le concert des nations, des contreparties économiques,
03:39notamment sur le nucléaire civil, et des contreparties juridiques
03:44pour un proche de Muammar Kadhafi.
03:46Principal élément à charge, d'après l'accusation,
03:48des déplacements de Claude Guéant, puis de Brice Hortefeux,
03:51en Libye, à Tripoli, avant et après une visite sur place de Nicolas Sarkozy,
03:57à ce moment-là ministre de l'Intérieur, le 6 octobre 2005.
04:00Timothée Boutry, décrivez-nous la première visite,
04:03celle de Claude Guéant, entre le 30 septembre et le 2 octobre.
04:06Alors à l'époque, Claude Guéant, il est directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy
04:10au ministère de l'Intérieur.
04:11C'est son plus proche collaborateur, Claude Guéant, c'est un haut fonctionnaire.
04:15Donc là, pas si inhabituel que ça, il va avant son ministre sur place
04:19pour régler les détails de ce déplacement officiel.
04:22Sauf qu'il se passe un événement qui n'était pas prévu à l'agenda,
04:26puisque le soir, Claude Guéant rencontre Ziad Taqeddin,
04:30un intermédiaire en contrat d'armement,
04:32et ce Ziad Taqeddin l'emmène chez un homme qui s'appelle Abdallah Senoussi.
04:36Ce personnage est très important, puisque c'est le numéro 2 du régime libyen,
04:40c'est le chef des services de renseignement, c'est le beau-frère de Muammar Kadhafi.
04:43Mais surtout, pour la France, c'est un terroriste.
04:46C'est l'homme qui a été condamné en son absence à la perpétuité
04:49pour sa responsabilité dans l'attentat du décédiste d'UTA,
04:52en 1989, attentat qui a fait 170 morts, dont 54 Français.
04:57C'est-à-dire qu'aux yeux des Français, c'est un terroriste.
04:59Nicolas Sarkozy vient ensuite à Tripoli le 6 octobre 2005,
05:03en tant que ministre de l'Intérieur,
05:04donc officiellement pour parler lutte contre l'immigration clandestine
05:08avec Muammar Kadhafi.
05:10Et un peu plus de deux mois plus tard, en décembre 2005,
05:14c'est au tour de Brice Hortefeux, ami de Nicolas Sarkozy,
05:17qui est à ce moment-là ministre des collectivités territoriales,
05:20de venir à Tripoli.
05:22Il se passe la même chose qu'avec Claude Guéant.
05:24C'est-à-dire qu'en dehors de son programme officiel,
05:28Brice Hortefeux va, une nouvelle fois avec le même Ziad Taqeddin,
05:32rencontrait Abdallah Senoussi.
05:34Ce sont des rendez-vous secrets, hors agenda,
05:37avec un personnage sulfureux et organisé par un intermédiaire,
05:40lui aussi sulfureux.
05:42Et donc pour l'accusation, c'est à ce moment-là
05:43qu'auraient germé et auraient été mis en place
05:46les modalités de ce bac de corruption qu'on reproche à Nicolas Sarkozy.
05:52Pendant le procès, donc on rappelle qu'on résume ce procès,
05:55comment se défendent Claude Guéant et Brice Hortefeux ?
05:57Ils se défendent très mal, il faut le reconnaître.
06:00L'un comme l'autre défendent l'hypothèse du piège.
06:03C'est d'abord Claude Guéant qui a entendu.
06:05Claude Guéant, il a 80 ans, il est affaibli physiquement,
06:08mais il va servir une version qui est guère crédible.
06:13Il va expliquer que Ziad Taqeddin l'appelle,
06:16il l'emmène en voiture, qu'il ne sait pas où il va,
06:20que c'est une fois sur place qu'il va se rendre compte
06:22qu'il s'agit d'Abdelhassinouci,
06:24qu'il ne va pas oser partir pour pas que les 1es se clandrent
06:27et qu'ensuite il n'en parlera à personne,
06:29notamment pas à Nicolas Sarkozy.
06:30Et c'est vrai que lors du procès,
06:32il a été plusieurs fois relancé par la présidente
06:34qui lui dit « mais concrètement, vous parlez de quoi dans la voiture ?
06:37Ça se passe combien de temps ? »
06:38On sent que personne n'y croit.
06:40C'est un vrai naufrage l'audition de Claude Guéant.
06:42Et Brice Hortefeux ?
06:43Brice Hortefeux défend la même thèse.
06:45Lui aussi dit qu'il a été piégé,
06:47il était à un dîner officiel,
06:49qu'on l'extrait de ce dîner,
06:51qu'il se retrouve avec Ziad Taqeddin
06:53et que là encore, il ne sait pas qu'il va rencontrer Abdallah Senoussi
06:56comme Claude Guéant, il n'en aura parlé à personne.
06:59Et là encore, ces explications sont difficilement crédibles.
07:02Et on rappelle dans les deux cas que Brice Hortefeux et Claude Guéant
07:05sont proches de Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur
07:08et que Abdallah Senoussi est recherché par la justice française.
07:13Que dit Nicolas Sarkozy ?
07:14Nicolas Sarkozy dit que ses collaborateurs ont commis une faute,
07:18une imprudence, qu'ils ont été naïfs.
07:21En gros, il ne les lâche pas totalement.
07:23Mais voilà, il dit qu'il n'aurait pas dû faire ça.
07:26C'est une erreur, mais moi je ne suis pas au courant
07:28et surtout ça ne me concerne pas.
07:30Timothée Boutry, autre élément clé pendant ce procès, des carnets.
07:35Carnet d'un Libyen, l'ancien chef de gouvernement et ancien ministre du pétrole libyen,
07:40Choukri Ghanem, un homme qui est mort en 2012.
07:43Que nous apprennent ces carnets ?
07:44Ces carnets sont intéressants puisqu'ils auraient été écrits en 2007.
07:48Et là, il indique qu'il y aurait eu un financement de la campagne de Nicolas Sarkozy
07:54par plusieurs dignitaires du régime.
07:56Il indique des montants et des dates.
07:59Et c'est vrai que ce carnet, il va être débattu à l'audience, bien sûr,
08:02parce que c'est une pièce très importante de l'accusation.
08:05Nicolas Sarkozy va contester son authenticité.
08:08A l'inverse, le parquet va dire que c'est quand même très crédible
08:10puisque ça correspond à des flux financiers qui ont vraiment existé.
08:13Et donc, ce carnet est très important puisqu'il matérialiserait
08:18les flux financiers de Libye vers les intermédiaires
08:23proches de la campagne de Nicolas Sarkozy.
08:24Donc, on serait au cœur de ce pacte corruptif
08:27qui est reproché à l'ancien président de la République.
08:29Est-ce qu'il y a des traces concrètes de virements d'argent libyens
08:32vers des proches de Nicolas Sarkozy ?
08:35Oui, il y a des traces de virements,
08:37notamment vers Ziad Takhédine, dont on a déjà parlé.
08:41Ziad Takhédine, cet intermédiaire franco-libanais.
08:44C'est-à-dire que c'est lui qui a amené
08:46Claude Guéant et Brice Hortefeux à Abdallah Senussi.
08:49Et c'est lui par lequel l'argent aurait transité
08:52pour, in fine, selon l'accusation, abonder la campagne.
08:57Les virements sont certains de Libye vers Ziad Takhédine.
09:01Après, toute la question est de savoir
09:03qu'est-ce qui a été fait de cet argent.
09:04Ça a été l'objet du procès,
09:06c'est l'objet du délibéré,
09:08et c'est une question évidemment importante
09:10puisque est-ce que cet argent a servi
09:12à financer la campagne de Nicolas Sarkozy ?
09:14On est vraiment au cœur du dossier.
09:15Et il n'y a pas que Ziad Takhédine
09:17qui a reçu de l'argent libyen de façon avérée ?
09:19Oui, il y a un second canal de financement
09:22qui part là de Béchir Salé,
09:24qui est ce qu'on peut appeler
09:25le grand argentier du régime libyen.
09:27Il a la main sur le fonds d'investissement libyen.
09:30Et lui, il aurait versé de l'argent
09:33à Alexandre Djouri,
09:34qui est un autre intermédiaire.
09:36Donc c'est un autre circuit financier
09:38vers un autre proche de Nicolas Sarkozy
09:41puisque Alexandre Djouri,
09:42qui était autrefroi proche de Jacques Chirac,
09:44de Mille de Villepin,
09:45s'était rapproché notamment de Claude Guéant.
09:51Timothée Boutry, pendant tout le procès,
09:53Nicolas Sarkozy, lui,
09:54clame son innocence.
09:55Ah oui, d'une manière générale.
09:57Et depuis le début des révélations sur cette affaire,
10:00Nicolas Sarkozy, il est sur la même ligne.
10:02Il est de dire que tout ça est une fable,
10:05qu'il n'y a absolument pas un centime
10:07d'argent libyen dans sa campagne,
10:09qu'en aucun cas, il n'a pu nouer des tractations
10:12avec Mouammar Kadhafi,
10:13que le dossier est vide,
10:15que c'est un acharnement.
10:16Et cette position-là,
10:17il l'a, depuis le départ,
10:18il l'a eu pendant l'instruction
10:19et il l'a eu pendant l'audience.
10:21Donc vraiment, Nicolas Sarkozy,
10:23on est sur des dénégations extrêmement fortes,
10:25virulentes.
10:26Il est entendu de nombreuses heures à la barre
10:28et à chaque fois, il se défend avec véhémence
10:30pour défendre son innocence
10:31et dit-il son honneur.
10:32À la fin du mois de mars,
10:33le réquisitoire des trois procureurs
10:35dure plus de deux jours.
10:36Il réclame contre Nicolas Sarkozy
10:38une peine de sept ans de prison,
10:41six ans de prison ferme contre Claude Guéant,
10:43trois ans de prison ferme
10:44demandée à l'encontre de Brice Hortefeux,
10:46notamment.
10:47Le jugement est mis en délibéré
10:49et il est rendu le jeudi 25 septembre.
10:52Ce jour-là, Timothée Boutry,
10:53vous êtes dans la salle d'audience.
10:55Prononcez le jugement,
10:56ça va prendre plus de trois heures
10:58à la présidente du tribunal,
10:59entre 10 heures et 13 heures environ.
11:01Et elle commence par dire
11:03que trois prévenus vont être relaxés.
11:05D'emblée, elle va dire
11:06qu'il y a trois personnes
11:07qui ont été relaxées,
11:08c'est-à-dire qu'ils ressortent innocentés.
11:10Alors, un homme d'affaires saoudien
11:13qui n'était pas présent,
11:14un homme d'affaires français
11:16qui travaille pour Airbus
11:17pour un volet vraiment connexe du dossier,
11:18et Eric Wirt,
11:19qui est ancien ministre
11:22et ancien directeur financier
11:23de la campagne de Nicolas Sarkozy.
11:25Alors là,
11:26d'emblée,
11:26il y a quelque chose
11:27qu'on découvre,
11:28c'est que Nicolas Sarkozy
11:29va être condamné.
11:30Mais on est en attente
11:31de savoir
11:32sur quel chef d'accusation
11:33il va être condamné.
11:34On va y revenir, bien sûr,
11:36mais il faut bien expliquer
11:37que l'accusation
11:38de financement illégal
11:40de campagne
11:40est abandonnée.
11:41C'est d'ailleurs pour ça
11:42qu'Eric Wirt est innocenté.
11:44Alors oui,
11:44ce n'est pas retenu
11:45par le tribunal
11:46parce que le tribunal
11:47considère qu'il n'a pas pu être prouvé
11:49que l'argent libyen
11:51est arrivé in fine
11:52dans les comptes de la campagne.
11:54On sait qu'il y a
11:54de l'argent liquide
11:55qui a circulé dans la campagne
11:57de l'ordre de 35 000 euros.
11:59Eric Wirt s'était expliqué
12:00au tribunal
12:01en expliquant
12:02qu'il s'agissait
12:02de dons anonymes.
12:03Le tribunal dit
12:04il y a peut-être eu
12:06plus que 35 000 euros
12:07d'argent liquide
12:07qui a recirculé.
12:08On n'en sait rien,
12:09on n'en a pas la preuve
12:10et on n'a pas la preuve
12:11que ces 35 000 euros
12:12viennent de Libye.
12:13Donc le volet
12:14financement illégal de campagne
12:15tombe aux yeux du tribunal.
12:17Autre élément important,
12:18un document,
12:19une feuille de papier
12:19sur laquelle
12:20il était écrit
12:21que la Libye
12:22s'engageait à financer
12:23la campagne
12:24de Nicolas Sarkozy
12:25à hauteur
12:25de 50 millions d'euros.
12:27Le document
12:28était prétendument signé
12:29par un ancien chef
12:30des services secrets libyens.
12:31Il avait été publié
12:32par nos confrères
12:33de Mediapart
12:33en 2012
12:34et d'après
12:36la présidente du tribunal
12:37il s'agissait
12:39probablement
12:39d'un faux.
12:40Oui c'est ce qu'on appelle
12:41la note Mediapart
12:42qui a été aussi
12:43à l'origine
12:44de l'ouverture de l'enquête.
12:45C'est vrai que le tribunal
12:46indique qu'il est plus
12:48probable
12:49que ce soit un faux
12:50sachant qu'il y a
12:50une enquête judiciaire
12:52qui a vraiment été menée
12:53sur ce document
12:54puisque Nicolas Sarkozy
12:55à l'époque
12:56de la publication
12:56avait porté plainte
12:57et qu'à trois reprises
13:00la justice a considéré
13:01que ce n'était pas un faux.
13:03Là le tribunal dit
13:03que les juges
13:05qui se sont penchés
13:05sur le cadre du document
13:06n'ont pas pu faire
13:07des explorations complètes
13:08puisqu'ils n'avaient pas
13:09le document original
13:10et donc
13:11ils constatent
13:12qu'il y a des éléments
13:12qui sont factuellement
13:13faux dans cette note.
13:15Le parquet national financier
13:16lui-même
13:17ne l'avait pas retenu
13:18au moment de ses réquisitions.
13:20Donc
13:20c'est un élément
13:21qui avait été
13:22déjà abandonné
13:23par l'accusation
13:23et qui a été
13:24écarté par le tribunal.
13:26On l'a dit
13:26l'énoncé du jugement
13:27va durer environ
13:29trois heures.
13:29Timothée Boutry
13:30Nicolas Sarkozy
13:31est relaxé
13:32sur l'accusation principale
13:34celle de corruption passive.
13:35En fait
13:36il y a une question
13:36de droit qui se pose
13:38c'est que
13:38à l'époque
13:39Nicolas Sarkozy
13:39était certes
13:40ministre de l'Intérieur
13:41mais ce n'est pas
13:42en tant que
13:43ministre de l'Intérieur
13:44qu'il est jugé
13:45mais en tant que
13:47probable candidat
13:48à l'élection présidentielle.
13:49C'est-à-dire
13:49qu'il n'était pas
13:50ce qu'on appelle
13:51dépositaire de l'autorité publique
13:53et donc
13:53le texte de la corruption
13:54dit qu'il faut être
13:55personne dépositaire
13:56de l'autorité publique
13:57pour être corrompu
13:58donc il ne peut pas
13:59y avoir de condamnation
14:00quand bien même
14:00le tribunal
14:01considère qu'un pacte
14:02de corruption
14:03a été scellé
14:04avec le régime
14:05de Moore-Marc-Adefi
14:06et normalement
14:07sceller le pacte
14:08ça suffit
14:08pour être condamné
14:09pour corruption
14:09mais il faut noter
14:10aussi
14:11à la décharge
14:12de l'ancien président
14:13que le tribunal
14:14considère qu'une fois
14:15élu président de la république
14:16Nicolas Sarkozy
14:17n'aurait pas
14:17commis d'acte
14:19de nature
14:19à exécuter ce pacte
14:20mais Nicolas Sarkozy
14:22est reconnu coupable
14:23d'association de malfaiteurs
14:25de quoi il s'agit ?
14:26L'association de malfaiteurs
14:26c'est une infraction
14:27qui est punie
14:28de 10 ans de prison
14:28qui vise à réprimer
14:30l'entente
14:30entre diverses personnes
14:32en vue de préparer
14:33une infraction
14:34c'est-à-dire qu'on est
14:35en amont
14:36de la commission
14:36de l'infraction
14:37en amont
14:38de la tentative
14:39mais on va considérer
14:40qu'il y a
14:40des indices
14:41qui font état
14:43de la préparation
14:44d'une infraction
14:44et que les gens
14:45à qui on reproche
14:46cette infraction
14:46étaient sur le point
14:47de commettre
14:48quelque chose
14:48de répréhensible
14:49c'est ça
14:50l'association de malfaiteurs
14:51Et là j'imagine
14:52que la présidente
14:52du tribunal
14:53s'appuie sur
14:54les visites de 2005
14:55en Libye
14:55de Claude Guéant
14:56et de Brice Hortefeux ?
14:57Oui c'est vraiment
14:58le point central
14:59du dossier
15:00puisque le tribunal
15:01considère
15:02que les explications
15:03de Claude Guéant
15:05et de Brice Hortefeux
15:06ne sont pas crédibles
15:07et pour le tribunal
15:08il s'agissait justement
15:10de poser les bases
15:11de ce financement
15:13de cette future
15:14corruption
15:14de Nicolas Sarkozy
15:15le tribunal
15:17s'appuie aussi
15:17sur les carnets
15:18de Choukri Ghanem
15:18vous l'avez dit
15:19pour constater
15:20que des flux financiers
15:21sont vraiment
15:22partis de Libye
15:23pour arriver
15:24à Ziad Takédine
15:25il y a des indices
15:27et ce faisceau d'indices
15:28aux yeux du tribunal
15:30est suffisant
15:31pour condamner
15:32Nicolas Sarkozy
15:32Brice Hortefeux
15:33et Claude Guéant
15:34pour l'association
15:35de malfaiteurs
15:35et surtout
15:36le tribunal
15:37considère que
15:38ces déplacements
15:39ces tractations
15:40avec Sénoussi
15:41et le régime
15:41libyen
15:42n'ont pas pu se faire
15:43sans l'aval
15:44de Nicolas Sarkozy
15:45donc Nicolas Sarkozy
15:46il est condamné
15:46pour avoir
15:47laissé faire
15:48Claude Guéant
15:49et Brice Hortefeux
15:50la préparation
15:51de ce pacte
15:55Timothée Boutry
15:56sur ce point
15:56Nicolas Sarkozy
15:57il explique
15:57que comme il était
15:58candidat officiel
15:59de l'UMP
16:00il avait déjà
16:01des fonds
16:01pour sa campagne
16:02oui Nicolas Sarkozy
16:03il a dit
16:04pendant le procès
16:04il a dit
16:04mais pourquoi
16:06je serais allé
16:06pactiser
16:07avec ce régime
16:08puisque j'avais
16:10le soutien
16:10de ma machine politique
16:11ma candidature
16:12était extrêmement populaire
16:14on recevait des dons
16:15j'avais vraiment
16:16pas besoin
16:16de cet argent là
16:17et le tribunal
16:18considère que
16:19à l'époque
16:20en 2005
16:21lors de ces fameux
16:22voyages
16:22il était encore
16:23en conflit
16:24avec Dominique de Villepin
16:25et qu'il n'était pas
16:26encore certain
16:27d'avoir l'investiture
16:28de son parti
16:29et donc
16:29il avait besoin
16:30de se réserver
16:32une cagnotte
16:32et qu'il serait
16:33donc allé
16:34vers la Libye
16:35pour récupérer
16:36de l'argent
16:37en vue de cette campagne
16:38dont il n'était pas certain
16:39qu'il allait pouvoir
16:40la financer
16:40Timothée Boutry
16:41après l'énoncé
16:43des culpabilités
16:44la présidente du tribunal
16:45dévoile ensuite
16:46les peines
16:47pour chacun
16:48et deux hommes
16:49vont partir
16:49encadrés
16:50par des policiers
16:51oui la fin
16:52de la lecture du jugement
16:53c'est le prononcé
16:53de la peine
16:54c'est ce qu'on attend
16:54et là on voit
16:56des policiers
16:56qui rentrent dans la salle
16:57alors c'est une indication
16:58parce que les policiers
17:00ils sont là pour
17:01arrêter des personnes
17:02directement à la barre
17:04c'est à dire
17:04pour les emmener en prison
17:06dès le prononcé
17:07du jugement
17:08donc on se pose
17:08des questions
17:09puisque ça n'avait pas
17:10été requis
17:11par le parquet
17:11national financier
17:12et là vous l'avez dit
17:13deux personnes
17:14vont partir
17:15les menottes au poignet
17:17d'abord
17:17Wahib Nasser
17:18un banquier
17:19qui est chargé
17:20d'avoir mis en oeuvre
17:22plusieurs flux financiers
17:24occultes
17:25puis l'homme d'affaires
17:26Alexandre Djouri
17:27dont on a parlé
17:28donc là il y a quand même
17:29une petite stupeur
17:31puisqu'on l'a dit
17:31ce mandat de dépôt
17:33c'est ainsi qu'on l'appelle
17:33n'avait pas été requis
17:35donc on voit que
17:36les juges sont sévères
17:37dans le prononcé de la peine
17:39L'ancien bras droit
17:40de Nicolas Sarkozy
17:41Claude Guéant
17:42est condamné
17:42à 6 ans de prison
17:43il a 80 ans
17:45vous l'avez dit
17:45il ne purgera pas
17:46sa peine en détention
17:47pour des raisons de santé
17:48Brice Hortefeux
17:50lui est reconnu coupable
17:51d'association de malfaiteurs
17:52il est condamné
17:54à une peine
17:54de 2 ans de prison
17:55peine aménageable
17:57sous bracelet électronique
17:58on en vient
17:59à l'ancien président
18:00Nicolas Sarkozy
18:02Timothée Boutry
18:03le tribunal
18:04le condamne
18:05à 5 ans de prison ferme
18:06oui 5 ans de prison ferme
18:07sachant que
18:08le parquet national financier
18:10en avait requis 7
18:11mais c'est pas ça
18:12qui va surprendre
18:13c'est que
18:14le tribunal
18:15va délivrer
18:16un mandat de dépôt
18:18à l'encontre de Nicolas Sarkozy
18:19c'est à dire
18:20prononcer son incarcération
18:22alors un mandat de dépôt
18:23à effet différé
18:25ça veut dire
18:25on vous incarcère
18:26mais pas tout de suite
18:27on vous laisse le temps
18:28au regard de vos obligations
18:30professionnelles
18:31et aussi
18:32du fait que
18:32vous avez assisté
18:33à toutes les audiences
18:34que vous n'êtes jamais dérobé
18:35à aucune convocation
18:36monsieur Sarkozy
18:37donc on vous laisse le temps
18:37de vous organiser
18:39avant votre incarcération
18:40mais
18:41il y a un mot en plus
18:43qui va être ajouté par le tribunal
18:44c'est avec
18:44exécution provisoire
18:46c'est à dire que
18:47Nicolas Sarkozy
18:48on le sait
18:49à partir du moment
18:50où il a été condamné
18:51à une lourde peine
18:52il va faire appel
18:52mais
18:53en
18:54en
18:55ordonnant
18:55l'exécution provisoire
18:57de ce mandat de dépôt
18:57certes à effet différé
18:59le tribunal veut
18:59s'assurer
19:00que Nicolas Sarkozy
19:01ira en prison
19:02donc là on comprend
19:03à ce moment là
19:04que oui
19:05l'ancien président de la république
19:06dormira
19:07en prison
19:08il y a un petit
19:08eau de stupéfaction
19:10qui parcourt la salle
19:11à ce moment là
19:12puisque
19:12on a bien conscience
19:14d'assister à un moment historique
19:15et
19:17surprenant
19:17il faut l'avouer
19:18puisque
19:18le parquet national financier
19:20on l'a dit
19:20n'avait pas requis
19:21ce mandat de dépôt
19:22donc là
19:23voilà
19:24c'est vraiment un moment
19:25extrêmement important
19:26puisque à ce moment précis
19:27Nicolas Sarkozy
19:28sait qu'il devra dormir en prison
19:32Il a rendez-vous le 13 octobre
19:34pour connaître
19:35sa date d'incarcération
19:36l'exécution provisoire
19:38dont vous parlez
19:39Timothée Boutry
19:40c'est une décision
19:40vivement critiquée
19:41par Nicolas Sarkozy
19:42par ses soutiens
19:44mais aussi par exemple
19:45par le RN
19:45notamment Marine Le Pen
19:47qui a elle aussi
19:48eu une condamnation
19:49avec exécution provisoire
19:51au printemps 2025
19:52dans le cadre de l'affaire
19:53des assistants parlementaires
19:54européens du RN
19:55Timothée Boutry
19:57est-ce que c'est une mesure rare ?
19:59En fait non
20:00puisque 85%
20:02des peines
20:03de 5 ans ou plus
20:05sont avec exécution provisoire
20:07et le tribunal
20:08a motivé
20:09cette décision
20:10l'a justifié par
20:11je cite
20:12la gravité exceptionnelle
20:13des faits
20:14et par le trouble
20:16à l'ordre public
20:17et donc
20:17le tribunal
20:18veut garantir
20:19je cite
20:20l'effectivité
20:20de la peine
20:21c'est-à-dire qu'on veut
20:21que cette peine
20:22de 5 ans
20:23elle se matérialise
20:24par quelque chose
20:24quand bien même
20:25le prévenu Sarkozy
20:26va faire appel
20:27Nicolas Sarkozy
20:28et son entourage
20:29critiquent le chef
20:30d'accusation
20:30pour lequel il a été condamné
20:32l'association de malfaiteurs
20:33alors ce n'est pas nouveau
20:34l'article de loi
20:35définissant cette notion
20:36date de 1992
20:39mais beaucoup
20:40d'avocats pénalistes
20:41parlent d'une qualification
20:42fourre-tout
20:43permettant de condamner
20:45des prévenus
20:45contre lesquels
20:46on n'a pas grand chose
20:47de concret finalement
20:48alors c'est une infraction
20:49qui n'est pas inédite
20:51c'est une infraction
20:52qui est notamment
20:52beaucoup utilisée
20:53en matière terroriste
20:55et aussi dans les affaires
20:56de grand banditisme
20:57c'est-à-dire que
20:58ça permet d'accrocher
21:00des personnes
21:01qui n'ont alors
21:01pas commis un attentat
21:02mais qui étaient
21:04dans l'environnement
21:05du terroriste
21:06qui ont participé
21:08de près ou de loin
21:10à la préparation
21:11de l'acte
21:12qu'il va commettre
21:13et donc
21:14ils sont aussi
21:15dans l'association
21:16de malfaiteurs
21:17et donc ils peuvent
21:17être condamnés
21:18par la justice
21:19pour l'attentat
21:20qui a été commis
21:20ce qui pose question
21:21c'est que
21:22dans l'esprit
21:23des politiques
21:24et peut-être aussi
21:25du grand public
21:26en quelque sorte
21:26c'est moins grave
21:28c'est pas comme
21:29de commettre
21:30une agression sexuelle
21:31des violences volontaires
21:33évidemment
21:33mais le tribunal
21:35l'indique
21:36dans son jugement
21:37c'est des atteintes
21:38à l'état
21:38à la nation
21:39et qu'on reproche
21:41à Nicolas Sarkozy
21:42d'avoir porté
21:43atteinte
21:44en la confiance
21:44que les citoyens
21:46peuvent avoir
21:46en leurs institutions
21:47en leurs élus
21:48ça fracture la société
21:49et donc
21:50le tribunal
21:51a en quelque sorte
21:52voulu dire
21:53ben voilà
21:54les atteintes
21:55à la probabilité
21:55c'est grave
21:56c'est puni
21:5610 ans de prison
21:57et c'est pas pour rien
21:58et c'est ça
21:58qui est motivé
22:00dans le jugement
22:00pour justifier
22:01cette condamnation
22:02à 5 ans
22:03avec exécution provisoire
22:05on en revient
22:06au début de cet épisode
22:07de code source
22:07le jeudi 25 septembre
22:09au palais de justice
22:10de Paris
22:10vers 13h15
22:11une dizaine de minutes
22:13après la fin
22:14de l'énoncé
22:15du jugement
22:15dans cette affaire
22:16Nicolas Sarkozy
22:17sort de la salle
22:18d'audience
22:19et il dit quelques mots
22:20devant les caméras
22:21et les micros
22:22mesdames et messieurs
22:23ce qui s'est passé
22:24aujourd'hui
22:27dans cette salle
22:28Nicolas Sarkozy
22:29il a la mâchoire serrée
22:30le teint grave
22:31voilà
22:32il vient d'être condamné
22:33à 5 ans
22:33il sait qu'il va dormir
22:34en prison
22:35il répète une nouvelle fois
22:37son innocence
22:38il l'acclame
22:39inlassablement
22:39c'est ce qu'il dit
22:40depuis 10 ans
22:41j'ai été interrogé
22:43ausculté
22:44de telle façon
22:45que la présidente
22:46du tribunal
22:46a dit
22:47il n'y a aucun enrichissement
22:49personnel
22:49à vous reprocher
22:51et il a des propos
22:52ensuite extrêmement virulents
22:53il dit que c'est la haine
22:55qu'il a emporté
22:56il dit que c'est une atteinte
22:58à l'état de droit
22:59et il a cette formule
23:00ceux qui me haïssent
23:01à ce point
23:02pensent m'humilier
23:03ce qu'ils ont humilié
23:05aujourd'hui
23:06c'est la France
23:07et s'ils veulent absolument
23:08que je dorme en prison
23:10je dormirai en prison
23:11mais la tête est haute
23:13Nicolas Sarkozy
23:14va faire appel
23:15et donc cet appel
23:15on l'a bien compris
23:16ne va pas suspendre
23:17son incarcération
23:18Timothée Boutry
23:19ce jugement
23:20est-ce qu'il désavoue
23:21en partie
23:22le travail
23:22du parquet national financier
23:24le PNF
23:25qui a mené l'instruction
23:26puisque de nombreux
23:27chefs d'accusation
23:28ont finalement
23:29été abandonnés
23:29oui ce jugement
23:30il peut s'analyser
23:31de différentes manières
23:32pour le PNF
23:33c'est pas non plus
23:34un échec total
23:36puisque l'échec total
23:37c'eût été
23:38une relaxe totale
23:39il a quand même
23:40un jugement
23:41très motivé
23:42qui va dire
23:43qu'il n'est pas
23:44totalement étranger
23:45à ce qui s'est passé
23:45alors il le conteste
23:46il est de nouveau
23:47présumé innocent
23:48il va se défendre
23:49un appel
23:49et en fait
23:50c'est ça l'état de droit
23:51Nicolas Sarkozy
23:52fustige une décision
23:54qui porte à l'état de droit
23:55or l'état de droit
23:56c'est quoi
23:57c'est l'égalité
23:58de tous devant la loi
23:59c'est l'indépendance
24:00des magistrats
24:00et c'est aussi
24:02le droit à des recours
24:03dont il va faire usage
24:05donc en fait
24:06l'état de droit
24:07il est au contraire
24:08si je puis dire
24:08dans cette décision
24:10qui est critiquée
24:11commentée
24:12mais c'est vrai
24:13qu'il y a sans doute
24:13un excès
24:14dans sa prise de position
24:15et aussi quand il déclare
24:17qu'il a été victime
24:18de la haine
24:18en quelque sorte
24:19il vient dire
24:19que le tribunal
24:20a été ému
24:21par des considérations
24:24extérieures
24:24à celles du droit
24:25or ce jugement
24:25il est très motivé
24:26en fait
24:27et en droit
24:29après l'annonce
24:30du jugement
24:30la présidente du tribunal
24:32a fait l'objet
24:32d'insultes
24:33et de menaces de mort
24:33des attaques inadmissibles
24:35a déclaré
24:36Emmanuel Macron
24:36dans un communiqué
24:37le dimanche 28 septembre
24:39le même jour
24:40Nicolas Sarkozy
24:41avait fustigé
24:42une nouvelle fois
24:42sa condamnation
24:43dans une interview
24:44au JDD
24:45toutes les limites
24:46de l'état de droit
24:47ont été violées
24:48affirme-t-il
24:49Timothée Boutry
24:50le chef du parquet
24:52national financier
24:53le PNF
24:53lui a répondu
24:55le lundi 29 septembre
24:56oui Jean-François Bonnert
24:57a indiqué sur RTL
24:59que Nicolas Sarkozy
25:00allait un peu trop loin
25:01il a indiqué
25:01qu'il n'avait aucun compte
25:03à régler avec lui
25:03et il a lui aussi
25:05dénoncé
25:05des attaques
25:06injustifiables
25:07en contre
25:08de la présidente
25:09du tribunal
25:09on assiste
25:10à un déferlement
25:11de haine
25:12sur les réseaux sociaux
25:13on avait assisté
25:13à ça aussi
25:14après l'affaire
25:16du RN
25:16et c'est effectivement
25:18inquiétant
25:20certes
25:20on peut
25:22critiquer
25:22commenter
25:23cette décision
25:24mais ce qu'on n'a pas
25:25le droit de faire
25:25c'est ce que dit la loi
25:26c'est jeter l'opprobre
25:28sur l'institution judiciaire
25:30et là
25:30en s'en prenant
25:31nommément
25:32aux juges
25:33qui rendent des décisions
25:33on franchit des lignes
25:35et c'est ce que vient de rappeler
25:36les plus hautes autorités
25:37judiciaires du pays
25:38et c'est ce qu'a rappelé
25:39le président de la République
25:40Emmanuel Macron
25:53merci Timothée Boutry
25:55cet épisode de Code Source
25:56a été produit par
25:57Pénélope Gualquierotti
25:58Clara Garnier-Amourou
26:00et Anaïs Godard
26:01réalisation
26:02Éthène Contestabilé
26:04Code Source
26:04est le podcast quotidien
26:06d'actualité du Parisien
26:07n'oubliez pas
26:08Crime Story
26:09chaque samedi
26:09une affaire criminelle
26:10racontée par
26:11Claudia Prolongeau
26:12et Damien Delseny
Commentaires