- il y a 12 heures
- #podcast
- #coldcases
- #codesource
Les tueries du Brabant ont traumatisé la Belgique. Cette affaire, jamais résolue, pourrait être relancée grâce à la contre-enquête d’un gendarme retraité. Christel Brigaudeau, journaliste au service police-justice du Parisien, revient sur cette affaire dans Code Source.
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Barbara Gouy - Production : Clara Grouzis, Thibault Lambert et Anaïs Godard - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network
Archives : Archives : INA, RTL.
Pour ne rien manquer de l’actualité du Parisien:
🎥 Ne ratez aucune de nos vidéos : https://youtube.com/@LeParisien
🔔 Suivre toute l’actualité avec notre abonnement : https://urlr.me/!abonnementleparisien
✉️ En savoir plus sur l’actualité avec notre newsletter : https://bit.ly/new-sletters
👂 Retrouvez nos différents podcasts :
Code Source: L’actualité quotidienne du Parisien : https://bit.ly/_Codesource
Crime Story: Le podcast faits-divers du Parisien: https://bit.ly/_Crimestory
Le Sacre: Revivez le parcours d’un médaillé olympique: https://bit.ly/_Lesacre
Suivez-nous:
Instagram : https://instagram.com/leparisien/
Facebook : https://facebook.com/leparisien/
Tiktok : https://tiktok.com/@leparisien
X : https://twitter.com/@le_Parisien
Snapchat : https://snapchat.com/t/pr3nDoxv
Bluesky : https://bsky.app/profile/leparisien.fr
Threads : https://threads.net/@leparisien
#podcast #coldcases #codesource
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Barbara Gouy - Production : Clara Grouzis, Thibault Lambert et Anaïs Godard - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network
Archives : Archives : INA, RTL.
Pour ne rien manquer de l’actualité du Parisien:
🎥 Ne ratez aucune de nos vidéos : https://youtube.com/@LeParisien
🔔 Suivre toute l’actualité avec notre abonnement : https://urlr.me/!abonnementleparisien
✉️ En savoir plus sur l’actualité avec notre newsletter : https://bit.ly/new-sletters
👂 Retrouvez nos différents podcasts :
Code Source: L’actualité quotidienne du Parisien : https://bit.ly/_Codesource
Crime Story: Le podcast faits-divers du Parisien: https://bit.ly/_Crimestory
Le Sacre: Revivez le parcours d’un médaillé olympique: https://bit.ly/_Lesacre
Suivez-nous:
Instagram : https://instagram.com/leparisien/
Facebook : https://facebook.com/leparisien/
Tiktok : https://tiktok.com/@leparisien
X : https://twitter.com/@le_Parisien
Snapchat : https://snapchat.com/t/pr3nDoxv
Bluesky : https://bsky.app/profile/leparisien.fr
Threads : https://threads.net/@leparisien
#podcast #coldcases #codesource
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:02Bonjour, c'est Jules Lavi pour Codesource, le podcast d'actualité du Parisien.
00:11Le 18 mai, le Parisien a consacré un long papier à un mystère criminel vieux de 40 ans.
00:18L'affaire des tueries du Brabant, une série de braquages ultra-violents en Belgique
00:22qui a débuté en 1982 et dont les épisodes les plus sanglants se sont produits en 1985.
00:28Des supermarchés attaqués, les voleurs ont tiré sur les clients, sur des familles, sur des enfants.
00:34Au total, les tueurs du Brabant ont fait 28 morts.
00:39Cette affaire n'a jamais été résolue mais un enquêteur belge, un ancien gendarme,
00:43pense savoir qui étaient deux des tueurs du Brabant.
00:47Pour en avoir le cœur net, il demande aujourd'hui à la justice belge l'exhumation d'un corps pour
00:52faire une comparaison ADN.
00:54Code Source vous résume cette affaire et cette piste avec Christelle Brigodot, journaliste au service Police Justice du Parisien.
01:05Christelle Brigodot, vous allez nous replonger dans l'un des plus gros cold case d'Europe au regard du nombre
01:10de victimes,
01:11l'affaire des tueries du Brabant.
01:13Le Brabant, c'est une région belge.
01:15Avec peut-être aujourd'hui un espoir de résolution, vous allez nous dire ça.
01:19Mais d'abord, il faut rappeler les faits, tout commence en France, près de la Belgique, à Maubeuge dans le
01:24Nord, le 14 août 1982, à 15 minutes de route de la frontière.
01:29Oui, c'est la nuit, les 3h25 du matin, et des hommes entrent par effraction dans une épicerie, qui s
01:34'appelle l'épicerie Pio.
01:35Ils cassent la porte, ils coupent les fils du téléphone, ils volent du vin.
01:39Il y a une personne dans le quartier qui entend du bruit, qui appelle la police, et 3 policiers arrivent
01:46à pied pour voir ce qui se passe.
01:47Et là, un échange de coups de feu suit leur arrivée.
01:50Un policier est blessé, et les malfaiteurs s'enfuient en emportant du vin, en laissant le policier à terre.
01:56Ils prennent la direction du Nord de Maubeuge, et on perd leur trace à un carrefour,
02:01où quand on va au Nord, on arrive en Belgique, et quand on tourne à droite, on va à Charleville
02:05-Mézières.
02:06Maubeuge, 18 août 82, c'est en France que tout a commencé.
02:11Des voleurs s'introduisent la nuit dans une épicerie du centre de la ville.
02:15Un gardien de la paix veut intervenir, on tire, le brigadier de la cour est grièvement blessé au ventre,
02:21butin du champagne et des boîtes de thé.
02:26Quelques semaines plus tard, en Belgique, à une heure de route, à Wavre, au sud de Bruxelles,
02:31une armurerie est attaquée, nous sommes le jeudi 30 septembre 1982.
02:36Cette fois, c'est le matin, il est un peu plus de 10 heures,
02:38et à l'armurerie de Caise se trouvent le patron et deux clients.
02:44Et là, deux hommes arrivent armés, braquent le commerçant et les clients.
02:49Un troisième homme se trouve à l'extérieur, fait le guet devant l'armurerie.
02:54Les braqueurs s'emparent de plusieurs armes, ils fourrent tout dans un grand sac.
02:59Et au moment de repartir, un des policiers qui venait d'arriver alerté par des passants
03:04est abattu froidement d'une balle dans la tête.
03:07À nouveau, les malfaiteurs s'en vont en laissant un homme à terre.
03:10Tous les témoignages concordent.
03:12Une violence inouïe, 12 morts et 9 blessés graves.
03:16Ceux que l'on a appelés les tueurs fous du Brabant-Ouallon
03:18n'ont pas usurpé leur triste réputation.
03:21Plusieurs vols ou braquages ultra-violents vont se succéder dans les années qui suivent.
03:25Et en 1985, le 27 septembre, c'est un carnage.
03:29Le soir, successivement, deux supermarchés de deux communes sont attaqués.
03:34À Bren-Lalleux, puis à Overhears,
03:36il y a trois morts, puis cinq morts dans le deuxième raquage, dont un enfant de 13 ans.
03:42Deux hold-ups sanglants ont été commis dans le Brabant-Ouallon.
03:45Nos équipes se sont immédiatement rendues sur place.
03:47C'est tout d'abord Overhears avec André Urbain.
03:50Il était 20h20, 20h25.
03:53Quatre hommes, semble-t-il, masqués.
03:55Des masques de carnaval sont arrivés dans le Deleuze d'Overhears.
03:58Immédiatement, ils ont tiré, ont abattu deux clients et une vendeuse
04:03avant de ressortir, toujours en tirant, en abattant un enfant quelques instants plus tard.
04:10Christelle Brigodeau, un massacre comparable, se produit un mois plus tard, le 9 novembre, à Allost.
04:16Oui, là encore, c'est un supermarché qui est attaqué.
04:19Trois hommes descendent d'une golfe.
04:21Ils font feu dès le parking du supermarché, sur les clients, sur les voitures qui sont stationnées.
04:26Ensuite, ils rentrent dans l'enseigne.
04:29C'est un vol armé, en fait.
04:30Ils en ont après le coffre du magasin.
04:32Ils récupèrent d'ailleurs ce coffre et tirent sur plusieurs personnes,
04:36dont une femme qui est abattue froidement à l'entrée du magasin quand ils repartent.
04:40Le butin, pour eux, s'élève à 700 000 francs belges, soit en 18 000 euros aujourd'hui.
04:46Mais la fusillade va faire 8 morts et 7 blessés.
04:49C'est le dernier carnage qui est attribué aux tueurs du Brabant.
04:57Le bilan global de ces braquages meurtriers est particulièrement lourd.
05:0228 morts et plusieurs éléments font penser qu'il s'agit bien d'une série commise par les mêmes auteurs.
05:07Oui, il y a déjà le mode opératoire, la façon qu'ont les tireurs de s'en prendre aux individus,
05:14leur violence extrême, le fait de rafaler, par exemple, depuis le coffre d'une voiture,
05:19tous ceux qui se trouvent à proximité au moment de partir.
05:22Il y a des éléments balistiques, des éléments aussi liés aux voitures utilisées.
05:27Par exemple, une forde centana bleue qui va être utilisée à la fois pour le braquage de l'épicerie Piau
05:33et celle de l'armurerie de Caisse.
05:36Il y a également des armes dont on sait qu'elles ont servi plusieurs fois dans plusieurs de ces braquages.
05:42Et c'est de cette manière-là que la police fait le lien entre chaque fait et joint tout cela
05:47en une même affaire.
05:48Ceux qui sont surnommés les tueurs fous du Brabant n'ont jamais été retrouvés
05:52et plusieurs hypothèses ont été étudiées par la justice belge.
05:56En résumé, lesquelles ?
05:57Une des premières pistes qui a été explorée et qui est allée jusqu'au procès en 1988,
06:02c'est la piste qu'on appelle de la filière Boren, du nom de la région du borinage en Belgique.
06:07Ce sont des personnes qui ont été accusées d'avoir commis les braquages
06:11à la suite d'une expertise sur une arme.
06:15Expertise qui ensuite s'est révélée fausse.
06:17Il y a eu des aveux, des rétractations.
06:19Et on s'est rendu compte au procès que les personnes qui étaient accusées
06:24étaient en fait un peu des pieds nickelés qui n'avaient rien à voir avec tout ça.
06:27Une deuxième piste qui a été étudiée, c'est celle d'un racket mafieux contre des chaînes de supermarché
06:33et notamment la chaîne de supermarché de l'Est qui ont été particulièrement ciblées par les braquages.
06:38La piste aussi a été évoquée d'une série d'actes commis de sang-froid par des amateurs de tir,
06:45de gens qui tuaient quasiment pour le plaisir.
06:47Christelle Brigodeau, pour votre récent papier pour le Parisien,
06:50vous avez recueilli le témoignage d'une femme aujourd'hui retraitée.
06:53Elle avait 29 ans quand son père a été tué pendant la tuerie d'Overage.
06:58Elle s'appelle Patricia Finet.
07:00Qu'est-ce qu'elle vous raconte ?
07:01Elle raconte la torture que c'est de ne pas savoir.
07:03Son père a été abattu quasiment à bout portant sur le parking de ce supermarché
07:09alors qu'il venait de se garer simplement pour faire des courses.
07:12Elle a vu le rapport d'autopsie, elle sait à quel point ça a été violent,
07:15mais elle ne sait pas pourquoi.
07:17Et depuis des décennies, elle cherche à savoir et cette question reste sans réponse.
07:21Christelle, un ancien gendarme belge, enquête sur cette affaire, sur ce mystère depuis 25 ans.
07:27Il s'appelle Jean-Pierre Adam, il a 73 ans.
07:30Est-ce que vous pouvez nous le décrire pour qu'on puisse se le représenter ?
07:33Oui, alors c'est un homme plutôt grand, grisonnant, avec le teint un peu buriné.
07:38Il se tient assez droit, comme souvent les militaires à la retraite.
07:41Il a une posture assez imposante et c'est quelqu'un dont on sent très déterminé.
07:48Au départ, en 1999, Jean-Pierre Adam travaille sur une affaire qui bouleverse la Belgique,
07:53celle du pédocriminel et tueur en série Marc Dutroux,
07:56qui a été arrêté en août 1996.
07:59Sur quel volet de l'enquête travaille Jean-Pierre Adam à ce moment-là ?
08:03Alors, il travaille sur un volet un petit peu annexe qui concerne un homme qui s'appelle Michel Pirot,
08:09qui est un tenancier de bar de Charleroi,
08:12qui a été abattu sur un parking d'autoroute en décembre 1996.
08:17Et cet homme, au moment où il a été tué,
08:19avait annoncé quelques jours auparavant à des familles de victimes
08:23qu'il avait des révélations à faire sur l'affaire Dutroux.
08:25Et pour ce meurtre, commis en décembre 1996,
08:29deux hommes sont suspectés en France.
08:31Oui, le premier s'appelle Patrick Verdun et le deuxième Thierry Slimane.
08:36Patrick Verdun est le beau-frère de la victime, Michel Pirot.
08:39Thierry Slimane est l'un de ses amis.
08:41Ils sont tous les deux soupçonnés.
08:43Ils seront d'ailleurs jugés aux assises, mais acquittés pour ce meurtre.
08:46Oui, ils seront acquittés en 2001.
08:48Mais là, on est deux ans plus tôt, en 1999,
08:52et l'enquêteur belge Jean-Pierre Adam travaille sur les deux tueurs présumés,
08:56à ce moment-là, du tenancier de bar Michel Pirot,
08:58l'homme qui avait donc promis des révélations sur l'affaire Dutroux,
09:02peu de temps avant son assassinat.
09:04Jean-Pierre Adam veut en savoir plus sur Thierry Slimane et Patrick Verdun.
09:08Il se rend au SRPJ, le service régional de police judiciaire basé à Reims.
09:13Tout à fait. Là, ils compulsent les dossiers d'archives.
09:16Ils cherchent dans les caves avec l'aide de policiers français
09:19et tombent sur un dossier qui concerne Thierry Slimane et son frère.
09:24Puisque Thierry Slimane n'est pas seul.
09:25Il a un frère qui s'appelle Xavier Slimane.
09:28Donc, il ouvre le dossier.
09:30Et là, c'est un peu la stupeur au moment d'ouvrir la pochette.
09:33Ils tombent en première page sur un avis de recherche
09:35qui concerne tout autre chose,
09:37qui ne concerne pas du tout l'affaire Dutroux ni le meurtre de Michel Pirot.
09:41C'est un avis de recherche qui avait été édité
09:43peu de temps après le braquage de l'armurerie de Caisse, de Wavre,
09:47avec un portrait robot.
09:49Il regarde ce portrait robot.
09:51Il voit ensuite la photo de Xavier Slimane
09:55qui est accroché en page 2 du dossier.
09:57Il comprend très bien pourquoi on a mis cet avis de recherche-là.
10:00Parce que les deux portraits sont très ressemblants.
10:03Et donc, à partir de là, Jean-Pierre Adam se dit que Xavier Slimane
10:06a très probablement un lien avec l'affaire des tueurs du Brabant.
10:10Oui, disons que ça l'interroge.
10:12Parce qu'en tant que gendarme belge,
10:13il est très au courant de cette affaire
10:15qui a traumatisé toute la Belgique.
10:17Il sait qu'il y a une cellule d'enquête
10:19qui travaille tous les jours, depuis des années,
10:22sur cette affaire sans la résoudre.
10:24Il se dit que là, il y a quand même une piste,
10:26quelque chose à explorer.
10:27Il essaye d'en savoir plus du côté français.
10:29Mais en France, c'est une affaire très ancienne
10:32qui date de 1982.
10:34Je rappelle qu'au moment où il ouvre ce dossier,
10:36on est en 2000.
10:37Donc, plus personne ne se souvient de rien.
10:40La personne qui a mis cet avis de recherche dans le dossier,
10:43elle n'est plus là.
10:44Donc, tout est à affaire.
10:45Mais il sent qu'il y a quand même quelque chose.
10:47Donc, ce qu'il fait en bon gendarme,
10:49c'est qu'il transmet déjà l'information à ses collègues
10:51qui travaillent sur les tueries du Brabant.
10:53Et puis, cette information reste un peu dans un coin de sa tête
10:57pendant plusieurs semaines.
10:59Il se dit quand même qu'il y a quelque chose à creuser.
11:02Il découvre d'abord qu'il existe une dénonciation
11:05qui vise Xavier Slimane.
11:07Oui, en fait, de retour en Belgique,
11:09Jean-Pierre Adam recherche dans les bases de données belges
11:12les noms de Xavier et Thierry Slimane.
11:14Il ne trouve rien.
11:15Il trouve ça quand même bizarre.
11:16Et donc, il se rend à Bruxelles,
11:19au bureau central de recherche,
11:21où sont consignés tous les PV
11:23qui n'ont jamais été mis dans des procédures
11:26et qui sont réduits sous forme de micro-fiches.
11:28Et en compulsant ces micro-fiches,
11:30là, il tombe sur le nom de Xavier Slimane.
11:32Sept jours après le braquage de l'armurerie de Caise,
11:35en Belgique,
11:36une personne anonyme s'est présentée à la gendarmerie d'Astière,
11:40toujours en Belgique,
11:41pour dénoncer Xavier Slimane
11:44comme étant l'un des auteurs du braquage.
11:46Mais cette dénonciation,
11:48en fait, elle n'a pas été versée à la procédure
11:51pour une erreur de cote,
11:53une erreur administrative, quasiment,
11:55et le PV a été oublié.
11:58Et en fait, personne n'a étudié
11:59ou exploré cette piste,
12:01personne n'a vérifié,
12:01même l'emploi du temps de Xavier Slimane
12:03au moment des faits.
12:04C'est un vrai angle mort
12:05que Jean-Pierre Adam découvre à ce moment-là.
12:07Donc, on est au début des années 2000.
12:09L'enquêteur belge Jean-Pierre Adam
12:10se demande si Xavier et Thierry Slimane
12:13ne sont pas derrière les tueries du Brabant.
12:16Quel est le profil de ces deux hommes ?
12:18Alors, ce sont deux hommes
12:19qui sont connus dans le milieu du banditisme
12:21à Charleville-Mézières dans ces années-là,
12:23dans les années 1980.
12:24Thierry Slimane est décrit
12:25comme un homme assez charismatique,
12:27un peu intello dans le milieu du banditisme,
12:29quelqu'un qui a beaucoup de sang-froid,
12:33de cultivé, un peu intrigant,
12:35et qui cumule aussi un CV judiciaire
12:38assez fourni,
12:39puisqu'il a fait 12 ans de détention cumulée,
12:41disons, pour diverses affaires.
12:43Il a été suspecté également
12:45dans trois affaires de meurtre,
12:46mais à chaque fois, il a été acquitté.
12:48Et qu'est-ce qu'on sait sur Xavier Slimane ?
12:50Alors, Xavier Slimane, son frère,
12:52est connu comme étant un grand passionné d'armes à feu.
12:55On le voit très régulièrement
12:57dans ce qu'on appelle les militariats,
12:58c'est-à-dire les bourses militaires,
13:00où on vend des armes anciennes,
13:02des munitions,
13:04des uniformes militaires, etc.
13:06C'est aussi quelqu'un qui a un moment versé un peu
13:09dans le trafic d'or.
13:11On sait également qu'il est chasseur
13:13et que c'est un très bon tireur.
13:15Et pour revenir à ce qui pourrait les relier
13:17directement à l'affaire des tueries du Brabant,
13:19il y a une tâche de naissance
13:21aperçue sur l'un des tireurs
13:23et qui pourrait correspondre.
13:24Les tueurs ne montrent pas leur visage,
13:27ou très peu,
13:27parce qu'ils ont soit des masques,
13:29soit des passe-montagnes,
13:31donc ils sont souvent dissimulés.
13:32Par contre, il y a quand même
13:33quelques témoins qui ont
13:34des éléments à apporter
13:36sur leur apparence physique,
13:37et notamment une femme
13:38qui a vu assez clairement
13:40sur le cou d'un des braqueurs
13:43une tâche de naissance,
13:44ce qui est assez rare quand même.
13:45Et il se trouve que Thierry Slimane
13:47possède lui aussi
13:49une tâche de naissance
13:50au même endroit, au cou.
13:53Que fait Jean-Pierre Adam
13:54des éléments qu'il parvient
13:56à réunir sur cette affaire ?
13:57Il en fait des notes
13:58qu'il transmet régulièrement
14:01en 1999, en 2000, en 2001,
14:03à ses collègues affectés
14:05à la cellule d'enquête
14:06sur les tueries du Brabant-Wallon.
14:08Il se dit que ce n'est
14:09qu'une question de temps
14:10avant que la justice belge
14:12puisse enfin découvrir la vérité
14:14à propos des tueries du Brabant-Wallon.
14:16Mais malgré ces notes
14:18qu'il transmet à ses collègues
14:19en charge de l'enquête,
14:20rien ne se passe.
14:22Non, et il en est très étonné.
14:24En fait, il apprendra plus tard
14:25que sa piste
14:26n'a même pas été explorée
14:27et que les notes
14:28qu'il a transmises régulièrement
14:29n'ont pas été lues.
14:30Parce qu'on lui dit
14:31qu'elle ne cadrait pas
14:33avec la politique générale
14:34de l'enquête.
14:35C'est-à-dire qu'à ce moment-là,
14:35on étudiait d'autres pistes
14:37et qu'il n'était pas question
14:38d'étudier une piste française.
14:40Ça ne rentrait pas dans le spectre.
14:42Malgré ça, il s'obstine,
14:44il continue sa propre enquête
14:45sur l'affaire des tueries du Brabant,
14:47y compris après son départ à la retraite.
14:49Oui, c'est un homme obstiné
14:51et comme il est convaincu
14:53qu'il y a quelque chose à chercher,
14:55il cherche.
14:56Et donc, il se rend très régulièrement
14:58à Charleville-Mézières.
14:59Il essaye de rencontrer
15:01des personnes du milieu du banditisme
15:03qui ont connu les frères Slimane.
15:05Il recueille des témoignages,
15:06il fait même des filatures,
15:07il planque pour essayer de trouver
15:08des personnes qui étaient
15:09dans leur entourage.
15:11Bref, il mène une enquête,
15:12une vraie,
15:12qui lui prend beaucoup de temps.
15:14Il sacrifie en partie sa vie privée
15:16comme il l'a fait d'ailleurs,
15:17y compris dans ses enquêtes précédentes
15:19quand il était affecté
15:19à l'affaire Dutroux.
15:21Voilà, son travail lui a coûté
15:23son mariage,
15:23il est divorcé
15:24et il m'explique aussi
15:25que ses enfants,
15:27sa fille notamment,
15:28ne peut plus entendre parler
15:29de l'affaire du Brabant
15:30parce que cette affaire
15:31a trop happé son père,
15:32elle ne veut plus du tout
15:33s'y intéresser.
15:34Christelle Brigodeau,
15:35vous nous parliez tout à l'heure
15:36du complice présumé
15:37de Thierry Slimane
15:38dans l'affaire du meurtre
15:39de 1996,
15:41celui du patron de bar
15:43du tenancier Michel Pirot.
15:45Cet homme qui a donc été acquitté,
15:47on le redit,
15:48s'appelle Patrick Verdun
15:49et aujourd'hui,
15:50il affirme que Thierry Slimane
15:53était bien l'un des tueurs
15:55du Brabant.
15:56Vous interviewez Patrick Verdun
15:57pour le Parisien,
15:58d'abord expliquez-nous
15:59qui il est
16:00et où est-ce que vous le voyez ?
16:01Alors, c'est un homme
16:02aujourd'hui rangé des voitures,
16:04comme on dirait.
16:05Il a été condamné
16:06pour des faits de proxénétisme
16:07et d'extorsion de fonds.
16:09Comme on l'a dit,
16:10il a été suspecté d'un meurtre
16:11mais il a été acquitté pour cela.
16:13Il me reçoit dans son cabanon
16:15de pêche
16:16qui est au bord d'un étang,
16:18dans un endroit très calme,
16:20pas très loin de Charleville-Mézières.
16:22C'est un peu son havre de paix
16:23et on sent qu'il est bien
16:25dans cet endroit.
16:25Patrick Verdun a aujourd'hui
16:26une soixantaine d'années.
16:27Qu'est-ce qu'il vous raconte
16:28sur l'affaire des tueurs du Brabant ?
16:30Il dit que Thierry Slimane
16:31est l'un des tueurs fous du Brabant.
16:33Il en est convaincu
16:34parce que pour lui,
16:35il y a tout un tas d'indices,
16:36de petites choses
16:37qui lui font penser
16:38que ça peut être lui
16:39et notamment
16:40une anecdote en particulier.
16:42Un jour où Patrick Verdun
16:45se rendait chez Thierry Slimane,
16:46il est arrivé au moment
16:47où Thierry Slimane
16:48était en train d'être soigné
16:49par son médecin de famille
16:51pour une blessure par balle
16:52au flanc, sur le côté.
16:55À ce moment-là,
16:55Thierry Slimane a apparemment juste dit
16:57oui, je me suis pris une balle
16:59sans expliquer davantage
17:00et cette scène intervenait
17:02quelques jours après
17:03l'une des tueries
17:04au cours de laquelle
17:05l'un des tueurs du Brabant
17:07avait été touché
17:08par un policier.
17:09Patrick Verdun
17:10vous dit aussi
17:11que Thierry Slimane
17:12lui a fait
17:12une étrange confidence
17:13avant sa mort.
17:15Un jour,
17:16des journalistes
17:16viendront te voir,
17:17ils te diront
17:17que je suis fou
17:18mais je ne suis pas fou.
17:20Et cette phrase donc,
17:21c'est Thierry Slimane
17:22qui l'aurait dit
17:23à Patrick Verdun.
17:24Patrick Verdun
17:25dit que sur le moment,
17:26il n'avait pas fait le lien
17:27avec l'affaire des tueurs du Brabant
17:29mais qu'aujourd'hui,
17:30ça lui semble évident
17:31que c'était une sorte de signal
17:32donné par son ami,
17:34un signe avant-coureur
17:35en fait de l'affaire
17:36qui allait venir
17:36et qui allait éclore.
17:37Et c'est la raison
17:38pour laquelle aujourd'hui
17:39Patrick Verdun parle.
17:40Il se sent légitime
17:42à parler pour ça
17:43parce qu'il pense
17:43qu'il parle pour son ami.
17:45Il a d'ailleurs consacré
17:47un livre
17:48édité à compte d'auteurs
17:50sur cette affaire.
17:51Il en prépare un deuxième.
17:52Il tient vraiment
17:53à prendre la parole
17:54et à donner sa version des faits.
17:55Thierry Slimane est mort en 2011
17:57d'un cancer des poumons.
17:58Son frère,
17:58Xavier Slimane,
17:59lui, est décédé
18:00huit ans plus tard
18:01en 2019.
18:02L'enquêteur belge
18:03Jean-Pierre Adam
18:04s'est rendu à ses obsèques.
18:06Les deux frères Slimane
18:07ont été incinérés.
18:09Christelle Brigodeau,
18:10d'après Patrick Verdun,
18:11l'ancien complice,
18:12quel aurait été
18:12le mobile de Thierry Slimane ?
18:14Pour lui, c'est clair,
18:15le mobile est politique.
18:17Il affirme que Thierry Slimane
18:19était un membre du SAC,
18:20le service d'action civique,
18:22qui est une officine
18:23qui avait été créée
18:24par des admirateurs
18:26du général de Gaulle
18:27comme une sorte de police parallèle
18:28chargée d'exécuter
18:30un peu les bases d'œuvres
18:30de la Vème République.
18:32Et Thierry Slimane
18:33aurait été embauché,
18:34d'après sa théorie,
18:35pour commettre
18:36des barbouzeries en Belgique,
18:38aux côtés de gendarmes
18:39d'extrême droite
18:41et avec le soutien
18:42des services secrets belges.
18:43Le but étant, selon lui,
18:46d'effrayer la population,
18:47de créer une sorte de choc
18:48pour que la Belgique,
18:49considérée à l'époque
18:50en pleine guerre froide
18:52comme un peu molle
18:52face aux communistes,
18:54s'arme davantage
18:55et se montre
18:56plus offensive
18:57et plus dure
18:58dans sa ligne anticommuniste.
19:00Rappelons qu'à cette époque,
19:01on est encore
19:02en pleine guerre froide.
19:03L'enquêteur belge
19:04Jean-Pierre Adam,
19:05que vous avez également rencontré
19:06et qui travaille
19:07sur cette affaire
19:08depuis 25 ans,
19:09est-ce qu'il est d'accord
19:10avec cette thèse ?
19:10Non.
19:11En fait,
19:12tous les deux sont d'accord
19:13sur l'homme.
19:14Thierry Slimane,
19:14mais pas sur le mobile.
19:15Pour Jean-Pierre Adam,
19:16le mobile est purement
19:17crapuleux,
19:18c'est-à-dire qu'il s'agissait
19:19d'empocher de l'argent
19:20quitte à faire
19:21beaucoup de victimes
19:22simplement pour aller
19:23faire la fête,
19:24consommer de la drogue
19:25ou jouer au poker.
19:26Le mobile,
19:27il est tout simple.
19:27C'est l'argent.
19:29L'argent,
19:30pourquoi ?
19:30Il fallait
19:32continuer le train de vie
19:33pour le jeu,
19:34pour le poker,
19:35pour le trafic d'armes,
19:36pour ces deux frères-là.
19:38Un c'était le jeu,
19:39la drogue
19:40et l'autre,
19:41c'était le trafic d'armes.
19:44On l'a dit,
19:45l'effet remonte
19:45à la première moitié
19:46des années 1980.
19:4840 ans plus tard,
19:49dans les années 2020,
19:50est-ce que Jean-Pierre Adam
19:51a perdu espoir
19:52à un moment
19:53de résoudre cette enquête ?
19:54Il n'a pas vraiment
19:55perdu espoir.
19:55Par contre,
19:56on peut affirmer
19:56qu'il a tout tenté.
19:58Même d'alerter la presse,
20:00la RTBF,
20:01qui est la télévision belge,
20:02qui va consacrer
20:04des enquêtes
20:05et des sujets télévisés
20:07fouillés
20:07sur sa thèse
20:08et son affaire,
20:09il secoue le cocotier,
20:11quelque part,
20:11en se disant
20:12qu'un jour,
20:13la vérité finira bien
20:14par éclater.
20:15Au mois d'août 2023,
20:16Jean-Pierre Adam
20:17écrit à un avocat,
20:18un certain Patrick Ramael,
20:20et il lui transmet
20:21une synthèse
20:22de son enquête.
20:23Jean-Pierre Adam
20:24contacte cet homme
20:25parce qu'en 1982,
20:27il était magistrat
20:28à Maubeuge,
20:29dans le Nord,
20:30là où l'affaire
20:30des tueurs du Brabant
20:31a débuté,
20:32comme on le racontait
20:33à l'épicerie Piau.
20:34Que dit cet avocat
20:35sur le travail d'enquête
20:37de Jean-Pierre Adam ?
20:38Il dit que c'est
20:39un travail exemplaire.
20:40Lui, il est aussitôt convaincu
20:41par la thèse du gendarme.
20:43Jean-Pierre Adam
20:44a consacré un livre,
20:45lui aussi,
20:46à cette affaire.
20:46Et quand Patrick Ramael
20:47lit le livre,
20:49il se dit
20:49mais c'est pas romancé,
20:50c'est un PV de synthèse,
20:51un procès verbal de synthèse.
20:53Lui qui a été magistrat
20:54en a lu des centaines
20:55au cours de sa vie
20:56et il voit que dans ce livre,
20:59il y a uniquement
20:59des affirmations,
21:00il n'y a pas de suppositions,
21:02il y a des documents,
21:03il y a des photos,
21:04il y a des rapports de police.
21:05Il se dit
21:06qu'il y a quelque chose
21:07à creuser.
21:07Et donc,
21:08il se rend en Belgique
21:10pour essayer de voir
21:11ce que la justice
21:12et les enquêteurs belges
21:13ont déjà fait
21:14sur ce volet français
21:15de l'enquête.
21:16Et là,
21:16c'est la stupeur
21:17parce qu'il découvre
21:18que le résultat
21:20de ces années d'enquête,
21:21pour ce qui concerne
21:22la piste française,
21:23ça se résume
21:24à deux pochettes cartonnées.
21:25En fait,
21:26presque rien n'a été fait.
21:26En juin 2024,
21:28le 28 juin précisément,
21:29la justice belge
21:31annonce aux familles
21:32des victimes
21:32des tueurs du Brabant
21:33son intention
21:35de mettre fin
21:36à l'enquête,
21:36au moins provisoirement.
21:38Oui,
21:38d'ailleurs,
21:39Patricia Finet,
21:40qui est la fille
21:40d'une des victimes
21:41dont on parlait tout à l'heure,
21:42son père a été tué
21:43sur le parking
21:43d'un supermarché,
21:45elle est dans la salle
21:45comme d'autres victimes.
21:47Quand elle entend ça,
21:48elle a ces mots très forts,
21:49elle dit
21:50vous tuez mon père
21:50une deuxième fois
21:51parce qu'à ce moment-là,
21:52elle se dit
21:53ça y est,
21:53tous les espoirs sont perdus,
21:54on ne saura jamais
21:55ce qui s'est passé,
21:56c'est un scandale pour elle.
21:58Mais l'avocat
21:59contacté par Jean-Pierre Adam
22:00fait plusieurs demandes
22:01de nouveaux actes d'enquête.
22:03L'idée de l'avocat
22:04Patrick Ramahel,
22:05c'est de quelque part
22:06souffler sur les braises
22:07de l'enquête
22:08pour rallumer le feu,
22:10si on peut dire.
22:11Donc il fait plusieurs
22:11demandes d'actes,
22:12il force un petit peu
22:13les choses
22:13et parmi ces demandes d'actes,
22:15il y en a une majeure
22:16qui concerne l'exhumation
22:17de la mère
22:18de Thierry et Xavier Slimane.
22:20Elle repose au cimetière
22:21de Charles-le-Ville-Mézière,
22:22contrairement à ses fils
22:23qui ont été incinérés,
22:25comme on l'a dit tout à l'heure.
22:26Donc il ne peut pas
22:27y avoir d'expertise ADN
22:28sur les corps
22:29de Thierry et Xavier Slimane.
22:30En revanche,
22:30il peut y en avoir une
22:31sur le corps de sa mère.
22:33Et ce qu'on appelle
22:34la parentèle,
22:35c'est-à-dire
22:35les similitudes
22:37entre l'ADN
22:37de la mère
22:39et celle des fils,
22:41pourraient permettre
22:42de faire la jonction,
22:43de savoir si effectivement
22:45Thierry et Xavier Slimane
22:46étaient sur les scènes de crime
22:47parce que de l'ADN
22:49a été trouvé
22:50et se trouve encore
22:51sur des scellés,
22:52sur des objets
22:54qui ont été saisis
22:54au moment
22:55de certaines
22:56détruisées du Brabant.
23:00Christelle Brigodeau,
23:01l'enquêteur
23:02Jean-Pierre Adam,
23:03il vous a amené
23:04devant la tombe
23:05de cette femme,
23:05la mère des frères Slimane
23:06à Charleville-Mézière.
23:08On saura au mois de septembre
23:09si la justice belge
23:10accepte ou non
23:12son exhumation.
23:13Jean-Pierre Adam,
23:14il n'est pas sûr
23:15lui-même
23:16à 100%
23:17d'avoir raison.
23:18Non, mais il veut
23:19en tout cas
23:19en avoir le cœur net.
23:21Et ce qu'il dit,
23:22c'est qu'effectivement,
23:23si ça ne matche pas,
23:24si l'ADN ne matche pas,
23:25il dit « je suis foutu ».
23:26En gros,
23:28ça veut dire
23:28que toute ma thèse
23:30est à mettre
23:30à la poubelle.
23:31Mais juste après,
23:32il dit « mais je ne pense pas »
23:33parce que connaissant
23:34Thierry Slimane,
23:35il n'y a que lui
23:35pour faire ça.
23:36Ça fait tellement d'années
23:37qu'il vit quelque part
23:38avec le fantôme
23:39de Thierry Slimane
23:40qu'il a l'impression
23:41de le connaître
23:41presque intimement.
23:42Mais effectivement,
23:43maintenant,
23:44on attend une confirmation,
23:45j'allais dire objective,
23:47de sa thèse,
23:49à savoir si elle est
23:50vraie ou fausse.
23:52Christelle Brigodeau,
23:53que dit sur ce point
23:54la fille de victime
23:55que vous avez interrogée,
23:57Patricia Finet,
23:58dont le père a été tué
23:59sur le parking
24:00d'un supermarché
24:00en 1985 ?
24:02Elle dit que ça vaut le coup
24:03d'aller jusqu'au bout.
24:05Elle est prudente également
24:06parce que ça fait des années
24:07que tout un tas de gens
24:09la contactent
24:09à intervalles réguliers,
24:11que ce soit
24:11des enquêteurs du dimanche,
24:13des gens qui lisent
24:15l'avenir dans des boules
24:16de cristal et autres,
24:17à chaque fois en expliquant
24:18avoir des révélations à faire
24:20ou avoir vu la vérité.
24:21Et concernant Jean-Pierre Adam,
24:23elle a entendu sa thèse,
24:24elle la trouve solide
24:26et surtout,
24:27elle se dit,
24:27on a exploré
24:28des tas de pistes.
24:30Il y a eu,
24:30il faut le rappeler,
24:31une quarantaine d'exhumations
24:32dans le cadre
24:33de cette enquête
24:34déjà menée.
24:35Pourquoi pas une de plus ?
24:36Et elle explique en plus
24:38que les trois quarts
24:39de sa vie
24:40auront été pollués
24:41par ce point d'interrogation
24:43sur la mort de son père.
24:44Il est temps
24:45que ça s'arrête.
24:46Aujourd'hui,
24:47c'est une femme retraitée
24:48âgée
24:48qui a envie
24:49de couler des jours
24:50paisibles
24:51avec ce poids
24:52énorme en moins.
24:59Merci Christelle Brigodeau.
25:00Cet épisode de Code Source
25:02a été produit par
25:02Clara Grosis
25:03et Thibault Lambert.
25:05Réalisation,
25:06Julien Moncouquiol.
25:07Code Source
25:07est le podcast quotidien
25:09d'actualité du Parisien.
25:10N'hésitez pas
25:11à vous abonner
25:11sur votre plateforme
25:12d'écoute préférée,
25:13à nous laisser des commentaires
25:15et à partager.
25:16Et puis,
25:16on vous invite aussi
25:17à écouter Crime Story,
25:18notre podcast hebdomadaire
25:20de faits divers.
25:21Chaque samedi,
25:22une nouvelle affaire criminelle
25:23racontée par Claudia Prolongeau
25:24et Damien Delsony.
Commentaires