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20 ans après la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré qui fuyaient la police à Clichy-sous-Bois et à l’occasion de la sortie du documentaire « 2005, état d’urgence », Code Source fait le récit d’un drame qui a enflammé les banlieues françaises.
Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Barbara Gouy - Production : Anaïs Godard et Clémentine Spiler - Réalisation et mixage : Théo Albaric - Musiques : François Clos, Audio Network
Archives : 2005 Etat d'urgence - Episode 1 (France Télévisions).
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20 ans après la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré qui fuyaient la police à Clichy-sous-Bois et à l’occasion de la sortie du documentaire « 2005, état d’urgence », Code Source fait le récit d’un drame qui a enflammé les banlieues françaises.
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NewsTranscription
00:11C'était il y a 20 ans, à l'automne 2005, des émeutes éclataient en Seine-Saint-Denis
00:17avant de s'étendre rapidement à d'autres banlieues françaises, sous l'œil des caméras
00:21du monde entier.
00:22A l'origine de ces affrontements, la mort de deux adolescents, Zied et Bounat, dans
00:28un transformateur EDF à Clichy-sous-Bois, alors qu'ils étaient poursuivis par des policiers.
00:34Le Parisien a largement couvert ces événements à l'époque grâce à son édition de Seine-Saint-Denis.
00:39Notre consoeur, Gwenaëlle Bourdon, aujourd'hui au service économie, était l'une des premières
00:45journalistes dépêchées sur place après le drame et elle a suivi l'affaire jusqu'au
00:49procès.
00:50Elle y revient désormais dans un documentaire réalisé avec Marie-Pierre Jory, 2005, état
00:56d'urgence, diffusé le 23 novembre sur France 5 et disponible en replay et elle en parle
01:02avec nous dans Côte-Source.
01:10Gwenaëlle Bourdon, décrivez-nous respectivement Zied, Bena et Bounat, Rahoré.
01:15Qui sont ces deux adolescents en 2005 ?
01:17Alors, Zied, Bena et Bounat, Rahoré, c'est deux collégiens.
01:21Ils sont tous les deux en classe de troisième au collège Robert-Douano à Clichy-sous-Bois.
01:26Zied, c'est le plus âgé des deux.
01:27Il a 17 ans.
01:28C'est un jeune garçon que ses amis décrivent comme très athlétique, sportif et que ses
01:34enseignants décrivent comme quelqu'un d'assez réservé et d'assez sérieux.
01:37Il est arrivé en France, de Tunisie, à l'âge de 11 ans.
01:41Il a d'abord habité dans un tout petit appartement avec son père, sa mère, sa soeur
01:44à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis.
01:46Et il est arrivé à Clichy-sous-Bois en 2004 où il s'est rapidement fait des amis.
01:50Et parmi ses amis, il y a donc Bounat, Rahoré, qui lui est un enfant de Clichy-sous-Bois.
01:55Il a 15 ans en 2005.
01:57C'est un jeune garçon que tout le monde décrit comme très drôle, avec une personnalité
02:02très attachante, très appréciée de ses frères et soeurs, de ses camarades de classe.
02:07Un jeune garçon pour qui le foot compte beaucoup.
02:10Alors, c'est souvent le cas chez des garçons de 15 ans.
02:12Mais lui, en plus, il est talentueux.
02:14Il joue au foot en club, dans la ville voisine de Livry-Gargan.
02:17Et tout le monde le décrit vraiment comme un garçon très intégré dans sa classe,
02:21dans son collège, dans ses groupes d'amis, très apprécié, dont on cherche la compagnie.
02:32C'est comme ça que tout a commencé.
02:35Un match entre copains.
02:37Une banale partie de foot.
02:40Nous sommes le jeudi 27 octobre 2005, en banlieue parisienne.
02:46Ce sont les vacances, celles de la Toussaint.
02:49Parmi ces jeunes, deux garçons, dont les prénoms vont bientôt devenir indissociables,
02:55tristement inscrits dans les mémoires.
02:57Ziad et Bouna.
03:00Ziad et Bouna, c'est le titre de votre livre, publié en 2015, qui raconte toute cette affaire.
03:05Dix ans après sa parution, vous co-signez donc une série documentaire en trois épisodes,
03:11riches en images d'archives, où vous retracez quasi minute par minute les événements
03:16qui ont mené à la mort tragique de ces deux jeunes.
03:19Vous donnez aussi la parole à une grande partie des protagonistes de l'époque,
03:23la famille de Ziad et Bouna, des amis, des avocats, des policiers, des magistrats,
03:28les élus locaux et même l'ancien premier ministre Dominique de Villepin, qu'on voit très ému.
03:34Est-ce que ça a été facile de les convaincre de reparler de ce qu'ils ont vécu ?
03:39Il n'aurait pas été possible de se lancer dans ce travail-là sans l'accord d'une série de
03:43proches
03:43de Ziad et Bouna, en l'occurrence des frères, des sœurs et puis le père aussi de Ziad.
03:48Ce qui est intéressant, c'est que parmi ceux qui ont dit oui le plus vite,
03:52ce sont les femmes en fait qui ont accepté de s'exprimer, notamment les sœurs,
03:57une sœur de Bouna, une sœur de Ziad, une belle sœur de Ziad.
04:01Et c'est des femmes qu'on avait très peu, voire pas du tout entendues jusque-là,
04:05parce qu'elles étaient, notamment pour les sœurs, elles étaient très jeunes à l'époque,
04:08elles étaient d'un âge proche de celui des adolescents qui sont décédés.
04:12Et là, elles avaient le sentiment que c'était important de témoigner.
04:16Je pense que pour les familles, ce qui était important, c'était de relater les faits,
04:20parce que c'est une affaire qui a tout de suite dépassé le cercle de la tragédie familiale
04:25pour les plonger dans une affaire d'État et dans une histoire qui les dépassait largement.
04:30Mais eux, ils ont toujours été attachés à ce qu'on relate cette histoire,
04:33sans la déformer, en rappelant justement qui était Ziad et Bouna.
04:39On remonte donc le temps.
04:41Gwenaëlle Bourdon, cette affaire, elle commence pour vous le vendredi 28 octobre 2005.
04:46Vous êtes une jeune journaliste et vous travaillez depuis quelques mois seulement
04:50à l'édition de Seine-Saint-Denis du Parisien.
04:53Comment démarre cette journée ce vendredi pour vous ?
04:55J'ai un coup de fil très matinal de mon chef de l'époque
04:59qui me demande d'aller directement à Clichy-sous-Bois
05:02en m'expliquant qu'il y a eu des événements graves durant la nuit.
05:05Il me résume ça, il y a eu des émeutes, il y a eu la mort de deux jeunes.
05:09Et donc, il faut aller sur place.
05:11La veille au soir, j'ai des collègues qui se sont rendus à Clichy-sous-Bois
05:14justement pour constater un peu ce qui se passait.
05:18Et là, ce matin, je prends le relais en quelque sorte.
05:21Et qu'est-ce que vous voyez quand vous allez à Clichy-sous-Bois ?
05:23Qu'est-ce qui vous frappe quand vous arrivez ?
05:25Ce qui est frappant, c'est d'abord le calme qui règne en fait dans cette ville.
05:28Même si on voit bien les stigmates de ce qui s'est passé la veille,
05:31on remonte une avenue vers la mairie de Clichy.
05:34Et cette avenue, elle est bordée de voitures brûlées, d'abribus aux vitres cassées.
05:40Il y a un centre postal qui a été incendié.
05:43Il y a une odeur de fumée et de cendres qui règne sur la ville.
05:46Et puis, des habitants qui vaquent à leurs occupations, qui essayent de se rendre au travail.
05:51Il n'y a pas de bus, compte tenu des événements de la veille.
05:53Bon, ils essayent de reprendre leur vie comme à l'ordinaire.
05:58Clichy-sous-Bois est à 15 minutes à vol d'oiseaux de Paris.
06:01Ça, c'est quelqu'un qui le dit dans le documentaire.
06:03Mais c'est une ville pauvre, isolée et finalement assez méconnue des Franciliens.
06:08Oui, à l'époque, Clichy-sous-Bois, c'est une commune de Seine-Saint-Denis
06:11qui compte alors moins de 30 000 habitants.
06:14En fait, c'est une ville qui a profondément changé dans les années 60.
06:17On y a construit des grandes copropriétés, des espèces de grands immeubles de dix étages
06:22dans lesquels ont commencé par s'installer les classes moyennes
06:25qui espéraient voir arriver le métro et une bretelle d'autoroutes à proximité.
06:30Et comme ces moyens de transport ne sont pas arrivés,
06:33progressivement, ces habitants-là sont partis, la ville s'est paupérisée.
06:37Et donc, en 2005, il y a ces résidences très dégradées,
06:40avec des ascenseurs en panne, de l'humidité partout,
06:44des appartements et des parties communes en très mauvais état.
06:46Il y a une grande pauvreté, un taux de chômage largement supérieur à la moyenne nationale
06:51et une population très jeune, 50% je crois, à moins de 25 ans.
06:55Et en même temps, il y a cette population très jeune
06:58et un manque d'équipements publics criants.
07:01Il n'y a pas de piscine, il n'y a pas de cinéma,
07:04il n'y a pas de transport public, il n'y a pas de crèche.
07:06Bref, c'est une situation que le maire de l'époque, Claude Dillin,
07:10résumait en disant que Clichy-sous-Bois était une poudrière.
07:13Dernier élément de contexte, en octobre 2005,
07:15la France est présidée par Jacques Chirac.
07:18Son premier ministre, c'est Dominique de Villepin.
07:20Nicolas Sarkozy est ministre de l'Intérieur
07:23et il a fait de la lutte contre la délinquance dans les quartiers
07:26une de ses priorités.
07:27Il attire l'attention des médias avec des déclarations chocs.
07:31Quelques mois plus tôt, à la Courneuve, par exemple, en région parisienne,
07:35il déclarait vouloir nettoyer la banlieue au Karcher.
07:38On a beaucoup retenu ces déclarations-là.
07:40Et puis derrière, il y a quand même des mesures politiques qui sont mises en œuvre.
07:44Dans le documentaire, on donne notamment la parole à un policier
07:47qui explique que c'est un moment où, effectivement,
07:49le ministère de l'Intérieur ne veut plus entendre parler
07:52de tout ce qui se rapprochait de la police de proximité
07:54et qu'on demande aux policiers de faire du chiffre.
07:56Et ça, c'est une politique qui pèse aussi au quotidien
07:59dans l'intervention des fonctionnaires de police,
08:02notamment dans ces quartiers-là.
08:05Quand vous arrivez devant la mairie de Clichy-sous-Bois,
08:08ce vendredi 28 octobre, après une nuit d'émeutes,
08:11quelle est l'ambiance sur place ?
08:13À ce moment-là, il y a déjà beaucoup de médias,
08:16ce qui n'est pas habituel à Clichy-sous-Bois.
08:18Il y a quelques habitants qui sont venus essayer de comprendre ce qui se passait,
08:21des élus, des associatifs.
08:23Et assez rapidement, le maire de Clichy-sous-Bois prend la parole.
08:28Ce qui va être assez notable, c'est qu'il tient à ce moment-là un discours
08:31qui réclame qu'une enquête soit menée très rapidement
08:37sur les faits qui sont survenus la veille.
08:39Et nous, à ce moment-là, les faits, on n'en sait pas encore grand-chose.
08:42On sait qu'il y a ces jeunes qui sont morts,
08:44les circonstances restent un peu confuses.
08:46Et on cherche à savoir aussi qui sont précisément ces victimes.
08:50Rapidement, vous entrez en contact avec des amis de Ziedebouna,
08:53qui étaient avec eux le soir du drame.
08:55Qu'est-ce que vous comprenez du déroulé de cette triste soirée ?
08:59Ces copains racontent qu'en fait, tout a commencé
09:02alors qu'ils rentraient d'une partie de foot
09:03qu'ils étaient allés jouer dans la commune voisine de Livry-Gargan.
09:07Je rappelle qu'on est en période de vacances scolaires de la Toussaint.
09:11Il faut occuper la journée, d'autant plus que c'est une période de ramadan.
09:14Et donc, pour la plupart de ces jeunes,
09:15il faut occuper le temps jusqu'au moment de la rupture du jeûne en fin de journée.
09:20Et donc, ils racontent qu'ils étaient partis jouer au foot à une petite dizaine
09:23et que c'est sur le chemin du retour qu'ils croisent des policiers,
09:27qu'ils partent tous en courant.
09:29Certains d'entre eux vont être interpellés et le disent,
09:32qu'ils ont été conduits au commissariat, d'autres non.
09:36Mais en revanche, tout s'explique du coup qu'à un moment donné,
09:38le groupe s'est éparpillé et que dans leur course pour échapper à la police,
09:46Ziad Bouna et un ami à eux, Muitine, sont allés se réfugier sur un terrain EDF.
09:52Et c'est là qu'ils ont trouvé la mort,
09:54puisqu'ils se sont même réfugiés dans un local transformateur
09:57dans lequel ils ont été électrocutés.
10:02Muitine, le troisième adolescent de 17 ans
10:04qui s'est caché avec Ziad et Bouna sur ce site EDF,
10:07a survécu, mais il est gravement blessé.
10:10C'est ce qu'on apprendra ensuite, c'est qu'en fait,
10:12Muitine était effectivement dans ce transformateur EDF
10:16avec Ziad et Bouna,
10:18mais l'arc électrique qui a tué ses amis
10:20l'a grièvement brûlé, mais il est vivant.
10:24Et donc, il va réussir à ressortir de ce local transformateur,
10:28à ressortir du site EDF
10:30et à rentrer à pied jusqu'à Clichy-sous-Bois,
10:33dans le quartier du Chêne-Pointu où il habite.
10:34Et c'est donc lui, avec ses vêtements fumants,
10:37qui donne l'alerte en retrouvant sur place des grands du quartier,
10:41dont l'un est le grand frère de Bouna Traoré.
10:44Et c'est eux qui vont, à leur tour,
10:46alerter les pompiers en disant,
10:48il y a deux jeunes qui sont sur ce site EDF,
10:51on ne les voit pas, on ne sait pas où ils sont,
10:53est-ce que vous pouvez venir pour leur porter secours ?
11:01C'est ça qui a donné lieu à cette première nuit de colère à Clichy-sous-Bois,
11:05c'est le fait que ces deux jeunes aient trouvé la mort
11:08parce que des policiers les poursuivaient apparemment sans raison.
11:12Oui, alors, ce qui se passe, c'est qu'effectivement, assez rapidement,
11:15la nouvelle se répand à Clichy-sous-Bois le soir même
11:18et suscite la colère des jeunes,
11:22en particulier dans le quartier du Chêne-Pointu
11:24où habitaient Zied et Muitines.
11:27Et donc, c'est ce qui donne effectivement lieu
11:29à cette première nuit de violence
11:32avec des jets de pierre en direction des policiers,
11:36des voitures incendiées,
11:38des cocktails Molotov
11:40et une série de dégradations
11:41qui sont visibles dès le lendemain matin.
11:43Et le 28 octobre,
11:45les premières déclarations des autorités
11:47ne correspondent pas tout à fait
11:48avec la version donnée par les jeunes.
11:50Oui, dès le lendemain,
11:52il va y avoir d'abord une déclaration
11:53du ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy,
11:56qui prend la parole devant des caméras de télévision.
11:58Les premiers éléments qui m'ont été communiqués
12:01montrent que ces jeunes,
12:03lorsqu'ils ont escaladé un mur de 3 mètres de haut
12:05pour pénétrer dans ce local d'EDF
12:09où malheureusement deux d'entre eux ont été électrocutés,
12:12ils n'étaient pas physiquement poursuivis par la police
12:15à ce moment-là,
12:15qu'ils n'étaient pas derrière eux.
12:17Dans la même journée,
12:18le Premier ministre Dominique de Villepin,
12:21sur la base, dit-il,
12:22d'éléments qui lui sont remontés
12:23du ministère de l'Intérieur,
12:25prend également la parole à la radio
12:27pour dire qu'à sa connaissance,
12:28il s'agissait de cambrioleurs.
12:30Ces déclarations,
12:31elles sont entendues à Clichy-sous-Bois.
12:33Et donc, elles vont effectivement attiser la colère
12:36parce que sur place,
12:37on connaît les jeunes.
12:39C'est ce que disent aujourd'hui
12:40d'anciens émeutiers.
12:41Pour eux,
12:42que ce soit ces collégiens
12:43de 15 à 17 ans
12:44qui n'avaient jamais eu affaire à la justice,
12:47qui n'étaient impliqués
12:48dans aucune activité illicite,
12:50trouvent la mort dans ces circonstances-là,
12:52c'était insupportable.
12:53Pourquoi le Premier ministre
12:54parle de cambriolage à ce moment-là ?
12:56Parce qu'en fait,
12:58les jeunes,
12:58quand ils rentrent de leur partie de foot,
13:00ils se dispersent un peu
13:01tout le long du chemin
13:02et certains d'entre eux
13:04vont traverser un chantier
13:06dans lequel il y a un trou
13:08et des gravats.
13:10Et en fait,
13:10l'alerte est donnée par un voisin
13:12qui téléphone au commissariat
13:13de Livry-Gargan
13:14en apercevant des silhouettes
13:15sur ce chantier.
13:16La police arrive
13:17parce qu'elle a été appelée,
13:18parce qu'il y a des gens
13:19qui sont rentrés sur ce chantier.
13:22Et c'est ce qui déclenche la poursuite.
13:24L'enquête indiquera plus tard
13:25qu'il n'y a pas eu de traces de vol
13:27sur ce chantier.
13:28En tout cas,
13:28ces déclarations passent mal
13:30à Clichy-sous-Bois.
13:31Il s'en suit une deuxième nuit d'émeute,
13:33plus violente que la première.
13:35Et à ce moment-là,
13:36personne n'arrive à calmer le jeu.
13:37Oui, c'est d'ailleurs
13:39ce qu'explique dans le documentaire
13:40le maire de Clichy-sous-Bois,
13:42Olivier Klein,
13:43qui dit que
13:44dès le lendemain
13:45de la première nuit d'émeute,
13:46en fait,
13:46il y a des animateurs sportifs,
13:49des éducateurs,
13:50des employés de la ville
13:51qui vont toute la journée
13:52tourner dans la commune
13:54pour essayer de raisonner les jeunes,
13:55de discuter avec eux, etc.
13:57Mais au fil de la journée,
13:58la tension monte, monte, monte.
14:00Et puis le soir,
14:01il y a à nouveau des violences.
14:02Et effectivement,
14:03à ce moment-là,
14:03c'est une colère
14:04qui est très difficile à raisonner.
14:06Un des témoins du documentaire,
14:08Samir Milly,
14:09dit qu'on essayait de discuter
14:10avec ces jeunes,
14:11mais la colère était trop importante.
14:15Le samedi 29 octobre,
14:17une marche blanche
14:18est organisée
14:18dans les rues de Clichy-sous-Bois
14:20en hommage à Ziède et Bounas.
14:22Dans le documentaire,
14:22on voit le maire de la ville
14:24lancer un appel au calme
14:25sur le perron de la mairie.
14:26Je demande à tous les Clichois
14:28de bien comprendre
14:30que c'est un rendez-vous historique
14:32pour la ville
14:32et que ce n'est pas un appel au calme
14:35seulement que je vous demande,
14:37mais c'est un appel à la dignité
14:40et au respect.
14:42Montrons à la France entière
14:44que malgré notre douleur,
14:47que malgré notre colère,
14:49nous sommes dignes et respectables.
14:51Mais le lendemain soir,
14:53un événement déclenche
14:55de nouvelles émeutes,
14:56plus seulement à Clichy,
14:57mais dans d'autres villes voisines.
14:59Oui, c'est un incident
15:00qui va effectivement
15:02ranimer les troubles à Clichy.
15:04C'est un tir de grenade lacrymogène
15:07qui atterrit aux portes d'une mosquée
15:09en pleine prière.
15:11Donc cette mosquée est pleine d'hommes,
15:13de femmes, de personnes âgées.
15:15Le gaz lacrymogène se répand
15:17à l'intérieur de la mosquée,
15:19provoque un mouvement de panique.
15:20Les douilles de grenades
15:22qui vont être retrouvées
15:23montrent que ce sont des grenades
15:25utilisées par les forces de l'ordre,
15:27qui sont toujours présentes
15:28dans le quartier
15:29et qui intervenaient à proximité
15:31dans le cadre de troubles en cours.
15:33Donc ça ranime la colère
15:35à Clichy-sous-bois.
15:36D'autant plus que le lendemain,
15:38interrogé sur cet incident,
15:40le ministre de l'Intérieur
15:41dira que la grenade
15:42était bien en dotation
15:43des forces de l'ordre,
15:44mais qu'il n'est pas certain
15:45que ce soit un policier
15:46qui l'ait tirée.
15:47Bon, voilà, c'est beaucoup,
15:49ça suscite beaucoup de colère
15:50et ça va susciter
15:51de la colère ailleurs.
15:52Il se trouve que ça correspond
15:54à un moment
15:55où des violences nocturnes
15:58vont également commencer
15:59à avoir lieu
15:59dans des villes voisines,
16:00d'abord en Seine-Saint-Denis
16:01et puis après,
16:02de plus en plus loin,
16:02en Ile-de-France.
16:03Quelle est la réponse policière
16:05à ces violences nocturnes
16:06qui commencent à embraser
16:08l'Ile-de-France ?
16:09Dans un premier temps,
16:10la consigne est donnée
16:11de ne pas aller au contact,
16:13c'est-à-dire de ne pas rentrer
16:14vraiment dans les quartiers
16:15pour aller à l'affrontement
16:16avec les jeunes
16:17et moins jeunes émeutiers
16:18qui y sont rassemblés.
16:20Bon, malgré tout,
16:20ça donne quand même lieu
16:21à des frictions
16:22avec la population
16:23qui ne peut plus rentrer chez elle,
16:24qui est obligée de faire des détours,
16:25qui est interpellée,
16:26fouillée, etc.
16:27Et dans un second temps,
16:29à partir du moment
16:30où les émeutes
16:30vont vraiment commencer
16:31à s'étendre,
16:32là, la consigne sera donnée
16:34aux forces de l'ordre
16:35d'intervenir beaucoup plus directement.
16:37Il va y avoir
16:38beaucoup d'interpellations,
16:40beaucoup de gens
16:41qui vont être jugés
16:42en comparution immédiate
16:43dans la foulée de leur arrestation.
16:46Dans les jours qui suivent,
16:47le mouvement ne faiblit pas
16:49et d'autres banlieues
16:50en dehors de l'Ile-de-France
16:51se soulèvent à leur tour.
16:53L'état d'urgence est décrété
16:54le 8 novembre 2005.
16:56Il permet aux maires
16:58de prendre des mesures
16:59de couvre-feu.
17:00C'est du jamais vu
17:00depuis la guerre d'Algérie.
17:03Finalement,
17:03qu'est-ce qui calme
17:04la situation ?
17:05Qu'est-ce qui apaise,
17:07éteint cette colère
17:08au fil des jours ?
17:08Alors, on peut supposer
17:10que les mesures
17:10de couvre-feu
17:11ou en tout cas
17:11la proclamation
17:12de l'état d'urgence
17:13a joué.
17:15Mais il y a aussi
17:16des endroits
17:16où finalement
17:17le calme est revenu avant.
17:19Clichy-sous-bois
17:19et Montfermeil,
17:20c'est le cas.
17:21Je crois que les violences
17:22sont déjà terminées
17:23au moment où il y a
17:23la proclamation
17:24de l'état d'urgence.
17:25Certains des témoins
17:26qu'on a interrogés aujourd'hui
17:28et qui avaient participé
17:29à ces troubles nocturnes
17:31de l'époque
17:33témoignent aussi
17:33d'une forme
17:34de sentiment d'usure.
17:35Au bout d'un moment,
17:36on retourne dans la rue
17:38chaque soir
17:39faire face à la police.
17:41Au bout d'un moment,
17:41ils ont un peu abandonné.
17:43Il faut dire aussi
17:43qu'il y avait eu
17:44beaucoup de gens interpellés.
17:45Ça a sans doute aussi,
17:46malgré tout,
17:48contribué à mettre fin
17:50à ces troubles nocturnes.
17:51En parallèle,
17:52l'enquête sur la mort
17:53de Ziet Bena
17:54et Bounat Raoré
17:55se poursuit.
17:56Les familles des victimes
17:57ont très vite fait appel
17:58à deux avocats,
17:59Maître Mignard
18:00et Maître Tordjman,
18:01qui témoignent
18:02dans le documentaire.
18:03Eux,
18:03ils sont convaincus
18:05dès le départ
18:05que le comportement
18:06des policiers,
18:07le 27 octobre,
18:08a mis en danger
18:09les deux jeunes.
18:10C'est ça ?
18:11Oui,
18:11ils sont contactés
18:13par les frères
18:14des deux victimes.
18:16Ils vont assez vite
18:16se rendre sur les lieux
18:18où s'est produit le drame,
18:19reconnaître un peu l'endroit
18:20et essayer de comprendre
18:22le cheminement des jeunes
18:24et de comprendre
18:24ce qu'avait pu essayer
18:25de se passer.
18:26Et assez rapidement,
18:27ils vont décider
18:29de déposer plainte
18:30pour obtenir l'ouverture
18:32d'une enquête
18:32sous la conduite
18:33d'un juge d'instruction.
18:35Et ils vont aussi
18:36assez rapidement
18:37entendre Muitine,
18:38le survivant,
18:39sur son lit d'hôpital,
18:41qui explique que
18:42la peur l'a poussé
18:44lui et ses amis
18:46à aller se réfugier
18:47sur ce site
18:47sans prendre en considération
18:49le danger
18:50que ça représentait
18:50de rentrer sur ce terrain
18:52où il y avait
18:52des lignes à haute tension
18:53et vraiment un risque
18:54d'électrocution.
18:56Ce témoignage-là
18:58leur semble attesté
19:00du fait que
19:02les jeunes
19:02ont bien été poursuivis
19:04et que c'est la raison
19:05pour laquelle
19:05ils sont allés se réfugier
19:07dans ce transformateur
19:08parce qu'ils voulaient
19:09échapper à la police.
19:12En 2007,
19:13deux policiers
19:14sont mis en examen
19:15pour non-assistance
19:16à personnes en danger
19:17sur la base
19:18notamment des enregistrements
19:20des appels radio
19:21entre l'un des policiers
19:22qui courait après les jeunes
19:23et une fonctionnaire
19:25de police stagiaire
19:26qui suivait
19:27l'opération
19:28à distance.
19:29Qu'est-ce qu'on entend
19:30dans ces enregistrements
19:31qui leur vaut
19:32des poursuites ?
19:33Ce trafic radio,
19:35c'est donc
19:35tous les échanges
19:36radio
19:37entre les policiers
19:38qui sont intervenus
19:39sur le terrain
19:40le 27 octobre 2005
19:42et donc ces policiers
19:43ils échangent
19:44par radio.
19:46La transcription
19:47de ces bandes radio
19:48elle va être
19:49très rapidement
19:50lue
19:51par les enquêteurs
19:52de la police
19:53des polices
19:53par le juge d'instruction.
19:56Et effectivement
19:56au travers
19:57de ces échanges-là
19:58on se rend compte
19:59qu'un des policiers
20:00prononce une phrase
20:02dont on va beaucoup
20:03entendre parler
20:03il dit qu'il voit
20:05des individus
20:05en train d'escalader
20:06pour aller sur
20:07le site EDF
20:09puis il dit
20:10en même temps
20:11s'ils entrent
20:12sur le site EDF
20:13je ne donne pas cher
20:14de leur peau.
20:15L'enquête va se concentrer
20:16sur cette phrase-là
20:17pour savoir
20:18ce qu'elle signifiait
20:20exactement dans la tête
20:21du policier
20:21qui l'a prononcée
20:22mais aussi
20:23l'enquête va chercher
20:24à savoir
20:25qui a entendu
20:26cette phrase
20:27puisque cette phrase
20:28elle semble exprimer
20:30la notion d'un danger
20:31et donc
20:32est-ce que les policiers
20:33avaient conscience
20:34de ce danger
20:34et s'ils en avaient conscience
20:36ont-ils fait
20:37ce qu'il fallait
20:38pour tenter
20:39de préserver
20:40ces jeunes
20:40de ce danger.
20:43Plus globalement
20:44on comprend que
20:44beaucoup de policiers
20:45impliqués dans cette opération
20:47ont témoigné
20:48avec beaucoup de confusion.
20:50En fait
20:50la grande majorité
20:51des policiers
20:52intervenant sur le terrain
20:53mais aussi
20:54ceux qui entendent
20:55les messages radio
20:56depuis la salle
20:57de commandement
20:58de Bobigny
20:59et depuis le commissariat
21:00de Livry Gargan
21:01beaucoup d'entre eux
21:02disent qu'ils n'ont pas
21:03entendu cette phrase
21:04dans les échanges radio
21:05et parmi les cinq
21:08qui disent
21:09l'avoir entendu
21:09tous disent
21:10qu'ils n'ont pas compris
21:12quel danger
21:12ça représentait.
21:13Je précise que
21:14parmi les deux policiers
21:15qui sont mis en examen
21:17l'un d'entre eux
21:18c'est un policier
21:19qui était sur le terrain
21:20et qui a prononcé
21:21cette phrase
21:22l'autre
21:23c'est une policière
21:24qui était
21:25au standard
21:26du commissariat
21:26de Livry Gargan
21:27et donc chargée
21:28de réceptionner
21:29ces messages.
21:30Elle a entendu la phrase
21:31mais
21:32expliquera-t-elle ensuite
21:33elle n'avait pas conscience
21:35du danger
21:35que ça représentait
21:36puisqu'elle n'avait pas
21:37connaissance
21:37de ce site EDF.
21:40Ces deux fonctionnaires
21:41de police
21:41sont jugés
21:42dix ans après les faits
21:43en 2015
21:44au tribunal correctionnel
21:45de Rennes
21:46procès sur lequel
21:47vous revenez en détail
21:48dans le documentaire.
21:49Pourquoi Rennes d'abord ?
21:51Alors c'est l'aboutissement
21:52d'une procédure
21:53qui a été extrêmement longue
21:54avec beaucoup
21:55beaucoup d'étapes.
21:56Pour les familles
21:57ça signifie
21:58qu'il va falloir
21:59s'organiser
21:59pour venir assister
22:01au procès
22:02financièrement
22:03logistiquement
22:04il faut prendre le train
22:05réserver des hôtels
22:06etc.
22:07Les avocats
22:08eux de leur côté
22:08auraient souhaité
22:09que le procès
22:10se tienne
22:10à Bobigny
22:11en Seine-Saint-Ni
22:12à proximité
22:12de Clichy-sous-Bois
22:13c'était à la fois
22:14un aspect symbolique
22:16puis ils estimaient
22:17que cette juridiction
22:18leur aurait sans doute
22:19été un peu plus favorable.
22:21Le 18 mai 2015
22:22le tribunal
22:23rend son jugement
22:24les deux policiers
22:25sont relaxés
22:26les juges considèrent
22:27qu'ils ne savaient pas
22:28que les deux jeunes
22:29se trouvaient
22:30bel et bien
22:31sur le site
22:32EDF
22:32en résumé
22:33pour les proches
22:34cette décision
22:35c'est un déchirement ?
22:36Oui c'est une décision
22:37qui est difficile
22:38à accepter
22:39pour les proches
22:39même si
22:40durant le procès
22:41quand ils voient
22:42les policiers
22:43quand ils les entendent
22:44témoigner
22:45ils le disent
22:46dans le documentaire
22:47ils n'éprouvent pas
22:47de haine
22:48à l'égard de l'homme
22:49et de la femme
22:49qu'ils ont en face d'eux.
22:50En revanche
22:51eux ils considèrent
22:52que l'institution
22:54a une responsabilité
22:55dans la mort
22:56des adolescents
22:56et surtout je crois
22:58que ce qui comptait
22:58à leurs yeux
22:59plus que tout
23:00c'était que les adolescents
23:01morts soient reconnus
23:02comme des victimes
23:03ce qu'ils n'ont pas été
23:04de fait
23:05puisque ce jugement
23:06de relax
23:07les prive de ce statut.
23:08Pour le documentaire
23:10vous êtes allé
23:10en Tunisie
23:11Gwenele Bourdon
23:12retrouver le père
23:13de Ziad Bena
23:14il vit à Djerba
23:16aujourd'hui
23:16où repose son fils
23:17ce qui marque
23:19dans les images
23:20d'archives
23:20et dans l'interview
23:22qu'il vous accorde
23:23c'est son calme.
23:24Moi les premiers souvenirs
23:25que j'ai de monsieur Bena
23:26c'est terrible
23:27parce que c'était
23:27quelques jours
23:28après la mort
23:29de son fils
23:30et à l'époque
23:31il trouvait la force
23:32malgré le chagrin
23:33d'essayer de témoigner
23:35et même
23:36d'appeler au calme
23:37pendant les émeutes.
23:38Aujourd'hui
23:39il vit en Tunisie
23:40entouré d'une partie
23:41de sa famille
23:41il a tenté
23:42de continuer
23:43sa vie
23:44comme il a pu
23:44et s'il a accepté
23:46de témoigner
23:47c'est je pense
23:48parce qu'il était
23:50conscient
23:51que c'était aussi
23:52important
23:52de contribuer
23:54à raconter
23:54cette histoire-là
23:55tout simplement.
23:58Gwenele Bourdon
23:58que devient
23:59Clichy sous bois
24:00aujourd'hui
24:0020 ans
24:01après ses émeutes
24:02est-ce que cette affaire
24:03marque encore
24:04les esprits ?
24:05Oui
24:06aujourd'hui encore
24:07quand on parle
24:07de Clichy sous bois
24:08on se rappelle
24:09de ce qui s'est passé
24:10en 2005
24:11et puis la ville
24:12a aussi cultivé
24:14la mémoire des adolescents
24:15il y a une allée
24:16qui porte leur nom
24:17il y a une stèle
24:18qui a été érigée
24:19devant le collège
24:19où ils étaient élèves
24:20il y a un tournoi de foot
24:22organisé tous les ans
24:23aussi
24:24en mémoire des adolescents
24:25et puis Clichy sous bois
24:27et puis Clichy sous bois
24:28c'est une ville
24:28qui a du coup
24:29beaucoup attiré
24:30l'attention des pouvoirs
24:31publics
24:31après ces événements
24:32les émeutes
24:34ont permis
24:35d'une certaine manière
24:36d'accélérer
24:36un certain nombre
24:37de chantiers
24:39la rénovation urbaine
24:41qui avait déjà été décidée
24:42avant
24:42a profondément
24:43transformé le paysage
24:44de la ville
24:44il y a eu
24:45la construction
24:46d'un commissariat
24:47d'un pôle emploi
24:48d'une piscine
24:49d'une maison
24:50de la petite enfance
24:51il y a l'arrivée prochaine
24:53du métro
24:53après celle du tramway
24:55qui a été inaugurée
24:55il y a quelques années
24:56donc la ville
24:57s'est transformée
24:58pour autant
24:58il y a toujours
25:00une grande fragilité
25:01ça reste l'une des communes
25:02les plus pauvres de France
25:11Merci Gwenele Bourdon
25:13votre documentaire
25:14en trois parties
25:14réalisé avec
25:15Marie-Pierre Jory
25:16s'intitule
25:172005
25:18état d'urgence
25:19il est disponible
25:20en replay
25:20sur la plateforme
25:21france.tv
25:23Code Source
25:24c'est le podcast quotidien
25:25d'actualité du Parisien
25:26cet épisode
25:27a été produit
25:28par Anaïs Godard
25:29et Clémentine Spiller
25:31réalisation
25:32Théo Albaric
25:34N'hésitez pas
25:35à parler de Code Source
25:36autour de vous
25:37de liker
25:37nos épisodes
25:38sur Youtube
25:38de laisser des étoiles
25:40et des commentaires
25:41sur votre plateforme
25:42d'écoute préférée
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25:44Crime Story
25:45notre podcast
25:46fait divers
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25:48affaire criminelle
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25:50chaque samedi
25:51Sous-titrage Société Radio-Canada
25:53Sous-titrage Société Radio-Canada
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