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En phase d’expérimentation depuis 2019, les centres de prise en charge pour conjoints violents (CPCA) sont aujourd’hui saturés de demandes. Notre reporter s’est rendue dans celui de Limoges (Haute-Vienne).
Récit. Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Production : Clara Grouzis, Thibault Lambert et Clémentine Spiler - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Musiques : François Clos, Audio Network.
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NewsTranscription
00:02Bonjour, c'est Clara Grosys pour Codesources, le podcast d'actualité du Parisien.
00:11Le 6 juin dernier, le Parisien a publié dans ses pages un article intitulé « En stage avec des conjoints
00:17violents ».
00:18C'était un reportage dans un centre spécialisé, un lieu où les personnes condamnées pour violences conjugales sont accompagnées.
00:25L'objectif est d'éviter la récidive et d'éviter que les violences ne s'aggravent.
00:30En France, en 2023, 271 000 victimes de violences conjugales ont été recensées.
00:36Ces stages, destinés aux auteurs, existent depuis près de 10 ans, mais les centres spécialisés ont vu le jour en
00:432021.
00:44Christine Matheus, journaliste au service Société du Parisien, est allée à Limoges faire ce reportage.
00:50Elle raconte dans Codesources comment les conjoints violents sont pris en charge.
01:02Christine Matheus, au début du mois de juin, vous allez en reportage à Limoges, en Haute-Vienne,
01:07dans un des 30 centres de prise en charge des auteurs de violences conjugales, qu'on abrège CPCA.
01:13Et vous rencontrez Julien, qui accepte de témoigner à visage découvert.
01:17Il ressemble à quoi Julien ?
01:19Julien a 35 ans, il vient d'une petite ville à côté de Limoges.
01:24C'est un auto-entrepreneur, il est père de 4 enfants, qu'il a eu avec une femme qui a
01:29partagé sa vie pendant 18 ans.
01:31Et il a grandi avec un père alcoolique et violent, qui le frappait lui, mais aussi sa mère.
01:39C'est quelqu'un qui a eu une enfance très douloureuse, parce qu'il a également été placé en foyer
01:43jusqu'à l'âge de 18 ans.
01:44Et il a aussi parcouru des familles d'accueil, où il a connu également la violence.
01:52Qu'est-ce qu'il vient faire dans ce centre ?
01:53Alors lorsque je rencontre Julien, il vient de sortir de prison, où il a passé 6 mois pour des violences
02:00à l'encontre de sa compagne.
02:01Les violences ont commencé en 2023, elles sont d'abord verbales et très vite elles deviennent physiques,
02:08notamment sous les yeux de ses enfants.
02:10Et c'est à ce titre qu'il est pris en charge au sein du CPCA de Limoges.
02:17Christine Matheus, on va revenir ensemble dans cet épisode de Codesources sur l'histoire de Julien.
02:22Il vous a raconté son suivi dans ce centre.
02:24Mais d'abord, est-ce que vous pouvez nous expliquer ce que sont ces CPCA ?
02:27Alors les CPCA, ce sont des centres régionaux ou interdépartementaux qui proposent des dispositifs pour aider les auteurs de violences
02:35conjugales
02:36à sortir de leur violence, à prévenir la récidive, que ce soit sur la base du volontariat ou à l
02:43'issue d'une décision de justice.
02:45Il y en a 30 sur tout le territoire, dont 5 en Outre-mer, qui sont gérés par une seule
02:51et même association qui s'appelle l'ARSL.
02:52L'association de réinsertion sociale de Limousin, c'est une association qui s'occupe à la fois des victimes, mais
03:00aussi des auteurs.
03:01Et c'est l'association qui a répondu à l'appel à projet du gouvernement et qui, aujourd'hui, gère
03:08au niveau national les CPCA.
03:10Et ils ont été créés à l'issue des discussions du Grenelle contre les violences conjugales en 2019,
03:17qui a posé la nécessité d'accompagner les auteurs de violences conjugales.
03:23Et les tout premiers CPCA ont commencé à fonctionner fin 2020.
03:28Et qu'est-ce qu'ils apportent de nouveau, ces centres, dans la prise en charge des personnes condamnées ?
03:31Alors l'objectif, c'est vraiment de travailler en réseau, notamment avec des associations qui étaient déjà présentes sur le
03:37terrain,
03:38pour vraiment offrir un soutien complet et individuel.
03:43Certains proposent aussi un dispositif d'hébergement permettant aux auteurs de violences conjugales
03:50de les éloigner temporairement de leur domicile pendant toute la période du suivi.
03:58Vous arrivez donc dans ce CPCA de Limoges. Qu'est-ce qu'il y a dans ce centre ?
04:02Alors à Limoges, les équipes occupent une partie d'un immeuble en centre-ville.
04:08On y trouve le bureau de l'assistante sociale, celui du psychologue clinicien, de l'éducatrice spécialisée,
04:15tout ce qui est indispensable pour un accompagnement psychothérapeutique,
04:19mais aussi médical, parce qu'ils sont amenés aussi à traiter des problèmes d'addiction,
04:23ainsi qu'un accompagnement socio-professionnel pour aider les personnes au chômage à retrouver un emploi,
04:30sachant quand même que la majorité des auteurs de violences conjugales sont bien insérés et ont un travail.
04:38Pour des réunions où il y a plus de personnes, à ce moment-là, il y a une salle municipale
04:44qui leur est dédiée,
04:45qui se trouve à quelques kilomètres de là.
04:49Vous vous rendez justement dans cette salle pour assister à un stage de responsabilisation.
04:53Qui sont les participants ce jour-là ?
04:56Alors lors du stage de responsabilisation auquel j'ai assisté, il y avait 11 hommes et 3 femmes,
05:03des jeunes, des vieux, de tous milieux sociaux, et qui étaient tous condamnés pour des violences conjugales.
05:09Alors il faut savoir que ce stage est payant, qu'il coûte environ 200 euros pour chaque participant.
05:16La particularité lors de ce stage, c'est qu'aucun n'était volontaire.
05:20Toutes les personnes présentes avaient reçu un jugement assorti d'une obligation à suivre cette journée,
05:26dont l'objectif est de leur faire prendre conscience des conséquences de leur acte.
05:31Et ces personnes-là, est-ce qu'elles expliquent les violences qu'elles ont commises ?
05:34Personne ne parle des faits qui les ont amenés jusqu'au stage de responsabilisation.
05:40D'ailleurs, le psychologue clinicien qui gérait une partie de la journée avait pris bien soin de leur dire
05:47« ne donnez pas trop de renseignements personnels ».
05:51Donc en fait, tout le monde sait qu'elles sont là pour des violences conjugales.
05:55Pas un féminicide ou un homicide, bien sûr, mais on ne sait rien d'autre.
06:00Comment ça se passe, la séance à laquelle vous assistez ?
06:03Vous avez plusieurs intervenants qui se succèdent.
06:06Le matin, c'était un délégué du procureur de la République
06:11qui est venu pour faire un rappel à la loi,
06:13pour rappeler donc aux participants le risque pénal de tel comportement.
06:17Et dans un second temps, il s'agit d'aider les participants à identifier
06:23les facteurs qui risquent de déclencher des violences et donc de les prévenir.
06:28C'est à ce titre-là que le psychologue prend le relais.
06:31Et justement, le psychologue qui anime la séance montre à un moment donné une vidéo aux participants.
06:36Qu'est-ce qu'on peut voir sur cette vidéo ?
06:38Alors, il commence son intervention en montrant aux participants un petit film
06:43avec deux comédiens qui jouent le rôle d'un frère et d'une sœur adultes
06:49qui sont en train de vider une maison, on imagine, à la suite d'un décès, d'un proche.
06:55Et ils se remémorent les violences qu'ils ont traversées lorsqu'ils étaient enfants.
07:01Et ces personnes-là, est-ce qu'elles expliquent les violences qu'elles ont commises ?
07:04Le psychologue a choisi le biais de l'impact des violences conjugales sur les enfants.
07:09Et la plupart des participants ont eux-mêmes assisté ou subi des violences lorsqu'ils étaient très jeunes
07:16et sont eux-mêmes aujourd'hui parents.
07:19Ils interviennent assez volontiers, en fait, lorsqu'on leur demande
07:23« Qu'est-ce que vous pensez de la réaction du frère ? »
07:26On sent qu'il a une colère un peu sourde.
07:29Ils se cachent derrière l'interprétation des comédiens
07:33pour justifier qu'effectivement, on peut garder très longtemps de la colère.
07:39On peut soi-même s'exprimer à travers la colère et donc la violence.
07:44Donc c'est un peu une réaction par procuration.
07:46Ces stages sont donc la plupart du temps rendus obligatoires pour les auteurs
07:50au moment de leur interpellation ou de leur condamnation.
07:53Et ensuite, ils peuvent, s'ils veulent, aller plus loin, c'est ça ?
07:56Une assistante sociale m'expliquait qu'il s'agissait de planter une première graine
08:01dans la tête de ses participants pour les inciter à aller plus loin dans leur prise en charge,
08:07notamment en poursuivant avec un accompagnement psychologique, par exemple,
08:12parce que c'est vrai qu'un stage de responsabilisation, c'est assez court.
08:16Le plus souvent une journée, et parfois ça peut aller jusqu'à six jours, mais c'est plus rare.
08:23Vous le disiez tout à l'heure, Christine Mathéus, un conjoint violent, ça peut être n'importe qui,
08:28ça touche tous les milieux sociaux.
08:29En général, la violence au sein d'un couple suit toujours le même schéma.
08:33Comment est-ce que ça s'installe ?
08:34C'est un cycle, les violences conjugales, et c'est un cycle qui se répète, qui devient de plus en
08:39plus violent.
08:40Alors ça commence par une tension qui se manifeste par des excès de colère, des intimidations, des menaces.
08:48Vient ensuite le temps de l'agression, qu'elle soit verbale, physique, psychologique ou sexuelle.
08:56Très vite arrive ensuite le temps de la justification, où l'auteur se trouve le plus souvent des excuses.
09:04Enfin, le temps de la lune de miel, de la réconciliation.
09:07Et ce cycle-là explique aussi pourquoi c'est compliqué, parfois pour certaines femmes, de quitter un conjoint violent.
09:15Est-ce qu'on sait si la prise en charge dans ces centres permet d'éviter la récidive ?
09:18Alors la plupart des études sur cette thématique viennent du Canada, qui est pionnier en la matière depuis très longtemps.
09:25Et on a notamment des travaux de 2002 qui ont montré que les hommes ayant participé à des programmes d
09:32'intervention
09:33avaient un taux de récidive de 50% inférieur à ceux qui ne les avaient pas suivis.
09:39On a aussi une autre étude, encore plus ancienne, de 1996, sur les groupes thérapeutiques,
09:45qui a révélé une baisse de 44% des comportements violents.
09:50Ça montre que la prévention contre la récidive, ça fonctionne.
09:54Malheureusement, en France, il n'existe pas de travaux de cet ordre-là.
10:02Christine Mathéus, pour Le Parisien, vous interrogez aussi Sylvaine Grévin.
10:06Elle est présidente de la Fédération nationale des victimes de féminicides.
10:10Et elle a perdu sa sœur en 2017 sous les coups de son conjoint.
10:13Au départ, Sylvaine Grévin a été réticente à ce que l'on accompagne les auteurs de violences.
10:18Mais elle vous explique qu'elle a changé d'avis. Pourquoi ?
10:20Alors, Sylvaine Grévin a vu les résultats dans les pays qui appliquent cet accompagnement.
10:27Elle part désormais du principe que la lutte contre les violences est un tout.
10:32Et qu'il ne faut pas seulement s'occuper des victimes.
10:35Pour ce qui est, par exemple, des féminicides,
10:37et notamment sur les 95 recensés en 2024,
10:42elle a constaté que 30% des auteurs avaient déjà été condamnés pour des violences conjugales.
10:46Et c'est un pourcentage qui stagne depuis des années.
10:49D'où son appel pour que les CPCA aient plus de moyens pour intervenir.
10:53Pourtant, il y a encore des associations féministes qui, elles, sont contre l'accompagnement des auteurs, c'est ça ?
10:58Oui, c'est un sujet qui ne fait pas consensus.
11:01Certaines associations pensent que cet accompagnement des auteurs de violences conjugales,
11:05c'est de l'argent qu'on retire aux besoins des victimes,
11:08surtout dans un contexte de budget contraint.
11:12On en revient maintenant au témoignage de Julien,
11:15qui, on l'a dit au début de cet épisode,
11:17est suivi dans ce centre de Limoges après avoir passé six mois en prison.
11:21Julien, il vous explique que c'est lui qui a demandé à être accompagné. Pourquoi ?
11:24En fait, il explique qu'il a eu un déclic au moment où il a frappé sa femme.
11:30Il l'a fait en présence de ses enfants.
11:32On sent vraiment que l'image de son père, qui lui-même était violent,
11:38frappait sa femme, était alcoolique,
11:40cette image-là, c'est un repoussoir total pour lui.
11:43Il ne veut absolument pas emprunter le même chemin.
11:47Il explique qu'il veut se débarrasser de sa violence.
11:50Il est très lucide et ne cherche pas d'excuses,
11:53d'où sa volonté d'être pris en charge dès la prison.
11:57Et de quoi est-ce qu'il avait le plus besoin ?
11:58Il a demandé tout de suite à être suivi par un psychologue
12:03dans l'enceinte de l'établissement pénitentiaire.
12:06Au moment de son procès, il a demandé aussi à ce que le jugement
12:10soit assorti d'une obligation de soins qu'il a obtenue.
12:14Et c'est à ce titre qu'il a été suivi par le CPCA.
12:17Comment est-ce qu'il a accompagné Julien au CPCA ?
12:19Alors, c'est à la fois un soutien individuel régulier,
12:24avec des séances menées par le psychologue clinicien,
12:28qui est aussi psychanalyste.
12:30Et Julien a demandé également à suivre un groupe de paroles
12:34où il retrouve d'autres auteurs de violences conjugales
12:38pour approfondir ce travail, alors qu'il n'y était pas obligé.
12:42C'est un groupe qui se retrouve un peu moins fréquemment
12:46que les séances individuelles avec le psychologue, par exemple.
12:49Et pourquoi est-ce que Julien a demandé de son plein gré
12:51à rejoindre ce groupe de paroles ?
12:53Il a justifié ce besoin par le fait de rencontrer d'autres hommes
12:58auteurs de violences conjugales.
13:00En fait, il voulait voir de ses yeux qu'il n'était pas le seul
13:04à avoir commis des actes pareils.
13:06Ce qui est intéressant aussi dans ces groupes de paroles,
13:10et de façon générale pour l'ensemble des dispositifs,
13:13c'est qu'il n'y a pas de jugement, mais pas d'alliance non plus.
13:16Ça, c'est vraiment la phrase des professionnels des CPCA.
13:20Lorsque Julien se rend dans ce groupe de paroles
13:23où il rencontre d'autres auteurs de violences conjugales,
13:26il sait d'autorité qu'il ne va pas être jugé du tout
13:28pour les faits qu'il a commis.
13:30Christine Mathéus, qu'est-ce qu'il retient, Julien,
13:32de cet accompagnement ?
13:33Il est actuellement sous sursis probatoire
13:36d'une durée de deux ans,
13:37donc il sait que pendant ces deux ans,
13:39il va devoir se soigner.
13:40Et il me dit tout de suite qu'il mènera un accompagnement
13:44bien au-delà de ces deux ans.
13:45Et pour le justifier, il met en avant le fait
13:49qu'il doit d'abord apprendre à s'aimer
13:51avant de faire confiance aux autres.
13:53Et il retient déjà aussi le travail de déconstruction
13:57qui a été mené par le psy
13:59pour apprendre à ne pas répondre par la violence à un conflit.
14:03Julien vous raconte qu'il est séparé de son ex-compagne
14:06depuis son interpellation.
14:08Est-ce qu'il voit encore ses enfants ?
14:10Oui, oui, il les voit.
14:12Il organise d'ailleurs souvent des rencontres
14:16avec la grand-mère, sa propre mère, et les enfants.
14:20Il est d'ailleurs très fier d'avoir convaincu
14:24sa mère de divorcer, de son père violent.
14:28Il était très heureux de l'avoir bien dans sa tête désormais.
14:35Christine Mathéus, vous expliquez dans votre papier pour le Parisien
14:38que les CPCA font face à une demande croissante de volontaires,
14:41comme Julien, des personnes violentes qui demandent
14:44elles-mêmes à être suivies.
14:45C'est bon signe ?
14:47Alors oui, c'est bon signe.
14:49On le voit, depuis 2021, il y a plus de 66 000 personnes
14:52qui ont été accompagnées par les CPCA,
14:55dont près de 22 000.
14:57Rien qu'en 2024, ce qui représente une augmentation de 57 %
15:01depuis 2022, c'est énorme.
15:03Il y a une hausse de la fréquentation
15:05parce que les associations sont regroupées en réseau,
15:08mais aussi parce que la justice, dans ses jugements,
15:11donne des peines qui sont assorties de plus en plus souvent
15:14d'obligations de soins ou d'autres dispositifs
15:17qui sont gérés par les CPCA,
15:19ce qui fait qu'ils sont extrêmement sollicités.
15:21Mais ces centres, en fait, n'arrivent plus à faire face à la demande.
15:25Alors, les professionnels notent une augmentation,
15:28effectivement, des demandes d'accompagnement volontaire
15:31parce que, simultanément aux demandes de suivi
15:34qui sont initiées par la justice,
15:36il y a aussi des gens qui se portent volontaires
15:37pour un accompagnement hors du cadre judiciaire.
15:41Et cet accompagnement volontaire,
15:42il a augmenté de 80 % entre 2021 et 2023.
15:46Alors, les auteurs de violences,
15:47lorsqu'ils prennent contact avec les CPCA,
15:50soit on les perd, parce qu'on ne les prend pas en charge,
15:53soit on les fait patienter sur une liste d'attente
15:55et aujourd'hui, il y a plus de 1000 personnes
15:57qui sont en train d'attendre une prise en charge.
15:59Donc, avec un budget annuel d'environ 5 millions d'euros,
16:04les ressources actuelles sont insuffisantes,
16:08d'après les professionnels, pour faire face à cet afflux.
16:11On l'a dit au début de cet épisode,
16:13les centres de prise en charge des auteurs de violences conjugales
16:15ont été mis en place suite au Grenelle de 2019.
16:18L'expérimentation devait durer quelques années.
16:21Aujourd'hui, ces centres attendent le vote
16:23de la loi de finances 2026
16:24pour savoir s'ils sont pérennisés
16:26et pour savoir quels moyens leur seront alloués.
16:29Eux, ils demandent quoi ?
16:31Déjà, on l'a dit,
16:32ils demandent des moyens financiers supplémentaires
16:34de la part de l'État,
16:35qui les finance à 75 %
16:37pour faire face à la demande croissante
16:39de prise en charge,
16:41mais aussi pour pouvoir augmenter
16:43la durée du suivi,
16:45qui est insuffisante à leurs yeux.
16:46Ils estiment avoir besoin de 12 mois
16:49pour accompagner un auteur de violences conjugales,
16:52alors que l'accompagnement
16:53dure en moyenne seulement 143 jours.
17:05Merci à Christine Mathéus.
17:07Cet épisode de Codesources a été produit par
17:09Clémentine Spiller et Thibaut Lambert,
17:12réalisation Pierre Chaffonjon.
17:14Codesources est le podcast d'actualité du Parisien.
17:17N'oubliez pas de vous abonner
17:18sur votre plateforme préférée
17:20pour ne rater aucun épisode
17:22et surtout d'en parler autour de vous.
17:24Vous pouvez aussi écouter Crime Story.
17:26Chaque samedi,
17:27Claudia Prolongeau
17:28et le chef du service police-justice
17:30Damien Delseny
17:31vous racontent une grande affaire criminelle.
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