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  • il y a 8 minutes
La principale installation gazière du Qatar a subi des dégâts "considérables" après une attaque iranienne, au 20e jour de guerre au Moyen-Orient ce jeudi 19 mars. Donald Trump a assuré qu'il n'allait "pas envoyer de troupes au sol". Benjamin Netanyahu, dit observer "des fissures" au sein du pouvoir iranien et "sur le terrain". Emmanuel Macron s'est exprimé depuis Bruxelles.

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00:00Continuer la mobilisation sur l'Ukraine,
00:02je vais revenir sur chacun de ces points.
00:04Évidemment, c'est la situation en Iran et dans la région
00:08qui a occupé un nombre de nos discussions.
00:12Et j'ai ici redit la position de la France dans ce conflit.
00:16Celle-ci est strictement défensive.
00:19Elle vise à protéger nos ressortissants et nos intérêts,
00:22à soutenir nos alliés régionaux et à préserver la liberté
00:26de navigation et la sécurité maritime à tout faire
00:30pour aider à la désescalade.
00:33C'est pourquoi, dès hier soir, par les échanges que j'ai pu avoir
00:36avec l'émir du Qatar, d'abord, puis le président Trump,
00:40et dans les conclusions que nous avons adoptées aujourd'hui,
00:44nous avons appelé à la mise en oeuvre sans délai d'un moratoire
00:47sur les frappes ciblant les infrastructures civiles,
00:51en particulier énergétiques et hydrauliques.
00:53En effet, les populations civiles, leurs besoins essentiels,
00:57ainsi que la sécurité des approvisionnements énergétiques
00:59doivent être préservés de toute escalade.
01:03Et alors que la région entre dans une période
01:05de célébration religieuse, l'Aïd comme Norouz,
01:10je forme le vœu que les armes se taisent pour donner une chance
01:13à une solution négociée et soutenable,
01:16et qu'une trêve puisse être acceptée par les parties prenantes
01:19dans les heures à venir. Sur la question du détroit d'Hormuz,
01:24nous avons pu là aussi échanger.
01:25J'ai redit qu'une fois que la situation serait plus calme,
01:29la France était prête avec d'autres nations
01:31à prendre la responsabilité d'un système d'escorte de navires
01:35dans le détroit, dans le cadre d'une mission
01:37qui n'a pas vocation à être une action de vive force
01:40et qui devra faire l'objet d'échanges
01:42et d'une déconfliction avec l'Iran.
01:45Ceci implique d'associer tous les acteurs du secteur maritime,
01:49transporteurs comme assureurs.
01:51En revanche, nous ne participerons à aucune ouverture
01:54de force du détroit dans le contexte des opérations de guerre
01:57et des bombardements en cours.
01:59Au Liban, face à l'escalade,
02:02nous avons appelé à la cessation immédiate des hostilités,
02:05redit notre soutien au peuple libanais
02:08et à la souveraineté et l'intégrité territoriale du Liban.
02:13Nous avons enfin évoqué la situation dramatique à Gaza
02:16en présence du secrétaire général des Nations unies
02:18et rappelé combien il est essentiel, là aussi,
02:21de reprendre l'acheminement sans entrave
02:24de l'aide humanitaire afin de venir en aide aux populations.
02:29Maintenant, nous avons à plusieurs d'entre nous condamné
02:34les démarches en cours du gouvernement israélien
02:37en Cisjordanie.
02:39Cette situation au Proche et Moyen-Orient,
02:42évidemment, est au cœur aujourd'hui de notre discussion,
02:44des initiatives que la France prend,
02:47qu'il s'agisse du Liban comme d'Hormuz,
02:50mais elle ne nous détourne pas du soutien
02:53que nous accordons à l'Ukraine.
02:55Nous continuons de travailler à des garanties de sécurité robustes
02:58avec la coalition des volontaires
03:00et de fournir un soutien financier et militaire
03:04qui correspond aux besoins de l'Ukraine.
03:07L'accord unanime du Conseil européen de décembre dernier
03:11sur le prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine
03:14doit être respecté et mis en oeuvre sans délai,
03:16conformément au principe de coopération loyale.
03:20C'est ce que ce matin, le président Costa a rappelé,
03:23et il a été, sur ce point, unanimement soutenu.
03:27Je remercie le président Zelensky d'avoir, à ce titre
03:30et dans ce contexte, accepté d'accueillir en Ukraine
03:34une mission de l'Union européenne pour de l'assistance technique
03:37et le financement de réparation de l'oléodicte rouge bas
03:41visé par des frappes russes.
03:44Si les préoccupations de sécurité énergétique
03:46dans l'Union européenne doivent être prises en compte,
03:50elles ne remettent pas en cause notre soutien
03:52et ne doivent pas être instrumentalisées.
03:55Nous allons donc continuer à travailler avec l'Ukraine
03:58pour les prochaines étapes.
03:59Dans le même contexte, nous allons aussi continuer
04:02le soutien militaire et capacitaire à l'Ukraine,
04:07ce qui doit nous conduire à produire davantage en européen.
04:11Sur la compétitivité, comme je l'évoquais,
04:13nous avons acté des actions concrètes
04:15suite à la retraite stratégique que nous avons effectuée
04:18il y a quelques semaines,
04:19avec un agenda d'ici à fin 2026 volontariste
04:22qui repose autour des 4 piliers que nous défendons.
04:26Simplifier la réglementation
04:28et approfondir le marché intérieur.
04:31Diversifier les partenariats internationaux
04:33pour, là aussi, protéger davantage nos chaînes de valeur
04:37et réduire nos dépendances stratégiques.
04:39Troisième axe, protéger la production en Europe,
04:42dans les secteurs stratégiques,
04:43avec une référence claire à la préférence européenne
04:46et au made in Europe,
04:48tout en mobilisant nos instruments
04:49pour assurer à nos entreprises et nos agriculteurs
04:51des conditions de concurrence qui soient pleinement loyales.
04:55Avec l'acte d'accélération industrielle,
04:59nous allons établir pour la première fois
05:01les obligations de contenu européen
05:03sur des secteurs clés comme l'acier, l'aluminium,
05:06l'automobile, le ciment
05:07ou les technologies vertes.
05:10Et nous voulons aussi son adoption rapide
05:13pour soutenir la production en Europe
05:14et avoir également une préférence européenne
05:17sur des innovations
05:18et des segments technologiques de souveraineté
05:20comme le spatial, le cloud, l'IA ou le quantique.
05:25Et puis le quatrième axe
05:26de cette stratégie de compétitivité,
05:28c'est l'investissement
05:29pour soutenir l'innovation en Europe
05:31en mobilisant investissements publics et privés.
05:34Ce sera au cœur de nos discussions sur le budget,
05:38des engagements que la BEI doit prendre,
05:41mais c'est aussi ce que nous voulons accélérer
05:43par l'union de l'épargne et de l'investissement
05:47avec d'abord à court terme
05:48le programme de titrisation,
05:50puis une meilleure intégration de cette union.
05:54Le Conseil européen a aussi échangé
05:57sur les mesures à prendre
05:59sur les prix de l'énergie
06:01dans le contexte actuel.
06:03S'agissant de l'approvisionnement,
06:05nous pouvons compter sur nos stocks de précautions
06:07et nos réserves stratégiques.
06:11Le G7, la semaine dernière,
06:13a coordonné une réponse commune
06:15qui a permis d'annoncer la libération
06:17dans les semaines à venir
06:18de 400 millions de barils.
06:20S'agissant du prix de l'énergie,
06:22les réponses doivent se concentrer
06:23sur des mesures d'urgence
06:24pour atténuer l'impact économique,
06:26mais sans se tromper sur l'objectif
06:28qui reste la réduction des dépendances
06:30aux énergies fossiles.
06:31Et c'est là où, stratégiquement et à long terme,
06:36la démarche qui est la nôtre reste valide,
06:39celle qui consiste à nous décarboner.
06:41Car la stratégie de décarbonation
06:43est celle qui permet d'accroître notre indépendance,
06:46dans la durée d'améliorer notre compétitivité
06:49et très clairement de répondre
06:51à nos objectifs climatiques.
06:52Il faut simplement se mettre en capacité de le faire.
06:54Rappelez-vous, c'est ce que la France a défendu
06:56il y a quelques mois sur la mise en capacité
06:59d'atteindre les objectifs 2040 puis 2050.
07:02À ce titre, il y a donc eu un consensus,
07:04il y a une longue discussion
07:05pour défendre le mécanisme dit ETS
07:08et en particulier ETS 1.
07:10Mais nous avons acté de pouvoir trouver
07:13des ajustements ciblés de court terme
07:14en donnant mandat à la Commission
07:15de manière ciblée et technique
07:18pour répondre aux besoins
07:20de certaines industries énergo-intensives
07:22ou pour renforcer la stabilité
07:24et la prévisibilité du marché carbone
07:26et préserver la compétitivité
07:27de ces entreprises et de ces secteurs.
07:30D'autres mesures d'aide
07:31pourront être apportées aussi,
07:32mais elles doivent rester temporaires
07:34et ciblées dans le contexte
07:35que nous connaissons,
07:36mais sans renoncer donc à la stratégie
07:38que nous avons adoptée.
07:40Nous avons ce soir également eu un échange
07:41en format zone euro,
07:43enfin un sommet de la zone euro
07:44avec la présidente de la BCE
07:45et le président de l'Eurogroupe
07:47pour renforcer le rôle international de l'euro
07:49et changer justement sur les questions
07:52de souveraineté des paiements
07:53et le contexte macroéconomique.
07:55Nous avons une discussion
07:56sur la défense européenne
07:58qui a confirmé notre volonté
08:00d'accroître nos coalitions capacitaires
08:02et de renforcer là aussi
08:03une autonomie stratégique de l'Europe.
08:05Je voudrais avant de conclure
08:06faire un dernier point
08:08sur les questions liées
08:10au numérique
08:12et à l'intelligence artificielle.
08:14D'abord pour dire que la France
08:15a souhaité porter deux initiatives
08:17en lien avec justement ces questions.
08:20La première sur la protection de nos enfants.
08:23Comme vous le savez,
08:25nous sommes en train en France
08:28de prendre un texte, une loi
08:29qui sera, je l'espère, votée
08:31dans les prochaines semaines
08:32et que nous pourrons promulguer
08:33d'ici à l'été
08:34qui a vocation à s'appliquer
08:35au 1er septembre
08:37et qui protégera nos enfants
08:38et nos adolescents des réseaux sociaux
08:40en définissant la majorité numérique
08:42à 15 ans.
08:43J'ai à ce titre écrit
08:44à la présidente de la commission
08:46pour qu'elle puisse mettre en oeuvre
08:48ce qui relève de sa compétence
08:50qui sont les procédures
08:52de vérification de l'âge
08:53qui seront imposées
08:54à ces réseaux sociaux
08:55et pour qu'elles puissent
08:56être mises en oeuvre
08:57avant l'entrée en vigueur
08:58de notre loi,
08:59c'est-à-dire avant le 1er septembre.
09:01C'est cette coordination
09:02entre ce qui est du niveau
09:03européen et français
09:04que nous faisons depuis des mois
09:05et qui nous permet d'avancer
09:06de manière pragmatique
09:07sur cette question
09:09ô combien importante.
09:10Et nous sommes coordonnés
09:11avec une dizaine d'États membres
09:12qui font la même démarche
09:15que la France
09:15et dans les semaines qui viennent
09:17ou les mois qui viennent
09:17iront dans la même direction
09:19et j'espère qu'ensuite
09:21nous dégagerons
09:21une large majorité
09:22puis une unanimité.
09:24C'est cet agenda
09:25de protection de nos enfants
09:26qui est très important
09:27et sur lequel nous avons avancé
09:28ces derniers jours.
09:29L'autre initiative
09:30que nous avons prise,
09:31c'est la protection
09:32de nos processus électoraux
09:34contre les ingérences étrangères
09:36et les manipulations
09:37de l'information
09:37sur les plateformes
09:38et réseaux sociaux.
09:40Et là-dessus,
09:40j'ai écrit également
09:42à la présidente de la commission
09:43pour pouvoir obtenir
09:45des lignes directrices
09:46de celles-ci
09:47et comme nous l'avons fait
09:48pour la protection des mineurs,
09:49savoir ce qui à ses yeux
09:51relève des compétences
09:52communautaires et nationales
09:53et pouvoir lancer
09:54les démarches au bon niveau.
09:56Mais nos objectifs sont simples.
09:57Nous voulons mieux encadrer
09:59les systèmes algorithmiques.
10:00Nous voulons faire supprimer
10:02les faux comptes
10:02et les contenus inauthentiques.
10:05Nous voulons avoir
10:06un marquage effectif
10:08des contenus générés
10:09et modérés
10:10par de l'intelligence artificielle
10:11parce que ce sont
10:13des éléments de sincérité
10:14des réseaux sociaux
10:15que nous utilisons
10:16et que beaucoup
10:17de nos compatriotes
10:18utilisent
10:19et de tous les citoyens
10:20européens
10:20pour s'informer
10:21et décider
10:23de leur choix démocratique.
10:24Donc là-dessus,
10:25il faut créer
10:25de la transparence,
10:26de la loyauté,
10:28de la fiabilité.
10:30Et donc,
10:30nous avons saisi
10:31la commission à ce titre
10:32comme nous avons d'ailleurs
10:33insisté dans nos conclusions
10:34sur la lutte
10:35contre les ingérences étrangères,
10:37y compris l'acteur privé,
10:39comme la Slovénie
10:40l'a subi
10:41ces derniers jours.
10:42Le Premier ministre Golov,
10:43dans le cadre
10:43de sa campagne,
10:44a été attaqué explicitement
10:45par une entreprise
10:47privée étrangère
10:48qui est venue
10:48faire interférence
10:49dans la campagne slovene.
10:51Et c'est un acte
10:52que nous avons clairement
10:53dénoncé
10:54et mis dans nos conclusions.
10:55Voilà,
10:56mesdames et messieurs,
10:56ce que je voulais vous dire.
10:58Je vais maintenant répondre
10:58à quelques questions.
11:01Merci,
11:02Monsieur le Président.
11:04La Première ministre italienne
11:05et d'autres dirigeants européens
11:06vous aurez demandé aujourd'hui
11:07de déposer
11:08au Conseil de sécurité
11:10des Nations Unies
11:10une résolution
11:12pour éventuellement
11:13débloquer le détroit d'Ormus.
11:14Je vais me demander
11:14si c'est une solution
11:15qui est envisagée par vous.
11:17Et si vous permettez
11:18une deuxième question,
11:19vu le climat économique
11:21de plus en plus tendu,
11:22est-ce que considérez-vous
11:24qu'il faut se préparer
11:24à un risque de récession
11:26en Europe ?
11:26Merci beaucoup.
11:27Alors,
11:28pour dire les choses
11:29peut-être dans le bon ordre,
11:31j'ai expliqué ce midi
11:32au secrétaire général
11:33des Nations Unies,
11:34la France entendait
11:35tester les principaux partenaires
11:37et en particulier
11:38les membres permanents
11:38du Conseil de sécurité
11:39sur l'opportunité
11:41d'avoir en effet
11:42un cadre onusien
11:43sur ce que nous voulons faire
11:44sur Ormuz.
11:46Donc j'ai informé
11:47mes collègues de cela
11:48plutôt qu'ils ne m'ont demandé
11:49quoi que ce soit
11:50parce que je considérais
11:51que c'était la transparence
11:52que je leur devais
11:53et c'était de bonne manière.
11:56C'est d'ailleurs
11:57la discussion
11:57que j'ai eue ce matin
11:58avec le Premier ministre Modi
12:00avec lequel nous avons échangé
12:01sur ce sujet.
12:03Donc il y a une démarche
12:04exploratoire
12:04que nous avons commencé
12:05et nous verrons
12:07dans les prochains jours
12:07si elle a une chance
12:08d'aboutir.
12:08Et en fonction des tests
12:10que nous sommes en train
12:10de faire,
12:11nous continuerons d'avancer.
12:12Mais je pense que c'est
12:13quelque chose
12:14qui pourrait aider.
12:15Je suis prudent
12:15parce que ça ne dépend pas
12:16que de nous.
12:17Je ne ferai pas ensuite
12:19de spéculation
12:23ou de scénario macroéconomique
12:25parce que je considère
12:25que ce n'est pas
12:26de la responsabilité
12:27de l'État de gouvernement.
12:29En tout cas,
12:29nous, nous oeuvrons
12:30pour qu'il y ait
12:32le moins d'impact possible.
12:34D'abord,
12:35depuis le début,
12:35en appelant
12:36à une désescalade,
12:38à une précision
12:39des objectifs
12:39qu'il y a derrière
12:41cette guerre
12:41pour qu'elle puisse trouver
12:42son terme
12:43le plus vite possible.
12:44Ensuite, justement,
12:46en appelant à préserver
12:47les capacités de production
12:49d'hydrocarbures
12:50parce que c'est un
12:51des éléments clés,
12:52ce qui s'est passé hier
12:53est mauvais pour tout le monde.
12:55C'est mauvais pour,
12:55évidemment,
12:55le Qatar,
12:56mais pour l'économie mondiale.
12:58Il n'y a pas de doute
12:59là-dessus.
13:00Et donc,
13:00très concrètement,
13:01la demande que nous avons faite
13:02d'un moratoire
13:03permet de répondre
13:04à ce sujet.
13:05Ce que nous proposons ensuite
13:06dans le moment venu,
13:08dans un cadre
13:09qui sera adapté
13:09et juridique
13:11et concret
13:12sur le terrain
13:13de permettre
13:15la libre circulation
13:16d'Ormousse,
13:17c'est une manière
13:17d'y répondre.
13:18Ce que nous avons fait
13:19avec,
13:20justement,
13:21la libération
13:21de nos réserves stratégiques
13:22à hauteur de 400 millions d'euros
13:24permet de relâcher les choses.
13:25Donc,
13:25je me concentre plutôt
13:26sur tout ce qui va nous permettre
13:28dans cette période
13:28de réduire les impacts
13:30sur nos économies.
13:31Et je ne ferai pas
13:31de spéculation
13:32sur les chiffres à venir.
13:36Bonsoir,
13:37M. le Président.
13:38Denis Kataïev,
13:39la chaîne
13:39Doge TV,
13:41indépendante russe
13:42en exil
13:43ici en France.
13:44La question
13:45sur l'Ukraine,
13:46bien sûr,
13:47et sur la réaction russe.
13:48Le ministère
13:49des Affaires étrangères
13:51russe
13:52réagit
13:52au propos
13:53du ministre
13:55Jean-Noël Barraud
13:56qui a évoqué
13:57la chute
13:57du Bachar el-Assad,
13:59celle de Nicolas Maduro
14:00et celle
14:01de Léotala Khemini
14:02en affirmant
14:03que la France,
14:04dans ce contexte,
14:05poursuivait
14:06avec détermination
14:07sa pression
14:08sur Vladimir Poutine.
14:09Et la porte-parole
14:10du ministère russe,
14:11Mme Maria Zakharová,
14:13a déclaré,
14:14je cite,
14:14« Si c'est la position
14:16officielle
14:17de la France,
14:18de quel contact
14:19peut-il encore
14:21être question
14:21avec notre pays,
14:23avec de tels narratifs ? »
14:24Elle a dit.
14:25Et elle a également
14:26précisé
14:27que les derniers échanges
14:28avec le représentant français
14:30étaient
14:32restés sans résultats.
14:34Et bien sûr,
14:35elle évoquait
14:35M. Emmanuel Bon.
14:37Comment réagissez-vous
14:39à ces propos
14:40et ces échanges
14:41se font-ils
14:42dans ce cas-là ?
14:44Une rencontre
14:45avec Vladimir Poutine
14:46est-il prévue,
14:48M. le Président ?
14:49Et enfin,
14:50Mme Zakharová,
14:51par parole
14:52du ministère
14:52des Affaires et des Ranges
14:53russes,
14:53a aussi réagi
14:54aux propos
14:55de Donald Trump
14:55sur « Je dirais
14:56que vous,
14:57qui t'aurez bientôt
14:58réalisé
14:59en évoquant
15:00un scénario
15:01iranien
15:02ou vénézolien ? »
15:03Elle a dit.
15:04Désolé,
15:05M. le Président,
15:06je cite Mme Maria Zakharová,
15:08ce n'est pas moi.
15:09Voilà.
15:10Comment entrepétez-vous
15:11ce type de rhétorique
15:14vénère de Moscou ?
15:15Merci beaucoup.
15:16Écoutez,
15:17je ne vais pas participer
15:18au folklore
15:19en commentant
15:20des déclarations
15:22aussi farfelues.
15:25Le constat que je fais,
15:26c'est que
15:27tous les échanges
15:29qui ont été initiés
15:30par qui que ce soit
15:32depuis février
15:342025,
15:35début des initiatives
15:36américaines,
15:38n'ont pas abouti.
15:40Ce sont les Etats-Unis
15:41d'Amérique
15:42qui ont pris l'initiative
15:43d'un cessez-le-feu
15:43qui l'ont proposé.
15:44Je le rappelle,
15:45accepté dès début mars
15:462025
15:47par le Président Zelensky,
15:49qui est pourtant
15:49l'agressé,
15:51à Jeddah,
15:51rappelez-vous,
15:52en mars 2025.
15:54Depuis ce moment-là,
15:55qui a dit toujours
15:56non,
15:57non,
15:57non
15:58aux propositions américaines ?
16:00Qui a dit non
16:00au Président américain
16:01en Corrèges
16:02au mois d'août dernier ?
16:04Qui a dit non
16:05à tous les envoyés
16:06qu'il a eus ?
16:08La Russie.
16:09Donc oui,
16:10les discussions
16:11n'avancent pas très bien
16:11parce que ce sont des gens
16:13qui disent toujours non.
16:13Ils ne veulent pas la paix.
16:15J'espère qu'un jour,
16:16ils diront on veut la paix.
16:17Ce n'est pas le cas.
16:18Donc la lucidité
16:19nous conduit à regarder cela.
16:20Mais c'est plutôt
16:21leur problème que le nôtre.
16:23C'est-à-dire qu'il faut
16:23simplement le sincériser.
16:25Je crois qu'ensuite,
16:26ce qu'a voulu dire
16:27le ministre des Affaires étrangères,
16:28c'est juste un élément
16:29de fait.
16:32Mettez-vous deux ans
16:32en arrière.
16:34Pas une éternité.
16:35Il y a deux ans
16:36dans la carte du monde,
16:37on vous disait
16:38qui sont les grands alliés
16:40de la Russie ?
16:41Le Venezuela,
16:42M. Maduro,
16:43M. Bachar el-Assad
16:44en Syrie
16:46et les dirigeants iraniens.
16:49C'était véridique.
16:50Vous l'aviez
16:50dans toutes vos cartes,
16:51vous le sortiez
16:52dans tous vos journaux,
16:53dans toutes les cartes
16:54que vous présentiez.
16:56Ce sont les grands alliés.
16:57de la Russie.
16:58Ils les protègent.
16:59Le constat qu'on peut légitimement faire,
17:01c'est qu'il ne fait pas bon
17:04être protégé par la Russie.
17:06Parce qu'on n'a pas vu la Russie
17:07s'activer beaucoup
17:08pour protéger
17:09ni M. Maduro,
17:10ni M. Bachar el-Assad,
17:11ni manifestement
17:12le guide suprême iranien.
17:15Voilà.
17:17Je crois que c'est un élément
17:18de fait là aussi.
17:19Mais il faut dire les choses
17:20comme elles sont.
17:21Elles peuvent déplaire.
17:23Je ne suppose pas pour autant
17:24de tomber dans le folklore
17:25et d'être insultant.
17:26Je ne serai pas insultant,
17:27mais j'essaie d'être factuel.
17:31Oui ?
17:32Bonsoir, M. le Président.
17:34Francesco Fontemadji
17:35pour l'agence France Presse.
17:37Le ministre des Affaires étrangères
17:39était aujourd'hui au Liban.
17:40Je crois qu'il va demain
17:41en Israël.
17:43Est-ce que vous savez
17:44si la proposition
17:45de facilitation française
17:47a été acceptée
17:48par toutes les parties ?
17:49Si Benjamin Netanyahou
17:51a accepté le principe
17:52de négociation directe,
17:55est-ce qu'elle pourrait
17:56se dérouler à Paris ?
17:57Et enfin, est-ce qu'il y a bien,
17:59comme il a été écrit
18:00en partie démenti,
18:02mais pas totalement,
18:04une proposition française
18:05qui inclurait à terme
18:07une reconnaissance d'Israël
18:09par le Liban
18:10dans le cadre d'un accord
18:11entre les deux parties ?
18:13Alors, merci de m'offrir
18:15la possibilité
18:16de clarifier tous ces points.
18:17Il n'y a absolument pas
18:19de proposition française
18:20qui met dans la balance
18:23une reconnaissance
18:24quelle qu'elle soit.
18:25Pas du tout.
18:25Ça, ça n'existe pas.
18:27Il n'y a pas non plus
18:29de proposition française
18:30à proprement parler.
18:31Il y a un travail
18:32que nous menons
18:34depuis le début
18:36de l'opération israélienne
18:38en réponse
18:40aux attaques du Hezbollah
18:41depuis le sol libanais.
18:42Il y a un travail
18:43que nous menons
18:44en soutien
18:45du gouvernement libanais
18:47pour l'aider
18:48à structurer
18:49une réponse,
18:51une solution.
18:51et il y a
18:53des démarches
18:54que nous avons effectuées
18:56en coordination
18:57avec les Américains
18:59pour convaincre
19:00les deux parties
19:00de se voir.
19:01Voilà exactement
19:02le rôle
19:03qui est celui de la France.
19:04Quelle est notre position
19:05sur le Liban ?
19:07Nous croyons
19:09dans la souveraineté,
19:10l'intégrité territoriale
19:12du Liban
19:13et nous soutenons
19:15les décisions
19:16et les expressions
19:17très courageuses
19:18du président Aoun
19:18et du Premier ministre
19:21Nawaf Salam
19:22et de son gouvernement
19:22qui ont très clairement
19:23rappelé que le monopole
19:24des armes
19:25était aux forces armées
19:27libanaises
19:28et qu'il fallait donc
19:28que le Hezbollah
19:29rende ses armes.
19:30Voilà son concours.
19:31Mais on ne pense pas
19:32que la lutte
19:33contre le Hezbollah
19:34ou la soustraction
19:36de ses armes
19:39puisse se faire
19:40par une puissance tierce.
19:41et donc nous pensons
19:43que l'opération militaire
19:45terrestre israélienne
19:47comme les bombardements
19:48ne sont pas adaptées
19:49et même sont inacceptables
19:51au regard du droit international
19:52comme de l'intérêt même
19:54et des Libanais
19:55et de la sécurité
19:56d'Israël dans la durée.
19:57Demeurant,
19:58j'ose ici rappeler
19:59qu'Israël par le passé
20:01a mené de telles opérations
20:02pendant plusieurs années
20:03qui n'a pas produit
20:04les effets attendus.
20:06Donc dans ce cadre-là,
20:07nous sommes en soutien
20:08des autorités libanaises
20:10seules compétentes
20:10pour régler ce sujet.
20:12Et donc nous leur apportons
20:13le soutien technique.
20:14Comme vous le savez,
20:15nous devions organiser
20:15une conférence de soutien
20:16aux forces armées libanaises.
20:17Donc nous avons aussi mobilisé
20:18d'ores et déjà
20:19des moyens,
20:20des véhicules blindés,
20:22etc.,
20:22pour les forces armées libanaises.
20:24Nous avons mobilisé
20:24des partenaires
20:25pour qu'ils aident
20:26les forces armées libanaises
20:27à faire ces missions.
20:28Et puis nous avons apporté
20:29un soutien humanitaire
20:30parce que vous avez aujourd'hui
20:32près de 800 000 déplacés.
20:34Ils viennent fragiliser
20:35à la fois
20:37l'unité du pays
20:39et qui mettent
20:39dans des situations
20:40de grande précarité
20:41des millions
20:42de libanaises
20:43et de libanaises.
20:44Donc notre rôle
20:45n'est absolument pas
20:46de proposer un plan
20:47pour un pays tiers,
20:48mais c'est d'être
20:48aux côtés
20:49du président
20:50et du premier ministre
20:51de leur gouvernement
20:52pour leur aider
20:52à construire
20:53une proposition
20:54de solution,
20:55un chemin,
20:56et d'aider
20:57à ce qu'il puisse y avoir
20:58des discussions directes
20:59entre eux
21:00et les Israéliens.
21:02Et c'est aussi ça
21:04qui a conduit
21:04à des coordinations
21:05avec les représentants
21:06américains
21:07ces derniers jours
21:08et à pousser
21:08à toute solution.
21:09Et j'espère que cela
21:11pourra se faire
21:12dans les prochains jours
21:13ou les prochaines semaines,
21:14mais en tout cas
21:15le plus vite possible.
21:16Dans le même temps,
21:18j'ai échangé évidemment
21:19à plusieurs reprises
21:20avec les dirigeants
21:21libanais
21:22et syriens
21:23et j'ai eu
21:24à deux reprises aussi
21:25des échanges trilatérales
21:26avec les présidents
21:28pour aussi
21:29permettre
21:30d'avoir
21:30un agenda
21:31d'apaisement régional.
21:37Le sujet
21:38des négociations directes
21:39suppose que les délégations
21:41soient finalisées
21:41et que l'accord
21:42soit exprimé
21:43du côté israélien.
21:45Le président Aoun
21:46a très clairement dit
21:46sa disponibilité
21:47et sa volonté
21:48de le faire.
21:54Bonsoir,
21:54Virginie Malin,
21:55Le Monde.
21:56Les Européens
21:57n'ont pas cessé
21:58de dire
21:58que le conflit
21:59au Moyen-Orient
22:00n'était pas
22:00leur guerre
22:02mais compte tenu
22:03de toutes les conséquences
22:04qu'il a
22:05pour les Européens
22:06économiques,
22:07financières,
22:08géopolitiques,
22:08migration,
22:09etc.
22:10Est-ce qu'on peut
22:11dur...
22:11Enfin je veux dire
22:11s'il n'y a pas
22:12une des escalades rapides,
22:14est-ce qu'on peut
22:14durablement rester
22:16en dehors de ce conflit
22:17et est-ce que cette question
22:19tarot de certains
22:20de vos homologues
22:21ou pas du tout ?
22:22Je n'ai entendu
22:23personne marquer
22:24une disponibilité
22:25pour rentrer
22:26dans ce conflit,
22:27au contraire.
22:29Et je ne pense pas
22:30que participer
22:31à une escalade
22:32si elle devait arriver
22:33réglerait en quoi que ce soit
22:34la situation internationale
22:35les conséquences
22:36qu'elle a sur nos économies.
22:39Je pense que la position
22:40qui est la nôtre,
22:42qui consiste d'abord
22:43à défendre
22:44le droit international,
22:46à essayer
22:46d'être des partenaires
22:49loyaux,
22:50fiables pour nos alliés
22:51et ceux avec qui
22:52nous avons des accords
22:54et d'aider
22:55à la désescalade
22:57et à la liberté
22:57de navigation
22:58est une position juste,
23:00proportionnée
23:01et c'est le mieux
23:02que nous puissions faire.
23:05Oui ?
23:06On me donne
23:06la réponse.
23:13Bonsoir,
23:14Karina Muller,
23:15République de Moldavie,
23:16s'il vous plaît.
23:17Merci bien.
23:19Monsieur le Président,
23:20la contemnation
23:21de Denis Sark
23:22mentionnée
23:22dans les conclusions
23:23de ce Sermet
23:25montre que l'attaque russe
23:27a des effets directs
23:28sur la sécurité
23:29environnementale
23:30de Moldavie.
23:31Est-ce que l'Union européenne
23:32est prête
23:33à intégrer
23:33ce type de risques
23:35dans sa stratégie
23:36de sécurité
23:37pour le voisinage
23:38et la France
23:40soutient-elle
23:41une réponse européenne
23:42le plus port active
23:43en ce domaine ?
23:45Oui,
23:45merci beaucoup
23:47pour votre question.
23:48Nous sommes,
23:48comme depuis le premier jour,
23:50aux côtés de la Moldavie,
23:51qu'il s'agisse d'ailleurs
23:52de sa sécurité démocratique,
23:54si je puis dire,
23:55de sa sécurité
23:57à tous égards
23:58et des sujets
23:59que vous venez d'évoquer.
24:00Et donc l'Europe
24:01se tient aux côtés
24:02de la Moldavie
24:03à la fois par
24:05les relations
24:05que nous avons
24:06et le chemin européen
24:07qu'a commencé
24:08la Moldavie
24:09et je souhaite
24:10qu'il puisse s'accélérer
24:11compte tenu
24:11des réformes
24:11qui sont faites
24:12et portées
24:12par la présidente
24:14Maya Sandou
24:15et je pense que
24:15la qualité des réformes
24:17qui sont faites,
24:18l'engagement européen
24:19résolu qu'elle porte
24:20et que porte aussi
24:21le gouvernement
24:22en Moldave
24:22justifie pleinement
24:23que l'Europe
24:24soit au rendez-vous
24:26de ses responsabilités
24:26à l'égard de la Moldavie
24:28et je veux d'ailleurs
24:29saluer à ce titre
24:30la décision
24:31qu'a prise la Moldavie
24:32de rejoindre
24:32la coalition des volontaires
24:34et de participer
24:34aux efforts
24:36pour assurer
24:37la sécurité européenne
24:38et les garanties
24:39de sécurité
24:39ce qui est exactement
24:40un signal
24:41qui va dans le sens
24:41de ce que vous évoquez
24:44une dernière question
24:45et je vous laisse
24:49pour être équitable
24:50entre tous les
24:51là il y a madame
24:52qui avait une question
24:53pour être sûre
24:54que j'ai fait
24:55tous les côtés
24:57Merci beaucoup
24:58Anna Hubert
24:59pour le Média Contexte
25:00j'ai une question
25:00pour revenir sur le prêt
25:01à l'Ukraine
25:02certains dirigeants
25:03ont parlé d'un plan B
25:04pour éviter d'être juste
25:05dans l'attente
25:05des élections
25:07en Hongrie
25:08pour débloquer le prêt
25:09est-ce que vous êtes
25:10dans ces négociations-là
25:12est-ce que vous pouvez
25:12nous en dire plus
25:13est-ce qu'on est juste
25:14dans l'attente
25:14des élections
25:15Écoutez je pense que
25:17ce matin ça a été rappelé
25:18par le président Costa
25:19on a eu cette discussion
25:23peut-être la commission
25:24travaille-t-elle
25:24sur des sujets techniques
25:26de très court terme
25:26pour les semaines à venir
25:27en tout cas nous
25:29nous ne devons pas transiger
25:30avec quelque chose
25:31qui n'a pas de précédent
25:32c'est quand les chefs d'État
25:33et de gouvernement
25:35se mettent d'accord
25:36sur une décision
25:37elle doit être honorée
25:40sinon c'est en quelque sorte
25:42un effondrement
25:42du sens même
25:43de nos échanges
25:45donc pour moi
25:46il n'y a pas de plan B
25:47parce que le plan A
25:48doit être honoré
25:49il en va de la crédibilité
25:50du Conseil
25:50il n'y a pas de plan B
25:51il n'y a pas de plan B
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