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  • il y a 8 minutes
Les clefs d'une vie de Flavie Flament

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##LES_CLEFS_D_UNE_VIE-2026-03-17##

Catégorie

Personnes
Transcription
00:00Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
00:03Sud Radio, les clés d'une vie, celle de mon invité.
00:06Vous avez grandi au bord de la Manche avant de vous créer un CV médiatique long comme le bras.
00:11Vous êtes en train de redécouvrir au quotidien la France telle que vous l'aimez
00:15et vous n'êtes pas la seule, loin de là.
00:17Bonjour Flavie Flamante.
00:18Bonjour Jacques.
00:19Eh bien, ravi de vous accueillir dans les clés d'une vie, c'est une première.
00:21Merci beaucoup, je suis très heureuse, d'autant que je suis la quantième ?
00:261634ème.
00:26Ah bah écoutez, ça me flatte, je suis ravie.
00:28Il était temps.
00:28Oui, on a encore quelques temps devant nous, heureusement.
00:31Alors, on va évoquer bien sûr votre parcours, on va évoquer votre actualité double
00:35dans quelques instants, dans la quatrième séquence.
00:38Mais le principe des clés d'une vie, c'est d'évoquer votre parcours à travers des dates clés.
00:42Et la première que j'ai trouvée, c'est le 31 octobre 1990, votre première télé.
00:51Pêche d'enfer, une émission présentée par Pascal Chancel.
00:55Et vous êtes l'invité de la semaine, la jeune de la semaine.
01:00C'est dingue !
01:01Vous vous en souvenez ?
01:02Non.
01:02En fait, vous êtes là, dans cette émission, vous vous présentez comme mannequin.
01:06Et vous êtes interviewée par Pascal Sanchez.
01:10Mais c'était incroyable ! Non, je ne m'en souviens absolument pas Jacques.
01:13On est en 1990, c'est ça ?
01:15Et cette émission était tous les jours sur France 3.
01:17C'était une émission de joie.
01:19Et en fait, en première séquence, on vous voit recevoir votre prix de Miss Hockey H tendre,
01:26deux ans plus tôt.
01:27Ah, c'est fou !
01:27Oui, donc j'ai effectivement, en 90, j'ai 14 ans.
01:31Non mais attendez, c'est complètement dingue !
01:33C'est fou que vous me parliez de ça !
01:35Alors, c'est fait...
01:35Non, je n'ai pas 14 ans, j'ai quel âge ? En 90, je suis une en 74.
01:39Oui, mais vous avez 16 ans.
01:40J'ai 16 ans.
01:41En fait, on vous voit, on voit le prix de Miss Hockey H tendre,
01:46on voit Florent Pagny, débutant, annonçant que vous êtes la lauréate et vous foncez sur scène.
01:51Exactement ! Et l'émission était présentée par Jean-Luc Delarue.
01:54Et c'était la première émission que Jean-Luc présentait.
01:56Donc en fait, il y avait dans ce rendez-vous, auquel je ne m'attendais absolument pas à cet âge
02:01-là,
02:02parce que ce n'est pas moi qui avais initié ça,
02:04mais en tout cas, je me retrouvais avec des gens que j'ai connus après, longtemps après.
02:09Et par exemple, Florent, on a vieilli d'une certaine façon ensemble,
02:15mais là, c'était quasiment nos premières.
02:17Oui, il ne chantait pas beaucoup à l'époque, il était comédien.
02:19D'ailleurs, il a commencé en tournant une trentaine de films, des petits rôles, avant de chanter,
02:23parce que personne ne voulait l'entendre chanter.
02:24Et c'était l'année où il avait sorti sa chanson qui a fait son premier succès.
02:31Exactement !
02:31Alors, il se trouve que dans ce reportage, on vous voit heureuse avec Oké Ashtendre.
02:36Miss Oké Ashtendre, en fait, ça vient d'un journal, Mademoiselle Ashtendre,
02:40qui était au départ, avant d'être Mademoiselle Ashtendre,
02:43qui était Lynn, la sœur de Tintin.
02:45Et le journal s'est arrêté en Belgique, Mademoiselle Ashtendre est venue,
02:49et ensuite, c'est devenu Ashtendre et Oké Ashtendre.
02:52Exactement !
02:53Et ce concours, vous l'avez remporté, et on sent votre joie.
02:56Oui, en fait, c'est extraordinaire, parce que j'ai remporté, c'était une élection, ni plus ni moins,
03:01l'élection d'une mini-miss France.
03:05Mais c'est vrai qu'à l'époque, d'abord, la presse de jeunesse était cartonnée,
03:10parce qu'on attendait tous notre magazine qui sortait une fois par semaine.
03:14C'était un hebdo, je crois que c'était le mercredi.
03:16Et donc, je lisais, comme tous les jeunes, je crois qu'avec l'argent de mes premiers babysitting,
03:20que j'ai acheté ce magazine.
03:22Mais ce n'est pas moi qui m'étais inscrite à cette élection,
03:25que tout le monde suivait, tous les jeunes suivaient cette élection,
03:28c'était comme l'élection de Miss France.
03:31Et c'était ma mère qui avait pris cette initiative,
03:34et il se trouve que je me suis retrouvée embarquée dans une histoire,
03:38avec des sélections régionales, et puis une sélection nationale,
03:41et puis je me suis retrouvée à Paris.
03:42Et c'était extraordinaire, parce que je pense que c'était l'une des premières fois que j'allais à
03:45Paris.
03:46Donc pour moi, c'était l'aventure, il y avait des caméras partout.
03:48Jean-Luc Delarue qui n'était pas connu, et tout était frais à l'époque.
03:54Et les épreuves, c'était quoi ?
03:56Quelles épreuves ?
03:57Les épreuves pour être sélectionnées, pour monter justement ?
03:59Ah, écoutez, c'était simple, j'ai souvenance de devoir partir à une centaine de kilomètres de chez moi
04:06pour faire des photos, avec un photographe qui faisait des photos des milliers de jeunes filles
04:12qui participaient à cette élection, et il n'y avait rien de plus que...
04:17Et ça, heureusement d'ailleurs, parce qu'il n'y avait pas de défilé en maillot de bain, il n
04:19'y avait rien.
04:20Il n'y avait rien de plus que d'être soi-même sur scène, et de parler de soi, de
04:26dire deux, trois mots.
04:28En fait, j'y avoue quand même que j'ai des souvenirs assez vagues, quand même, de cette époque.
04:32En tout cas, cette élection a été l'origine d'un canular à RTL que vous connaissez bien,
04:36puisque la ligne directe du bureau de Philippe Bouvard était à peu près le même numéro
04:41que la candidature pour Mademoiselle Achetendre.
04:43Ah oui ?
04:44Oui, ce qui fait que les jeunes filles téléphonaient, on leur disait,
04:46il faut que vous rappelez, il y a minuit, tel numéro, pour donner des renseignements,
04:49et elles appelaient Léon Zitrone.
04:51Et Zitrone arrive le lendemain matin, je ne comprends pas, il y a une jeune fille qui m'a appris
04:54à minuit.
04:56Je ne connaissais absolument pas cette histoire, et moi je n'ai pas passé de coup de fil ou quoi
05:00que ce soit.
05:01Voilà, tout se faisait à travers le magazine, et c'était les lecteurs du magazine qui votaient.
05:06En fait, dans cette émission Une pêche d'enfer, vous êtes très à l'aise,
05:09on n'imagine pas que vous allez faire de la télévision, et vous dites à l'époque que vous voulez
05:12devenir journaliste.
05:13Oui, oui, ça c'est vrai. J'ai toujours voulu être journaliste ou écrivain.
05:18Je voulais écrire, je voulais rendre compte du monde, de l'état du monde,
05:23je voulais emmener les gens dans des histoires.
05:25Les mots faisaient déjà grandement partie de ma vie, quoi.
05:28Et oui, j'ai dû dire ça indubitablement.
05:31Alors, il se trouve que vous êtes née à 20 km de Cherbourg, à Valogne.
05:35Valogne, qu'on appelle le Versailles normand, je ne sais pas si vous le savez.
05:37Oui, ça je le sais.
05:38Parce que du temps de Louis XIV, on venait construire des hôtels particuliers.
05:42Et votre nom Flavie, il n'est pas courant en plus.
05:44Non, c'était le prénom de ma mère, pardon, c'était le prénom de la mère de mon père.
05:49C'était le prénom de ma grand-mère, que je n'ai pas connue.
05:51Et le prénom est d'origine latine, et ça vient de Rome, ça signifie doré ou jaune, référence à la
05:58couleur des cheveux.
05:58Oui, c'est dingue quand même.
05:59C'est fou, hein ? Et vous êtes blonde en plus.
06:01Exactement.
06:02Alors, vous auriez pu naître à Caen, parce que je crois que votre père a été brièvement, pendant trois ans,
06:07un joueur de football dans une équipe amateur.
06:09Mais absolument, mais il était joueur de football au stade Malherbe de Caen, avant que je naisse.
06:14Et surtout, en fait, mon père aurait pu avoir une véritable carrière professionnelle.
06:19Et au moment où des clubs s'intéressaient très sérieusement à lui, je crois qu'en fait, il venait de
06:26rencontrer ma mère,
06:27qu'il ne voulait pas quitter la région, quitter, je crois, ses propres parents.
06:32Et mon père a renoncé à une carrière professionnelle de football par amour.
06:37Je pense qu'il a regretté toute sa vie, parce que je pense qu'il faut aller au bout de
06:41ses rêves.
06:41Et je pense qu'il aurait été un homme très certainement beaucoup plus accompli s'il avait suivi son destin.
06:45En tout cas, il avait marqué plusieurs buts en trois ans.
06:48Et il était très prometteur.
06:49Oui, il était prometteur. Il était beau.
06:51On aurait dit que c'était un mélange, papa, de Belmondo et d'Alain Delon.
06:55Et je suis sûre qu'il aurait pu faire une grande carrière.
06:59Il avait en plus... Alors, je l'ai vu jouer, moi, plus tard, parce qu'il était entraîneur quand j
07:03'étais gamine.
07:04J'ai fait mes premiers pas, d'ailleurs, sur un terrain de foot.
07:07Et papa, il aurait pu... Je pense qu'il avait tout.
07:11Il jouait, paraît-il, très bien.
07:13Mais en plus de ça, il avait la gueule, il avait le charisme, il avait tout pour être une star
07:17du foot, quoi.
07:18Et avant que vous soyez une locomotive dans les médias, il est devenu agent à la SNCF.
07:22Exactement. C'est très bien dit. Absolument.
07:24Et ce qui fait que je n'ai pas payé le train jusqu'à mes 18 ans.
07:30Parce que quand on était enfant d'agent SNCF, on avait des voyages gratuits.
07:35Et votre mère a travaillé brièvement, je crois, dans l'univers de l'aide sociale à l'enfance.
07:39C'est quelque chose d'important.
07:40Oui. Alors, vous savez, si on parle de ma mère, ça risque d'être un petit peu compliqué.
07:44Je vais être honnête avec vous.
07:46Il y a des gens dont on se demande, d'ailleurs, pourquoi ils se retrouvent dans ce genre de fonction.
07:50Parce que c'est quand même la protection de l'enfance.
07:53Et là, visiblement, on aborde le cas d'une femme qui n'a pas protégé sa propre fille.
07:57Donc, c'est vrai que c'est assez bizarre.
07:59C'est pas vraiment le sujet.
08:00Alors, en revanche, il y a quelqu'un qui a beaucoup compté.
08:02C'est votre grand-père.
08:02Oui.
08:03Parce qu'il est élevé des trotteurs.
08:05Et je crois qu'il a remporté 95 victoires en Normandie.
08:09Oui.
08:09Dont le grand prix du conseiller général à Valogne.
08:11Mais exactement.
08:12Et puis surtout, mon grand-père était né sœur d'un champion.
08:16Vous évoquiez tout à l'heure Léon Zitrone.
08:18Et mon grand-père avait un harac.
08:20Il s'appelait l'orangerie.
08:20Alors, lui, je veux bien vous en parler pendant des heures.
08:23Parce que c'était un être extraordinaire.
08:25Et qui surtout, en fait, a été la colonne plébrale de toute mon enfance.
08:29Et d'une grande partie de ma vie.
08:30Et mon grand-père avait ce hara.
08:32C'était un homme qui s'était construit tout seul.
08:34Ce hara s'appelait l'orangerie.
08:36C'était comme un paradis pour moi.
08:37Il y avait un étang.
08:38Il y avait des cygnes.
08:39Il y avait des chevaux.
08:40Le matin, j'étais réveillée par le bruit des sabots dans les graviers de la cour.
08:43Enfin, c'était vraiment une enfance, en tout cas, heureuse lorsque j'étais là-bas.
08:46Parce que j'étais protégée dans ce hara.
08:50Et il était naisseur, surtout.
08:53Naisseur de chevaux.
08:55Et il a été naisseur d'un champion qui s'appelait Oscar RL.
08:59RL étant les initiales de Roger Luce, qui était mon grand-père.
09:02Et Oscar RL était le cheval préféré de Léon Zitrone au prix d'Amérique contre Roquepine.
09:07Et Léon Zitrone l'appelait le petit lapin.
09:09Parce que son driver était sourd.
09:13Et donc, Oscar RL, avec ses oreilles, attendait le signal de la course pour s'élancer.
09:20Il a toujours été second, derrière Roquepine.
09:24Et c'était le petit lapin de Léon Zitrone.
09:26Vous voyez, c'est beau.
09:27Et vous avez croisé Léon Zitrone ?
09:29Non, je n'ai pas croisé Léon Zitrone.
09:31Mon grand-père m'emmenait sur les champs de course.
09:33Que ce soit en Normandie ou ailleurs, à Paris.
09:37Parce que je l'accompagnais toujours.
09:38Il m'emmenait dans son camion.
09:40Il m'emmenait dans sa voiture, avec le vent derrière et les chevaux.
09:45Et à chaque fois qu'on arrivait sur un hippodrome,
09:48et que les personnes qui s'occupaient de l'entrée, de la sécurité des courses,
09:54voyaient les initiales de mon grand-père qui étaient peintes soit sur le camion, soit sur le vent,
09:58la barrière s'ouvrait toute seule.
10:00Parce que c'était une star, parce qu'il était reconnu.
10:03Et je me souviens que j'étais d'une fierté.
10:05Mais vous n'avez pas idée, j'étais devant, assise, à côté de lui.
10:08Et je me disais, waouh, mon grand-père est une célébrité.
10:11Et quand il est mort, à l'âge de 99 ans et demi,
10:15c'est la seule, d'ailleurs, ligne d'arrivée qui n'est pas passée, celle des 100 ans.
10:21Quand il est mort, il a eu trois lignes d'hommage dans Paris Turf.
10:27Et j'étais d'une fierté.
10:29A l'époque, je faisais déjà la une des magazines, mais je m'en foutais complètement.
10:32En revanche, que mon grand-père ait ses trois lignes dans la presse, c'était dingue.
10:35Et puis il y a quelqu'un qui a beaucoup compté pour vous, c'est Madame Bouteillet.
10:39Madame Bouteillet, c'est une prof.
10:41Parce que c'est elle qui vous a donné, je crois, le goût de la poésie des lettres.
10:43Oui, exactement.
10:44Alors, Madame Bouteillet, dont vous me parlez,
10:46c'est marrant parce que j'ai très peu de souvenirs, malheureusement, d'enfance, d'adolescence.
10:52J'ai une mémoire un peu défaillante sur ces années-là.
10:54Et Madame Bouteillet était quelqu'un qui, effectivement, m'avait surtout donné confiance.
10:59Moi, je me souviens que quand j'étais rentrée en CP,
11:03je me souviens de descendre les marches.
11:06Mes parents habitaient dans un appartement.
11:07Les marches de l'immeuble et de faire des bons en disant à ma mère,
11:11je vais apprendre à lire, je vais apprendre à lire.
11:13Parce que je voulais pouvoir décrypter.
11:14Je voyais bien qu'il y avait des lettres partout, tout autour de moi,
11:16mais je ne comprenais rien au monde qui m'entourait.
11:18Et là, le fait de pouvoir apprendre à lire allait me permettre, justement, de comprendre.
11:23Et pour moi, c'était incroyable.
11:24Et après, j'ai découvert le plaisir de l'écriture.
11:26Et Madame Bouteillet était très encourageante, très soutenante,
11:30avait perçu chez moi quelque chose qui faisait que, évidemment,
11:35elle m'a donné confiance.
11:36Et c'est sûrement grâce à elle que j'ai pensé à devenir journaliste, écrivain.
11:40Et la suite, quoi.
11:41Elle a eu bien raison.
11:42Et justement, vos débuts, on va les évoquer à travers la date du 12 septembre 1992.
11:48A tout de suite sur Sud Radio avec Flavie Flamand.
11:51Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
11:54Sud Radio, les clés d'une vie, mon invité Flavie Flamand.
11:57Nous parlerons tout à l'heure de votre actualité, double actualité.
12:00Et on en revient au 12 septembre 1992.
12:04Ce sont vos débuts à la télévision, mais en coulisses, avec cette émission.
12:13Froufrou, au départ, c'est une chanson écrite par un carcassonnet en 1898
12:17que Berthe Silva, très célèbre, a chanté dans les années 30.
12:20Et c'est une émission de télévision réservée aux hommes
12:22où vous avez débuté, mais en coulisses.
12:25Exactement.
12:26C'est fou.
12:26Vous m'expliquerez comment vous retrouvez les dates, vous.
12:28Parce qu'il y a quelque chose qui m'échappe.
12:32Effectivement.
12:32Alors, Froufrou, c'est une aventure dingue.
12:34Parce qu'en fait, je me suis retrouvée à être l'assistante de Thierry Ardisson.
12:39C'est comme ça que j'ai commencé en télévision.
12:41Un jour, j'ai eu la chance de rencontrer un homme super quand j'avais 16 ans
12:47qui a été le papa de mon premier fils, qui s'appelle Bernard Flamand.
12:50Et il était réalisateur de télévision.
12:54Et il travaillait donc pour Thierry.
12:56Et un jour, je suis allée voir mon mari sur un plateau.
12:59Et Thierry m'a vue.
13:00Il m'a repérée comme ça.
13:02Il est venu me voir.
13:03Il me dit, mais vous êtes qui ?
13:05Je m'appelle Flavie Flamand.
13:08Il me dit, mais incroyable.
13:10Vous me rappelez mes amours en province quand j'étais adolescent.
13:14Et j'avais des longs cheveux blonds qui arrivaient juste au bas des reins.
13:19J'avais des pommettes.
13:20En fait, il me parlait toujours de mes pommettes roses.
13:22Et j'avais un petit côté bel déchant qu'il touchait parce que ça lui rappelait ses amours de province.
13:27J'avais trouvé ça hyper mignon.
13:29Il m'avait dit, mais qu'est-ce que vous faites dans la vie ?
13:30Je voudrais être journaliste.
13:32Je vais faire des études de journalisme.
13:34Venez me voir lundi à mon bureau.
13:36Et je me suis rendue dans les locaux de Thierry, qui était rue du Faubourg Saint-Honoré, au numéro 93.
13:43Exactement.
13:44Et Thierry m'a dit, écoute, c'est super que tu veuilles être journaliste et tout.
13:48Moi, je donne une occasion.
13:49Je cherche quelqu'un pour venir m'assister, pour travailler en prod avec nous et pour être mon assistante.
13:56Est-ce que ça te branche ?
13:57Et en fait, j'ai toujours été comme ça.
13:59J'ai saisi les opportunités quand elles se présentaient.
14:02Et je me suis retrouvée à travailler pour Thierry.
14:04Et Thierry étant le producteur de Froufrou, je me suis retrouvée à travailler pour Froufrou.
14:08Et j'ai appris ce qui, à mon sens, est absolument essentiel lorsque l'on fait le métier que je
14:14peux faire, que vous faites aussi.
14:16C'est de comprendre le travail de tous.
14:18Et le fait de travailler en production, ça m'a permis de savoir comment fabriquer une émission de télé.
14:24Quels étaient les postes ?
14:25Qui il fallait féliciter pour son travail ?
14:28Parce que parfois, on a tendance, quand on est dans la lumière, à penser qu'on est les seuls.
14:32Non, en fait, il y a plein de gens qui bossent.
14:33Votre émission, elle, est réalisée par Jaja.
14:35Et Jaja, c'est lui qui est là, qui est derrière les manettes.
14:39Et sans Jaja, on ne pourrait rien faire.
14:40Exactement.
14:41Et bien moi, j'ai appris plein de choses comme ça, grâce à Thierry.
14:43Et en plus, c'est une des premières émissions avec des chroniqueuses.
14:46À l'époque, ça n'existe pas beaucoup.
14:48D'abord, première émission pour les femmes.
14:49Exactement.
14:50Mais surtout des gens autour d'une table, réunis pour des différentes chroniques.
14:53Ça n'existait pas beaucoup à l'époque.
14:54C'était révolutionnaire.
14:56Et ça, c'était l'idée de Thierry et de Christine Bravo.
14:59de mettre, d'abord, que des femmes à la tête de cette émission.
15:04Une femme qui avait du tempérament.
15:06Des femmes qui racontaient des histoires autres que des histoires de bonnes femmes.
15:11Et qui, en même temps, menaient un peu la barque.
15:14Et en plus, c'était un carton.
15:15C'était vraiment, je pense, Froufrou, la première émission où les femmes étaient hyper émancipées.
15:20Vous voyez ce que je veux dire ?
15:21Et les hommes regardaient Froufrou pour mieux comprendre aussi les femmes.
15:26Je trouve que c'était vraiment une émission résolument moderne.
15:29En fait, l'idée était née, je crois, dans l'esprit de Thierry,
15:32en adaptant les magazines féminins à la télévision.
15:34Exactement.
15:35Et le premier magazine féminin, on l'a un peu oublié, c'est Elle, qui est en 1945.
15:39Et l'idée vient de Pierre Lazareff, le mari d'Hélène Lazareff.
15:42Exactement.
15:42Car il a vécu la guerre aux Etats-Unis.
15:44Il a vu les magazines féminins américains et il les a adaptés en France.
15:47Et dans cette émission, il y a eu des gens qui ont fait une carrière,
15:50comme Tina Kieffer, qui a fait une carrière extraordinaire.
15:52Tina et plein d'autres, en fait.
15:54C'était l'émission des femmes.
15:57Et je trouve que ça libérait les femmes qui regardaient aussi cette émission de télé.
16:00Vous voyez ce que je veux dire ?
16:01Parce que ça parlait de tout, de sexualité,
16:04ça parlait des hommes, ça parlait de la famille.
16:07Je me souviens d'ailleurs que Christine,
16:09elle commençait toujours les émissions par une sorte d'édito face caméra
16:13où elle disait ce qu'elle pensait et tout.
16:14C'était chouette, quoi.
16:15Et ça a marché et ça a créé un univers qui s'est développé ensuite.
16:19Et vous, vous avez appris plein de choses.
16:20Moi, j'ai appris plein de choses.
16:21J'ai appris plein de choses en production.
16:22J'ai vu des femmes travailler.
16:24J'ai vu des femmes patronnes.
16:25J'ai vu des femmes s'emparer de leurs sujets.
16:28Et je pense que ça a été extrêmement inspirant pour moi.
16:30Et puis, ça a été une émission en avance sur son temps.
16:33Exactement.
16:33Et ça, je trouve que c'est chouette.
16:34Alors, il paraît, mais je ne suis pas certain,
16:36que vous auriez démarré avec Laurent Boyer dans Boulevard des Clips.
16:39Oui, alors, c'est ce que l'on dit, effectivement, parce que quand j'avais...
16:42Je n'ai pas trouvé de traces de ça.
16:43Non, alors, qu'est-ce que vous enquêtez, vous ? C'est génial.
16:46Non, en fait, en réalité, j'ai démarré, mais sans véritablement démarrer.
16:50C'est-à-dire qu'en fait, quand j'avais été élue Missouquet,
16:53comme on l'a évoqué tout à l'heure,
16:55je me suis retrouvée, donc, dans le groupe d'M6,
17:00parce que c'était M6 qui diffusait cette élection.
17:03Et Laurent Boyer a animé une élection, je crois, l'année d'après,
17:07ou l'année encore d'après.
17:09Et donc, je l'ai rencontré.
17:10Il m'invitait de temps en temps sur son plateau.
17:11Mais c'est juste parce qu'il avait perçu que j'étais peut-être très à l'aise devant des
17:15caméras.
17:15Il s'est dit, tiens, la petite, elle va venir, ce sera marrant.
17:18C'est une autre façon d'apprendre son métier.
17:20Et alors, après, vous avez appris une autre forme d'émission,
17:22le jeu avec sa déménage.
17:24Ah oui, alors, waouh !
17:26Alors, oui, mais ça, c'était toujours en production, pour le coup.
17:29Et c'était produit par Philippe Alphonsi.
17:31Exactement.
17:32Grand journaliste qui avait monté sa boîte de prod.
17:35Et je me suis retrouvée, effectivement, à faire cette émission pour...
17:38La cinquième.
17:38La cinquième.
17:39Mais qui débutait.
17:40Mais oui.
17:40Et Philippe Alphonsi, lui, il a fait la guerre du Liban, l'Irlande du Nord.
17:44C'était un grand, grand, grand journaliste.
17:46Oui, qui a 86 ans, qui est toujours en pleine forme,
17:48et qui a inventé plein d'émissions à la télévision.
17:50Vous l'avez revu, Philippe ?
17:52J'ai croisé il n'y a pas longtemps.
17:53Ah, vous l'embrasserez pour moi.
17:54Je l'ai revu il y a une dizaine d'années.
17:55Ça m'avait beaucoup touchée.
17:56Et ce qui est intéressant aussi, c'est que vous avez travaillé de façon artisanale,
18:00car la cinquième débutait.
18:02Et c'était vraiment une petite famille pour vous, pour apprendre ce métier.
18:04Oui, alors c'était une petite famille, on travaillait comme on pouvait avec les moyens qu'on nous donnait.
18:10Mais il y avait quelque chose d'ailleurs dont je ne me suis jamais départie, c'est le sens de
18:15l'équipe.
18:15J'ai toujours eu besoin, ça n'a pas toujours fonctionné, mais quand ça ne fonctionnait pas, je préférais partir.
18:21J'ai toujours eu besoin de travailler en équipe avec des gens que j'aime, avec lesquels on se serre
18:26les coudes,
18:27dont on ne doute pas de la sincérité, de l'engagement, de plein de choses.
18:30Et je trouve que c'est quand on est une petite équipe et qu'on se démerde, qu'on arrive
18:34à déplacer les montagnes.
18:35Beaucoup plus que des grandes équipes qui sont divisées, qui...
18:38Vous voyez ce que je veux dire ? Et ça, je n'ai jamais perdu le goût de ça.
18:40Sud Radio est une petite famille, nous parlons vrai, et c'est pour ça que ça fonctionne.
18:44Eh bien, exactement.
18:45Alors, il se trouve que l'émission a été présentée par Marc Posneau, qui a disparu depuis.
18:49Oui, j'ai appris.
18:50Mais vous avez un point commun avec lui, c'est-à-dire qu'il a débuté à la télévision en
18:53faisant la météo.
18:54Et vous, vous avez fait la météo aussi sur Canal.
18:57Oui, mais vous savez que Marc, il écrivait des poèmes.
19:00Il était aussi poète.
19:02Il m'avait envoyé un recueil de poèmes, j'avais été extrêmement touchée.
19:05L'histoire de Canal, elle a démarré d'une façon tout aussi incroyable, d'ailleurs, que les précédentes et les
19:10suivantes.
19:11Je suis allée, puisque je travaillais en production, proposer un concept de production à Canal+.
19:16Et lorsque j'étais dans le bureau d'un adjoint des programmes, Alain de Greffes est passé dans le couloir.
19:21Et Alain de Greffes m'a vu de dos.
19:23Et il a passé sa tête.
19:26Et vous l'avez connu, Alain de Greffes ?
19:27Oui, bien sûr.
19:27Bon, pardon Alain, si tu nous écoutes, mais Alain, il n'articulait pas beaucoup, quoi.
19:31Non, pas vraiment.
19:31Et il a fait, c'est incroyable, c'est un casting demain pour l'information.
19:36J'ai rien compris.
19:37Et il me regardait, et l'adjoint des programmes me dit,
19:41alors demain, il y a un casting pour la météo, pour l'information.
19:46Est-ce que ça vous dirait d'y participer ?
19:48Et c'est pareil, je me suis dit, mais en fait, tu n'auras jamais d'occasion comme ça qu
19:51'il se présentera.
19:52Donc vous voyez un peu après coup.
19:54Et je me suis dit, mais c'est génial, un jour je pourrais dire à mes enfants que j'ai
19:56participé à un casting de télé.
19:58Et c'est comme ça que je me suis retrouvée devant la caméra, et que j'ai été prise.
20:02Donc j'ai intégré la rédaction de Canal, et je faisais la météo.
20:05Et vous avez appris la météo, les règles de la météo ?
20:08Oui, alors j'étais en contact avec Météo France tous les jours.
20:11On était les miss météo de Canal, mais moi j'étais côté info, donc j'étais côté sérieux un peu.
20:15Mais néanmoins, je m'étais emparée du sujet, et j'écrivais des météos très thématisées, en fonction de l'actualité.
20:23Par exemple, s'il y avait un départ de la route du Rhum, j'allais vous dire que le soleil
20:26avait hissé la grand voile,
20:28que les nuages suivaient leur chemin au long cours.
20:32Enfin, dans l'écriture, je voulais faire quelque chose de différent.
20:35Et c'est comme ça ensuite que j'ai été repérée par Philippe Gildas.
20:39Avant Gildas, il y a eu une émission encore pionnière, car vous avez été la pionnière des jeux vidéo avec
20:44Cyberflash.
20:46Qu'est-ce que c'est que ça, Jacques ?
20:47Vous apparaissez dans Cyberflash avec une présentatrice virtuelle.
20:52C'est pas vrai.
20:53Vous avez des séquences où l'on vous voit.
20:54Ah bon ? Et c'était pour Canal, ça ?
20:56C'était sur Canal.
20:57Incroyable !
20:58Et vous apparaissez comme ça, alors que la présentatrice est une sorte de Cléo,
21:04entre Jessica Rabit et le Fourmi, et vous intervenez à l'image.
21:08J'ai complètement oublié ça, Jacques, vous vous rendez compte ?
21:11On oublie des choses, rassurez-moi, quand on a une longue carrière comme la vôtre, il y a plein de
21:14trucs qu'on oublie.
21:15C'est clair, on oublie même ce qu'on a fait la veille, c'est normal.
21:18Bah oui, bien évidemment.
21:19Mais alors, attendez, Cyberflash, donc c'était vachement moderne.
21:22C'était la première émission sur les jeux vidéo.
21:24Alors ça, je pourrais le dire, je vais le rajouter dans mon CV.
21:28Et Philippe Gildas, justement, lui aussi, il avait quitté nulle part ailleurs, et il est revenu sauver la chaîne.
21:33Mais exactement, et il est revenu le midi.
21:37Je ne me souviens plus, ça devait s'appeler le... pas le grand journal, pas le moyen journal.
21:42Un autre journal.
21:43Un autre journal, merci.
21:45Il y avait du journal.
21:46Et en fait, il m'avait repéré le week-end à la météo, et il s'était dit, mais cette
21:51fille-là, il faut que je la prenne dans mon émission.
21:54Et je me suis retrouvée en quotidienne.
21:55Et je me suis dit, bon, allez, ça va faire une expérience de plus.
21:58Je pourrais dire à mes enfants qu'un jour, j'ai fait de la télévision avec Philippe Gildas.
22:01Et donc, j'ai accepté, et là, j'ai intégré l'équipe de Philippe.
22:05Et Philippe a été l'un de mes... avec Thierry, avec d'autres, avec Jean-Luc, Delarue.
22:12Ça fait partie des hommes qui ont toujours veillé à ce que j'avance bien.
22:15Oui, sa carrière est extraordinaire, mais il y a une chose qu'on a oublié.
22:18Celui qui a coordonné la retransmission en direct de l'arrivée de l'homme sur la Lune, à la télévision,
22:24c'est Philippe Gildas.
22:25Incroyable, je ne le savais pas.
22:26Le 21 juillet 1969.
22:27Je ne le savais pas.
22:28Voilà.
22:29Alors moi, j'ai appris aussi d'autres choses, et cette autre chose, on va l'évoquer à travers la
22:32date du 31 mai 2002.
22:34A tout de suite sur Sud Radio, avec Flavie Flamand.
22:37Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
22:40Sud Radio, les clés d'une vie, mon invité Flavie Flamand.
22:43Nous parlerons tout à l'heure de votre double actualité, mais une date qui me surprend aussi, le 31 mai
22:482002.
22:49Alors là, comment vous dire ?
22:51Elle est liée à cette chanson.
22:52On est champions, on est tous ensemble, c'est le grand jeu.
22:57La vie de Jean-Catherine Lara pour la crée du monde.
23:00Qu'est l'horreur !
23:01Et ce jour-là, vous présentez avec Jean-Pierre Pernault le dispositif de l'émission Tous Ensemble, consacré à la
23:08Coupe du Monde de Football 2002.
23:09Non mais Jacques, Jacques, là vous me rappelez l'une des expériences.
23:13Alors on en parle en plus, c'est super drôle parce que c'est passé.
23:16Mais l'une des expériences, c'est plus compliqué de ma vie.
23:19C'est-à-dire que j'étais sur TF1 depuis deux ans.
23:22Quand je suis arrivée à TF1, c'est Étienne Mougeotte qui m'a repérée.
23:25Alors on s'est quittés là, on était à Canal.
23:26Ensuite je suis allée une petite année à M6.
23:29Et puis Étienne Mougeotte m'a repéré sur M6.
23:31Il s'est dit, il faut que je la fasse venir à TF1.
23:33Inutile de vous dire qu'à chaque expérience que j'ai eue, je me suis dit, je pourrais raconter ça
23:38à mes enfants.
23:38Mais je commençais à comprendre qu'une carrière se dessinait.
23:41Mais mon arrivée à TF1 a quand même marqué un tournant.
23:43Là j'ai compris que j'étais partie sur une voie.
23:48Les choses s'étaient écrites un peu malgré moi, mais que c'était juste un truc génial à vivre.
23:52Et donc Étienne Mougeotte me proposait plein de trucs.
23:54J'ai fait Star à domicile, j'ai fait plein d'émissions qui me ressemblaient, tout était parfait.
23:57Et un jour, il m'appelle et il me dit, monte me voir.
24:01Je vais en haut de la tour de TF1.
24:03Et à chaque fois qu'Étienne me proposait quelque chose, il s'avère que ça fonctionnait.
24:08Et que j'étais un petit peu l'un des soldats d'Étienne.
24:13Dès qu'il me demandait un truc, je le faisais, j'avais une confiance absolue en lui.
24:16Et puis ça fonctionnait hyper bien.
24:18Et donc je ne connaissais pas l'échec.
24:20Et je ne connaissais pas la déception.
24:23J'étais protégée par ça et par des choix qui étaient très judicieux.
24:27Et Étienne me dit, on va faire une émission sur le foot.
24:30Et là, vraiment, à un moment donné, je lui ai dit, écoute Étienne, je veux bien tout faire, plein de
24:34trucs que tu peux me demander.
24:35Mais là, j'ai quand même un doute sur ma légitimité.
24:38À part que mon père a été footballeur et que j'ai fait mes premiers pas sur un terrain de
24:41foot, je n'y connais pas grand-chose.
24:44Et il me dit, et puis il va y avoir une première pour toi, c'est que tu vas co
24:47-animer l'émission avec Jean-Pierre Pernault.
24:48Et là, tout était, tout me semblait complètement ubuesque et assez malvenu.
24:54C'est-à-dire que je me disais, mais même Jean-Pierre, il n'est pas journaliste sportif.
24:57Qu'est-ce qu'on va foutre l'un et l'autre à la tête de cette émission ?
25:02Et en fait, on était porté par une équipe de France qui était censée cartonner.
25:08Elle avait gagné le mondial en 1998.
25:11Donc on se disait, bon ben là, on repart pour un tour, ça va être génial et tout.
25:14Et en fait, ils ont été éliminés cette année-là.
25:15Dès le premier tour.
25:18Une catastrophe !
25:19C'était un bide total.
25:22Et on se retrouve, Jean-Pierre et moi, à la tête d'une émission à laquelle on ne comprend rien.
25:27Par chance, je vous parlais tout à l'heure de mes équipes qui sont un peu ma famille.
25:32Par chance, mon opérateur prompteur qui s'appelait David Introlligator, que je surnomme Davidoff.
25:38Davidoff était un fan de foot et s'y connaissait vachement bien.
25:41Et donc, en fait, pendant l'émission, pour que je puisse paraître pertinente sur le sujet,
25:47il me donnait des informations sur le prompteur directement et j'avais une confiance totale et absolue.
25:52Et même Jean-Pierre me piquait les infos sur mon prompteur que lui mettait David.
25:56Parce qu'en fait, on avait...
25:57Je crois que c'est la première fois que j'ai fait un truc, vraiment, que je n'aurais pas
26:00dû faire.
26:00Vous voyez ce que je veux dire ?
26:01En même temps, vous vous débrouillez très bien.
26:03J'ai vu une interview de vous avec Philippe Candeuron, qui est parfaite.
26:06Oui, oui, parce que j'ai toujours aussi eu à cœur de bien faire mon travail, comme vous, vous le
26:10faites.
26:11De me renseigner, d'apprendre, de...
26:13Mais après, je comprends aussi qu'il faille être légitime dans un exercice.
26:17Et là, en l'occurrence, ce n'était pas ma place de présenter cette émission, quoi.
26:20Et alors, avec en plus une équipe de France, pardon, qui se fait éliminer dès le premier tour.
26:25Mais on s'est retrouvés avec des équipes.
26:28On s'inventait à chaque semaine une équipe nouvellement star et tout.
26:31C'était... Et puis qui se faisait éliminer aussi.
26:33Enfin, c'était vraiment un naufrage, cette émission.
26:36Non, il y a un moment où vous défendez quelqu'un qui a fait une carrière fabuleuse.
26:39C'est David Beckham, qui a démarré à 14 ans sur...
26:41Et je le défends ?
26:41Ah, vous le défendez ?
26:42Ah oui ?
26:42Beaucoup de bien de lui.
26:43Mais oui, alors oui, parce que c'était un beau gosse aussi.
26:46Et parce que j'ai toujours eu une aversion pour la critique agressive et méchante.
26:54Alors, il devait y avoir un truc qui m'avait...
26:56J'avais dû le défendre parce que j'avais trouvé que ce n'était pas juste, quoi.
26:59Exactement.
26:59Voilà.
27:00Alors, votre arrivée à TF1, là aussi, vous innovez, puisque vous co-animez Exclusif.
27:05Et Exclusif, à l'époque, les magazines, on dit People, ça n'existait pas à la télévision.
27:11Oui, mais c'était un magazine...
27:12Vous savez comment on parle tout le temps d'Exclusif ?
27:14Tout le temps, tout le temps, tout le temps.
27:16Et il se trouve que je faisais cette émission avec Frédéric Jolie, qui est resté l'un de mes amis.
27:21Et quand on se balade avec Frédéric Jolie ou quand on dîne ensemble, les gens viennent nous voir et nous
27:26font...
27:28Et c'était notre générique, quoi.
27:30Et en fait, lui n'a pas changé.
27:32Moi, j'ai un petit peu changé, quand même.
27:33Mais bon, les gens se souviennent de nous.
27:35Et c'était un magazine People quotidien, mais c'était surtout, en fait, un magazine culturel.
27:41C'est-à-dire qu'à travers le People, on parlait des sorties de disques, on parlait des sorties de
27:45cinéma, on parlait des actualités du théâtre, on faisait des revues de presse.
27:51Donc, ce n'était pas du People crado.
27:52Vous voyez ce que je veux dire ? Que j'ai tellement subi après.
27:55Ce n'était pas du People dégueulasse, fond de chiottes, quoi.
28:00C'était vraiment du... On parlait des personnalités, de ceux qui faisaient l'actualité.
28:06Et c'était un carton et j'ai adoré.
28:08Et non seulement ça, mais vous étiez dans la tradition du vrai People, parce qu'on oublie que People, c
28:11'est un journal américain.
28:13Exactement.
28:13Dans lequel il y avait des reportages, comme vous le signalez, qui a été le premier journal du genre.
28:18Et dont Paris Match s'est inspiré pour une rubrique qui s'appelait Les gens.
28:21Exactement.
28:21Ça n'avait rien à voir avec les People d'aujourd'hui.
28:23Et non, exactement. Et c'était noble.
28:25Et moi, j'étais tellement heureuse de parler de culture tous les soirs à la télé.
28:28Et ça cartonnait, Jacques.
28:30Et je m'éclatais, parce que là, je vivais les meilleures années.
28:32C'était l'adolescence de la télé.
28:34On était servis par des audiences de rêve.
28:36C'était super.
28:36Et en plus, vous aviez une qualité, c'est d'être brève, anecdotique et précise.
28:40Merci.
28:41Mais c'est pas si courant.
28:42Venant de vous, ça me fait plaisir.
28:43Mais c'est pas si courant.
28:44Oui, peut-être. Je ne sais pas.
28:46Vos émissions, vos textes étaient très travaillés.
28:48Oui, parce que j'ai toujours écrit.
28:50Et que ça, j'ai à cœur de le faire.
28:51Vous savez très bien, vous aussi, à quel point c'est important.
28:55Nous sommes d'accord.
28:56Et justement, vous parlez de cette émission.
28:59Effectivement, elle a aussi changé votre vie.
29:06Star à domicile, là aussi, des millions de spectateurs à chaque fois.
29:10Là, si je ferme les yeux et que j'écoute cette musique, je suis à l'Olympia.
29:16On commence cette émission.
29:19Étienne Mougeot est là et il est derrière le rideau de l'Olympia.
29:22Et au moment où j'y vais, il me dit, regarde, ça, c'est ta cour de récréation.
29:28Des producteurs ou des dirigeants de chaîne qui vous disent des choses comme ça.
29:32En tout cas, moi, c'est comme ça qu'il faut me parler.
29:34Il avait tout compris.
29:35Ça, c'est ta cour de récréation.
29:36Et dans l'oreillette, j'avais Jean-Luc qui me disait, éclate-toi, ma chérie.
29:40Et je suis arrivée sur cette scène.
29:41Star à domicile, c'était magnifique.
29:43C'était une émission qui permettait à des anonymes de rencontrer leur idole.
29:47Et leur idole leur réservait une surprise dans leur cadre de vie intime.
29:51C'est-à-dire qu'on avait un artiste, Pascal Obispo, qui débarquait à un mariage.
29:56On avait Jennifer qui débarquait dans la chambre d'une adolescente.
29:58Et c'était de la rencontre dont on ne savait plus, à l'issue justement de cette rencontre,
30:04laquelle des deux était la star.
30:06Et c'était génial parce que l'anonyme devenait tout aussi star que la star.
30:10La star était tout aussi émue que l'anonyme.
30:13Et puis c'était gratuit parce que c'était une rencontre, vous voyez.
30:16Et ça, c'était beau.
30:17Mais on essayait une lame en regardant la télévision.
30:19Mais même moi, je n'arrêtais pas de pleurer.
30:22Et c'était extraordinaire parce qu'à cette époque-là, on faisait 7 millions de téléspectateurs le samedi soir.
30:28Et lorsque la première a été diffusée, j'étais en week-end au bord de la mer.
30:32Et à ce moment-là, on ne me reconnaissait pas trop dans la rue.
30:34Et le lendemain de la diffusion, je suis allée, comme d'habitude, sur le petit port à Honfleur.
30:40Et j'étais sur le port et tous les gens m'arrêtaient pour me dire merci, merci, merci.
30:44Et je me suis dit waouh, il y a un truc qui a changé.
30:46Et c'était cette émission qui avait bouleversé le paf, quoi.
30:50Moi, ce qui m'a toujours fascinée, c'est comment on est parvenu à conserver le secret
30:54pour que la star débarque à domicile.
30:56Je peux vous assurer que c'était des trucs de dingue.
30:59On avait des stars qui se retrouvaient planquées dans des camions, planquées dans des abris de jardin.
31:04Tout était fait.
31:05Ça, c'était tout le talent des équipes de réservoirs de production.
31:08Et tout le talent aussi de Jean-Luc, parce que Jean-Luc pensait...
31:12Et vous savez que Jean-Luc, il avait écrit véritablement l'émission pour moi.
31:15J'ai le temps de vous raconter une mini-anecdote très rapide.
31:17Un jour, je me promène...
31:19C'était six mois avant les débuts de star à domicile.
31:23Je me promène dans les Yvelines, sur les bords de Seine, avec un homme que j'aimais.
31:29Et j'étais avec cet amoureux.
31:31On était en train de marcher sur les bords de Seine.
31:33Et à un moment donné, on voit sortir d'un jardin et d'un portillon
31:38un caméraman, une caméra, des mecs qui tenaient des lumières.
31:42Et là, je vois Patrick Fiori, une jeune fille, et je vois Jean-Luc Delarue qui arrive avec sa casquette.
31:49Et Jean-Luc me voit en train de tenir la main de mon amoureux.
31:53Et me dit, mais c'est incroyable que tu sois là.
31:56C'était à Vilaine-sur-Seine.
31:57Vous connaissez peut-être.
31:58Il faut y aller quand même.
31:59Pourquoi un dimanche matin, je vais me promener à Vilaine-sur-Seine ?
32:02Et pourquoi je tombe sur Jean-Luc et Patrick ?
32:04Eh bien, figurez-vous que Jean-Luc me regarde et me dit, c'est incroyable que tu sois là
32:08parce que je suis en train de travailler pour toi.
32:11Il me dit, je ne t'en dis pas plus, je te rappellerai.
32:13Il m'a rappelé trois mois après.
32:15Il m'a dit, tu te souviens quand on s'était croisés à Vilaine-sur-Seine ?
32:17Eh bien, on était en train de tourner la première surprise de Star à domicile.
32:21Et Star à domicile, c'est l'émission que tu vas présenter sur TF1 dans trois mois.
32:25C'est le destin ?
32:25C'est écrit. C'est beau la vie quand elle se présente comme ça.
32:29Alors, la première émission de rêve, c'était à la radio.
32:32Ça s'appelait Reine d'un jour, dans les années 50, avec Jean-Nomain.
32:35Et c'était une reine qui recevait des tonnes de cadeaux.
32:38Et ça avait déclenché une polémique à l'humanité
32:40où le journal se plaignait parce que des femmes ouvrières étaient récompensées.
32:45Incroyable.
32:46Et pas récompenser tout le monde.
32:47Vous vous rendez compte ?
32:47Ça a fait un scandale incroyable, alors que Star à domicile n'a fait que du bonheur.
32:51Exactement.
32:52Alors, il se trouve qu'à ce moment-là, vous êtes prise dans un tourbillon médiatique
32:55et vous n'allez plus cesser de présenter des émissions très différentes à TF1 ?
32:58Oui, c'est vrai.
32:59Vous avez une sorte d'écoute au Suisse ?
33:01Oui, parce que j'arrive à faire tout ce qu'on me demande.
33:05Et puis, en plus, je n'ai de cesse de faire des nouveaux formats.
33:09Dernièrement, quelqu'un m'a calculé le nombre de formats que j'avais fait.
33:12Et c'était ce qu'on appelle un format, donc c'est une émission, un concept.
33:17Et c'était absolument astronomique.
33:19Je n'oserais pas vous dire que j'en ai fait 70, mais on n'était pas loin de ça.
33:22Mais j'étais couteau Suisse.
33:24Néanmoins, d'abord, je bénéficiais de la confiance aussi de cette chaîne.
33:27On était servis par des audiences qui étaient absolument mirobolantes.
33:30Mais il y avait quand même cette particularité d'être des grands primes.
33:34Je présentais quasiment tous les grands primes de TF1.
33:38Que ce soit Saga, qui était pareil, du magazine People très beau, très classe.
33:43Que ce soit les émissions de variété.
33:45Que ce soit Domino Day, qui était un événement aussi le samedi soir.
33:49Toutes ces émissions que je présentais étaient vraiment des événements.
33:52Et puis alors, le premier livre que vous avez fait, on a un peu oublié,
33:55c'est un conte pour enfants qui s'appelait Lulu Lamouette.
33:58Alors, le premier...
34:00Oui, alors ce n'est pas véritablement le premier livre.
34:02Le premier livre est sorti en 2011.
34:04Ah, je vous ai eu...
34:04Non, non, non, c'est...
34:06Ça s'appelle Les Chardons.
34:08Et voilà, mon premier livre s'appelle Les Chardons.
34:10Et il parle de la violence conjugale.
34:12Donc ça, c'est un livre qui s'inscrit dans...
34:14Enfin, qui a été le début après, il y a eu La Consolation.
34:16Après, on connaît l'histoire de ce second livre, qui a été un événement.
34:18La Consolation, qui a été un événement.
34:21Et puis qui a changé beaucoup de choses dans la société française.
34:23Mais dont on vous parle encore aujourd'hui.
34:24Et dont on me parle toujours, parce qu'en fait, ce livre a changé une loi française quand même.
34:29Donc c'est un livre éminemment politique.
34:32Et c'est...
34:33Voilà, c'est l'histoire d'un livre qui va changer les mentalités.
34:38Ou libérer la parole.
34:39Et permettre le rallongement des délais de prescriptions en France.
34:42Donc c'est assez énorme.
34:43Mais en même temps, aujourd'hui, on a un peu oublié que tout ça, c'est grâce à vous.
34:47Merci, ça me fait plaisir.
34:48C'était un an avant Weinstein.
34:49C'était un an avant MeToo.
34:51Et c'était aussi parce que j'avais à cœur de remettre le monde à l'endroit à ce moment
34:56-là.
34:56Mais ce n'est pas quelque chose que j'ai exploité.
34:59Vous voyez, on en parle là.
35:00Mais ce n'est pas...
35:01Enfin voilà, j'ai fait ce que j'avais à faire.
35:05La loi a changé.
35:06Et puis je suis passée à d'autres défis.
35:08Mais en tout cas, vous évoquiez Lulu Lamouette.
35:10Et oui, effectivement, parallèlement à l'écriture de La Consolation,
35:14qui est un livre très lourd,
35:17j'écrivais Lulu Lamouette,
35:19qui était l'histoire d'une mouette qui fait caca sur la tête des gens.
35:22Et en fait, une mouette qui chie sur la tête des gens,
35:25et en plus qui chie sur la tête des méchants,
35:28c'était quelque part un peu ce que je voulais faire.
35:30Parce que j'en avais ras-le-bol,
35:32que je trouvais que tout était difficile, tout était violent et tout.
35:34Et donc à un moment donné, c'était ma façon à moi de chier sur la gueule des gens.
35:38Et c'est un livre qui a une super histoire, Lulu Lamouette.
35:41Et qui touche encore les enfants d'aujourd'hui.
35:43Mais absolument, et qui a été récompensée et tout, donc c'est super.
35:47Elle était amoureuse, cette mouette, d'ailleurs, d'un goéland, je crois.
35:49Armand le goéland, exactement.
35:51Et ça, c'est votre cœur d'enfant éternel ?
35:53Oui, je pense que c'est quelque chose que je dis toujours,
35:56que j'entretiens une naïveté consciente.
35:58C'est-à-dire que je veux toujours avoir ma part de rêve,
36:02m'extraire un peu du monde tel qu'il est,
36:05même si je suis tout à fait lucide.
36:07Mais j'aime bien conserver ça, je pense que c'est essentiel.
36:09Eh bien, le rêve continue avec la date du 21 mars 2026.
36:13A tout de suite sur Sud Radio avec Flavie Flamand.
36:16Sud Radio, les clés d'une vie, mon invité Flavie Flamand.
36:21Donc, on a évoqué votre passé, tout ce que vous avez fait.
36:24Et puis, ça continue.
36:25Parce que le 21 mars, dans quelques jours,
36:27il y a le quiz des champions sur France 2
36:29et le 27 mars sur France 3.
36:31Et là, c'est encore un nouveau défi, un de plus.
36:33Oui, alors après, plein plein d'autres défis.
36:36J'ai fait 15 ans de radio, j'ai écrit des livres,
36:40j'ai une quotidienne à la télévision qui s'appelle Flavie en France,
36:45dans laquelle je m'éclate et tout.
36:46Maintenant, le jeu.
36:47Alors, Jacques, parmi...
36:49On parlait de ces dizaines de concepts que j'ai pu présenter.
36:54Il y a deux trucs que je n'avais pas fait à 50 ans, 51 ans.
36:58C'est l'info, le JT, parce que j'ai fait de l'info sur RTL, voilà.
37:03Le JT et le jeu.
37:06Et en fait, je me retrouve aujourd'hui à la tête d'un jeu.
37:08Et c'est parce que c'est un défi.
37:10Et c'est parce que, justement, ce métier peut me permettre
37:14d'explorer à nouveau, de conquérir un nouveau territoire
37:18que j'ai accepté cette proposition de Cyril Ferraud et de France Télévisions.
37:22Oui, c'est lui qui est venu vous chercher.
37:24En fait, il est venu me chercher, mais pas bien loin,
37:27parce qu'en fait, il m'a invité à 100% logique,
37:29qui est son autre jeu.
37:32Et contre toute attente, c'était pour moi une journée
37:35où j'étais un peu fatiguée, j'arrêtais pas de faire plein de trucs et tout.
37:38Et je me suis retrouvée dans ce jeu.
37:39J'ai regardé Cyril travailler.
37:41Je l'ai trouvé excellent.
37:43C'est un immense technicien.
37:46Et c'est notre métier, c'est aussi de beaucoup de techniques.
37:52Et je n'avais jamais véritablement assisté à un jeu.
37:55Et quand je l'ai vu travailler, j'ai trouvé ça génial.
37:57J'ai participé à 100% logique.
37:59Je me suis éclatée.
38:01Et je suis ressortie de là en me disant, mais c'est trop bien, c'est super et tout.
38:05Et Cyril de me dire, tu sais quoi, je vais t'appeler bientôt.
38:09Je me suis dit, oui, bien sûr, on s'appelle, on se fait une bouffe, un truc classique.
38:12Et effectivement, une semaine après, il m'appelle.
38:14J'étais entre deux wagons dans un train qui me ramenait d'un tournage de Flavie en France.
38:18Il me dit, est-ce que tu veux faire le quiz des champions ?
38:20Et qu'il y pense à ma place, que France Télévisions lui fasse confiance ?
38:24J'ai trouvé ça trop marrant.
38:26Et je me suis dit, bah ouais, j'y vais.
38:27Oui, surtout que c'est un jeu particulièrement complexe.
38:30Ah mais c'est un jeu hyper complexe parce que se retrouvent sur ce plateau,
38:34ça va être une soirée exceptionnelle, moi j'ai été scotché,
38:37se retrouvent les plus grands champions des jeux télé en France.
38:41Donc, on a les meilleurs, Xavier, Émilien, Enzo,
38:45enfin tous ceux que vos auditeurs connaissent.
38:47Et qui viennent s'affronter sur des questions de culture générale
38:50et sur un grand quiz, mais qui est composé de cinq manches différentes
38:55et donc cinq règles différentes.
38:58Donc pour mon premier jeu, en fait Jacques, je me suis tapé cinq jeux.
39:02Vous voyez ce que je veux dire ?
39:03Et j'ai appris.
39:04Et j'ai trouvé ça extraordinaire et je me suis éclatée.
39:07Il faut tenir le rythme de comprendre le règlement des cinq jeux.
39:09C'est hyper compliqué.
39:11C'est pour ça que je disais que Cyril est un technicien
39:13parce que non seulement vous êtes à la tête de jeu,
39:15mais vous devez connaître les règles par cœur,
39:18vous devez connaître l'habillage visuel,
39:22vous devez connaître l'habillage sonore.
39:24En fait, on est à la tête d'un énorme paquebot,
39:28peut-être le plus gros que j'ai jamais eu à diriger en télé
39:31et pourtant j'en ai fait des primes avec 27 caméras,
39:33des trucs complètement dingues.
39:35Alors là, jamais je m'étais sentie aussi petite
39:38à la tête d'un truc aussi énorme.
39:40Et c'était super.
39:41Vous êtes devenue un spectatrice presque du jeu.
39:44Alors c'est difficile parce que, oui, d'un côté,
39:47je suis devenue spectatrice parce que ce que j'ai vu
39:49de la part des champions était absolument dingue.
39:52C'est-à-dire que j'ai en face de moi des monstres
39:55de culture générale.
39:56En plus, ils sont sympas, ils sont fair play,
39:59ils ont un humour de dingue.
40:00Ce sont des invités de rêve et je les ai vus.
40:02On a battu, ce soir-là, ils ont battu des records
40:05parce que cette émission a existé aussi sans moi.
40:08Et ils ont battu deux records, en fait.
40:10C'est en ça que ces soirées sont véritablement exceptionnelles.
40:12Dans un jeu de rapidité et une autre manche.
40:16Et en même temps, on est spectateur,
40:18mais pas complètement parce qu'il faut quand même
40:19tenir les rênes du truc et ça n'est pas si simple.
40:21Et l'un des premiers champions de jeu à la télévision,
40:25c'était dans la tête et les jambes.
40:26Il y avait des questions culturelles et du sport.
40:28Ce garçon a répondu aux questions de littérature très difficiles.
40:31Après, il a réussi à faire des sauts d'obstacles à cheval.
40:34C'était Laurent Fabius.
40:36Ce n'est pas vrai.
40:37Ah oui ?
40:37Et il a débuté comme ça à la télévision à 20 ans.
40:39Vous voyez, comme pour une grande carrière après.
40:42Et il a dit il n'y a pas longtemps,
40:43je ne sais pas si je saurais répondre à ces questions aujourd'hui
40:45parce que c'était Pierre Belmar qui présentait
40:47avec Jean-Paul Roulan.
40:48C'était très, très difficile.
40:49Et c'était en quelle année, ça ?
40:5170.
40:52Incroyable.
40:52Il se trouve aussi que les jeux, ça vous a toujours passionné.
40:55Je crois que vous ne manquiez jamais
40:56question pour un champion ou pyramide.
40:58Oui, mais parce qu'en fait, mes grands-parents
41:00regardaient question pour un champion.
41:02Donc du coup, je regardais question pour un champion avec eux.
41:05J'étais toujours derrière eux.
41:06Je me souviens, ils se tenaient la main.
41:07Ils avaient chacun leur fauteuil en cuir.
41:09Là, des gros fauteuils hyper confortables.
41:11Et puis, ils se tenaient la main.
41:12Et moi, je me glissais entre les deux fauteuils.
41:14Et donc du coup, je regardais ça.
41:16Et c'est vrai qu'on apprend plein de choses avec ces jeux.
41:19Et moi, je trouve que c'est génial
41:20parce que quand le jeu est à ce niveau-là, intelligent,
41:24qui nous met...
41:26En fait, il y a quelque chose de collectif
41:27que j'aime dans le jeu.
41:29Les spectateurs ne sont pas que spectateurs.
41:31Ils sont acteurs aussi.
41:32Ils participent.
41:34Et j'aime beaucoup cette idée du partage.
41:35Je ne l'avais pas forcément complètement perçue
41:38avant de faire cette émission.
41:40Et là, j'ai compris et j'ai appris plein de trucs.
41:44Vous savez, on dit toujours que la culture,
41:45c'est ce qui reste quand on a tout oublié.
41:47Et il me reste encore certaines choses du quiz
41:50parce que j'ai appris.
41:51En fait, ils m'ont tous appris quelque chose.
41:53Alors ça, c'est le 21 mars sur France 2,
41:56le 27 mars sur France 3.
41:57Et puis tous les jours sur France 3,
41:59il y a une émission qu'on pourrait évoquer
42:01à travers cette chanson.
42:10La chanson de Charles Trenet correspond exactement
42:12à ce que vous faites chaque matin sur France 3
42:15dans Flavie en France.
42:16Oui, Flavie en France.
42:17C'est un peu ça.
42:18On parle de cette France que l'on n'entend pas assez,
42:21dont on ne parle pas assez,
42:23que l'on ne va pas assez visiter.
42:25Flavie en France, c'est une émission de service public.
42:27Je suis hyper fière de la présenter.
42:30C'est une émission qui me colle à la peau,
42:32que je fais avec des gens que j'adore,
42:35avec lesquels je partage les mêmes valeurs.
42:37C'est quand même une émission de télévision
42:39et ça, c'est hyper important, il faut le dire.
42:41Quand je vous dis que c'est du service public,
42:42c'est que c'est une émission de télévision
42:44qui va à la rencontre de ceux qui la regardent
42:47dans les régions de France.
42:49On a l'impression qu'en fait, la télévision, c'est Paris.
42:52On a l'impression que la France, c'est Paris,
42:53mais pas du tout.
42:54Et en fait, partout dans les régions,
42:56il y a des richesses à mettre en valeur.
42:58Il y a des gens qui font rayonner leur territoire.
43:01Il y a des initiatives locales, départementales, régionales
43:07qui changent le quotidien des gens.
43:08Je pense qu'on aurait beaucoup, beaucoup, beaucoup
43:10à apprendre de ce qui se passe aussi en province.
43:13Et je suis hyper heureuse de faire cette émission.
43:16Et en plus, cette émission, vous ne la réalisez pas
43:18dans des grandes villes, mais dans des lieux,
43:20des petits villages ou des petites villes.
43:21Exactement.
43:22C'est essentiel.
43:22Oui, pour nous, c'est important d'aller dans ce qu'on appelle
43:26des territoires.
43:27Moi, j'ai un petit peu de mal à parler comme ça,
43:28mais dans ces régions, dans ces coins,
43:30qui ne sont pas ces coins dans lesquels tout le monde va
43:32et qui sont attendus.
43:33Vous savez, il y a la grande ville à côté.
43:35Nous, on décide d'aller dans la ville plus modeste.
43:37Ça nous permettra de continuer à parler de la région,
43:40mais ça nous permettra d'aller à la rencontre
43:42de gens qui nous attendent.
43:43Et quand ils nous voient débarquer, en fait,
43:45dans leur ville, dans leur village,
43:47dans leur marché, sous leur hall,
43:50ils nous disent, mais merci, merci de venir nous voir.
43:53Mais c'était le principe des Jeux de 20h.
43:55Quand Jean-Pierre Descombes débarquait dans une ville,
43:57c'était la fête.
43:58Le maire l'accueillait.
43:59Mais nous aussi, les maires nous accueillent.
44:01On a un petit pot avec le maire la veille des enregistrements.
44:05Et ensuite, les gens viennent.
44:06Et il y a vraiment quelque chose de...
44:08Je pense que c'est hyper important.
44:10Et que là, pour le coup, le service public
44:13remplit parfaitement sa mission
44:16en proposant cette émission quotidienne.
44:18Et je pense que vous montrez que le contact humain
44:20est beaucoup plus important que la bureaucratie.
44:22Mais tellement.
44:23Mais tellement.
44:24Et en plus, ils ont tant à nous apprendre
44:26sur leur façon de vivre,
44:27leur façon de gérer leur...
44:29Vous savez, dans les villes,
44:32dans les communes dans lesquelles on va,
44:34quand je vous parlais d'initiative locale,
44:36quand je vous parlais de solidarité,
44:38effectivement, on est au-delà des bureaux,
44:40on est au-delà des décisions,
44:42on est au-delà des grandes autorités.
44:44On est dans des régions qui sont hyper dynamiques,
44:47avec des gens qui s'emparent de leur histoire
44:50et qui n'attendent pas, justement,
44:51qu'on le fasse pour eux.
44:52Et en même temps, vous défendez les artisans.
44:54Car on ne les défend plus beaucoup.
44:56Ben non.
44:57Et justement, on défend les artisans.
44:59Et moi, j'ai à cœur...
45:00Vous savez que dans ma prochaine vie,
45:02mais dans ma prochaine vie là,
45:03je ne suis pas en train de vous dire
45:04ma prochaine vie quand je serai morte
45:05et que je vais revivre.
45:06Non.
45:07Là, dans ma prochaine vie,
45:08dans ma vie actuelle,
45:09je veux être artisan d'art.
45:11Je veux faire quelque chose.
45:12Je veux faire de la restauration de tableaux
45:14ou de l'encadrement à la feuille d'or.
45:16Enfin, voilà.
45:17Apprendre quelque chose, un geste.
45:18Je pense que la main,
45:20le savoir de la main est essentiel.
45:22Et donc, on met en valeur,
45:24effectivement, des artisans
45:25qui font aussi le dynamisme de la France.
45:27Voilà.
45:27Le premier à avoir fait ça,
45:29c'est Bernard Loiseau
45:29quand il est arrivé dans le Morvan.
45:31Il dit, je vais sauver les artisans.
45:32Je ne ferai que les pays de la région.
45:33Il a sauvé le Morvan.
45:35Exactement.
45:35Et ça, c'est beau.
45:36Nous, on essaie de les mettre en valeur
45:37et ça, c'est hyper important.
45:38Et les gens nous attendent.
45:39Je pense que cette émission,
45:40elle est très importante.
45:41Dans quelques jours,
45:42je crois que vous allez à Narbonne
45:43où il y a les grands buffets.
45:45Je ne sais pas si vous connaissez ce restaurant.
45:46Mais j'en viens, en fait, de Narbonne,
45:48figurez-vous.
45:49Donc, oui.
45:49Vous y êtes allé au Grand Buffet ?
45:50Je connais parfaitement.
45:52Les grands buffets, pour ceux...
45:54Exactement.
45:54Pour ceux qui nous écoutent,
45:55les grands buffets,
45:56c'est un restaurant
45:57où tout, c'est la cuisine française
45:58taille XXL, quoi.
46:00Voilà.
46:00Et donc, effectivement,
46:01je rentre de Narbonne
46:02et je vous confirme
46:03que Valentine Sled,
46:04qui est notre chroniqueuse culinaire,
46:06s'est frottée au Grand Buffet.
46:07Elle s'en souvient encore.
46:08Un ordre de dessert incroyable.
46:10Et puis, vous avez ressuscité un jeu
46:12qui est le Schmilblick.
46:13Ah, ça vous plaît, ça ?
46:14Je connais un peu le sujet.
46:15Mais c'est vrai que c'est revenu.
46:17Ça a été un succès.
46:18Pendant un an,
46:19on a oublié que ça a été un seul.
46:20C'est ça qui est dingue.
46:21Le Schmilblick,
46:22que l'on retrouve tous les jours
46:23dans Flavie en France,
46:24en fin de matinée sur France 3.
46:26C'est un jeu qui a été créé
46:27à la fin des années 60
46:28par Guilux
46:29et il n'y a eu qu'une saison.
46:31Et moi, je pensais que ce jeu
46:33avait existé pendant 10 ans.
46:35Mais pas du tout.
46:36Et vous vous rendez compte
46:37que c'est rentré
46:38grâce à Guilux
46:39et grâce à Kouluche
46:41un peu plus tard
46:41dans le langage courant, quoi.
46:44Et ça a marqué.
46:45Et c'est hyper simple, en fait.
46:46C'est un jeu
46:48qui permet à tout le monde
46:50de venir déjà participer.
46:52Et on montre
46:53à ceux qui veulent y participer
46:55un détail d'un objet
46:56qu'ils doivent retrouver.
46:57C'est pas compliqué.
46:58C'est à la portée de tous.
46:59Et tout le monde peut venir jouer.
47:01Et c'est le seul jeu télé
47:04qui va à la rencontre des Français.
47:06En fait, ce jeu au départ,
47:08ça s'appelait La Chose.
47:09Et c'est Jacques-Antoine
47:10qu'il avait créé sur Radio Luxembourg.
47:11C'est Jacques-Antoine.
47:13Animé par Pierre Belmar
47:14puis par Jacques Benétin.
47:15Et quand il a cherché un titre,
47:17le Spielblick,
47:18c'est un sketch de Pierre Dac.
47:20avec l'invention des frères
47:21Jules et Raphaël Fauderge
47:22qui ont inventé le Spielblick
47:23qui ne sert à rien
47:24donc qui peut servir à tout.
47:25Et ils ont emprunté le mot
47:27à Pierre Dac
47:27qui a raconté ce sketch
47:29dans le numéro zéro
47:30du Spielblick.
47:31C'est génial.
47:31Et ça s'appelait La Chose.
47:32La Chose, c'était le même principe
47:34à Radio Luxembourg
47:36tous les jours à 12h42.
47:37Jacques-Antoine,
47:37grand créateur des jeux.
47:39Il a vu qu'on doit fort boyard
47:41et tous les jeux hyper connus.
47:42Alors finalement,
47:44tout ce que vous faites,
47:45vous le faites parce que,
47:46une précision totale
47:47parce que vous venez de la campagne
47:49et il y a une chanson
47:50qui symbolise d'ailleurs
47:51votre parcours.
47:52Je suis une fleur
47:55de province
47:56Nitro-Franc
47:57Charlotte Julien,
47:58fleur de province,
47:59énorme succès.
47:59Et ça vous voit très bien
48:00parce que finalement,
48:01si vous êtes aussi à l'aise
48:02dans cette émission,
48:03c'est que vous venez,
48:04vous, de la province.
48:06Mais oui.
48:06Moi, je viens de la province
48:07et surtout le défends
48:08et jusqu'à il y a peu de temps,
48:09je vivais en Bretagne.
48:10Vous voyez ?
48:11Et moi, je suis une fille de la mer,
48:13je suis une fille de la campagne.
48:15J'ai été élevée dans le Harad,
48:16de mon grand-père
48:17et je défends effectivement
48:19cette province
48:20que j'aime tant
48:21et dans laquelle
48:22je vais me réfugier
48:23le plus souvent possible.
48:25Je ne connaissais pas cette chanson
48:26mais elle me va tellement.
48:27J'adore.
48:28En même temps,
48:29c'est pour ça que les gens
48:30vous parlent
48:30et que vous parlez aux gens
48:31si simplement,
48:31vous leur ressemblez.
48:33Possiblement.
48:34Vous savez,
48:34moi j'ai toujours dit
48:35que je me sentais plus proche
48:35des gens qui regardaient la télé
48:37que de ceux qui la faisaient.
48:38Quand je suis arrivée à Canal+,
48:39je me sentais ringarde.
48:40Ils étaient tous,
48:41je les trouvais tous
48:42trop modernes,
48:43trop branchés,
48:44parfois un peu trop méprisants aussi.
48:46Moi,
48:46j'ai toujours eu le sentiment
48:47d'être un peu la fille décalée.
48:49C'est pas un syndrome
48:52de l'imposteur du tout
48:53mais celle qui
48:55ne sait pas tout
48:56comme tout le monde,
48:57qui n'est pas branchée,
48:58qui ne va pas fantasmer.
49:00Je n'ai pas les codes
49:01de la Parisienne.
49:03Je n'ai pas les codes.
49:04Ça ne m'intéresse pas.
49:05Vous avez d'autres codes.
49:06Vous avez le code des réflexes
49:07car tout ce que vous avez fait,
49:08vous avez des réflexes
49:09qui vous servent aujourd'hui
49:10dans cette émission.
49:11C'est la synthèse
49:12de tout ce que vous avez fait.
49:13Possiblement.
49:14En tout cas,
49:14c'est une émission
49:15qui me ressemble énormément
49:17comme Star à domicile.
49:18Il m'a beaucoup ressemblé.
49:19Flavie en France,
49:20c'est l'émission
49:20qui me colle vraiment à la peau.
49:22J'adore.
49:22Et on remarque
49:23que toutes les générations
49:24sont là dans cette émission.
49:25Vous avez vu ?
49:25Au Schmilblick, par exemple,
49:26vous avez des enfants
49:27de 8 ans
49:28qui viennent jouer
49:29avec leur grand-mère.
49:30Vous avez des personnes âgées.
49:31Vous avez des plus jeunes.
49:32Vous avez des lycéens
49:34qui me demandent
49:34de leur faire des mots d'excuse
49:35pour leur prof
49:36parce qu'ils ont séché
49:37une heure d'histoire
49:38pour venir jouer au Schmilblick
49:40ou voir l'émission.
49:40Ils me disent
49:41« Eh madame, madame,
49:42tu ne peux pas me signer un mot ? »
49:43Je l'ai fait une ou deux fois.
49:44Après, je me suis dit
49:45« Mais non,
49:45tu ne peux pas te rendre
49:46complice de genre de conneries. »
49:48Et en même temps,
49:49tout le monde vient
49:50parce qu'il y a quelque chose aussi.
49:52C'est que Flavie en France,
49:53c'est l'émission du lien.
49:54On crée du lien.
49:56Et moi,
49:56je trouve que
49:58dans l'époque
49:58dans laquelle on vit,
49:59c'est essentiel
50:00d'être dans cette authenticité-là,
50:02dans cette vérité-là.
50:03En fait,
50:04c'est notre façon à nous
50:04de faire un peu résistance.
50:06Restons en résistance.
50:08Parlons vrai.
50:08Restez en résistance
50:09comme vous le faites.
50:10À la fois avec ce jeu
50:11qu'on va découvrir
50:12le 21 mars
50:13et le 27 mars
50:13et puis ce Flavie en France
50:15qui est effectivement indispensable.
50:17Et j'espère pour vous
50:18comme pour tout le monde
50:18que ça durera
50:19le plus longtemps possible.
50:20Eh bien, écoutez,
50:20moi aussi,
50:21je l'espère ardemment.
50:23Merci Flavie.
50:24Merci infiniment.
50:25Continuez ainsi,
50:25ne changez rien.
50:26Eh bien, vous non plus.
50:27Merci mon cher Jacques.
50:28Merci Flavie.
50:29Au revoir, Jaja.
50:29A bientôt.
50:30Les clés d'une vise
50:31est terminée pour aujourd'hui.
50:32On se retrouve bientôt.
50:33Restez fidèles.
50:33à l'écoute de Sud Radio.
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