- il y a 7 semaines
Revoir notre émission spéciale “Municipales 2026", présentée par Maxime Switek ce lundi 16 mars 2026 sur BFMTV.
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00:00:01— Direct donc de Béziers. Bonsoir à toutes et à tous. La suite de cette édition spéciale en étant direct,
00:00:06évidemment.
00:00:06Le suspense est entier. On est à 6 jours maintenant du deuxième tour de ces municipales.
00:00:10Et il reste moins de 24 heures aux candidats pour s'entendre, pour fusionner leur liste ou alors pour faire
00:00:15chemin séparé.
00:00:16C'est ce soir que ça se joue. On négocie encore ce soir. La soirée s'annonce forcément agitée.
00:00:21On va vous faire vivre tout ça. Regardez avec nos reporters du côté de Marseille, du côté de Toulouse, de
00:00:27Nice, également de Paris.
00:00:29Bien sûr, nos reporters en duplex tout au long de cette soirée. Nos invités, je vous les présente aux premiers
00:00:33invités de la soirée.
00:00:35Jérôme Guelch, bonsoir. Merci d'être là. Député socialiste de l'Essonne et candidat à la présidentielle de 2027.
00:00:41Geoffroy Didier, bonsoir. Merci d'être là également. Vice-président des Républicains, soutien de Rachida Dati et président délégué de
00:00:46la région Île-de-France.
00:00:48Marie Chantre avec nous, la chef du service politique de BFMTV. Yves Tréhard, évidemment. Guillaume Daré et Lisa Hadef avec
00:00:54moi.
00:00:54Je voulais vous montrer d'abord le suspense dont je vais vous parler sur une carte. Dans toutes ces villes,
00:01:00le deuxième tour sera très très serré.
00:01:02Regardez, je vais aller au mur. Avec cette carte, vous allez voir les couleurs aussi apparaître. C'est simple. Dans
00:01:06toutes ces villes, ce sera forcément très très serré.
00:01:09On vous a mis des couleurs ce soir. Très très simple. Vert, orange, rouge. Rouge, pas d'accord au second
00:01:14tour.
00:01:15C'est le cas, par exemple, du côté de Marseille. Quatre listes au deuxième tour. Personne ne se désiste. Le
00:01:20RN peut-il l'emporter dans ces conditions ?
00:01:22C'est la grande question. Pas d'accord non plus à Bordeaux. Tout le monde se maintient pas d'accord
00:01:26à Nice.
00:01:26La gauche refuse le front républicain contre Éric Sauti. En revanche, du vert aujourd'hui du côté de Lyon, de
00:01:33Toulouse, de Besançon, de Nantes, de Grenoble.
00:01:35Et plus on avance aujourd'hui, plus le vert se met sur cette carte. PS et LFI feront liste commune
00:01:44dimanche. Accord aussi à Paris.
00:01:45Mais attention à Paris, on parle d'accord non pas à gauche, mais à droite. Accord ce soir entre Rachid
00:01:51Adati et Pierre-Yves Bournazel.
00:01:52Est-ce que ça peut empêcher Emmanuel Grégoire de l'emporter ? On verra ça. Et dans toutes les villes
00:01:57en orange, on négocie encore.
00:01:59Sauf, pardon, Grenoble. Grenoble, ça vient de basculer en vert. Où PS et LFI se sont mis d'accord aussi
00:02:04pour faire cause commune au deuxième tour.
00:02:08Nos reporters avec nous. Les voici nos reporters. Par qui commence-t-on ? Marie Roux peut-être du côté
00:02:13de Paris.
00:02:14C'est là que les choses se sont un peu bousculées ce soir, Marie. Avec donc un accord finalement entre
00:02:20Rachid Adati et Pierre-Yves Bournazel. Accord à droite et au centre.
00:02:26Oui, c'est un tournant dans cette campagne municipale. Accord trouvé entre Pierre-Yves Bournazel et Rachid Adati.
00:02:31Accord trouvé en début de soirée aux alentours de 18h après plus de 24h de négociations, de discussions, d'échanges,
00:02:38de tensions marquées entre les deux parties.
00:02:40Et puis la pression du calendrier car il fallait trouver une solution, prendre une décision avant demain soir, 18h.
00:02:47De son côté, Rachid Adati avait appelé très vite à l'alternance pour faire barrage à la gauche car elle
00:02:53a conscience qu'elle avait besoin des voix de Pierre-Yves Bournazel
00:02:57pour creuser l'écart face à son concurrent de gauche avec lequel elle accuse un retard de près de 12
00:03:03points.
00:03:03De l'autre côté, Pierre-Yves Bournazel lui avait trois conditions sine qua non pour une alliance avec Rachid Adati.
00:03:09La première étant aucune alliance avec l'extrême droite, donc la liste de Sarah Knafo.
00:03:14La deuxième était un projet commun, notamment autour du périscolaire.
00:03:18Et enfin la troisième était un changement de ton de gouvernance au conseil municipal.
00:03:23Conditions donc qui ont été acceptées par Rachid Adati après une nuit, une journée de négociations et une rencontre entre
00:03:31les deux cet après-midi.
00:03:33Une union qui va forcément redistribuer les cartes pour le second tour car si on additionne les scores de Rachid
00:03:39Adati et de Pierre-Yves Bournazel au premier tour,
00:03:41eh bien on obtient entre 36 et 37%, soit le score d'Emmanuel Grégoire, le candidat de la gauche unie.
00:03:48Vous l'aurez compris, ce second tour des municipales à Paris s'annonce donc très serré.
00:03:53Ce sera serré effectivement, Marie-Rouac, Bastien Nufour du côté de Paris.
00:03:56Paris, Marseille, Marseille, Alexis Puyette.
00:03:59Alors chez vous, pas du tout d'accord.
00:04:01Benoît Payan, le maire sortant, a décidé qu'il se passerait de tout accord avec les Insoumis, avec Sébastien Delogu.
00:04:10Oui, absolument, puisque le maire sortant de Marseille, Benoît Payan, a déposé sa liste tout à l'heure en préfecture.
00:04:18Sébastien Delogu s'est trompé d'adversaire, a-t-il dit.
00:04:21Il a fait allusion aux attaques qui ont été portées contre lui par le candidat LFI pendant toute cette campagne.
00:04:28Et donc il a déposé cette liste tout à l'heure.
00:04:31Réaction de Sébastien Delogu, c'est irresponsable.
00:04:34Cela pourrait donner les clés de la mairie au Rassemblement National.
00:04:37Mais Benoît Payan a affirmé ni compromission, ni tombouille face au RN.
00:04:42Voilà ce qu'il a déclaré tout à l'heure.
00:04:44Alors du côté de la droite, ça a bougé aussi, puisque Martine Vassal, la candidate de la droite et du
00:04:50centre,
00:04:50a annoncé qu'elle se maintenait dans un communiqué à 15h25, alors que c'était le silence total depuis hier
00:04:5720h.
00:04:58Je serai présent au second tour, nos courants doivent être représentés.
00:05:02Elle rejette donc la main tendue du candidat du Rassemblement National, qui est arrivé deuxième, Franck Alizio,
00:05:09qui avait appelé ce matin sur notre antenne ses électeurs et Martine Vassal à la rejoindre,
00:05:14parce que ce sont son principal réservoir de voix à droite.
00:05:18Voilà un petit peu la situation à Marseille.
00:05:20Alors est-ce qu'on se dirige vers une quadrangulaire ?
00:05:23Il y aura encore un petit peu d'incertitude du côté de la France insoumise,
00:05:26qui demande à Benoît Payan de déposer une autre liste d'union.
00:05:30On va y voir plus clair demain, puisque les candidats auront donc jusqu'à demain 18h pour déposer leur liste.
00:05:37Encore 24h de suspense, Alexis Puette avec Anne Boisiz à Marseille.
00:05:40Et on part donc du côté de Toulouse, le Capitoche, juste derrière vous Frédéric Fernandez,
00:05:45avec à Toulouse un accord express.
00:05:47Il a fallu quelques heures aux insoumis et aux socialistes pour se mettre d'accord.
00:05:53Exactement, et c'est un accord de gouvernance ici à Toulouse,
00:05:56entre l'insoumis François Picmal et le candidat du parti socialiste François Briançon.
00:06:02Donc très concrètement dans les faits, ça signifie qu'en cas de victoire,
00:06:06François Picmal serait à la tête de la mairie de Toulouse,
00:06:09tandis qu'à la tête de Toulouse Métropole, on retrouverait François Briançon.
00:06:12Alors lorsqu'on échange avec les colistiers de ces deux listes aujourd'hui,
00:06:15nous le disent, l'objectif est très très clair, c'est battre Jean-Luc Moudin,
00:06:19donc le maire union des droites, le maire sortant de Toulouse.
00:06:22Et pour justement le battre, ils peuvent compter sur les réserves de voix,
00:06:25puisqu'il y a 80 000 électeurs qui ont voté pour ces deux listes de gauche ici à Toulouse.
00:06:30Alors on va donc, et c'est même sûr aujourd'hui ce soir,
00:06:32vers une alliance entre les insoumis et les socialistes ici à Toulouse,
00:06:36contre finalement ce qu'avait dit Olivier Faure, pas d'accord au niveau national.
00:06:40Et cette alliance, elle n'est pas forcément entendue d'un bon oeil, si on peut dire,
00:06:46puisqu'il y a certains socialistes, des socialistes historiques,
00:06:48tous ceux qui soutiennent notamment la présidente de la région socialiste,
00:06:51la présidente donc qui est Carole Delga,
00:06:53et bien ont claqué la porte, ils ont dit qu'ils n'iraient pas à la mairie de Toulouse
00:06:57en cas de victoire de cette union des gauches.
00:07:00Donc c'est un petit peu compliqué ici à Toulouse,
00:07:02d'autant plus que le maire sortant a fait 37% des suffrages exprimés hier.
00:07:05Mais si on additionne à la fois les insoumis et les socialistes, ça fait 52%,
00:07:09donc peut-être qu'ils pourraient finalement arriver au Capitole dimanche prochain.
00:07:13Frédéric Fernandez, Nicolas Derossi du côté de Toulouse, Jérôme Guelge,
00:07:17on refera un point détaillé dans un instant.
00:07:20Toulouse, Lyon, Limoges, Strasbourg, Clermont, Brest, Nantes, Grenoble qui vient de s'ajouter,
00:07:27il a suffi de quelques heures à vos camarades socialistes pour s'allier avec les insoumis,
00:07:33malgré tout ce qu'on a entendu dans vos bouches ces derniers mois contre les insoumis.
00:07:39Dans quel état vous êtes ce soir ?
00:07:43Ce que je fais en répondant à votre question dans quelques secondes n'est pas un exercice facile
00:07:47parce que je ne vais pas approuver la position de camarades socialistes qui ont décidé de faire cet accord.
00:07:53En cohérence avec la position que j'ai défendue il y a une semaine de nos instances du Parti socialiste
00:07:59qui, au terme de cette campagne très âpre, durant laquelle, dans beaucoup des villes que vous citez,
00:08:05les insoumis, sous l'invitation de Jean-Luc Mélenchon, avaient décidé non pas d'organiser une primaire de la gauche,
00:08:11mais de vouloir remplacer les socialistes, de vouloir les punir.
00:08:15C'était le terme qu'utilisait Jean-Luc Mélenchon.
00:08:18Et qu'on ne peut pas, une semaine, dire que c'est impossible de construire quoi que ce soit avec
00:08:26Jean-Luc Mélenchon
00:08:27au regard des propos antisémites insupportables qu'il a prononcés et des relents complotistes de sa pratique politique.
00:08:32Je cite les termes de ce communiqué.
00:08:35Et une semaine après, pour des raisons que chacun de ses élus trouvera justifiées,
00:08:41parce que l'âpreté du combat et de la conquête le motive.
00:08:48Mais voilà, la politique, c'est des valeurs.
00:08:51Et ce n'est pas celle-ci que je partage.
00:08:53Et donc, j'ai l'honnêteté de dire que je n'approuve pas.
00:08:56Et je le dis surtout au nom de toutes celles et tous ceux qui sont bien plus nombreux que tous
00:09:00ceux que vous avez cités.
00:09:02On parle de Paris, évidemment, avec Emmanuel Grégoire.
00:09:05Ceux qui refusent l'accord, vous voulez dire ?
00:09:06Ceux qui refusent l'accord sont bien plus nombreux que ceux qui le font.
00:09:08Oui, mais pardon, Jérôme Gage.
00:09:10Non, mais c'est pour ça que je le dis.
00:09:11Et que c'est aussi par respect pour ceux-là qui vont immanquablement être interpellés dans les jours qui viennent.
00:09:17J'entends Jérôme Gage, mais en réalité, vous parlez de valeurs ce soir.
00:09:22Et vous faites partie, vous êtes peut-être même celui au PS qui a pris le plus de distance avec
00:09:28les Insoumis ces derniers mois.
00:09:31Vous parlez de valeurs.
00:09:32En réalité, quand on regarde ceux qui passent un accord, c'est ceux qui sont en difficulté.
00:09:37Ceux qui ne passent pas d'accord, c'est ceux qui sont persuadés de pouvoir y arriver sans les Insoumis.
00:09:41C'est-à-dire que les valeurs, en quelques heures de négociation, elles s'évanouissent un peu, non ?
00:09:47Je vais vous redire ce que je viens de vous dire.
00:09:49La politique, ça commence par les valeurs et qu'il y a des moments où il faut préférer les défendre
00:09:54que la conquête ou le maintien de l'exercice du pouvoir.
00:09:58Ce n'est pas facile pour des gens qui sont passionnés par la politique, qui ont des adversaires en face
00:10:03d'eux.
00:10:04Mais voilà, comment dire ?
00:10:06Ils disent qu'ils sont distingués le parti de l'homme, que ce n'est pas Jean-Luc Mélenchon qui
00:10:10se présente à ces élections municipales.
00:10:12Moi, je m'adresse toujours aux électeurs de la France Insoumise, d'ailleurs comme à tous les électeurs du pays,
00:10:16pour leur dire, regardez, il y a un vote utile qui est celui, notamment dans les mairies.
00:10:20Ce sera le vrai à Paris, ce sera le vrai à Marseille, ce sera le vrai dans plein de villes.
00:10:24On peut toutes les citer, qui agissent concrètement.
00:10:28C'est la gauche des solutions, c'est la gauche du réel, ce n'est pas celle de l'incantation
00:10:31des slogans ou du Yaka Foucon.
00:10:35Mais c'est un exercice.
00:10:37Donc oui, je m'adresse aux électeurs de la France Insoumise en disant, le vote utile, si vous voulez éviter,
00:10:42évidemment à tel endroit, la victoire du RN.
00:10:44À Marseille, par exemple, il faut absolument que tous les électeurs, tous les républicains votent pour Benoît Payan.
00:10:50C'est ça qui est intéressant.
00:10:53Et qu'ailleurs, ils se disent, écoutez, il y a des gens, ne vous dispersez pas.
00:10:58Vous avez pu le faire au premier tour, mais au deuxième tour, et j'aurais préféré.
00:11:02Vous voyez, ce que fait Emmanuel Grégoire à Paris est formidable, parce qu'il l'avait dit avant.
00:11:06Et je suis convaincu, moi, que le très bon score inattendu par rapport à ce que les sondages prédisaient,
00:11:12c'est parce qu'il a eu cette clarté de dire, ma liste du premier tour sera la liste du
00:11:16deuxième tour.
00:11:16Et qu'il n'y aura pas de tambouille.
00:11:17Tous les autres avaient dit la même chose. Rachida Dati avait dit, ma liste du premier tour ne changera pas,
00:11:22elle m'a changé.
00:11:24Pierre-Yves Bournazel, pareil.
00:11:25Bon, voilà. Au moins, lui, il a été clean dès le début.
00:11:29Et je pense que c'est ça qui est récompensé par son bon score.
00:11:31Oui, une question sur le cas très précis de Nantes.
00:11:35Johanna Rolland, ce soir, c'est la numéro 2 du Parti Socialiste. Numéro 2.
00:11:42Quelle conclusion tirer quant à cet accord avec la France Insoumise ?
00:11:45Et est-ce que vous, en tant que député socialiste, vous en tirez aussi des conséquences ?
00:11:51Je vous disais que c'est un exercice qui n'est pas facile.
00:11:53Je l'entends et j'entends votre honnêteté sur le sujet.
00:11:55C'est plus simple d'être à la maison et de se dire, on va fermer les yeux pendant quelques
00:12:00semaines.
00:12:00Ce n'est pas ma manière de faire de la politique.
00:12:02Il y a des moments clés dans la politique.
00:12:04Il y a des moments où on met les tripes sur la table.
00:12:06Moi, je l'ai fait en 2024.
00:12:07J'ai refusé l'accord avec la France Insoumise.
00:12:09Et je suis allé à l'élection aux législatives sans l'accord avec la France Insoumise,
00:12:12avec une candidature face à moi.
00:12:14J'ai pris mon risque parce que je pense que parfois, mieux vaut perdre une élection que perdre son âme.
00:12:18Et en même temps, je n'ai pas envie de jeter la pierre et des tomberots de cendres sur l
00:12:22'ensemble de mes copains socialistes
00:12:24parce que je sais que pour partie d'entre eux, c'est le point d'aboutissement d'une série de
00:12:27combats.
00:12:27Mais l'intérêt général de la gauche républicaine n'est pas la somme des intérêts particuliers
00:12:32de chacun des élus locaux dans son conseil municipal.
00:12:35C'est vrai pour cette élection-là et c'est vrai demain pour les élections présidentielles.
00:12:40Ça ne vous fait pas réfléchir à l'idée de quitter le PS ?
00:12:44Je me bats depuis des années dans cette maison que j'aime et je continuerai à le faire
00:12:49parce que c'est la vieille maison qui doit tenir et qui ne peut pas être masochiste.
00:12:55Moi, je refuse le masochisme dans les pratiques en général et dans la politique en particulier.
00:13:00Ça vous a traversé l'idée depuis hier soir ?
00:13:02L'idée selon laquelle on va aller retendre la joue à ceux qui veulent vous péter la figure,
00:13:07au sens figuré évidemment, ce n'est pas possible.
00:13:10Ce n'est pas possible parce qu'on est dans une compétition un peu existentielle.
00:13:15Le fond des propositions de la France insoumise comme la manière d'incarner la politique
00:13:20ne correspond pas à ce que je pense utile pour une dispute apaisée pour notre pays
00:13:24et pour une gauche républicaine qui est capable de s'élargir.
00:13:27Et je dis ça là ce soir, je vais me faire applaudir par certains qui vont dire
00:13:32« il y a besoin de cette rectitude » et engueulés par d'autres qui vont me dire
00:13:36« oui, mais ce n'est pas le moment, on a des élections municipales à gagner, etc. »
00:13:39Je le dis, voilà, au risque de décevoir…
00:13:43Je ne sais pas s'il y a d'EPS, il y a des temporalités qui sont différentes.
00:13:49Les faits de se dire « oui, mais on a besoin de ces élections municipales ».
00:13:51Vous savez, le socialisme municipal, c'est une force au Parti Socialiste,
00:13:55mais à condition qu'il soit cohérent.
00:13:57Il ne peut pas être à la carte.
00:13:58Parce que sinon, après, s'il s'agrège pour préparer les présidentielles,
00:14:01on va dire « mais c'est quoi la lutte que vous défendez ? »
00:14:04Et vraiment, j'adore tous ces copains qui sont engagés,
00:14:08mais je suis déçu à plein d'endroits, voilà.
00:14:10Ce qui est d'autant plus incompréhensible, c'est que vous aviez dit vous-même sur ce plateau
00:14:13« s'il y a le risque d'un candidat Rassemblement National,
00:14:17on peut comprendre qu'on vote et qu'on fasse le Front Uni. »
00:14:22Or, ici, dans plein de villes, enfin dans quelques villes au moins,
00:14:26le risque du Rassemblement National n'existe même pas.
00:14:29Je cite le cas de, parce que c'est un ancien confrère d'Olivier Galzy,
00:14:32qui arrive peut-être à Avignon, et alors là, c'est un candidat de la société civile,
00:14:37et là, néanmoins, il y a quand même une alliance qui s'est formée.
00:14:40Merci Yves Tréhard de rappeler cet échange avec Alain Duhamel,
00:14:44où j'avais commis l'erreur de répondre à cette question rhétorique et théorique,
00:14:49et de dire « que faites-vous en cas de duel de deuxième tour
00:14:51entre le Rassemblement National et la France Insoumise au municipal ? »
00:14:55Et j'ai eu le malheur, par raisonnement, par l'absurde,
00:14:58de dire que moi je me propose toujours à une candidature
00:15:01et à une victoire du Rassemblement National,
00:15:03mais j'avais dit immédiatement dans un cas d'école qui n'existe pas.
00:15:06Parce que dire ça, c'est accréditer ce scénario-là.
00:15:08Et notamment pour la présidentielle, c'est précisément
00:15:11parce que je refuse ce scénario pour l'élection présidentielle,
00:15:14qu'il faut qu'il y ait une gauche républicaine qui soit robuste et solide.
00:15:16Et pour qu'elle soit robuste et solide en 2027,
00:15:19il faut qu'elle ait été clean en 2026 au moment des élections municipales.
00:15:22C'est la raison pour laquelle, eh bien, appuyons-nous sur la grande masse des endroits
00:15:26dont on parle moins que ceux que vous évoquez, où il y a ces accords,
00:15:29où il y a des gens qui se sont dit, ben non, nous ne faisons pas d'accord
00:15:33au nom de nos principes, au nom du fait qu'on n'est pas dépendants,
00:15:37mais on n'est pas dépendants parce qu'on a été clair dès le début.
00:15:38On va continuer à parler de Paris.
00:15:40Paris, on l'a dit, il n'y a pas d'accord à gauche, vous l'avez dit.
00:15:43Hors de question, Emmanuel Grégoire de Selye avec Sofia Chikirou
00:15:46qui a annoncé tout à l'heure sur ce plateau pour les Insoumis
00:15:49qu'elle maintenait sa liste.
00:15:50Il y a de toutes dernières informations, Marie Chantret,
00:15:52sur l'accord passé ce soir entre Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel.
00:15:57Oui, effectivement.
00:15:59Et un mea culpa de ma part d'ailleurs,
00:16:01parce qu'il y a quelques minutes, sur l'antenne de BFMT2,
00:16:04j'ai annoncé que Pierre-Yves Bournazel, en fusionnant avec Rachida Dati,
00:16:07allait être sur la liste de l'ex-ministre de la Culture.
00:16:11Il n'en est rien.
00:16:13Il vient de s'exprimer dans un 20h ce soir et il le dit.
00:16:16J'étais candidat pour être maire de Paris.
00:16:18Pour moi, le chemin s'arrête là.
00:16:20Ça fait 18 ans que je suis engagée.
00:16:22Je ne suis pas candidat sur la liste de Rachida Dati.
00:16:25Ça s'arrête là.
00:16:26J'ai réalisé mon devoir.
00:16:28Il va falloir faire l'exégèse des propos de Pierre-Yves Bournazel.
00:16:31S'arrête-t-il en politique ?
00:16:33Quitte-t-il le parti Horizon d'Edouard Philippe ?
00:16:36En tout cas, cette fusion se fait, on le comprend, un peu dans la douleur.
00:16:42Dans la douleur.
00:16:43Dans la douleur.
00:16:43Mais là aussi, on va reparler des valeurs et des discours de premier tour,
00:16:47Geoffroy Didier.
00:16:48Alors vous, vous soutenez Rachida Dati,
00:16:49donc on comprend que votre intérêt, c'est qu'il y a corps.
00:16:51Pierre-Yves Bournazel, il a répété dans toutes les interviews depuis des mois
00:16:54que jamais, jamais, il ne le savait.
00:16:56C'était même le cœur de sa campagne,
00:17:01de dire jamais ni Grégoire ni Dati.
00:17:03Il a fallu moins de 24 heures.
00:17:05D'abord, je voudrais remercier Jérôme Gage.
00:17:07Ce n'est pas la réponse à votre question,
00:17:08mais je pense que c'est important de le dire.
00:17:10On a des grandes différences avec Jérôme Gage.
00:17:12On est dans la même assemblée à la région Île-de-France.
00:17:14Je suis droite et gauche.
00:17:15Je suis dans l'opposition.
00:17:16Exactement.
00:17:17Ce n'est pas un scoop.
00:17:18Mais je pense qu'on peut au moins partager des valeurs.
00:17:20Et surtout, je le remercie de sa constance.
00:17:22Je le remercie de son courage.
00:17:24Parce qu'aujourd'hui, il y a effectivement deux partis socialistes,
00:17:26mais il y a surtout deux gauches.
00:17:28Il y en a une qui est républicaine, sociale-démocrate.
00:17:32Il y en a une qui a totalement oublié les valeurs de Jean Jaurès
00:17:36parce qu'elle est devenue antisémite,
00:17:38parce qu'elle permet à des fichesses
00:17:41de devenir membre de l'Assemblée nationale
00:17:43et de représenter le peuple français
00:17:45et parce qu'elle considère que la police tue.
00:17:47C'est cette gauche, cette extrême gauche-là
00:17:50qui est devenue véritable danger public.
00:17:52Et je remercie Jérôme Gage de se désolidariser.
00:17:57Un élu des Insoumis
00:17:58qui a été condamné pour antisémitisme.
00:18:00C'est l'argument de Sophia Chiquirou tout à l'heure.
00:18:02Puisque vous remettez...
00:18:03Je le dis parce qu'on me le dit souvent.
00:18:05J'ai dit les choses telles que je le pensais
00:18:09après des années où je n'en avais pas convaincu.
00:18:13Ce n'est pas une question judiciaire.
00:18:15Ce n'est pas une question judiciaire.
00:18:17Et vous savez, il faut croire quand des gens vous disent
00:18:19que ça pue ce que dit la personne en face.
00:18:20Il faut apprendre à croire quand on le dit,
00:18:23quand on sent les signaux faibles
00:18:24ou les choses tonitruantes.
00:18:26Et quand moi...
00:18:26Et je n'en étais pas heureux de le constater.
00:18:29J'ai constaté que la personne avec qui j'ai travaillé
00:18:31pendant 20 ans, milité et plus encore,
00:18:34a écrit un texte que j'ai considéré antisémite à mon endroit.
00:18:37Je ne l'ai pas fait par plaisir.
00:18:38Vous parlez de Jean-Luc Mélenchon ?
00:18:39Je l'ai fait par lucidité.
00:18:40Je parle de Jean-Luc Mélenchon.
00:18:41Et je n'ai pas besoin de porter plainte pour ça.
00:18:43Parce que je m'en fiche de savoir
00:18:45qu'il soit condamné ou pas condamné.
00:18:46Vous pouvez appeler ça d'atmosphère
00:18:48ou de ce que vous voulez.
00:18:49Mais quand ça pue, ça pue.
00:18:50Et il faut le dire.
00:18:51Et quand on fait publiquement des discours
00:18:54comme l'a fait Jean-Luc Mélenchon
00:18:55avec des blagues sur les prétendues consonants juives
00:18:58des patronymes,
00:18:59pour Jean-Marie Le Pen,
00:19:00on appelait ça l'antisémitisme.
00:19:01Pourquoi est-ce que pour Jean-Luc Mélenchon,
00:19:03ce ne serait pas l'antisémitisme ?
00:19:04Sur ce que dit...
00:19:05Ce que nous donne comme information ce soir Marie Chantet,
00:19:07sur cet accord,
00:19:08ce que je vous disais,
00:19:09encore une fois,
00:19:10où sont passées les valeurs
00:19:11quand on voit qu'en 24 heures,
00:19:13Pierre-Yves Bonazel,
00:19:13qui ne voulait s'allier à personne,
00:19:14finalement,
00:19:15dit bon, ok, on y va.
00:19:16D'abord,
00:19:17une alliance de la droite et du centre,
00:19:18ce n'est pas s'asseoir sur ses valeurs.
00:19:21Ça n'a rien à voir avec les accords de la honte
00:19:23que certains membres du Parti Socialiste
00:19:25sont en train de pactiser
00:19:26avec l'extrême gauche
00:19:27anti-républicaine et antisémite.
00:19:30Et puis,
00:19:31il y a une cause
00:19:31qui manifestement transcende
00:19:33les différences,
00:19:34les bisbis politiques
00:19:35entre la droite et le centre-droite,
00:19:37qui est la volonté d'alternance
00:19:38à Paris.
00:19:39Ça fait 25 ans
00:19:40que la gauche
00:19:41alliée au Parti Communiste
00:19:43saccage,
00:19:44salie Paris,
00:19:45s'est appropriée Paris.
00:19:46Et je crois qu'une majorité
00:19:47des Parisiens,
00:19:48ce sont les Parisiens
00:19:49qui l'ont eux-mêmes dit
00:19:50dimanche dans les urnes,
00:19:51veulent l'alternance.
00:19:52Donc,
00:19:53Pierre-Yves Bonazel
00:19:53et Rachida Dati
00:19:54se sont dit à un moment
00:19:55oui, on a des différences,
00:19:56on a des caractères différents,
00:19:58on a pu même s'engueuler parfois
00:19:59et on a peut-être même aussi
00:20:01des différences sur le fond,
00:20:02mais au moins,
00:20:03on a les mêmes valeurs,
00:20:04on a la même ambition.
00:20:05Et puis,
00:20:06il y a par exemple une cause
00:20:07qui devrait dépasser
00:20:07les clivages partisans,
00:20:10où aujourd'hui,
00:20:11on a des élus socialistes
00:20:12tellement peu sourcilleux
00:20:14de respecter
00:20:15les petits parisiens
00:20:16et les petites parisiennes
00:20:17qu'on se retrouve aujourd'hui
00:20:19avec des parents
00:20:19dans un désarroi le plus total
00:20:21parce que leurs enfants
00:20:22sont entre les mains
00:20:22de pédocriminels.
00:20:23Et nous,
00:20:24on devrait continuer
00:20:25de petites bisbilles politiques
00:20:26dans l'entre-deux-tours
00:20:27alors qu'il y a
00:20:28des véritables causes.
00:20:29Une cause politique,
00:20:30la volonté d'alternance,
00:20:31dont les Parisiens
00:20:32ont véritablement
00:20:33et urgemment besoin
00:20:34et puis une cause sociétale
00:20:35qui est celle du sort
00:20:37des petits parisiens
00:20:38dans les écoles.
00:20:38Oui,
00:20:39sauf qu'il faut
00:20:40relativiser cet accord.
00:20:43Marie nous disait
00:20:44qu'on ne savait pas trop
00:20:47le cadre de cet accord-là,
00:20:49mais ce qui est sûr,
00:20:50c'est que dans l'électorat
00:20:51de Pierre-Yves Bournazel,
00:20:53il y a une partie
00:20:54de cet électorat
00:20:55qui, à mon avis,
00:20:56ne votera pas Rachida Dati
00:20:57parce que c'est un électorat
00:20:59qui n'est pas nécessairement
00:21:00de droite.
00:21:01C'est un électorat
00:21:02qui est peut-être centriste,
00:21:03mais plutôt centre-gauche,
00:21:06pour une part,
00:21:07qui vient d'ailleurs
00:21:08du Parti socialiste,
00:21:09très vraisemblablement,
00:21:10à Paris.
00:21:11Et donc,
00:21:12ce n'est pas,
00:21:13je dirais,
00:21:13un accord,
00:21:14ça ne fait pas
00:21:152 plus 2,
00:21:16si vous voulez,
00:21:17avec la liste de...
00:21:17On ne peut pas faire
00:21:1825-46 plus 11-34,
00:21:20comme on voit là.
00:21:20Parce qu'on se dit,
00:21:21ça y est,
00:21:22elle arrive au niveau
00:21:22de M. Grégoire.
00:21:24Non,
00:21:24ce n'est pas le cas.
00:21:25ça ne sera certainement
00:21:27pas le cas.
00:21:27Je fais une parenthèse.
00:21:28Manuel Valls,
00:21:29sur notre antenne,
00:21:29il y a un quart d'heure,
00:21:30le disait.
00:21:31Il a voté au premier tour à Paris
00:21:34pour Pierre-Yves Bournazel.
00:21:36La conséquence de cette fusion
00:21:38est qu'il votera au second tour
00:21:39pour Emmanuel Grégoire.
00:21:41Et vraisemblablement,
00:21:42c'est un mouvement,
00:21:44possiblement dans la semaine,
00:21:45des sondages seront réalisés,
00:21:46qui pourraient avoir lieu.
00:21:47que les candidats
00:21:50ne sont pas propriétaires
00:21:51de voix de leurs électeurs.
00:21:53Et ce qui est fait au premier tour
00:21:55pourrait ne pas se réaliser au second.
00:21:56Maxime,
00:21:57il y a quelque chose aussi
00:21:58qui transcende l'élection municipale,
00:22:00dont ne parle pas Geoffroy Didier,
00:22:01ça s'appelle l'élection présidentielle.
00:22:03Qui est le patron du parti
00:22:05de Pierre-Yves Bournazel ?
00:22:06C'est Édouard Philippe.
00:22:08Édouard Philippe,
00:22:09à moins d'un an de l'élection présidentielle,
00:22:11ne peut pas apparaître
00:22:12comme celui qui diviserait à droite
00:22:15alors qu'il veut être
00:22:17le candidat du centre
00:22:18et de la droite
00:22:18à l'élection présidentielle.
00:22:20Il ne faut pas nier
00:22:21qu'il y a évidemment...
00:22:22Donc si je résume,
00:22:23Pierre-Yves Bournazel
00:22:23ne voulait pas de cet accord,
00:22:24on lui a tordu le bras
00:22:25et ce soir,
00:22:26il dit,
00:22:26bon ben écoutez,
00:22:27il y a accord, d'accord,
00:22:28mais je m'en vais.
00:22:28C'est à peu près ça.
00:22:29C'est à peu près ça.
00:22:30Bon, très bien.
00:22:30On sera à Nice dans un instant
00:22:33avec la candidate écologiste
00:22:35qui sera face,
00:22:37on verra ça dans un instant,
00:22:38parce qu'elle a refusé
00:22:39de se démettre au second tour
00:22:42qui sera face à Eric Setti
00:22:44et Christian Estrosi.
00:22:45Simplement,
00:22:45cette déclaration ce soir
00:22:47Jérôme Guelge,
00:22:48d'Olivier Faure,
00:22:48le patron de votre parti,
00:22:49qui dit comprendre parfaitement
00:22:51les choix des candidats
00:22:53s'alliant avec la France insoumise.
00:22:55C'est tout votre parti
00:22:56qui est en train de basculer en fait.
00:22:57À partir du moment
00:22:57où le numéro un dit
00:22:58je comprends...
00:23:00Qu'est-ce que je voulais
00:23:01que je vous dise ?
00:23:02Après avoir dit l'inverse
00:23:03la veille.
00:23:04Après avoir écrit l'inverse
00:23:05la semaine dernière.
00:23:06Non mais,
00:23:06il ne faut pas oublier
00:23:07que dans la position courageuse
00:23:09que nous avions pris,
00:23:09enfin, courageuse non,
00:23:10lucide que nous avions pris,
00:23:12il y avait y compris
00:23:12l'idée de se dire,
00:23:13allez, c'était déjà
00:23:14une ouverture
00:23:15qui était discutable,
00:23:17qu'il fallait qu'il y ait
00:23:18une clarification
00:23:20de la part des candidats
00:23:21concernés
00:23:22dans la dénonciation
00:23:24des propos problématiques
00:23:25justement de Jean-Luc Mélenchon.
00:23:27Je n'ai pas vu
00:23:28adossé à ces accords
00:23:29quelque chose qui en plus
00:23:30paraît tellement improbable.
00:23:31Les gens ne vont pas
00:23:32abjurer Jean-Luc Mélenchon
00:23:33puis vu le mode de fonctionnement.
00:23:36Est-ce que vous pourriez
00:23:37quitter le Parti Socialiste
00:23:38après de tels accords
00:23:39et de telles déclarations ?
00:23:41Ça fait deux fois
00:23:42que vous me posez la question.
00:23:43Différemment.
00:23:45La gauche républicaine,
00:23:47celle que j'incarne
00:23:48depuis des années,
00:23:49qui est une intransigeante
00:23:51sur les questions
00:23:51de laïcité,
00:23:52d'universalisme,
00:23:53de république
00:23:54et authentiquement de gauche,
00:23:55c'est-à-dire que
00:23:56je suis pour la transformation
00:23:57et bousculer l'ordre établi.
00:23:59Je viens d'elle gauche
00:24:00du Parti Socialiste
00:24:01donc je ne peux pas être suspecté
00:24:02en forme de complaisance.
00:24:04Elle existe
00:24:05et elle a cet espace politique
00:24:06et je suis convaincu
00:24:08que c'est celui
00:24:09qui peut offrir
00:24:11une alternative
00:24:12pour l'élection présidentielle.
00:24:13Ça peut paraître dingue
00:24:15de se dire
00:24:15que c'est de ce périmètre-là
00:24:17qu'un socialiste exigeant,
00:24:20républicain,
00:24:21intransigeant,
00:24:22peut se hisser
00:24:23au deuxième tour,
00:24:24c'est-à-dire passer
00:24:24devant Jean-Luc Mélenchon
00:24:26dans le contexte
00:24:27de la présidentielle,
00:24:28se qualifier de deuxième tour
00:24:29et à ce moment-là
00:24:30opérer le rassemblement
00:24:31qui devra se faire.
00:24:33Voilà.
00:24:34Parce qu'il faut
00:24:34une culture du compromis.
00:24:35Je l'ai expérimenté
00:24:36avec d'autres
00:24:37à l'Assemblée nationale
00:24:37dans le compromis
00:24:38qu'on a fait
00:24:38avec Sébastien Lecornu.
00:24:40On ne l'a beaucoup reproché.
00:24:41Et donc,
00:24:41pourquoi je vous réponds
00:24:42aussi longuement ?
00:24:43Tout ça,
00:24:44tous ces attributs-là,
00:24:45je ne veux pas
00:24:46les passer par-dessus bord.
00:24:47Je veux les mettre au service
00:24:48et le Parti socialiste
00:24:49ne peut pas,
00:24:50à un moment donné,
00:24:51parce qu'il est dans
00:24:51une hésitation,
00:24:52parce qu'il a été
00:24:53dans une emprise.
00:24:55Léon Blum,
00:24:55il a eu une belle formule
00:24:56à l'époque du Congrès
00:24:57de la mutualité
00:24:57en 1948.
00:24:58Il parlait des communistes,
00:24:59il parlait du
00:25:00candiraton communiste.
00:25:01Moi, je m'en fiche
00:25:03du candiraton mélanchoniste.
00:25:04Voilà.
00:25:04Et je veux m'en extraire.
00:25:06Je veux m'en soustraire.
00:25:07Et pour ça,
00:25:08il faut être là.
00:25:09Parce que si on laisse
00:25:10les clés du camion,
00:25:12eh bien,
00:25:12on ne sait pas
00:25:13où celui-ci va aller.
00:25:13Moi, je veux...
00:25:14Je voudrais qu'on parle
00:25:15de Nice ce soir.
00:25:16Regardez les résultats
00:25:17du premier tour à Nice.
00:25:19C'est Eric Ciotti,
00:25:20l'allié de Marine Le Pen
00:25:21qui est arrivé en tête,
00:25:22largement en tête
00:25:23de ce premier tour à Nice.
00:25:25Vous allez voir ça.
00:25:25Devant le maire sortant,
00:25:27Christian Estrosi,
00:25:28à la mairie
00:25:28depuis quasiment 18 ans,
00:25:29me semble-t-il.
00:25:30Et en troisième position,
00:25:33Juliette Chesnel-Leroux,
00:25:35l'alliance PS-PC écologiste.
00:25:38Bonsoir, Juliette Chesnel-Leroux.
00:25:39Et merci d'être en direct
00:25:40ce soir sur BFM TV.
00:25:42Qu'allez-vous faire
00:25:43dimanche prochain ?
00:25:45Bonsoir.
00:25:45Est-ce que vous maintenez
00:25:46votre candidature,
00:25:47malgré l'appel
00:25:48de Christian Estrosi ?
00:25:49Il vous appelle
00:25:50à faire barrage
00:25:51à Eric Ciotti,
00:25:52à faire front républicain.
00:25:54Qu'est-ce que vous lui répondez
00:25:54ce soir ?
00:25:57Bien sûr,
00:25:58on va se maintenir
00:25:59au second tour
00:26:00parce que
00:26:02la campagne
00:26:03qu'on a vue
00:26:03ici à Nice,
00:26:05c'était une campagne
00:26:05de caniveau
00:26:06entre deux frères
00:26:07qui étaient Eric Ciotti
00:26:08et Christian Estrosi.
00:26:09Ils ont travaillé
00:26:10pendant 30 ans ensemble.
00:26:12Ils ont tellement
00:26:13l'habitude
00:26:13de se connaître
00:26:14et d'avoir
00:26:15les mêmes politiques.
00:26:16Ils ont joué
00:26:17entre eux
00:26:18un jeu de mercato,
00:26:20des transfuges
00:26:21de candidats
00:26:22qui passent
00:26:22d'une liste
00:26:23à l'autre.
00:26:24Ils se les volent,
00:26:25ils se les reprennent,
00:26:27que l'on ne peut pas
00:26:28avoir confiance
00:26:28et on ne peut pas dire
00:26:29que Christian Estrosi
00:26:30pourra faire
00:26:31un barrage républicain.
00:26:32Non,
00:26:32Christian Estrosi
00:26:33ne peut pas être
00:26:34le barrage
00:26:34contre l'extrême droite
00:26:35et c'est pour ça
00:26:35qu'on se maintient
00:26:36au second tour.
00:26:37Et pour vous,
00:26:37le fait qu'Eric Ciotti
00:26:38soit déjà allié
00:26:39au Rassemblement National
00:26:40de Jordan Bardal
00:26:40et Marine Le Pen
00:26:41ne change rien pour vous
00:26:42ces bonnets blancs,
00:26:42blancs bonnets ?
00:26:45Pour nous,
00:26:46c'est la même chose.
00:26:47Dans l'équipe
00:26:48de Christian Estrosi,
00:26:49il y a dans son cabinet
00:26:51quelqu'un qui a été
00:26:52le bras droit
00:26:52de Marion Maréchal Le Pen
00:26:54il n'y a pas si longtemps
00:26:55et qui s'est présenté
00:26:55aux élections municipales
00:26:56de Menton
00:26:57sous l'étiquette RN.
00:26:58Il y a aussi
00:26:59parmi ses adjoints
00:27:00quelqu'un qui a été
00:27:01le directeur de campagne
00:27:02de Jean-Marie Le Pen
00:27:03à l'Europe
00:27:03et qui continue
00:27:04de refuser
00:27:05de marier
00:27:06les couples homosexuels.
00:27:07On a dans leur entourage
00:27:08à chacun
00:27:09des gens très proches
00:27:11ou ayant fait partie
00:27:12du Rassemblement National
00:27:13ou de l'extrême droite.
00:27:15Marie Chantray ?
00:27:16Oui, une question
00:27:17Juliette Chesnel-Leroux.
00:27:18Est-ce que vous
00:27:18nous confirmez
00:27:20que vous directement
00:27:21ou la patronne
00:27:23de votre parti
00:27:24Marine Tondelier
00:27:25a dans la journée
00:27:26reçu des appels
00:27:27de Paris
00:27:28l'entourage
00:27:29du président
00:27:30de la République
00:27:30à l'Elysée
00:27:31ou encore plus directement
00:27:32le Premier ministre ?
00:27:33Petit coup de pression
00:27:34pour vous appeler
00:27:35à ne pas vous maintenir.
00:27:40Vous savez,
00:27:41moi j'ai arrêté
00:27:42de répondre au téléphone
00:27:44toute la journée.
00:27:45J'avais beaucoup
00:27:46d'appels
00:27:46de proches
00:27:47de Christian Estrosi
00:27:48de Nice
00:27:50et je sais que
00:27:52oui,
00:27:52que ce soit Olivier Faure
00:27:53ou Marine Tondelier,
00:27:54ils ont reçu
00:27:55des coups de téléphone
00:27:56un peu plus haut placés.
00:27:57Je ne saurais pas dire
00:27:59lequel a eu
00:28:00quel appel
00:28:00mais ils me l'ont fait savoir
00:28:02mais nous avions préparé
00:28:03le terrain
00:28:03et ils sont sur notre ligne.
00:28:05Nous avons nous
00:28:06le dernier mot
00:28:07et ils ne se laisseront pas
00:28:08impressionner
00:28:09par les pressions d'en haut.
00:28:11Restez avec nous
00:28:12Juliette Chennel-Leroux
00:28:12s'il vous plaît.
00:28:13Une réaction
00:28:14Jérôme Guedj.
00:28:15Là aussi,
00:28:16je vous vois un peu dépité.
00:28:18Quand la candidate
00:28:19de la gauche,
00:28:20la gauche unie
00:28:20moins LFI
00:28:21dit bah non,
00:28:22moi je ne choisis pas
00:28:24entre Christian Estrosi,
00:28:26Horizon
00:28:26et Éric Ciotti.
00:28:30C'est dur ce soir.
00:28:31Oui,
00:28:32la période n'est pas simple
00:28:33mais justement
00:28:35dans les moments-là
00:28:35il faut boire frais,
00:28:36rester calme
00:28:37et rester fidèle
00:28:38à ses valeurs.
00:28:39J'ai voté
00:28:44Jacques Chirac
00:28:45contre Jean-Marie Le Pen
00:28:46sans hésitation,
00:28:47Emmanuel Macron
00:28:48contre Marine Le Pen
00:28:49sans hésitation.
00:28:50Les socialistes
00:28:51ont retiré
00:28:51leur liste
00:28:53dans la région PACA
00:28:55parce qu'il y avait
00:28:57un risque
00:28:57et ça a permis
00:28:58l'élection
00:28:58de Renaud Muselier
00:28:59comme celle
00:29:00de Xavier Bertrand
00:29:01dans le Nord.
00:29:02là il y a
00:29:03l'éminent allié
00:29:04de Marine Le Pen
00:29:05qui s'appelle
00:29:06Éric Ciotti
00:29:07qui est UDR
00:29:08qui est le partenaire
00:29:09de Marine Le Pen
00:29:10qui est soutenu
00:29:11par le Rassemblement National
00:29:12c'est donc
00:29:13l'extrême droite
00:29:13dans toute sa splendeur.
00:29:15On peut avoir
00:29:16des désaccords
00:29:16et détester
00:29:21Christian Estrosi
00:29:22et je comprends
00:29:23que les copains
00:29:24localement
00:29:24ils bastonnent
00:29:25mais pour moi
00:29:26Christian Estrosi
00:29:27n'incarne pas
00:29:27l'extrême droite
00:29:28dans notre pays.
00:29:29Voilà.
00:29:30Et par conséquent
00:29:31j'ai le réflexe
00:29:32du Front Républicain.
00:29:33– Juliette Chénal-Leroux
00:29:33vous répond.
00:29:34– Moi je n'aurais pas fait ça.
00:29:35– Je vous vois
00:29:36dans les camps de retour.
00:29:37– Mais je ne veux pas,
00:29:38voilà, je…
00:29:38– Non, non,
00:29:39elle vous répond
00:29:40Juliette Chénal-Leroux.
00:29:41Allez-y.
00:29:43– Eh bien exactement,
00:29:44on s'est retiré
00:29:44aux dernières élections régionales
00:29:46pour laisser la place
00:29:46à Renaud Muselier
00:29:48parce que c'était
00:29:49Thierry Mariani
00:29:49qui se présentait
00:29:50et ça s'est fait,
00:29:52ça nous a fendu le cœur
00:29:53mais on l'a fait,
00:29:54vraiment.
00:29:55Et aujourd'hui,
00:29:56qu'est-ce qu'on voit ?
00:29:56On voit des associations
00:29:57de défense des droits
00:29:58des femmes,
00:29:59on voit des associations
00:30:00environnementales,
00:30:01on voit des associations
00:30:02sociales qui ont vu
00:30:04leur budget
00:30:05complètement coupé
00:30:06par la région.
00:30:06Donc il y a une vraie
00:30:07politique de droite extrême
00:30:09qui est faite aussi
00:30:10sous la pression
00:30:11du Rassemblement National
00:30:12à la région PACA
00:30:14même si c'est
00:30:14Renaud Muselier
00:30:15qui en est à la présidence.
00:30:17Donc on ne va pas
00:30:18refaire la même chose
00:30:18sinon ça veut dire
00:30:20qu'on laisse la place
00:30:21à la droite.
00:30:22La droite extrême
00:30:23s'est développée
00:30:24sous les 30 ans
00:30:26d'Éric Ciotti
00:30:27et Christian Estrosi,
00:30:28sous les 18 ans
00:30:29de la mairie
00:30:29de Christian Estrosi.
00:30:31Il n'a pas empêché
00:30:32cette droite extrême
00:30:33et cette extrême droite
00:30:34de monter
00:30:35et les députés
00:30:36extrême droite
00:30:37que l'on a eu
00:30:37aux dernières législatives,
00:30:39il n'a pas empêché
00:30:40ces députés
00:30:41d'arriver au pouvoir.
00:30:42Geoffroy Didier,
00:30:43Scolfo,
00:30:43le Front Républicain
00:30:44contre le RN
00:30:45est mort
00:30:46et enterré.
00:30:48Madame,
00:30:48tous vos amis
00:30:50les écologistes,
00:30:51les partis socialistes
00:30:53nous donnent à nous,
00:30:54la droite républicaine,
00:30:55des leçons de morale
00:30:55toute la journée
00:30:56en nous accusant
00:30:57de faire ce que nous
00:30:58ne faisons jamais,
00:30:59c'est-à-dire de nous associer
00:31:00au Rassemblement National.
00:31:01C'est incroyable.
00:31:02Dès que je fais un plateau,
00:31:03hier j'étais avec
00:31:04Sandrine Rousseau,
00:31:05elle m'accuse
00:31:05de faire l'alliance
00:31:06avec le Rassemblement National.
00:31:07Trouvez-moi parmi
00:31:08les 36 000 communes
00:31:10de France
00:31:10qui ont voté hier
00:31:12une alliance
00:31:13entre la droite républicaine
00:31:14et le Rassemblement National.
00:31:15Aucune.
00:31:16En revanche,
00:31:17vous,
00:31:17vous savez,
00:31:18vous alliez sans vergogne,
00:31:19vous appelez ça
00:31:20fusion technique,
00:31:21mon œil,
00:31:22en fait ce sont
00:31:22les accords de la honte
00:31:23entre le Parti Socialiste
00:31:25et la France Insoumise.
00:31:26Heureusement qu'il y a encore
00:31:27quelques personnalités
00:31:28individuelles
00:31:29comme Jérôme Gage
00:31:30pour y résister.
00:31:31Mais alors là,
00:31:32on a une configuration
00:31:34honnêtement hubuesque
00:31:35où c'est Madame
00:31:36dont tous les amis
00:31:38me donnent des sons
00:31:39de morale
00:31:40toute la journée
00:31:41alors que nous
00:31:41ne faisons pas
00:31:42l'alliance
00:31:42avec le Rassemblement National
00:31:43qui va permettre
00:31:45la victoire
00:31:46a priori
00:31:47d'Éric Ciotti
00:31:47allié du Rassemblement National.
00:31:49Moi je comprends
00:31:50que les téléspectateurs
00:31:50qui nous regardent
00:31:51ils n'y comprennent plus
00:31:52qu'ils aient la tête à l'envers.
00:31:54Ils se disent
00:31:54tout le monde a perdu
00:31:55ses valeurs.
00:31:56Madame,
00:31:56moi vous me faites honte
00:31:57en fait,
00:31:58je vais vous le dire,
00:31:58vous me faites honte
00:31:59parce que non seulement
00:32:00vous nous donnez des sons de morale
00:32:01mais en plus maintenant
00:32:02vous nous expliquez
00:32:02que la droite républicaine
00:32:04et que l'extrême droite
00:32:05c'est la même chose.
00:32:06Vous devriez avoir
00:32:07une des conférences.
00:32:07Juste que vous lui dites
00:32:07Juliette Senel-Leroux
00:32:08vous répond,
00:32:09allez-y Madame.
00:32:09Je vais lui permettre
00:32:10de répondre.
00:32:12Oui mais
00:32:14demandez aux Niçoises
00:32:15et aux Niçois.
00:32:15Nous ça fait un an
00:32:16qu'on arpente
00:32:17la ville de Nice
00:32:18en discutant
00:32:19avec les Niçoises
00:32:19et les Niçois
00:32:20sur le programme
00:32:20et sur le risque
00:32:22du vote Éric Ciotti.
00:32:23Tous les Niçois
00:32:24nous le disent.
00:32:25Pour eux
00:32:25c'est Blanc Bonnet
00:32:26Bonnet Blanc
00:32:26ils les connaissent.
00:32:27Ça fait plus de 30 ans
00:32:28qu'ils travaillent ensemble
00:32:29ils se sont connus.
00:32:30Et c'est Christian Estrosi
00:32:32qui a amené
00:32:32Éric Ciotti
00:32:33au pouvoir
00:32:34qui lui a donné
00:32:35le marche-pied
00:32:36pour arriver
00:32:37à la députation
00:32:38et au conseil départemental
00:32:39et on l'a vu
00:32:40et dans les équipes
00:32:42ils ont des partenaires
00:32:43du Rassemblement National
00:32:45dans leurs équipes
00:32:45Christian Estrosi
00:32:46aussi
00:32:47Christian Estrosi
00:32:48aussi
00:32:48Monsieur Olivier Bettati
00:32:49a été le candidat
00:32:50du Rassemblement National
00:32:53à Menton
00:32:53au dernier municipal
00:32:54et il est toujours
00:32:56dans le cabinet
00:32:56de Christian Estrosi
00:32:57Gaël Noffry
00:32:58a été
00:32:59le directeur
00:33:00de campagne
00:33:01de Jean-Marie Le Pen
00:33:01et il est
00:33:02un adjoint
00:33:03de Christian Estrosi
00:33:04qui refuse toujours
00:33:05de marier
00:33:06les couples homosexuels
00:33:06on est dans une
00:33:08dans une
00:33:10salade niçoise
00:33:11qui mélange
00:33:13qui mélange
00:33:13les deux
00:33:14et c'est pour ça
00:33:15que les Niçois
00:33:16ont renvoyé
00:33:17Christian Estrosi
00:33:18pour son bilan
00:33:18mais qu'ils hésitent
00:33:20et aujourd'hui
00:33:20nous on est là
00:33:21justement pour montrer
00:33:22qu'il y a une autre alternative
00:33:23et que ce ne sera pas
00:33:24l'extrême droite
00:33:25d'Éric Ciotti
00:33:25qui viendra au pouvoir
00:33:27et d'ailleurs
00:33:27on nous avait confirmé
00:33:28ce soir
00:33:28aujourd'hui la demande
00:33:29à Christian Estrosi
00:33:30de se retirer
00:33:32de la vie politique
00:33:33Ah oui c'est vrai ça
00:33:34pardon
00:33:34vous dites à Christian Estrosi
00:33:36il faut que vous partiez
00:33:39Ah on vous entend plus
00:33:41on vous entend plus
00:33:42malheureusement
00:33:42on a un problème
00:33:42de micro
00:33:44bon j'espère que
00:33:44voilà
00:33:45merci en tout cas
00:33:45Julien Tchernel Leroux
00:33:46mais effectivement
00:33:47qui a demandé
00:33:48aujourd'hui
00:33:49à Christian Estrosi
00:33:49de quitter la vie politique
00:33:51au vu du résultat
00:33:52de ce premier tour
00:33:52vous donnez un petit peu
00:33:53de décryptage
00:33:54sur ce qui se passe
00:33:54au niveau national
00:33:55pour les responsables
00:33:56socialistes
00:33:57ou écologistes
00:33:57avec lesquels
00:33:58on a pu échanger
00:33:58en fait
00:33:59au delà des valeurs
00:34:00ils font une analyse
00:34:00assez objective
00:34:01ils considèrent que c'est perdu
00:34:02ils considèrent que de toute façon
00:34:04Éric Ciotti va l'emporter
00:34:05et que donc il n'y a que des coups
00:34:07à prendre
00:34:07à faire un choix
00:34:08au second tour
00:34:09et que perdu pour perdu
00:34:10il vaut mieux maintenir
00:34:11une liste au second tour
00:34:13ça signe aussi
00:34:14Marie Chantret
00:34:17comment dire
00:34:18un bloc central
00:34:19extrêmement malade
00:34:20ce qui se passe
00:34:21du côté de Nice
00:34:22notamment
00:34:23et puis ce qui s'est passé
00:34:24aussi dans d'autres villes
00:34:25où on voit par exemple
00:34:26que le camp macroniste
00:34:27n'existe quasiment pas
00:34:28dans ses municipales
00:34:31c'est ça aussi
00:34:31que dit Nice ce soir ?
00:34:33Oui
00:34:33très très certainement
00:34:35d'un ancrage local
00:34:37dont il était à la peine
00:34:39et qui
00:34:40force est de constater
00:34:41après quasiment
00:34:43dix ans de macronisme
00:34:44ne se concrétise pas
00:34:46dans les urnes
00:34:47Edouard Philippe
00:34:49sauve finalement
00:34:50l'honneur
00:34:51si vous me permettez
00:34:52l'expression
00:34:52il était en position
00:34:53délicate
00:34:54finalement il fait
00:34:55un score bien meilleur
00:34:57qu'escompté
00:34:57derrière lui
00:34:59le communiste
00:35:00Jean-Paul Lecoq
00:35:01mais pour le reste
00:35:02c'est vrai
00:35:03que c'est l'effacement
00:35:05total
00:35:05du bloc central
00:35:06ou en tout cas
00:35:07du camp macroniste
00:35:09du camp présidentiel
00:35:10ça c'est une réalité politique
00:35:12Marie il n'a jamais
00:35:12vraiment existé
00:35:13le bloc central
00:35:14au niveau local
00:35:15sur le plan local
00:35:15c'est vrai que c'était
00:35:16quand même très très léger
00:35:17ça c'est la première
00:35:18des remarques
00:35:19la deuxième des remarques
00:35:19je trouve qu'on est
00:35:20avec Nice
00:35:21dans un cas de figure
00:35:22très très particulier
00:35:23parce que pour beaucoup
00:35:25d'électeurs à Nice
00:35:26Éric Ciotti ne représente
00:35:27certainement pas
00:35:28l'extrême droite
00:35:29Éric Ciotti
00:35:29c'est un homme
00:35:30qui était un cadre
00:35:31du LR
00:35:32il en a même été
00:35:33le président
00:35:34il y a encore
00:35:34quelques temps
00:35:35il y a quelques mois
00:35:36il l'a certes quitté
00:35:37il a mis un peu de temps
00:35:38à quitter le bureau
00:35:39mais il l'a quitté
00:35:39il a fini par quitter le bureau
00:35:40mais dans la conscience
00:35:41collective niçoise
00:35:43je ne suis pas persuadé
00:35:44qu'il incarne
00:35:45le Rassemblement National
00:35:46tel que quelqu'un
00:35:48venant des rangs
00:35:48du Rassemblement National
00:35:49pouvait l'incarner
00:35:50c'est un homme de droite
00:35:52et sincèrement
00:35:53si vous regardez
00:35:54les programmes
00:35:54puisqu'on a eu
00:35:57avec Marie
00:35:58l'occasion
00:35:58d'aller les interroger
00:35:59si on regarde
00:36:00les programmes
00:36:00là sincèrement
00:36:02c'est blanc
00:36:02blanc bonnet
00:36:03bonnet blanc
00:36:04c'est la même chose
00:36:05c'est une histoire
00:36:06de personnes
00:36:06c'est une histoire
00:36:07de haine
00:36:08absolument terrible
00:36:09entre les deux
00:36:10de personnages
00:36:11avec des règlements
00:36:12de comptes
00:36:12enfin bon
00:36:13si je peux me permettre
00:36:15Yves Traillard
00:36:15on est quand même
00:36:16dans une configuration
00:36:17où du fait
00:36:17que c'est le patron
00:36:18de ce parti politique
00:36:20né de la scission
00:36:21des républicains
00:36:22et pour incarner
00:36:24l'union des droites
00:36:25ce n'est plus
00:36:26qu'un scrutin
00:36:28municipal
00:36:28local
00:36:28pour savoir
00:36:29ce qui se passe
00:36:30à Nice
00:36:31et comment ils règlent
00:36:32leurs vieux contentieux
00:36:33ça a aussi
00:36:34une signification nationale
00:36:35et je vous le dis
00:36:36si la cinquième ville
00:36:37de France
00:36:38basculait dans
00:36:39l'escarcelle
00:36:39de l'extrême droite
00:36:41ce serait une signification
00:36:42de la possibilité
00:36:43justement
00:36:44de cette union des droites
00:36:45donc la force
00:36:46de ce symbole là
00:36:48justifie précisément
00:36:49que le front républicain
00:36:50même s'il est perdu
00:36:51d'avance
00:36:52parce que vous savez
00:36:53les positions qu'on prend
00:36:54dans des moments clés
00:36:55comme ceux-là
00:36:55ce n'est pas en fonction
00:36:56de savoir si on gagne
00:36:57ou si on perd
00:36:57c'est en fonction de savoir
00:36:59si on est en harmonie
00:36:59avec ses convictions
00:37:00et la politique
00:37:01ça commence
00:37:02par cette rectitude là
00:37:03parce que s'il n'y en a pas
00:37:04alors ça ne sert à rien
00:37:05de faire de la politique
00:37:06on peut être un jour de droite
00:37:07et un jour de gauche
00:37:08on peut s'associer
00:37:10avec certains
00:37:11et les trahir
00:37:12le lendemain
00:37:13si c'est ça la politique
00:37:14ça ne m'intéresse pas
00:37:15on essaye de tirer
00:37:16les choses vers le haut
00:37:17on essaye de sublimer
00:37:18plutôt que de céder
00:37:19aux passions tristes
00:37:20et dans la période
00:37:21il faut
00:37:22je le dis
00:37:22avoir quelques âmes
00:37:24vaillantes
00:37:24plutôt que
00:37:25des boutiquiers
00:37:27et j'espère que
00:37:30ce sursaut
00:37:30interviendra
00:37:31dans les municipales
00:37:32c'est parti
00:37:33comme c'est parti
00:37:33mais pour l'élection
00:37:35présidentielle
00:37:35de l'année prochaine
00:37:36c'est exactement
00:37:37l'exigence
00:37:38qu'on doit avoir
00:37:39justement
00:37:40je reviens
00:37:42à vos relations
00:37:43avec les insoumis
00:37:43est-ce que ce qui s'est passé
00:37:44hier
00:37:45et ce qui pourrait se passer
00:37:46dimanche prochain
00:37:47ça on verra
00:37:48mais ce qui s'est passé hier
00:37:49n'est pas la preuve
00:37:49que la stratégie
00:37:50de Jean-Luc Mélenchon
00:37:51fonctionne en réalité
00:37:53Olivier Faure
00:37:54disait
00:37:54le patron de votre parti
00:37:55que la stratégie
00:37:55de conflictualisation
00:37:56a ses limites
00:37:58finalement
00:37:58quand on regarde
00:38:00David Guiraud
00:38:01à Roubaix
00:38:01quand on regarde
00:38:01ce que fait
00:38:02François Picman
00:38:03à Toulouse
00:38:03quand on voit
00:38:03la victoire
00:38:04à Saint-Denis
00:38:04deuxième plus grande ville
00:38:05d'Ile-de-France
00:38:06de Bali
00:38:07Bakaryoko
00:38:07ce sont des victoires
00:38:09ou des très bons scores
00:38:10insoumis
00:38:10est-ce que ça ne prouve pas
00:38:11qu'en réalité
00:38:12il y a toute une partie
00:38:13d'électorat
00:38:14qui adhère complètement
00:38:15à la stratégie
00:38:16de Jean-Luc Mélenchon
00:38:17je vais m'autoriser
00:38:17une suggestion
00:38:19d'analyse électorale
00:38:20parce qu'il y a
00:38:21un effet de miroir
00:38:23ou de loupe grossissante
00:38:25sur ce que vous avez mentionné
00:38:27mais si on regarde
00:38:28en dézoomant un petit peu
00:38:29ce n'est pas un triomphe
00:38:30insoumis
00:38:30les scores que vous mentionnez
00:38:32sont concentrés
00:38:33dans les quelques villes
00:38:34ils ont présenté
00:38:35dans 500 villes
00:38:36il y a 36 000 communes
00:38:37concentrées sur
00:38:38les deux cibles
00:38:39identifiées qu'ils avaient
00:38:40qui correspondent
00:38:41à leur cœur d'électorat
00:38:42que sont
00:38:43le cœur des métropoles
00:38:44et les banlieues
00:38:45et les périphéries
00:38:46de ces métropoles
00:38:47en milieu rural
00:38:48semi-rural
00:38:49périurbain
00:38:50dans les sous-préfectures
00:38:51tout ça n'existe pas
00:38:52acte 1
00:38:522
00:38:53même là
00:38:54où ça se déploie
00:38:55on est sur des résultats
00:38:57qui n'ont pas
00:38:57la force
00:38:59si vous prenez
00:39:00les chiffres
00:39:00tous
00:39:01on est à peu près
00:39:03entre 2 à 3 fois moins
00:39:04par rapport au score
00:39:05de Jean-Luc Mélenchon
00:39:05aux élections présidentielles
00:39:06de 2022
00:39:07ou aux élections
00:39:08européennes
00:39:09de 2024
00:39:10c'est-à-dire que
00:39:10leurs scores
00:39:11sont inférieurs
00:39:12alors oui
00:39:13il y a des endroits
00:39:14où ça fait la bascule
00:39:15mais je voudrais
00:39:16qu'on torde un peu
00:39:17le cou
00:39:18à un raz-de-marée
00:39:19je ne m'inore pas
00:39:19ce qui s'est passé
00:39:20et oui
00:39:21le vrai problème
00:39:22de fond
00:39:23c'est que la stratégie
00:39:24de conflictualisation
00:39:25elle a porté ses fruits
00:39:27à certains endroits
00:39:28et c'est
00:39:29le vrai défi
00:39:30qui est lancé
00:39:31parce que
00:39:31c'est de dire
00:39:32on s'adresse
00:39:32à des segments
00:39:33de la société
00:39:34on essaye de les mobiliser
00:39:35pour participer à l'élection
00:39:36pas pour gagner
00:39:37mais ça renvoie
00:39:38aussi à 2027
00:39:39forcément
00:39:40mais pour empêcher
00:39:41ça renvoie forcément
00:39:42à 2027
00:39:43Yves Tréard
00:39:43est-ce que le PS
00:39:44a forcément besoin
00:39:46des insoumis
00:39:46pour l'emporter
00:39:47bien sûr
00:39:48mais évidemment
00:39:49le parti socialiste
00:39:51ne peut pas se passer
00:39:51des insoumis
00:39:53pour l'emporter
00:39:53vous parlez en 2027
00:39:55ou en 2026 ?
00:39:56en 2026
00:39:57on y est
00:39:58de manière
00:39:59et vous allez voir
00:40:01d'ailleurs
00:40:01parce que là
00:40:02il faut le dire
00:40:03si les insoumis
00:40:05sont si présents
00:40:06dans les grands centres
00:40:07métropolitains
00:40:08pour ces élections municipales
00:40:10c'est parce qu'ils pensent
00:40:11déjà au sénatorial
00:40:12du mois de septembre
00:40:13où ils espèrent bien
00:40:14créer un groupe
00:40:15au Sénat
00:40:16ça c'est la première chose
00:40:17et puis deuxièmement
00:40:18pour répondre vraiment
00:40:19à votre question
00:40:20le parti socialiste
00:40:21de toute manière
00:40:22il le sait déjà
00:40:23ne pourra pas exister
00:40:25l'année prochaine
00:40:26à l'élection présidentielle
00:40:27puisque celui
00:40:28qui va incarner la gauche
00:40:29je suis désolé de le dire
00:40:30à Jérôme Gage
00:40:31celui qui va incarner la gauche
00:40:34c'est pas
00:40:34monsieur Glucksmann
00:40:35c'est monsieur Mélenchon
00:40:36et bien je suis
00:40:37en total désaccord
00:40:38et c'est le sens
00:40:39de la candidature
00:40:40que je porte
00:40:40et c'est le sens
00:40:41de cet espace politique
00:40:42de la gauche républicaine
00:40:43c'est que c'est pas
00:40:44il n'y a pas un désert
00:40:46entre Jean-Luc Mélenchon
00:40:48et la fin du macronisme
00:40:50il y a cette gauche républicaine
00:40:52il y a cet espace politique
00:40:53qui a toujours existé
00:40:54dans le pays
00:40:55qui parfois
00:40:56s'est égaré
00:40:58dans un accompagnement
00:41:00trop mou
00:41:01de la mondialisation libérale
00:41:02et ce qui fait
00:41:02que les classes populaires
00:41:03et classes moyennes
00:41:04ont dit
00:41:04mais que fait la gauche
00:41:05pour traiter
00:41:06les questions
00:41:07qui nous préoccupent
00:41:07le pouvoir d'achat
00:41:08les services publics
00:41:10les déserts médicaux
00:41:11enfin vraiment
00:41:12les préoccupations du quotidien
00:41:13y compris les enjeux
00:41:14de sécurité
00:41:15et qui est aussi interpellé
00:41:18quand
00:41:19ne parle
00:41:20sur les questions
00:41:21de société
00:41:22ou républicaine
00:41:23que la voix
00:41:24d'une gauche
00:41:25qui s'en est éloignée
00:41:25celle de Jean-Luc Mélenchon
00:41:27il vous manque une incarnation
00:41:28une incarnation très forte
00:41:29ce qu'est
00:41:30qu'on le veuille ou non
00:41:31je ne vais pas vous mentir
00:41:32nous n'avons pas de candidat
00:41:33à la présidentielle
00:41:34qui se présenterait
00:41:35pour la quatrième fois
00:41:36à l'élection présidentielle
00:41:37il va falloir
00:41:38qu'on prenne notre risque
00:41:39voilà
00:41:39et au moment où
00:41:41Emmanuel Macron
00:41:42ne se représente pas
00:41:43Emmanuel Macron
00:41:44s'est présenté
00:41:44une première fois
00:41:45à l'élection présidentielle
00:41:46il a été élu
00:41:46je ne me glisse pas
00:41:47dans les pas d'Emmanuel Macron
00:41:48je dis juste que c'est possible
00:41:50à ce moment-là
00:41:51et qu'il faut prendre ce risque
00:41:52c'est ce que je fais
00:41:53Dans une seconde
00:41:53on refera le point
00:41:54avec l'ISADF
00:41:54sur les derniers points
00:41:57de suspense
00:41:57en termes d'alliance
00:41:58et puis on vous refera
00:41:59aussi un point complet
00:42:00sur qui s'allie avec qui
00:42:01et dans quelle ville
00:42:01ce soir
00:42:02Geoffroy Diney
00:42:02vous vouliez réagir
00:42:03Jérôme Gage nous dit
00:42:04qu'il n'y a pas de raz-de-marée
00:42:05de LFI
00:42:06au municipal
00:42:06en revanche
00:42:07ce qui doit nous inquiéter
00:42:08c'est qu'il y a des zones de France
00:42:10je prends la deuxième ville
00:42:11de l'île de France
00:42:12Saint-Denis
00:42:13qui est passée LFI
00:42:14au premier tour
00:42:15il y a des zones de France
00:42:17qui sont en train
00:42:18de devenir
00:42:18des véritables risques
00:42:21pour certains français
00:42:22parce que
00:42:23la LFI
00:42:24joue tellement
00:42:25sur les communautés
00:42:25qu'aujourd'hui
00:42:26être juif
00:42:27quand on est résident
00:42:28à Saint-Denis
00:42:28ça devient inquiétant
00:42:29et donc
00:42:30c'est ça qui m'inquiète moi
00:42:31c'est cette succession
00:42:33ce mitage
00:42:34de la France
00:42:35qui ne fait plus société
00:42:36où certaines formations politiques
00:42:39LFI
00:42:39en premier
00:42:40qui pour moi
00:42:41est un véritable danger public
00:42:42sont en train
00:42:43d'exclure
00:42:45des français
00:42:45de considérer
00:42:48que c'est une France
00:42:49contre une autre
00:42:49mais moi
00:42:50je vais vous dire
00:42:50si j'habitais Saint-Denis
00:42:52je serais inquiet
00:42:52je serais inquiet
00:42:53parce que
00:42:54si j'étais juif
00:42:57blanc
00:42:58à Saint-Denis
00:42:59je serais inquiet aujourd'hui
00:43:00parce que
00:43:00je ne me sentirais plus
00:43:01véritablement en France
00:43:02Geoffroy
00:43:03on peut avoir
00:43:04une analyse de la situation
00:43:05mais essayons d'éviter
00:43:06et c'est moi qui le dis
00:43:08non pas des caricatures
00:43:10mais cette espèce
00:43:11d'entagronisation
00:43:12de la société
00:43:13mais ce n'est pas moi
00:43:14qui l'a fait
00:43:15ce séparatisme
00:43:16c'est LFI
00:43:17mais il y a des raccourcis
00:43:18qui peuvent s'organiser
00:43:19je combats le séparatisme
00:43:20je combats l'essentialisation
00:43:22je combats toute forme
00:43:23de communautarisme
00:43:25mais je ne veux pas
00:43:26que ça jette
00:43:27sur une ville entière
00:43:28qui historiquement
00:43:29a été dirigée
00:43:30par les communistes
00:43:31puis dirigée
00:43:32par les socialistes
00:43:32l'idée selon laquelle
00:43:34il y aurait des territoires
00:43:35comme ça perdus
00:43:36ça ne vous inquiète pas
00:43:37mais les réponses
00:43:38c'est des réponses économiques
00:43:40c'est des réponses sociales
00:43:41c'est de mettre des services
00:43:42publics parmi
00:43:43c'est de corriger les égalités
00:43:44on est le meilleur vecteur
00:43:44il y a une forme de clientélisme
00:43:46que les uns et les autres
00:43:46c'est le clientélisme
00:43:47et le communautarisme
00:43:49il est très partagé
00:43:50par des élus de droite
00:43:51et de gauche
00:43:51et singulièrement
00:43:52en Seine-Saint-Denis
00:43:52juste à côté
00:43:53dans la bonne ville
00:43:55de Drancy
00:43:56Jean-Claude Lagarde
00:43:56il est connu
00:43:57pour un communautarisme
00:43:58un électoralisme
00:43:59qui a déprayé la chronique
00:44:01la France insoumise
00:44:02et des maires
00:44:03de la droite républicaine
00:44:03il y a des maires
00:44:04communautaristes
00:44:05et électoralistes
00:44:05je ne peux pas vous suivre
00:44:06c'est Jean-Christophe Lagarde
00:44:07à l'instant
00:44:09le RN
00:44:09Louis Alliot
00:44:10maire de Perpignan
00:44:12appelle à la création
00:44:13d'un front anti-gauche
00:44:14est-ce que vous dites
00:44:15Banco on y va ?
00:44:16non un front anti-LFI
00:44:17il dit un front anti-gauche
00:44:19je ne confonds pas
00:44:21la gauche
00:44:22et l'extrême gauche
00:44:22c'est ce que j'ai commencé
00:44:23par dire ce soir
00:44:24en remerciant Jérôme Gage
00:44:26justement
00:44:26de rester du bon côté
00:44:28de la rive
00:44:28donc moi je ne fais pas
00:44:29un front anti-gauche
00:44:30je fais un front anti-LFI
00:44:32parce que LFI
00:44:33est un danger public
00:44:34et est devenu
00:44:35j'ose le dire
00:44:36le danger public
00:44:37numéro un
00:44:38de la sphère politique
00:44:39en France aujourd'hui
00:44:40bon merci Jérôme Gage
00:44:41merci Jérôme Gage
00:44:42d'avoir été avec nous
00:44:42ce soir
00:44:43on poursuit évidemment
00:44:43cette édition spéciale
00:44:45après ce premier tour
00:44:47des municipales
00:44:48des présidentielles
00:44:48non pas encore
00:44:49des municipales
00:44:50Lisa bientôt
00:44:51vous avez raison
00:44:51Guillaume Daré
00:44:52Lisa avec vous
00:44:53on fait le point
00:44:54sur ce qui se passe
00:44:54ce soir dans plusieurs villes
00:44:55alors on n'a pas toujours
00:44:56les mêmes enjeux
00:44:56mais forcément
00:44:57un grand suspense
00:44:58on le rappelle
00:44:59dépôt des listes
00:45:00demain 18h
00:45:01dernier carat
00:45:02pour le deuxième tour
00:45:03et c'est encore le flou
00:45:05à plusieurs endroits
00:45:05oui grand suspense
00:45:07grand flou
00:45:07soit parce qu'il y a encore
00:45:08de nombreux candidats en liste
00:45:09comme la sexe angulaire
00:45:10à Mulhouse par exemple
00:45:11ou la quinque angulaire
00:45:12à Lille par exemple
00:45:13soit parce que les alliances
00:45:14les unions
00:45:15on vient d'en parler
00:45:15sont espérées
00:45:16attendues
00:45:16actées
00:45:17ou même déjà mortes
00:45:18et ça ça va tout changer
00:45:19on va parler de Paris
00:45:20d'abord l'union des droites
00:45:21pourrait tout faire basculer
00:45:22Emmanuel Grégoire
00:45:23le candidat de la gauche
00:45:25est arrivé en tête
00:45:26derrière
00:45:26Rachida Dati
00:45:27est deuxième
00:45:28avec vous le voyez
00:45:29plus de 10 points d'écart
00:45:30et sur le bas du podium
00:45:31Sophia Chikirou
00:45:33pour la France Insoumise
00:45:34Pierre-Yves Bournazel
00:45:34pour Horizon
00:45:35et Sarah Knafo
00:45:36pour Reconquête
00:45:37pour qu'Emmanuel Grégoire
00:45:38à gauche
00:45:38ou que Rachida Dati
00:45:39à droite l'emporte
00:45:40il faut donc optimiser
00:45:42les voix des autres
00:45:43mais ce soir
00:45:43Sophia Chikirou
00:45:44a annoncé sur BFM TV
00:45:45qu'elle se maintenait
00:45:46pas d'alliance socialiste
00:45:48insoumise
00:45:48pour renforcer
00:45:49la position en tête
00:45:50d'Emmanuel Grégoire
00:45:51et à droite
00:45:51Rachida Dati
00:45:52elle a pris les devants
00:45:53elle s'allie à Pierre-Yves Bournazel
00:45:54mais ça risque d'être insuffisant
00:45:56encore faudrait-il
00:45:57que Sarah Knafo
00:45:58qui a arraché de justesse
00:45:59sa place au second tour
00:46:00se joigne
00:46:01à ce mariage des droites
00:46:02et ce n'est pas garanti
00:46:03à Marseille
00:46:04refus total
00:46:05d'alliance
00:46:06avec la France Insoumise
00:46:07pour le maire sortant de gauche
00:46:08Benoît Payan
00:46:09qui a juste derrière lui
00:46:10regardé un candidat
00:46:11d'extrême droite
00:46:11Franck Alizio
00:46:12il ne pourra pas compter
00:46:14sur les voix de droite
00:46:14puisque Martine Vassal
00:46:16arrivée 3ème
00:46:17se maintient
00:46:17elle ne s'alliera avec personne
00:46:19elle ne se désistera pas
00:46:21même avec ses 12,41%
00:46:23deux candidats de droite
00:46:25donc devant Sébastien Delogu
00:46:26le candidat de la France Insoumise
00:46:28qui dénonce je cite
00:46:29une position irresponsable
00:46:30qui pourrait donner
00:46:31les clés de Marseille
00:46:32au Rassemblement National
00:46:33et finalement
00:46:33c'est presque lui
00:46:34en se maintenant
00:46:35ou en se désistant
00:46:35qui va sceller le sort de Marseille
00:46:37pour le second tour
00:46:38avec un suspense
00:46:39qui reste entier
00:46:39et il y a des dizaines de villes
00:46:40dans lesquelles justement
00:46:41il a fallu trouver des compromis
00:46:42oui et chaque minute
00:46:43deux nouvelles alliances
00:46:44font irruption
00:46:44il y a des villes
00:46:45dans lesquelles les insoumis
00:46:46sont presque devenus
00:46:47indispensables pour le second tour
00:46:48à Lyon par exemple
00:46:49le maire écologiste
00:46:50Grégory Doucet
00:46:51a eu besoin des insoumis
00:46:52pour remonter la pente
00:46:53il est à 37,36% des voix
00:46:55et derrière lui
00:46:56Jean-Michel Aulas
00:46:57candidat de droite
00:46:58est à 36,78%
00:47:00et c'est l'une des villes
00:47:01dans lesquelles
00:47:01le match retour
00:47:02est vraiment très serré
00:47:03la France Insoumise
00:47:04a proposé de faire
00:47:05une fusion
00:47:06une main tendue
00:47:07qui a été saisie
00:47:07tout à l'heure
00:47:08même chanson
00:47:09à Strasbourg
00:47:09l'ancienne maire socialiste
00:47:10est arrivée en tête
00:47:11mais talonnée
00:47:12par le candidat
00:47:12des Républicains
00:47:14Catherine Trottmann
00:47:15a fusionné sa liste
00:47:16avec celle de la France Insoumise
00:47:17et à Lille
00:47:18ce ne sont pas
00:47:18les insoumis
00:47:19mais les écologistes
00:47:20qui ont eu le pouvoir
00:47:21de trancher
00:47:21trois forces de gauche
00:47:22sont arrivées en tête
00:47:23au premier tour
00:47:24Union de la gauche
00:47:25la France Insoumise
00:47:25et les écologistes
00:47:26on dirait presque
00:47:27une primaire de la gauche
00:47:28toute la journée
00:47:29une question se posait
00:47:30à Lille
00:47:31qui des socialistes
00:47:32ou des insoumis
00:47:32devrait récolter
00:47:34si je puis dire
00:47:34les voix des écologistes
00:47:35la réponse est tombée
00:47:36tout à l'heure
00:47:37puisque Stéphane Bali
00:47:38le candidat écologiste
00:47:39fusionne avec les socialistes
00:47:41et alors Anis
00:47:41on en parlait tout à l'heure
00:47:42le duel est fratricide
00:47:43et prend presque
00:47:45presque
00:47:45des aires de présidentielle
00:47:46on est d'un côté
00:47:47Eric Ciotti en tête
00:47:48l'allié du Rassemblement National
00:47:49de l'autre
00:47:50Christian Estrosi
00:47:51maire sortant de droite
00:47:52après trois mandats
00:47:53ils étaient amis politiques
00:47:54ils sont devenus ennemis
00:47:55et pourtant
00:47:56ils n'ont jamais été
00:47:57aussi en phase
00:47:58sur ce qu'ils incarnent
00:47:59la fracture de la droite
00:48:00et les stratégies
00:48:01presque présidentielles
00:48:02Christian Estrosi
00:48:03accuse d'ailleurs
00:48:04Eric Ciotti
00:48:04qu'il surnomme
00:48:05le traître
00:48:06de vouloir utiliser Nice
00:48:07comme marche-pied
00:48:07vers un ministère
00:48:08en cas de victoire
00:48:08du Rassemblement National
00:48:10à la présidentielle
00:48:10il va jusqu'à presque
00:48:12tendre la main
00:48:13à la gauche
00:48:13en appelant même
00:48:14les Niçois
00:48:14à faire barrage
00:48:16à l'extrême droite
00:48:17alors que la candidate
00:48:18de gauche
00:48:19qui était sur notre antenne
00:48:19il y a quelques minutes
00:48:20annonçait tout à l'heure
00:48:21son maintien au second tour
00:48:23et nos confrères
00:48:24du Parisien
00:48:24dévoilaient tout à l'heure
00:48:25que le Premier ministre
00:48:26Sébastien Lecornu
00:48:27aurait envoyé un texto
00:48:29un SMS
00:48:29au Premier secrétaire
00:48:30du Parti Socialiste
00:48:31Olivier Faure
00:48:31pour évoquer
00:48:33la situation à Nice
00:48:34preuve s'il en est
00:48:35que Nice
00:48:35est une ville
00:48:35à scruter de près
00:48:36Tractation et coups de pression
00:48:38ce soir
00:48:38Manon Aubry
00:48:39bonsoir
00:48:39merci d'être là
00:48:40députée européenne
00:48:41insoumise
00:48:42je vous donne la parole
00:48:42dans un instant
00:48:43d'abord le terrain
00:48:43avec nos reporters
00:48:44à regarder
00:48:45ils sont prêts
00:48:46notamment du côté
00:48:47de Paris
00:48:48Marie Roux
00:48:49ce soir
00:48:49avec donc
00:48:50les grandes tractations
00:48:52qui ont pris fin
00:48:52à droite et au centre
00:48:53il y a bien
00:48:54un accord ce soir
00:48:55entre Rachid Adati
00:48:56et Pierre-Yves Bournazel
00:48:59oui c'est un revirement
00:49:01majeur
00:49:02dans cette campagne
00:49:02municipale
00:49:03Pierre-Yves Bournazel
00:49:04et Rachid Adati
00:49:04sont finalement
00:49:05tombés d'accord
00:49:06pour présenter
00:49:07une liste commune
00:49:08pour ce second tour
00:49:09des élections
00:49:10municipales
00:49:11une décision
00:49:12longuement mûrie
00:49:13réfléchie
00:49:13c'est ce que nous confie
00:49:14l'entourage
00:49:14de Pierre-Yves Bournazel
00:49:16le candidat Renaissance
00:49:17qui a échangé
00:49:18toutes ces dernières
00:49:1924 heures
00:49:19avec ses équipes
00:49:20ses soutiens
00:49:21Gabriel Attal
00:49:22mais également
00:49:23Edouard Philippe
00:49:24une décision
00:49:24pas prise
00:49:25à la légère
00:49:26pour les parisiens
00:49:27et pour faire gagner
00:49:28Paris
00:49:29selon ses mots
00:49:30de son côté
00:49:31Rachid Adati
00:49:31elle a dû
00:49:32s'engager
00:49:33sur plusieurs points
00:49:34notamment
00:49:35clarifier sa ligne politique
00:49:36aucun accord possible
00:49:38avec l'extrême droite
00:49:39et donc avec
00:49:40Sarah Knafo
00:49:41elle a dû prendre en compte
00:49:42également
00:49:42le projet
00:49:43porté par
00:49:44Pierre-Yves Bournazel
00:49:45notamment sur l'écologie
00:49:46le périscolaire
00:49:47ou encore
00:49:47la gestion
00:49:49de la ville
00:49:50de Paris
00:49:51enfin Pierre-Yves Bournazel
00:49:52qui avait
00:49:53mandé
00:49:54enfin qui avait
00:49:54parlé
00:49:55tout au long
00:49:55de sa campagne
00:49:56il ne voulait
00:49:56ni s'engager
00:49:57avec Rachid Adati
00:49:58ni avec Emmanuel Grégoire
00:50:00finalement
00:50:00à corps trouvé
00:50:01avec Rachid Adati
00:50:02Pierre-Yves Bournazel
00:50:03qui met fin
00:50:04à sa candidature
00:50:05à la mairie
00:50:06de Paris
00:50:06et qui ne figura pas
00:50:08sur cette liste
00:50:09d'union
00:50:10une union
00:50:11justement
00:50:11qui va rabattre
00:50:12les cartes
00:50:12pour ce second tour
00:50:13des municipales
00:50:14à Paris
00:50:14car si on additionne
00:50:15les scores
00:50:16de Rachid Adati
00:50:17et de Pierre-Yves Bournazel
00:50:18au premier tour
00:50:19et bien
00:50:19on arrive
00:50:20sensiblement
00:50:21au score
00:50:22d'Emmanuel Grégoire
00:50:23vous l'aurez compris
00:50:24le second tour
00:50:24va donc être
00:50:25très serré
00:50:26à la mairie de Paris
00:50:27Marie Roux
00:50:28avec Bessin Hufour
00:50:29en direct de Paris
00:50:29et Yves Triard
00:50:30disait à l'instant
00:50:30ça ne s'additionne pas
00:50:31ça ne marche pas comme ça
00:50:32ça ne s'additionne pas
00:50:32parce qu'il y a une partie
00:50:33d'électorat
00:50:34de Pierre-Yves Bournazel
00:50:35qui vient de la gauche
00:50:36Pierre-Yves Bournazel
00:50:37lui-même
00:50:38a beaucoup de prévention
00:50:39par rapport
00:50:40à Madame Dati
00:50:41donc
00:50:42ça ne sera pas
00:50:43aussi simple
00:50:44que ça
00:50:44et de toute manière
00:50:45même si
00:50:46c'était le cas
00:50:47et bien
00:50:48ça placerait
00:50:50Madame Dati
00:50:50au niveau
00:50:51de M. Grégoire
00:50:54aujourd'hui
00:50:55et donc
00:50:56ça serait très insuffisant
00:50:57pour espérer
00:50:58gagner la mairie de Paris
00:51:00c'est plus compliqué
00:51:14est-ce que vous avez entendu
00:51:15ce que disait Geoffroy Didier
00:51:16pardon
00:51:16je n'ai pas entendu
00:51:17j'étais à l'extérieur
00:51:19du plateau
00:51:19donc je n'ai pas pu entendre
00:51:21je me permets juste
00:51:21puisque ce plateau
00:51:22commence juste
00:51:22de faire une rectification
00:51:23sur ce que votre collègue
00:51:25a dit
00:51:25sur Strasbourg
00:51:27c'est une fusion
00:51:28entre les écologistes
00:51:30et les insoumis
00:51:31pendant que
00:51:31Catherine Trottmann
00:51:32la candidate socialiste
00:51:33fait le choix
00:51:34de fusionner
00:51:34avec la liste macroniste
00:51:36et je pense que
00:51:36chacune et chacun
00:51:37qui est de gauche
00:51:38doit en tirer les conclusions
00:51:39et donc voter pour la liste
00:51:41qui est menée par
00:51:41Jeanne Barceguian
00:51:42Je vais résumer
00:51:43ce qui s'est passé
00:51:43en plateau juste avant
00:51:45Geoffroy Didier
00:51:46vous me corrigez
00:51:46si je me trompe
00:51:47Geoffroy Didier dit
00:51:50notamment à cause
00:51:51des insoumis
00:51:51et surtout à cause
00:51:52des insoumis
00:51:53il y a des endroits
00:51:54de France
00:51:54disait-il
00:51:55et il parlait
00:51:55de la ville de Saint-Denis
00:51:56où il dit
00:51:57je m'inquiéterai
00:51:58par exemple
00:51:58pour nos compatriotes
00:51:59juifs
00:52:00je rappelle
00:52:01Saint-Denis désormais
00:52:02dirigé par un maire
00:52:03insoumis
00:52:04j'ai bien résumé
00:52:05vos propos ou pas ?
00:52:05Totalement
00:52:06Fidèlement
00:52:07Fidèlement
00:52:07qu'est-ce que vous répondez
00:52:08à ça ?
00:52:08Moi je dis d'abord
00:52:09que pour les habitantes
00:52:11et les habitants de Saint-Denis
00:52:12ils ont fait le choix
00:52:13d'élire au premier tour
00:52:13c'est pas anodin
00:52:14d'élire un maire
00:52:15au premier tour
00:52:16sachant qu'il n'était pas
00:52:17sortant
00:52:18donc qu'il n'avait pas
00:52:18l'onction
00:52:19de son action
00:52:21de ces six dernières années
00:52:22et qu'à Saint-Denis
00:52:23il y avait une envie
00:52:24d'autre chose
00:52:25une envie d'en finir
00:52:26avec la politique clientéliste
00:52:28une envie aussi
00:52:29du vivre ensemble
00:52:30parce qu'à Saint-Denis
00:52:31il y a plus de 150
00:52:32nationalités différentes
00:52:34qui cohabitent
00:52:34dans cette ville
00:52:35et cette ville
00:52:36du vivre ensemble
00:52:36c'est précisément
00:52:37ce que Bali Bagayoko
00:52:39notre nouveau maire
00:52:40à Saint-Denis
00:52:40a je pense
00:52:43mis en avant
00:52:43dans sa campagne
00:52:45face à la volonté
00:52:46de fracturation
00:52:47et moi je ne tomberai pas
00:52:48aujourd'hui
00:52:49dans le piège
00:52:50de celles et ceux
00:52:50qui veulent diviser
00:52:52notre société
00:52:53et notre population
00:52:55et précisément
00:52:56Bali Bagayoko
00:52:57une des raisons
00:52:58pour lesquelles
00:52:58il a été élu
00:52:59c'est parce que
00:53:00c'est un maire
00:53:01qui ressemble aux gens
00:53:01et j'étais hier soir
00:53:04à la mairie de Saint-Denis
00:53:05juste après la victoire
00:53:06je m'étais rendue vendredi
00:53:08pendant la campagne
00:53:09les derniers jours
00:53:09de campagne
00:53:10et j'ai ressenti
00:53:11dans ma courte vie politique
00:53:13quelque chose
00:53:13que je n'ai jamais ressenti avant
00:53:15beaucoup de jeunes
00:53:16en particulier
00:53:16qui n'étaient pas des militants
00:53:18de la France insoumise
00:53:18qui étaient
00:53:19les copains m'ont dit
00:53:20pas forcément des gens
00:53:21qu'ils connaissaient
00:53:21et qui se sont dit
00:53:22enfin on a quelqu'un
00:53:23qui nous représente
00:53:25et qui nous rend fiers
00:53:26ce qui s'est passé
00:53:27à Saint-Denis
00:53:27ce qui est en train
00:53:28de se passer
00:53:28dans d'autres villes
00:53:29à Roubaix
00:53:30à Toulouse
00:53:32à Limoges
00:53:32à Lille
00:53:33c'est des gens
00:53:35qui se disent
00:53:36enfin on relève la tête
00:53:37et on est fiers
00:53:38de qui on est
00:53:39de ce que l'on est
00:53:40et on est fiers
00:53:40de défendre ce vivre ensemble
00:53:42et c'est ce vivre ensemble
00:53:43qu'on ira à défendre
00:53:44pour ce que l'on est
00:53:44ça ne se passe pas
00:53:44toujours aussi bien
00:53:45on parlera de Toulouse
00:53:46dans un instant
00:53:46où il y a un accord
00:53:47entre insoumis et socialistes
00:53:49mais avec des mots
00:53:51qui viennent de chez
00:53:52certains socialistes
00:53:53qui refusent cet accord
00:53:53je vous donne ça
00:53:55dans une seconde
00:53:56mais ce que vous dit
00:53:56Manon Bré
00:53:57Geoffroy Didier
00:53:57c'est que c'est vous
00:53:58qui fracturez
00:53:58c'est vous avec ce discours-là
00:53:59ce soir
00:54:00qui fracturait la société française
00:54:02je n'ai jamais condamné
00:54:03les électeurs
00:54:03qui ne votaient pas comme moi
00:54:04et qui votaient même
00:54:05pour l'extrême droite
00:54:06ou l'extrême gauche
00:54:07je ne les juge pas
00:54:08et je ne les condamne pas
00:54:09et je peux parfaitement
00:54:10encore heureux
00:54:10c'est la démocratie
00:54:11je ne vous ai pas coupé
00:54:12et je peux parfaitement comprendre
00:54:13que certains soient
00:54:15exaspérés
00:54:15et ont envie de crier
00:54:16leur révolte
00:54:17ce que je condamne en revanche
00:54:18c'est l'instrument politique
00:54:20c'est l'appareil politique
00:54:21c'est le discours
00:54:22que vous portez
00:54:23avec Jean-Luc Mélenchon
00:54:24alors vous d'ailleurs
00:54:25à titre personnel
00:54:26on se connaît depuis longtemps
00:54:27on a été au Parlement européen ensemble
00:54:29vous évitez
00:54:30les abus de langage
00:54:32parce qu'on met toujours
00:54:34devant
00:54:34quelques personnes
00:54:35à peu près fréquentables
00:54:36mais en réalité
00:54:37le discours de Jean-Luc Mélenchon
00:54:39au fond de vous
00:54:40j'espère que vous le savez
00:54:41il est nauséabond
00:54:42quand M. Mélenchon
00:54:43fait des blagues
00:54:44sur la consonance
00:54:45sur la prétendue consonance
00:54:47juive
00:54:47de certains de nos compatriotes
00:54:49de certains responsables publics
00:54:51j'espère que vous avez honte
00:54:52au fond de vous
00:54:52et en plus vous le niez
00:54:53vous le niez
00:54:54parce que ce que vous dites
00:54:56est profondément faux
00:54:57c'est pas des blagues
00:54:58à consonance juive
00:55:00ou je ne sais quoi
00:55:01s'agissant de la prononciation
00:55:03du nom de Raphaël Glucksmann
00:55:05il s'en est excusé
00:55:06je pense qu'il n'y avait
00:55:07aucune mauvaise intention
00:55:08pour le reste
00:55:10j'aime bien cet argument
00:55:11qui consiste à dire
00:55:12oui mais vous
00:55:13Manon Aubry
00:55:14vous êtes fréquentable
00:55:15on me le dit souvent
00:55:16sur les plateaux télé
00:55:16c'est que ça doit être vrai
00:55:18je ne sais pas
00:55:19je ne suis pas sûre
00:55:20que je veux
00:55:21c'est mieux que l'inverse
00:55:21des totems
00:55:24de fréquentabilité
00:55:24de la part de la droite
00:55:25mais ce que je sais
00:55:27c'est que moi
00:55:27je défends
00:55:28Beck-Zehong
00:55:29le programme
00:55:29de la France insoumise
00:55:30et c'est ça
00:55:31qui pose problème
00:55:31c'est ça qui pose problème
00:55:33à la droite
00:55:33je comprends
00:55:34c'est un projet
00:55:35qui est assez opposé
00:55:36à celui de la droite
00:55:38et il est vrai
00:55:39que si demain
00:55:40l'on arrivait au pouvoir
00:55:41on ferait les poches
00:55:42des plus riches
00:55:43de notre pays
00:55:44il y en a un certain nombre
00:55:45qui ne seront pas
00:55:46c'est allé son local
00:55:47à gauche
00:55:48mais ça ne vous pose aucun problème
00:55:49on donnerait des moyens
00:55:50à la police municipale
00:55:52et à la police de proximité
00:55:53et je pense que c'est utile
00:55:54quand on regarde
00:55:54Manon Brice
00:55:55ce qui s'est passé aujourd'hui
00:55:56à Toulouse
00:55:56ou en quelques heures
00:55:57il y a eu un accord
00:55:58entre socialistes et insoumis
00:55:59il y a certains socialistes
00:56:00qui le refusent
00:56:01et qui le disent
00:56:01et qui l'écrivent
00:56:02ce qui pose problème pour eux
00:56:04ce n'est pas le programme
00:56:05je vais lire les mots
00:56:06de Mark Stuhlman
00:56:07ce soir
00:56:08qui était sur la liste
00:56:09des socialistes
00:56:09et qui dit
00:56:10moi cette alliance
00:56:11avec les insoumis
00:56:12je la refuse
00:56:12il dit je refuse cette compromission
00:56:14je refuse les ambiguïtés
00:56:15sur l'antisémitisme
00:56:16quand on s'appelle Stuhlman
00:56:18on sait ce que signifient
00:56:19les prononciations ironiques
00:56:19des noms de famille
00:56:20on sait d'où elles viennent
00:56:21on sait où elles mènent
00:56:22en tant que Toulousain
00:56:23je refuse cette compromission
00:56:25aux côtés de membres
00:56:26d'un mouvement
00:56:27dont le chef allait s'entendre
00:56:28que les attentats de mars 2012
00:56:29c'était Mera
00:56:30relevé d'un complot
00:56:31que le terroriste
00:56:32n'était qu'un petit personnage
00:56:33sorti du chapeau
00:56:33ça c'était les mots
00:56:34de Jean-Luc Mélenchon
00:56:35voilà ce qui pose problème
00:56:36à un certain nombre
00:56:37de socialistes ce soir
00:56:38écoutez je suis pas là
00:56:40pour commenter
00:56:40celles et ceux
00:56:42qui sans doute
00:56:43étaient mécontents
00:56:44de leur place finale
00:56:45sur la liste
00:56:45ce qui m'intéresse
00:56:46c'est d'avoir une boussole
00:56:47et en politique
00:56:48une boussole
00:56:49qui indique le nord
00:56:50et qui indique
00:56:51le gauche et la droite
00:56:52la gauche et la droite
00:56:53c'est assez important
00:56:54et en l'espèce
00:56:55monsieur Moudin
00:56:56qui est le maire
00:56:57sortant de Toulouse
00:56:58est un maire
00:56:59qui refuse de faire
00:57:00l'encadrement des loyers
00:57:02est un maire
00:57:03qui s'affiche fièrement
00:57:04avec des représentants
00:57:05du syndicat étudiant
00:57:06de l'Uni
00:57:07qui ont fait des saluts nazis
00:57:09je peux vous faire
00:57:09une liste assez longue
00:57:10qui a fait aussi
00:57:11des SMS
00:57:12à des représentants
00:57:14de Reconquête
00:57:14c'est vos confrères
00:57:15de La Dépêche
00:57:16le journal régional
00:57:17qui révèle cela
00:57:18et est un maire
00:57:20de droite
00:57:20qui se droitise
00:57:21de plus en plus
00:57:22et face à la droite
00:57:24et bien s'il peut y avoir
00:57:25une gauche aujourd'hui
00:57:26qui l'emporte
00:57:27Toulouse
00:57:27il y a une forme
00:57:28d'anomalie démocratique
00:57:29puisque à Toulouse
00:57:30dans tous les scrutins nationaux
00:57:31la gauche est en tête
00:57:32et bien cette fois-ci
00:57:33la gauche peut l'emporter
00:57:34avec François Pickman
00:57:35et moi je veux inviter
00:57:36tous les Toulousaines
00:57:37tous les Toulousains
00:57:38à ceux qui se disent
00:57:39que oui on peut encadrer
00:57:40les loyers
00:57:41alors que les loyers explosent
00:57:42oui on peut rendre
00:57:43les transports
00:57:44davantage financièrement
00:57:45accessibles
00:57:46oui on peut avoir
00:57:46des cantines bio et gratuites
00:57:48tout ça c'est du concret
00:57:49pour les Toulousains
00:57:49et donc moi je les invite
00:57:51à faire le choix
00:57:52qui est celui
00:57:53il faut qu'on aille
00:57:54sur le terrain
00:57:55pardon pour nos reporters
00:57:56et ensuite je vous promets
00:57:57qu'on reprend la conversation
00:57:58mais d'abord il faut qu'on aille
00:57:59voir Benoît Ruiz
00:58:00du côté de Nice
00:58:00il faut qu'on fasse
00:58:01le tour de France
00:58:02ce soir évidemment
00:58:03Benoît à Nice
00:58:04donc on l'a dit
00:58:05alors il y aura ce duel
00:58:08entre Christian Estrosi
00:58:09et Eric Ciotti
00:58:10qui est arrivé en tête
00:58:11mais ce sera plus
00:58:12qu'un duel
00:58:12même puisque la candidate
00:58:14de gauche
00:58:15hors insoumis
00:58:16la candidate de gauche
00:58:17a dit moi
00:58:17je me maintiens
00:58:18il n'y aura pas
00:58:19de fonds républicains
00:58:19contre Eric Ciotti
00:58:24Exactement
00:58:25malgré ces 12%
00:58:27Juliette Chesnel-Leroux
00:58:28à la tête
00:58:29de la liste
00:58:30d'union de la gauche
00:58:31les écologistes
00:58:32le PS et le PC
00:58:33et bien
00:58:33elle va se maintenir
00:58:35elle l'a annoncé
00:58:37cet après-midi
00:58:38à 14h
00:58:39elle a déposé
00:58:40sa liste
00:58:40à la préfecture
00:58:41donc forcément
00:58:41il y aura une triangulaire
00:58:43et ce n'est pas bon signe
00:58:44pour le maire sortant
00:58:46car les scores
00:58:47vous les avez
00:58:4743% pour Eric Ciotti
00:58:4930% pour Christian Estrosi
00:58:51et 12% pour Juliette Chesnel-Leroux
00:58:53Juliette Chesnel-Leroux
00:58:55qui a tiré à boulet rouge
00:58:56sur Christian Estrosi
00:58:57en gros
00:58:58je vais vous la faire courte
00:58:59c'est bonnet blanc
00:59:00et blanc bonnet
00:59:00les deux
00:59:01donc elle refuse
00:59:02de se désister
00:59:03au profit
00:59:04du maire sortant
00:59:05et pourtant
00:59:06Christian Estrosi
00:59:07a fait des appels
00:59:08du pied à la gauche
00:59:09depuis maintenant
00:59:09une bonne semaine
00:59:11mais ça n'a pas fonctionné
00:59:12il faut dire que
00:59:12les relations entre la gauche
00:59:14et Christian Estrosi
00:59:15notamment lors des conseils
00:59:16municipaux
00:59:17depuis toutes ces années
00:59:18ils étaient
00:59:19explosifs
00:59:20volcaniques
00:59:21on peut utiliser
00:59:21tous les termes
00:59:22mais en tout cas
00:59:23les relations n'étaient pas bonnes
00:59:24et bien voilà
00:59:25le résultat
00:59:26la liste de gauche
00:59:27va se maintenir
00:59:28et donc
00:59:29il est en balottage
00:59:30très défavorable
00:59:31le maire sortant
00:59:33à l'aube
00:59:34de ce deuxième tour
00:59:35on va avoir
00:59:36une fin de campagne
00:59:37très agitée
00:59:38mais voilà
00:59:39c'est l'info du jour
00:59:40il y aura
00:59:41une triangulaire
00:59:42à Nice
00:59:42avec un Eric Ciotti
00:59:43dans ses petits souliers
00:59:44qui continue
00:59:45tranquillement
00:59:46sa campagne
00:59:47il était aujourd'hui
00:59:48dans une école
00:59:49visiblement
00:59:50il n'y aura pas
00:59:50de grand meeting
00:59:51cette semaine
00:59:52pour Eric Ciotti
00:59:53qui est largement
00:59:54en tête
00:59:55et derrière
00:59:55il va falloir combler
00:59:57ce retard
00:59:57on rappelle juste
00:59:58qu'il y a eu 53%
01:00:00de participation
01:00:01seulement à Nice
01:00:02au premier tour
01:00:02donc le maire sortant
01:00:04espère qu'il y aura
01:00:05un rebond
01:00:06un regain
01:00:06de participation
01:00:07pour combler
01:00:08son retard dimanche prochain
01:00:09Benoît Ruse
01:00:10avec Olivier Gouy
01:00:11du côté de Nice
01:00:13donc on reste
01:00:13dans le sud-est
01:00:14Marseille
01:00:15Alexis Plouyette
01:00:15là aucun accord
01:00:17tout le monde se maintient
01:00:18ce sera une quadrangulaire
01:00:20dimanche prochain
01:00:23oui absolument
01:00:24avec le maire sortant
01:00:25Benoît Payan
01:00:26qui est arrivé en tête
01:00:26hier
01:00:27et qui a déposé
01:00:27sa liste
01:00:29tout à l'heure
01:00:29en préfecture
01:00:30il a dit que
01:00:32Sébastien Delogu
01:00:33le candidat LFI
01:00:33s'était trompé
01:00:35d'adversaire
01:00:36voilà ce qu'a dit
01:00:37Benoît Payan
01:00:38faisant allusion
01:00:38aux multiples attaques
01:00:40du candidat LFI
01:00:41pendant la campagne
01:00:43et donc il a fermé
01:00:43la porte
01:00:44à tout accord
01:00:45avec LFI
01:00:46réaction du candidat
01:00:47Sébastien Delogu
01:00:48c'est irresponsable
01:00:49et cela pourrait donner
01:00:50les clés de la mairie
01:00:51au RN
01:00:52ni compromission
01:00:54ni tombouille
01:00:55face au RN
01:00:55voilà la réponse
01:00:56de Benoît Payan
01:00:57et à droite
01:00:57et bien là aussi
01:00:58ça a bougé
01:00:58puisque Martine Vassal
01:01:00la candidate
01:01:00de la droite
01:01:02et du centre
01:01:02qui est arrivée
01:01:02troisième
01:01:03avec seulement
01:01:0312% des voix
01:01:05et bien
01:01:05elle a annoncé
01:01:06qu'elle se maintiendrait
01:01:07je serai présente
01:01:08nos courants
01:01:08doivent continuer
01:01:09à être représentés
01:01:11elles rejettent donc
01:01:12la main tendue
01:01:13ce matin
01:01:13par le candidat
01:01:14du Rassemblement National
01:01:15arrivé deuxième
01:01:17Franck Alizio
01:01:18qui avait fait
01:01:18un appel du pied
01:01:19donc à Martine Vassal
01:01:20et à ses électeurs
01:01:22puisque c'est finalement
01:01:23la seule véritable
01:01:24réserve de voix
01:01:25à droite
01:01:26pour le candidat
01:01:27RN
01:01:27donc voilà
01:01:28on se dirige
01:01:29vers une quadrangulaire
01:01:30il y a encore
01:01:31un petit peu
01:01:31de suspense
01:01:32avec la liste
01:01:33LFI
01:01:33on verra
01:01:33ce que fait demain
01:01:34Sébastien Delogu
01:01:35puisqu'il demande
01:01:36à Benoît Payan
01:01:36de retirer sa liste
01:01:38et d'en présenter
01:01:38une nouvelle
01:01:39une liste d'union
01:01:40de la gauche
01:01:40les candidats
01:01:41en tout cas
01:01:41Sébastien Delogu
01:01:42a jusqu'à demain
01:01:4318h
01:01:44pour prendre sa décision
01:01:45Alexis Puyette
01:01:46avec Anne Boisiz
01:01:46en direct de Marseille
01:01:48d'abord Martin Garagnon
01:01:49logique que Martine Vassal
01:01:50ne se retire pas
01:01:51je veux dire
01:01:52malgré
01:01:52si je me mette
01:01:53votre point de vue
01:01:53malgré le risque
01:01:54RN
01:01:54moi ce que je note
01:01:56c'est que vous avez
01:01:56parlé de Nice
01:01:57juste avant de Marseille
01:01:58c'est qu'à Nice
01:01:59vous avez un candidat
01:01:59de l'extrême droite
01:02:00qui fait plus de 40%
01:02:01et la gauche
01:02:02décide de se maintenir
01:02:03alors qu'à Paris
01:02:04la candidate
01:02:04la France insoumise
01:02:05appelle justement
01:02:06à une union de la gauche
01:02:07pour faire un barrage
01:02:08un barrage antifasciste
01:02:09bon
01:02:10comprenne qui pourra
01:02:11on est quand même
01:02:11dans une géométrie
01:02:13très variable
01:02:14puisque à Nice
01:02:15il y a un réel danger
01:02:15que l'extrême droite
01:02:16prenne la ville
01:02:17la gauche décide
01:02:18de se maintenir
01:02:18dans d'autres cas de figure
01:02:20la gauche
01:02:21crie au barrage antifasciste
01:02:23alors qu'à Paris
01:02:23la candidate d'extrême droite
01:02:25fait 10%
01:02:25donc chacun pourra mesurer
01:02:27l'ampleur du danger réel
01:02:28quand on a parlé
01:02:29de Saracnafo
01:02:30exactement
01:02:30qui fait 10%
01:02:31donc chacun mesurera
01:02:32l'ampleur réelle
01:02:33du risque
01:02:34de ce que certains
01:02:35qualifient de fasciste
01:02:36après chacun est libre
01:02:36de son interprétation
01:02:37mais à Marseille
01:02:39moi ce que je note aussi
01:02:40c'est que la campagne
01:02:41était d'une grande violence
01:02:42que ce soit d'ailleurs
01:02:42les candidats de gauche
01:02:44entre eux
01:02:44à Paris
01:02:45à Marseille
01:02:45que les candidats
01:02:47qui sont plutôt à droite
01:02:48mais le maintien
01:02:49de Martine Vassal
01:02:51il est parfaitement logique
01:02:52auprès de qui
01:02:53voulez-vous
01:02:54qu'elle se rallie
01:02:54Martine Vassal
01:02:56incarne
01:02:57un courant
01:02:58à Marseille
01:02:59qui est nécessaire
01:03:00on a vu
01:03:01pendant sa campagne
01:03:02que malheureusement
01:03:03lorsque vous reprenez
01:03:04quelques oripeaux
01:03:04de l'extrême droite
01:03:05vous le payez cash
01:03:06et son score
01:03:07je pense
01:03:07explique aussi
01:03:08une partie
01:03:08elle avait repris
01:03:09pendant le débat
01:03:10sur BFM TV
01:03:11le slogan
01:03:12travail famille
01:03:13moi je viens
01:03:13d'une famille politique
01:03:14où on a toujours été clair
01:03:15sur le refus
01:03:16de toute alliance
01:03:17avec l'extrême gauche
01:03:17comme avec l'extrême droite
01:03:18lorsque vous reprenez
01:03:20des slogans
01:03:21qui sont identifiés
01:03:22à l'extrême droite
01:03:23forcément
01:03:24vous perdez votre électorat
01:03:26parce que c'est pas
01:03:26notre ligne
01:03:27donc là-dessus
01:03:29moi son maintien
01:03:30je le comprends
01:03:31je l'encourage
01:03:31mais néanmoins
01:03:33il faut être clair
01:03:34aussi dans sa campagne
01:03:35mais à Paris
01:03:36heureusement
01:03:37le rapprochement
01:03:37il s'est fait
01:03:38entre les listes
01:03:39de Rachid Adati
01:03:40et de Pierre-Yves Bournazel
01:03:41moi ça fait 6 mois
01:03:42que je le demande
01:03:43et que je l'appelle
01:03:43on est nombreux
01:03:44à Renaissance
01:03:44à l'avoir demandé
01:03:45ça m'a d'ailleurs
01:03:47coûté quelques plumes
01:03:48mais heureusement
01:03:49que ça se fait
01:03:50parce qu'à Paris
01:03:51il y a une véritable
01:03:52aspiration au changement
01:03:53et ce changement
01:03:54c'est Rachid Adati
01:03:55qui l'incarne
01:03:55depuis le début
01:03:56et si la fusion
01:03:58qui a aujourd'hui
01:03:58été actée
01:03:59avait eu lieu
01:03:59depuis 6 mois
01:04:01la dynamique
01:04:01de Rachid Adati
01:04:02aurait été plutôt
01:04:03elle serait au-dessus
01:04:04on va reprendre
01:04:04les choses
01:04:05je m'arrête sur Marseille
01:04:06parce qu'on voit
01:04:06les résultats
01:04:07ici à Marseille
01:04:08que va faire
01:04:09que doit faire
01:04:10que devrait faire
01:04:11Sébastien Delogu
01:04:11selon vous
01:04:12Manon Ombry
01:04:13pour l'instant
01:04:14il est qualifié
01:04:15pour le second tour
01:04:16est-ce qu'il va maintenir
01:04:17sa candidature
01:04:18est-ce qu'il doit
01:04:19maintenir sa candidature
01:04:20coûte que coûte
01:04:21je vous dis
01:04:21ce qu'il devrait faire
01:04:22à mon sens
01:04:23c'est une liste
01:04:25de rassemblement
01:04:25avec Benoît Payan
01:04:28Benoît Payan
01:04:28n'en veut pas
01:04:28je vous dis
01:04:30ce qui à mon sens
01:04:30est le plus efficace
01:04:31si vous voulez l'emporter
01:04:32et Benoît Payan
01:04:33a déjà déposé sa liste
01:05:02parce que
01:05:04en quoi je pense
01:05:05que c'est irresponsable
01:05:06c'est pas seulement
01:05:06irresponsable
01:05:07en fait c'est lâche
01:05:08et égoïste
01:05:08parce que si demain
01:05:09l'extrême droite
01:05:10l'emporte à Marseille
01:05:12c'est la vie
01:05:13des Marseillaises
01:05:13et des Marseillais
01:05:14qui va changer
01:05:14dans toutes les villes
01:05:15où l'extrême droite
01:05:16a gagné les élections
01:05:17c'est des centres sociaux
01:05:19qui ferment
01:05:19des financements d'associations
01:05:20qui sont coupés
01:05:21des crèches
01:05:22qui sont privatisés
01:05:23c'était le cas
01:05:24à Perpignan
01:05:24à Fréjus
01:05:25sans parler de la gestion
01:05:26affériste
01:05:27dans toutes ces villes
01:05:28donc c'est parce que
01:05:29la vie des gens compte
01:05:30qu'il faut qu'on se donne
01:05:31les moyens
01:05:32il faut écouter
01:05:33et on va l'entendre tout de suite
01:05:33écoutez ce que dit
01:05:34le maire sortant
01:05:35Benoît Payan
01:05:35qui refuse lui l'alliance
01:05:36avec les insoumis
01:05:37qui dit moi j'y vais seul
01:05:38les listes sont déposées
01:05:39j'irai seul
01:05:40dimanche prochain
01:05:41écoutez ce qu'il vous dit
01:05:42et vous y répondez
01:05:43juste après
01:05:45moi je ne parle pas
01:05:47aux appareils politiques
01:05:48je l'ai déjà dit
01:05:49je ne fais aucune tambouille
01:05:51il ne peut pas y avoir
01:05:52de magouille
01:05:52vous savez le combat
01:05:53contre le rassemblement national
01:05:55ça ne se monnait pas
01:05:57il m'est arrivé dans ma vie
01:05:59d'être
01:06:00dans cette situation
01:06:03à trois reprises
01:06:04je me suis désisté
01:06:06vous voyez autour de vous
01:06:07des femmes et des hommes
01:06:07qui se sont désistés
01:06:09quand le rassemblement national
01:06:10était dans cette situation
01:06:12chacun doit prendre
01:06:13ses responsabilités
01:06:14c'est pas monsieur Delogu
01:06:16qui m'intéresse
01:06:16ce sont les marseillaises
01:06:17et les marseillais
01:06:18pourquoi ne pas vous désister ?
01:06:20mais précisément
01:06:21si c'est l'intérêt
01:06:22des marseillaises
01:06:23et des marseillais
01:06:24qui l'intéressent
01:06:24qu'est-ce qui l'attend
01:06:25pour tendre la main ?
01:06:26franchement
01:06:27au bout d'un moment
01:06:27j'ai envie de dire
01:06:28désolé pour le verbatim
01:06:30à cette heure-ci
01:06:30mais aussi parce qu'on n'a pas
01:06:32beaucoup dormi
01:06:32la nuit dernière
01:06:33au bout d'un moment
01:06:34stop arrête les conneries
01:06:35lui il dit la main
01:06:36que Sébastien Delogu
01:06:37me tend
01:06:38c'est le point
01:06:38avec lequel politiquement
01:06:39il m'a cogné
01:06:40pendant des semaines
01:06:40il a fait son geste
01:06:41donc on efface tout
01:06:43et c'est parti
01:06:44pour le second tour
01:06:45la question c'est
01:06:46même pas Sébastien Delogu
01:06:47ou pas Sébastien Delogu
01:06:49la question c'est
01:06:49mais respecter
01:06:50les électrices
01:06:51et les électeurs
01:06:52Benoît Payan dit
01:06:53c'est une question
01:06:54de valeur
01:06:54mais justement
01:06:55c'est une question
01:06:56de valeur fondamentale
01:06:57moi je ferai toujours
01:06:58la différence entre
01:06:59la gauche et la droite
01:07:00et a fortiori
01:07:00entre la gauche
01:07:01et l'extrême droite
01:07:02je peux vous citer
01:07:03un nombre de villes
01:07:04incalculables
01:07:04où malgré les nuances
01:07:05et désaccords
01:07:06nous avons rangé
01:07:08les rancunes à la rivière
01:07:08pour précisément
01:07:09se donner les moyens
01:07:10de gagner contre la droite
01:07:12mais est-ce que c'est pas
01:07:12plus facile quand on est
01:07:12ceux qui ont cogné
01:07:13politiquement les adversaires
01:07:15de dire après
01:07:15non mais on fait la paix
01:07:16on se met d'accord
01:07:17et on fait l'isle commune
01:07:18non c'est pas vrai
01:07:18partout où on est arrivé
01:07:19en tête
01:07:19nous nous avons tendu la main
01:07:20j'observe que partout
01:07:21où le parti socialiste
01:07:22est arrivé en tête
01:07:23c'est pas toujours aussi facile
01:07:24et ensuite
01:07:25si vous êtes pas convaincu
01:07:26par les arguments de fond
01:07:27il y a un argument
01:07:29pratico-pratique
01:07:30faisons le scénario
01:07:31de Sébastien Dologu
01:07:33qui se retire
01:07:34les électrices
01:07:35et les électeurs
01:07:35qui ont voté insoumis
01:07:36au premier tour
01:07:37alors qu'il y avait
01:07:37Benoît Payan
01:07:38ils vont se dire
01:07:39où est-ce que je suis
01:07:40où est-ce que je suis représenté
01:07:41et à fortiori
01:07:43il y a des chances
01:07:43qu'un certain nombre
01:07:44d'entre eux
01:07:45ne se déplacent pas
01:07:45en revanche
01:07:46s'il y a une fusion
01:07:48entre les deux
01:07:48les électeurs insoumis
01:07:49vont se dire
01:07:50on nous respecte
01:07:51on nous écoute
01:07:52on nous tend la main
01:07:53et oui alors
01:07:54il y a plus de chances
01:07:54qu'ils se déplacent
01:07:55tous et en nombre
01:07:57parce que si on veut
01:07:58l'emporter la semaine prochaine
01:07:59ce dimanche pardon
01:08:00le temps va vite
01:08:01il faudra se donner
01:08:02tous les moyens
01:08:03et c'est pour ça
01:08:03que je vous dis
01:08:03que c'est lâche
01:08:04et irresponsable
01:08:05parce que ça veut dire
01:08:06que Benoît Payan
01:08:07prend le risque
01:08:08de laisser la vie
01:08:09à l'extrême droite
01:08:10et moi je me refuse
01:08:11à ça
01:08:12et je sais qu'on peut
01:08:14encore convaincre
01:08:14Yves Tréard
01:08:15Benoît Aubry
01:08:15revenons à la question
01:08:17de départ
01:08:18en fait
01:08:18est-ce qu'il n'y a pas
01:08:19une partie de la gauche
01:08:21qui se détourne
01:08:23de vos candidats
01:08:24de votre discours
01:08:27parce que vous êtes
01:08:28dans la radicalité
01:08:29la plus totale
01:08:29et qu'ils ne voient
01:08:31que ça
01:08:31et qu'ils n'entendent
01:08:32que ça
01:08:32et non pas
01:08:33des questions
01:08:35de politique locale
01:08:36ou de choix économiques
01:08:38qui pourraient être
01:08:39qui vous sont propres
01:08:41mais le discours
01:08:42qui est un discours
01:08:43d'outrance
01:08:44qui est un discours
01:08:45qui dépasse
01:08:46pour beaucoup
01:08:47de gens de gauche
01:08:48qui dépasse la raison
01:08:50et bien c'est un discours
01:08:51repoussoir
01:08:52et qui vous marginalise
01:08:55d'une certaine façon
01:08:56Monsieur Tréard
01:08:56je rigole un peu
01:08:58parce que je pense
01:08:59qu'il vaut mieux
01:08:59le prendre à la rigolade
01:09:00depuis des semaines
01:09:01vous avez dit
01:09:02à longueur d'antenne
01:09:03vous et d'autres
01:09:04que nous étions
01:09:05dans l'outrance
01:09:06que nous étions
01:09:07violents
01:09:08que c'est votre avis
01:09:11je pense que le journalisme
01:09:12doit s'en tenir à des faits
01:09:13mais toujours est-il
01:09:14que vous avez répété cela
01:09:16à l'envie
01:09:17depuis un certain nombre
01:09:17de semaines
01:09:18annonçant une défaite
01:09:20catastrophique pour la France
01:09:21je n'ai jamais dit ça
01:09:21aux élections
01:09:22je n'ai jamais dit ça
01:09:23si nous étions
01:09:24tant que ça
01:09:25dans l'outrance
01:09:26et la violence
01:09:26pensez-vous sérieusement
01:09:27que des citoyens
01:09:30des électeurs
01:09:31nous auraient porté
01:09:33en tête
01:09:33dans toutes les villes
01:09:35où c'est le cas
01:09:35ou en capacité
01:09:36de l'emporter
01:09:37est-ce que vous pensez
01:09:37qu'on l'aurait emporté
01:09:38à Saint-Denis
01:09:39est-ce que vous pensez
01:09:40que nous serions en capacité
01:09:41de l'emporter
01:09:41à Limoges
01:09:42à Roubaix
01:09:43à Toulouse
01:09:43après des alliances
01:09:45après des alliances
01:09:46non mais à Roubaix
01:09:47ne tordez pas la réalité
01:09:48à Roubaix
01:09:49on fait 46%
01:09:50en premier tour
01:09:51à Roubaix
01:09:51à Saint-Denis
01:09:52mais il n'y a pas
01:09:52les autres villes
01:09:53je suis désolée
01:09:53on parle de grandes villes
01:09:54et soyez honnêtes
01:09:55depuis hier soir
01:09:58le commentaire politique
01:09:59a été la bonne surprise
01:10:01de la France insoumise
01:10:02donc vous ne pouvez pas dire
01:10:02d'un côté
01:10:03qu'il y a une bonne surprise
01:10:04de la France insoumise
01:10:05dans ses résultats
01:10:06et de l'autre
01:10:06continuer à insulter
01:10:08nos électeurs
01:10:08parce que
01:10:09je vous le dis
01:10:09très calmement
01:10:11et très poliment
01:10:12au bout d'un moment
01:10:13ça suffit d'insulter
01:10:14nos électeurs
01:10:15ça suffit de leur dire
01:10:16du matin au soir
01:10:16que si vous votez insoumis
01:10:18vous seriez
01:10:19vous cautionneriez
01:10:20la violence
01:10:21l'antisémitisme
01:10:21et de les interpréter
01:10:24de les surinterpréter
01:10:26parce que
01:10:26c'est absolument pas
01:10:27ce que j'ai dit
01:10:27et vous déformez la réalité
01:10:29je veux bien
01:10:30que la ville de Roubaix
01:10:33et que la ville de Saint-Denis
01:10:34aujourd'hui
01:10:35sont
01:10:36qui marchent
01:10:38avec la France insoumise
01:10:40toutes les autres villes
01:10:41dont vous avez cité
01:10:42ce sont des villes
01:10:44Madame Aubry
01:10:45Madame Aubry
01:10:46ce sont des villes
01:10:47avec lesquelles
01:10:48pour lesquelles
01:10:49vous pouvez peut-être
01:10:50gagner ici ou là
01:10:51et elles sont rares
01:10:52en faisant une alliance
01:10:54on a dit par ailleurs
01:10:55que vous aviez
01:10:56effectivement fait
01:10:57des bons résultats
01:10:58compte tenu
01:10:58que vous étiez parti
01:10:59tout seul
01:11:00et que vous aviez réussi
01:11:02dans quelques villes
01:11:03à dépasser la barre
01:11:04des 10%
01:11:05mais c'est pas pour ça
01:11:06que c'est un succès
01:11:07phénoménal
01:11:08il faut aussi
01:11:10comme dirait M. Gage
01:11:11il faut boire frais
01:11:12et après je citerai
01:11:13l'édito de demain
01:11:14d'Yves Tréard
01:11:15vous allez adorer
01:11:15maintenant
01:11:16vous dites
01:11:16vous êtes parvenu
01:11:18à passer la barre
01:11:19des 10%
01:11:20dans quelques villes
01:11:21c'est quelques villes
01:11:22M. Tréard
01:11:23Lille
01:11:23Paris
01:11:24Toulouse
01:11:25Marseille
01:11:26Lyon
01:11:26Strasbourg
01:11:27Rennes
01:11:28Nantes
01:11:28Limoges
01:11:29je continue
01:11:30Brest
01:11:30Clermont-Ferrand
01:11:31c'est ce qu'on dit
01:11:32donc c'est pas
01:11:33quelques villes
01:11:34excusez-moi
01:11:34pour le reste
01:11:37M. Tréard
01:11:38vous dites
01:11:39vous avez dit
01:11:40c'était votre argument
01:11:41principal
01:11:41que nous étions
01:11:42dans l'outrance
01:11:43excusez-moi
01:11:44mais je me permets
01:11:44de réagir vivement
01:11:46je trouve que
01:11:47en disant cela
01:11:47vous insultez
01:11:48nos électrices
01:11:49et nos électeurs
01:11:50vous pouvez être
01:11:50en désaccord avec nous
01:11:51mais ne les insultez pas
01:11:52et moi j'estime
01:11:53que ce soir
01:11:54je suis la dépositaire
01:11:56je ne dis pas
01:11:56que vous êtes dans l'outrance
01:11:57j'ai des désaccords
01:11:58politiques avec vous
01:11:59vous êtes un éditorialiste
01:12:00du Figaro
01:12:01qui protégeait
01:12:03les intérêts
01:12:03d'un certain nombre
01:12:04de très riches
01:12:04dans notre pays
01:12:05nous aurons un désaccord
01:12:07sur la nécessité
01:12:08de taxer les plus riches
01:12:09mais nous avons
01:12:10ce débat politique
01:12:11c'est pas la première fois
01:12:11d'ailleurs
01:12:12que nous avons l'occasion
01:12:13d'avoir ce débat
01:12:14qui est toujours
01:12:15courtois et respectueux
01:12:16mais en ce qui me concerne
01:12:17j'estime que
01:12:18quand vous dites
01:12:20à longueur de plateau
01:12:20que nous serions
01:12:21des violents ou autres
01:12:22la réponse vous l'avez eue
01:12:23dans les urnes
01:12:24et cette réponse là
01:12:25vous savez
01:12:26il y a des millions de gens
01:12:27qui nous disent
01:12:31juste
01:12:31vous avez tenu bon
01:12:32et merci de tenir bon
01:12:33et moi je vais m'adresser
01:12:34je regarde la caméra
01:12:35je vais m'adresser à vous
01:12:36et je vais vous dire
01:12:36on ne cèdera pas
01:12:38à toutes les provocations
01:12:39on va tenir bon
01:12:39pour défendre ce projet
01:12:40ce programme
01:12:41parce que oui
01:12:42on va construire autre chose
01:12:43et c'est les élections municipales
01:12:45Geoffroy Didier
01:12:45ensuite je lis
01:12:46je ne conteste pas
01:12:49le fait que vous avez fait
01:12:50dans certaines villes
01:12:51de bon score
01:12:52je ne le conteste pas
01:12:54mais je m'en inquiète
01:12:55parce que
01:12:56ce que je crains
01:12:57c'est de constater
01:12:59qu'effectivement
01:13:00il y a de plus en plus
01:13:00de français
01:13:01qui sont peut-être
01:13:03instrumentalisés
01:13:03ou en tout cas
01:13:04sensibles
01:13:05n'insultez pas les citoyens
01:13:06ils peuvent penser par eux-mêmes
01:13:07vous savez
01:13:07en tout cas
01:13:08sensibles aux discours
01:13:09qui consistent à dire
01:13:10que la police tue
01:13:12qui consiste à ériger
01:13:14en héros
01:13:15des députés
01:13:15qui sont pourtant
01:13:16fichés S
01:13:17c'est ça mon problème
01:13:18c'est qu'il y a de plus en plus
01:13:19de français
01:13:19qui sont sensibles à ça
01:13:21et donc c'est pour ça
01:13:22que Maxime Switek
01:13:22il va falloir qu'il y ait
01:13:23un véritable combat politique
01:13:25des républicains
01:13:26de la droite
01:13:27comme de la gauche sociale
01:13:28démocrate
01:13:28contre la France insoumise
01:13:30parce qu'elle est en train
01:13:31de mettre la main
01:13:32sur certains français
01:13:33qui effectivement
01:13:34ont considéré
01:13:35aujourd'hui
01:13:36que les outrances
01:13:37et les violences
01:13:37peuvent être
01:13:38la norme en France
01:13:39mais arrêtez de penser
01:13:40que les gens
01:13:40ne peuvent pas penser
01:13:41par eux-mêmes
01:13:42c'est grave
01:13:42c'est grave ce que vous dites
01:13:44il y a deux mouvements
01:13:46qui émergent
01:13:47en tous les cas
01:13:48c'est la France insoumise
01:13:50effectivement
01:13:51qui pour la première fois
01:13:52dans des élections municipales
01:13:54où elle était
01:13:54peu présente
01:13:55jusqu'à présent
01:13:56et bien
01:13:56arrive à faire
01:13:57des bons scores
01:13:59on va dire
01:13:59et le Rassemblement National
01:14:01qui
01:14:02l'autre extrême
01:14:03et bien
01:14:04qui aussi
01:14:05fait une percée
01:14:05alors maintenant
01:14:06elle est à la fois
01:14:09du parti socialiste
01:14:10et chez les républicains
01:14:12qu'est-ce que vous faites
01:14:13voire dans le bloc central
01:14:14qu'est-ce que vous faites
01:14:15pour essayer
01:14:16d'exister
01:14:17vous voulez pas que je lise
01:14:19attendez
01:14:19je livre très hard
01:14:22le résultat du premier tour
01:14:23des élections municipales
01:14:24c'est votre édito de demain
01:14:25dans le Figaro
01:14:26le résultat du premier tour
01:14:27des élections municipales
01:14:28ne peut malheureusement
01:14:29qu'encourager
01:14:29le tribun du chaos
01:14:31et ses affidés
01:14:32à aller toujours plus loin
01:14:33dans la diabolisation
01:14:33et l'insupportable
01:14:34et ce n'est certainement pas
01:14:35le patron du PS
01:14:36qui pourra les arrêter
01:14:37sa promesse de ne pas passer
01:14:38un accord national avec eux
01:14:39en vue du deuxième tour
01:14:40paraît aussi hypocrite
01:14:42que dérisoire
01:14:42et je poursuis
01:14:43je poursuis
01:14:44parce que vous dites
01:14:45décidément
01:14:45on ne peut pas tout spoiler
01:14:45sinon on n'achète plus le Figaro
01:14:46décidément
01:14:47la gauche ne changera jamais
01:14:49quand elle rabit
01:14:50ses accords de la honte
01:14:51dites-vous Yves
01:14:52en front antifasciste
01:14:53indispensable
01:14:54pour battre des candidats
01:14:55bien inoffensifs
01:14:56de la société civile
01:14:57comme à Lyon
01:14:58ou à Vignon
01:14:59ce qui est vrai
01:14:59c'est ça qui est extraordinaire
01:15:01j'aurais pu continuer avec vous
01:15:02et c'est là où sont les outrances
01:15:04la droite est d'accord entre elles
01:15:05chère Manon Ombry
01:15:06chère Manon Ombry
01:15:07c'est là où sont les outrances
01:15:09et les outrances ne sont pas
01:15:10mais ce n'est pas vous
01:15:11le parti
01:15:12votre parti
01:15:13votre mouvement
01:15:14puisque ce n'est pas un parti
01:15:14je vous l'accorde
01:15:16c'est un mouvement
01:15:16un mouvement gazeux
01:15:17comme le dit son patron
01:15:19et bien
01:15:19ce qui est extraordinaire
01:15:20c'est vous arrivez
01:15:22à faire avaler la pilule
01:15:23à des gens
01:15:24qu'il faut faire
01:15:25un front antifasciste
01:15:26face à des candidats
01:15:28mais qui sont
01:15:29inoffensifs au possible
01:15:30ce n'est pas le Rassemblement National
01:15:32vous n'êtes pas concerné
01:15:33par leur politique
01:15:34ni à Lyon
01:15:34ni à Avignon
01:15:35quand vous n'accédez pas
01:15:36à un logement social
01:15:37quand vous n'avez pas
01:15:38les moyens de financer
01:15:38c'est du fascisme ça
01:15:39ça vous concerne monsieur
01:15:41quand vous êtes l'objet
01:15:43de discrimination
01:15:43ça vous concerne monsieur
01:15:45je comprends que vous
01:15:46ne soyez pas concerné
01:15:47mais parlait pas
01:15:47est-ce que monsieur Golas
01:15:47a la réputation
01:15:48d'être quelqu'un de discriminant
01:15:50et quand on est victime
01:15:51de discrimination
01:15:52il faut absolument
01:15:53voter les filles
01:15:54c'est ça que vous nous dites
01:15:54je pense que c'est la manière
01:15:55la plus efficace
01:15:56quand on veut un logement social
01:15:56il faut absolument voter les filles
01:15:57mais moi je suis président délégué
01:15:59de la région de France
01:16:00en finance du logement social
01:16:01vous savez que les maires
01:16:02républicains ne respectent pas
01:16:03dans la plupart des villes
01:16:04les objectifs SRU
01:16:06qui est un objectif
01:16:07de 25% de logements sociaux
01:16:08et parce que c'est pas facile
01:16:09parce que parfois
01:16:09il n'y a pas de foncier
01:16:10vous connaissez la réalité de terrain
01:16:11tous les candidats insoumis
01:16:13respecteront l'objectif
01:16:14de 25% de logements sociaux
01:16:16donc oui
01:16:16en plus de désarmer la police
01:16:17il y a une différence concrète
01:16:18dans la vie des gens
01:16:19et c'est pour ça que je vous disais
01:16:20tout à l'heure
01:16:20l'attitude qui consiste
01:16:21à refuser ce front
01:16:22est une attitude lâche
01:16:23et irresponsable
01:16:24parce que précisément
01:16:25vous n'êtes pas concerné
01:16:26par l'implication concrète
01:16:28de ces lois
01:16:28pour le reste
01:16:29Guillaume et Martha Garnion
01:16:30Guillaume Daré
01:16:31d'un mot et Martha Garnion
01:16:31quand vous avez la candidate
01:16:32à Marseille
01:16:33qui parle de travail
01:16:33il évoquait la poussée
01:16:35de LFI
01:16:35et du RN
01:16:37attention à ne pas nous tromper
01:16:38effectivement sur la lecture
01:16:39du scrutin
01:16:40parce qu'à l'issue
01:16:40de ce premier tour
01:16:41on met en avant
01:16:42ce qui est vrai
01:16:42une progression
01:16:43de la France insoumise
01:16:45dimanche prochain
01:16:46ce qui est possible
01:16:47on ne dit pas que c'est
01:16:47ce qui va se passer
01:16:48mais si jamais
01:16:49le rassemblement national
01:16:51remporte la ville
01:16:52de Marseille
01:16:53deuxième ville de France
01:16:54si jamais Eric Ciotti
01:16:55principal allié de Marine Le Pen
01:16:56remporte la ville de Nice
01:16:58cinquième ville de France
01:16:58si jamais
01:16:59même si ça semble compliqué
01:17:00lors Lavalette
01:17:01emporte Toulon
01:17:02dans le Var
01:17:03ce ne sera pas la même lecture
01:17:04c'est-à-dire que
01:17:05la lecture que l'on verra
01:17:07dominante dimanche prochain
01:17:08ce sera le succès
01:17:10du rassemblement national
01:17:11des villes emportées
01:17:12dès le premier tour
01:17:13des succès phénoménaux
01:17:14là où ils étaient déjà élus
01:17:15donc oui
01:17:16au soir du premier tour
01:17:17on voit la progression
01:17:17de la France insoumise
01:17:18mais attention
01:17:19à ne pas occulter
01:17:20l'implantation
01:17:21et la progression
01:17:22du rassemblement national
01:17:23Martin Garagnon
01:17:24un point quand même
01:17:24sur le discours de Manon Aubry
01:17:26dont on parle beaucoup ce soir
01:17:27parce qu'effectivement
01:17:27la France insoumise
01:17:28fait un score inespéré
01:17:30et que je déplore évidemment
01:17:31mais l'offre politique
01:17:33de la France insoumise
01:17:34elle se structure avant tout
01:17:35sur la lutte contre le fascisme
01:17:37vous le rappelez d'ailleurs
01:17:38très régulièrement
01:17:39le constat c'est que
01:17:40vous voyez que
01:17:41dans une situation
01:17:42comme à Nice
01:17:43dont je parlais tout à l'heure
01:17:44ou à Marseille
01:17:45où le candidat
01:17:46de l'extrême droite
01:17:47c'est comme ça
01:17:47qu'il est étiqueté
01:17:48arrive très très proche
01:17:50du candidat
01:17:50de la gauche modérée
01:17:52la France insoumise
01:17:53appelle à un front antifasciste
01:17:55mais ne se désiste pas
01:17:56pour autant
01:17:57la politique
01:17:57il faut le rappeler
01:17:58c'est une question
01:17:58de principe avant tout
01:18:00c'est les principes
01:18:00lorsque vous considérez
01:18:02que votre ADN
01:18:03est de lutter
01:18:03contre ce que vous qualifiez
01:18:04de fascisme
01:18:05alors à la France insoumise
01:18:06c'est simple
01:18:07et fasciste
01:18:07ou d'extrême droite
01:18:08tout ce qui est à leur droite
01:18:09autant vous dire
01:18:10que ça donne un champ
01:18:10assez large
01:18:11mais lorsque vous considérez
01:18:12que vous avez identifié
01:18:13un danger
01:18:14votre principe
01:18:15votre engagement
01:18:15c'est de lutter
01:18:17contre ce danger
01:18:17donc de l'ogu
01:18:19à Marseille
01:18:19devrait sans condition
01:18:21si Payan refuse
01:18:22la main tendue
01:18:22ce qui est le cas
01:18:23il devrait se désister
01:18:24si c'est votre logique politique
01:18:25la France
01:18:26il va le faire
01:18:26Manon Brie à la fin
01:18:27la France insoumise
01:18:28considère que la politique
01:18:30doit être violente
01:18:30parce que la société
01:18:32est violente
01:18:33c'est leur lecture
01:18:34de la politique
01:18:35et donc ils importent
01:18:36on le voit
01:18:36depuis quelques années
01:18:37ils importent en politique
01:18:39la violence
01:18:39que eux
01:18:40ressentent dans la société
01:18:41plusieurs éléments
01:18:42de réponse
01:18:43d'abord sur la violence
01:18:45la violence dans la société
01:18:47la vraie violence
01:18:49c'est la violence sociale
01:18:50c'est la violence sociale
01:18:52de nouveau
01:18:53c'est une réaction privilégiée
01:18:54que vous avez
01:18:54la vraie violence sociale
01:18:55je suis désolé
01:18:57je suis désolé
01:18:58mais la violence
01:18:59s'il vous plaît
01:19:00s'il vous plaît
01:19:01attendez
01:19:01s'il vous plaît
01:19:04Manon Brie vous répond
01:19:08je vais être plus précise
01:19:11dans mon propos
01:19:12je pense que la première violence
01:19:14qui est subie dans notre pays
01:19:15c'est d'abord une violence sociale
01:19:16c'est ces familles
01:19:18qui ont de la peine
01:19:20à payer
01:19:21les sorties scolaires
01:19:22pour leurs enfants
01:19:23qui ont la peine
01:19:25à payer
01:19:25les petits plaisirs
01:19:27du dimanche
01:19:27qui ont la peine
01:19:28à payer
01:19:28l'abonnement au sport
01:19:30vous voyez
01:19:30c'est ça la galère
01:19:31et vous vous roulez
01:19:32avec un chauffeur
01:19:33à Bruxelles
01:19:34et vous solidarisez
01:19:36des galères
01:19:36vous foutez de mots
01:19:37vous êtes député
01:19:40vous êtes député européen
01:19:41vous roulez avec un chauffeur
01:19:42à Bruxelles
01:19:42et vous venez à Paris
01:19:43sur les plateaux de BFMTV
01:19:46donner des leçons de morale
01:19:47Monsieur Didier
01:19:47c'est intéressant
01:19:48parce que
01:19:48quand vous étiez député européen
01:19:51vous avez voté contre
01:19:53le fait de diviser
01:19:54par deux
01:19:54le salaire
01:19:55des députés européens
01:19:56donc les leçons
01:19:56on y passera
01:19:57ensuite j'en reviens
01:19:59divisez-le par deux
01:20:00donner la moitié
01:20:01aux associations
01:20:02est-ce que vous avez donné
01:20:03la moitié
01:20:04de votre indemnité parlementaire
01:20:05aux associations
01:20:06Monsieur Didier
01:20:07je reverse une grande partie
01:20:08de mon indemnité parlementaire
01:20:09on va faire du fact-trick
01:20:10il n'y a pas de souci
01:20:11vous pouvez vérifier
01:20:13quand à Nice
01:20:15je dirais un mot sur Nice
01:20:17parce que c'est bien
01:20:18quand on parle de Nice
01:20:19d'être précis
01:20:20et d'être informé
01:20:21sur la situation
01:20:22vous n'êtes pas sans savoir
01:20:23que la candidate
01:20:24qui est qualifiée
01:20:25au second tour
01:20:25est une candidate socialiste
01:20:26elle n'est pas
01:20:27de ma famille politique
01:20:28notre candidate
01:20:29a fait 9%
01:20:30on a proposé d'ailleurs
01:20:32à pouvoir donner
01:20:33de la force à gauche
01:20:34et sur Monsieur Estrosi
01:20:36et Monsieur Suetti
01:20:37vous savez comme moi
01:20:37qu'ils ont tous les deux
01:20:38un gros point commun
01:20:39c'est celui d'être
01:20:40poursuivis en justice
01:20:41pour un certain nombre
01:20:43de chefs d'accusation
01:20:44qui sont extrêmement
01:20:45qui sont extrêmement graves
01:20:47qui sont extrêmement graves
01:20:49entre autres
01:20:51pour des faits de corruption
01:20:53donc moi
01:20:53il y a un fait élémentaire
01:20:55qui est pour moi
01:20:55important en politique
01:20:56c'est vous voyez
01:20:57moi je fais de la politique
01:20:58tête haute
01:20:59et oui
01:21:00moi quand je me bats
01:21:02pour les gens
01:21:02qui galèrent
01:21:03je suis prête
01:21:03à diviser mon salaire
01:21:04et je suis prête
01:21:06moi-même
01:21:06à me battre pour eux
01:21:07quand du parti socialiste
01:21:10à l'extrême droite
01:21:11vous n'êtes pas prêt
01:21:12à faire de sacrifice
01:21:14il faut qu'on reparle
01:21:16ce soir de Lyon
01:21:17c'est un super portable
01:21:18de vous entendre
01:21:19de vous entendre
01:21:20venir protéger
01:21:21soi-disant le peuple
01:21:22alors qu'en réalité
01:21:23vous êtes un privilégié
01:21:24au Parlement européen
01:21:25autant que moi
01:21:25je gagnais 1800 euros
01:21:26par mois
01:21:27donc vous voyez
01:21:28vous les galères
01:21:31vous ne les connaissez pas
01:21:32et donc moi je suis là
01:21:33pour défendre
01:21:34rendez l'argent
01:21:34dans ce cas-là
01:21:34rendez l'argent
01:21:35puisque c'est votre
01:21:36discours
01:21:37rendez l'argent
01:21:37s'il vous plaît
01:21:38je prends l'idée
01:21:38s'il vous plaît
01:21:39quittez votre chauffeur
01:21:40à Bruxelles
01:21:41madame Aubry
01:21:41s'il vous plaît
01:21:43appliquez vos propres
01:21:43frères
01:21:43s'il vous plaît
01:21:44vous venez hésiter
01:21:45aux autres français
01:21:45c'est difficile de dire
01:21:46appliquez-le à vous-même
01:21:47vous étiez contre
01:21:48vous étiez contre
01:21:49divisé par deux
01:21:50votre salaire
01:21:50ça vous gêne
01:21:51c'est vous qui êtes gêné
01:21:52s'il vous plaît
01:21:53il faut qu'on reparle
01:21:53de Paris et de Lyon
01:21:55vous avez les infos
01:21:55sur Lyon
01:21:56il y a le sentiment
01:21:58notamment à droite
01:21:59après le score décevant
01:22:00de Jean-Michel Aulas
01:22:01j'ai échangé dans l'après-midi
01:22:03avec plusieurs responsables
01:22:04de droite lyonnais
01:22:05qui me parlent
01:22:06c'est leur terme
01:22:07d'un immense gâchis
01:22:07on sentit
01:22:08qu'effectivement
01:22:09Jean-Michel Aulas
01:22:10avait sinon un boulevard
01:22:11en tout cas
01:22:12une vraie possibilité
01:22:13d'emporter la mairie
01:22:15avec effectivement
01:22:15un soutien
01:22:16il arrive légèrement derrière
01:22:18le maire sortant
01:22:19Grégory Lusser
01:22:19absolument
01:22:20il était donné
01:22:22avec près de 10 points
01:22:22d'avance dans les sondages
01:22:23mais ces derniers jours
01:22:24déjà
01:22:25les personnes
01:22:26qui connaissent bien
01:22:27la ville de Lyon
01:22:28sentaient que le résultat
01:22:29allait être très différent
01:22:30des sondages
01:22:31et ça montre quoi ?
01:22:33ça montre qu'en réalité
01:22:34on l'avait déjà vu
01:22:35dans des précédentes élections
01:22:36avec d'autres personnalités
01:22:37c'est qu'on peut avoir
01:22:38une popularité
01:22:39on peut avoir une notoriété
01:22:41et bien ça ne se transforme
01:22:42pas toujours
01:22:43c'est le cas de Jean-Michel Aulas
01:22:44notamment ancien patron
01:22:45de l'OL
01:22:46le club de foot
01:22:47c'est pas la même chose
01:22:48et donc il y a le sentiment
01:22:49quand même ce soir
01:22:50avec les personnes
01:22:50avec lesquelles j'ai pu échanger
01:22:51ça s'annonce quand même
01:22:52très difficile
01:22:53on le disait
01:22:54la France Insoumise
01:22:55va faire un accord technique
01:22:57avec le maire sortant
01:22:59Grégory Doucet
01:23:00c'est pas perdu
01:23:01on sentait ce matin
01:23:02Marine Tondelier
01:23:03côté des écologistes
01:23:04qui était prudente
01:23:04en disant que du côté
01:23:05des écolos
01:23:05c'était pas gagné
01:23:07et si vous me permettez le terme
01:23:08ce qui m'a été dit ce soir
01:23:09c'est que c'est franchement
01:23:10mal barré
01:23:11il faut qu'on reparle de Paris
01:23:12ce soir aussi
01:23:13Emmanuel Grégoire
01:23:14pour le PS
01:23:14est arrivé en tête
01:23:15du premier tour
01:23:18lui refuse tout accord
01:23:20avec votre candidate
01:23:21Sophia Chikirou
01:23:22du côté des Insoumis
01:23:23qui a expliqué ce soir
01:23:24sur BFM TV
01:23:25qu'elle se maintenait
01:23:26elle sera candidate
01:23:27avec sa liste
01:23:28au second tour
01:23:29pour ce qui est de
01:23:30Rachida Dati
01:23:31et de Pierre-Yves Bournazel
01:23:32donc à droite et au centre
01:23:33ils ont annoncé ce soir
01:23:35un accord de fusion
01:23:36pour le deuxième tour
01:23:37voyez les explications
01:23:39ce soir de Pierre-Yves Bournazel
01:23:41nous avons décidé
01:23:42de fusionner
01:23:44nos listes
01:23:45pourquoi ?
01:23:46parce qu'une majorité
01:23:47de Parisiens
01:23:47attend le changement
01:23:49et l'alternance
01:23:49pour moi
01:23:50le chemin s'arrête
01:23:51le chemin s'arrête
01:23:52puisque les Parisiens
01:23:53n'ont pas souhaité
01:23:54que je sois le prochain maire de Paris
01:23:55je le respecte profondément
01:23:56ça fait 18 ans
01:23:57que je suis engagé
01:23:59mon devoir s'arrête là
01:24:00j'ai permis aux Parisiens
01:24:02qui veulent le changement
01:24:03de pouvoir réussir ce changement
01:24:04aux partis colistiers
01:24:05qui veulent le changement
01:24:06de pouvoir le réussir
01:24:08donc vous ne serez pas candidat
01:24:09sur cette liste de fusion
01:24:10je ne suis pas candidat
01:24:11parce que pour moi
01:24:11ça s'arrête là
01:24:12j'ai réalisé mon devoir
01:24:15ça s'arrête là
01:24:16je fais juste une petite parenthèse
01:24:18parce qu'il se trouve
01:24:18que Pierre-Yves Bournazel
01:24:20était conseiller de Paris
01:24:21dans mon arrondissement
01:24:23dans le 18ème arrondissement
01:24:24donc ça fait des années
01:24:25et des années
01:24:25que je le vois
01:24:26tracté sur les marchés
01:24:28etc
01:24:28il le dit
01:24:2918 ans
01:24:2918 ans ça s'arrête là
01:24:31c'est un modèle d'abnégation
01:24:32et d'engagement politique
01:24:33parce que
01:24:34même s'il n'est pas très connu
01:24:35nationalement
01:24:36sur le pavé parisien
01:24:38je peux vous dire qu'il en a fait
01:24:39des campagnes
01:24:40il en connaît
01:24:40petite parenthèse
01:24:41parce que c'est ça aussi
01:24:42qui se joue dans ces moments-là
01:24:43d'engagement politique
01:24:45et on ne peut pas balayer tout ça
01:24:46quels que soient les partis
01:24:47etc
01:24:48il a beaucoup réfléchi
01:24:49il a écrit sur la ville de Paris
01:24:51enfin bon
01:24:51il a mouillé la chemise
01:24:53comme on dit
01:24:55pour Paris
01:24:56bon bah
01:24:56je crois que là
01:24:57il est amer
01:24:58parce qu'il fait un score
01:25:00qui est très en deçà
01:25:01de ce qu'il pensait
01:25:03d'une première chose
01:25:04et puis deuxième chose
01:25:05je crois qu'aussi
01:25:06on lui a tordu le bras
01:25:07ce qui est fort probable
01:25:10au pouvoir exécutif
01:25:12Edouard Philippe aussi
01:25:13qui lui a absolument demandé
01:25:14de faire cause commune
01:25:17avec Rachida Dati
01:25:18parce qu'Edouard Philippe
01:25:18dans cette histoire
01:25:19et bien
01:25:20était concerné
01:25:21au premier chef
01:25:22c'est-à-dire que
01:25:22Edouard Philippe
01:25:23comme monsieur Bournazel
01:25:25est du parti
01:25:25de monsieur Edouard Philippe
01:25:27si
01:25:28Bournazel était considéré
01:25:30comme le diviseur
01:25:30de Paris
01:25:31et bien ça serait retombé
01:25:32évidemment sur Edouard Philippe
01:25:34qui comme vous le savez
01:25:35est candidat
01:25:37déclaré
01:25:37à l'élection présidentielle
01:25:39et que ça aurait fait
01:25:39très mauvais effet
01:25:40et donc
01:25:41et bien Pierre-Yves Bournazel
01:25:43on comprend aussi
01:25:44à cette occasion
01:25:45il se retire
01:25:46de la politique
01:25:47c'est-à-dire
01:25:47c'est la fin
01:25:49de sa carrière politique
01:25:50c'est une manière
01:25:50de mieux revenir aussi
01:25:52je ne crois pas
01:25:53l'avoir entendu dire
01:25:54qu'il se retirait définitivement
01:25:55de la vie politique
01:25:56ça peut être aussi
01:25:57une stratégie
01:25:58pour se mettre en retrait
01:25:59et mieux revenir ensuite
01:26:01pour la première fois
01:26:02il y a eu aussi
01:26:02un intérêt commun
01:26:03partagé entre Edouard Philippe
01:26:04et Emmanuel Macron
01:26:05quand on sait
01:26:06qu'ils se sont appelés
01:26:07sur ce cas parisien
01:26:09on sait que les relations
01:26:10sont froides
01:26:11entre les deux hommes
01:26:12mais c'est vrai
01:26:12que sur ce cas-là
01:26:13quand bien même
01:26:14le parti Renaissance
01:26:15soutenait Pierre-Yves Bournazel
01:26:17Emmanuel Macron
01:26:18et le palais de l'Elysée
01:26:19n'avaient pas fait
01:26:20comment dire
01:26:21n'avaient pas caché
01:26:22que leur préférence
01:26:22allait à Rachid Haddati
01:26:23donc il y avait un intérêt commun
01:26:24entre Edouard Philippe
01:26:25et le président de la République
01:26:27Emmanuel Macron
01:26:27que Pierre-Yves Bournazel
01:26:29rejoigne Rachid Haddati
01:26:30Est-ce que
01:26:30Martin Garneux
01:26:31vous ne payez pas là
01:26:32à Paris
01:26:32l'immense bazar
01:26:34dans votre camp
01:26:35c'est-à-dire qu'il y a
01:26:36une partie de vos troupes
01:26:37qui a suivi
01:26:38Pierre-Yves Bournazel
01:26:38et une autre partie
01:26:39qui a suivi Rachid Haddati
01:26:40c'est-à-dire que pour les électeurs
01:26:42va comprendre quelque chose
01:26:43Charles
01:26:43c'est pas évident
01:26:44Mais bien sûr
01:26:45et je le déplore
01:26:46ça fait comme je vous le disais
01:26:47moi ça fait des mois et des mois
01:26:48qu'au sein de Renaissance
01:26:49je milite pour que justement
01:26:51on trouve une solution
01:26:51d'union à Paris
01:26:53derrière la candidate
01:26:54la plus capée
01:26:55la plus efficace
01:26:55je salue la décision de Pierre-Yves
01:26:57que je connais
01:26:57depuis maintenant un certain temps
01:26:59qui a toujours été
01:27:00un engagé très sincère
01:27:02un homme de terrain
01:27:03qui est vraiment amoureux
01:27:04de Paris
01:27:04je pense que le costume
01:27:05était trop grand pour lui
01:27:06c'est pas lui faire injure
01:27:07que de dire ça
01:27:08j'ai pu le dire en privé
01:27:09je le redis ce soir
01:27:10c'est un mec bien
01:27:11mais effectivement
01:27:12l'union s'imposait
01:27:14on a su le faire ailleurs
01:27:15on a su le faire
01:27:15par exemple
01:27:16vous parliez de Marseille
01:27:17Marseille on a su le faire
01:27:18pourquoi est-ce qu'on a su le faire
01:27:19à Marseille
01:27:20on n'a pas su le faire à Paris
01:27:20donc le constat aussi
01:27:22si on veut un peu
01:27:23dézoomer de la situation
01:27:24ville par ville
01:27:25ce constat
01:27:26des résultats
01:27:27des municipales
01:27:28pour moi il donne tort
01:27:29à tous ceux
01:27:30qui ont voulu enjamber
01:27:31ce scrutin
01:27:31en se disant
01:27:32oula surtout
01:27:33faut pas qu'on nationalise
01:27:34ce scrutin
01:27:35au contraire
01:27:35il est hautement national
01:27:37il donne toutes les indications
01:27:38toutes les clés
01:27:39pour 2027
01:27:40il montre quoi ?
01:27:41il montre que ce qui se joue
01:27:42c'est le leadership à gauche
01:27:43et on voit bien que la gauche
01:27:45est dans la main
01:27:45de Jean-Luc Mélenchon
01:27:46on le voit avec toutes les fusions
01:27:48qui sortent depuis 24 heures
01:27:50donc ça donne de grandes indications
01:27:51pour 2027
01:27:52on voit que le centre
01:27:53et la droite
01:27:54s'ils ne sont pas alliés
01:27:55ils perdent
01:27:56et à Paris
01:27:56c'est évident
01:27:58parce que
01:27:58personne n'y a rien compris
01:28:00nous à Renaissance
01:28:00avec Sylvain Maillard
01:28:01Benjamin Haddad
01:28:02et beaucoup d'autres
01:28:03on a fait le constat
01:28:04et le choix
01:28:04que c'était Rachia Dati
01:28:06qu'il fallait qu'on soutienne
01:28:07dès le début
01:28:07pour engranger une dynamique
01:28:08de rassemblement
01:28:09sauf que le patron
01:28:10de votre parti
01:28:11a dit Pierre-Yves Bonazel
01:28:12oui mais pour des mauvaises raisons
01:28:13à mon sens
01:28:14et une fois de plus
01:28:15je le dis très librement
01:28:16ce soir
01:28:16parce que ça m'a valu
01:28:17des sanctions en interne
01:28:18dans mon parti
01:28:19mais c'est pas grave
01:28:20la politique une fois de plus
01:28:21c'est des commissions
01:28:22des principes
01:28:22il faut pouvoir les assumer
01:28:23et les porter
01:28:24et ce soir
01:28:25j'espère que
01:28:26cette fusion
01:28:26elle se fait aussi
01:28:27dans les bons termes
01:28:28et qu'elle va suffire
01:28:29à engranger de la dynamique
01:28:30pour le deuxième tour
01:28:31mais c'est aussi
01:28:32un enseignement pour 2027
01:28:33parce qu'on parle beaucoup
01:28:34des primaires
01:28:35des candidats
01:28:35qui sortent un peu du bois
01:28:36tous les jours
01:28:37ou presque
01:28:38à droite comme au centre
01:28:39mais on voit bien
01:28:40que si on part
01:28:41en ordre dispersé
01:28:422027
01:28:43on sera balayé
01:28:44et donc c'est pour ça
01:28:45que ce scrutin là
01:28:46c'est un enseignement
01:28:47pour 2027
01:28:48c'est pas juste
01:28:49et c'est déjà très très important
01:28:50c'est pas juste
01:28:51une élection municipale
01:28:52qui permet de gérer
01:28:53des tas d'aspects
01:28:54de la vie quotidienne
01:28:55de nos concitoyens
01:28:55mais c'est aussi
01:28:56à un an des présentiels
01:28:58c'est ce qui va se jouer
01:28:59en 2027
01:29:00moi ce que je note
01:29:00c'est qu'à gauche
01:29:01vous avez le PS
01:29:02qui pour le coup
01:29:03est totalement illisible
01:29:04Paris et Marseille
01:29:05il n'y a pas d'union
01:29:06avec LFI
01:29:07Toulouse
01:29:08on fait la fusion
01:29:08enfin personne
01:29:10n'y comprend rien
01:29:10il n'y a pas d'union
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