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  • il y a 2 mois
Retrouvez notre soirée spéciale "Guerre au Moyen-Orient", présentée par Maxime Switek, ce mercredi 25 mars 2026 sur BFMTV.

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00:00:01Bonsoir à tous et à tous, et bienvenue pour cette édition spéciale avec ce soir les très gros coups de
00:00:06pression.
00:00:07Je vais y arriver à l'instant de la Maison Blanche au 26e jour de guerre.
00:00:10La porte-parole de Donald Trump promet l'enfer, l'enfer aux Iraniens s'ils ne font pas les bons
00:00:16choix.
00:00:16Coups de pression alors que les Iraniens visiblement ne veulent pas du plan mis sur la table par les Américains.
00:00:21Les Iraniens n'en veulent pas et menacent ce soir de s'en prendre un autre détroit, Babel Mandeb, après
00:00:27le détroit d'Hormuz.
00:00:27Et alors que des milliers de soldats américains sont en train de faire route vers le Moyen-Orient.
00:00:32Nos équipes évidemment sont prêtes ce soir pour vous informer sur le terrain à Washington, à Doha au Qatar, à
00:00:38Beyrouth au Liban où on sera évidemment et à Téhéran où nous serons aussi dans un instant.
00:00:42Avec moi en plateau ce soir le général Cholet. Bonsoir mon général, merci d'être là.
00:00:46Le général de l'armée de l'air, un directeur exécutif de la chaire académique sur le renseignement à Sciences
00:00:51Po ex Didier François.
00:00:52Avec nous également Elsa Vidal. Bonsoir Elsa.
00:00:55Ulysse Gosset. Bonsoir Ulysse.
00:00:56Christian Macarian. Bonsoir. Merci d'être là. Journaliste éditorialiste internationale pour le point.
00:01:01Et Lisa Hadef. Bonsoir Lisa.
00:01:03Pour commencer donc, la Maison-Blanche en direct avec, je le disais Antoine Lard, à l'instant le gros coup
00:01:10de pression de la porte-parole de la Maison-Blanche contre les Iraniens.
00:01:17Oui exactement. Caroline Levitt d'abord assure que l'Iran et les Etats-Unis continuent de discuter.
00:01:23Les négociations continuent. Voilà ce qu'elle a déclaré.
00:01:26Interrogée aussi sur le rejet des Iraniens de ce plan en 15 points.
00:01:29Elle botte en touche en expliquant que ce plan n'a jamais été confirmé par la Maison-Blanche, qu'il
00:01:34a simplement circulé dans la presse et qu'elle ne peut pas le commenter.
00:01:38Alors c'est une pirouette bien pratique qui lui évite d'avoir à commenter ce camouflet infligé à Donald Trump.
00:01:44Alors que depuis le début de la semaine, le président américain se dit très optimiste et assure que les Iraniens
00:01:49ont déjà donné leur accord sur plusieurs points de ce plan, notamment sur le volet nucléaire.
00:01:53Mais ce qu'on retient surtout de son intervention, c'est effectivement ce gros coup de pression mis sur les
00:01:58Iraniens.
00:01:58Elle promet l'enfer à Téhéran si les Iraniens ne font pas le bon choix et refusent de conclure un
00:02:03deal. Écoutez.
00:02:06Nous pouvons mettre un terme à la destruction et à la mort.
00:02:09Mais si l'Iran refuse d'accepter la réalité, s'ils ne comprennent pas qu'ils ont été battus militairement
00:02:14et qu'ils continueront à l'être, le président Trump s'assurera qu'il soit frappé plus fort qu'ils
00:02:19ne l'ont jamais été.
00:02:20Le président Trump ne bluffe pas et il est prêt à déchaîner l'enfer. L'Iran ne devrait pas faire
00:02:25le mauvais calcul.
00:02:30Et pour bien faire passer le message, Caroline Levitt précise que Donald Trump ne bluffe pas.
00:02:35Et c'est vrai que le président américain a amassé des renforts supplémentaires dans la région.
00:02:39Elle évite qu'il a été également interrogée sur la possibilité d'un sommet ce week-end au Pakistan ou
00:02:44en Égypte.
00:02:45Là encore, elle refuse de répondre en disant que rien n'est officiel tant que ça n'a pas été
00:02:49annoncé par la Maison-Blanche.
00:02:51Antoine Eulard, en direct de Washington, Ulysse Gosset.
00:02:54Comment prendre ces mots ce soir de Donald Trump, ou en tout cas de sa porte-parole qui promet l
00:02:58'enfer aux Iraniens ?
00:03:00Il est clair que Trump n'a pas envie de se laisser manœuvrer par les Iraniens et donc il prend
00:03:04les devants.
00:03:05Si les Iraniens jouaient un peu trop finement avec la négociation, il n'y aurait pas d'hésitation.
00:03:09Ça serait la reprise des frappes massives.
00:03:12Il a déjà hier annoncé l'arrivée de plus d'un millier d'hommes de la 82e Airborne.
00:03:17Donc c'est une façon de dire aux Iraniens « je suis sérieux ».
00:03:21Est-ce que ça compromet pour autant la négociation elle-même ? Non.
00:03:25On voit qu'on est dans une sorte de figure imposée où chaque camp va proposer des positions très dures
00:03:32au début de la négociation
00:03:33et ensuite en espérant en gagner le maximum.
00:03:36Mais ce n'est que le début.
00:03:37Et on ne sait même pas d'ailleurs ce soir où aura lieu effectivement la rencontre.
00:03:42Est-ce que c'est Islamabad ? Probablement, mais on n'en est pas sûr.
00:03:45Et surtout sur quel plan de paix ?
00:03:46Il y a hier ce fameux plan de 15 points qui a été révélé.
00:03:50Mais est-ce que c'est ça vraiment que les Américains ont proposé aux Iraniens ?
00:03:53Aujourd'hui, personne ne le sait.
00:03:55Didier ?
00:03:56Alors ce qu'ont proposé les Américains aux Iraniens, on le sait depuis le 27 février
00:03:59puisque c'était sur la table lors des négociations à Oman.
00:04:01Et c'est exactement la même chose qui a été ressortie aujourd'hui.
00:04:04Après la question, c'est donc un, les négociations sur l'arrêt absolu du nucléaire.
00:04:09Et ça, c'est les Américains qui s'en occupent.
00:04:11Après deux zones négociations parallèles avec les pays du monde arabe qui sont un, sur le balistique
00:04:15et donc avec les pays de la région et deux sur la stabilité régionale.
00:04:18On connaît les paramètres américains qui ont été posés et qui n'ont pas varié.
00:04:22Ce qu'on ne connaît pas à ce stade, c'est la réponse de Khalibaf.
00:04:25Et même Khalibaf, rappelez-vous, on en a parlé sur ce plateau dès le 4 février.
00:04:30Ce qu'on n'a pas aujourd'hui, c'est la réponse.
00:04:32C'est-à-dire dans quelle mesure les Iraniens sont à ce stade d'accord pour accepter d'entrer sur
00:04:39ces termes-là.
00:04:39Et évidemment, eux, leur problème n'étant pas ça, leur problème étant de dire
00:04:43« Ok, à la limite, on veut bien rentrer, mais contre les sanctions ».
00:04:46Et pour l'instant, évidemment, les Américains ne parlent ni des fonctions, ni de l'arrêt des frappes.
00:04:50Ça va être ça, la négociation, en fait.
00:04:52Mais les paramètres de la négociation pour les Américains, on les connaît.
00:04:55Et je peux vous dire qu'il y a d'autres qui regardent ça de très près.
00:04:58C'est les pays arabes de la région, parce que c'est eux qui, à la fin, payeront l'addition.
00:05:01Et les Israéliens qui ne veulent pas, surtout aujourd'hui, une bombe atomique,
00:05:05alors qu'on voit que les Iraniens sont plus prêts qu'on ne le croyait,
00:05:08ce qu'on l'a découvert dans les frappes, de la militarisation de leur capacité nucléaire.
00:05:13– Mais alors, on verra dans un instant, Christian Macarignan,
00:05:15les renforts qui sont en train d'arriver très bien.
00:05:17Mais que font les Américains et que font aussi les Iraniens ?
00:05:20Ils bombent le torse avant d'éventuelles négociations,
00:05:23en disant « Regardez comment on est fort, regardez comment on est puissant »
00:05:25pour arriver le plus impressionnant possible à la table des négociations ?
00:05:28– Alors, il y a de ça, mais il y a surtout le fait que pour les Iraniens,
00:05:32il est inacceptable, et c'est ça qu'ils veulent faire passer comme message,
00:05:35que les négociations débutent pendant que les frappes continuent.
00:05:39Du point de vue israélien, il doit y avoir un arrêt…
00:05:42– Iranien, iranien.
00:05:43– Pardon, du point de vue iranien, pardonnez-moi,
00:05:46il doit y avoir une pause, quelque chose qui marque l'ouverture de négociations,
00:05:51autrement qu'un plan en 15 points,
00:05:53qui effectivement contient beaucoup de déjà-vus,
00:05:56plus un facteur qui ne faisait pas partie quand même des négociations du mois de février,
00:06:02c'est le détroit d'Hormuz.
00:06:04Ça, c'est le petit plus qui n'est pas un petit plus,
00:06:07qui est un plus considérable.
00:06:09Et au passage, dans les 15 points,
00:06:12on ne nous parle pas beaucoup de régime change.
00:06:14Donc, il semble bien que les Américains aient mis de l'eau dans leur vin
00:06:18sur le renversement du régime.
00:06:20Mais pour les Iraniens qui viennent de se doter d'un nouveau chef
00:06:25à la tête du Conseil suprême de la Sécurité nationale,
00:06:28qui est l'instance qui va gérer en grande partie cette éventuelle hypothétique négociation…
00:06:35– Vous vous y croyez ou pas ? Vous dites éventuelle hypothétique ?
00:06:37– Je dis que des conditions sont, avant même d'ouvrir des négociations,
00:06:43il faut que les conditions des négociations soient définies.
00:06:47On en est à la phase de la définition des conditions,
00:06:50et ça n'est pas encore clair et net.
00:06:52– Général Chaudet, je vais compliquer encore la situation.
00:06:56Il y a évidemment ce point d'interrogation sur les négociations,
00:06:58mais il y a aussi là ce coup de pression iranien sur les Américains,
00:07:04et je veux dire sur le monde entier.
00:07:05Quand on regarde la carte, les Iraniens disent,
00:07:06regardez, on va regarder cette carte,
00:07:08Hormuz, on le contrôle, vous ne passez plus.
00:07:11Mais désormais, ils disent, regardez, Babel Mandeb,
00:07:14qui permet d'accéder au canal de Suède, on le voit sur la carte,
00:07:17c'est peut-être notre prochaine cible.
00:07:19Et on a les moyens, des moyens à actionner,
00:07:21alors on pense aux rebelles outils qui seront du côté du Yémen,
00:07:24on a les moyens aussi de bloquer ce détroit,
00:07:27si vraiment ça se passait mal.
00:07:29Ça complique encore la donne ce soir.
00:07:31– Bien sûr, mais j'allais dire, dès le début,
00:07:33ils avaient mis dans la balance, j'allais dire,
00:07:36l'implication des outils dans le conflit.
00:07:40Force est de constater que pour l'instant,
00:07:42les outils n'ont pas bougé.
00:07:44Est-ce que maintenant, ils seraient en mesure de le faire ?
00:07:47Qu'est-ce qui ferait que les outils changeraient de posture ?
00:07:51Je n'en sais rien.
00:07:52Je constate quand même que tous les proxys iraniens,
00:07:55qu'ils soient en Irak, qu'ils soient au Liban,
00:07:58ont été mis dans le jeu.
00:08:00Pourquoi ils n'auraient pas mis en même temps
00:08:02les outils du Yémen dans le conflit ?
00:08:06Parce que le conflit, il est global dans la région.
00:08:07– On ne peut pas imaginer que c'est une carte
00:08:08qui garde dans leur manche jusqu'au moment
00:08:10où ils en ont vraiment besoin ?
00:08:12– Encore une fois, ils ont…
00:08:15– Déjà, effectivement, et Didier a raison d'assister là-dessus,
00:08:19tous les proxys n'oblisent pas forcément au doigt et à l'œil.
00:08:24Ils ont quand même été aussi largement contrés
00:08:26ces derniers mois, les outils.
00:08:29J'ai le sentiment, moi, qu'au niveau de la crise,
00:08:32de la guerre que l'on connaît,
00:08:33je ne vois pas objectivement pourquoi les outils
00:08:36seraient restés aussi calmes jusqu'à présent
00:08:39et pourraient sortir du jour au lendemain
00:08:40dans le jeu au profit des Iraniens.
00:08:45La crise, encore une fois, est suffisamment intense
00:08:48à ce stade pour avoir justifié jusqu'à présent,
00:08:51j'allais dire, l'engagement de toutes les forces possibles.
00:08:53– Si l'ennemi tente une action terrestre
00:08:55sur les îles iraniennes ou n'importe où ailleurs
00:08:57sur notre territoire, ou s'il cherche à imposer
00:08:59des coups à l'Iran par des manœuvres navales
00:09:00dans le golfe Persique et la mer d'Omane,
00:09:02nous ouvrirons d'autres fronts en guise de surprise.
00:09:05Elsa Vidal, voilà ce que disent les Iraniens ce soir
00:09:07en désignant Babel Mandeb.
00:09:09C'est aussi une réponse, et on va en parler dans une seconde,
00:09:12à ces, j'allais dire, quasiment à ces bruits de bottes,
00:09:14on n'y est pas encore, mais à ces hypothétiques bruits de bottes
00:09:16et à ces troupes américaines qui sont en train de fondre
00:09:18vers le Moyen-Orient.
00:09:19– Oui, c'est encore l'occasion de rappeler,
00:09:21du point de vue des dirigeants iraniens,
00:09:22qu'il leur reste d'autres instruments de nuisance
00:09:25qui n'ont pas été activés, qu'ils pourraient,
00:09:27c'est ce qu'ils cherchent en tout cas à faire entendre, activer,
00:09:30même si, comme on le disait, les outils n'est pas du tout certains
00:09:33qu'ils réagiraient au moment et de la manière exigée par Téhéran.
00:09:37Et puis bien sûr, Babel Mandeb, c'est la perspective
00:09:40de continuer à bloquer le commerce international,
00:09:43puisque c'est aussi la porte d'accès au canal de Suez,
00:09:46la route la plus courte pour le commerce entre l'Est et l'Ouest,
00:09:49même si le trafic y a beaucoup baissé depuis des années,
00:09:51justement parce qu'il y avait de l'insécurité au préalable.
00:09:53Mais capacité encore d'étendre un peu en tâche d'huile
00:09:56la capacité de nuisance de l'Iran
00:09:58et de faire comprendre aux Européens et aux Américains
00:10:01que si vous frappez l'Iran, alors vous déstabilisez tout le Moyen-Orient.
00:10:05Christian Lacarian.
00:10:06Je pense qu'il y a aussi une autre possibilité
00:10:08que le détroit de Babel Mandeb.
00:10:10Il y a aussi Yanbu et son terminal...
00:10:14C'est en Arabie Saoudite.
00:10:15Tout à fait.
00:10:16Donc il se trouve au bord de la mer Rouge.
00:10:18Il y a un pipe qui traverse toute l'Arabie sur 1200 kilomètres
00:10:23qui ne représente pas du tout le même débit
00:10:25que ce que représente le Golfe Persique,
00:10:28mais qui a été imaginé dès 1982 par l'Arabie Saoudite
00:10:32pendant la guerre Iran-Irak
00:10:34où l'insécurité du Golfe Persique est apparue clairement.
00:10:38Ce pas n'a pas été dessiné
00:10:40et il finit dans la ville de Yanbu
00:10:42pour les amateurs de Laurence d'Arabie,
00:10:44ville célèbre.
00:10:45Et à Yanbu, les Iraniens ont déjà lancé le 9 mars de mémoire,
00:10:54ont déjà envoyé un missile.
00:10:56Donc il pourrait y avoir aussi un argument de ce type-là
00:10:59et j'en veux pour preuve que Mohamed Ben Salman
00:11:02est accusé notamment dans la presse américaine
00:11:05de jouer un double jeu,
00:11:07c'est-à-dire d'être un dirigeant
00:11:08qui est contre l'extension de cette guerre
00:11:11mais qui recommanderait notamment à Donald Trump
00:11:16de poursuivre la guerre
00:11:17afin d'en finir avec l'Iran
00:11:20parce que Mohamed Ben Salman a très peur
00:11:23que Trump s'arrête en cours de route
00:11:25et laisse les pays arabes du Golfe Persique
00:11:28seuls face à l'Iran.
00:11:30Donc il y a encore des atouts
00:11:32dont l'Iran dispose
00:11:35qui peuvent être mis en œuvre.
00:11:37Et je crois que c'est très important
00:11:39de rappeler que les Iraniens sont passés maîtres
00:11:42dans l'art de la condition des négociations
00:11:46avant même les négociations.
00:11:48Ils l'ont montré dans le passé
00:11:51et ils pourraient encore le montrer cette fois.
00:11:54– Deux informations, je ne vais pas choisir les ADF,
00:11:57deux informations provenance d'Iran ce soir.
00:11:58– Oui, la première concerne les négociations.
00:12:01Le ministre iranien des Affaires étrangères
00:12:02affirme qu'aucune discussion n'est en cours
00:12:04avec les États-Unis, ça c'est dit.
00:12:06– La seconde, nos confrères de CNN
00:12:09annoncent ce soir que d'après les services
00:12:11de renseignement américains,
00:12:12ces dernières semaines, l'Iran aurait déployé
00:12:14des pièges et aurait transféré des militaires
00:12:16et des systèmes de défense aérienne supplémentaires
00:12:18sur l'île de Karg, en prévision,
00:12:20disent-ils, d'une éventuelle opération américaine
00:12:22visant à prendre le contrôle de l'île.
00:12:25– Général.
00:12:25– Ça c'est intéressant.
00:12:27Hier sur ce plateau, avec l'amiral Maltaire,
00:12:31nous formions l'idée de Karg,
00:12:33Karg, peut-être une diversion.
00:12:36Et donc effectivement, peut-être que les Iraniens
00:12:39sont en train de tomber dans le piège de la diversion.
00:12:42Et là j'ai croisé, parce que lorsqu'on parle de ça,
00:12:44il vaut mieux parler avec des amiraux,
00:12:46l'amiral Rogel qui connaît parfaitement la zone,
00:12:48comme d'ailleurs l'amiral Cooper,
00:12:50le patron de Sandcom,
00:12:51qui était l'ancien patron de la 5ème flotte,
00:12:53c'est qu'on va parler de Karg
00:12:57beaucoup pour concentrer les intentions là-dessus,
00:12:59et en réalité, pour permettre à Trump
00:13:03d'avoir un scalp et de sortir en vainqueur,
00:13:06ce serait plutôt d'aller chercher l'île d'Abou Moussa,
00:13:10qui peut-être d'un point de vue stratégique
00:13:12n'a pas beaucoup d'intérêt,
00:13:13mais en tout cas permettrait,
00:13:15parce qu'elle est plus proche des côtes émiriennes
00:13:17qu'elle ne l'est des côtes iraniennes.
00:13:19Donc avec les 3 000 hommes ou les 6 000 hommes,
00:13:22c'est une prise qui est quand même apportée,
00:13:25cette fois, de la dimension terrestre
00:13:27de la composante américaine,
00:13:31des opérations pour les Américains,
00:13:33et qui derrière pourrait,
00:13:35et on évoquait le cas,
00:13:37sortir une image avec le drapeau américain
00:13:40comme Ivo Jima,
00:13:41et dire, voilà, on a pris le contrôle,
00:13:44et on a un verrou, nous-mêmes, américains,
00:13:46on a un verrou sur le Détroit.
00:13:47Et Karg, c'est intéressant,
00:13:50l'idée de diversion, je disais hier,
00:13:52il n'y a pas une opération
00:13:53qui ne se passe pas sans un effort de diversion.
00:13:56Et Karg pourrait être cet épouvantail.
00:14:00Ce qu'on vous expliquait depuis le départ,
00:14:01le problème de Karg,
00:14:02c'est que c'est très à l'intérieur d'Hormuz,
00:14:05et c'est beaucoup trop proche de la côte iranienne,
00:14:07c'est pas tout le prendre,
00:14:09qui n'est déjà pas simple,
00:14:10mais c'est de la tenir.
00:14:11Parce qu'après, vous allez avoir vos hommes
00:14:13qui sont sous le feu,
00:14:15à 22 km de la côte ennemie,
00:14:18c'est compliqué.
00:14:18L'avantage de ces 3 îles,
00:14:20d'Abou Moussa,
00:14:21et de la Grande...
00:14:22Elles sont où par rapport à l'île de Karg, ici ?
00:14:24Alors, le Karg, c'est très en haut,
00:14:26vous voyez,
00:14:26on ne les voit pas, en fait,
00:14:27il faudrait que la Karg remonte.
00:14:28Pour se rapprocher du détroit d'Hormuz.
00:14:30C'est vraiment dans...
00:14:31Voilà.
00:14:31Elles ont 3 à l'heure.
00:14:32On me dit dans l'oreillette,
00:14:33ne bougez pas, ça arrive.
00:14:35Ils sont formidables,
00:14:36on a vraiment une régie géniale.
00:14:37Voilà.
00:14:38Merci.
00:14:38Eh bien voilà.
00:14:39Alors, maintenant,
00:14:40je vous montre avec mon doigt,
00:14:41c'est vrai que je passe pour un Mickey,
00:14:43mais en fait, vous voyez,
00:14:44c'est à gauche
00:14:46de la petite pointe du détroit d'Hormuz.
00:14:48Et là, vous avez 3 îles
00:14:50qui ont l'avantage,
00:14:52d'abord, d'être assez près
00:14:53des Émirats Arabes Unis,
00:14:54donc de pouvoir être soutenus,
00:14:56d'être toujours sous la couverture,
00:14:58puisque le groupe aéronaval
00:14:59est à 700 km de la côte,
00:15:01d'être sous la couverture électronique
00:15:04et les capacités de renseignement
00:15:05et d'appui du groupe aéronaval.
00:15:07Et troisièmement,
00:15:08elles ont un autre avantage énorme,
00:15:10c'est que ce sont 3 îles
00:15:11qui appartiennent de fait
00:15:13aux Émirats Arabes Unis,
00:15:14qui ont été envahies en 71
00:15:16par l'Iran,
00:15:18juste avant la déclaration
00:15:20d'indépendance.
00:15:21Et en tenant ces îles-là,
00:15:23vous vous appuyez sur les Émirats Arabes Unis
00:15:27et surtout, vous contrôlez
00:15:28le passage des rails,
00:15:30de ce qu'on appelle les rails
00:15:31du détroit d'Hormuz,
00:15:31dont vous n'avez pas besoin
00:15:32d'avoir carte.
00:15:33Donc, c'est peut-être un des objectifs.
00:15:34– Je me mets à la place des Iraniens.
00:15:36Vous nous dites,
00:15:36il y a forcément
00:15:38une opération de diversion.
00:15:39Si vous, vous y pensez,
00:15:42sur tout le respect
00:15:42que je vous dois à tous les deux,
00:15:43on peut imaginer
00:15:44que les Iraniens y ont pensé aussi.
00:15:46– Mais encore faut-il
00:15:47qu'ils soient en mesure
00:15:48de la protéger.
00:15:50– Ça, c'est plus difficile
00:15:51à venir défendre
00:15:52que l'île de Carles.
00:15:53– Vous comprenez bien
00:15:53que, évidemment,
00:15:55qu'ils y pensent.
00:15:56C'est loin d'être des neuneus.
00:15:57On a bien vu comment ils font
00:15:58la guerre depuis 47 ans.
00:16:00Donc, tout ce qu'on vous dit,
00:16:01ils le savent.
00:16:01C'est pour ça qu'on en discute
00:16:03librement,
00:16:03sinon on ne le ferait pas.
00:16:05– Et puis, aucun Américain
00:16:05nous l'a dit.
00:16:06– En plus, voilà.
00:16:07Donc, on peut bien dire
00:16:08ce qu'on veut.
00:16:09Mais ce qu'il y a d'intéressant,
00:16:14c'est leur moyen.
00:16:15Parce que, tant qu'on n'est pas
00:16:17dans la tête, rappelez,
00:16:18c'est le débarquement de Normandie.
00:16:19Est-ce qu'il va y avoir
00:16:20dans le Pas-de-Calais ?
00:16:21Et l'opération Fortitude
00:16:23avait été montée, effectivement,
00:16:24pour ça.
00:16:24– Pour faire l'inversion.
00:16:25– Et commandée par le meilleur
00:16:27général américain
00:16:28qui était Patone
00:16:28pour lui donner du poids.
00:16:30Donc, c'est ce qu'on appelle
00:16:31l'influence.
00:16:31Enfin, c'est les actions
00:16:32d'opérations psychologiques.
00:16:33Et c'est important.
00:16:35Mais, effectivement,
00:16:36donc, si, d'un point de vue militaire,
00:16:38encore une fois,
00:16:39le risque dépendra
00:16:40de ce que veulent obtenir
00:16:41les Américains.
00:16:42Et ça, il n'y a qu'un...
00:16:43À la fin des fins,
00:16:44il n'y en a qu'un qui va
00:16:44prendre des îles.
00:16:46Ça va dire qu'ils auront des pertes.
00:16:47Donc, s'ils ont des pertes,
00:16:48pour assumer ces pertes,
00:16:49il faut qu'ils obtiennent
00:16:50quelque chose dans les choses.
00:16:50– Ceci étant,
00:16:52Trump se remet, encore une fois,
00:16:53dans une seringue.
00:16:54Il l'a fait, il y a quelques semaines,
00:16:56en déployant une quantité incroyable
00:16:58d'avions de combat.
00:17:00Et il avait tellement déployé
00:17:01de moyens
00:17:02qu'il ne pouvait plus
00:17:03ne pas y aller.
00:17:04– Et là, c'est la même chose.
00:17:05Je rappelle,
00:17:06la 82e parachutiste arrive.
00:17:08– La 11e et la 31e pour les Marines.
00:17:11– Et en plus,
00:17:12rajouter la 75e des Rangers
00:17:13qui est dans le quartier.
00:17:14– Globalement,
00:17:16pour attaquer l'Iran,
00:17:17c'est largement insuffisant.
00:17:21En revanche,
00:17:22pour prendre le contrôle
00:17:23d'une île telle qu'Abou Moussa,
00:17:25peut-être même Carg,
00:17:26mais en tout cas Abou Moussa,
00:17:27ça le fait.
00:17:28D'autant plus que,
00:17:29contrairement à ce que,
00:17:30moi j'avais compris,
00:17:31il y avait deux bâtiments,
00:17:32le Boxer et le Tripoli.
00:17:33En réalité, le Tripoli,
00:17:35c'est un groupe de trois bâtiments.
00:17:36– Et le Boxer,
00:17:37c'est un groupe de trois bâtiments.
00:17:39Ça veut dire que vous avez
00:17:39deux fois 2 000 hommes
00:17:41des Marine Corps,
00:17:42plus la brigade de la 82e,
00:17:443 000 hommes.
00:17:45Là, avec ça,
00:17:46une île comme Abou Moussa,
00:17:47c'est tout à fait apporté.
00:17:48– Mais alors,
00:17:49Christian Macarnier,
00:17:49vous êtes d'accord avec ça ?
00:17:50Trump est allé trop loin,
00:17:52il envoie trop de troupes
00:17:53pour ne rien en faire ?
00:17:54– Non, je ne dis pas ça.
00:17:56Je dis qu'il faut savoir
00:17:58si c'est vraiment
00:17:59le caractère opérationnel
00:18:01qui est important
00:18:02ou si c'est le caractère diplomatique.
00:18:04S'il s'agit d'utiliser
00:18:07ces troupes
00:18:08et leur possibilité de déploiement
00:18:11qui, au passage,
00:18:13montrent une très grande improvisation,
00:18:15parce qu'on vient de décrire
00:18:16le dispositif,
00:18:17on prend quand même
00:18:19des effectifs un peu partout,
00:18:20avec des décalages
00:18:22d'arrivée dans le temps,
00:18:23ça ne fait pas du tout
00:18:27maîtriser au cordeau.
00:18:29– C'était exclu au départ.
00:18:31Donc on a des choses
00:18:32qui viennent des États-Unis,
00:18:33des choses qui viennent d'Asie,
00:18:34de très lointaines,
00:18:36c'est assez hétéroclite.
00:18:38Donc ça prouve
00:18:38un certain degré
00:18:39d'improvisation.
00:18:40Mais la question qui se pose,
00:18:41c'est de savoir
00:18:42si c'est pour les utiliser
00:18:44à titre opérationnel,
00:18:46ces troupes,
00:18:47ou si c'est pour les utiliser
00:18:49en tant que moyen de pression
00:18:51sur les Iraniens.
00:18:52– L'un n'empêche pas l'autre.
00:18:53– L'un n'empêchant pas l'autre
00:18:54et laissant
00:18:56toutes les possibilités d'action
00:18:58ouvertes au président américain.
00:19:00– Et il faut qu'on fasse
00:19:01une toute petite pause
00:19:02et on se retrouve dans un instant.
00:19:03On va rentrer dans le détail,
00:19:04dans les coulisses
00:19:05de la Maison-Blanche
00:19:06et de ce que disent
00:19:06ce soir les médias américains
00:19:07qui expliquent comment
00:19:08Trump se tient informé
00:19:10de la guerre.
00:19:11On est en direct avec vous
00:19:12comme chaque soir
00:19:13pour cette édition spéciale
00:19:14au 26e jour de guerre.
00:19:15Dans un instant,
00:19:16on ira, je vous le disais,
00:19:16dans les coulisses
00:19:17de la Maison-Blanche
00:19:18avec les informations
00:19:19de la presse américaine
00:19:20sur la manière
00:19:21dont Trump se tient informé
00:19:22de l'état d'avancée
00:19:23de la guerre.
00:19:24Vous allez voir,
00:19:25c'est pas triste.
00:19:25On vous montre ça
00:19:30l'état général de l'ONU
00:19:31qui craint que le Liban
00:19:32ne devienne un nouveau Gaza.
00:19:33On va retrouver sur place
00:19:34Nicolas Kohadou
00:19:35pour BFM TV envoyé spécial.
00:19:37Vous voilà Nicolas
00:19:38en direct de Beyrouth
00:19:39avec deux choses ce soir.
00:19:41D'abord les frappes israéliennes
00:19:42qui se poursuivent sur Beyrouth
00:19:43et puis le Premier ministre israélien
00:19:44Benyamin Netanyahou
00:19:45qui confirme qu'Israël
00:19:47veut étendre la zone tampon,
00:19:49cette zone de sécurité.
00:19:50C'est comme ça
00:19:51que les Israéliens l'appellent
00:19:52dont ils veulent prendre le contrôle
00:19:53dans le sud du Liban.
00:19:55– Oui, absolument.
00:19:58Et il fait référence
00:19:59à une zone finalement
00:20:00qui est bien plus
00:20:00qu'une zone tampon
00:20:01parce que c'est une zone
00:20:02qui s'enfonce
00:20:04à 20 kilomètres en profondeur
00:20:05dans le territoire libanais.
00:20:06Tout finalement,
00:20:07si vous repérez la carte du Liban
00:20:09qu'on diffuse beaucoup
00:20:09ces derniers jours,
00:20:11tout ce qui est situé
00:20:12en dessous du fleuve Litani.
00:20:14On parle donc
00:20:14de milliers de kilomètres carrés,
00:20:17de dizaines de milliers d'habitants,
00:20:19centaines de milliers d'habitants
00:20:20même si on compte
00:20:21ceux qui ont d'ores et déjà
00:20:22été évacués
00:20:22et aussi la ville de Thiers,
00:20:24quatrième ville du pays
00:20:25où il y a encore
00:20:26beaucoup, beaucoup de monde.
00:20:28Donc forcément,
00:20:28ça inquiète
00:20:29tous les habitants
00:20:30ici au Liban
00:20:31et c'était même
00:20:31ce qui était redouté
00:20:32depuis maintenant
00:20:33plusieurs semaines
00:20:34dès qu'il y a eu
00:20:34les premières frappes israéliennes
00:20:35sur le sud-Liban,
00:20:36dès qu'il y a eu
00:20:38les brigades mécanisées,
00:20:40les forces spéciales israéliennes
00:20:41qui sont entrées
00:20:42à l'intérieur du sud-Liban.
00:20:44Alors,
00:20:44on voit aussi
00:20:45que les combats
00:20:45se poursuivent.
00:20:46Pour l'instant,
00:20:46l'armée israélienne
00:20:47avance très lentement.
00:20:49Les combats,
00:20:49depuis une dizaine de jours,
00:20:50se déroulent toujours
00:20:51un petit peu dans les mêmes villes,
00:20:52à l'ouest,
00:20:53à Nahoura,
00:20:53à l'est plutôt à Riyam
00:20:55et on voit bien
00:20:55que ces combats
00:20:56sont particulièrement violents
00:20:58entre le Hezbollah
00:20:59et entre l'armée israélienne.
00:21:00Mais forcément,
00:21:01cette mobilisation aussi
00:21:02de 400 000 réservistes
00:21:03côté israélien,
00:21:04ça inquiète tout le monde ici
00:21:06et il y a évidemment
00:21:07le spectre
00:21:08d'une colonisation totale
00:21:09de toute cette zone
00:21:10du sud-Liban
00:21:12qui représente
00:21:13une grande partie
00:21:13du territoire national.
00:21:15Tout le monde ici
00:21:16et même le président
00:21:17Joseph Aoun
00:21:18qui habituellement
00:21:19est plutôt mesuré.
00:21:20Tout le monde parle
00:21:20d'une rupture claire
00:21:21avec le droit international
00:21:23et d'une violation
00:21:23de la souveraineté territoriale
00:21:25du Liban.
00:21:26Nicolas Coadeux
00:21:26avec Théo Touché
00:21:27en direct de Beyrouth.
00:21:28On va rester au Liban,
00:21:29rester à Beyrouth
00:21:30avec ce document
00:21:31de nos reporters
00:21:32Igor Saheri
00:21:33et Clément Grodonnier.
00:21:34Ils ont,
00:21:35il n'y a pas d'autre mot,
00:21:35reçu l'autorisation
00:21:36d'aller dans un des quartiers
00:21:37tenus par le Hezbollah
00:21:38dans le sud de Beyrouth.
00:21:40Un quartier vidé
00:21:42de ses habitants
00:21:42ou d'une partie
00:21:43de ses habitants.
00:21:44Regardez.
00:21:45Il n'y a pas
00:21:46un seul quartier de Darier
00:21:47qui n'a pas été
00:21:48la cible
00:21:48des frappes israéliennes.
00:21:49À l'image,
00:21:50vous le voyez
00:21:51de ce bâtiment
00:21:52totalement détruit
00:21:52par un radisraélien
00:21:53qui date d'il y a
00:21:54à peine quelques jours.
00:21:56Et à Darier,
00:21:56il y a beaucoup de boutiques,
00:21:57beaucoup de commerçants.
00:21:58Et actuellement,
00:21:59vous voyez dans celle-ci,
00:22:00il s'agit d'une boutique
00:22:01de robes de mariée.
00:22:03Elle est en train
00:22:04d'être vidée
00:22:04de ses robes
00:22:06pour être transportée
00:22:07en dehors de Darier
00:22:08à Beyrouth
00:22:09parce que,
00:22:09eh bien,
00:22:10ces commerçants
00:22:10sont persuadés
00:22:12qu'ils ne pourront peut-être
00:22:13jamais retourner
00:22:14à Darier
00:22:14à cause de cette guerre
00:22:16entre Israël
00:22:16et le Hezbollah.
00:22:18C'est assez impressionnant
00:22:19parce que ces gens
00:22:20m'ont dit
00:22:21qu'ils aimeraient
00:22:21rester à Darier
00:22:22mais ils sont obligés
00:22:23pour leur commerce,
00:22:25pour ses robes de mariage
00:22:26de pouvoir un jour
00:22:27les vendre
00:22:28mais en dehors
00:22:29du fief du Hezbollah.
00:22:31Voilà pour ces images
00:22:32de l'équipe de BFM TV
00:22:33à Darier,
00:22:34donc dans le sud
00:22:34de Beyrouth.
00:22:36Elsa Vidal,
00:22:37pour l'instant,
00:22:38rien n'arrête
00:22:39Netanyahou
00:22:39au Liban.
00:22:40Je dis rien
00:22:41et personne.
00:22:41C'est-à-dire que
00:22:42les appels,
00:22:43notamment lancés
00:22:43par Emmanuel Macron
00:22:45encore ces dernières heures,
00:22:46rien n'arrête
00:22:47avec Netanyahou.
00:22:47Il veut en finir
00:22:49avec le Hezbollah
00:22:49et au bout de 26 jours
00:22:50de guerre,
00:22:51alors pas forcément
00:22:51du côté du Liban,
00:22:52mais au bout de 26 jours
00:22:53de guerre,
00:22:53il a l'ambition
00:22:55de tenir les deux fronts.
00:22:56Oui,
00:22:57de tenir les deux fronts
00:22:58et d'en finir
00:22:59une fois pour toutes
00:23:00avec le Hezbollah
00:23:01dont on peut dire
00:23:02malgré tout
00:23:03que cette formation
00:23:05paramilitaire
00:23:06n'avait pas respecté
00:23:07l'accord de cessez-le-feu
00:23:09signé en 2024
00:23:10avec Israël
00:23:11et surtout
00:23:11qu'elle a choisi
00:23:13comme l'avait titré
00:23:14Lorient les jours
00:23:14de suicider le Liban
00:23:16en frappant Israël
00:23:18le 2 mars
00:23:19directement,
00:23:19c'est-à-dire
00:23:20en choisissant
00:23:21de défendre
00:23:21les intérêts
00:23:22du régime iranien
00:23:22plutôt que ceux
00:23:24du Liban.
00:23:25Benyamin Netanyahou
00:23:26de son côté
00:23:26n'a véritablement
00:23:27pas fait mystère
00:23:28de la nécessité
00:23:29de son point de vue
00:23:30d'éradiquer
00:23:31la question
00:23:32du Hezbollah
00:23:33et le Hezbollah
00:23:33lui-même
00:23:34mais pour le Liban
00:23:35ça veut dire
00:23:35qu'on va peut-être
00:23:36à nouveau
00:23:37vers une occupation
00:23:38il y a quand même
00:23:40dans l'histoire libanaise
00:23:41une occupation
00:23:42qui dure de 1978
00:23:43à 2000
00:23:44ce serait la cinquième vague
00:23:46d'occupation
00:23:46parfois Israël
00:23:47est ressorti
00:23:48le fera-t-elle
00:23:49à cette occasion-là
00:23:50ou pour sécuriser
00:23:52sa position
00:23:53décidera-t-elle de rester
00:23:54au moment où on avait
00:23:54stabilisé un peu
00:23:56le Liban
00:23:56la tête au-dessus
00:23:57du niveau de la mer
00:23:59c'est quand même
00:23:59particulièrement tragique
00:24:01de voir ce pays
00:24:02peut-être replonger
00:24:03instantanément
00:24:04dans une guerre civile
00:24:04le parallèle Gaza
00:24:07Liban
00:24:07ou Gaza Beyrouth
00:24:08que fait ce soir
00:24:09le secrétaire général
00:24:09de l'ONU
00:24:10il est valable ou pas ?
00:24:12Il est certain
00:24:12qu'Israël emploie
00:24:14une tactique
00:24:15qui n'aboutit pas
00:24:17à l'élimination
00:24:18des groupes
00:24:19qui menacent
00:24:20l'existence d'Israël
00:24:21que ce soit
00:24:22le Hamas à Gaza
00:24:23ou que ce soit
00:24:24le Hezbollah
00:24:25il faut quand même rappeler
00:24:26qu'en 78
00:24:27Israël entre au Liban
00:24:28contre l'OLP
00:24:30à l'époque
00:24:30puis ensuite
00:24:31en 82
00:24:32c'est Beyrouth
00:24:33qui est saisi
00:24:35avec le carnage
00:24:36de Sabra
00:24:37et Shatila
00:24:38l'armée israélienne
00:24:40est présente
00:24:41dans les alentours
00:24:42lorsque ça se produit
00:24:44jusqu'en 2000
00:24:46Israël reste présent
00:24:47puis en 2006
00:24:49Israël revient
00:24:50puis en 2024
00:24:51on y a assisté
00:24:52si j'ose dire
00:24:53Hassan Nasrallah
00:24:54le chef
00:24:55est liquidé
00:24:56avec les principaux dirigeants
00:24:58le Hezbollah
00:24:59reçoit un coup
00:25:00fatal
00:25:00qui s'avère
00:25:01ne pas être fatal
00:25:03puisque le 2 mars
00:25:04le Hezbollah
00:25:05a tiré
00:25:05200 roquettes
00:25:06sur Israël
00:25:07donc vous dites
00:25:07que la stratégie israélienne
00:25:08ne fonctionne pas
00:25:09je dis que c'est un problème
00:25:10de stratégie
00:25:11et que
00:25:12l'idée
00:25:14de faire
00:25:14du Liban
00:25:15un lieu
00:25:16où on va régulièrement
00:25:17pour tout casser
00:25:19et revenir
00:25:20c'est la fameuse
00:25:21stratégie
00:25:22que Israël
00:25:22essaie d'appliquer
00:25:23maintenant en Iran
00:25:24la stratégie
00:25:25qui consiste à
00:25:26ce qu'on appelle
00:25:27tondre la pelouse
00:25:28strat après strat
00:25:29on revient
00:25:30dès qu'il y a une repousse
00:25:31on recoupe
00:25:32et on revient
00:25:33dès que la repousse suivante
00:25:35intervient
00:25:35mais est-ce que
00:25:36c'est une bonne stratégie
00:25:39stratégie
00:25:40appliquée au Liban
00:25:41de toute évidence
00:25:43non
00:25:43parce que
00:25:44l'énorme différence
00:25:45entre la situation
00:25:46au Liban
00:25:47et celle
00:25:48de l'Iran
00:25:49c'est que
00:25:50le gouvernement
00:25:51libanais
00:25:51n'est pas
00:25:53responsable
00:25:53de ce que fait
00:25:54le Hezbollah
00:25:55et il le réprouve
00:25:57il le désapprouve
00:25:58le président
00:25:59Aoun a essayé
00:26:00d'ouvrir une discussion
00:26:02avec les Israéliens
00:26:03les Israéliens
00:26:03ne veulent pas
00:26:04pour l'instant
00:26:05s'asseoir à la table
00:26:06de négociation
00:26:07et même les Français
00:26:08et les Américains
00:26:09lorsqu'ils font pression
00:26:10sur les Israéliens
00:26:12pour qu'ils acceptent
00:26:12cette discussion
00:26:13cette discussion
00:26:14n'a pas lieu
00:26:14ça n'a rien à voir
00:26:16avec la situation
00:26:17de l'Iran
00:26:17où le gouvernement
00:26:19iranien
00:26:19bec et ongle
00:26:21veut absolument
00:26:23fracasser
00:26:24ses ennemis
00:26:25ça n'a rien à voir
00:26:26dans un réflexe
00:26:27unitaire
00:26:28au Liban
00:26:29le Hezbollah
00:26:30a mis
00:26:30en péril
00:26:32tout le Liban
00:26:33et fracasser
00:26:34le Hezbollah
00:26:35c'est-à-dire
00:26:35fracasser aussi
00:26:36d'autres populations
00:26:38c'est nuire
00:26:39non pas seulement
00:26:40au Hezbollah
00:26:40mais considérablement
00:26:41au Liban
00:26:42je rappelle que dans la zone
00:26:43du sud Liban
00:26:44il n'y a pas que des chiites
00:26:45il y a énormément
00:26:46de villages chrétiens
00:26:47énormément
00:26:48qui sont en train
00:26:49d'être bombardés
00:26:51ou quand vous faites
00:26:52sauter un pont
00:26:52comme on a vu
00:26:53cette image
00:26:53ce sont les images
00:26:54que l'on voit ici
00:26:55c'est toute la région
00:26:56qui en pâtit
00:26:57est-ce que l'idée
00:26:59de faire souffrir
00:27:00les gens
00:27:01qui n'aiment pas
00:27:02le Hezbollah
00:27:02au nom de l'élimination
00:27:04du Hezbollah
00:27:05est une bonne idée
00:27:06je pense que la question
00:27:08se pose
00:27:08dans un instant
00:27:09on retournera
00:27:09sur le front iranien
00:27:11si je puis dire
00:27:11vous verrez les dernières images
00:27:12des frappes iraniennes
00:27:15avec certaines images
00:27:15totalement fantasmées
00:27:16d'ailleurs
00:27:17par le régime iranien
00:27:18on verra ça
00:27:19dans une seconde
00:27:19d'abord cette question
00:27:21que c'est Donald Trump
00:27:22que c'est réellement
00:27:23Trump de la guerre
00:27:24en cours
00:27:24info de nos confrères américains
00:27:26d'NBC News
00:27:27Trump reçoit
00:27:28chaque matin
00:27:29un résumé
00:27:31de la situation
00:27:31un clip de deux minutes
00:27:33de quelques minutes
00:27:34deux minutes
00:27:35avec ces images
00:27:35que l'on voit là
00:27:36un clip
00:27:37alors je vais le dire
00:27:39en anglais
00:27:39un clip de stuff
00:27:40blowing up
00:27:41donc un clip
00:27:42de truc qui explose
00:27:44qui est livré
00:27:45tous les matins
00:27:46au président américain
00:27:47c'est ce que dit NBC News
00:27:48alors NBC News
00:27:49qui précise
00:27:49que c'est pas la seule source
00:27:50évidemment
00:27:51qui informe
00:27:52Donald Trump
00:27:53bien sûr
00:27:53mais quand même
00:27:54il y a
00:27:55ces clips là
00:27:56et vous voyez
00:27:56ces documents
00:27:57notamment
00:27:57qui sont donnés
00:27:58par le centre
00:27:59de commandement américain
00:28:00NBC News
00:28:01qui dit
00:28:01la vidéo
00:28:02amène
00:28:02certains soutiens
00:28:03de Donald Trump
00:28:04à se demander
00:28:04s'il reçoit bien
00:28:05un topo complet
00:28:07sur la guerre
00:28:08est-ce que
00:28:09vraiment
00:28:09on en est là
00:28:10ce soir
00:28:11Ulysse Gosset
00:28:11est-ce qu'il y a
00:28:12vraiment un doute
00:28:14sur
00:28:14comment dire
00:28:16la capacité
00:28:17de Trump
00:28:17à savoir
00:28:19et à comprendre
00:28:20exactement tout ce qui est
00:28:20en train de se passer
00:28:21sur le front
00:28:22tous les matins
00:28:23à la Maison-Blanche
00:28:24pour tous les présidents
00:28:25le président
00:28:26reçoit
00:28:26un rapport
00:28:27un briefing
00:28:28qui est fait
00:28:29par les services
00:28:29de renseignement
00:28:30qui sont chargés
00:28:31de concocter
00:28:32toutes les informations
00:28:32qui ont été recueillies
00:28:33pendant la nuit
00:28:34et c'est vrai
00:28:35que Trump
00:28:36a montré
00:28:37au cours des dernières années
00:28:38qu'il ne lisait pas tout
00:28:39et qu'il s'arrête
00:28:40en général
00:28:40à la première page
00:28:41est-ce que ça veut dire
00:28:43qu'il ne s'informe
00:28:43que avec cette tablette
00:28:44et avec la vidéo
00:28:45non je ne crois pas
00:28:46il a Fox News
00:28:47pour ça
00:28:48et il peut regarder Fox News
00:28:49et il le fait d'ailleurs
00:28:50toute la journée
00:28:51mais ça en dit long
00:28:52sur effectivement
00:28:52sa capacité
00:28:53à analyser les choses
00:28:55et surtout
00:28:55à gérer la guerre
00:28:58comme un stratège
00:28:59et pas à l'émotion
00:29:00et à l'instant
00:29:01si cette information
00:29:02se révèle exacte
00:29:03ça veut dire
00:29:03qu'il réagit
00:29:04à des bombardements
00:29:05en fonction
00:29:06des explosions
00:29:07qu'il provoque
00:29:07des dégâts
00:29:08qu'il provoque
00:29:09et il peut se dire
00:29:11on réussit
00:29:12là où les Iraniens
00:29:13ne voulaient pas
00:29:14qu'on aille
00:29:14donc moi je ne pense pas
00:29:16que les militaires américains
00:29:17se contentent
00:29:18de cette vidéo
00:29:19je pense qu'ils reçoivent
00:29:20des rapports
00:29:20qui sont classifiés
00:29:22alors la difficulté
00:29:23c'est effectivement
00:29:24de ne pas faire
00:29:25un briefing
00:29:27qui soit trop long
00:29:27pour le président
00:29:28parce que d'abord
00:29:30il n'a pas beaucoup de temps
00:29:31il n'a pas beaucoup de temps
00:29:32et il n'est pas versé
00:29:34dans l'analyse
00:29:35il n'a pas envie
00:29:36par exemple
00:29:36quand on décide
00:29:37peut-être
00:29:38d'envoyer des forces spéciales
00:29:40au Kurdistan
00:29:41ça mérite une explication
00:29:43quels sont les troupes
00:29:44sur place
00:29:44pour faire quoi
00:29:46est-ce qu'elles sont
00:29:46des milices pro-iraniennes
00:29:48chiites etc
00:29:49Trump là
00:29:50il ne va pas dans le détail
00:29:51donc effectivement
00:29:52il a besoin
00:29:53d'un résumé
00:29:54assez sobre
00:29:54de la situation
00:29:55chaque matin
00:29:56ça ne colle pas
00:29:57avec ce que vous nous dites
00:29:57depuis le début
00:29:58Didier François
00:29:59ne prenez pas Trump
00:29:59pour un bonnet
00:30:01je pense toujours
00:30:01qu'il ne faut pas prendre
00:30:02de Trump pour un bonnet
00:30:03c'est parce que la presse
00:30:04vient de découvrir
00:30:05que depuis plus de 10 ans
00:30:06maintenant
00:30:06on envoie des vidéos
00:30:07dans les briefings
00:30:08de renseignements
00:30:09à tous les présidents
00:30:10où le Premier ministre
00:30:11en fonction
00:30:12dans le monde occidental
00:30:12c'est pas qu'aux Etats-Unis
00:30:14et ce qui est bien normal
00:30:16nous aussi on le fait
00:30:17nous ne rêvons pas
00:30:18quand il y a
00:30:19des choses importantes
00:30:19il y a un certain nombre
00:30:20de choses qui passent
00:30:21par la vidéo
00:30:21par la photo
00:30:22or et qui est classifiée
00:30:23elle-même
00:30:24et avant que ça ne soit
00:30:25dans la presse
00:30:27et il y a des choses
00:30:28typiquement
00:30:29sur des cibles
00:30:32à haute valeur ajoutée
00:30:33sur certains individus
00:30:34qui ont été éliminés
00:30:36il y a eu des photos
00:30:36enfin voilà
00:30:37il y a des choses
00:30:37qui sont classifiées
00:30:39et présentées
00:30:40et voilà
00:30:41à tous les présidents
00:30:42et à tous les premiers ministres
00:30:44qui sont en position
00:30:44de prendre des décisions
00:30:45il y a des choses
00:30:46qui leur sont montrées
00:30:47et c'est pas totalement absurde
00:30:49c'est pas la même chose
00:30:50de dire
00:30:50on va vous montrer
00:30:51tel ou tel objectif
00:30:52et on va vous faire
00:30:53un résumé
00:30:54pendant deux minutes
00:30:54de trucs qui explosent
00:30:55après il y a une différence
00:30:56entre
00:30:58pour le coup
00:30:58sur la base
00:30:59d'un rapport de presse
00:31:00qui fait
00:31:01ah ah ah
00:31:02ils sont tous cons
00:31:02ça c'est pas tous les
00:31:03j'en lis tous les jours
00:31:05dans les journaux
00:31:05de prendre l'ensemble
00:31:06des dirigeants politiques
00:31:08et militaires
00:31:08pour les abrutis
00:31:09donc je ne sais pas
00:31:10quelle est la valeur
00:31:11de ce rapport là
00:31:12alors je vais pas
00:31:13je vais poser la question
00:31:14différemment
00:31:16général je pose la question
00:31:17différemment
00:31:17est-ce qu'il pourrait y avoir
00:31:19est-ce qu'il peut y avoir
00:31:19est-ce qu'il y a
00:31:20une inquiétude
00:31:22dans l'armée américaine
00:31:24sur la manière
00:31:24dont Trump prend ses décisions ?
00:31:26peut-être
00:31:27je ne suis pas
00:31:28je ne suis pas
00:31:28dans le secret des dieux
00:31:29ce qu'il semble
00:31:30ce qu'il semble
00:31:31moi je
00:31:33partant de ma propre expérience
00:31:34et ce que dit Didier
00:31:36est en partie vrai
00:31:36c'est-à-dire que
00:31:37quand j'ai reçu
00:31:38quand je commandais
00:31:38l'opération Chamal
00:31:39en Irak et en Syrie
00:31:41et que je recevais
00:31:42le ministre de la défense
00:31:43ou le président de la république
00:31:45il est évident
00:31:46qu'à un moment donné
00:31:46on lui montrait
00:31:47l'effet
00:31:48des bombes
00:31:49tirées par les rafales
00:31:50et donc il y avait
00:31:51des vidéos
00:31:52heureusement
00:31:53heureusement
00:31:53nos dirigeants
00:31:55ils ne se contentaient pas de ça
00:31:56et en général
00:31:57je dépliais la carte
00:31:58et puis on lui expliquait
00:31:59l'idée de manœuvre
00:32:00etc.
00:32:01et il passait plus de temps
00:32:02quand même
00:32:02sur la carte
00:32:03à comprendre la manœuvre
00:32:05et je ne crois pas
00:32:06moi j'en sais rien
00:32:07mais c'est la presse
00:32:08pardonnez-moi
00:32:09j'ai du rété pour la presse
00:32:11mais ce que je veux dire
00:32:12c'est
00:32:13il est possible
00:32:13que Trump
00:32:15reçoive des rapports
00:32:15il faut savoir
00:32:16que tous les rapports
00:32:17aux Etats-Unis
00:32:18militaires
00:32:18commencent par ce qu'on appelle
00:32:19un bluff
00:32:19en France
00:32:20c'est un encadré
00:32:21pour lecteur pressé
00:32:23et il se contente
00:32:24peut-être de ce bluff
00:32:25après
00:32:26après qu'il n'ait même pas
00:32:28l'intention
00:32:29de regarder
00:32:30les cartes
00:32:31et puis qu'il se contente
00:32:32de
00:32:32waouh
00:32:32super
00:32:33encore un
00:32:33c'est possible
00:32:35je ne suis pas
00:32:35dans les petits papiers
00:32:37de Trump
00:32:38ce que je retiens
00:32:40quand même
00:32:40et là aussi
00:32:41ça s'adresse aux journalistes
00:32:42et ça date de Schwarzkopf
00:32:4491
00:32:45c'est
00:32:46feed the beast
00:32:47nourrissez la bête
00:32:48nourrissez les journalistes
00:32:50saturez-les
00:32:52après
00:32:52avec des vidéos
00:32:53des vidéos
00:32:53super violentes
00:32:54et tout
00:32:55ce que l'on voit là
00:32:56et peut-être
00:32:57que quelque part
00:32:58aux Etats-Unis
00:32:58quelqu'un dit
00:32:59allez nourrissez la bête
00:33:00en s'adressant à Trump
00:33:01et non plus à la presse
00:33:02en lui disant
00:33:03montrez-lui nos succès
00:33:04Christian Macarian
00:33:05il doit quand même
00:33:06recueillir pas mal
00:33:07d'informations
00:33:08de ses contacts
00:33:08personnels
00:33:09il est très amateur
00:33:10de discussions
00:33:11en tête à tête
00:33:12ou de rapports directs
00:33:16avec des personnalités
00:33:17j'en veux pour preuve
00:33:18qu'il appelle
00:33:19mon maréchal préféré
00:33:22le maréchal
00:33:24Syed Asif
00:33:25Mounir
00:33:26qui est pakistanais
00:33:27qui tient tout le pays
00:33:28tous les services
00:33:29de renseignement
00:33:30et qui d'ailleurs
00:33:31doit jouer un rôle
00:33:32à l'heure actuelle
00:33:33dans ce qui se passe
00:33:35comme tractation
00:33:36entre l'Iran
00:33:37et les Etats-Unis
00:33:38Et vous dites
00:33:38qu'il y a des relations
00:33:38directes entre lui
00:33:39et Trump
00:33:40Oui
00:33:40il écoute des voix
00:33:43diverses et variées
00:33:44et il se fait faire
00:33:46des rapports
00:33:47qui ont la qualité
00:33:48qu'ils ont
00:33:49de la part de Steve Witkoff
00:33:50ou de son genre
00:33:51Jared Kushner
00:33:53donc c'est un homme
00:33:54qui ne travaille pas
00:33:56au sens livresque
00:33:57il ne travaille pas
00:33:59les textes
00:33:59il ne lit peut-être
00:34:00pas les choses
00:34:00il a une autre manière
00:34:01de bosser
00:34:02qui est sûrement
00:34:05plus personnel
00:34:06plus au contact
00:34:08mais il doit quand même
00:34:09être au courant
00:34:10je suis très intrigué
00:34:12par cette formule
00:34:13mon maréchal
00:34:13préféré
00:34:14pour un pakistanais
00:34:15qui dirige
00:34:16un pays
00:34:17qui lui-même
00:34:18est tenu
00:34:19par les différents
00:34:19services de renseignement
00:34:21ça veut dire
00:34:21que Trump
00:34:22a des contacts
00:34:23avec ce monsieur
00:34:24et qu'il en retire
00:34:26un certain nombre
00:34:26d'informations
00:34:27Ce qu'on peut dire
00:34:28avec certitude
00:34:29c'est qu'il reçoit
00:34:30le rapport classifié
00:34:31tous les matins
00:34:33mais il préfère
00:34:34sans aucun doute
00:34:34qu'on lui lise le rapport
00:34:35et qu'on lui explique
00:34:36carte
00:34:36et éventuellement
00:34:37documents à la pluie
00:34:39parce que c'est effectivement
00:34:40son style
00:34:40et qu'il est très instinctif
00:34:41il ne va pas aller
00:34:42forcément dans le détail
00:34:43mais de là à dire
00:34:44qu'il ne s'informe
00:34:45qu'avec une vidéo
00:34:45de 2 minutes 30
00:34:46où on lui donne
00:34:47les frappes de la nuit
00:34:49c'est exagéré
00:34:49Vous n'y croyez pas
00:34:5126ème jour de guerre
00:34:52et ce soir
00:34:52il faut décrypter
00:34:53en carte
00:34:54et en images
00:34:54comme tous les soirs
00:34:55les frappes iraniennes
00:34:57chaque frappe
00:34:57et on va le voir au mur
00:34:58chaque frappe lancée par Téhéran
00:34:59est évidemment un message
00:35:00aux américains
00:35:01au moment où on commence
00:35:02à parler de négociation
00:35:03alors aujourd'hui
00:35:04on a d'abord eu droit
00:35:05aux frappes
00:35:06fantasmées
00:35:07par le régime iranien
00:35:08je vais vous montrer
00:35:09une image dans un instant
00:35:09vous avez d'abord celle-ci
00:35:10une image dans un instant
00:35:12dingue
00:35:13mais totalement fausse
00:35:14vous allez voir
00:35:14vous allez comprendre
00:35:15l'armée iranienne
00:35:16avec ces images-là
00:35:17affirme qu'elle a ciblé
00:35:19le porte-avions américain
00:35:20Abraham Lincoln
00:35:21aujourd'hui
00:35:21plusieurs tirs de missiles
00:35:22qui sont censés être
00:35:24donc ces missiles
00:35:25que nous montre
00:35:25la propagande iranienne
00:35:27le porte-avions
00:35:28aurait été poussé
00:35:29à changer de trajectoire
00:35:30selon les iraniens
00:35:30alors on n'a aucune preuve
00:35:32réelle de ce tir
00:35:32aucun commentaire américain
00:35:34d'ailleurs
00:35:34mais regardez
00:35:35je vous parlais de fantasmes
00:35:36c'est un fantasme
00:35:37récurrent dans la propagande
00:35:38iranienne
00:35:39régulièrement
00:35:39les gardiens de la révolution
00:35:41postent ce genre de vidéos
00:35:43que l'on va voir
00:35:43entièrement générées
00:35:45par intelligence artificielle
00:35:46où les missiles
00:35:47et les avions iraniens
00:35:48s'attaquent ici
00:35:50on le voit
00:35:50à la marine américaine
00:35:52c'est impressionnant
00:35:54très impressionnant
00:35:55mais c'est évidemment
00:35:56totalement bidon
00:35:57c'est la version fantasmée
00:35:59de la guerre
00:35:59fantasmée par les iraniens
00:36:01il y a eu des vraies frappes
00:36:02des vraies frappes
00:36:02aujourd'hui évidemment
00:36:03contre Israël
00:36:04d'abord
00:36:04mais on va le voir
00:36:05sur cette carte
00:36:06les iraniens ont aussi ciblé
00:36:08le Koweït
00:36:09Bahreïn
00:36:10la Jordanie
00:36:11et je vous parlais de messages
00:36:12à chaque fois
00:36:13ils s'en sont pris
00:36:14à des bases militaires américaines
00:36:16Bahreïn
00:36:16par exemple
00:36:17c'est le quartier général
00:36:19des forces navales américaines
00:36:20dans la région
00:36:20le Koweït
00:36:21vous avez deux bases américaines
00:36:22sur place
00:36:23mais alors là
00:36:24il y a une étrangeté
00:36:24que je voulais vous soumettre
00:36:26ce soir
00:36:26je reste sur cette carte
00:36:28les Émirats
00:36:30aucun missile iranien
00:36:31envoyé aujourd'hui
00:36:32contre les Émirats arabes unis
00:36:33quelques drones
00:36:33c'est vrai
00:36:34mais plus de missiles
00:36:35le Qatar
00:36:35aucun missile depuis six jours
00:36:37le Qatar a été beaucoup frappé
00:36:38au début de la guerre
00:36:39mais c'est plus le cas
00:36:40Didier François
00:36:41que se passe-t-il ?
00:36:43Vous rentrez du Qatar ?
00:36:44Oui alors au Qatar effectivement
00:36:46depuis trois jours
00:36:48il n'y avait plus de tir
00:36:48aux Émirats arabes unis
00:36:50dans la nuit
00:36:50on s'en est pris
00:36:52donc dans la nuit d'avant
00:36:53c'était
00:36:55bon
00:36:55donc honnêtement
00:36:56c'est un peu tôt pour le savoir
00:36:58sur le Qatar
00:36:59de toute évidence
00:36:59il y avait une volonté
00:37:00de la part des Iraniens
00:37:02de lever un peu le pied
00:37:03sur les Émirats arabes unis
00:37:05pas certains du tout
00:37:06d'autant que la frappe
00:37:07qui a été faite à Bahreïn
00:37:09a tué un soldat Émirati
00:37:10je rappelle
00:37:11donc honnêtement
00:37:13sur une journée
00:37:14moi je suis incapable
00:37:15de vous dire
00:37:16quelle est la tendance
00:37:17quand vous discutez
00:37:18on a quand même rencontré
00:37:19les chefs d'état-major
00:37:21des trois armées
00:37:22saoudiennes
00:37:23Émiratis
00:37:23Qatari
00:37:24les ministres de la défense
00:37:26des trois armées
00:37:26plus
00:37:28l'émir MBZ
00:37:29je peux vous dire
00:37:30que quand même
00:37:30dans les trois pays
00:37:31l'inquiétude
00:37:32sur la montée en puissance
00:37:34et la menace iranienne
00:37:36est extrêmement forte
00:37:37extrêmement forte
00:37:38et il n'y a pas du tout
00:37:40c'est pas
00:37:40enfin là
00:37:41la stratégie iranienne
00:37:43de départ
00:37:44qui consistait
00:37:45à vouloir faire pression
00:37:46sur les états du Golfe
00:37:47pour essayer de faire pression
00:37:49sur les Etats-Unis
00:37:49pour qu'ils arrêtent la guerre
00:37:51est en train
00:37:51de se transformer
00:37:53complètement
00:37:54en tout cas
00:37:55certainement
00:37:56pour l'Arabie saoudite
00:37:56et les Émiratis
00:37:57sur surtout
00:37:58ne lâchez pas
00:37:59voire même
00:38:00augmenter la pression
00:38:01vous allez dire
00:38:01que c'est encore la presse
00:38:02mais la presse israélienne
00:38:04un média israélien
00:38:05disait
00:38:05est-ce que les Qataris
00:38:06n'ont pas payé
00:38:07avec cette rumeur
00:38:08de dire
00:38:08est-ce que les Qataris
00:38:09n'ont pas fait un chèque
00:38:09de 6 milliards
00:38:10il y avait le chiffre
00:38:10qui était donné
00:38:11par la presse israélienne
00:38:126 milliards
00:38:13pour qu'on arrête
00:38:13en gros de les bombarder
00:38:14je n'en sais rien
00:38:15honnêtement
00:38:16enfin en tout cas
00:38:16c'est pas ce qu'ils racontent
00:38:18et moi je pense
00:38:19qu'il y a de toute façon
00:38:20de la part des Iraniens
00:38:21une vraie
00:38:22depuis le départ
00:38:23leurs cibles sont politiques
00:38:25avant d'être militaires
00:38:26depuis le départ
00:38:27Hormuz
00:38:28le pétrole
00:38:28le gaz
00:38:29etc
00:38:29ils sont malins là-dessus
00:38:30ils connaissent
00:38:31les débats
00:38:32et les divergences
00:38:33qui peuvent exister
00:38:34au sein des différents
00:38:35états du Golfe
00:38:36et ils savent que
00:38:37de manière traditionnelle
00:38:37le Qatar qui était
00:38:40plus amené
00:38:40et plus enclin
00:38:42à la négociation
00:38:43et qui pensait
00:38:44un peu comme l'Allemagne
00:38:44avec la Russie
00:38:45que parce qu'ils faisaient
00:38:46du business sur l'énergie
00:38:47ils étaient à l'abri de tout
00:38:49ils savent que
00:38:51lever un peu le pied
00:38:52sur le Qatar
00:38:52au moment où
00:38:53les Émiratis
00:38:54et les Saoudiens
00:38:54eux sont plus allants
00:38:56sur une riposte
00:38:57militaire forte
00:38:58parce qu'ils ne veulent pas
00:38:59se retrouver
00:38:59à la fin de cette guerre
00:39:01commencée
00:39:01certes sans leur avis
00:39:03mais avec un Iran
00:39:04de plus en plus radicalisé
00:39:05et faisant peser
00:39:07une menace
00:39:07sur l'ensemble de la région
00:39:08je pense qu'ils peuvent
00:39:09essayer de jouer
00:39:09des différences
00:39:12d'approche stratégique
00:39:14entre les États
00:39:15entre l'Arabie Saoudite
00:39:17les Émiratis d'un côté
00:39:18et le Qatar de l'autre
00:39:19mais à terme
00:39:20la menace reste
00:39:21ils restent
00:39:22en fait
00:39:22ils sont dans
00:39:23les Iraniens restent
00:39:24dans une position
00:39:25un petit peu de mafieux
00:39:26qui disent
00:39:27prenez l'assurance
00:39:28avec moi
00:39:28vous allez voir
00:39:29ça va bien se passer
00:39:30et si on ne prend pas
00:39:30l'assurance
00:39:31paf
00:39:32il y a la boutique
00:39:32qui crame
00:39:33c'est quand même
00:39:33un peu ça
00:39:34leur façon de faire
00:39:35et donc
00:39:36ils peuvent jouer
00:39:37effectivement
00:39:37de l'un à l'autre
00:39:38mais
00:39:39je n'ai pas l'impression
00:39:40que pour l'instant
00:39:40ils arrêtent la pression
00:39:41les Iraniens
00:39:42continuent de frapper
00:39:43les cibles américaines
00:39:43dans la région
00:39:44les Américains
00:39:44maintiennent
00:39:45une pression militaire
00:39:46très forte
00:39:46en envoyant sur place
00:39:47on le disait
00:39:48de plus en plus
00:39:48de renforts
00:39:49alors quels renforts
00:39:50vous allez voir ce soir
00:39:51on a pas mal d'éléments
00:39:52je voulais vous montrer
00:39:52cette carte d'abord
00:39:53très large
00:39:54très vaste
00:39:55la voici
00:39:55trois unités sont en route
00:39:57ou sur le point de l'être
00:39:58la onzième unité expéditionnaire
00:40:00de marine
00:40:00à bord de l'USS Boxer
00:40:02partie d'ici
00:40:03de San Diego
00:40:04ici en Californie
00:40:05la trente et unième
00:40:07l'USS Tripoli
00:40:08on vous en parle
00:40:08depuis quelques jours maintenant
00:40:09qui est parti d'Okinawa
00:40:11au Japon
00:40:12pour arriver donc
00:40:13au Moyen-Orient également
00:40:14et l'USS Tripoli
00:40:15devrait arriver
00:40:16d'ici la fin de semaine
00:40:17et puis la 82ème division
00:40:19aéroportée
00:40:20alors basée à Fort Bragg
00:40:22c'est du côté
00:40:23de la Caroline du Nord
00:40:24qui n'est pas encore partie
00:40:25d'après les informations
00:40:25qu'on a en tout cas
00:40:27ce soir
00:40:28allez-y Didier
00:40:29l'état-major a été projeté
00:40:31donc mille hommes
00:40:32autour du chef de corps
00:40:33et de son état-major
00:40:34qui est capable
00:40:34de planifier
00:40:36et la force
00:40:37de réaction rapide
00:40:38mais qui est restée
00:40:39pour l'instant à Fort Grave
00:40:40mais elle est projetable
00:40:41en 18 heures
00:40:42alors on va commencer par eux
00:40:44les parachutistes
00:40:44de la 82ème Airborne
00:40:45il y a encore un doute
00:40:47sur le nombre de soldats
00:40:48qui seront envoyés
00:40:48certains médias disent
00:40:50que ce serait plutôt
00:40:51un millier de parachutistes
00:40:52d'autres vont jusqu'à
00:40:53deux ou trois mille
00:40:54parmi leurs derniers
00:40:55faits d'armes
00:40:56l'Afghanistan
00:40:56on va voir ça
00:40:57l'Afghanistan
00:40:57en août 2021
00:40:58les Américains s'en vont
00:41:00les talibans reprennent
00:41:01le contrôle de Kaboul
00:41:02dans un chaos indescriptible
00:41:03avec une série d'attentats
00:41:04notamment
00:41:05et l'armée américaine
00:41:06fait donc appel
00:41:07on va le voir
00:41:08à ces parachutistes
00:41:09ça c'est au moment
00:41:09de leur départ
00:41:10fait appel à ces parachutistes
00:41:11pour aller aider
00:41:12justement à évacuer
00:41:14les civils
00:41:14il y a quasiment
00:41:15150 000 civils
00:41:16qui avaient été
00:41:17évacués à l'époque
00:41:18général Cholet
00:41:19qu'est-ce qu'on peut
00:41:20leur demander à eux
00:41:21si on les envoie
00:41:21si Trump les envoie
00:41:22qu'est-ce qu'il peut
00:41:23leur demander à eux
00:41:24à ces parachutistes
00:41:24alors tout d'abord
00:41:25je tiens à préciser
00:41:26que ce n'est pas
00:41:27une unité des forces spéciales
00:41:28c'est une
00:41:30selon ce que
00:41:31les informations
00:41:32qui sont disponibles
00:41:33ce serait
00:41:34une des brigades
00:41:35il y en a trois
00:41:36ou quatre
00:41:36de la 82e division
00:41:37ça fait qu'effectivement
00:41:39on peut penser
00:41:39qu'au total
00:41:40il peut y avoir
00:41:403000 hommes
00:41:41qui peuvent être projetés
00:41:42qu'est-ce que c'est
00:41:43c'est de l'infanterie
00:41:44de l'infanterie
00:41:45qui va être
00:41:46parachutée
00:41:47je ne le crois pas
00:41:47héliportée
00:41:48avec des hélicoptères lourds
00:41:50ou avec des V22
00:41:50au spray
00:41:51de façon à
00:41:53effectivement
00:41:53prendre pied
00:41:54sur quelque part
00:41:56on a évoqué
00:41:57la possibilité
00:41:59du Nil
00:41:59Carg
00:41:59ou Abou Moussa
00:42:01et puis
00:42:03avec
00:42:03sans doute
00:42:04de nuit
00:42:04parce que ce sont des soldats
00:42:07qui sont très bien équipés
00:42:07et qui peuvent tirer
00:42:08un avantage
00:42:10de combattre de nuit
00:42:11parce qu'eux
00:42:11ils ont des équipements
00:42:12de vision nocturne
00:42:13ce que l'adversaire
00:42:14n'aura pas forcément
00:42:15et puis
00:42:16ce sont quand même
00:42:17même s'ils sont
00:42:18des armes légères
00:42:19il n'y aura pas
00:42:20de division blindée
00:42:21qui va suivre
00:42:22ce sont quand même
00:42:23des gens
00:42:23hyper entraînés
00:42:24au plus haut standard
00:42:25qu'on puisse imaginer
00:42:27en termes de combat
00:42:28d'infanterie
00:42:28et qui seront
00:42:31suivant
00:42:31l'endroit
00:42:32où ils seront déposés
00:42:33soit soutenus
00:42:34depuis une côte
00:42:36soit
00:42:37peut-être
00:42:38par des bâtiments
00:42:38et sûrement
00:42:39par une couverture aérienne
00:42:41Pourquoi vous ne croyez pas
00:42:41au fait qu'ils soient parachutés ?
00:42:43Parce que
00:42:43encore une fois
00:42:44je ne vois aucun intérêt
00:42:46à ce qu'on parachute
00:42:48alors il pourra y avoir
00:42:49des éléments avancés
00:42:50et d'éclairage
00:42:50qui peuvent aller
00:42:51être largués
00:42:53sous voilure
00:42:54en toute discrétion
00:42:57mais l'essentiel
00:42:58des troupes
00:42:58à mon avis
00:42:59sera déposé
00:43:00par hélicoptère
00:43:01sachant que ça peut être
00:43:02une mission combinée
00:43:03entre la 82e Airborne
00:43:05et puis les Mew
00:43:06parce que
00:43:07quand on parle
00:43:08du Boxer
00:43:09et du Tripoli
00:43:10en réalité
00:43:10ce sont deux fois
00:43:11trois bâtiments
00:43:12et c'est possiblement
00:43:14deux fois
00:43:14deux mille hommes
00:43:15du Marine Corps
00:43:15qui viendraient
00:43:17On y vient
00:43:18à ces Mew
00:43:19comme vous les appelez
00:43:19M-E-U
00:43:20pour Unité Expéditionnaire
00:43:22de Marine
00:43:22alors deuxième unité
00:43:23elle est déjà en route
00:43:23la onzième
00:43:24Unité Expéditionnaire
00:43:25de Marine
00:43:26partie de Californie
00:43:27je vous le lisez
00:43:27à bord du porte-hélicoptère
00:43:28Amphibie USS Boxer
00:43:30vous les voyez là
00:43:31ces soldats
00:43:32eux connaissent
00:43:33évidemment déjà la région
00:43:34ils s'entraînent déjà
00:43:34régulièrement dans la zone
00:43:35comme ici
00:43:36regardez au Koweï
00:43:37c'était il y a 5 ans
00:43:58et l'armée américaine
00:44:00envoie un deuxième porte-hélicoptère
00:44:02sur zone
00:44:02on vous a parlé déjà
00:44:03de cette USS Tripoli
00:44:04et de ces 2000 marine à bord
00:44:05au moins
00:44:06et là j'ai une vidéo
00:44:06aussi à vous montrer
00:44:07voilà de quoi sont capables
00:44:09ces hommes
00:44:10là c'était un entraînement
00:44:11c'était en Australie
00:44:17à la fin
00:44:18de point A
00:44:18ils vont être
00:44:19les hélicoptères
00:44:19sur la ship
00:44:20à la pointe
00:44:21ils vont partir
00:44:22ils vont partir
00:44:22et ils vont partir
00:44:23les hélicoptères
00:44:24vont partir
00:44:24et ils vont faire
00:44:25leur mouvement
00:44:25à la objective
00:44:26pour faire
00:44:27la objective
00:44:27pour la objective
00:44:27pour la vue
00:44:28pour la vue
00:44:47Et une fois que l'objectif a été remplacé,
00:44:49ils sont appelés à l'hélicoptère pour les déplacer de l'espace.
00:44:58Je précise évidemment que la musique et les commentaires ne sont pas de nous, c'est une vidéo qui est
00:45:02fournie par l'armée américaine, bien sûr, sécuriser une zone, récupérer un homme, récupérer une cargaison, ça Didier, ça peut
00:45:07servir dans les semaines qui viennent.
00:45:09Oui, en fait, ce qu'il faut comprendre, honnêtement, les parachutistes, leur boulot, c'est de saisir et de délivrer,
00:45:14enfin de rendre disponible soit un aéroport, soit une DZ, donc une drop zone, un endroit où on peut poser
00:45:19les hélicos, ils vont sécuriser le secteur.
00:45:22Les Marines, eux, c'est plus de la faux amphibie, donc c'est de l'arrivée plutôt par la mer,
00:45:26avec des...
00:45:28Ils peuvent y compris avoir là, pour le coup, des blindés plus légers pour avoir un peu d'appui en
00:45:32mitrailleuse lourde, voilà.
00:45:34Et oui, ça, typiquement, c'est pour prendre une île, ils savent faire.
00:45:39Le sujet qu'ils savent faire, prendre, c'est pas le plus dur, en fait.
00:45:43La vraie question, c'est comment on tient ?
00:45:45Parce que la saisie, ils savent le faire, ils peuvent le faire, et ils peuvent le faire à 6 000,
00:45:49plus il y a la 75e Rangers qui est prête aussi en force spéciale.
00:45:54Ça, ils sont capables de le faire.
00:45:55La vraie question, c'est qu'est-ce qu'on prend ? Il ne faut pas que ça soit trop
00:45:58loin de sa base.
00:45:58Tout le monde se rappelle de ce film, un pont trop loin.
00:46:01Les parachutistes anglais et américains, qui sautent, et canadiens, par exemple, excuse-moi, tu as raison, qui sautent un peu
00:46:08trop loin,
00:46:09et ils attendent l'arrivée des renforts avec les blindés,
00:46:12et le temps que les renforts arrivent, qui eux sont coincés parce que les ponts ont pété,
00:46:16ils n'ont pas le soutien.
00:46:17C'est de l'infanterie légère, c'est de l'infanterie qui est faite pour conquérir rapidement en souplesse et
00:46:22avec punacité,
00:46:24mais ils ne sont pas faits pour tenir du combat longtemps face à l'armée régulière.
00:46:29Donc il faut qu'ils puissent être soutenus, ravitaillés, appuyés.
00:46:31Donc le lieu qui va être choisi doit être à distance suffisante pour pouvoir être ravitaillés.
00:46:39Je vous le rappelle, en hélicoptère.
00:46:41Si les hélicoptères ne volent pas dans la zone, il n'y aura personne qui ira,
00:46:45parce qu'il faut ramener les blessés, et là, il faut pouvoir insérer et ramener,
00:46:50il faut pouvoir soutenir, donc ça ne peut être qu'une zone où les Américains ont la garantie
00:46:55qu'ils ont la supériorité suffisante pour faire voler ce qu'on appelle de la Rotary Wing.
00:47:00Sinon, ça ne passera pas.
00:47:01De la Rotary Wing ?
00:47:02Oui, il y a deux choses dans ce type d'opération.
00:47:05Vous avez dans les états-majors un gars qui s'occupe des Rotary Wing, des hélicoptères,
00:47:09et des Fixed Wing, donc tout ce qui est là pour le coup avec des ailes.
00:47:15Et ce que eux sont capables de produire, en effet, en fonction de la météo,
00:47:19de la distance, du carburant, etc., est extrêmement déterminant pour la mise en place du reste
00:47:24de l'opération, pour les insertions, pour les extractions, etc., etc.
00:47:27Quand on avait une expérience en planification avec les Américains, c'est une carte,
00:47:33et vous avez deux gabarits, c'est celui de ce qu'on appelle la Golden Hour,
00:47:37l'heure en or, celle qui, effectivement, conditionne le rapatriement d'un blessé en moins d'une heure.
00:47:43Parce qu'une heure, c'est 20% de pertes supplémentaires au bout d'une heure.
00:47:46Et l'autre gabarit, c'était celui de l'appui artillerie.
00:47:51En l'occurrence, en Irak et en Syrie, c'était les lances-roquettes I-Mars ou des 155 mm.
00:47:58Et à partir de là, vous placiez vos deux gabarits de façon à savoir d'où vous partiez pour conquérir
00:48:05quoi.
00:48:05Et donc, c'est là que, quand on regarde la géographie du Golfe et du Détroit,
00:48:12on peut se dire qu'il n'y a pas beaucoup de choix.
00:48:15– Alors, on reviendra sur la géographie.
00:48:17Mais Didier, vous parliez à l'instant de la météo.
00:48:19Là, les Américains, notamment, ont un problème, Lisa.
00:48:21– Oui, grâce à Marc Hay, le chef du service météo et climat de BFMTV,
00:48:26on apprend qu'il y a actuellement une goutte froide pour le Golfe Persique.
00:48:30Oui, parce que vous en revenez.
00:48:32Ça veut dire qu'il y a de l'air très froid en altitude.
00:48:34Qui dit goutte froide dit orage violent, rafale de vent.
00:48:37Et ça peut poser plusieurs problèmes dès demain.
00:48:38Les drones n'aiment ni le vent, ni les orages, ni les précipitations.
00:48:42Et surtout, c'est une météo très défavorable pour déployer des troupes au sol.
00:48:45– Et puis, si l'attaque se fait selon les habitudes,
00:48:50on préfère aussi des nuits sans lune.
00:48:52Donc, il faudra regarder aussi le cycle de la lune.
00:48:57Maintenant, encore une fois, on ne sait pas exactement,
00:49:02la météo peut être aussi un facteur de surprise.
00:49:06– Attendez, général, attendez, attendez, attendez.
00:49:08Juste à côté de vous, Didier François vient de dire,
00:49:10vient de marmonner dans sa barbe, 4 avril.
00:49:13– On sait que, on vous l'avait dit au départ,
00:49:15il y avait le 28 février qui était une nuit 5.
00:49:18On sait qu'on repart sur le cycle, c'est lunaire, c'est pas compliqué.
00:49:21Prenez sur votre téléphone portable, vous le regardez.
00:49:24En fait, il y a des intensités de nuit.
00:49:27Et plus la nuit est noire, et plus quand on travaille,
00:49:30soit sous hier, soit sous infrarouge, soit sous thermique,
00:49:38quand on est très équipé, on a un gros avantage sur l'adversaire
00:49:42qui, lui, n'a pas ses capacités de vision nocturne.
00:49:45Donc, la vision nocturne est évidemment un gros avantage.
00:49:49Après, il y a d'autres choses compliquées, ça demande beaucoup d'entraînement,
00:49:52surtout pour les hélicoptères et les pilotes d'hélico,
00:49:54c'est quand même un peu compliqué, surtout au-dessus de l'eau.
00:49:56Mais ils savent faire, il n'y a pas de sujet.
00:49:58Ils savent très, très bien faire.
00:50:01Mais vous donnez un horizon au 4 avril ?
00:50:04Non, non, je dis, attention, regardez, enfin, moi c'était de mémoire,
00:50:08donc re-regardez que je ne vous dise pas de bêtises.
00:50:10Le calendrier éminé, c'est ça.
00:50:13Mais voilà, donc tout ça va être pris en compte.
00:50:16Ce qu'on vous explique avec Serge, c'est comment se passe une planification
00:50:20dans un état-major, en plus dans ce coin-là, effectivement, on y a quand même passé
00:50:24quelques temps et on a vu quelques planifications.
00:50:26Et puis l'amiral Cooper, c'est l'ancien patron de la 5e flotte,
00:50:29et il connaît l'endroit par cœur.
00:50:31Donc lui, qui est quand même au commandement interarmé.
00:50:36Alors si je comprends bien, quand on voit effectivement le général Cain
00:50:40qui intervient tout le temps, on peut penser que l'amiral Cooper
00:50:45a en fait le commandement opératif.
00:50:47Vous savez que dans les opérations, il y a le commandement stratégique
00:50:50qui est en relation directe avec le président,
00:50:52pour encore une fois traduire l'effet attendu, l'effet politique,
00:50:56en effet militaire, c'est le niveau stratégique.
00:50:59On peut penser que Cain a repris ce niveau stratégique
00:51:02et que l'amiral Cooper, qui normalement lui est du niveau stratégique,
00:51:06est peut-être passé à un niveau opératif parce que l'opération est grandiose.
00:51:10Et donc on ne peut pas confier ça forcément, comme ce fut le cas pour moi
00:51:14lorsque j'étais contre Daesh, où on avait confié à un général 3 étoiles
00:51:18le niveau opératif, qui était directement sous les ordres de Sankom,
00:51:21qui lui-même parlait au président.
00:51:23Donc vu l'importance de l'opération, on peut penser,
00:51:26que l'architecture de commandement est celle-là.
00:51:28Et Cooper, il connaît par cœur l'endroit, cinquième flotte,
00:51:31il a dû travailler le contrôle du détroit d'Hormuz depuis son...
00:51:35Alors justement, on y retourne au détroit d'Hormuz,
00:51:38on va remettre la carte ce soir dans ce mur,
00:51:41parce qu'il y a une nouvelle menace que font planer ce soir les Iraniens.
00:51:45Le détroit d'Hormuz, on commence à en avoir l'habitude,
00:51:48il est ici, en sortie du golfe Persique et avant le golfe d'Omane.
00:51:52Sauf que ce soir, les Iraniens expliquent qu'ils pourraient aussi s'en prendre désormais
00:51:56au détroit de Bab-el-Mandeb.
00:51:58En gros, les Iraniens disent, si l'ennemi tente une action terrestre sur les îles iraniennes,
00:52:03on va y venir, ou n'importe où ailleurs sur notre territoire,
00:52:05ou s'il cherche à imposer des coups à l'Iran par les manœuvres navales
00:52:08dans le golfe Persique et la mer d'Omane,
00:52:10alors nous ouvrirons d'autres fronts en guise de surprise.
00:52:13Il n'y a pas tellement de surprise, parce que dans le même communiqué,
00:52:15il cite précisément le détroit de Bab-el-Mandeb.
00:52:18On le rappelle ici le Yémen.
00:52:19Les outils qui sont des soutiens de l'Iran sont aussi ici.
00:52:24Et on sait que si vous prenez le détroit de Bab-el-Mandeb,
00:52:28vous bloquez derrière le canal de Suez, l'accès à la Méditerranée
00:52:31pour toutes les denrées, etc., qui arrivent de l'Asie.
00:52:35Est-ce que ça, ils en ont les moyens aujourd'hui ?
00:52:37Et ensuite, on retournera du côté des doutes d'Hormuz.
00:52:39Est-ce que ça, en général, les Iraniens peuvent le faire ?
00:52:42Sont en capacité de le faire, j'allais dire, à peu de frais ?
00:52:44Alors, deux réflexions.
00:52:47On l'a déjà évoqué.
00:52:49Les Houssis, pourquoi ne sont-ils pas jusqu'à présent rentrés dans le jeu ?
00:52:52Pourquoi ils y rentreraient ? Pourquoi pas ?
00:52:54Et effectivement, on peut penser qu'il y a peut-être une carte.
00:52:58Moi, je n'y crois pas trop, mais il y a une carte supplémentaire
00:53:00que les Iraniens ont gardée dans leur manche pour la sortir au bon moment.
00:53:04L'autre réflexion que je me fais, c'est que là, on est dans la logique de,
00:53:09jusqu'à présent, la France, elle choisissait ses guerres.
00:53:12Là, s'il y a une action majeure dans le détroit de Bab el-Mambeb,
00:53:16là, on va subir une guerre.
00:53:18Et là, je pense que les Européens ne pourront plus faire l'économie d'une intervention.
00:53:24Alors, ça se traduirait comment ?
00:53:26Eh bien, on a déjà des moyens maritimes sur place.
00:53:29Qui sont ici ?
00:53:29L'opération Aspides, qui est européenne.
00:53:33Et je crois que ça passera par un renforcement de cette opération.
00:53:36Il faut comprendre une chose.
00:53:38Bab el-Manded, canal de Suez.
00:53:41Canal de Suez, vous êtes en Méditerranée.
00:53:42L'ensemble de notre commerce avec la Chine et l'Asie passe par là.
00:53:47Il ne faut pas, voilà, il n'y a pas, donc on ne va pas tortiller.
00:53:51Autant des moyens concernés par une guerre qui nous a été imposée,
00:53:54qui a été lancée par...
00:53:56Si ça se gâte ici, la guerre se rapproche de nous.
00:53:59Je pense qu'on n'aura pas trop le choix.
00:54:01Parce que ça veut dire qu'il faut faire tout le tour de l'Afrique.
00:54:03Si vous vous rendez compte, vous allongez quand même singulièrement la route
00:54:06entre l'Europe et l'Asie.
00:54:09Là, pour le coup, on est directement touchés au portefeuille.
00:54:11Alors, ce que disent les Iraniens ce soir, c'est que si vous touchez,
00:54:14en s'adressant aux Américains et aux Israéliens,
00:54:15si vous touchez à nos îles, alors vous aurez un problème du côté de Bab el-Manded.
00:54:20Venez avec moi, Didier-François, venez me rejoindre.
00:54:22Parce qu'on va voir quelles îles, justement, de quelles îles on parle.
00:54:24Parce qu'on vous parle régulièrement de l'île de Cargue ces derniers temps.
00:54:28L'île de Cargue qui est donc ici, voilà.
00:54:32L'île de Cargue, sauf que, ce que vous nous dites avec le général Chaudet ce soir,
00:54:36c'est que les Américains, peut-être font-ils diversion en agitant la menace de Cargue
00:54:41et pourraient s'intéresser à des îles plus proches du Détroit.
00:54:44En fait, pour que les choses soient claires...
00:54:47C'est une hypothèse.
00:54:48Voilà, on est dans les hypothèses.
00:54:49Absolument.
00:54:49On n'a pas de renseignements, etc.
00:54:51L'île de Cargue, elle a plusieurs inconvénients, en fait.
00:54:55D'abord, elle est très loin, à l'intérieur du golfe Persil, comme vous le voyez.
00:55:00Et une opération sur cette île, de fait, ne pourrait pas vraiment être soutenue
00:55:05par le groupe aéronaval qui est à 700 kilomètres par ici.
00:55:08Le porte-avions américains est ici.
00:55:11L'île de Cargue, elle est là-bas.
00:55:13Aucun navire ne rentrera pour aller jusque-là sous le feu et revenir sous le feu.
00:55:16Donc, on oublie.
00:55:18Et ça voudrait dire que, grosso modo, une opération devrait être lancée
00:55:21ou d'Arabie Sahaguit, ou du Koweït, ou de l'Irak, encore moins.
00:55:25D'accord ?
00:55:25Donc, vous voyez bien que le problème, c'est pas trop de l'apprendre à la limite,
00:55:28mais le soutien qui se ferait derrière...
00:55:31Il y a trop de risques ici.
00:55:33En fait, là aussi, ce que nous a dit le chef d'état-major américain, Kane,
00:55:40qui, justement, s'occupe du question stratégique,
00:55:42aujourd'hui, les hélicoptères Apache et les A-10 volent dans le secteur sud.
00:55:49D'accord ?
00:55:50Ici.
00:55:51Ils ne volent pas là-bas.
00:55:53Ça veut dire qu'ils n'ont pas suffisamment de supériorité aérienne,
00:55:55à leur goût, en tout cas, pour mener ce type d'opération là-bas.
00:55:59S'ils l'ont, ils peuvent l'envisager.
00:56:01S'ils ne l'ont pas, on revient sur la case d'avant,
00:56:04la question de la Golden Hour, la question des appuis,
00:56:06la question de la capacité d'infiltrer, d'extraire.
00:56:09Donc là, à ce stade-là, ça me paraît compliqué d'aller là-bas.
00:56:13La projection des appareils, pareil, l'avion, la supériorité aérienne,
00:56:16le renseignement, on peut mettre du drone,
00:56:19mais le drone, c'est plus fragile, etc.
00:56:21C'est faisable.
00:56:22La saisie, elle n'est pas en soi impossible.
00:56:23Et vous êtes à 22 km d'ici, donc les appuis,
00:56:27vous allez mettre des unités sous le feu,
00:56:31pour obtenir quoi ?
00:56:32Alors que de toute façon, si vous prenez le contrôle par ici,
00:56:36où c'est quand même, je ne dis pas qu'ils vont le faire, encore une fois,
00:56:39mais d'un certain point de vue, là, il y a les fameuses trois îles,
00:56:41qui sont Abu Moussa, la petite et la grande tome,
00:56:45qui en plus ont cet avantage d'être,
00:56:48il y a un débat international qui appartenait normalement aux Émirats arabes unis
00:56:51et qui ont été suivis,
00:56:52elles sont là.
00:56:54L'avantage, c'est que vous êtes quand même déjà à une distance plus confortable.
00:56:59Vous avez, de toute façon, vous contrôlez, à ce moment-là,
00:57:03de cette partie-là, les deux canaux de 3,2 km,
00:57:06qui sont les deux rails de navigation d'Ormousse.
00:57:08Et qui permettent d'un navire de passer.
00:57:09Et donc, vous pouvez bloquer à votre tour le détroit d'Ormousse,
00:57:12donc c'est match nul.
00:57:14Et donc, je ne dis pas que c'est ça qui va être fait.
00:57:17Je n'ai pas les boules de cristal.
00:57:19Et franchement, je n'en sais fouchement rien.
00:57:21Mais en tout cas, ça serait plus facile à réaliser.
00:57:24Ils sont beaucoup plus près de ce côté-là.
00:57:26Ça serait, honnêtement, ça obtiendrait des effets de contrôle sur les 3 d'Ormousse
00:57:31plus importants que simplement de prendre en garde.
00:57:34Plus facile et plus d'intérêt.
00:57:35Donc, on va retourner à la table d'idée.
00:57:38Christian Macarian, ça veut dire que la bataille d'Ormousse,
00:57:42elle est devant nous ?
00:57:44Non, pas nécessairement.
00:57:45Pas nécessairement ?
00:57:46Pas nécessairement.
00:57:47Parce qu'on ne peut pas détacher tout ce qu'on vient d'exposer doctement.
00:57:52Et je trouve que c'était très intéressant.
00:57:55On ne peut pas le détacher du contexte diplomatique.
00:57:58Ce soir, on sait que les États-Unis insistent pour dire
00:58:01que des contacts avec les Iraniens ont bel et bien eu lieu.
00:58:05Il y a aussi d'autres indices qui vont dans la même direction.
00:58:09Et le fait que le Pakistan soit le pays intermédiaire
00:58:12nous oblige à réfléchir sur ce qui se passe aussi au Pakistan
00:58:16sur lequel il y a une opacité pour l'instant totale.
00:58:19Donc, il est hasardeux de s'avancer ce soir
00:58:22sur un dispositif militaire strictement opérationnel et imminent.
00:58:27Je rappelle, et vous l'avez très bien exposé,
00:58:30le caractère très hétéroclite de la composition de cette force
00:58:35supposée intervenir.
00:58:36Donc, oui, général...
00:58:39Je vous permettrai de nuancer.
00:58:40Ce n'est pas parce qu'ils viennent du Japon et qu'ils viennent de Californie.
00:58:42Une fois qu'ils sont sous le commandement opérationnel
00:58:44de l'amiral Cooper, ils travailleront sous les membres.
00:58:49Mais ça veut dire qu'ils n'arrivent pas forcément au même moment.
00:58:50C'est ça.
00:58:52Voilà.
00:58:52Mais à un moment donné, on se regroupe.
00:58:55Comme ils disent, on refit de cantine.
00:58:56On se prépare.
00:58:57On a le bac à sable et on distribue les rôles.
00:59:00Et puis, en avant.
00:59:02Tout à fait d'accord, mais ça ne peut pas échapper non plus aux Iraniens.
00:59:06Bien sûr.
00:59:07Et d'autant plus que les Russes et les Chinois
00:59:10vont leur indiquer exactement ce qui va se passer.
00:59:13Depuis 15 jours, on a vu une montée en gamme
00:59:16de la capacité de ciblage et de renseignement iranien
00:59:19qui inquiète toute la région.
00:59:21Ils visent des choses extrêmement précises.
00:59:24Ils ont des tirs beaucoup plus précis.
00:59:28Et de toute évidence, ils reçoivent de l'aide.
00:59:30Et dans la région, on pense franchement que ça vient de la Chine et de la Russie.
00:59:32Nous sommes bien d'accord.
00:59:33C'est pourquoi je crois qu'il faut rester encore réservé.
00:59:36C'est un schéma sur le papier qui peut parfaitement fonctionner.
00:59:41Mais pour l'instant, il y a aussi une autre partie
00:59:44sur laquelle nous n'avons pas d'informations
00:59:46qui est en train de se dérouler.
00:59:48Nous sommes tout à fait d'accord.
00:59:49Ce qu'on peut voir maintenant avec l'arrivée depuis le Japon
00:59:53et depuis la Californie, c'est que Trump et les stratèges
00:59:56n'avaient pas pensé arriver à ce point.
00:59:58Ça veut dire qu'au début, ils avaient pensé
01:00:00que bombarder, bombarder, taper allait suffire.
01:00:04De toute évidence, ils ont compris que les Iraniens
01:00:06avaient un niveau de résilience
01:00:07qui était bien supérieur à celui auquel Trump avait peut-être pensé.
01:00:13Je pense que les Israéliens le savaient,
01:00:14mais les Israéliens, eux, ont tout intérêt
01:00:16à ce que ça continue jusqu'à ce que leur objectif à eux
01:00:19de régime change aboutisse.
01:00:22Les Israéliens ont tout intérêt à ce que ça dure le plus longtemps possible
01:00:25pour pouvoir intervenir de façon récurrente.
01:00:28C'est évident.
01:00:29Ce n'est pas du tout l'optique des Américains
01:00:32qui, eux, ont intérêt à ce que ça s'arrête
01:00:36le plus vite possible, ce qu'ils ne veulent pas dire tout de suite.
01:00:39Lisa Aleph, deux informations ce soir.
01:00:41Oui, la première, c'est que le ministre iranien
01:00:43des Affaires étrangères Abbas Araqchi
01:00:44vient de dire quelque chose d'intéressant
01:00:46au sujet du détroit d'Hormuz.
01:00:47Il dit que le passage, de notre point de vue,
01:00:49dit-il, n'est pas complètement fermé.
01:00:51Il est fermé uniquement aux ennemis.
01:00:52Et il précise même que l'armée iranienne
01:00:54a déjà assuré, je le cite,
01:00:55un passage sécurisé aux navires des pays amis.
01:00:59Et en parlant d'Araqchi, selon le Wall Street Journal,
01:01:02dans la perspective de, on va dire, potentielle pour parler de paix,
01:01:05les États-Unis et Israël auraient temporairement retiré
01:01:07pour 4-5 jours
01:01:08deux hauts responsables iraniens de leur liste de cibles à éliminer.
01:01:12Abbas Araqchi, le ministre des Affaires étrangères,
01:01:14et le président du Parlement iranien, Mohamed Bagheer-Ralibad.
01:01:17On vous parle depuis combien de temps ?
01:01:18Oui, je sais.
01:01:19Ce sont les deux informations capitales de la journée.
01:01:22Au-delà des exercices et des préparatifs de guerre.
01:01:25Un, l'Iran laisse passer des pétroliers
01:01:28et il le fait payer, notamment aux Chinois.
01:01:30Vous savez, le grand armateur chinois Costco
01:01:33qui aurait payé 2 millions de dollars par pétrolier
01:01:35pour pouvoir emprunter le détroit.
01:01:37Donc, ça veut dire quand même, c'est important,
01:01:38on fait un droit de péage,
01:01:40mais on peut passer quand on n'est pas un ennemi.
01:01:43Ça veut dire que ça exclut évidemment les Israéliens
01:01:45et les Américains.
01:01:46Qu'en est-il de la France ?
01:01:48Bonne question.
01:01:49Mais en tout cas, il y a, si vous voulez,
01:01:50c'est un geste.
01:01:51Quand Trump dit que l'Iran nous a fait un cadeau,
01:01:54c'est peut-être un cadeau qui permet de rétablir
01:01:57d'une certaine manière une petite circulation.
01:01:59Puis l'autre information qui me semble capitale,
01:02:01si le Wall Street Journal,
01:02:02qui est un quotidien très bien informé,
01:02:05affirme que sur la liste Wanted,
01:02:08vous savez, des 10 dirigeants iraniens
01:02:10qu'il faut éliminer,
01:02:11si on retire le président du Parlement
01:02:13et si on retire le ministre des Affaires étrangères iranien,
01:02:17ça veut dire qu'on a deux hommes
01:02:18qui sont là pour négocier.
01:02:19Et on leur donne une sorte de sauve-conduit
01:02:22jusqu'à samedi, peut-être,
01:02:23jusqu'à la négociation.
01:02:25C'est aussi une menace, Elza Vidal,
01:02:27c'est-à-dire, en vous retirez de la liste,
01:02:28vous venez négocier,
01:02:29si les négociations se passent mal,
01:02:30hop, on vous remet sur la liste,
01:02:31des gens à boire.
01:02:32Oui, parce que c'est 4-5 jours.
01:02:34Oui, 4-5 jours,
01:02:35mais ils sont complètement éprouvés
01:02:36à ce genre de menaces,
01:02:37les deux hommes en question.
01:02:38Pour la petite incise à Basar Akshi,
01:02:41c'est un négociateur,
01:02:42c'était l'adjoint au négociateur principal
01:02:45sur le nucléaire iranien.
01:02:47Il connaît très très bien les négociations,
01:02:49c'est un peu le pendant de Trump,
01:02:50il a écrit un livre
01:02:51qui s'appelle
01:02:52« Le pouvoir de la négociation »,
01:02:54ce n'est pas l'art du deal,
01:02:55mais tout ça pour vous dire
01:02:56qu'il savait faire pleurer de rage
01:02:58les négociateurs américains en 2015,
01:03:01en revenant sur des ouvertures
01:03:03dans les négociations,
01:03:04en soulevant au dernier moment,
01:03:05au milieu de la nuit,
01:03:06un problème extrêmement délicat
01:03:08et en faisant s'effondrer
01:03:09tout le progrès qui avait été fait,
01:03:11il donnera beaucoup de fil
01:03:13à retordre aux Américains.
01:03:15Bon, voilà ce que l'on pouvait dire.
01:03:17On y reviendra évidemment
01:03:17tout au long de cette soirée,
01:03:18de cette édition spéciale.
01:03:19Je vous remercie tous les 6, évidemment.
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