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  • il y a 6 heures
Revoir notre grande émission spéciale "Forum BFMTV – Rachida Dati face aux Français” présentée par Maxime Switek ce lundi 26 janvier 2026 sur BFMTV. La ministre de la Culture et candidate LR à la mairie de Paris répond aux questions des Français, à moins de deux mois des élections municipales à Paris.

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Transcription
00:00:00Musique
00:00:00Rachid Alati c'est une star et c'est un bulldozer en même temps.
00:00:24Elle sait se faire aimer.
00:00:26C'est une femme qui a du charisme.
00:00:27Ça peut être un modèle pour toutes les femmes qui ont envie de réussir.
00:00:31Elle affirme que rien ne l'arrêtera pour conquérir Paris.
00:00:34Chères Parisiennes, chers Parisiens, l'avenir de Paris est entre vos mains.
00:00:39Selon un sondage IFOP, ce week-end elle est à la corde avec le candidat de la gauche, Emmanuel Grégoire.
00:00:44Nous on n'a pas du tout peur de Rachida Dati.
00:00:47Je souhaite que Madame Dati soit ni membre du gouvernement ni à la mairie de Paris.
00:00:52Elle arrive à définir quelqu'un de manière parfois cruelle en un mot ou en une phrase.
00:00:57Cette présence est aussi anecdotique que votre score à l'élection présidentielle.
00:01:05Vous êtes messieurs, mesdames, les journalistes convoqués au Dati Show.
00:01:09Avec moi la ville sera propre et elle sera tranquille.
00:01:12Et c'est justement ce qu'attendent les Parisiens.
00:01:14Comment une femme de droite peut gagner une ville qui depuis 25 ans vote à gauche ?
00:01:22Rachida Dati, face au forum BFM, face aux Français, vous connaissez la formule de cette émission.
00:01:31C'est sans filtre, c'est sans filet, trois heures de dialogue en direct.
00:01:35Mais pourquoi avoir accepté cette invitation-là, Rachida Dati ?
00:01:38Pourquoi avoir pris ce risque-là ce soir ?
00:01:41Y a-t-il un risque à parler avec des citoyens ?
00:01:43Moi je préfère avoir cet échange direct.
00:01:46C'est le propre de la politique, de se confronter aux observations, aux critiques,
00:01:51aussi à la vision, d'entendre aussi les préoccupations des uns et des autres.
00:01:55Y compris de vos opposants ?
00:01:56Bien sûr. L'engagement politique, c'est justement la contradiction.
00:02:01C'est aussi l'opposition, mais c'est aussi de convaincre.
00:02:04Et donc, quand vous m'avez proposé de pouvoir débattre avec les citoyens, j'ai accepté.
00:02:09Alors on est parti pour ces trois heures.
00:02:10Il faut que je vous présente celles et ceux qui vont vous interroger,
00:02:13qui vont vous interpeller ce soir.
00:02:15Une précision, évidemment, ça va de soi, mais je le dis,
00:02:17vous ne les avez pas choisis et vous ne les connaissez pas.
00:02:20Ça va mieux en le disant.
00:02:21Pour vous les présenter, regardez cette carte qui est juste derrière nous, Rachida Dati.
00:02:24Je vous montre les Français de ce soir.
00:02:27Corinne qui arrive de Bayonne, Guillaume de Gironde, Benoît de Narbonne,
00:02:31Isabelle du Haut-Rhin, Florian de Haute-Saône, Farid de Roubaix
00:02:35et puis un tiers groupé, évidemment, comme d'habitude,
00:02:37et peut-être encore un peu plus ce soir du côté de Paris et de la région parisienne
00:02:41avec Charles, Tidjan, Gabriel, Laura, Nathalie, Cathy et Linda.
00:02:46Des Français qui vont vous interroger et on l'a vu, qui ne viennent pas tous de Paris
00:02:50parce que ce soir, on va aborder des thèmes qui nous concernent tous.
00:02:53Bien au-delà des frontières de la capitale, on va parler de logement,
00:02:56on va parler de délinquance, on va parler d'accueil des enfants,
00:03:00on va parler de propreté, évidemment.
00:03:02Ça nous concerne tous.
00:03:03Vous allez tous pouvoir, évidemment, interroger ce soir Rachida Dati,
00:03:07y compris chez vous.
00:03:08Vous pouvez nous envoyer vos questions, vos remarques avec le QR code
00:03:11que vous scannez avec votre téléphone portable.
00:03:13Vous connaissez le principe.
00:03:15Vous connaissez évidemment le mail forum BFMTV,
00:03:18arrobas BFMTV.fr.
00:03:20On parlera aussi de culture aussi.
00:03:22Vous êtes ministre de la Culture.
00:03:23Vous avez annoncé votre départ du ministère, mais on ne sait pas quand.
00:03:26Peut-être que ce soir, vous nous donnerez la primeur de la date.
00:03:28Ce n'est pas sûr du tout, mais on essaiera tout à l'heure.
00:03:35C'était bien tenté.
00:03:36Mais il y aura peut-être aussi, par exemple, des questions autour du Casse du Louvre.
00:03:40Bien sûr, je sais que ça interroge pas mal de Français qui sont là ce soir.
00:03:43On parlera de vous, de votre style, le datichot, comme disait tout à l'heure Anne Hidalgo.
00:03:47Ça vous énerve quand on vous ramène toujours à ça ou pas ?
00:03:49Avec le micro.
00:03:53On m'a ramenée à tellement de caricatures, donc rien ne me gêne.
00:03:56Ce qui m'intéresse, c'est de pouvoir débattre ce soir.
00:03:58Alors, on est parti.
00:03:59Une première question pour vous dans cette salle, dans ce forum.
00:04:02Question toute simple.
00:04:02Qu'attendez-vous ce soir de Rachida Dati ?
00:04:07Corinne, je commence avec vous.
00:04:09Linda avait déjà le micro en main.
00:04:10Non, Linda ?
00:04:11Bonsoir.
00:04:11Bonsoir Corinne.
00:04:12Bonsoir.
00:04:13Corinne de Bayonne.
00:04:14Oui.
00:04:14Bonsoir Madame Dati.
00:04:15Bonsoir.
00:04:16Alors, moi, je viens pour essayer de me faire un avis sur vous, parce que je n'arrive
00:04:21pas à vous cerner.
00:04:22Donc, du coup, j'espère qu'à la fin de l'émission, peut-être que… enfin, j'espère
00:04:26que j'aurai une idée plus précise.
00:04:29Pourquoi vous n'arrivez pas à cerner Rachida Dati ?
00:04:31Parce que… parce qu'elle est tantôt sympathique, tantôt un peu moins, tantôt…
00:04:37Enfin, voilà.
00:04:37Donc, je n'arrive pas à vous cerner.
00:04:39Donc, puis bon, par rapport à… on en parlera dans la soirée, mais vos changements
00:04:43politiques, voilà.
00:04:46Donc, moi, personnellement, c'est pour ça que je suis venue.
00:04:48Bon, vous cernez.
00:04:49Linda, elle est déjà le micro.
00:04:50Linda, bonsoir.
00:04:51Bonsoir Maxime.
00:04:51Linda de Paris.
00:04:53Linda de Paris.
00:04:54De Paris.
00:04:55Et moi, j'ai juste envie de dire à Madame Dati, rendez-nous Paris.
00:04:58Rendez-nous Paris, s'il vous plaît.
00:05:00Moi, c'est un cri du cœur.
00:05:01Ça fait… je le dis, ça fait combien ? 20 ans qu'on est avec…
00:05:07Voir un peu plus.
00:05:08Voir un peu plus.
00:05:10Je suis née et j'ai grandi à Paris.
00:05:12Donc, j'ai vu Paris sous toutes ses formes et on n'en peut plus.
00:05:16Donc, en tant que petite fille, en tant qu'adulte.
00:05:18Aujourd'hui, en tant qu'adulte, on n'en peut clairement plus.
00:05:21Et donc, moi, personnellement, mais il y en a beaucoup derrière qui m'écoutent,
00:05:24qui comptent sur vous, qui sont derrière vous, je le dis, mais qui ont vraiment besoin
00:05:29que ça change et pas que ce soit juste des promesses.
00:05:32Ok.
00:05:32Guillaume.
00:05:34Bonsoir, Guillaume.
00:05:36Bonsoir.
00:05:36De Gironde.
00:05:37Et de Pessac.
00:05:38Pessac.
00:05:38Pessac.
00:05:39À côté de Bordeaux, oui.
00:05:40Absolument.
00:05:40C'est en Gironde, je ne me trompe pas.
00:05:41Comment ?
00:05:41C'est en Gironde, je ne me trompe pas.
00:05:43Ah, il est 33.
00:05:43Non, mais voilà, 33.
00:05:44Qu'est-ce que vous attendez de Rachid Alati ce soir ?
00:05:46Madame la ministre, bonsoir.
00:05:47Bonsoir.
00:05:48Moi, j'attends de vous, entre guillemets, ce soir.
00:05:53Vous avez été, donc, garde des Sceaux.
00:05:55Vous êtes aujourd'hui ministre de la Culture d'un autre gouvernement, plutôt du centre.
00:06:00C'était le LR à l'époque, pour garde des Sceaux.
00:06:04Vous avez donc été aux commandes, aux manettes.
00:06:08La question, c'est, aujourd'hui, beaucoup veulent se tourner vers le Rassemblement national
00:06:11parce qu'ils disent qu'ils ne l'ont jamais essayé.
00:06:14Moi, j'avoue que j'ai une petite affection pour vous.
00:06:16Il n'y a pas de souci là-dessus.
00:06:17Maintenant, qu'est-ce qui fait qu'on pourra voter pour vous, recroire à la droite,
00:06:21telle que vous l'avez, on va dire, incarnée à certains moments,
00:06:25alors qu'il n'y a pas grand-chose qui a changé ?
00:06:28C'est une des questions, vous allez avoir toute la soirée, évidemment,
00:06:30pour répondre à ces questions-là.
00:06:32Cathy, bonsoir, Cathy.
00:06:34Madame la ministre.
00:06:35Restauratrice parisienne.
00:06:36Oui, chef d'entreprise, de famille, enfin bon, de plein de choses, de cuisine.
00:06:41Chef.
00:06:41Oui, chef, voilà.
00:06:43Pas mal.
00:06:43Madame la ministre, ce que j'aimerais simplement, c'est d'entendre un discours structuré de
00:06:48votre part, donc avoir des vrais propos et de nous donner votre vérité sur ce qui se
00:06:53passe aujourd'hui au niveau national et comment vous voyez votre mandat à Paris.
00:06:59Vérité au niveau national, qu'est-ce que ça veut dire, Cathy ? Sur quoi, par exemple ?
00:07:01Sur, justement, toutes ces grandes crises, les familles politiques également, la recomposition,
00:07:06votre propre appartenance politique aujourd'hui.
00:07:08Comment vous définissez ?
00:07:10Est-ce qu'on plonge dans les sujets ou est-ce que vous voulez déjà leur répondre ?
00:07:13Je ne sais pas, vous vouliez faire un tour ?
00:07:15Non, non, mais là, c'est un petit tour, voilà, pour…
00:07:18Il y a déjà quelque chose que vous voulez répondre ou pas ?
00:07:21D'abord, c'est assez intéressant.
00:07:24Ce qui m'intéresse, c'est de répondre en premier à Corinne.
00:07:26Vous avez raison de dire de mieux me connaître ou peut-être mieux me cerner, comme vous dites,
00:07:33en disant de tantôt, c'est peut-être plus brutal ou plus direct.
00:07:37Je vais vous dire, je suis en politique de manière visible depuis 2007,
00:07:42puisque de 2002 à 2007, j'ai été conseillère du ministre de l'Intérieur de l'époque.
00:07:47Et c'est vrai que je n'ai jamais véritablement exposé ma vie et ma vie personnelle.
00:07:54Mais mon parcours, non, non, mais mon parcours a été décrit, parfois caricaturé.
00:08:02Et donc, non, non, non, c'est pas du tout, non, c'est pas…
00:08:06Parfois, on a dit des choses qui étaient belles mais qui étaient fausses,
00:08:09parfois plus sombres et qui étaient fausses aussi.
00:08:11Donc, ce n'est pas la question.
00:08:13Mais vous avez raison de rappeler ce côté un petit peu brutal ou agressif parfois.
00:08:18Certains disent même clivantes.
00:08:20Et tout ce que je peux dire, et madame, je pense que si vous êtes là,
00:08:26c'est que vous avez des choses à dire aussi sur la vie politique et la vie que vous vivez.
00:08:30Je trouve que le combat politique est rude aussi.
00:08:32Et si vous n'êtes pas dans cette volonté…
00:08:35Moi, je crois à la radicalité des combats et des combats politiques.
00:08:39Et dans ma famille politique, certains ne croient pas à la radicalité.
00:08:42Moi, je crois à la… Les grandes avancées, qu'elles soient sociales, qu'elles soient en termes de droit,
00:08:47ça s'est toujours fait dans la radicalité.
00:08:50Et donc, après, c'est un tempérament.
00:08:51Mais je n'ai pas oublié d'où je venais.
00:08:55Et donc, moi, j'aime les gens.
00:08:57Je suis toujours en proximité.
00:08:59C'est pour ça que, quand on m'a proposé de venir débattre avec des citoyens, j'ai dit oui.
00:09:04Et donc, toute cette soirée, dans les questions que vous poserez,
00:09:06vous aurez tout le loisir de voir quelle est ma vision, ma perception, ma manière de faire de la politique
00:09:13et pourquoi, parfois, c'est un peu plus clivant ou un peu plus brutal que par d'autres.
00:09:19Je le comprends tout à fait.
00:09:21Le monde politique est violent.
00:09:23On le voit très bien.
00:09:24La vie en général.
00:09:25Mais c'est vrai que, comme on est dans l'exposition publique…
00:09:27Tout à fait.
00:09:28En plus, vous êtes quand même une rescapée de la dissolution.
00:09:36Deux motions de censure et vous êtes toujours là.
00:09:39Et pour ça, bravo !
00:09:42Un oubli.
00:09:44J'ai oublié de saluer mes camarades.
00:09:46Marie Chantré, chef du service politique de BFM, qui est là aussi pour m'épauler,
00:09:49comme Yves Tréhard et comme Lisa Hadef, qui sont là à chaque forum.
00:09:52Donc, merci à tous les trois d'être là.
00:09:53On va plonger dans les sujets et dans les dossiers.
00:09:55Pour répondre à monsieur, c'est vrai que sur…
00:09:58À Guillaume.
00:09:59Pour vous répondre, Guillaume, vous avez raison, sur l'autorité, sur le rétablissement de l'autorité,
00:10:03sur le respect aussi de la règle et de la loi.
00:10:07Et ça m'intéresse évidemment de débattre avec vous la vision que j'avais comme garde des Sceaux,
00:10:12d'avoir une politique pénale, une politique pénale claire, publique, et rendre compte aux citoyens.
00:10:18Moi, j'avais une politique pénale de lutte contre les violences faites aux femmes, par exemple,
00:10:22de lutte contre la radicalisation.
00:10:23À l'époque, on me l'avait reproché.
00:10:25Mais aussi avec une politique…
00:10:27Parce que quand on passe justice, on pense toujours au pénal.
00:10:30Mais aussi une politique civile importante.
00:10:32Par exemple, la protection de l'enfance, qui est une politique civile.
00:10:35Et donc, avec des résultats.
00:10:36Et moi, je rendais compte, j'avais à cœur de pouvoir rendre compte aux citoyens
00:10:40de la politique que je portais, des engagements que je prenais,
00:10:44et des résultats obtenus.
00:10:45Ce que vous disiez, Guillaume, aussi tout à l'heure, c'est…
00:10:47Alors, on en parlera, ce sera un des sujets aussi dans cette émission.
00:10:50Mais ce que vous disiez, Guillaume, c'est qu'est-ce qui fait que vous allez leur donner
00:10:54et donner envie aux téléspectateurs de voter pour vous, pour la droite classique,
00:10:58et pas pour le RN.
00:10:59C'est ce que disait Guillaume tout à l'heure.
00:11:01Si c'est au niveau national, moi, je pense que 2027 va être une année cruciale.
00:11:06Beaucoup plus que même 2007 ou 2012 ou 2017.
00:11:10Compte tenu du contexte international, jamais autant le contexte international
00:11:14n'a impacté la politique nationale.
00:11:16Et je parle devant des professionnels, comme journalistes politiques.
00:11:20Avant, on disait, oui, la politique étrangère n'impacte pas le scrutin national.
00:11:24Je pense que cette fois, oui.
00:11:26Et donc, il faudra être très clair sur la vision qu'on souhaite porter pour la France,
00:11:30mais aussi par rapport à sa place dans le monde.
00:11:33Et ça va être tout l'enjeu de l'élection présidentielle.
00:11:36Et vous avez raison, les valeurs qu'on défendra au niveau national,
00:11:39ce seront aussi des valeurs qu'on défendra aussi à l'extérieur.
00:11:41Et il faudra peut-être être un peu moins divisé.
00:11:44– Quand on va parler de Paris, je pense que c'est un sujet, et vous avez raison.
00:11:50La division, c'est l'échec.
00:11:51Donc, en politique, c'est la clé.
00:11:55– Merci.
00:11:56– Juste une question.
00:11:57Puisque vous parlez de 2027, quand vous voyez Bardella,
00:11:59Jordan Bardella, très haut dans les sondages aujourd'hui,
00:12:01ou Marine Le Pen, très haut dans les sondages,
00:12:02qu'est-ce que vous vous dites ?
00:12:03Que c'est déjà foutu pour vous, pour la droite classique ?
00:12:05– Moi, je compare toujours la politique comme la vie.
00:12:11Rien n'est jamais fichu jusqu'au dernier moment.
00:12:13Moi, je pense qu'il faut croire.
00:12:14Moi, je pense que la France, c'est une idée qui nous dépasse.
00:12:19On a des valeurs à défendre, on a des combats à mener.
00:12:22Et donc, il faut pouvoir exposer sa vision, son ambition pour ce pays,
00:12:26et aussi l'ambition qu'on a pour les citoyens,
00:12:28comment on répond à leurs préoccupations.
00:12:29Et moi, je pense que la crédibilité, elle vient aussi de la clarté.
00:12:33Et de la clarté dans l'engagement qu'on peut avoir.
00:12:35Moi, mon combat, de manière générale, c'est la réduction des inégalités,
00:12:38la lutte contre les discriminations,
00:12:40aussi le rétablissement de l'autorité.
00:12:42Et moi, je crois au travail.
00:12:43Et donc, je pense que ces dernières années,
00:12:46le travail a un petit peu passé au travers du spectre politique.
00:12:50– Peut-être que ça reviendra ce soir,
00:12:51parce que c'est un thème qui revient beaucoup dans le forum, évidemment.
00:12:54On va plonger dans les dossiers qui vont nous intéresser ce soir,
00:12:58avec une courbe que je voulais vous montrer.
00:13:01Ça concerne la capitale, mais ça pourrait concerner d'autres villes.
00:13:03Regardez, ça concerne surtout la capitale,
00:13:06regardez l'évolution de la population à Paris.
00:13:08Là, on l'a mis depuis 2015, 2015-2025.
00:13:11On a 130 et quelques mille Parisiens qui sont partis d'une certaine manière.
00:13:18En tout cas, Paris se vide.
00:13:20Aujourd'hui, c'est une tendance qui est très lourde.
00:13:22Je ne sais pas qui veut commencer là-dessus.
00:13:24Pour parler notamment de logements et de tout ce qui…
00:13:26Ah ben Romain, allez, Romain, lève la main.
00:13:28Romain, on vous écoute.
00:13:29Bonsoir, Romain.
00:13:30Bonsoir, bonsoir Madame la Ministre.
00:13:32Vous voulez faire les présentations ou pas ?
00:13:34Je vous connais, je vous ai vus quelques fois.
00:13:37Moi, je m'appelle Romain, j'habite dans le 15e.
00:13:40J'ai un passé de commerçant dans Paris,
00:13:43puisque j'ai tenu une concession de scooters pendant de nombreuses années,
00:13:47de 2005 à 2022.
00:13:50Et juste avant qu'un jour, la mairie de Paris décide
00:13:52de rendre le stationnement payant pour les scooters,
00:13:55dans un ordre, une idée un petit peu de rendre la ville plus propre.
00:14:00Ce que ça a causé, c'est la fermeture du garage, en fait, six mois après.
00:14:04Puisque notamment, le scooter permettait à des gens venus de banlieue,
00:14:07venus d'assez loin, de venir travailler à Paris.
00:14:10Beaucoup de serveurs, par exemple, parce qu'on parle qu'on manque de serveurs,
00:14:13mais beaucoup de serveurs.
00:14:14Mais le scooter permettait beaucoup de choses.
00:14:16En tout cas, il permettait d'avoir un esprit de liberté dans Paris.
00:14:18Donc, c'est pour ça que moi, comprenez que la gauche aujourd'hui à Paris,
00:14:22je l'ai un peu mauvaise et je compte énormément sur vous.
00:14:25Et je vais vous aider.
00:14:26On va vous aider parce qu'en fait, on n'entend jamais les gens qui vous aiment bien.
00:14:30On entend beaucoup de gens qui vous cartonnent un peu toute la journée.
00:14:33On n'entend jamais ces parisiens silencieux.
00:14:35Donc moi, en tout cas, je voulais vous féliciter parce que vous êtes un personnage,
00:14:38un vrai personnage, comme il en manque peut-être en politique aujourd'hui.
00:14:42Et en tout cas, vous êtes vraiment ce que je définis comme...
00:14:45Vous êtes vraiment une Française.
00:14:47C'est-à-dire que vous maniez l'humour, vous maniez l'ironie.
00:14:50Si vous ne la maniez pas, en tout cas, vous la comprenez.
00:14:52Mais je sais que vous faites les deux.
00:14:54Et surtout, vous défendez la liberté, qu'elle soit la liberté d'expression,
00:14:56la liberté de circuler, la liberté de penser.
00:14:59Donc, merci.
00:15:00Je sais que c'est dur, mais en tout cas, ne lâchez pas.
00:15:02Il y a des petits parisiens silencieux qui sont là.
00:15:04Je ne vous laisse pas répondre là-dessus.
00:15:05C'est trop facile de racheter la datie.
00:15:06Simplement, comment vous l'expliquez, vous, la courbe qu'on a vue ?
00:15:09Je ne réponds que quand ça ne vous va pas, en fait.
00:15:13Non, mais autant connaître les règles de départ.
00:15:15Non, mais là, c'est trop facile.
00:15:17Comment vous l'expliquez, la courbe, vous, parisiens ?
00:15:19Moi, j'ai une fille qui a 14 ans aujourd'hui.
00:15:22Quand elle est née, c'était un peu moins compliqué.
00:15:25Ça allait être venu énormément, notamment pour les gens
00:15:26qui ont peut-être deux ou trois enfants.
00:15:28C'est carrément impossible.
00:15:30J'imagine que moi, si j'avais eu un deuxième enfant,
00:15:33je serais parti à Issy-Limoulinot ou Boulogne,
00:15:35des villes un petit peu excentrées.
00:15:36Et puis, j'ai vu la ville aussi se dégrader.
00:15:40Ce n'est plus le Paris qui me faisait rêver.
00:15:42Quand moi, j'ai grandi en banlieue, j'ai grandi à 40 kilomètres d'ici.
00:15:45On prenait la voiture le samedi soir juste pour venir à Paris,
00:15:48pour se garer, pour passer une soirée exceptionnelle,
00:15:50même sans dépenser d'argent.
00:15:51Mais on venait à Paris parce que Paris fonctionnait comme un aimant.
00:15:55Et aujourd'hui, ça ne fonctionne plus comme un aimant
00:15:56pour toute cette banlieue.
00:15:57Donc, je sais qu'avec vous, je peux compter sur retrouver
00:16:00le Paris de mon enfance qui m'a fait briller les yeux.
00:16:03Il y a Laura qui lève la main en face.
00:16:07Bonsoir, Laura.
00:16:09Bonsoir, Maxime.
00:16:10Comment allez-vous, Laura ?
00:16:11Écoutez, moi, je vais toujours bien.
00:16:12Oui, je sais.
00:16:13Autos-entrepreneuse, toujours ?
00:16:15Toujours, ça n'a pas changé.
00:16:16Grande gueule à temps partiel.
00:16:17Grande gueule à temps partiel.
00:16:18Très bien.
00:16:18Et Rachida Dati vous écoute.
00:16:20Oui.
00:16:20Moi, c'est plus un constat qu'on a partagé avec Linda
00:16:23tout à l'heure dans les loges.
00:16:24Moi, ça fait à peu près 15 ans que j'ai quitté Paris.
00:16:27Avant Paris, on savait qu'il y avait des cartés
00:16:29qui craignaient un petit peu, etc.
00:16:30Maintenant, c'est ce qu'on s'est dit avec Linda.
00:16:33J'ai voulu m'amuser avec une amie à moi.
00:16:35Nous, notre train nous fait arriver à Gare du Nord.
00:16:37Et on a voulu aller jusqu'à Montmartre à pied.
00:16:40Et en fait, on traverse.
00:16:42Mais ce n'est même pas des zones.
00:16:43C'est que d'un quartier à un autre,
00:16:46vous n'avez absolument pas le même sentiment.
00:16:48Vous avez l'impression d'être dans un autre pays.
00:16:49Vous avez l'impression d'avoir peur
00:16:51alors que de l'autre côté, vous êtes bien.
00:16:53Et en fait, vous êtes là.
00:16:54Allez, je vais prendre ma situation.
00:16:56Avec mon mari, on peut se comparer à des cadres moyens,
00:16:58cadres sup.
00:16:58Vous n'avez pas envie d'aller vivre dans un ghetto
00:17:00où vous avez l'impression que vous allez vous faire égorger
00:17:03tous les deux mètres.
00:17:05Et les quartiers sécures qui appartiennent à votre arrondissement,
00:17:07je prends le septième par exemple,
00:17:08que j'affectionne particulièrement,
00:17:10vous n'avez pas les moyens.
00:17:11Donc en fait, vous avez le choix quand vous êtes parisien,
00:17:13le ghetto ou la royauté.
00:17:15Et ce qui se passe...
00:17:16Non mais c'est vrai.
00:17:17C'est-à-dire que sur le point de vue financier, c'est ça.
00:17:18Donc il n'y a plus de mixité sociale,
00:17:20il n'y a plus de mixité pécuniaire,
00:17:22il n'y a plus de mixité religieuse.
00:17:24Maintenant, ce ne sont...
00:17:26Là où il y avait...
00:17:26On savait qu'on avait le 20ème,
00:17:28on savait qu'on allait à Magenta,
00:17:30voilà.
00:17:31Il y avait des petits quartiers qu'on connaissait,
00:17:32qu'on pouvait identifier
00:17:33et que c'était sympathique d'y aller.
00:17:35Maintenant, vous avez des zones de non-droit dans Paris
00:17:37et des zones qui sont financièrement intouchables.
00:17:39Je vois, pardon, Tidjan qui est effondré à côté.
00:17:42Tidjan qui fait la grimace.
00:17:43Mais dès que je parle, Tidjan, il est mal.
00:17:45Bonsoir, Tidjan.
00:17:46C'est normal.
00:17:47Toujours étudiant.
00:17:48Toujours étudiant.
00:17:48À Paris, mais vous vivez en dehors de Paris.
00:17:50Moi, je vais en banlieue,
00:17:51je vais à Champigny-sur-Marne.
00:17:52Pourquoi vous étiez effondré quand Laura parlait ?
00:17:54Parce que je trouve ça un petit peu caricatural.
00:17:59Gare du Nord, c'est caricatural.
00:18:01Gare du Nord, Paris, de manière générale,
00:18:02de dire que...
00:18:03Il faut les micros à chaque fois, je vous le rappelle,
00:18:04sinon on ne vous entend pas, Laura.
00:18:05Des lieux coupe-gorge, des lieux de non-droit.
00:18:09J'ai un petit peu l'impression d'entendre...
00:18:10Mais nier une réalité, ça va pas être le problème.
00:18:12Je n'ai pas une réalité.
00:18:14Promène-toi en tant que femme aux abords de Gare du Nord,
00:18:17de Barbès-Rochochoir, le soir à 22h.
00:18:19Je te jure, tu vas être détendu.
00:18:20Se promener dans la rue en tant que femme,
00:18:21de manière générale, dans l'espace public,
00:18:22est un problème.
00:18:23Non, mais ne parle pas d'un truc que tu ne connais pas.
00:18:24Je te dis juste que quand tu te fais cracher dessus
00:18:25et qu'on traite de couffard à Barbès à 22h, c'est moyen.
00:18:28Après, je pense que j'entends.
00:18:29Alors que dans le marais, c'est un peu plus sécure.
00:18:32Je n'ai pas la réalité, mais là, de parler de ghetto,
00:18:34de zone d'endroit, j'ai l'impression d'entendre Bardella parler.
00:18:37Si tu veux, mais après, une réalité fait mal à entendre.
00:18:40Pour recentrer sur la question du logement,
00:18:42parce que c'était ce dont il était question.
00:18:45Moi, je n'habite pas à Paris,
00:18:46parce qu'effectivement, je n'ai pas les moyens d'habiter à Paris.
00:18:48J'ai des amis qui sont étudiants,
00:18:51qui ont des logements à Crous, à Paris.
00:18:54Moi, le problème que je vois à Paris,
00:18:55c'est qu'il y a plus de 600 000 logements qui sont vides.
00:18:58Il y en a plus de près de 17 000
00:19:00qui sont vacants depuis plus de deux ans.
00:19:02On regardera les chiffres,
00:19:03ce n'est pas les chiffres qu'on avait, nous.
00:19:04En tout cas, il y a plusieurs centaines de milliers de logements
00:19:06qui sont vides.
00:19:07600 000, c'est un peu plus quand même.
00:19:10Il y en a plus de, à peu près, je crois,
00:19:12oui, c'est 17 000 ou 18 000
00:19:13qui sont vacants depuis plus de deux ans.
00:19:15Dans certains arrondissements,
00:19:16le 6e, le 7e,
00:19:18votre arrondissement, Madame Dati, est l'8e.
00:19:20Et le problème de Paris,
00:19:20c'est que les loyers sont exorbitants
00:19:22et ça pousse de plus en plus de gens
00:19:23à devoir quitter Paris.
00:19:24et que je pense qu'une vraie politique de logements...
00:19:28Le problème à Paris,
00:19:29ce n'est pas qu'il manque des logements.
00:19:30Il y a des logements,
00:19:30mais c'est qu'ils ne sont pas accessibles
00:19:31pour les parisiens et les parisiennes,
00:19:33les jeunes qui veulent continuer à vivre à Paris.
00:19:36Et donc, je pense que ce serait bien
00:19:37que notamment les arrondissements
00:19:38qui sont les premiers concernés
00:19:40prennent en place des mesures
00:19:41pour régler la question des logements vacants
00:19:44et de l'accessibilité à la propriété des loyers à Paris.
00:19:46Qu'est-ce que vous répondez à Tidjan,
00:19:48à Laura et aux autres ?
00:19:50Alors, pour vous répondre globalement,
00:19:53tout d'abord, le constat qui est fait ici,
00:19:57c'est un constat assez unanime,
00:19:58quel que soit le clivage,
00:19:59il n'y a pas de clivage politique.
00:20:01Tout le monde constate, un, à Paris,
00:20:04qu'il y a une baisse, évidemment, des familles.
00:20:06Les familles fuient Paris.
00:20:09Moins 136 000 habitants en 10 ans,
00:20:12sous cette mandature.
00:20:1340 000 enfants, monsieur, ont quitté Tidjan,
00:20:15ont quitté les écoles.
00:20:16Ce n'est pas un manque de naissances.
00:20:18On est en chute libre.
00:20:20Il y a moins 70 % de naissances à Paris.
00:20:2240 000 enfants ont quitté nos écoles.
00:20:24Donc, des classes entières fermes,
00:20:25des écoles entières fermes.
00:20:27Les familles quittent Paris.
00:20:28Vous pourriez me dire,
00:20:29ils ont envie de campagne
00:20:30ou d'aller s'installer dans un autre endroit.
00:20:32Non.
00:20:32Comme vous le dites, madame,
00:20:33juste de l'autre côté du périph.
00:20:35Donc, ça veut dire que ça ne va plus à Paris.
00:20:37Ça, c'est le premier constat
00:20:39qui est unanimement reconnu,
00:20:40y compris par la majorité actuelle.
00:20:42Les candidats,
00:20:42parce que c'est la même équipe qui se représente,
00:20:44disent, c'est vrai, on a eu des ratés.
00:20:46Donc, il y a eu ceci.
00:20:47Ensuite, vous dites,
00:20:49problème de sécurité, c'est une réalité.
00:20:51Sur cette seule mandature,
00:20:53plus 218 % de trafic de stupéfiants.
00:20:57Plus 218 %.
00:20:59Avec des endroits beaucoup plus,
00:21:01évidemment, circonscrits.
00:21:03Comme les quartiers,
00:21:03que m'en a dit, madame,
00:21:04moi, je vais, je sillonne partout.
00:21:06Ensuite, vous avez un problème de propreté.
00:21:08Paris est sale.
00:21:09C'est un constat unanime.
00:21:10On a un problème de mobilité.
00:21:12Monsieur, vous avez raison.
00:21:13La mobilité à Paris,
00:21:15pourquoi c'est le chaos dans l'espace public ?
00:21:16D'abord, il y a une politique idéologique.
00:21:18On oppose les mobilités.
00:21:19C'est-à-dire que si vous prenez la voiture,
00:21:20vous êtes mal vus.
00:21:22Si vous avez le vélo,
00:21:23vous êtes mieux vus.
00:21:24Mais tout le monde ne peut pas faire du vélo.
00:21:25Et donc, il n'y a pas d'organisation.
00:21:27C'est la seule ville de France
00:21:28qui n'a pas de plan de circulation.
00:21:31C'est la seule ville de France
00:21:32qui n'a pas adopté de plan de circulation.
00:21:34Ensuite, le cadre de vie s'est dégradé.
00:21:36Et j'en viens au logement.
00:21:38Et ça, c'est une réalité.
00:21:39Et ça, c'est le bilan de 20 ans
00:21:41de la gauche qui est au pouvoir aujourd'hui.
00:21:44Donc, c'est pour ça que moi, je me dis,
00:21:45ils se représentent, ce sont les mêmes.
00:21:47Par quel miracle vont-ils changer la politique actuelle ?
00:21:50Donc, ça ne peut que s'aggraver.
00:21:52Sur le logement,
00:21:53après, je vais vous dire sur la sécurité.
00:21:54Sur le logement, vous avez raison, monsieur.
00:21:56En 2001, il y avait 500 000 logements
00:22:00dans le parc locatif privé.
00:22:03Aujourd'hui, 2025, il y en a à peine 350 000.
00:22:07Premier point.
00:22:08Deuxième constat.
00:22:092001, le prix au mètre carré, 3 000 euros.
00:22:12Aujourd'hui, c'est 10 000 euros.
00:22:14Donc, il y a eu une raréfaction
00:22:16du marché du parc locatif privé
00:22:19avec une augmentation du prix au mètre carré.
00:22:22Et donc, tout ça a été masqué, comment ?
00:22:25Par une politique du logement social.
00:22:26Monsieur Tidjan, je suis une enfant du logement social.
00:22:29Et là où a raison, madame,
00:22:31c'est qu'à Paris, ceux qui le proposent,
00:22:33ils n'y ont jamais vécu.
00:22:34Donc, ils y mettent des difficultés,
00:22:36la misère et tout ce qu'évidemment,
00:22:38on ne veut pas voir.
00:22:39Mais racheter la date.
00:22:39Donc, attendez, le parc social est devenu un ghetto.
00:22:42Donc, aujourd'hui, le sujet, le parc social,
00:22:45moi, je vais vous dire, demain,
00:22:47sur la politique du logement,
00:22:48qu'est-ce que je vais faire ?
00:22:49Je revois la politique du logement social.
00:22:52Aujourd'hui, la politique de peuplement ne va pas.
00:22:56On met toujours la même catégorie sociale.
00:22:59Donc, les gens qui travaillent à Paris
00:23:00ou qui travaillent pour les Parisiens
00:23:01ne sont jamais éligibles au logement social.
00:23:04Il y a plus de 300 000 aujourd'hui
00:23:07demandeurs en liste d'attente.
00:23:08Et ce n'est pas des riches,
00:23:10c'est une classe moyenne.
00:23:11Donc, moi, le parc social,
00:23:13je revois la totalité de la composition.
00:23:15Et moi, critère très transparent,
00:23:18parce qu'aujourd'hui,
00:23:19les critères ne sont pas transparents,
00:23:20prime au travail.
00:23:21Vous travaillez à Paris,
00:23:23vous travaillez pour les Parisiens,
00:23:24vous êtes éligible au logement social.
00:23:25Votre dossier passe au-dessus de la pile,
00:23:26si vous travaillez.
00:23:27C'est un critère transparent.
00:23:28Juste une chose, grâce à la date.
00:23:28Sur les chiffres, attendez, sur les chiffres.
00:23:29Parce qu'on voyait les chiffres,
00:23:31Paris se vide, etc.
00:23:32En réalité, ça fait 70 ans que Paris se vide.
00:23:34On regardait...
00:23:35Non, mais là, il y a une chute très forte.
00:23:36Mais depuis 70 ans,
00:23:38on a perdu des habitants.
00:23:40Pardon, sur les 10-15 dernières années,
00:23:42l'arrondissement qui se dépeuple le plus,
00:23:45c'est le vôtre.
00:23:46C'est le 7e arrondissement de Paris.
00:23:47Vous n'avez pas réussi à empêcher ça ?
00:23:50Vous savez que comme maire d'arrondissement,
00:23:51on n'a aucun pouvoir.
00:23:53Tout est géré en centrale.
00:23:54Le parc social est géré en centrale.
00:23:56Et la politique de peuplement est gérée en centrale.
00:23:59Je suis le maire dans le 7e arrondissement
00:24:01qui a fait le plus de logements sociaux.
00:24:03Mais là où je ne suis pas d'accord
00:24:04avec la politique actuelle,
00:24:06c'est que moi, je ne souhaite pas
00:24:07qu'on me mette la même catégorie sociale
00:24:09dans mon parc social
00:24:11parce que je ne veux pas créer de ghetto.
00:24:12Je veux avoir des aides-soignantes,
00:24:14des gardiennes, des retraités,
00:24:17des instituteurs,
00:24:18des professeurs des écoles.
00:24:19Aujourd'hui, nous n'avons pas cette mixité.
00:24:21Donc moi, je souhaite que dans le parc social,
00:24:23il y ait une mixité.
00:24:24Donc aujourd'hui, si demain, je suis maire de Paris,
00:24:27je changerais la politique du logement social.
00:24:29Il faut savoir, il faut que vous ayez en tête,
00:24:31vous savez, sur la mandature de Mme Hidalgo,
00:24:34ce sont les préemptions.
00:24:35Ils achètent du logement.
00:24:37Ça a coûté 2 milliards pour 8 000 logements.
00:24:41Est-ce que c'est ça, une politique cohérente
00:24:42de politique de logement ?
00:24:45Ça ne va pas.
00:24:46Il y a Benoît qui fait nom de la tête
00:24:47depuis tout à l'heure, Rachid Adati.
00:24:49J'aimerais bien savoir pourquoi.
00:24:50Je vous présente Benoît,
00:24:50chef d'entreprise du côté de Narbonne.
00:24:53Pourquoi vous faites nom de la tête
00:24:54depuis tout à l'heure ?
00:24:54Bonjour, madame la ministre.
00:24:56Bonjour, madame le maire du 7e
00:24:58et madame la candidate à la mairie de Paris.
00:25:01Vous avez pas mal d'étiquettes.
00:25:02Alors là, jusqu'à présent,
00:25:03beaucoup de gens ont parlé
00:25:04et ont dirait que ça va être
00:25:05un plateau plutôt simple pour vous.
00:25:07Il y a des gens qui vous attendent
00:25:08comme le Messie.
00:25:09Bon, moi, par contre,
00:25:10en prenant le micro,
00:25:11je vais vous dire clairement,
00:25:12vous êtes là en campagne.
00:25:13Ça se sent, ça se voit.
00:25:14Et félicitations.
00:25:15Vous ferez certainement
00:25:16une très belle campagne.
00:25:17Je vais être bienveillant avec vous.
00:25:19Il y a une partie de votre histoire
00:25:20qui me plaît beaucoup,
00:25:21d'où vous venez, etc.
00:25:22Et puis après, la suite me plaît
00:25:23un petit peu moins.
00:25:24Aujourd'hui, c'est bien beau
00:25:26de mettre la faute sur madame Hidalgo
00:25:27que je ne vais pas défendre ce soir.
00:25:29Je ne suis qu'un simple consommateur
00:25:31de la vie parisienne.
00:25:32Je n'y vis pas.
00:25:33Donc, il ne serait pas très agréable
00:25:34que je puisse parler
00:25:35de la vie des parisiens.
00:25:36Notamment, j'ai quand même
00:25:37de la famille qui est sur Paris,
00:25:39qui vit à Paris.
00:25:40Et puis, en tant que consommateur,
00:25:41je peux en parler aussi.
00:25:42Mais en fait, le problème
00:25:42que vous êtes en train de parler,
00:25:44c'est la faute à madame Hidalgo.
00:25:46Pas de souci.
00:25:47Mais est-ce que vous savez aussi, madame,
00:25:48que c'est le problème
00:25:49partout en France ?
00:25:51Moi, en Arbonne, 55 000 habitants.
00:25:53Président d'association.
00:25:54Je sers des gens
00:25:55qui vivent dans les voitures.
00:25:56Dans une ville, 55 000 habitants.
00:25:58On a exactement les mêmes problèmes.
00:26:00Ça se dépeuple.
00:26:01Nous avons, nous, madame,
00:26:03dans notre secteur,
00:26:05des classes qui ferment
00:26:06parce que les familles s'en vont.
00:26:07Donc, on a exactement
00:26:08les mêmes difficultés,
00:26:10que ce soit Paris, la capitale,
00:26:11ou que ce soit nous,
00:26:12dans le sud de la France,
00:26:14exactement les mêmes difficultés.
00:26:15Alors, mettre la faute
00:26:16sur madame Hidalgo,
00:26:17je veux bien.
00:26:18Madame Hidalgo n'a pas
00:26:18tout bien fait.
00:26:20Mais, très honnêtement,
00:26:22vous n'allez pas arriver
00:26:23avec un projet tout fait
00:26:24et vous allez faire
00:26:24partout en France.
00:26:26Ça se dépeuple.
00:26:26Marseille, Lyon,
00:26:28énormément de villes
00:26:28se dépeuplent.
00:26:29On le sait.
00:26:30Dans les villes,
00:26:30les gens s'en vont.
00:26:31Pourquoi ?
00:26:31Parce que c'est cher.
00:26:32Et aujourd'hui,
00:26:33le pouvoir d'achat des Français,
00:26:34il est tellement bas
00:26:35qu'on ne peut plus vivre en ville.
00:26:37On ne peut plus vivre en ville.
00:26:39Donc, aujourd'hui,
00:26:40c'est le rôle de maire
00:26:41que vous avez,
00:26:41pas le rôle de président.
00:26:42Et à mon avis,
00:26:43vous aurez bien des difficultés
00:26:44à pouvoir inverser la courbe.
00:26:45J'entends, monsieur,
00:26:48quand je dis
00:26:49que c'est la politique
00:26:49de madame Hidalgo,
00:26:50c'est la politique
00:26:50de son équipe municipale.
00:26:52Madame Hidalgo,
00:26:53monsieur Emmanuel Grégoire,
00:26:54était son adjoint,
00:26:55premier adjoint
00:26:56et en charge de l'urbanisme.
00:26:57Vous avez raison,
00:26:58on a un problème démographique
00:26:59de toute façon en France.
00:27:00C'est un vrai sujet.
00:27:01Simplement,
00:27:02quand vous êtes maire de Paris,
00:27:03vous avez des vrais pouvoirs.
00:27:04Vous savez, monsieur,
00:27:05être candidat à la mairie de Paris,
00:27:07c'est un chemin très long.
00:27:08Très long.
00:27:09On ne s'improvise pas
00:27:10candidat à la mairie de Paris.
00:27:12Et donc,
00:27:13j'ai pris du temps
00:27:13à rencontrer tous les Parisiens.
00:27:16Les quartiers dont parlait madame,
00:27:17si vous voulez,
00:27:18moi, je peux vous détailler
00:27:19rue par rue.
00:27:20Oui, il y a des zones
00:27:21de non-droit à Paris.
00:27:22Il y a un espace public
00:27:24qui est confisqué aux femmes
00:27:25de manière totalement assumée.
00:27:27C'est une réalité.
00:27:29Et sur la politique du logement,
00:27:30monsieur,
00:27:31mais quand vous êtes maire,
00:27:32vous avez un levier.
00:27:33Je ne dis pas qu'on va régler,
00:27:34on va loger tout le monde.
00:27:35C'est surtout sur une métropole.
00:27:37Ce n'est pas ce que je dis.
00:27:38Mais il y a des choix politiques
00:27:39que vous pouvez avoir.
00:27:41Est-ce que dans le logement social,
00:27:42vous voulez mettre,
00:27:43par exemple,
00:27:44des personnes en situation d'urgence
00:27:45et le critère d'urgence,
00:27:47il y a toujours plus urgent que vous ?
00:27:48Ou est-ce que vous voulez donner
00:27:49le logement social,
00:27:50l'attribuer à des gens
00:27:51qui rendent des services
00:27:53à Paris et aux Parisiens ?
00:27:55C'est la question que je vous pose.
00:27:56On a ce levier.
00:27:57Ça ne veut pas dire
00:27:57qu'on loge tout le monde.
00:27:58Aujourd'hui,
00:27:59la politique du logement à Paris,
00:28:01et notamment pour le logement social,
00:28:03il n'est pas sur un critère
00:28:04d'éligibilité en fonction du travail
00:28:06et des services que l'on rend.
00:28:07Ça, c'est le premier point.
00:28:09Et le deuxième point,
00:28:09sur le parc locatif privé,
00:28:11vous ne pouvez pas à la fois
00:28:12raréfier l'offre du parc locatif privé
00:28:16en préemptant à prix d'or
00:28:17pour du logement social
00:28:19sur lequel vous en faites un ghetto
00:28:21et dire,
00:28:21après vous plaindre,
00:28:22de dire,
00:28:22il n'y a plus dans le parc locatif privé
00:28:24des appartements disponibles.
00:28:26En plus,
00:28:26il y a des contraintes
00:28:27sur les bailleurs privés.
00:28:29Regardez,
00:28:29le petit retraité
00:28:30qui a acheté un studio
00:28:32pour avoir un complément de revenu.
00:28:34Pourquoi ?
00:28:34Qu'est-ce qu'il fait
00:28:35qu'à un moment donné,
00:28:36il n'ait pas envie de louer
00:28:37et de le mettre sur le marché ?
00:28:38Explosion de la taxe foncière.
00:28:401,8 milliard de taxes foncières.
00:28:42En un an,
00:28:43ils l'ont augmenté
00:28:43alors que Mme Hidalgo
00:28:45s'était engagée
00:28:45pendant la campagne
00:28:46à ne pas augmenter les impôts.
00:28:48Elle l'a augmenté
00:28:49de plus de 62%.
00:28:51600 millions d'euros
00:28:53sont rentrés
00:28:53en plus dans les caisses.
00:28:551,8 milliard de taxes foncières.
00:28:57Et donc,
00:28:58avec ça,
00:28:58aujourd'hui,
00:28:59le bailleur privé,
00:29:00il a l'explosion
00:29:01de la taxe foncière,
00:29:02il a les contraintes aussi
00:29:04puisqu'il y a des normes
00:29:05évidemment qui s'ajoutent
00:29:06mais également,
00:29:07aussi,
00:29:08le risque d'impayer.
00:29:09Parce que quand un locataire
00:29:10ne paye pas son loyer,
00:29:12chez un propriétaire privé,
00:29:13souvent on dit
00:29:14est-ce qu'on requiert
00:29:15la force publique
00:29:15pour récupérer son appartement.
00:29:17C'est très compliqué
00:29:18de le récupérer.
00:29:19Donc,
00:29:19quand vous avez,
00:29:20je ne vous parle pas
00:29:21du grand investisseur institutionnel,
00:29:23mais le petit propriétaire
00:29:25privé dit
00:29:25moi je préfère garder mon bien
00:29:27et ne pas le mettre
00:29:28dans le parc locatif.
00:29:29Donc,
00:29:29il faut réinciter
00:29:30effectivement
00:29:31les propriétaires privées
00:29:32à remettre
00:29:33leur logement
00:29:34en location.
00:29:36Et donc,
00:29:36aujourd'hui,
00:29:37de la même manière,
00:29:38sur le logement social,
00:29:39ce que vous dites,
00:29:40c'est de changer les critères.
00:29:42Vous avez la main
00:29:42sur la politique de peuplement.
00:29:44Vous avez la main
00:29:44sur la construction,
00:29:46notamment du logement social.
00:29:47ce dont vous êtes en train
00:29:49de parler
00:29:49en disant
00:29:50vous voulez créer
00:29:51des inégalités
00:29:52en fait sur le logement
00:29:53à Paris,
00:29:53si je comprends bien.
00:29:54Puisqu'aujourd'hui,
00:29:55faire le choix
00:29:55des gens qui travaillent
00:29:57sont prioritaires,
00:29:58etc.
00:29:58Mais vous savez
00:29:59qu'il y a aussi
00:29:59des jeunes,
00:30:00des étudiants,
00:30:00etc.
00:30:01qui ne travaillent pas.
00:30:02Il y a des gens
00:30:02qui recherchent aussi
00:30:03un emploi.
00:30:04Vous savez très bien
00:30:04qu'aujourd'hui,
00:30:05il y a même des gens
00:30:06qui sont hyper qualifiés,
00:30:07qui ne trouvent pas
00:30:07d'emploi directement.
00:30:09Vous avez raison.
00:30:09Là, vous allez créer
00:30:10une inégalité,
00:30:11Madame Dati ?
00:30:12Vous avez parlé tout à l'heure
00:30:13que vous voulez être la maire
00:30:14qui justement,
00:30:14vous êtes contre les inégalités.
00:30:16La première action
00:30:17que vous voulez mettre en place,
00:30:18c'est créer une inégalité.
00:30:19Moi, ça m'inquiète un petit peu.
00:30:20Non, quand vous réduisez
00:30:21les inégalités,
00:30:23vous créez de la mixité.
00:30:24Il n'y a plus de mixité sociale
00:30:26dans le parc social.
00:30:27Pour les personnes
00:30:27qui sont ici,
00:30:28qui sont parisiens,
00:30:29demandez-leur.
00:30:30J'ai fait tous les parcs sociaux.
00:30:32C'est pour ça
00:30:32qu'on m'a reproché
00:30:33les petites vidéos.
00:30:33Mais pourquoi je monte les vidéos ?
00:30:35Parce que je suis allée
00:30:39dans tous les parcs sociaux.
00:30:42Le logement social à Paris
00:30:43est très dégradé
00:30:44et pour certains,
00:30:45sont insalubres.
00:30:46C'est pour ça que moi,
00:30:47je préfère,
00:30:48au lieu de préempter,
00:30:49le coût de la préemption,
00:30:50c'est 250 millions d'euros par an.
00:30:53Je préfère ne plus mettre d'argent
00:30:55dans la préemption
00:30:55et dégager de l'argent
00:30:57pour rénover l'ensemble
00:30:59du parc social
00:31:01qui existe aujourd'hui.
00:31:02Préempter, ça veut dire
00:31:03qu'on achète un immeuble
00:31:04qui est en vente.
00:31:04La mairie passe devant
00:31:06les autres acheteurs,
00:31:07achète l'immeuble
00:31:07et on fait derrière,
00:31:08logiquement,
00:31:09des logements sociaux.
00:31:10Alors, Corine, Florian,
00:31:12Gabrielle aussi,
00:31:13tout le monde veut réagir
00:31:13à ce que vous dites.
00:31:14Juste, madame,
00:31:15pour vous répondre,
00:31:16vous voyez ce que je veux dire.
00:31:16Quand vous êtes maire,
00:31:17vous avez un levier.
00:31:19Vous n'êtes pas
00:31:19une machine d'enregistrement
00:31:21en disant
00:31:21c'est automatique.
00:31:23Vous avez un choix.
00:31:24Est-ce que vous voulez
00:31:24que le parc social soit mixte ?
00:31:26Est-ce que vous voulez
00:31:26que le parc social
00:31:27soit aussi éligi
00:31:28pour les gens qui travaillent
00:31:29ou uniquement
00:31:30sur un seul critère
00:31:31qui est assez arbitraire
00:31:32pour la même catégorie sociale ?
00:31:34Moi, je suis pour la mixité.
00:31:35C'est pour ça que ceux
00:31:36qui veulent faire.
00:31:37Parce que vous imaginez,
00:31:38M. Grégoire dit
00:31:39on va faire
00:31:39plus de 40%
00:31:40de logements sociaux
00:31:41à Paris.
00:31:42Et donc, ça veut dire,
00:31:43vous voyez,
00:31:43ça va exploser
00:31:44les finances de la ville.
00:31:46Nous sommes déjà
00:31:46à 12 milliards de dettes.
00:31:48Donc, il faut
00:31:48à un moment donné
00:31:49être responsable.
00:31:50C'est ce que je disais.
00:31:50Et il faut que tout le monde
00:31:51puisse vous interpeller,
00:31:52Rachida Dati.
00:31:52Être candidat,
00:31:54c'est un chemin long.
00:31:55Vous travaillez votre projet.
00:31:57Vous rencontrez les gens.
00:31:58Vous vous souhaitez,
00:31:59vous rencontrez,
00:32:00vous allez dans tous les secteurs
00:32:01et tous les quartiers.
00:32:02Rachida Dati,
00:32:03il faut que tout le monde
00:32:03attendez, Corinne.
00:32:04D'abord, Gabriel
00:32:05qui n'a pas encore parlé.
00:32:06Je vais aller de ce côté-là.
00:32:07Voilà, Gabriel, Farid,
00:32:08Isabelle, vous n'avez pas
00:32:09encore parlé.
00:32:09Gabriel.
00:32:10Bonsoir tout le monde.
00:32:11Bonsoir, Madame la Ministre.
00:32:12Vous êtes meilleure
00:32:13quand il y a un peu d'adversité.
00:32:14Donc, je me pose la question
00:32:15de comment est-ce qu'on pourrait
00:32:16donner un peu le répondant ici
00:32:17pour l'instant.
00:32:18Je fais partie de ces personnes
00:32:19qui ont quitté Paris
00:32:20dans ces dernières années.
00:32:21Voilà, donc moi,
00:32:22je suis enseignant en Sorbonne
00:32:23aujourd'hui,
00:32:23mon épouse est avocate.
00:32:24Voilà, donc je crois
00:32:25qu'on fait encore à peu
00:32:26près partie des vrais gens
00:32:27et en fait, on s'en va.
00:32:28Mais si des personnes
00:32:29du milieu social dont je suis
00:32:30doivent quitter la ville,
00:32:32que devient Paris ?
00:32:32Et en fait,
00:32:34je ne suis pas là tellement
00:32:35pour vous interpeller
00:32:36sur ce sujet-là.
00:32:36Je ne sais pas tellement
00:32:37ce qu'on peut faire.
00:32:38Paris est désirable.
00:32:39Voilà, sale,
00:32:40mais elle est très, très désirable.
00:32:42Et finalement,
00:32:43la question qui est posée
00:32:44quand j'entends moi
00:32:44le logement social,
00:32:45je me pose un peu la question,
00:32:46c'est est-ce qu'à 40 ans passés,
00:32:47je voudrais être dans un logement
00:32:50qui est administré par un autre
00:32:51que moi-même ?
00:32:52C'est ça aussi la question.
00:32:53Voilà, donc forcément,
00:32:54on est parti plus loin.
00:32:55Donc moi, je suis au-delà
00:32:55du périphérique
00:32:56et quand il faudra poser
00:32:57la question de la quatrième pièce
00:32:58un jour peut-être,
00:32:58il faudra aller encore plus loin.
00:33:01Oui, voilà, donc bon,
00:33:02au fond, je ne suis jamais parti.
00:33:03Je travaille tous les jours
00:33:04en plein milieu, Panthéon,
00:33:05voilà, mais quand bien même,
00:33:07la vérité de Paris,
00:33:08c'est que c'est de plus en plus
00:33:09une ville où on suit la pendule,
00:33:10on est là entre 9h et 20h
00:33:11et puis après,
00:33:12on rentre chez nous le soir.
00:33:13Voilà, c'est ça.
00:33:13Je ne sais pas
00:33:14ce que la mairie peut faire
00:33:15et je me questionne aussi,
00:33:16c'est quelque chose qui m'est venu,
00:33:17Madame Dati,
00:33:18mais j'espère ne pas dire
00:33:25Il m'a semblé,
00:33:25je pense qu'il y a un lien
00:33:27parce que si le critère,
00:33:30c'est comment est-ce
00:33:30qu'on peut faire en sorte
00:33:31que la vie à Paris
00:33:32est enviable pour des fonctions
00:33:33qui peuvent être difficiles.
00:33:35Les éboires à Paris,
00:33:35quand ils travaillent pour la mairie,
00:33:37c'est fonctionnaire catégorisé,
00:33:38voilà, il y a A, B, C, C,
00:33:40et quand ils sont payés par la mairie,
00:33:42ce n'est pas tant que ça,
00:33:43il me semble,
00:33:44c'est quelque chose comme
00:33:442000 euros pour 1500 heures,
00:33:46en gros, 2000 euros par mois,
00:33:471500 heures l'année
00:33:48et il y a la difficulté
00:33:50de pouvoir habiter là
00:33:50et en fait, moi, je crois
00:33:51que quand je prenais le métro
00:33:52à 7h du matin,
00:33:53je les voyais,
00:33:53enfin, voilà,
00:33:54si ce n'est pas encore plus tôt,
00:33:55il m'a semblé, Madame Dati,
00:33:56que vous proposiez
00:33:57de largement dépendre
00:33:58de services privés,
00:33:59voilà, de Richebourg,
00:34:00Suez, etc.
00:34:01Je crains que de toutes les choses
00:34:04où on veut une gestion saine,
00:34:06c'est peut-être
00:34:06la dernière poste de dépense
00:34:07où j'ai envie de faire la pression,
00:34:08personnellement,
00:34:09c'est-à-dire que quelqu'un
00:34:09qui a la responsabilité
00:34:10justement d'une ville sale,
00:34:11comme vous l'avez dit,
00:34:13j'attends qu'on les traite
00:34:14avec une certaine dignité
00:34:15et il me semble que empiriquement,
00:34:17quand on regarde
00:34:17de Richebourg, Suez, etc.,
00:34:19oh là là,
00:34:20ce n'est pas des carrières faciles,
00:34:21les contrats sont toujours
00:34:22un peu en concurrence,
00:34:23ça veut dire que les éboueurs
00:34:24qui travaillent pour eux,
00:34:24en fait,
00:34:25ils sont un peu
00:34:25dans l'incertitude du lendemain,
00:34:27etc.
00:34:27Je ne veux pas que ce soit un job,
00:34:29moi je pense que les gens
00:34:29qui ont la charge
00:34:30de rendre Paris beau
00:34:31doivent être dans la sécurité
00:34:32la plus totale
00:34:33et il me semble avoir lu
00:34:34que dans votre projet,
00:34:35ce n'était pas tout à fait le cas.
00:34:36Voilà ma préoccupation.
00:34:37Alors attendez,
00:34:37parce qu'il y a Cathy qui réagit.
00:34:38Cathy, qu'est-ce qui se passe ?
00:34:39Oui, en fait,
00:34:40c'est vrai que je n'aime pas
00:34:42trop parler de mon cas particulier
00:34:44mais je crois que ça répond
00:34:45à toutes les questions.
00:34:46Je suis donc,
00:34:47je vous le disais,
00:34:47chef d'entreprise,
00:34:48j'ai un restaurant
00:34:48au centre de Paris
00:34:49dans le deuxième arrondissement
00:34:50où il y a une dégradation,
00:34:52il y a une insécurité.
00:34:53Je me suis moi-même
00:34:54fait agresser
00:34:55pour la première fois
00:34:55de ma vie au centre de Paris
00:34:56et j'ai assisté
00:34:57à deux tentatives de viol
00:34:59devant mes yeux.
00:35:00La situation,
00:35:01elle est comme ça aujourd'hui
00:35:03donc ce n'est pas
00:35:03Gare du Nord,
00:35:05c'est centre de Paris,
00:35:05deuxième arrondissement,
00:35:06c'est partout.
00:35:07Bon, ça c'est la question.
00:35:09Je suis aujourd'hui
00:35:10donc restauratrice,
00:35:11j'ai mon appartement
00:35:12qui est juste au-dessus
00:35:12mais j'ai été obligé
00:35:13de signer un bail
00:35:14résidence secondaire
00:35:15sous pression en fait
00:35:16de mon bailleur.
00:35:18Je n'avais pas le choix.
00:35:19Voilà.
00:35:20Aujourd'hui,
00:35:21il me donne congé.
00:35:23J'ai deux enfants monoparentales.
00:35:25Où est-ce que je vais aller
00:35:26me relonger ?
00:35:27Je vous le demande en fait
00:35:28parce que je n'ai pas de garant.
00:35:29Donc effectivement,
00:35:30je comprends bien monsieur
00:35:31ce que vous dites
00:35:31qu'il ne faut pas créer
00:35:33d'inégalités, etc.
00:35:34Je suis commerçante,
00:35:36j'aide justement,
00:35:37je crois la ville de Paris
00:35:38aujourd'hui
00:35:38à dynamiser,
00:35:39à rendre Paris
00:35:40accueillant, beau,
00:35:42chaleureux.
00:35:44Mais je vois
00:35:45qu'il n'y a rien
00:35:45en fait qui est fait
00:35:46pour nous
00:35:47et principalement
00:35:48les Parisiens.
00:35:49La différence,
00:35:50c'est que moi,
00:35:50je ne peux pas aller
00:35:50comme vous le disiez monsieur,
00:35:52je ne peux pas aller
00:35:52en banlieue.
00:35:53Comment je vais faire
00:35:54avec mes deux enfants
00:35:55monoparentales,
00:35:56les restaurants
00:35:56six sur sept ?
00:35:58Je ne vois pas en fait.
00:35:59Donc effectivement,
00:36:00je suis d'accord avec vous
00:36:01pour prendre la situation,
00:36:03prendre les situations
00:36:04de chacun
00:36:04et effectivement décider
00:36:06faire des priorités
00:36:08et notamment
00:36:09aux Parisiens.
00:36:11Qu'est-ce que vous répondez
00:36:12à Cathy et Gabrielle ?
00:36:13Alors,
00:36:14Madame,
00:36:14sur la politique du logement,
00:36:15c'est ce que j'ai essayé
00:36:16d'illustrer.
00:36:17Parce que je disais,
00:36:18ceux qui promeut effectivement
00:36:19le logement social,
00:36:20en fait,
00:36:20n'y ont jamais vécu.
00:36:22Et ceux qui promeut
00:36:23ce type de logement social
00:36:25qui se transforme en ghetto,
00:36:26ne l'ont jamais connu non plus.
00:36:28Le logement social,
00:36:29à l'origine,
00:36:29moi,
00:36:30mon père était ouvrier,
00:36:31j'ai connu le logement social
00:36:32très tardivement.
00:36:33On a connu les barraquements,
00:36:34puis le logement social.
00:36:35Le logement social
00:36:36permettait aux ouvriers
00:36:37de se loger
00:36:38de manière digne
00:36:39et vivre des revenus
00:36:41de leur travail.
00:36:42C'est ça,
00:36:42à l'origine.
00:36:43Moi,
00:36:43je suis une enfant
00:36:43de la gauche ouvrière
00:36:44et c'était
00:36:45les premiers parcs sociaux
00:36:46qui sont arrivés
00:36:47dans ce type de ville.
00:36:48C'était pour les gens
00:36:49qui travaillaient
00:36:49et qui travaillaient
00:36:50dans la ville
00:36:50et rendaient service
00:36:51évidemment à la ville.
00:36:53Et donc,
00:36:53aujourd'hui,
00:36:53cette composition sociale
00:36:55et sociologique
00:36:55n'existe plus.
00:36:57Et elle est maintenant,
00:36:57il n'y a plus
00:36:58de classe moyenne
00:36:59ou de classe intermédiaire
00:37:00dans le parc social.
00:37:01Mais concrètement,
00:37:01ce que vous dites à Cathy,
00:37:02c'est que...
00:37:03Justement,
00:37:03elle a raison.
00:37:04Donc,
00:37:04je rééquilibre
00:37:05la politique de peuplement.
00:37:07Ça,
00:37:07c'est à la main du maire.
00:37:08Vous voyez ce que je veux dire ?
00:37:09C'est à la main du maire.
00:37:10Ça,
00:37:10c'est le premier point.
00:37:11Et le deuxième point,
00:37:11vous avez raison,
00:37:12madame,
00:37:12votre propriétaire,
00:37:13comme il a peur
00:37:14de l'impayé,
00:37:15comme il est sous contrainte
00:37:17des taxes,
00:37:18notamment la taxe foncière,
00:37:19il se dit,
00:37:20moi,
00:37:20je force mon locataire
00:37:21à prendre sous...
00:37:27des loyers
00:37:28et ça leur permet justement
00:37:29de débloquer les loyers
00:37:30et de nous mettre à la rue
00:37:31quand bon leur semble.
00:37:32Vous voyez,
00:37:33c'est surtout ce point-là
00:37:34qui les arrange.
00:37:35Oui,
00:37:35mais parce que,
00:37:36comme ils ont des contraintes,
00:37:37ils sont obligés
00:37:38de contourner.
00:37:38Il y a l'encadrement des loyers
00:37:40et puis,
00:37:41c'est pour ça que je disais,
00:37:42être candidat à la mairie de Paris,
00:37:43c'est un chemin long.
00:37:44L'encadrement des loyers,
00:37:46ça peut se justifier
00:37:47dans des zones de tension.
00:37:48Paris est tout petit,
00:37:49c'est pas Londres,
00:37:49c'est pas New York.
00:37:50Paris,
00:37:50c'est 102 km².
00:37:522 millions d'habitants,
00:37:53c'est tout petit.
00:37:54Donc quand vous faites
00:37:55l'encadrement des loyers,
00:37:56moi j'ai vu des bailleurs
00:37:57qui touchent par ailleurs,
00:37:59ils prennent le plus offrant,
00:38:00le loyer est encadré,
00:38:02donc vous créez une zone grise.
00:38:03Il faut rassurer les bailleurs privés,
00:38:05notamment en leur disant
00:38:06on n'augmente pas les taxes,
00:38:07s'il y a un risque d'appayé,
00:38:08on sera à vos côtés
00:38:09et ça détendra
00:38:11le parc locatif privé.
00:38:12Et s'agissant du parc social,
00:38:14il faut y mettre
00:38:14les classes moyennes
00:38:15et ceux qui rendent
00:38:16des services à Paris.
00:38:17Ça, j'assume
00:38:18que la priorité sera
00:38:19pour le travail.
00:38:20Ça, c'est une réalité.
00:38:21Et sur la sécurité,
00:38:22vous avez raison.
00:38:23Pardon, on en parlera
00:38:24tout à l'heure de la sécurité.
00:38:25Alors, sur la propreté...
00:38:27Et vraiment,
00:38:27on vous répondra,
00:38:27Cathy, là-dessus,
00:38:28mais quand Gabriel...
00:38:29Non, parce que sur la sécurité,
00:38:30c'est une préoccupation majeure
00:38:31de toutes les villes de France.
00:38:32On en parlera
00:38:33et ça concerne évidemment
00:38:34tout le monde en France,
00:38:34mais sur ce que disait Gabriel,
00:38:35par exemple,
00:38:36c'était l'exemple des éboueurs.
00:38:38Sur Paris,
00:38:40ça n'a échappé à personne
00:38:41et c'est un constat assez élevé,
00:38:43Paris est sale
00:38:43et de plus en plus sale.
00:38:45Et il y a même des secteurs
00:38:46qui sont totalement insalubres.
00:38:48Je suis allé dans des endroits
00:38:49où finalement,
00:38:49vous ne pouvez pas y accéder
00:38:50tellement c'est insalubre.
00:38:51C'est tagué,
00:38:52c'est dégradé
00:38:54et tout est complètement insalubre.
00:38:56La propreté,
00:38:57à Paris,
00:38:58c'est une question
00:38:58d'organisation et de coordination.
00:39:00Je vais vous dire,
00:39:01à Paris,
00:39:02c'est...
00:39:03Le budget,
00:39:03c'est 800 millions d'euros,
00:39:05le budget propreté.
00:39:07800 millions d'euros.
00:39:087500 agents,
00:39:10à peu près.
00:39:11Mais simplement,
00:39:12dans les 7500 agents,
00:39:13c'est deux tiers
00:39:14en administratif,
00:39:15à peine un tiers sur le terrain.
00:39:16Et donc,
00:39:17il y a une partie de la collecte
00:39:19qui est privatisée,
00:39:20comme vous avez pu le voir.
00:39:21Donc,
00:39:21moi,
00:39:21si demain,
00:39:22je suis maire de Paris,
00:39:23ce n'est pas une question de moyens.
00:39:25C'est une question d'organisation
00:39:26et de coordination.
00:39:27Mais vous privatisez tout ?
00:39:27Non, mais attendez.
00:39:28Vous privatisez tout ou pas ?
00:39:30Je vais répondre.
00:39:31C'était la question
00:39:31que vous posez, Gabrielle.
00:39:32Non, mais...
00:39:33J'ai gardé mon calme,
00:39:35on ne va pas s'énerver tout de suite.
00:39:36Voilà.
00:39:37On est encore au début d'émission.
00:39:38Non, mais sur la collecte des déchets,
00:39:40c'est devenu
00:39:40un vrai métier
00:39:42avec des enjeux écologiques.
00:39:43Et donc,
00:39:44moi,
00:39:44j'assume de dire
00:39:45que la collecte,
00:39:45il faut la privatiser.
00:39:46Ce n'est pas le boulot d'un maire.
00:39:48Ensuite,
00:39:48vous avez le nettoyage,
00:39:51ceux qui vident,
00:39:52évidemment,
00:39:52les poubelles,
00:39:53qui sont fixes sur la chaussée
00:39:55et nettoyer la chaussée.
00:39:56Aujourd'hui,
00:39:57pourquoi Paris est sale en permanence ?
00:39:59J'ai fait cette tournée
00:40:00avec une société privée
00:40:01parce que quand vous collectez
00:40:03deux poubelles,
00:40:04s'il y en a quatre,
00:40:05les deux autres,
00:40:05c'est un autre.
00:40:06Donc,
00:40:06vous en ramassez deux.
00:40:07Donc,
00:40:08les deux autres,
00:40:08on ne sait pas
00:40:08quand ça va arriver.
00:40:09Celui qui arrive pour nettoyer,
00:40:10il arrive à un horaire
00:40:12où on ne sait pas.
00:40:13Et celui qui vide la poubelle,
00:40:14c'est encore un autre.
00:40:15Et ils ne sont pas coordonnés.
00:40:16Donc,
00:40:16c'est un sentiment
00:40:17que Paris soit sale tout le temps.
00:40:20Et donc,
00:40:20moi,
00:40:20demain,
00:40:21si je suis maire de Paris,
00:40:22j'ai tout à fait
00:40:22le schéma d'organisation
00:40:24et de coordination
00:40:25de dire
00:40:25quand on ramasse la poubelle,
00:40:27c'est propre.
00:40:27Tout de suite,
00:40:28en une seule fois.
00:40:29On ne revient pas
00:40:30tout au long de la journée
00:40:31pour nettoyer.
00:40:32C'est propre tout de suite.
00:40:33Et ensuite,
00:40:34tout manquement
00:40:35sera sanctionné.
00:40:36Mais,
00:40:36j'entends très bien.
00:40:38Il faut qu'on fasse
00:40:39une toute petite pause.
00:40:40Je suis désolé, Gabriel.
00:40:41Mais je vous donne la parole
00:40:41juste après.
00:40:42On fait une toute petite pause.
00:40:43C'est la première dans cette émission.
00:40:44Et on revient dans un instant.
00:40:45Rachida Dati,
00:40:46face au Forum de BFM,
00:40:47on est en direct
00:40:47toute la soirée
00:40:48sur BFM TV.
00:40:49A tout de suite.
00:40:57On est de retour,
00:40:58en direct
00:40:58pour le Forum BFM
00:40:59avec ce soir,
00:41:00on a invité
00:41:00la ministre de la Culture
00:41:01et candidate
00:41:02à la mairie de Paris,
00:41:02Rachida Dati.
00:41:03On continue, Rachida Dati ?
00:41:04Bien sûr, on continue.
00:41:05Vous n'oubliez pas
00:41:06le QR code.
00:41:07Avec votre téléphone portable,
00:41:08vous scalez,
00:41:08vous envoyez les messages
00:41:09qui s'affichent sur l'écran
00:41:10ou le mail forum
00:41:11BFM TV
00:41:12arrobas BFM TV
00:41:13point fr.
00:41:14On a plein de sujets
00:41:15à voir, évidemment,
00:41:15mais ils sont venus
00:41:17me voir pendant la pub
00:41:18en disant
00:41:18qu'il faut qu'on continue
00:41:19à parler un instant
00:41:19du logement.
00:41:21J'arrive, Isabelle.
00:41:22Isabelle a une question.
00:41:23Simplement pour poser
00:41:24des choses,
00:41:24Lisa,
00:41:25Lisa Adeph,
00:41:26on a fait un petit comparatif
00:41:28pour sortir de Paris aussi
00:41:29du prix des logements
00:41:31à Paris et ailleurs.
00:41:32Oui, alors évidemment,
00:41:33c'est une moyenne lycée,
00:41:35tous arrondissements
00:41:36confondus.
00:41:36On a fait un comparatif
00:41:37pour un appartement
00:41:38deux pièces regardé
00:41:39avec une chambre
00:41:40environ 40 mètres carrés
00:41:41dans de l'ancien.
00:41:42Voici donc le prix moyen
00:41:43élaboré grâce à des sites
00:41:45d'annonces immobilières
00:41:46très connus.
00:41:47Paris en moyenne,
00:41:482000 euros par mois,
00:41:49Lyon,
00:41:491150 euros par mois
00:41:50et Marseille,
00:41:51800 euros par mois.
00:41:532000 euros par mois
00:41:54à Paris en moyenne
00:41:55pour 40 mètres carrés,
00:41:56deux pièces,
00:41:57une chambre.
00:41:57Isabelle,
00:41:58vous avez une question.
00:41:58Bonsoir Isabelle.
00:41:59On n'avait pas encore eu la parole.
00:42:01Hop, le micro.
00:42:01J'aimerais juste,
00:42:02avant qu'on commence,
00:42:03si vous voulez bien déjà profiter
00:42:04que nous sommes en janvier
00:42:05et j'aimerais vraiment
00:42:06vous souhaiter à tous
00:42:07une très bonne année,
00:42:08une bonne santé
00:42:09parce que sans la santé,
00:42:10on ne fera rien.
00:42:11Vous avez raison.
00:42:13Heureusement qu'elle est là,
00:42:14c'est vrai.
00:42:14Une bonne santé.
00:42:15Merci Isabelle.
00:42:15Alors moi,
00:42:16sur le logement,
00:42:16ce que je voulais dire,
00:42:17je suis venue ce soir
00:42:18parce que vous êtes une femme
00:42:19et que ça me fait du bien
00:42:21d'échanger avec une femme
00:42:22et de vous écouter.
00:42:23Par rapport au logement,
00:42:24le maire,
00:42:24il ne pourra pas changer ma vie
00:42:26parce que pour obtenir un logement,
00:42:27il me faut trois fois
00:42:28le loyer dans mes revenus.
00:42:30Et ça,
00:42:31ça dépend de bien
00:42:31d'autres choses que du maire.
00:42:33Et je le vis à Mulhouse,
00:42:34j'accompagne des familles
00:42:35dans la précarité
00:42:36comme j'accompagne des gens
00:42:37qui travaillent beaucoup
00:42:38qui n'ont pas le temps.
00:42:39Mais je peux vous garantir
00:42:40qu'avec un SMIC à 1 400 euros,
00:42:42je vous invite à trouver un logement.
00:42:44Et à Paris,
00:42:44je ne sais pas
00:42:45ce que vaut le SMIC parisien,
00:42:46mais j'ai des amis
00:42:47qui vont passer toute une vie
00:42:49pour s'offrir un appart.
00:42:50Toute une vie.
00:42:51Et arrivent à la retraite,
00:42:53ils sont gravataires et malades
00:42:54et ils me parlent
00:42:55que vos emplacements
00:42:56pour leurs voitures
00:42:57coûtent une fortune à Paris
00:42:59et qu'ils vont devoir tout vendre
00:43:01pour repartir ailleurs.
00:43:02Donc voilà ce que je voulais
00:43:03vous dire ça.
00:43:04Et surtout,
00:43:05ce que je voulais aussi vous dire,
00:43:06j'en profite
00:43:06pendant que j'ai le micro,
00:43:07c'est qu'avec tout le respect
00:43:09que je vous dois,
00:43:10moi je trouve que tous nos élus,
00:43:11ils cumulent les postes,
00:43:13ils restent accrochés
00:43:14à leur fauteuil
00:43:14et moi j'aimerais bien rappeler
00:43:16que la France,
00:43:16elle a 69 millions de gens
00:43:18et qu'il serait peut-être
00:43:19un peu bien que ça tourne
00:43:20et que chacun s'intéresse
00:43:22à quelque chose
00:43:22et le fasse bien.
00:43:24Ça c'est mon avis.
00:43:25Vous savez ce qu'on fera ?
00:43:26On viendra là-dessus.
00:43:27On viendra là-dessus tout à l'heure,
00:43:28Isabelle.
00:43:28J'aime bien ça.
00:43:29J'aimerais bien vous entendre
00:43:30là-dessus tout à l'heure.
00:43:31On va rester un instant
00:43:32sur le logement
00:43:32parce qu'il y a plein de choses.
00:43:34Oui, Farid de Roubaix.
00:43:35Bonsoir Farid.
00:43:36Bonsoir.
00:43:37Je le rappelle, prof et,
00:43:39je vais dire patron,
00:43:39c'est pas le bon mot.
00:43:40Président d'Épicerie Solidaire
00:43:42et du Sous-Saint-Insertion.
00:43:43Absolument.
00:43:44Je voudrais rebondir
00:43:45et souhaiter une bonne année
00:43:46aux Français
00:43:47qui l'ont eu dur en 2025
00:43:48et leur dire
00:43:49qu'on sera toujours là en 2026
00:43:50et avoir une pensée
00:43:51pour la petite Camélia
00:43:52qui est décédée
00:43:52dans des conditions dramatiques
00:43:53et dire que le harcèlement
00:43:55est une arme insidieuse
00:43:56et qu'il faut tout faire
00:43:57pour lutter contre le harcèlement.
00:43:58Je vous ai trouvé très élogieux
00:44:00à l'égard de Mme Dati.
00:44:01Votre parcours, Mme Dati,
00:44:02il est exceptionnel.
00:44:03Vous êtes le parcours
00:44:04de la République,
00:44:04de la méritocratie.
00:44:05Il va y avoir un mai.
00:44:06Oui, bien sûr.
00:44:08Je me mets à côté de vous,
00:44:09du coup, pour écouter le mai.
00:44:10Alors, j'étais très, très fier
00:44:11lorsque vous avez été nommé
00:44:13garde des Sceaux.
00:44:14Par contre,
00:44:15je n'ai pas encore digéré
00:44:16en 2007
00:44:17le ministère de l'Immigration
00:44:18et de l'Identité Nationale
00:44:19et je vous ai trouvé
00:44:20très silencieuse.
00:44:22J'apprécie votre parcours.
00:44:23Vous avez un CV long
00:44:25comme le bras.
00:44:27Par contre,
00:44:28votre colonne vertébrale
00:44:29est à revoir.
00:44:30Vos silences m'inquiètent
00:44:32et vos derniers propos
00:44:32sur le voile
00:44:33sont scandaleux.
00:44:35Sur une chaîne concurrente.
00:44:36Mais on reviendra dessus.
00:44:37– Attendez, là,
00:44:38on est en plein dedans.
00:44:39Qu'est-ce qu'on fait ?
00:44:40On répond maintenant.
00:44:41– Non, mais...
00:44:42J'entends, Farid,
00:44:45vos propos.
00:44:45– Oui.
00:44:45– Quels étaient
00:44:46les propos scandaleux
00:44:47sur le voile ?
00:44:47– En fait, vous êtes passé
00:44:48sur une chaîne concurrente.
00:44:49On peut la nommer ?
00:44:50– Allez-y.
00:44:50– Oui, c'est news
00:44:51devant Sonia Mabro
00:44:52qui vous pose une question
00:44:53sur le voile.
00:44:55Et moi, je n'ai pas compris
00:44:56parce que je connais
00:44:57votre parcours
00:44:58et j'ai trouvé scandaleux
00:45:00que vous dites
00:45:01qu'on n'a pas le même rapport
00:45:02lorsqu'on est face
00:45:04à une femme voilée.
00:45:05Et ça, ce n'est pas la République.
00:45:07– La question qui m'a été posée,
00:45:09c'était suite au mouvement
00:45:12de manifestation massif
00:45:14des Iraniennes et des Iraniens.
00:45:18Et Mme Mabrouk
00:45:20me faisait réagir
00:45:21à une réponse
00:45:22d'une responsable politique
00:45:24en disant
00:45:25que le foulard
00:45:26est un bout de tissu.
00:45:28Justement, moi,
00:45:29je considère que
00:45:30ce qui porte le foulard
00:45:31pour des raisons
00:45:32aussi spirituelles
00:45:33ou religieuses
00:45:33n'est donc pas
00:45:34qu'un bout de tissu.
00:45:36C'est à cette question
00:45:36que j'ai répondu.
00:45:37– Oui, mais…
00:45:38– Attendez.
00:45:38– Je vais terminer.
00:45:39– J'en prie, madame.
00:45:40Pardon.
00:45:40– Et effectivement,
00:45:42quand vous rencontrez
00:45:44quelqu'un
00:45:45qui porte un foulard
00:45:45pour des raisons religieuses
00:45:47ou spirituelles,
00:45:48vous n'avez pas
00:45:49la même approche
00:45:50dans l'échange,
00:45:51notamment sur la vie.
00:45:52C'est tout.
00:45:52Ni plus, ni moins que cela.
00:45:54Ça n'est pas
00:45:55un bout de tissu, monsieur.
00:45:57Vous le savez bien.
00:45:57– Non, mais vos propos
00:45:58ont été explicites.
00:46:00Vous savez,
00:46:01quand vous avez exprimé
00:46:03vos propos,
00:46:04j'ai pensé à qui ?
00:46:05J'ai pensé
00:46:05à ma maman
00:46:06et à votre maman
00:46:07qui sont toutes deux décédées
00:46:08et qui portaient le voile.
00:46:10Et je me suis dit,
00:46:10est-ce que vous avez
00:46:11le même rapport
00:46:11avec votre maman
00:46:12qu'avec une autre voilée ?
00:46:13Sachez, madame, juste,
00:46:14moi, je suis un homme de terrain.
00:46:16Je rencontre énormément
00:46:16de Français,
00:46:17de Françaises,
00:46:18à travers mes activités
00:46:19et à travers ce que je fais.
00:46:20les femmes voilées,
00:46:22madame,
00:46:22elles sont médecins,
00:46:23elles sont ingénieurs,
00:46:24elles sont cadres,
00:46:25elles sont infirmières,
00:46:27elles sont enseignantes.
00:46:28Ce sont des femmes libres
00:46:29et indépendantes.
00:46:30Moi, ce que je sais,
00:46:31c'est que vous avez
00:46:31un agenda politique
00:46:33et donc, là-bas,
00:46:35sur CNews,
00:46:36c'est une ligne éditoriale
00:46:37assumée,
00:46:38assumée
00:46:39et vous êtes partie là-bas
00:46:41pour donner un signal
00:46:44à un électorat.
00:46:47Alors, monsieur,
00:46:48vous avez évoqué mon parcours.
00:46:50J'admire.
00:46:51Non, non, mais mon parcours
00:46:53qui est imprégné
00:46:55de plusieurs cultures,
00:46:57qui est imprégné aussi
00:46:58d'une vie culturelle
00:47:01ou culturelle
00:47:01qui est liée à mes parents.
00:47:03J'ai du respect pour mes parents
00:47:04qui ne sont plus là aujourd'hui.
00:47:06J'ai du respect aussi
00:47:07pour ma culture d'origine
00:47:08qui a fait ce que je suis aujourd'hui.
00:47:10Et donc,
00:47:11je ne serai jamais
00:47:12dans une agressivité
00:47:14ou une agression
00:47:15vis-à-vis de ceux
00:47:16qui portent la foi,
00:47:19qui ont une foi
00:47:19et qui la pratiquent.
00:47:21Attendez,
00:47:21je vais juste terminer.
00:47:23Donc, là-dessus,
00:47:24je suis très au clair
00:47:25depuis toujours.
00:47:27J'étais dans la vie politique
00:47:29quand il y a eu la loi
00:47:30sur les signes religieux.
00:47:31J'ai travaillé avec François Bayrou,
00:47:33lorsqu'il était ministre
00:47:34de l'Éducation nationale.
00:47:35Et c'est Simone Veil,
00:47:37la personne avec laquelle
00:47:40je suis rentrée
00:47:40dans cette vie politique
00:47:42et cet engagement,
00:47:43notamment sur le combat
00:47:44des femmes,
00:47:45sur le combat
00:47:45contre les violences
00:47:47faites aux femmes,
00:47:48contre la lutte,
00:47:49contre la radicalisation
00:47:50qui se fait souvent
00:47:51aux dépens des femmes,
00:47:52c'est Simone Veil.
00:47:53Non, mais vous mélangez tout.
00:47:54Non, je ne mélange pas tout.
00:47:55Non, c'est aux femmes,
00:47:56femmes voilées,
00:47:56on voit le raccourci,
00:47:57madame Dati.
00:47:58Vous êtes malicieuse.
00:47:59Non, mais bon.
00:48:00Et donc, vous faites
00:48:01des raccourcis.
00:48:02Madame, à force de faire
00:48:03la surenchère...
00:48:04Mais Farid, il faut aussi
00:48:05qu'il y ait la surenchère.
00:48:05Oui, mais à force de faire
00:48:07de la surenchère,
00:48:07moi, si vous voulez,
00:48:09je suis très gêné
00:48:10de parler au nom
00:48:10des femmes voilées
00:48:11parce qu'elles sont
00:48:11suffisamment grandes.
00:48:12Vous savez,
00:48:13elles ont le permis,
00:48:14elles ont la voiture,
00:48:14elles ont la carte bleue,
00:48:15elles sont totalement indépendantes.
00:48:16À force de faire
00:48:17la surenchère,
00:48:17madame Dati,
00:48:18vous fragilisez la République.
00:48:19Moi, vous savez,
00:48:21mon ADN,
00:48:21c'est la Constitution,
00:48:23la République,
00:48:23la laïcité.
00:48:25Vous allez...
00:48:25C'est quoi le bout ?
00:48:26Vous voulez interdire
00:48:27les femmes,
00:48:27comme le veut Rotaillot,
00:48:29les femmes voilées
00:48:30dans la rue ?
00:48:31Monsieur, est-ce que vous
00:48:33m'ont entendu une seule fois
00:48:33tenir ces propos ?
00:48:35Moi, je veux bien
00:48:35que vous-même,
00:48:37vous déroulez peut-être
00:48:38un autre type d'agenda.
00:48:40Vous avez le droit
00:48:40d'avoir ces convictions.
00:48:41Je vous dis les miennes.
00:48:42Moi, je ne suis candidat
00:48:42à rien, madame.
00:48:44Monsieur,
00:48:45c'est comme les gens
00:48:45qui me disent
00:48:46qu'on n'est pas politique.
00:48:47Tout le monde est politique.
00:48:49Je ne l'ai pas dit.
00:48:49Voilà.
00:48:50Donc, ce que je veux
00:48:51vous dire, monsieur,
00:48:52c'est que lorsque
00:48:53Simone Veil demande
00:48:54à François Bayrou
00:48:55que je travaille pour lui
00:48:56à l'époque
00:48:57parce qu'on avait eu
00:48:58des problèmes,
00:48:59notamment de voile,
00:49:00dans les écoles.
00:49:02C'est comme ça
00:49:03la laïcité,
00:49:05elle est respectée,
00:49:05même par une femme
00:49:06qui porte le voile
00:49:07et qui exerce un métier.
00:49:08Est-ce qu'on remet en cause ?
00:49:09Est-ce qu'une seule fois,
00:49:11vous m'avez entendu
00:49:12remettre en cause ?
00:49:12Je ne remets pas en cause.
00:49:13Ce qui a été interdit,
00:49:15c'est le prosélytisme,
00:49:17notamment dans les
00:49:17établissements scolaires
00:49:18ou dans les administrations.
00:49:20Quand vous arrivez
00:49:21dans une mairie,
00:49:22dans un hôpital,
00:49:23dans un établissement public,
00:49:24donc sur l'État,
00:49:25vous dites vous-même
00:49:26que vous êtes pour la laïcité,
00:49:27on n'a pas à savoir
00:49:28quelle est l'expression
00:49:30d'une manière
00:49:32ou d'une autre
00:49:32d'une foi,
00:49:33d'une spiritualité
00:49:34ou d'une identité politique
00:49:36d'ailleurs.
00:49:36C'est une neutralité
00:49:37qu'on doit avoir.
00:49:38Mais la neutralité,
00:49:39ça ne vous interdit pas
00:49:41d'exercer votre culte.
00:49:42Le sujet,
00:49:43la limite,
00:49:43elle est là.
00:49:44L'interdiction dans les écoles
00:49:45et l'interdiction
00:49:46dans les administrations,
00:49:47elle est là l'interdiction.
00:49:49Pour le reste,
00:49:49c'est une liberté.
00:49:50Il y a Lida
00:49:51qui veut réagir aussi.
00:49:52Pardon Farid,
00:49:52attendez Farid,
00:49:53il faut qu'il y a une discussion
00:49:54entre vous.
00:49:55Je vais juste réagir Farid
00:49:56parce qu'il y a quelque chose
00:49:57qui me choque
00:49:57et je me permets de te regarder,
00:49:58j'en suis désolée.
00:49:59La dernière fois,
00:50:00on a fait l'émission ensemble
00:50:01face à Bardella.
00:50:03S'il y a bien une personne
00:50:04à qui il faudrait parler
00:50:06de tout ça,
00:50:07c'est ce parti.
00:50:08Et tu ne l'as pas fait.
00:50:10Et là,
00:50:10on va dire
00:50:11que je me fais l'avocat du diable,
00:50:12que je suis complètement
00:50:13pro-dati et tout.
00:50:14Il n'y a pas de problème.
00:50:15Je ne la connais pas
00:50:16mais je lui donne mon soutien.
00:50:18Pour Paré,
00:50:18en tout cas,
00:50:19elle a mon soutien.
00:50:20C'est une réalité
00:50:20et je ne suis pas là
00:50:21pour le nier.
00:50:22J'ai toujours dit
00:50:22ce que j'allais voter en 2027,
00:50:24c'est-à-dire blanc,
00:50:25ce que j'allais faire.
00:50:25Ça, ce n'est pas le sujet.
00:50:27Mais c'est là
00:50:27où je te trouve très injuste.
00:50:29C'est parce que
00:50:29tu ne l'as pas attaqué.
00:50:31Tu n'as pas parlé de ça.
00:50:32Et là, en plus,
00:50:32ce n'était pas le propos.
00:50:33On parlait des loyers.
00:50:34Tu as dévié le sujet.
00:50:35Et c'est là où je trouve ça
00:50:36un peu bas.
00:50:37D'accord.
00:50:38Et ça, c'est juste...
00:50:38Juste le débat,
00:50:39c'est avec Mme Dati,
00:50:39ce n'est pas avec moi.
00:50:41Farid, c'est le principe
00:50:41de l'émission.
00:50:42C'est que vous débattiez aussi
00:50:43entre vous.
00:50:43Juste pour terminer,
00:50:45on parle...
00:50:46Il y a Nathalie
00:50:46qui voudrait parler
00:50:47d'autre chose.
00:50:48Oui, mais on parle...
00:50:49Je suis désolée,
00:50:50on n'est pas là pour ça.
00:50:51On est là pour parler
00:50:52de la ville de Paris
00:50:53et tout.
00:50:55Il y en a un.
00:50:55Pas que, Nathalie.
00:50:56Pas que.
00:50:56D'accord, mais vos règlements...
00:50:58Non, mais je suis désolée,
00:50:59vos règlements de comptes,
00:51:00vous les gardez pour vous.
00:51:01Ça me saoule.
00:51:02Non, pardon.
00:51:03En revanche...
00:51:03Ça me saoule.
00:51:04Pas du tout.
00:51:05Nathalie, tout va bien.
00:51:06Attendez, attendez,
00:51:07attendez, s'il vous plaît.
00:51:08Nathalie, tout va bien.
00:51:09On va y revenir dans un instant.
00:51:10On mobilise tout, tout, tout,
00:51:16venir à Paris dans une seconde.
00:51:17Est-ce que je peux poser
00:51:18une question à Farid ?
00:51:19Allez-y.
00:51:20Pourquoi Farid pose
00:51:21cette question à Rachida ?
00:51:22Je voudrais juste
00:51:22avoir cette réponse.
00:51:24Parce que je n'ai jamais demandé
00:51:25l'interdiction dans l'espace public.
00:51:27C'est une liberté.
00:51:28Chacun fait ce qu'il veut.
00:51:29Mais dans les établissements
00:51:29publics, il y a un respect
00:51:31de la neutralité
00:51:32sans préjudice
00:51:33de l'exercice du culte
00:51:34ou d'une quelconque spiritualité
00:51:35ou d'une quelconque couleur politique.
00:51:38C'est une neutralité
00:51:39qui est demandée
00:51:40quand vous signez un contrat
00:51:41dans une institution publique.
00:51:44On exige de vous
00:51:45une neutralité.
00:51:46Je n'ai pas à savoir
00:51:46quelle est votre religion,
00:51:48quelles sont vos convictions politiques.
00:51:50C'est simplement
00:51:50le respect des usagers.
00:51:52Pour le reste,
00:51:52c'est la liberté.
00:51:53Je ne me suis jamais exprimée
00:51:54sur autre chose.
00:51:55Si vous voulez m'essentialiser,
00:51:57moi, je pourrais être aussi contre.
00:51:58Je pourrais tout à fait dire
00:52:00que je suis contre
00:52:01dans l'espace public.
00:52:02Je pourrais avoir le droit.
00:52:03Mais quand vous me posez
00:52:04cette question,
00:52:05je pense, peut-être Farid,
00:52:06à tort sans doute,
00:52:07que vous m'essentialisez.
00:52:09Je peux avoir aussi
00:52:10une autre opinion.
00:52:11Mais je dis simplement
00:52:11que ma conviction,
00:52:13je ne me renie pas,
00:52:14contrairement à ce que vous pouvez dire.
00:52:15Si j'en suis là,
00:52:16si je suis devant vous ce soir,
00:52:17c'est aussi parce que
00:52:19d'où je viens,
00:52:19ça m'a structurée.
00:52:21Et aussi,
00:52:22d'où je viens,
00:52:23ça m'a permis aussi
00:52:24d'être magistrat,
00:52:26d'avoir prêté serment
00:52:27et de rendre la justice
00:52:28au nom du peuple français.
00:52:30Ça a été ma grande fierté.
00:52:31Et maman était gravement malade
00:52:32au moment où j'ai prêté serment.
00:52:34Elle est partie en me disant
00:52:35« Je peux mourir tranquille.
00:52:37Enfin,
00:52:37vous êtes ancrée dans ce pays. »
00:52:39Pour tout ça,
00:52:40vous voyez,
00:52:41le débat que vous soulevez
00:52:42n'était pas le mien.
00:52:43Moi, je respecte
00:52:44toutes les opinions,
00:52:46tous les cultes,
00:52:47je n'ai aucun problème.
00:52:48Simplement,
00:52:48il y a des institutions
00:52:49dans lesquelles c'est interdit.
00:52:51Et le prosélytisme,
00:52:52en particulier,
00:52:53est interdit
00:52:54dans les établissements scolaires.
00:52:55C'est tout ce que je dis.
00:52:56– Encore une fois,
00:52:57madame,
00:52:57bravo pour votre parcours.
00:52:59– Pour conclure, Farid.
00:53:00– Oui,
00:53:00le juste de paix,
00:53:01ce sont les téléspectateurs
00:53:02qui peuvent aller voir
00:53:02sur les réseaux vos propos.
00:53:04Et ensuite,
00:53:04juste pour terminer,
00:53:05madame,
00:53:06vous parliez tout à l'heure
00:53:07de lutter contre le radicalisme.
00:53:10Ceux qui me connaissent
00:53:11savent que la laïcité,
00:53:12on l'a fait.
00:53:13Je suis un laïc.
00:53:14Et je serai le premier,
00:53:16et avec vous,
00:53:16à lutter contre la radicalisation
00:53:19et pour préserver
00:53:21notre beau pays.
00:53:23Ensuite,
00:53:24sur l'ayatollah,
00:53:25il faut dénoncer
00:53:26la plus grande énergie,
00:53:28la théocratie iranienne
00:53:30qui oblige les femmes
00:53:31à mettre le voile.
00:53:32Et en même temps,
00:53:34il faut que les femmes en France
00:53:34puissent être libres.
00:53:36Ne vous trompez pas
00:53:36d'immersion
00:53:38et le combat,
00:53:39il doit être suivi.
00:53:39– Je crois que ça,
00:53:40c'est clair.
00:53:40Pardon,
00:53:40je reviens à la conversation
00:53:42avec les gens
00:53:42parce que c'est Isabelle
00:53:44qui avait posé la question
00:53:45sur le logement,
00:53:45simplement sur ce que disait Isabelle.
00:53:47Pardon,
00:53:47je reviens aussi
00:53:48à ce que vous disiez Isabelle
00:53:50et je vous donne la parole
00:53:50dans un instant,
00:53:51Yves Tréhard.
00:53:52J'essaie de reprendre le fil,
00:53:53Isabelle.
00:53:53Vous disiez tout à l'heure,
00:53:54mais pour avoir un logement,
00:53:55pour prétendre avoir logement
00:53:56dans le privé,
00:53:57il faut trois fois le loyer.
00:53:58– Même en HLM ?
00:53:59– Même en HLM.
00:54:00Comment elle le fait ?
00:54:01– Donc si je mis 400 euros…
00:54:03– Attendez,
00:54:03prenez le micro,
00:54:04prenez le micro.
00:54:04Isabelle, Isabelle,
00:54:05Isabelle,
00:54:05vous n'avez pas le micro.
00:54:06Prenez le micro.
00:54:07– Si je divise les 1400 du SMIC,
00:54:09je peux juste louer un carré
00:54:11qui est toilette.
00:54:12Je suis désolée
00:54:13parce que si vous n'avez pas de garant,
00:54:15vous n'avez pas une famille
00:54:16qui a une maison
00:54:17et qui est prête
00:54:18à prendre des risques
00:54:19parce qu'il ne faut pas oublier
00:54:20que la personne
00:54:20qui va se prendre
00:54:21caution pour vous,
00:54:23ça veut dire que le moindre problème,
00:54:25c'est chez vous
00:54:25qu'on va chercher.
00:54:26Et de surcroît,
00:54:27vous parlez tous des loyers
00:54:29qu'il faut bien regarder
00:54:30parce qu'il ne faut pas
00:54:30qu'ils augmentent,
00:54:31qu'ils n'aillent pas plus vite
00:54:32que l'inflation,
00:54:33mais vous oubliez tous
00:54:34que les propriétaires,
00:54:35et si j'étais encore propriétaire,
00:54:37j'y réfléchirais aussi.
00:54:38Si je ne peux pas me faire du beurre
00:54:39sur le loyer,
00:54:40je vais me le faire
00:54:41sur les charges,
00:54:41mes amis.
00:54:42Je ne vais pas me lever
00:54:43en perdant de l'argent.
00:54:44Je suis bien…
00:54:45ou alors j'ai rien compris au système.
00:54:47Donc c'est bien
00:54:48de parler des loyers,
00:54:50mais il faut faire les deux.
00:54:51Il ne faut pas oublier
00:54:52l'ascenseur,
00:54:53l'eau,
00:54:54la poubelle,
00:54:55on est d'accord.
00:54:55Évidemment.
00:54:58Je peux effectivement,
00:54:59si vous me permettez,
00:54:59de répondre
00:54:59à ce que vous soulevez
00:55:01en disant justement
00:55:02sur les charges,
00:55:02l'ascenseur,
00:55:03le loyer.
00:55:04Le parc social à Paris,
00:55:05vous avez des ascenseurs
00:55:06en panne pendant des mois.
00:55:08Boulevard Kellerman,
00:55:08je donne l'adresse
00:55:09à un monsieur de 89 ans
00:55:10qui n'est pas sorti
00:55:11pendant des mois
00:55:11parce qu'il était bloqué
00:55:12au huitième étage.
00:55:13Et le bailleur,
00:55:14c'est un bailleur public.
00:55:16Et donc,
00:55:16quand il écrivait
00:55:17ou il a sensibilisé,
00:55:18personne n'a pu résoudre cela.
00:55:21Vous avez
00:55:21en rue nationale
00:55:22dans le 13ème arrondissement
00:55:24de la même manière.
00:55:25Une famille,
00:55:26une maman
00:55:26qui ouvre son placard,
00:55:27le mur est arrivé
00:55:27avec le placard.
00:55:29Elle s'est blessée,
00:55:29elle a fini à l'hôpital
00:55:30avec des fuites
00:55:32dans son appartement,
00:55:33des coupures d'eau.
00:55:35Boulevard McDonald's,
00:55:36il n'y a pas d'eau du tout.
00:55:38Du tout.
00:55:38Dans certains appartements,
00:55:39c'est le parc social
00:55:40et ils payent leur loyer.
00:55:41Et donc ça,
00:55:42c'est pour ça
00:55:42qu'il y a une responsabilité,
00:55:44là vous avez raison,
00:55:45des bailleurs sociaux.
00:55:46Et l'autre point
00:55:46que vous abordez,
00:55:47de dire,
00:55:48effectivement,
00:55:48quand j'ai 1400 euros,
00:55:49il me faut trois fois le loyer.
00:55:51Ça arrive sur le parc social,
00:55:52on peut aider.
00:55:53Il y a quand même
00:55:53des aides au logement
00:55:54qui peuvent aider.
00:55:55Et là,
00:55:56c'est pour ça
00:55:56qu'il faut rassurer
00:55:57les bailleurs privés.
00:55:59Parce que si vous ne leur mettez
00:56:00que des contraintes,
00:56:01il va vous demander
00:56:02même un an de loyer.
00:56:03Moi,
00:56:04je l'ai vu
00:56:04dans le parc locatif privé
00:56:05à Paris,
00:56:06ils vous demandent
00:56:06un an de loyer.
00:56:07Pour un étudiant,
00:56:08par exemple,
00:56:09est-ce que c'est normal
00:56:10que l'étudiant
00:56:10ou les parents déjà
00:56:11se saignent
00:56:12pour pouvoir lui trouver
00:56:13une chambre
00:56:14et qu'on demande
00:56:14un an de loyer ?
00:56:15Que peut faire la mère là-dessus ?
00:56:17Justement,
00:56:17une fois que vous aidez
00:56:19les bailleurs privés
00:56:19qui ont des impayés,
00:56:21que vous les accompagnez
00:56:22sur le parc locatif privé,
00:56:24il sera,
00:56:25évidemment,
00:56:26il y aura plus facilement.
00:56:27Et sur le parc social,
00:56:28moi j'ai un exemple,
00:56:29par exemple,
00:56:30dans le 7e arrondissement,
00:56:31Paris est une ville étudiante.
00:56:32Il faut loger les étudiants.
00:56:34J'ai l'ancien siège
00:56:36du conseil régional de Paris
00:56:37qui est dans le 7e arrondissement.
00:56:38On l'a transformé
00:56:39pour des chambres étudiantes.
00:56:41On a fait une convention
00:56:42avec le CRUS.
00:56:42Donc,
00:56:43quand vous êtes politique,
00:56:44c'est à vous
00:56:45que l'action vous revient.
00:56:47Et donc ça,
00:56:48il faut s'y engager.
00:56:49Mais c'est aussi
00:56:49une question de volonté politique,
00:56:51de vision,
00:56:52d'ambition.
00:56:53Et moi,
00:56:53je souhaite que les Parisiens
00:56:54comme les étudiants
00:56:55puissent rester
00:56:56et s'ancrer à Paris.
00:56:57Vous voudrez juste
00:56:58compléter vos propos.
00:56:59Oui,
00:56:59il y a de la CAF.
00:57:00Souvent,
00:57:00il y a un peu d'APL.
00:57:02Mais dans les calculs,
00:57:02ils n'en tiennent pas compte
00:57:03parce que c'est une allocation.
00:57:05Ce n'est pas un acquis.
00:57:06C'est une allocation.
00:57:08C'est en fonction
00:57:08et des revenus
00:57:09et du montant du loyer.
00:57:10Vous avez raison,
00:57:11madame.
00:57:11Yves Fréard
00:57:11et ensuite Florian.
00:57:12Rachid Adati,
00:57:13tout le monde sait
00:57:13qu'il y a beaucoup de foyers,
00:57:16beaucoup de ménages
00:57:17qui ne devraient pas loger
00:57:18dans des logements sociaux,
00:57:20qui les occupent
00:57:20depuis fort longtemps.
00:57:21Comment vous faites,
00:57:22justement,
00:57:23pour assurer cette rotation ?
00:57:24Parce qu'il y a des ménages
00:57:25qui évoluent dans la vie,
00:57:27qui gagnent des revenus,
00:57:28qui leur permettraient
00:57:29d'aller dans le privé,
00:57:30justement,
00:57:31et qui devraient quitter
00:57:32leur logement social.
00:57:33On sait qu'à peu près à Paris,
00:57:34c'est 10% des logements sociaux
00:57:36qui ne sont pas utilisés,
00:57:38qui ne sont pas occupés
00:57:38par des ménages
00:57:39qui ne devraient pas en profiter.
00:57:43Ça, c'est la première chose.
00:57:44La deuxième chose,
00:57:45très bien,
00:57:46mais pourquoi on ne construit pas
00:57:47de logements dans ce pays,
00:57:49notamment à Paris,
00:57:50où il faudrait construire
00:57:51davantage de logements ?
00:57:52Il y a une pénurie de logements
00:57:54qui est phénoménale en France.
00:57:58Jean-Louis Borloo,
00:57:58on a parlé assez savamment,
00:58:00et à Paris,
00:58:01il devrait y avoir
00:58:02des programmes immobiliers,
00:58:04justement,
00:58:05pour construire
00:58:05des logements sociaux
00:58:06qui ne sont pas faits,
00:58:08malheureusement.
00:58:08Ça, c'est la deuxième question.
00:58:09Et la troisième question,
00:58:10comment vous faites
00:58:11pour récupérer
00:58:12sur des,
00:58:13justement,
00:58:14des immeubles inoccupés,
00:58:16comment vous récupérez,
00:58:18quelle est votre politique
00:58:19municipale
00:58:19pour reprendre la main dessus
00:58:22et les transformer
00:58:22en logements sociaux ?
00:58:24C'est tout le sujet.
00:58:26Ça fait beaucoup.
00:58:27Merci.
00:58:27Sur une ville,
00:58:30Emmanuel Grégoire,
00:58:31qui a été premier adjoint
00:58:32et adjoint à l'Urbanisme,
00:58:3420 ans quand même de mandat,
00:58:36souhaite mettre 40%
00:58:37de logements sociaux.
00:58:38Une ville avec que du logement social,
00:58:40ça ne fonctionne pas.
00:58:41Ça ne fonctionne pas.
00:58:43Vous n'allez pas,
00:58:43déjà,
00:58:44vous avez le 13e,
00:58:45le 19e,
00:58:46le 20e,
00:58:47on est au-delà,
00:58:48déjà,
00:58:49de ce niveau de logements sociaux.
00:58:51On est au-delà du seuil légal.
00:58:53Une ville
00:58:54qu'avec du logement social,
00:58:55M. Tréhard,
00:58:56vous savez très bien
00:58:57que ça ne fonctionne pas.
00:58:58Vous ghettoisez la ville.
00:58:59Moi, je ne veux pas
00:59:00une ville que de logements sociaux.
00:59:01Je veux de la classe moyenne,
00:59:02du logement intermédiaire,
00:59:04du logement un peu plus élevé.
00:59:05Il faut rendre mixte
00:59:06ce parc social.
00:59:07Comment vous faites
00:59:08pour ceux qui sont
00:59:09dans des logements sociaux
00:59:09et qui pourraient trahir ?
00:59:10Justement,
00:59:10sur le parc social
00:59:11tel qu'il existe aujourd'hui,
00:59:13il est dégradé,
00:59:14parfois insalubre.
00:59:15Et donc,
00:59:15ceux qui y sont sont souvent,
00:59:17effectivement,
00:59:18une fois qu'ils l'ont,
00:59:19ils ne veulent plus en sortir.
00:59:20Pourquoi ?
00:59:20Parce qu'ils n'ont pas l'assurance
00:59:21d'avoir un autre appartement.
00:59:22Il faut procéder
00:59:23soit aux échanges,
00:59:25soit à la politique du surloyer.
00:59:26Aujourd'hui,
00:59:27ils ne font ni l'un ni l'autre.
00:59:28Et donc ça,
00:59:29vous le mettez en œuvre.
00:59:30C'est une politique publique
00:59:31de logement.
00:59:32Si, effectivement,
00:59:32vous recensez
00:59:33dans votre parc social,
00:59:35évidemment,
00:59:36l'ensemble des logements
00:59:37et des compositions de foyers
00:59:38où, effectivement,
00:59:39vous pouvez avoir un surloyer,
00:59:41vous le recensez
00:59:42et vous l'appliquez.
00:59:43Et là où, effectivement,
00:59:44certains sont même en dehors
00:59:45de surloyer,
00:59:46vous pouvez procéder
00:59:47à des échanges.
00:59:48Vous avez raison,
00:59:48par exemple,
00:59:48un couple avec des enfants
00:59:51et les enfants partent,
00:59:52ils se retrouvent
00:59:53dans un grand appartement.
00:59:54Parlez avec ces personnes
00:59:56qui sont dans ces appartements.
00:59:57Ils vous disent
00:59:58mais nous,
00:59:58nous, on veut bien plus petits,
01:00:00mais on ne nous propose
01:00:02pas d'échanges possibles.
01:00:04Donc ça,
01:00:04c'est une réalité.
01:00:05Et puis,
01:00:05il y a une autre réalité de Paris
01:00:06qui sont aussi
01:00:07le cas de grandes villes.
01:00:08Nous sommes ces 30%
01:00:09de familles monoparentales.
01:00:11Il y a beaucoup de divorces.
01:00:12Et donc,
01:00:13quand vous divorcez,
01:00:13ça demande encore
01:00:14un logement supplémentaire.
01:00:16Et donc,
01:00:16l'essentiel,
01:00:17c'est des femmes
01:00:17seules avec des enfants.
01:00:18Et donc,
01:00:19il faut pouvoir aussi aider
01:00:20ces femmes seules
01:00:21à pouvoir se loger.
01:00:22Donc,
01:00:22la politique de logement
01:00:23à Paris doit être
01:00:24totalement revue
01:00:25à l'aute de la sociologie parisienne,
01:00:27surtout si vous voulez retenir
01:00:28et les familles
01:00:29et les enfants.
01:00:30Merci d'avoir une question de Florian.
01:00:31Bonsoir, Florian.
01:00:32Il n'a pas encore eu la parole.
01:00:34Agriculteur en Haute-Saône.
01:00:35Bonjour,
01:00:36Madame Dati.
01:00:36Donc,
01:00:36effectivement,
01:00:37je suis agriculteur en Haute-Saône
01:00:38avec mon père.
01:00:40Donc,
01:00:40moi,
01:00:40j'avais une question.
01:00:42Donc,
01:00:42moi,
01:00:42je ne suis pas parisien.
01:00:43Je ne connais pas vraiment Paris.
01:00:45Je ne connais pas forcément
01:00:46les problématiques qu'il y a.
01:00:47Donc,
01:00:47je les entends sur la propreté,
01:00:48etc.
01:00:49Moi,
01:00:50quand je viens dans Paris,
01:00:52aussi bien en tracteur
01:00:53qu'en voiture,
01:00:55même dans mon arrondissement,
01:00:56d'ailleurs,
01:00:58je trouve cette ville,
01:01:01quand j'arrive dans Paris,
01:01:02je suis tout ébahis
01:01:03comme un enfant,
01:01:03par exemple,
01:01:04qui ouvre ses cadeaux de Noël
01:01:05parce qu'on a tout
01:01:07à portée de main.
01:01:08On a de super monuments.
01:01:09C'est une des plus belles
01:01:11villes au monde.
01:01:13Moi,
01:01:13aujourd'hui,
01:01:13je suis fier d'être français
01:01:15et fier que ma capitale
01:01:17soit Paris.
01:01:17mais il y a quelque chose
01:01:19qui m'interpelle
01:01:21dans le sens où
01:01:22quand j'arrive dans Paris,
01:01:24j'ai l'impression que les gens,
01:01:25pardonnez-moi l'expression,
01:01:26mais ils font tous la gueule.
01:01:28J'ai l'impression,
01:01:29alors je ne sais pas
01:01:30si c'est moi
01:01:31qui me fais une fixette
01:01:32ou quoi,
01:01:34mais je me dis
01:01:34mais qu'est-ce qui a
01:01:36et qu'est-ce qui ne va pas ?
01:01:37Pourquoi les gens
01:01:38ne sont pas heureux
01:01:38dans cette ville ?
01:01:40Parce que c'est une ville
01:01:40quand même qui,
01:01:41encore une fois,
01:01:42qui est vraiment super jolie
01:01:43et qu'est-ce qui ne va pas ?
01:01:45Pourquoi les Parisiens
01:01:46font la gueule ?
01:01:47Et qu'est-ce que vous feriez-vous ?
01:01:49Quelle serait votre mesure
01:01:51la plus concrète ?
01:01:51C'est le slogan,
01:01:52ça,
01:01:52Knafo,
01:01:53Paris Ville Rose.
01:01:54Paris Ville Rose.
01:01:55Paris Ville Rose.
01:01:58Non,
01:01:58et plus sérieusement,
01:02:00qu'est-ce que vous feriez
01:02:01vraiment
01:02:02pour rendre les Parisiens
01:02:05heureux
01:02:06et qu'ils soient fiers
01:02:07d'habiter à Paris ?
01:02:09Paris qui se vide,
01:02:11on le disait tout à l'heure,
01:02:12qui se vide de ses habitants.
01:02:14Quand les Parisiens partent,
01:02:16les enfants partent,
01:02:17c'est une ville qui se meurt.
01:02:18Et pourquoi partent-ils ?
01:02:19Ils partent aussi
01:02:20par des contraintes,
01:02:21notamment,
01:02:22on a parlé du logement
01:02:22assez longuement,
01:02:24on a parlé des sujets
01:02:24d'insécurité.
01:02:25La sécurité,
01:02:26c'est plus de 218%
01:02:29de trafic de stupes
01:02:30entre 2019 et aujourd'hui.
01:02:32C'est plus de 59%
01:02:33sur les agressions sexuelles
01:02:35entre 2019 et aujourd'hui.
01:02:37Les atteintes aux personnes,
01:02:38plus de 23%.
01:02:39Et donc,
01:02:40il y a des graves problèmes
01:02:40d'insécurité.
01:02:41Et donc,
01:02:42pour une famille,
01:02:43qu'est-ce qu'elle veut ?
01:02:44Un logement,
01:02:45elle veut être en sécurité,
01:02:46notamment dans les parcs
01:02:47et jardins,
01:02:48dans l'espace public.
01:02:49Donc,
01:02:49il faut sécuriser,
01:02:50elle veut une ville propre.
01:02:51Et si je ne prends
01:02:52que l'école,
01:02:53l'école aujourd'hui,
01:02:54il y a plus de 620 écoles
01:02:57dans Paris,
01:02:58c'est 139 000 enfants
01:02:59dans ces écoles.
01:03:00Je ne me résous pas
01:03:01à ce que ces enfants partent.
01:03:02Et donc,
01:03:02la mairie de Paris actuelle,
01:03:04et ça c'est politique,
01:03:05c'est une volonté,
01:03:06a réduit les investissements
01:03:07dans le bâti.
01:03:08Le bâti,
01:03:09c'est quoi ?
01:03:10C'est-ce qu'il y a des écoles
01:03:10qui accueillent les enfants ?
01:03:12Donc,
01:03:12conditions de travail
01:03:13pour les enseignants,
01:03:13mais aussi conditions d'accueil
01:03:15pour les enfants.
01:03:16On est passé de 155 millions d'euros
01:03:18d'investissement dans le bâti
01:03:19à 77 millions d'euros aujourd'hui.
01:03:22Donc,
01:03:22les conditions...
01:03:23Attendez,
01:03:23attendez.
01:03:24Conditions d'accueil des enfants,
01:03:25évidemment,
01:03:26moins bien.
01:03:27Conditions de travail,
01:03:28moins bien.
01:03:29Donc,
01:03:29de l'absentéisme aussi.
01:03:30Donc,
01:03:30moi,
01:03:31si je suis maire de Paris demain,
01:03:32je réinvestirai massivement
01:03:33dans le bâti,
01:03:34je ferai une convention
01:03:36avec le recteur,
01:03:37je suis maire du 7e arrondissement,
01:03:39je l'ai fait.
01:03:40Pour qu'on me trouve des dispositifs
01:03:42ou des solutions
01:03:43en cas d'absence d'un prof,
01:03:45que ce soit une absence longue durée
01:03:47ou effectivement plus courte.
01:03:48Ça,
01:03:48c'est évidemment le deuxième point.
01:03:50Également,
01:03:51on parlait des familles monoparentales,
01:03:53élargir les horaires d'accueil,
01:03:54que ce soit pour l'école
01:03:55et les crèches.
01:03:56Nous pouvons le faire.
01:03:57Et donc,
01:03:58ça,
01:03:58c'est les trois leviers.
01:03:59Sur le périscolaire,
01:04:00vous savez ce qui s'est passé à Paris ?
01:04:02Nous assistons au plus grand scandale sexuel
01:04:05dans le périscolaire.
01:04:06Que sur l'année 2025,
01:04:0855 animateurs ont été suspendus
01:04:11pour suspicion de viol
01:04:12et d'agression sexuelle
01:04:14sur des enfants de l'école matérielle.
01:04:15Et là-dessus,
01:04:16qu'est-ce que vous faites,
01:04:16Rachid Adati ?
01:04:16Justement.
01:04:17Et donc,
01:04:18les familles n'ont pas été reçues,
01:04:19les enfants n'ont pas pris en charge
01:04:20et ça,
01:04:21je changerai tout.
01:04:22Pourquoi le périscolaire ?
01:04:23Je vais juste terminer là-dessus,
01:04:24ça fait partie d'être heureux.
01:04:26Quand votre famille et vos enfants sont heureux,
01:04:27vous allez mieux.
01:04:28Et les enfants du périscolaire,
01:04:30pourquoi ça ne marche pas ?
01:04:31Parce qu'aujourd'hui,
01:04:32le périscolaire,
01:04:33c'est les activités de loisirs
01:04:34qui sont morcelées.
01:04:35Quand vous faites 30 minutes le mardi,
01:04:3740 minutes le jeudi,
01:04:40vous avez forcément un recrutement
01:04:41qui n'est pas qualifié,
01:04:43qui n'est pas expérimenté
01:04:44et qui n'est pas contrôlé.
01:04:45Et donc,
01:04:46ça c'est le premier point.
01:04:47Et la deuxième chose,
01:04:48les activités sont moins de qualité.
01:04:50Et tout cela,
01:04:51moi le process sur l'animateur scolaire,
01:04:54c'est un métier.
01:04:55Donc moi j'ai repensé tout le périscolaire,
01:04:58je ferai 4 jours d'école,
01:05:00une journée entière,
01:05:01donc on garde,
01:05:01la durée d'aujourd'hui,
01:05:04tout le mercredi périscolaire de qualité.
01:05:06Parce que quand vous faites 20 minutes,
01:05:07vous ne pouvez pas emmener les enfants au musée,
01:05:08vous ne pouvez pas les emmener sur un spectacle.
01:05:10Donc le mercredi,
01:05:11animateur,
01:05:12qualifié,
01:05:13formé,
01:05:13contrôlé,
01:05:14sur le mercredi.
01:05:15Alors attendez,
01:05:16attendez Florian,
01:05:16il y a Linda,
01:05:17il y a Laura aussi,
01:05:18qui veut agir,
01:05:18Gabriel aussi.
01:05:19Pour terminer la durée d'aujourd'hui.
01:05:20Et combien de temps vous mettez à mettre en place tout ça ?
01:05:23Alors moi je vais vous dire,
01:05:26je suis élue maire de Paris le 22 mars,
01:05:29le 23,
01:05:30la première semaine,
01:05:30le changement,
01:05:31vous le voyez,
01:05:31d'abord une ville propre,
01:05:3224-24,
01:05:33c'est le jour sur 7.
01:05:34Ah mais oui,
01:05:35parce que moi l'organisation,
01:05:36je suis maire d'arrondissement,
01:05:37j'ai déjà expérimenté les dispositifs.
01:05:40Je sais combien ça coûte,
01:05:41je sais comment être organisé,
01:05:42je vous fais ça très rapidement.
01:05:44Sur la sécurité de la main.
01:05:45Vous ne le ferez pas en une semaine,
01:05:46Rachid Haddati ?
01:05:47Sur la propreté, oui.
01:05:48En une semaine,
01:05:49Paris, nickel.
01:05:50J'ai l'organisation et la direction.
01:05:51Vous savez,
01:05:52les agents de propreté dont parlait monsieur,
01:05:54moi je les reçois très régulièrement.
01:05:55Je ne mets pas en cause les agents,
01:05:57je mets en cause l'organisation et la coordination.
01:05:58Mais pardon,
01:05:59tout à l'heure,
01:05:59on parlait de privatisation sur les éboueurs,
01:06:00vous n'allez pas privatiser en une semaine,
01:06:03Rachid Haddati,
01:06:04ce n'est pas vrai.
01:06:04Déjà sur la coordination des agents de la propreté.
01:06:07Déjà d'avoir la ville propre,
01:06:08que les horaires et l'équipe qui travaillent
01:06:11puissent nettoyer en même temps
01:06:12et pas de manière dispersée.
01:06:15Et sur les écoles,
01:06:16ça permettra aussi de rétablir les études dirigées.
01:06:19Sur le volontariat,
01:06:20notamment des enseignants,
01:06:22ils étaient d'accord pour faire des heures supplémentaires
01:06:24et qu'elles soient payées
01:06:25sans aucune difficulté.
01:06:26Et les animateurs scolaires que j'aurai sur le mercredi,
01:06:29on manque beaucoup d'AESH à Paris.
01:06:32Et donc,
01:06:32on ne peut pas dire qu'on a une école inclusive
01:06:34et ne pas intégrer les enfants avec des AESH.
01:06:37Et donc,
01:06:37les animateurs scolaires
01:06:39pourraient être,
01:06:40le reste du temps,
01:06:41AESH.
01:06:42C'est un statut,
01:06:42c'est un métier
01:06:43que de s'occuper des enfants.
01:06:43Tout le monde veut réagir.
01:06:45Linda, Gabrielle, Laura,
01:06:47tout le monde veut réagir.
01:06:48Juste, par contre,
01:06:49qu'est-ce qu'il y a de bien à Paris ?
01:06:51Qu'est-ce qu'il y a de bien à Paris ?
01:06:51Ah non, mais Paris.
01:06:52Non, mais par contre,
01:06:53c'est la meilleure des choses
01:06:55que la Paris, par exemple.
01:06:56Il faut que tout le monde puisse parler,
01:06:57Florian.
01:06:58Il faut que ça tourne, forcément.
01:07:00Linda,
01:07:01allez-y.
01:07:01Linda,
01:07:02ensuite, Gabrielle.
01:07:02La seule chose que je voulais dire,
01:07:03c'est qu'on parle beaucoup,
01:07:04vous parlez beaucoup des écoles
01:07:05et de tout le scandale sexuel
01:07:07dont Laura,
01:07:09je sais que c'est un sujet
01:07:10qui la touche particulièrement,
01:07:11mais en tout cas,
01:07:12il y a aussi une partie
01:07:14sur les crèches
01:07:14dont on parle très peu,
01:07:16enfin,
01:07:16dont on parle,
01:07:17mais c'est toujours un peu
01:07:18laissé à l'abandon.
01:07:20Je peux répondre sur les crèches ?
01:07:21C'est juste pour vous dire,
01:07:23on nous demande de faire des enfants,
01:07:24on nous demande de réarmer
01:07:25démographiquement la France,
01:07:27sauf qu'on ne nous donne
01:07:29pas réellement les moyens.
01:07:31Moi, je suis chef d'entreprise,
01:07:31mon conjoint,
01:07:32il est à son compte également.
01:07:33On fait partie des chanceux
01:07:35d'avoir une place en crèche
01:07:36dans Paris 15e,
01:07:37mais quand je vois
01:07:40la lutte que c'est
01:07:41parce que je fais partie
01:07:42des parents délégués
01:07:43de la crèche de ma fille,
01:07:47et donc, par exemple,
01:07:47sur le 15e,
01:07:48il y a 2500 demandes,
01:07:51500 places.
01:07:52Et donc,
01:07:53en fait,
01:07:53je me demande comment...
01:07:55Ça ne marche pas.
01:07:56Non, ça ne marche pas.
01:07:57Justement,
01:07:58on était allé à la cité des Périchauds,
01:07:59il y a une crèche
01:08:00qui est juste en face,
01:08:0090 berceaux,
01:08:02plus de la moitié,
01:08:03les berceaux ne sont pas occupés.
01:08:04Pourquoi ?
01:08:04Parce que les crèches à Paris,
01:08:06nous avons les berceaux,
01:08:07mais nous n'avons pas
01:08:08les assistantes maternelles.
01:08:09C'est le plus fort taux d'absentéisme,
01:08:11et sinon,
01:08:11on n'arrive pas à recruter.
01:08:12Pourquoi ?
01:08:13Parce que,
01:08:13quand vous habitez
01:08:15au fin fond de l'île de France,
01:08:16pour être à 7h30 dans une crèche,
01:08:17c'est très compliqué.
01:08:18Donc,
01:08:19ça va aussi de pair
01:08:20avec la politique de logement
01:08:22que je voudrais établir.
01:08:23Vous travaillez pour Paris,
01:08:24vous travaillez pour les Parisiens,
01:08:25vous êtes prioritaire.
01:08:26Gabriel.
01:08:26Sur les places en crèche,
01:08:28si on arrive à pourvoir
01:08:29tous les postes
01:08:31d'assistantes maternelles,
01:08:33vous relancez,
01:08:33évidemment,
01:08:34les modes de garde.
01:08:35Et c'est aussi,
01:08:35ça correspond,
01:08:36ça va de pair
01:08:37avec l'élargissement
01:08:38des horaires
01:08:39d'ouverture,
01:08:40des crèches,
01:08:41mais aussi dans les écoles.
01:08:43Sur le volontariat,
01:08:44on peut mettre du personnel
01:08:45pour accueillir
01:08:45plutôt des enfants,
01:08:46justement,
01:08:47quand les parents travaillent
01:08:49et notamment
01:08:49les mamans travaillent.
01:08:51Gabriel.
01:08:52Sur le sujet du périscolaire
01:08:53et des crèches,
01:08:54là,
01:08:54je parle en tant qu'éducateur
01:08:56moi-même,
01:08:56prof,
01:08:56et aussi en tant que futur parent.
01:08:59Et faire écho
01:09:00à ce qu'on a dit tout à l'heure,
01:09:00c'est est-ce que
01:09:01privatiser le service
01:09:03va nous amener à un plus ?
01:09:04Non,
01:09:05mais en tout cas,
01:09:06par exemple,
01:09:06quand on parle du périscolaire,
01:09:08on parle par exemple
01:09:08des gens qui ont le BAFA,
01:09:10je crois vous avoir lu
01:09:10et vous avez dit
01:09:11il faudrait qu'on s'assure
01:09:11que toutes les personnes
01:09:12aient au moins un BAFA
01:09:13suite au scandale inacceptable
01:09:15de ce qui s'est passé
01:09:15ces dernières années
01:09:16pour lesquels moi
01:09:16je ne décolère pas,
01:09:17qu'on fasse quelque chose.
01:09:18Le problème du BAFA,
01:09:19c'est que légalement,
01:09:20c'est du bénévolat
01:09:21au service de l'enfant.
01:09:22Je l'ai fait moi-même
01:09:22quand j'étais deux fois plus jeune.
01:09:25Ces huit jours de formation,
01:09:27en fait,
01:09:27j'ai envie de vous dire,
01:09:27il faut être encore plus ambitieux
01:09:28que ça,
01:09:29c'est-à-dire qu'il faudrait
01:09:29que la petite enfance
01:09:31soit une très belle carrière
01:09:32pérenne
01:09:33et avec un certain nombre
01:09:34d'avantages qui vont avec
01:09:35et au lieu de ça,
01:09:35c'est toujours
01:09:36les enfants sont les derniers servis.
01:09:37Vous voyez même
01:09:38les spécialités médicales choisies
01:09:39pour ceux qui font médecine,
01:09:40sixième année, etc.
01:09:41Ils réfléchissent en général
01:09:42les enfants tout derniers,
01:09:43premier problème.
01:09:44Les crèches,
01:09:44est-ce que le privé,
01:09:45ça pourrait être la bonne option
01:09:46ou la mauvaise option ?
01:09:47Moi, j'en fais l'expérience
01:09:47aujourd'hui parce qu'on démarche,
01:09:48on frappe aux portes
01:09:49pour prévoir demain
01:09:50et ce qu'on voit,
01:09:51c'est que les crèches privées
01:09:52nous disent
01:09:52est-ce que votre employeur
01:09:53pourrait financer le berceau ?
01:09:56Non.
01:09:56Et donc, ils nous disent
01:09:57« Écrivez-nous en janvier ».
01:09:58Ok, on a écrit en janvier.
01:10:00Ils nous disent
01:10:00« Écrivez-nous en mai ».
01:10:01Pourquoi ?
01:10:01Parce que si un employeur
01:10:02peut payer le berceau,
01:10:03ça paiera plus cher
01:10:04que simplement
01:10:04moi de ma poche.
01:10:05Je vous le dis,
01:10:06il y a un domaine
01:10:07où précisément
01:10:07on a besoin
01:10:08de se débarrasser du marché,
01:10:09c'est la protection
01:10:10des plus vulnérables
01:10:11et des plus jeunes.
01:10:11Et dès lors, là,
01:10:12il faut être très ambitieux
01:10:13et ne rien perdre.
01:10:14Je l'ai pensé sur les éboueurs,
01:10:15vous l'avez compris.
01:10:16Mais alors là,
01:10:16je suis vraiment tout à fait catégorique
01:10:17pour ce qui est affaire éducative,
01:10:19il faut absolument
01:10:19mettre le paquet
01:10:20et financer ça
01:10:20par le public.
01:10:21Alors, monsieur,
01:10:23quand je dis
01:10:25« animateur scolaire »,
01:10:26c'est un métier.
01:10:27Il aura un statut.
01:10:28D'ailleurs,
01:10:29je les ai rencontrés,
01:10:29j'ai rencontré leurs représentants.
01:10:31Ce n'est pas que le BAFA
01:10:32être animateur scolaire
01:10:33dans le périscolaire.
01:10:34Il n'y a pas que le BAFA.
01:10:35Il y a des formations qualifiantes.
01:10:37C'est comme les assistantes maternelles,
01:10:38vous avez différents
01:10:38degrés de formation.
01:10:40Et donc là,
01:10:41c'est un métier.
01:10:42C'est pour ça que je complète
01:10:43avec AESH.
01:10:44Vous pourriez être animateur scolaire
01:10:45pour le périscolaire
01:10:46et accompagner l'enfant
01:10:47dans le cadre de cette inclusivité.
01:10:49Et donc, ça, c'est possible.
01:10:50Mais c'est un métier.
01:10:51Et c'est un métier d'État.
01:10:53En tout cas,
01:10:53il sera agent municipal.
01:10:55Il faut que Laura puisse parler.
01:10:57C'est pour ça.
01:10:58Je vous réponds.
01:10:59J'entends, mais en fait,
01:11:00c'est-à-dire que
01:11:00si certains qui ont
01:11:01un statut un peu plus enviable,
01:11:02AESH, c'est payer une misère.
01:11:05Animateur aussi,
01:11:05de façon générale,
01:11:06c'est payer rien du tout.
01:11:07Il faut que ces métiers soient enviables.
01:11:08Je ne pense pas que ce soit vous
01:11:09qui l'administriez exactement.
01:11:10Ce que je dis,
01:11:10c'est qu'il faut recruter davantage
01:11:11et rendre la mission enviable.
01:11:12Paris, on est capable.
01:11:13Paris a les moyens.
01:11:14Qu'on met dans l'argent,
01:11:14dans la pauvreté,
01:11:15dans l'enfance.
01:11:16Non, non, Paris n'a pas les moyens
01:11:17parce que Paris est endettée
01:11:18à hauteur de 10 milliards d'euros.
01:11:19Et j'aimerais bien entendre
01:11:20d'ailleurs Rachida Dati
01:11:21pour savoir comment...
01:11:22Alors, vous savez quoi ?
01:11:23Vous savez quoi ?
01:11:24Il faut qu'on fasse
01:11:25une toute petite pause.
01:11:26C'est la dernière dans cette émission
01:11:27et on revient en direct
01:11:28dans un instant sur BFM TV.
01:11:30Je sais que Charles n'a pas encore parlé.
01:11:31Je sais que Nathalie n'a pas encore parlé.
01:11:32Je le sais.
01:11:33Ne m'engonnez pas, Nathalie.
01:11:34Je le sais.
01:11:35On revient dans un instant
01:11:36et vous pourrez parler.
01:11:37Laura aussi.
01:11:38On revient dans un instant
01:11:38pour le forum.
01:11:39Rachida Dati, on l'invite.
01:11:40A tout de suite.
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