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  • il y a 1 jour
D’un côté, on vante une armée moderne (1ère d’Europe, 7e mondiale), une industrie en rebond et des investissements stratégiques qui maintiennent la France dans le jeu. De l’autre, on dénonce un pays marginalisé, asphyxié par sa dette, son déclin démographique et son incapacité à peser face aux États-Unis, à la Chine ou même à l’Allemagne. Entre illusion de grandeur et réalité d’un déclassement, la France compte-t-elle encore sur la scène internationale… ou ne fait-elle plus que du bruit ?

La France en décroissance forcée : survie ou effondrement ?
Entre flambée des prix (électricité +19 %, essence à 2 €/l, gaz en hausse) et pouvoir d’achat en chute libre, la France subirait une décroissance subie, pas choisie. Certains misent sur le nucléaire et des industries résilientes pour garder la tête hors de l’eau, mais pour la majorité, c’est l’effondrement pur et simple : déclin économique, influence culturelle en berne, et un pays qui ne pèse plus face à l’Allemagne ou aux géants asiatiques. La décroissance, une transition vertueuse… ou l’aveu d’un pays en voie de relégation à la suite des mauvais choix faits par Macron ?

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00:11Bonjour à tous, dans cette émission de Tête à Clash, nous avons quatre invités,
00:16mais enfin un qui n'est pas encore arrivé, je le présente, c'est un siège vide pour
00:20le moment, c'est Paul-Marie Couteau, on espère qu'il est dans les transports et qu'il va
00:24nous rejoindre, le deuxième c'est Claude Janvier qui lui est là en chair et en os.
00:29Absolument, bonjour, et merci pour l'invitation.
00:33Merci, Philippe Pasco, bonjour.
00:35Bonjour Franck.
00:36Et un nouveau qu'on n'a jamais vu ici, qui s'appelle Olivier Vial, qui est à la fois
00:43écrivain et chercheur.
00:45Je dirige un laboratoire d'idées, effectivement, le CERU, en charge du programme sur les radicalités,
00:50donc spécialiste des mouvements radicaux.
00:51Et auteur d'un dernier livre, enfin co-auteur d'un livre qui s'appelle La guerre contre les
00:57espèces invasives aura-t-elle lieu ? En deux mots ?
01:00En deux mots, en fait, on essaye de montrer qu'il y a deux invasions parallèles.
01:04Il y a eu une invasion, effectivement, importante d'espèces invasives qui, aujourd'hui, menace
01:07notre santé, notre économie et même notre biodiversité.
01:12C'est le frelois asiatique, le moustique, etc.
01:15Et en fait, il y a eu un déni, parce qu'en fait, en même temps, il y a eu
01:18une invasion
01:19idéologique de mouvements écologistes radicaux qui ont essayé de nous faire croire que la
01:24nature était par nature bonne et que c'était l'homme qui était toujours le responsable.
01:28Sauf qu'avec les espèces invasives, des espèces qui se mettent à augmenter de façon
01:32exponentielle, on s'aperçoit que s'il n'y a pas une régulation humaine, le risque est
01:38ingérable.
01:38Et c'est un peu la thèse de ce livre-là, puisqu'on s'aperçoit qu'il y a eu
01:42plein
01:43d'alertes.
01:45L'IPBS, qui est l'équivalent du GIEC pour la biodiversité, dit que c'est le cinquième
01:49cavalier de l'apocalypse et que, déjà aujourd'hui, le coût des espèces invasives, il est supérieur
01:53à celui des incendies, des inondations.
01:55Et pourtant, personne n'en parle.
01:56Et donc, c'est pour ça qu'on a voulu faire ce livre.
01:58Ok.
01:59J'ai oublié l'espèce spéciale qui est la corruption aussi, qui est invasive.
02:03Peut-être, mais alors, pour l'instant, en tout cas, c'est pas les rats et les
02:07qui la pratiquent le plus.
02:09Merci beaucoup de commencer à mettre le souk dans mon émission, alors que ça a à
02:14peine commencé.
02:15Je pensais que c'était la même chose.
02:16Alors, justement, les sujets...
02:19Il n'y aura pas un troisième sujet suggéré par Pascot, en tout cas pas tout de suite.
02:23Le premier sujet, c'est l'effacement de la France à l'occasion de la guerre en Iran,
02:28en Ukraine et au Liban.
02:30Et le deuxième sujet, c'est la hausse des matières premières.
02:34Est-ce qu'en fait, c'est une autre manière de parler de décroissance ?
02:37Sur tout ça, on revient dans quelques secondes, à tout de suite, donc...
02:44Alors, Iran, Liban, Ukraine, trois guerres, zéro leadership français.
02:51Est-ce qu'on est encore une nation qui compte ?
02:53Ou est-ce qu'on est en train de s'effacer tout doucement au deuxième, voire au troisième rang ?
02:59Celui qui commence, c'est Olivier Vial.
03:01Olivier ?
03:02Oui, alors je pense qu'il y a deux choses qui se passent.
03:04C'est qu'effectivement, on sait qu'aujourd'hui, la place de la France, la diplomatie de la France,
03:08et notamment avec Emmanuel Macron, a été tellement erratique que c'est difficile d'avoir
03:12une voix qui porte quand on change de position au gré des années.
03:17Ça, c'est la première chose.
03:18Mais je pense que c'est beaucoup plus profond que ça.
03:19En réalité, le problème qu'on a aujourd'hui, c'est qu'on a le retour d'une diplomatie
03:24et d'une géopolitique des intérêts, qui est en réalité ce qui a toujours existé.
03:28Sauf que la France considère encore qu'elle est la représentante du droit international.
03:33Vous voulez dire en opposition ?
03:34Vous voulez dire, certains sont dans la diplomatie des intérêts, les Américains, les Russes, etc.
03:39Tout le monde, en fait.
03:40Alors que la France serait au-dessus ?
03:42Tous les pays, aujourd'hui, utilisent la force pour défendre leurs intérêts.
03:47Nous, on est encore dans l'illusion où le droit international permettrait de réguler.
03:51Sauf que le droit international, il n'a fonctionné qu'au moment où il y avait une force pour le
03:57définir, pour le poser.
03:59Vous dites quoi ? C'est un décalage de la France par rapport à l'époque ?
04:02C'est à la fois un décalage de la France, c'est surtout un décalage idéologique qui considère...
04:07Alors c'est normal puisque le droit international, c'est l'arme des faibles.
04:11En réalité, c'est celui... On espèrerait que ça fonctionne comme ça parce qu'on n'a pas les moyens
04:15de nous imposer par la force.
04:17Donc on aimerait que tout le monde respecte les règles du jeu.
04:19Mais quand on s'aperçoit que les règles du jeu, plus personne ne les respecte,
04:23continuer à dire, excusez-moi, c'est pas dans le règlement, c'est assez ridicule.
04:27Et malheureusement, c'est un peu ce qui se passe.
04:28Donc je pense que là-dessus, la France, elle doit recomprendre que même si on aurait aimé peut-être que
04:35le droit international,
04:37les valeurs soient plus importantes, ce qui compte, c'est les intérêts et la force qu'on est en capacité
04:41de mobiliser pour les défendre.
04:43Et ça, malheureusement, on a pris beaucoup de retard.
04:45Il n'y a pas que ça, Olivier.
04:46– Attends, Philippe, il y a une chose, il y a quand même une situation de la France qui a
04:50une armée puissante,
04:52qui est en train de revenir européenne.
04:56– Non, alors, ça dépend sur quoi, parce qu'aujourd'hui, justement, c'est...
04:59– Par rapport à l'Angleterre ou par rapport à la Pologne ?
05:01– Oui, effectivement, on s'aperçoit qu'aujourd'hui, la Pologne a presque une armée,
05:05alors qu'il y a dix ans, ce n'était pas le cas, qui est presque aussi puissante que celle
05:08de la France,
05:09que même l'Ukraine, sur plein de sujets, ils sont devenus beaucoup plus performants que nous,
05:14parce que là aussi, on sait ce qu'on n'a pas...
05:16– Bien sûr, ils sont en guerre, donc ils sont obligés d'avancer vite.
05:18– Ce qu'on n'a pas perçu, et la guerre en Iran nous le montre,
05:21c'est qu'il y a eu une évolution réellement très importante,
05:24et que nos nations, avec... c'est nécessaire, la question du deuxième porte-avions, etc.,
05:31on s'aperçoit qu'on est capable de mettre beaucoup d'investissements, très cher,
05:34alors qu'aujourd'hui, la guerre, elle se fait avec l'intelligence artificielle,
05:38avec des guerres de déstabilisation, avec des ingérences,
05:41avec des drones qui ne coûtent pas très cher, et que face à ça, nous, on a un arsenal
05:46qui était vieillissant, alors qu'on commence à remettre en place...
05:48– Et sans doute décalé aussi, comme la posture.
05:50– Et très décalé, on a besoin un peu des deux, et ça, effectivement, cette articulation,
05:54je pense qu'on est en train de le comprendre, mais on est en train de le comprendre
05:57sous la pression, justement, de Donald Trump, quand il nous dit,
05:59bon, ben maintenant, c'est fini, il ne faut pas rêver,
06:01on n'est pas là pour vous protéger ad vitam aeternam,
06:04soit vous êtes en capacité de mettre les moyens,
06:06soit vous serez seul au monde dans ce qu'est-là.
06:08– On oublie beaucoup, par rapport au déclin de la France,
06:12une des facettes importantes qui fait qu'on décline,
06:16c'est aussi le côté culturel.
06:17La France, avant, elle rayonnait à travers le monde entier,
06:20quand on parlait de la France...
06:20– Vous pensez que le soft power français est en déclin, lui aussi ?
06:23– Complètement, complètement.
06:24– On est le deuxième ou le troisième cinéma au monde ?
06:26– Non, non, non, non, je parle...
06:27– On a un réseau d'ambassade...
06:28– Non, on a un réseau d'ambassade qui est en décliné,
06:30les alliances françaises ont été bousillées les unes après les autres,
06:33la culture française n'est plus la référence dans le monde,
06:36alors qu'elle l'était encore il y a quelques temps.
06:38– Vous parlez quoi, du XIXe siècle et des impressionnistes ?
06:41– Je parle du début du XXe siècle, je parle du milieu...
06:43– Et on y a 100 ans.
06:43– Mais non, non, justement, ça faisait partie de la puissance de la France.
06:47La France, c'était l'élégance, c'était les rues de Paris,
06:50c'était la minificence, c'était la culture, c'était un autre...
06:53Et on n'a plus du tout ça.
06:55Avant, les pièces de théâtre français se jouaient dans le monde entier, en français.
06:59– Assez d'accord avec ça, parce qu'en fait...
07:00– Maintenant, c'est fini.
07:00– Ce qui se passe, c'est même que c'est devenu maintenant contre-productif.
07:03– C'est ça.
07:04– Parce qu'en réalité, on a l'impression, en tout cas, il y a beaucoup de pays du monde
07:07qui nous...
07:07En fait, ce qu'avant, on présentait comme quelque chose de glorieux,
07:11aujourd'hui, ils ont un peu l'impression que c'est de l'arrogance,
07:13parce qu'on a un présupposé qui n'est pas à la hauteur de ce qu'on est capable de...
07:17– Ça, ça nous a fait perdre de l'influence.
07:19– Notamment en Afrique, en Afrique très fortement.
07:21Quand on regarde, par exemple, la géopolitique de la francophonie en France, dans le monde,
07:26on s'aperçoit, effectivement, que petit à petit, des endroits où la francophonie était une arme,
07:30justement, de rayonnement, se retournent contre nous, avec des pays, d'ailleurs,
07:35qui, bien que francophones, alors certains ne veulent plus parler français,
07:39c'est l'Algérie, par exemple, mais...
07:40– Mais qui continuent à parler français, malgré tout, très vastement.
07:44– Oui, mais avec quand même de plus en plus de difficultés,
07:46puisque la nouvelle génération, ça sera compliqué,
07:48puisqu'il y a des écoles qui ferment, il y a même des interdictions de le faire
07:54dans certaines écoles de commerce, etc.
07:56– Et ça, on a laissé filer.
07:57– On a laissé filer.
07:58Claude Janvier, vous êtes face à deux déclinologues
08:00qui trouvent que la France est au fond du caniveau ?
08:03Vous êtes sur la même position ?
08:04– Oui, mais moi, je vais...
08:05– Vous n'êtes pas fier de la France et de sa position ?
08:07– J'étais fier de la France, je ne le suis plus.
08:10– D'accord.
08:10– Parce qu'Emmanuel Macron, il faut quand même pointer du doigt
08:12qui est en grande partie responsable de ce déclin,
08:16aussi bien culturel, d'ailleurs, qu'industriel.
08:18– En dix ans, il a quand même supprimé le corps diplomatique.
08:25On se rappelle, il y a quelques années en arrière...
08:27– Je suis allé chercher les chiffres, c'est 3ème réseau mondial,
08:32158 ambassades, 10 000 fonctionnaires...
08:33– Oui, mais ce n'est pas parce qu'on a 158 ambassades
08:36qu'on a des ambassadeurs de talent.
08:38Et Emmanuel Macron a supprimé le corps diplomatique il y a quelques années.
08:42Il a donné le choix, il a fait un discours percutant au Quai d'Orsay
08:45et il leur a dit, voilà, c'est simple.
08:46Ou vous rejoignez le corps des administrateurs publics...
08:50– Ah, c'est ça que vous voulez dire.
08:51– Ou alors, basta quoi.
08:52– C'est pas qu'ils ont été supprimés,
08:53c'est qu'on les a un peu déspécialisés, en fait.
08:55– Mais en réalité, il n'est pas diplomate ni ambassadeur qui veut.
08:59C'est un métier et c'est un métier qui s'apprend
09:03et qui s'apprend réellement beaucoup.
09:06C'est-à-dire, on ne peut pas s'amuser à aller faire de la diplomatie à l'extérieur
09:10sans savoir de quoi on parle.
09:11Et aujourd'hui, force est de constater qu'on n'est plus du tout en mesure
09:15d'apporter quoi que ce soit au monde entier.
09:18Et d'ailleurs, Emmanuel Macron, en envoyant l'armada, là,
09:22dans le détroit d'Ormouz, à part faire des ronds dans l'eau,
09:25c'est tout ce qu'ils vont faire.
09:26– Il n'a rien envoyé dans le détroit d'Ormouz,
09:28il l'a envoyé à un porte-avions au large de Chypre.
09:30– Oui.
09:31– C'est en Méditerranée, Ormouz et Ormero.
09:33– Ils vont faire des ronds dans l'eau,
09:35parce que ce n'est pas ça qui va obliger l'Iran à arrêter…
09:39– C'est pire, Franck.
09:40– C'est ça le problème.
09:41– C'est pire, parce qu'ils communiquent en disant
09:43je fais quelque chose, et puis quand on regarde, il ne fait rien.
09:45– Il ne fait rien.
09:46– Mais c'est uniquement de la communication, encore une fois de plus.
09:49Et le déclin de la France est en partie à cause de Macron,
09:52mais ça avait commencé avant, je veux dire.
09:53– Absolument, avec Sarkozy, Hollande et tout ça.
09:55– Philippe Pasco, vous dites c'est rien,
09:57mais est-ce que vous préférez que la France soit engagée dans ce conflit
10:00et qu'elle aille au combat comme les Etats-Unis ?
10:03– Je préférais que notre président de la République
10:05prenne une décision qui soit logique, saine et bonne pour le peuple.
10:09Et ce n'est pas ce qu'il serait.
10:10– Ce serait quoi ? Vous seriez…
10:11– Ah mais moi je ne suis pas président et je me permettrais pas de prendre une décision.
10:14– Oui, pardon, vous critiquez sa position.
10:16– Non, j'ai des idées, c'est évident.
10:18Je dis simplement qu'à partir du moment où il y a des extrémistes,
10:23entre guillemets, qui tapent un peu partout,
10:25y compris sur des intérêts français.
10:26Il ne faut pas oublier que l'Iran a déjà envoyé des missiles ou des drones
10:31sur des intérêts français.
10:32Tu réagis, hein ?
10:33– Oui.
10:34– Eh bien là, il ne réagit pas.
10:35Il communique.
10:36– Il réagit.
10:37– Il communique.
10:38– Moi, effectivement, j'aurais deux bémols.
10:40Vous voulez un peu de côté positif.
10:42Un, effectivement, quand même, malgré tout, après avoir tout détruit,
10:45il a quand même…
10:46Le seul endroit où il a remis de l'argent et que c'était nécessaire,
10:49c'est dans l'armement et dans l'armée,
10:51même contre sa majorité quelquefois.
10:54Donc ça, c'est plutôt la bonne chose.
10:55Et où je ne suis pas d'accord, c'est qu'effectivement,
10:57il a détruit la diplomatie française.
10:59Et je pense qu'en fait, c'est quelque chose qu'on peut mettre à son crédit.
11:02Parce que la diplomatie française,
11:04on a quand même beaucoup souffert de notre quai d'Orsay,
11:07qui a souvent eu une position qui était…
11:09qui l'imposait aux politiques,
11:11contre même les intérêts de la France,
11:12avec une vieille tradition qui était effectivement, je pense…
11:16– Quand on compare le passé et le présent,
11:18je suis désolé.
11:19La politique extérieure d'Emmanuel Macron,
11:21c'est une catastrophe.
11:22– Oui, mais la politique, par exemple,
11:25même la politique du général de Gaulle,
11:26ou sur ces questions-là,
11:28elle était quand même souvent faite contre le quai d'Orsay,
11:30avec une diplomatie parallèle.
11:31Parce qu'en réalité,
11:33on a eu quand même une sorte de quai d'Orsay
11:35qui s'était instauré comme un État dans l'État,
11:38avec une vision qui était la sienne,
11:40et qui était de plus en plus complicagère.
11:42On l'a vu dans…
11:43– Vous êtes nostalgique de la diplomatie à la papa ?
11:46– Effectivement, il y a de la diplomatie de 17e ou 18e siècle,
11:50tout à fait d'accord.
11:51Mais depuis le 20e siècle,
11:52je pense qu'effectivement, il y avait beaucoup de choses à faire.
11:54– Vergen et Taleran, carrément.
11:56– Non, je pense qu'il y avait vraiment des réels bons diplomates,
12:00même au cours du 20e siècle.
12:02Et aujourd'hui, je suis désolé,
12:03quand je regarde qui est à la tête du quai d'Orsay aujourd'hui,
12:06Barrault,
12:08ça ne m'inspire rien.
12:10Quand je vois les ambassadeurs
12:14qui sont nommés un peu partout,
12:17franchement, ils ne sont pas à la hauteur.
12:18– Jérar Aouk, qui était longtemps avant,
12:22on ne peut pas dire qu'il a été à la hauteur
12:24et que ses prises de position sont intéressantes.
12:27– On ne peut pas dire que tout le monde est à la hauteur.
12:29– Pas tous ensemble.
12:29– Ça fait longtemps que le quai d'Orsay
12:31était dans une logique qui, à ma vie,
12:33était à corriger.
12:35– Attendez, moi je voudrais…
12:36– Olivier, il faut savoir que,
12:37je suis en partie d'accord avec ce que tu dis,
12:39il y avait des peaux pourries dans les embelles.
12:41– Il y en a toujours eu.
12:42– D'accord.
12:43– Le problème, c'est qu'il y a toujours un problème
12:45entre les politiques de Paris
12:48et le quai d'Orsay ambassadeur sur le terrain.
12:50Et qu'à partir du moment où les gens sur le terrain
12:52n'avaient pas forcément la même vision
12:53que les politiques qui, eux, étaient dans leur bureau,
12:56il est évident que ça a créé des…
12:58– Est-ce que ce n'est pas l'affaire de tous les…
13:00– Oui, c'est ça.
13:00Et moi j'ai toujours eu tendance à donner raison
13:02à ceux qui sont sur le terrain,
13:03et qui connaissent plutôt que ceux qui parlent
13:05et qui ne savent pas.
13:06– Sauf que sur le terrain, on a d'autres réseaux
13:08et c'est ce qui a été fait.
13:09Je pense qu'il vaut mieux faire confiance
13:11à nos services qui sont sur le terrain
13:12et qu'au quai d'Orsay et aux diplomates, très souvent.
13:17Et d'ailleurs, c'est un peu ce qui se reprend
13:18et c'est ce qui se fait aussi dans les autres pays aujourd'hui.
13:20C'est qu'effectivement, la main, elle est passée
13:23du renseignement, y compris du renseignement technologique,
13:28au réseau diplomatique et des petits fours des ambassades
13:31qui ne donnent pas vraiment de résultats concrets.
13:36Donc je pense qu'effectivement, oui, on a besoin de terrain.
13:38Sur le terrain, d'ailleurs, c'est…
13:40– Même les gens de la DGSE aujourd'hui sont malades.
13:43– Ah oui, non, mais ça, effectivement, c'est là-dessus.
13:45– Ils n'en peuvent plus de la façon dont on est.
13:47– Ma question, messieurs, messieurs, ma question,
13:51est-ce que finalement, la France,
13:53elle ne se retrouve pas au rang qu'elle mérite
13:57économiquement, politiquement, en étant en deuxième zone ?
14:00– En deuxième zone ? Moi, je dis qu'on est en troisième.
14:02– Oui, voilà, j'aurais plus assez.
14:04– Mais c'est juste aussi que maintenant,
14:07d'autres nations beaucoup plus riches, émergentes,
14:11prennent notre place.
14:12Est-ce qu'on n'est pas en train de se débattre
14:14sur un passé glorieux qui est vraiment très loin ?
14:16– Tant la locomotive est mauvaise, le train est mauvais.
14:20Donc la locomotive est mauvaise, et on est là…
14:22– Donc ça, c'est le leadership que vous mettez en cause.
14:24– On est là, risée.
14:25Ce n'est pas la réalité économique, politique de la France.
14:30– J'ai jamais le dit, l'économie italienne
14:32n'est pas beaucoup plus fluorescente que la nôtre.
14:34– Clairement pas.
14:34– Son armée est plus faible que la nôtre,
14:37et pourtant, son impact diplomatique est plus important aujourd'hui.
14:41– Parce qu'elle s'est imposé.
14:42– Pour la première fois, excusez-moi, je vous occupe,
14:44mais le PIB italien a dépassé le PIB français
14:47pour la première fois depuis l'histoire de l'Europe, quand même.
14:51– Concernant le PIB italien, il y a beaucoup de discussions
14:53sur la réalité de ce PIB.
14:56– Peut-être, mais en tout cas, force est de constater…
14:58– Avec les indicateurs actuels ?
15:00– Voilà.
15:01– Force est de constater qu'on est passé derrière,
15:03nous sommes passés derrière l'Italie.
15:04– Pour autant, l'effacement progressif de la France,
15:07est-ce que ça ne reflète pas la réalité ?
15:10Est-ce qu'on n'est pas en train de sortir du rêve français
15:13basé sur Louis XIV, Napoléon et Charles de Gaulle, on va dire ?
15:16– Je vais rejoindre ce que disait Philippe à l'instant,
15:18on a une mauvaise locomotive,
15:20et ayant une mauvaise locomotive, on a un train pourri.
15:23– On n'entretient pas les rails, on n'entretient pas les gares,
15:28et bien derrière, ça peut faire quelque chose de chaotique
15:31qui fait que petit à petit, on recule, on recule.
15:35Et comme ces gens-là ne sont pas dans une vision à long terme,
15:38ils sont dans une vision à court terme,
15:40leur élection ou leur boulot ou leur carrière,
15:42ils n'en ont rien à faire que les rails se bousillent.
15:45Alors c'est quoi la réponse à cet effacement ?
15:48Parce que vous parlez de la locomotive.
15:51– Elle change dans un an, c'est le système qu'il faut changer,
15:56il ne faut pas oublier, une locomotive c'est une chose,
15:59mais c'est quoi les mesures à prendre
16:03pour que la France reparte de l'avant ou reprenne son rang ?
16:06– Avoir des élus politiques qui ont un petit peu,
16:10excusez-moi, de coronesse,
16:11qui arrêtent de réagir en fonction des lobbies qui les entourent
16:14et des courtisants, qui prennent des décisions réelles,
16:17bonnes pour le peuple et à long terme.
16:18Et puis on peut discuter dix fois comment ça se fait qu'aujourd'hui.
16:21– Un peu à l'instar, si tu le permets,
16:23du Premier ministre espagnol qui a dit aux Américains,
16:26moi non, je ne m'engage pas dans votre guerre.
16:29– Vous le trouvez, Pedro Sanchez,
16:31si vous pensez que c'est un exemple ?
16:32– Moi c'est clair.
16:33– Sur ce plan-là, juste sur ce plan-là, c'est un exemple.
16:37– Exactement, ça s'oppose exactement
16:38à ce que disait Vial tout à l'heure,
16:40sur le fait que la position morale,
16:42finalement c'est l'arme des faibles.
16:44– Oui, parce que justement, là, en plus,
16:46effectivement, il est dans une position qui est purement,
16:48alors là, d'affichage,
16:49effectivement, il se donne le bon rôle
16:51vis-à-vis d'une clientèle
16:53qui est dans tous les discours anticolonialistes, etc.
16:56Il est dans le droit fil
16:58de ce qui est devenu la gauche européenne et occidentale.
17:00– Sachant qu'il y a un parti pris très anti-américain,
17:03très anti-autant en Espagne,
17:05donc il va dans le sens de son européen.
17:06– Très woke, etc.
17:07– Et effectivement, toute la politique
17:08qui est menée par Sanchez aujourd'hui en Espagne,
17:11elle va dans ce sens-là.
17:12Je ne crois pas, d'ailleurs,
17:14qu'il va en sortir très grandis,
17:16parce que la droite espagnole
17:18est en train vraiment de revenir,
17:19justement parce qu'il est dans une position
17:23extrêmement radicale
17:24et extrêmement cornerisée.
17:25Alors oui, sur…
17:26– Au moins, Olivier, l'Espagne a pris une décision claire,
17:29qui n'est pas le cas de chez nous.
17:31Macron, il dit qu'il fait ça, il fait autrement.
17:33Il dit qu'il est contre, il téléphone aux Ayatollahs.
17:35Il dit qu'il va rentrer dans la tête à Poutine
17:37et en fin de compte, il lui passe un petit coup de fil
17:39pour prendre le thé ensemble.
17:40– C'est le principe même, effectivement,
17:42c'est ce que je disais,
17:43c'est effectivement la difficulté aujourd'hui
17:45de cette diplomatie qui se croit sur le droit international,
17:48qui croit encore qu'effectivement,
17:49les choses se fassent dans les ambassades,
17:53dans les coups de téléphone informels, etc.,
17:55qui est convaincue,
17:56et ça, Emmanuel Macron en est le prototype,
17:59convaincue que c'est d'abord des relations interpersonnelles
18:02entre chefs d'État qui changent les choses.
18:04En réalité, derrière les relations interpersonnelles,
18:06il y a quand même d'abord des intérêts.
18:08– Et des rapports de force.
18:08– Et des rapports de force.
18:09Et si on ne veut pas regarder avec lucidité
18:12que ce n'est pas parce qu'on s'entend bien
18:14avec une personne,
18:15si ses intérêts et le rapport de force
18:17est contre nous, ça ne fonctionne pas.
18:18Évidemment, Emmanuel Macron,
18:19mais c'est une vieille tradition,
18:20justement du Quai d'Orsay,
18:21qui consistait à dire que
18:23si on entretenait de bonnes relations
18:24avec deux, trois personnes
18:25dans les entourages des chefs d'État
18:27ou du chef d'État,
18:28de pays y compris
18:30que sur le papier on ne tolérerait pas,
18:34ça suffisait à fonctionner.
18:36Sauf qu'aujourd'hui, ça ne marche pas
18:37parce que c'est d'abord des intérêts.
18:38– Et c'est quoi les solutions alors ?
18:40– La solution, je pense qu'effectivement,
18:41c'est d'arriver à comprendre
18:43cette lucidité-là.
18:44On a quand même,
18:46justement vous l'avez dit,
18:47l'armée qui redevient importante,
18:49même si on n'est pas au niveau
18:50de ce que les États-Unis,
18:51il y a besoin aujourd'hui
18:52d'un véritable réarmement.
18:53L'industrie aussi,
18:55alors on a quand même
18:56quelques bonnes nouvelles.
18:57On a vu cette semaine
18:59qu'on est repassé
18:59quatrième pays industriel
19:01juste derrière la Chine,
19:02les États-Unis
19:03et devant l'Allemagne.
19:05Donc on voit effectivement
19:06qu'on peut reconstruire quelque chose.
19:09Il y a une vraie nécessité
19:10de souveraineté économique,
19:11de souveraineté industrielle.
19:13L'endroit où on est très faible,
19:15malheureusement,
19:15c'est dans les technologies.
19:17Donc là, il y a besoin
19:18effectivement de remettre,
19:19mais là aussi,
19:19on commence à avoir
19:20quelques bonnes nouvelles.
19:22Malheureusement...
19:23C'est assez partisan
19:24de la start-up nation
19:24de Macron.
19:26Non, ce n'est pas
19:26la start-up nation,
19:26c'est qu'en fait,
19:27il faut qu'on ait,
19:27justement parce que l'industrie,
19:29il faut qu'on ait
19:31des vrais champions.
19:32Sauf que pour l'instant,
19:33ça arrive malgré l'État
19:35et malgré Emmanuel Macron.
19:37Si demain,
19:38on a effectivement un...
19:40Non, il y a une locale
19:41qui vient d'arriver
19:42avec justement
19:43un très gros projet.
19:44Et qui va lever un milliard
19:45pour un projet hier.
19:47Il y a quand même des choses
19:47qui sont en train de se passer,
19:48mais ça se fait finalement malgré.
19:50Si demain,
19:52le leadership change
19:53et que ça accompagne
19:55plutôt que de freiner,
19:56peut-être qu'on a une chance
19:57de résoudre certaines choses.
20:00Parce qu'on a quand même
20:00un pays où on a quand même
20:01encore des bases solides.
20:03Le problème qu'on a,
20:04c'est effectivement...
20:04Non, on n'a plus de bases solides.
20:19Donc, je veux dire,
20:19il faut arrêter avec tout ça.
20:21Je veux dire,
20:22on est entièrement dominé
20:23par la politique anglo-saxonne
20:25et notamment états-unienne.
20:27Bruxelles est sous dépendance états-unienne.
20:29Donc, tant qu'on ne sort pas
20:30du giron de Bruxelles
20:31en tant que capitale politique,
20:33tant qu'on ne reprendra pas
20:34notre souveraineté
20:35et qu'on ne dira pas aux Américains
20:37« Go home, s'il vous plaît,
20:38il y en a marre »,
20:39eh bien, on continuera de toute façon
20:41à servir la soupe aux Américains.
20:43Que ce soit au niveau industriel,
20:44culturel, économique, social.
20:46Pour vous, la réponse,
20:47c'est la sortie de l'Europe ?
20:48Absolument.
20:48C'est le retour à une France
20:50complètement indépendante ?
20:52Ah ben, tout à fait.
20:52C'est la seule solution.
20:53Et de toute façon,
20:54je pense que l'avenir proche
20:55maintenant, malheureusement,
20:58va certainement me,
20:59pas qu'à moi d'ailleurs,
21:01donner raison.
21:02D'accord.
21:02Malheureusement.
21:02Donc, vous êtes d'une certaine manière optimiste.
21:04Vous pensez que la France
21:05va reprendre ses billes ?
21:07On peut toujours reprendre ses billes.
21:08Oui.
21:08On peut toujours le faire.
21:09Maintenant, il faudrait que,
21:10comme le disait Philippe tout à l'heure,
21:11il faudrait qu'une majorité de gens
21:12commencent à comprendre
21:14et à cogiter, à s'éveiller un peu.
21:15On n'y est pas.
21:16On n'y est pas encore.
21:17Nous n'y sommes pas.
21:18Moi, je vois ce que dit mon camarade Claude.
21:20Les cartes de crédit,
21:21elles sont américaines.
21:22Bien sûr.
21:22Le jour où ils nous coupent ça,
21:23on est marrant.
21:24On est sous la dépendance.
21:25Il y a plein d'autres systèmes
21:26dont on est dépendant pour le moment.
21:28Et on ne veut pas.
21:28Il y a une vraie question de souveraineté.
21:30Et on ne veut pas remettre en place
21:31quelque chose de souverain.
21:31Parce que c'est tellement pratique.
21:33Bien sûr.
21:34Ça demande des sous qu'on n'a pas
21:35et peut-être du savoir-faire.
21:36Ce n'est pas qu'on n'a pas.
21:37C'est qu'on ne veut pas mettre.
21:38Allez, on se retrouve dans quelques secondes
21:40pour le deuxième sujet.
21:41Merci, messieurs.
21:41Et entre-temps,
21:42Paul Maricouteau est arrivé.
21:44Il frétille.
21:45Je vais le faire asseoir.
21:46À tout de suite.
22:00On en est sur le deuxième sujet.
22:05La décroissance obligée
22:07à travers la hausse des matières premières.
22:09La France s'apprête à payer le prix fort
22:12avec les matières premières
22:13qui sont en forte augmentation
22:15dues à la guerre.
22:16Mais est-ce que c'est vraiment une déroute
22:18que c'est décroissant ?
22:19Où est-ce que c'est finalement
22:21un futur plus sobre qui nous attend ?
22:24Et quel est le futur,
22:25quel est le bon futur
22:26pour un pays comme la France ?
22:29Claude Janvier.
22:31Eh bien, c'est une bonne question tout ça.
22:34Mais je pense...
22:34On peut nous faire une bonne réponse.
22:36Absolument.
22:36Non, mais je pense qu'il y a décroissance
22:38et décroissance déjà.
22:39Il faut savoir de quoi on parle.
22:41Est-ce qu'il faut modérer un peu
22:43la consommation de temps en temps
22:44qui est peut-être un peu excessive
22:46certes, oui.
22:47Mais le problème, c'est que dans nos sociétés,
22:49on tombe facilement dans les extrêmes.
22:52C'est-à-dire qu'on ne va pas retomber
22:54non plus au Moyen-Âge.
22:55C'est-à-dire à s'éclairer à la bougie.
22:57Mais on n'en est pas là, Claude.
23:00Alors, attendez.
23:00Ce n'est pas ça dont on parle.
23:03Attendez, attendez, attendez.
23:04C'est un changement de société
23:06ou un changement de consommation dont on parle.
23:08Oui, mais enfin, il y a une idéologie derrière
23:09un petit peu étrange.
23:12Récemment, je suis rentré chez un opticien.
23:15Il y avait un jeune gars de 25 ans.
23:18Pendant qu'il me préparait mes lunettes,
23:19on en est venu à parler écologie.
23:21Il m'a dit, moi, c'est simple,
23:22je ne prendrai jamais l'avion parce que ça pollue.
23:25D'accord.
23:26Je vais vivre dans mon petit studio.
23:28Je vais avoir un vélo électrique.
23:29Je vais faire pousser mes plantes tomates sur mon balcon
23:32et je vais faire mes courses à pied.
23:34Waouh.
23:35À 25 ans, le gars, il était en train de me dire
23:37qu'il n'allait jamais prendre l'avion
23:39et qu'il n'allait jamais s'intéresser
23:40à ce qui se passe autour.
23:42Et là, j'ai trouvé ça très réducteur.
23:43J'ai commencé à vouloir lui expliquer
23:45que c'était peut-être un peu réducteur.
23:47Il m'a dit, non, non.
23:48Alors, j'ai commencé après.
23:50Et c'est là où ça ne colle plus.
23:51J'ai commencé après à essayer de le sensibiliser
23:53sur les super tankers
23:55qui voguent sur tous les océans
23:56et qui voguent au fioul lourd
23:58et qui rejettent dans l'atmosphère
23:59une quantité effroyable de dioxyde.
24:01Ou tout simplement à vos lunettes
24:02qui sont en plastique
24:03et qui sont donc un composant du pétrole.
24:05Et là, il m'a fait cette réponse incroyable.
24:07Il m'a dit, ah oui, non, mais là,
24:08moi, je ne peux pas agir.
24:08Ça ne me concerne pas.
24:09Je peux agir sur l'avion.
24:10Je ne le prends pas.
24:11Point.
24:11À la ligne.
24:12Point barre.
24:13Et là, je me suis dit,
24:14à 25 ans, raisonner comme ça.
24:17C'est très véléitaire
24:18parce qu'en fait,
24:18il y a des études qui l'ont montré,
24:20notamment sur l'avion.
24:21C'est extrêmement intéressant.
24:23Les jeunes, les 18-25 ans
24:24sont ceux qui critiquent le plus
24:25le fait de prendre l'avion.
24:27Pourtant, depuis le Covid,
24:28le marché de l'aviation
24:30est porté par les jeunes
24:31des 18-25 ans.
24:32C'est eux qui prennent le plus l'avion.
24:34C'est une vraie contradiction interne.
24:35Parce qu'effectivement,
24:36aujourd'hui,
24:37la question de la décroissance,
24:38c'est une vieille idée.
24:39En fait, vraiment,
24:41ça commence en 1972
24:42avec le rapport de Rome.
24:44Et puis après,
24:45on a plein de penseurs français.
24:46C'est une idée extrêmement française
24:48avec notamment la touche.
24:50Et en fait,
24:51aujourd'hui,
24:52elle est devenue très populaire
24:53mais sur le principe.
24:55On a 56% des Français
24:57qui considèrent
24:58qu'effectivement,
24:58pour sauver le monde,
24:59il faut décroître.
25:00Sauf qu'en réalité,
25:01on s'aperçoit
25:02que c'est exactement le contraire.
25:03On est face à des défis planétaires.
25:07On parle, par exemple,
25:07des espèces invasives,
25:08mais le réchauffement climatique,
25:10le manque de certaines matières premières,
25:13ça va demander quoi ?
25:13Ça va demander de l'innovation
25:14et ça va demander justement
25:16d'être en capacité
25:17d'avoir de la croissance
25:18parce que tout ça,
25:19si on veut répondre
25:20aux défis qui sont face à nous,
25:21on a besoin d'argent.
25:22Et ce n'est pas en décroissant
25:23qu'on change les choses.
25:24Ce n'est pas parce que demain,
25:26vous allez à l'AMAP
25:28pour acheter nos légumes
25:29que le réchauffement climatique,
25:30il a baissé de 2 degrés.
25:32Ça ne marche pas.
25:33Le seul truc qui marche,
25:34c'est d'être en capacité justement
25:35d'investir
25:36et donc ça demande de la croissance.
25:37Mais la hausse des matières premières,
25:39c'est quoi ?
25:39C'est une chance.
25:41C'est pipo.
25:41Alors pourquoi c'est pipo ?
25:42Parce que l'excuse,
25:43c'est la guerre,
25:44c'est le pétrole.
25:45Oui.
25:45Il ne faut pas se faire d'illusions.
25:46À chaque fois qu'il y a une guerre
25:47et que les énergies fossiles
25:50soi-disant commencent à manquer,
25:51bizarrement,
25:52tout au tour augmente.
25:53Même les stocks.
25:54Et là,
25:55c'est ce qui est en train de se passer.
25:56Il y a une logique.
25:57L'augmentation de la matière première
25:58induit une augmentation
25:59des coûts de production.
26:00Donc il y a quand même
26:01une logique.
26:02Très honnêtement,
26:03j'ai un avis de personnel là-dessus.
26:05On pourrait faire autrement,
26:06on ne le fait pas.
26:06Et moi,
26:07je ne parle pas de décroissance,
26:07je parle de régulation.
26:08Je voudrais juste revenir
26:09à ce que disait Claude.
26:10Moi,
26:10je ne suis pas inquiet.
26:11Les jeunes qui ont 25 ans
26:12qui ne prennent pas l'avion,
26:13tu les retrouves à 50 ans
26:14en chef d'entreprise
26:15avec leur jet privé.
26:16Je l'ai connu.
26:17Je l'ai connu en mai 68
26:19où j'étais un peu jeune.
26:20Où tous les mecs
26:21qui étaient pour la liberté,
26:22pour les machins,
26:22je les retrouve tous aujourd'hui
26:24chef d'entreprise
26:24et qui font le contraire
26:26de ce qu'ils disaient.
26:27Je ne suis pas inquiet là-dessus.
26:28J'en ai même connu,
26:29je me rappelle très bien
26:30à Nuit Debout,
26:31des jeunes qui hurlaient
26:32en semaine
26:33pour la décroissance,
26:34la liberté,
26:35le machin,
26:36le bisou,
26:36et tu les retrouves
26:37le week-end à Ibiza
26:38en train de faire la fête.
26:40Je ne suis pas inquiet par ça.
26:41Par contre, réguler,
26:42je suis pour.
26:43C'est vrai qu'à un moment donné,
26:45si là, encore une fois,
26:46et je reviens aux politiques.
26:47Réguler quoi ?
26:48Je vais te donner un exemple
26:49sur les emballages.
26:52Par exemple,
26:53tu sais qu'aujourd'hui
26:53un paquet de bonbons,
26:56c'est 7 à 8 emballages.
26:59Là, il y a de la décroissance
27:00à faire.
27:00Et puis, il y a d'autres
27:01façons de réguler.
27:02Et là, vous êtes en train
27:03de me parler de la MAP
27:04où on prend ses petits bains
27:05dans un sac en paquet.
27:06Je te parle de décision politique.
27:11Ce qui est tout à fait différent.
27:12La MAP, c'est un effet personnel.
27:15Je parle de politiquement
27:16où on dit aujourd'hui,
27:18demain, c'est interdit
27:19d'avoir cet emballage
27:20pour un paquet de bonbons.
27:22Et je le veux politiquement
27:24et je veux une loi pour ça.
27:25Les politiques ne sont pas capables
27:26de faire ça.
27:27Et là, il n'y aura jamais
27:28de décroissance.
27:29Excusez-moi, j'entends bien,
27:31mais à l'heure,
27:32on a parlé en premier sujet
27:33des guerres qui ont lieu
27:34dans le monde.
27:35On parle du renchérissement
27:37des matières premières,
27:38donc de l'impact
27:39sur la vie des gens.
27:40Et vous, vous me parlez
27:41de l'emballage pour les...
27:43Ah oui, je te parle.
27:44C'est un exemple, mais...
27:45Je veux dire, aujourd'hui,
27:46l'essence est en train d'augmenter.
27:47Moi, aujourd'hui,
27:48j'ai pris l'autoroute hier et aujourd'hui,
27:49puisqu'hier, j'étais encore
27:50sur une autre émission.
27:512,19 euros, le gazois.
27:53C'est abusé.
27:54Alors que les stocks,
27:56alors que les stocks,
27:57ils sont pleins.
27:58Alors qu'en plus,
27:59ils nous ont bassinés
28:00à la télévision,
28:00disons, on va faire des contrôles.
28:02500 contrôles.
28:02C'est des menteurs.
28:04La seule chose qu'ils ont fait,
28:05ils ont vérifié le prix affiché
28:06et le prix...
28:08Mais ils n'ont pas vérifié
28:09que les gens avaient,
28:10sur leur stock qui était à 1,80,
28:12ils n'aient pas assez à 2,12 euros.
28:13Et bien là, il n'y a aucun contrôle.
28:14Là, c'est de la super marge.
28:16Là, il n'y a aucun...
28:16On ne tape pas sur la tête des gens.
28:18Dans l'exemple que vous donnez,
28:19si on regarde un peu dans le long terme,
28:21effectivement,
28:21si vous voulez baisser la consommation,
28:23notamment d'essence,
28:23c'est ce qu'on a fait,
28:24ce que tous les constructeurs automobiles ont fait.
28:26Vous prenez les voitures
28:27d'il y a 30 ans,
28:28elles consommaient 10, 15 litres au 100.
28:31Aujourd'hui, on est sur 4 litres au 100.
28:32Et ce n'est pas une politique
28:38Olivier, tu veux un petit détail.
28:40C'est qu'entre avant et aujourd'hui,
28:42le prix de l'essence,
28:42ça a été l'usin d'artiste.
28:43Oui, mais ça veut juste...
28:44Donc, OK, on consomme moins,
28:45mais il y en a qui s'en mettent
28:46plein les poches au 100.
28:47Ça veut juste dire, effectivement,
28:50que ce n'est pas une politique
28:51de décroissance qu'il faut qu'on mène,
28:53c'est une politique, effectivement,
28:54d'innovation.
28:55Et à chaque fois,
28:56on a une capacité de le faire.
28:57À quel prix d'innovation ?
28:58Aujourd'hui, moi, je me souviens toujours,
29:00il y a 10 ans,
29:01je voulais un logiciel
29:02qui s'appelle PêcheMaker.
29:04Tu vois ?
29:04Il fallait payer 19 000 francs
29:06pour l'avoir.
29:07L'innovation,
29:08qui pouvait se la payer ?
29:09Oui, ça, c'est le principe
29:11de tous les nouveaux médicaments.
29:13Aujourd'hui...
29:14Au début, c'est cher
29:14et après, ça devait...
29:16PêcheMaker, aujourd'hui...
29:16PêcheMaker, c'est gratuit, maintenant.
29:18Au début, c'est cher
29:19et après, ça ne les intéresse plus.
29:20Ils font autre chose.
29:22Quand c'est plus rentable,
29:23on laisse tomber.
29:24C'est rentable.
29:25C'est qu'ils ont changé le modèle
29:26et là, typiquement,
29:27sur les logiciels,
29:28on est passé de modèles
29:30qui étaient effectivement assez chers
29:31à maintenant des modèles
29:33avec des abonnements mensuels
29:34assez modiques.
29:35Donc, effectivement,
29:35ça s'est dévoilé.
29:36Comme ça, on te tient
29:36avec les abonnements ?
29:37Oui, mais entre l'abonnement
29:39à 8 euros, à 5 euros
29:41ou par mois,
29:42et sur la 19 000,
29:43il va falloir...
29:44Ah bah si, c'est une vision globale.
29:46Sauf si vous vivez
29:47plus de 300 ans.
29:48Attendez, c'est...
29:49Juste une chose, pour moi...
29:49Sauf si vous vivez
29:50plus de 300 ans,
29:51c'est rentable.
29:51Tu n'as pas de vision globale.
29:52Les abonnements passent à 8 euros,
29:53mais tu n'as plus de 200 abonnements
29:55quand tu veux vivre achat.
29:56Donc, en fin de compte,
29:57quand tu multiplies 8 euros
29:59par 200 abonnements,
30:00c'est très cher.
30:01C'est une image, j'explique.
30:03Je ne sais pas,
30:04si on fait le tour de la table,
30:05on doit avoir chacun
30:064, 5 abonnements,
30:0810 au grand maximum.
30:09Non, je ne suis pas,
30:09parce que par exemple,
30:10moi qui ai besoin d'informations,
30:11je n'arrive plus à trouver
30:12une information viable
30:13si je ne paye pas.
30:14Oui.
30:15C'est fini l'information gratuite.
30:16C'est fini le temps
30:17où quand tu allais devant François,
30:19devant François,
30:20moi je m'en souviens,
30:20je l'ai vécu,
30:21ils affichaient le journal
30:23tous les jours sur les vitres
30:24et les gens qui n'avaient pas de pognon
30:25pouvaient lire le journal
30:26sur les vitres de François.
30:27Maintenant,
30:28tu veux le moindre article
30:29grâce à l'innovation et Internet,
30:32il faut que tu payes.
30:33C'est payant.
30:34Il faut que tu payes.
30:35Je pense que là-dessus,
30:36on est vraiment sur un mauvais procès
30:37parce que c'est exactement
30:38le contraire qui s'est passé.
30:39Il y a beaucoup plus d'informations
30:40qui est diffusée gratuitement,
30:42y compris sur les réseaux sociaux
30:43avec tous les médias alternatifs.
30:46Je parle de vraies informations.
30:47C'est la difficulté.
30:49Je ne prends pas de fake news.
30:51La fake news, c'est gratuit.
30:53En fait,
30:54il y a beaucoup plus d'informations.
30:55Après,
30:55il faut arriver à trier
30:56effectivement.
30:56En fait,
30:56la vraie difficulté,
30:57c'est comme sur les logiciels
30:58dont vous parlez,
30:59les abonnements.
30:59C'est juste qu'effectivement,
31:00on a haussé le niveau
31:02de nos exigences
31:02et notre niveau de vie
31:04sur plein de choses.
31:05C'est positif.
31:06Mais effectivement,
31:07au bout d'un moment,
31:08il faut juste être en capacité
31:09de régler.
31:09Attendez,
31:10il y a une chose
31:11que j'ai entendue au passage,
31:13c'est que vous pensez
31:15que l'innovation est indispensable,
31:17mais qu'elle a un certain coût.
31:19Et j'ai eu le sentiment
31:20que du côté de Pasco,
31:21l'innovation était rejetée
31:22sans intérêt.
31:24Et je pense que j'en viens
31:26sur cette position-là.
31:27Très honnêtement,
31:28parce qu'en plus,
31:28il faut voir
31:28qu'il y a la manipulation populaire.
31:30Aujourd'hui,
31:31est-ce qu'on a besoin,
31:32quand on a un téléphone,
31:34d'avoir quatre caméras,
31:35d'avoir une salle de bain
31:36sur ton téléphone,
31:37d'avoir 57 appels,
31:38et qu'on te dise
31:39si jamais tu ne les as pas,
31:40tu es nul.
31:41Si tu ne rachètes pas ton téléphone
31:42tous les six mois,
31:43tu es nul.
31:44Parce que l'innovation...
31:45Il y a une manière
31:45de résister à ça.
31:46Non, tu ne résistes pas.
31:48Pardon,
31:49je pense que...
31:49Regardez les modèles
31:51des téléphones.
31:51Moi, j'ai un iPhone
31:5417, moi aussi,
31:56parce que nous...
31:56Je suis capable de résister.
31:57Nous, nous, nous font partie
31:57des impliqués.
31:58Ce n'empêche qu'aujourd'hui,
31:59la moindre innovation
32:00est ce que tu veux dire.
32:00Non, mais je ne suis pas
32:01Jean Moulin non plus.
32:01De M14 ou de je ne sais pas quoi,
32:03tu n'as eu que la veille
32:04pour avoir le dernier...
32:05Oui, mais il y a toujours eu ça.
32:07Non, non, non, non.
32:08Les gogos du marketing.
32:08Aujourd'hui, si tu ne fais pas ça,
32:10si tu n'as pas ton écran plasma
32:133000 marchés, etc.
32:13Oui, comme ceux-là.
32:14Chez toi,
32:15tu deviens un asbim.
32:17Et tout est fait
32:17pour que tu deviennes un asbim.
32:19En fait, il y a les deux tendances
32:20parce qu'effectivement,
32:20il y a une partie des gens
32:22qui sont totalement
32:23dans un consumérisme.
32:24Et de l'autre côté,
32:25on a...
32:27Aujourd'hui,
32:28idéologiquement,
32:29on bouge plutôt
32:29à la décroissance.
32:31Toute la littérature
32:33qui sort aujourd'hui,
32:33elle est moins sur le consumérisme.
32:35Alors effectivement,
32:35il y a des entreprises
32:37qui poussent à ça,
32:38mais il y a tout un courant
32:39qui prône le contraire.
32:42Y compris, d'ailleurs,
32:43la décroissance.
32:44On la retrouve
32:44dans plein de littératures de gauche,
32:46mais on la retrouve aussi
32:47de plus en plus,
32:48y compris dans l'épiscopat catholique.
32:51Toute la consommation,
32:53la théorie des limites,
32:54c'est des choses
32:55qu'on retrouve
32:55de façon extrêmement large.
32:56Donc, c'est pas aussi
32:58unilatéral que ça.
32:59Je pense malgré tout
33:00qu'effectivement,
33:01aujourd'hui,
33:01un monde qui refuse
33:03de continuer à grandir,
33:05qui refuse de continuer
33:06à progresser,
33:07qui refuse de continuer
33:08à faire confiance
33:10dans la science
33:10et dans l'innovation,
33:12c'est un monde
33:12où effectivement,
33:13on ne pourra pas résoudre...
33:15C'est un monde pessimiste,
33:16en fait,
33:16dont vous parlez.
33:17C'est un monde
33:17où on ne pourra pas résoudre
33:18les problèmes qui nous arrivent.
33:20L'humanité a toujours été
33:21face à des nouveaux enjeux.
33:23La seule chose
33:23qui nous permet de réaliser...
33:25Claude Janvier,
33:25peut-être,
33:26avant Pasco.
33:26Claude Janvier.
33:27Je pense qu'il faut...
33:28C'est pas le problème
33:29d'une décroissance,
33:30je pense qu'il faut réguler aussi.
33:31Il faut réguler beaucoup de choses.
33:33Je pense qu'on est
33:34sur deux termes
33:34un petit peu différents.
33:36C'est-à-dire que...
33:37Vous voulez être régulé ?
33:38Alors, justement,
33:39je fais un exemple.
33:39Je vais tomber
33:41dans le domaine agroalimentaire.
33:43Aujourd'hui,
33:44la pêche,
33:45les chalutiers de pêche,
33:46c'est plus des petits bateaux,
33:48c'est des monstruosités
33:50qui draguent
33:50les fonds de l'océan,
33:51qui ramassent
33:52toutes les espèces
33:53de poissons
33:53en vertu
33:54d'une écologie correcte.
33:56Parce que là,
33:57il faut arrêter
33:57quand on nous raconte
33:58des histoires.
34:00Et ces poissons
34:01sont ensuite vendus,
34:03pour la plupart,
34:04ne sont pas vendus.
34:04D'ailleurs,
34:05il y en a une partie
34:05qui est vendue,
34:06l'autre partie
34:06qui est transformée
34:08ou jetée.
34:09Et là,
34:10ça devient une histoire de fou
34:11sous des faux prétextes
34:12de rentabilité.
34:13Parce qu'aujourd'hui,
34:14s'il n'y a pas
34:15ces énormes chalutiers,
34:16ce n'est pas rentable.
34:18Mais le problème,
34:19c'est qu'on est en train
34:20aussi, quelque part,
34:21de détruire la planète.
34:23Donc là,
34:23il y a besoin
34:25de régulation.
34:26Mais donc,
34:26la décroissance,
34:27c'est bon pour la planète
34:28d'une certaine manière.
34:28Oui,
34:29mais pas dans le sens
34:31décroissance
34:32comme peut-être
34:32vous l'entendez.
34:33Moi,
34:34je n'entends rien du tout
34:34en décroissance.
34:36Rien n'est fait
34:37pour que les gens
34:38aillent vers la décroissance.
34:39Il y a le discours
34:40et il y a les actes.
34:40Et encore une fois,
34:41je suis dans les exemples précis
34:42dans le factuel.
34:43Tu commences à me connaître.
34:44Je vais donner un exemple
34:44bien précis
34:45qui s'appelle
34:46les bouteilles plastiques.
34:47Il n'y a pas longtemps,
34:48il y a des gens
34:49qui vont se dire
34:49on fait des récupérations
34:51de bouteilles plastiques,
34:51on vous donne 10 centimes
34:52si jamais vous les remonterez.
34:53Ils ne l'ont pas fait.
34:55Ils ne l'ont pas fait.
34:56Le gouvernement ne l'a pas fait.
34:57Il y a quelques temps,
34:58les gens ont dit
34:59plutôt que les bouteilles en plastique,
35:00remettons des bouteilles
35:01en verre consignables.
35:02C'est en train
35:02d'être mis en place.
35:04Ça arrive.
35:05C'est dans la standardisation.
35:07Je vais vous donner
35:08un exemple très précis.
35:09Les co-cups que vous avez là.
35:11Les co-cups que vous avez.
35:12Qui est la même
35:13depuis plusieurs années.
35:14Vous savez,
35:15parce qu'en fait
35:15ça s'est développé
35:16de façon massive
35:17pour justement remplacer
35:18les bouteilles en plastique.
35:19Vous savez combien
35:20de temps il faut la garder
35:21pour que ça soit équivalent
35:23à une bouteille en plastique ?
35:24Vous allez m'épouvanter.
35:2510 ans.
35:25Ah oui, ok.
35:26Parce qu'en fait,
35:27c'est un plastique
35:27qui est beaucoup plus lourd
35:28et qui est beaucoup plus compliqué
35:29à faire.
35:29Donc effectivement,
35:30en réalité,
35:31on se donne souvent
35:31bonne conscience
35:32alors qu'en réalité,
35:33c'est pas là-dessus
35:34qu'il faut aller.
35:34C'est effectivement
35:35trouver des moyens
35:36d'avoir des retraitements.
35:38Comment on peut effectivement...
35:39Ils ne veulent pas poser
35:40les lois là-dessus.
35:41Mais pardon,
35:42la décroissance,
35:43c'est pas un truc de riche ?
35:45Bah c'est évident.
35:46Est-ce qu'il n'y a pas
35:46plein de gens
35:47qui nous regardent
35:48en disant mais...
35:49Les gueux vont décroître.
35:51Les gueux vont décroître
35:52et les riches vont croître.
35:53Pour être décroissant,
35:54il faut d'abord être décroissant.
35:55Donc il n'y a pas photo,
35:56c'est un truc de riche.
35:57Un truc de riche, oui.
35:59C'est un truc de riche
36:00à travers,
36:01entre nations riches
36:02et nations pauvres
36:03ou même à l'intérieur
36:04de nations riches.
36:06Et de non-partage.
36:07Oui.
36:08N'oublions pas.
36:08Oui.
36:08Parce que si nous,
36:09on est riches,
36:09c'est parce qu'il y a des pauvres.
36:11Entre guillemets.
36:11Et c'est valable aussi bien
36:12à l'intérieur du pays
36:13qu'entre le pays.
36:15Je prends juste le téléphone.
36:16Moi, j'ai fait pas mal de pays.
36:18Le coltan,
36:19les pays,
36:20on récolte le coltan,
36:21ils sont dans la merde.
36:22Alors que nous,
36:22on en profite.
36:23Et c'est qu'un exemple.
36:25Donc c'est pas si simple que ça.
36:26Mais encore une fois,
36:27je dis,
36:27s'il n'y a pas de volonté politique
36:28pour ça,
36:29ça peut pas marcher.
36:30Et il y a des pays
36:31où ça se fait.
36:32Je prends toujours comme exemple
36:33Pépé Mojo en Uruguay
36:35qui vient de mourir le pauvre.
36:37Elle a mis en place
36:38des choses qui étaient...
36:39Mais c'est des lois.
36:40Par exemple,
36:40en 1913,
36:41c'est en Uruguay
36:42qu'ils ont autorisé
36:44l'avortement pour les femmes.
36:461913.
36:46Ce qui veut bien dire
36:47que quand tu fais une loi politique,
36:49derrière, ça suit.
36:50Et les politiques
36:51ne font pas des lois
36:52pour que, quelque part,
36:52on régule la décroissance.
36:53S'il y a un seul truc
36:55où la France,
36:55on est plutôt numéro un,
36:56c'est sur le fait
36:58de faire des lois,
36:59sur le fait de faire
36:59des règlements,
37:00de mettre des contrôles.
37:02Donc,
37:02quand vous prenez la régulation,
37:05le plus de lois,
37:07le plus d'encadrement,
37:07je pense qu'effectivement,
37:09on est déjà
37:10dans une vraie tradition française
37:11où on n'a pas besoin
37:12d'être encouragé
37:13dans ce domaine.
37:13Excuse-moi,
37:14je vais être un peu concrédé.
37:14Parce que ce sera
37:15le mot de la fin.
37:16Surtout, en France,
37:16on fait surtout des lois,
37:17mais on ne fait pas les décrets
37:18et on ne les applique pas.
37:19Donc, c'est bien joli
37:20de faire de la communication,
37:21encore une fois.
37:22Il y a plein de lois,
37:22et je peux t'en citer un paquet
37:23qui ont été posées,
37:24communiquées,
37:25mais il n'y a pas le décret,
37:26il n'y a pas l'application.
37:26Donc, c'est du pipeau.
37:28On est...
37:29Je mettrai le dernier petit clou
37:31sur ce cercueil-là,
37:33c'est qu'il y a 20 ou 25 %
37:35d'applications,
37:36de décrets d'application.
37:37C'est complètement fou.
37:39Mais on a communiqué.
37:40Les lois sont bloquées.
37:40Ah oui, on a communiqué
37:41beaucoup d'énergie au Parlement
37:43et finalement,
37:43ça reste bloqué.
37:44Et les gens croient
37:44que c'est fait.
37:45C'est fou.
37:45Oui, bien sûr.
37:47Ça, c'est la parole performative
37:49qui ne performe pas grand-chose.
37:51Allez, on se retrouve
37:52dans quelques secondes
37:53pour les coups de gueule
37:53et les coups de cœur.
37:54Messieurs, merci.
37:56Eh bien voilà, on y va.
37:57On enchaîne.
37:58Retrouvez et achetez
37:59les livres des invités de TVL
38:01dans la boutique de votre chaîne
38:05sur tvl.fr
38:16Alors, on commence
38:17par les coups de gueule.
38:18Oui.
38:19Coup de gueule.
38:20Claude Janvier,
38:21votre coup de gueule,
38:21c'est quoi ?
38:22Le coup de gueule,
38:23c'est la hausse
38:24à peine le lendemain
38:25du déclenchement
38:27des hostilités
38:28des USA et d'Israël
38:29envers l'Iran.
38:30Les prix de l'essence
38:32en France
38:33avaient déjà augmenté.
38:35Oui.
38:37Et les journaux télévisés,
38:39des médias mainstream
38:40nous disaient
38:41« Ah ! »
38:42Ben, c'est la faute
38:43du conflit.
38:44Il faut arrêter
38:45de nous prendre
38:45pour des andouilles
38:47quand même.
38:48À quelques heures,
38:49c'est pas possible.
38:50En plus,
38:50ce qu'il faut quand même
38:51comprendre,
38:52c'est que 3%
38:53de ce qui passe
38:55par le détroit d'Harmouz
38:58affecte en réalité
38:59la France et l'UE.
39:00Ça affecte plutôt
39:02en fait l'Asie
39:04et l'Océanie.
39:05Et la Chine principalement.
39:06Et la Chine.
39:06Donc, en réalité,
39:07on voit bien
39:08qu'on nous prend
39:08toujours pareil
39:09pour des machines à cash,
39:12pour des vaches à lait.
39:13Et c'est ça,
39:14mon coup de gueule du jour.
39:15C'est parce que
39:15dès qu'il se passe
39:16quelque chose,
39:17les prix galopent.
39:18Et ça,
39:19c'est pas uniquement
39:19l'État responsable,
39:20c'est aussi
39:21les sociétés pétrolières
39:22qui se gavent.
39:23Alors là,
39:24maintenant,
39:24on nous annonce
39:24qu'il y a une baisse
39:25de nouveau.
39:25On a tendance
39:26à bien monter,
39:27ça rebaisse.
39:27et évidemment,
39:29dans ce laps de temps,
39:30eh bien,
39:31monnaie,
39:32dark side of the moon,
39:33gling,
39:34gling,
39:34gling,
39:34gling.
39:35Et ça baisse moins vite
39:36que ça monte.
39:37En plus.
39:38Ce qui est vraiment surprenant,
39:40c'est la rapidité de la hausse.
39:41Exactement.
39:42Alors que mathématiquement,
39:44avec les flux,
39:45ça ne pouvait pas avoir
39:46augmenté de cette manière.
39:47C'était impossible.
39:48Donc,
39:48c'était bien quelque chose
39:49qui a été voulu
39:50et qui a été voulu
39:51antérieurement.
39:52Vous ne croyez pas
39:52que c'est juste
39:53un opportunisme
39:54de la part
39:55des vendeurs
39:56de gaz
39:57et d'essence ?
39:58Eh bien oui,
39:59absolument.
40:00Et demain,
40:00de tomates.
40:01Oui,
40:02c'est ça.
40:02Voilà.
40:03De tomates.
40:04Oui,
40:04pareil.
40:05Tout va augmenter
40:06parce qu'on se sert
40:07de l'excuse.
40:08Oui,
40:08bien sûr.
40:10Merci.
40:11Monsieur Pasco,
40:12votre coup de gueule.
40:13Expo Zone.
40:15Ça,
40:16je ne comprends
40:17même pas les mots.
40:19Expo,
40:19c'est le concept
40:20qui globalise.
40:22Non mais répétez-le.
40:23Expo Zone.
40:25Expo Zone.
40:25Voilà.
40:26Ça s'écrit comment déjà ?
40:27E-X-P-O-S-O-N-E.
40:30De même.
40:31Expo Zone.
40:31Voilà.
40:32C'est le concept
40:33qui englobe
40:34toutes les anomalies
40:35non génétiques
40:36que subissent
40:37les individus
40:38à cause de l'environnement.
40:41Ok.
40:42Donc,
40:42toutes les maladies,
40:43tous les trucs...
40:44Le seul qui connaissait,
40:45c'est Olivier...
40:46Oui,
40:46oui,
40:46non,
40:46c'est...
40:47Ok.
40:48Et j'ai comme exemple
40:49en coup de gueule aujourd'hui
40:50le fait qu'on est devenu
40:51quatrième dans le monde entier.
40:53La France.
40:54Quatrième.
40:55Quatrième de quoi ?
40:56Sur l'expansion
40:57du cancer du pancréas.
40:59Oui.
40:59Avec extension sur le foie.
41:02Quatrième.
41:03Quatrième quand même.
41:03Ouais, ouais, ouais, quatrième.
41:05Et ça, grâce...
41:06Et maintenant,
41:06c'est une étude très scientifique
41:08qui le dit, etc.
41:09Grâce en partie aux pesticides.
41:12Il y a un type, par exemple,
41:13des scientifiques très intelligents
41:14qui ont comparé les endroits
41:16où il y avait un nombre
41:18exponentiel de cancers
41:19qui se déclaraient
41:20avec les quantités de pesticides
41:23utilisées.
41:23Et ils se sont aperçus
41:24que quelque part,
41:25les pesticides se croisaient bien
41:27avec l'augmentation des cancers.
41:28Il y a 40%
41:29depuis 30 ans,
41:3040% des cancers du pancréas
41:32qui ont augmenté chez les femmes,
41:33plus de 20% chez les hommes.
41:35Donc, quand je vois aujourd'hui...
41:36C'est énorme.
41:37Ah oui, c'est énorme.
41:37Quand je vois aujourd'hui
41:38qu'il y a un type
41:39qui s'appelle Duplomb,
41:40je dirais Duplomb,
41:41je ne mettrais pas de C.
41:42La loi Duplomb.
41:43Je ne mettrais pas de C.
41:44Il y a un député
41:44ou un sénateur.
41:45Je ne sais pas.
41:46Duplomb du C.
41:48Qui refait une loi
41:50pour quelque part
41:51remettre des pesticides
41:52pour les betteraves.
41:53Je deviens fou
41:54et c'est un gros coup de gueule.
41:55Expo.
41:56Alors, juste synthétisons...
41:57Même si c'est une innovation.
41:59Expo Saône.
42:00C'est ça.
42:02Expo Saône.
42:03Très bien.
42:03Merci, parce que là,
42:04vraiment, j'ai appris
42:05quelque chose aujourd'hui.
42:05À chaque fois, j'essaie de tout.
42:06Merci.
42:06Mais, Pascot, tellement fort.
42:08Tellement pédagogue.
42:10Allez, Olivier Vial,
42:10votre coup de gueule.
42:11Moi, mon coup de gueule,
42:12c'est sur...
42:12À quelques jours des municipales,
42:14c'est sur le parti animaliste
42:15qui présente cette année
42:1770...
42:18Qui est présent dans 70 listes.
42:19Ils ont la stratégie du coucou.
42:20Ils sont à la fois présents
42:21sur des listes de droite,
42:22sur des listes de gauche majoritairement
42:23et même, quelquefois,
42:24de façon indépendante.
42:29Il faut instrumentaliser
42:30la question du bien-être animal.
42:32Aujourd'hui, la majorité,
42:33la crainte majorité des Français,
42:3696%, sont attachés
42:38à ce qu'on fasse attention
42:39au bien-être des animaux,
42:40ce qui est très bien.
42:40Sauf qu'eux,
42:41on est passé du bien-être animal
42:43à la libération animale.
42:44Ils en ont fait un sujet
42:45extrêmement politique
42:46et ils sont en train
42:47de nous faire des grands débats
42:49sur...
42:50On ne dit plus les rats,
42:51on dit les surmulots
42:51et donc, il ne faut pas les réguler.
42:53Il faut apprendre
42:53à cohabiter avec eux.
42:55Les pigeons,
42:56il faut être en capacité,
42:57là aussi,
42:57d'arrêter de les réguler
42:59pour apprendre
43:00à vivre avec eux.
43:00Tout ça,
43:01ça a des conséquences sanitaires
43:02importantes.
43:03Il les nie,
43:03mais par exemple,
43:04la leptospirose,
43:05qui est la maladie
43:05qui est transmise
43:06notamment par les rats,
43:07est en train d'exploser
43:08en France.
43:09On a eu trois personnes
43:10qui ont été hospitalisées
43:11en soins intensifs
43:12en Saône-et-Loire
43:13il y a quelques semaines.
43:15La semaine dernière,
43:16on a trois personnes
43:16qui sont décédées
43:17à la Réunion,
43:1854 personnes
43:19qui ont été hospitalisées,
43:20dont 15 en soins intensifs
43:22aussi,
43:22à cause de la leptospirose.
43:23Et on nous dit
43:24que ce n'est pas grave
43:24que dans les villes,
43:25ça se développe.
43:26Donc c'est ce coup de gueule-là
43:28parce que malheureusement,
43:29parce qu'ils ont réussi
43:30à instrumentaliser ça
43:31et qu'ils utilisent
43:32les bons sentiments
43:33des Français
43:34et de nos concitoyens,
43:35ils sont en train
43:36de nous présenter
43:37un monde
43:37où il y aura
43:38des risques sanitaires
43:39très importants
43:40et où il y aura aussi
43:40des risques pour l'environnement
43:41parce que finalement,
43:42ça continue à créer
43:44des problèmes
43:44pour l'environnement.
43:46Merci beaucoup.
43:47Un petit mot
43:48avant qu'on enchaîne
43:49sur les coups de cœur.
43:51Paul-Marie Couteau
43:52a fait un passage
43:53très rapide.
43:53Il était arrivé en retard
43:54malheureusement
43:55et il est souffrant.
43:56Il a dû nous quitter
43:57pour des raisons de santé.
43:59On espère le revoir
44:00rapidement.
44:01Voilà.
44:02Claude Janvier,
44:03votre coup de cœur.
44:06Alors,
44:06on m'a envoyé un livre
44:08avec un communiqué de presse
44:09et effectivement,
44:10ça m'a attiré l'œil de suite
44:11parce que le titre
44:12« OVNI et pop culture »
44:14avec Bowie.
44:16David Bowie en couverture.
44:17David Bowie.
44:18Alors moi,
44:18effectivement,
44:19j'ai baigné
44:21dans mon adolescence
44:23et dans ma jeunesse
44:24dans la pop culture
44:25puisque c'était la naissance
44:26du rock progressif,
44:28du jazz fusion,
44:28etc.
44:29Parler des années 60-70 ?
44:3160-70 et 80.
44:34Après,
44:34c'était autre chose.
44:36Je me suis penché sur ce livre.
44:37Je n'ai pas lu encore tout
44:39mais j'ai des passages
44:40assez savoureux.
44:41L'auteur Egon Kragel
44:43avec une préface
44:44de Jean-Claude Bourret.
44:46Donc,
44:46des rock stars,
44:47des personnalités,
44:48les ont vus.
44:49Et là,
44:49il parle d'OVNI
44:50et témoignent.
44:51Et donc,
44:52dans ce communiqué de presse,
44:53c'est quel est le point commun
44:54entre David Bowie,
44:56Mohamed Ali,
44:57Nicoletta,
44:58Elvis Presley,
44:59Michel Morgan,
45:01Jimmy Carter
45:01et Gordon Cooper.
45:02Le point commun,
45:04c'est qu'ils ont vu des OVNI
45:05et qu'ils témoignent.
45:07Alors,
45:07j'ai trouvé ça
45:08assez surprenant.
45:10Egon Kragel
45:11est un grand spécialiste
45:12d'ufologie en France.
45:13Alors,
45:13je ne le connais pas
45:14mais son livre
45:15a l'air très intéressant.
45:17Effectivement,
45:18j'ai feuilleté,
45:19je suis tombé
45:20sur des chapitres
45:20assez savoureux.
45:22Alors,
45:23très rapidement,
45:23depuis les années 40,
45:25ces objets mystérieux
45:26fascinent,
45:26on parle des OVNI,
45:27inquiètes et divisent.
45:29Donc,
45:29ça serait trop insaisissable.
45:30Il ne serait que pour certains
45:31qu'affabulation
45:32ou mépris.
45:32des phénomènes naturels
45:34et pourtant,
45:35des décennies,
45:35ils ont quitté le ciel
45:36pour s'infiltrer partout,
45:37etc.,
45:38dans les archives militaires,
45:39la musique,
45:39le cinéma,
45:40les chambres d'ados,
45:41etc.,
45:41etc.
45:42Donc,
45:42voilà,
45:42c'est un livre
45:43qui a l'air assez fascinant.
45:45Je n'ai pas encore tout lu
45:46mais les passages
45:47que j'ai pu lire
45:48sont assez savoureux.
45:50Magnifique.
45:50Merci pour ce coup de cœur
45:52qui nous éclaire.
45:53Ah oui,
45:54voilà.
45:54Qui nous donne envie.
45:55Exactement.
45:56Alors,
45:56Philippe Pascault,
45:57votre coup de cœur.
45:58Il est pour les femmes,
46:00cette fois-ci.
46:00Pour la journée de la femme ?
46:02Non,
46:02non,
46:02pour les règles.
46:03De votre côté,
46:03Relio-Glasias ?
46:04Non,
46:04pour les règles.
46:05Les règles.
46:06Les menstruels des femmes.
46:08Il y a une ville
46:08qui s'appelle
46:09Saint-Ouen-sur-Seine
46:11qui a décidé
46:12d'aider les femmes
46:12pendant leurs règles
46:14et les menstruels,
46:15les menstruels,
46:17les menstruels douloureux.
46:19D'accord.
46:19Donc,
46:20dans la bairie,
46:20il a mis en place
46:22des ballons
46:23pour que les femmes
46:24qui ont des règles douloureuses
46:25puissent s'asseoir
46:25autrement que sur des chaises.
46:26Il a fait des bureaux spéciaux,
46:28etc.
46:28Il a même mis en place
46:29pour les femmes
46:30qui avaient une endométriose
46:33reconnue
46:33des horaires de travail aménagés
46:36ou des jours de congé
46:38sans carence.
46:39Moi,
46:40je dis bravo.
46:41Si une ville
46:42a pu le faire
46:43sans que ça coûte plus cher,
46:45d'autres villes
46:45pourraient le faire.
46:46Excellent.
46:47Merci.
46:49Je vais me renseigner.
46:50Je ne suis pas très loin
46:51de Saint-Ouen-sur-Seine.
46:52Saint-Ouen-sur-Seine.
46:53Dont le maire actuel
46:55se représente,
46:56je crois.
46:56Rien que pour ça,
46:57je voterai pour lui.
46:58Très bien.
46:58Il était là-bas.
46:59OK.
47:00Merci beaucoup,
47:01Olivier Vial.
47:02Votre coup de cœur.
47:03Moi,
47:03le coup de cœur,
47:03c'est justement un petit peu
47:04suite à la journée de la femme
47:05où on a beaucoup célébré
47:06des militantes féministes.
47:08Moi,
47:09j'ai voulu attirer
47:10à ce moment-là
47:10l'attention
47:11sur la maire brasier.
47:12La maire brasier,
47:13c'est cette fameuse
47:16ambassadrice
47:16de ce qu'on appelait
47:17les maires lyonnaises.
47:18Ces restauratrices
47:19qui sont passées
47:20des cuisines
47:21des bourgeois
47:22à la création de restaurants
47:24quand, justement,
47:24il n'y avait plus les moyens
47:25de les payer
47:26après la crise de 1929.
47:28Et donc,
47:29elle,
47:29elle a monté
47:29son premier restaurant
47:30en 1921.
47:31C'est quelqu'un
47:31qui était une fille mère
47:33qui s'est fait virer
47:34par ses parents,
47:35qui était totalement illettrée.
47:36Et pourtant,
47:37en quelques années,
47:38elle s'est imposée
47:39comme la première chef
47:41à avoir trois étoiles
47:42dans son restaurant.
47:44Extraordinaire parcours.
47:45Puis un deuxième trois étoiles,
47:46ce qui fait qu'en 1933,
47:48elle est la seule femme
47:49à avoir deux fois trois étoiles,
47:50ce qui n'arrivera pas
47:52avant 1997
47:53et Alain Ducasse.
47:55Donc,
47:55elle est le premier chef
47:56à avoir six étoiles consécutives.
47:58Et surtout,
47:59c'est la tradition française
48:01et la tradition lyonnaise.
48:02Grâce à elle,
48:03Kurnansky,
48:04le célèbre gastronome,
48:06le prince des gastronomes,
48:07dit que Lyon
48:07est la capitale mondiale
48:09en 1934
48:09de la gastronomie.
48:10Et effectivement,
48:11elle va être à l'origine
48:12de deux grandes gastronomies.
48:13Elle a la haute gastronomie lyonnaise
48:15avec les fameux
48:17cœurs d'artichauts au foie gras,
48:19la poularde de demi-deuil,
48:20mais aussi les bouchons lyonnais
48:22qui font encore aujourd'hui
48:23la richesse
48:25de cette capitale des Gaules
48:26qui est encore,
48:27comme disait Frédéric Dard,
48:28la capitale de la gueule.
48:29– Ouais, excellent.
48:30C'est la maman de Bocuse
48:32d'une certaine manière.
48:32– C'est celle, effectivement.
48:33Paul Bocuse,
48:34elle avait un restaurant
48:35au sommet de la Luaire.
48:37Il est monté tout seul
48:38en vélo.
48:39Quand elle l'a vue arriver en âge,
48:41il a dit,
48:42c'est très motivé,
48:43donc je te prends dans mes brigades.
48:44Et ça a été son premier apprenti.
48:45– Formidable.
48:46Merci beaucoup
48:47pour ce coup de cœur.
48:49Merci, messieurs,
48:50de votre présence.
48:51À très vite.
48:55– Sous-titrage ST' 501
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