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  • il y a 4 heures
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 17 février 2026.

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00:0412h30, 14h, RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
00:07Avec Amandine Bégaud.
00:09Et à la une aujourd'hui, c'est Cru qui gagne du terrain.
00:12Après la Gironde et le Lot-et-Garonne, c'est au tour du Maine-et-Loire d'être placé en
00:16alerte rouge.
00:17Le préfet redoute l'une des 5 pires Cru du siècle.
00:21On fait le point sur ce qui nous attend pour les prochains jours avec Peggy dans un tout petit instant.
00:25L'actualité, c'est aussi cette enquête qui se poursuit après la mort de Quentin Déranc à Lyon.
00:30Toujours aucune interpellation.
00:32L'Assemblée nationale observera tout à l'heure une minute de silence pour lui rendre hommage de son côté.
00:37La France insoumise qui a été très critiquée depuis plusieurs jours, s'insurge et dénonce une récupération politique visant à
00:46la détruire.
00:47On peut aussi parler du mal-être de nos jeunes avec ce chiffre qui fait froid dans le dos.
00:5129% des 15-29 ans se sentent seuls.
00:54Est-ce que vous en avez autour de vous ?
00:56Si vous êtes parent, grand-parent, vous comprenez ou pas cette détresse ?
01:00Si vous êtes dans cette tranche d'âge, aussi 15-29 ans, appelez-nous.
01:03Dic-nous ce qui cloche.
01:05J'attends vos témoignages au 30 de 10.
01:08Et puis, on connaît le nom de celle qui succède à Jack Lang, à la tête de l'Institut du
01:14Monde Arabe.
01:15C'est Anne-Claire Legendre, spécialiste du Moyen-Orient, ancienne porte-parole du Quai d'Orsay et conseillère d'Emmanuel
01:21Macron.
01:21Je crois que mon rôle, c'est de ramener de la sérénité dans cette institution.
01:26Le président Lang a présenté sa démission pour préserver l'intégrité de cette institution.
01:32C'était une décision sage, attendue, je crois, aussi des membres du conseil d'administration.
01:38J'ai salué aussi le travail qu'il avait fait à cet égard.
01:41Maintenant, il faut qu'avec toutes les équipes, on puisse travailler sereinement, collégialement,
01:45à redonner une feuille de route à cette institution et à lui redonner la confiance du public
01:49et de tous ceux qui s'intéressent à la culture arabe.
01:52Les premiers mots d'Anne-Claire Legendre, nouvelle patronne de l'Institut du Monde Arabe.
01:58La météo avec vous, Peggy.
02:00On l'a dit, nouvelle perturbation qui arrive aujourd'hui une nouvelle fois par l'Ouest.
02:04Et demain ?
02:05Justement, cette perturbation va gagner une bonne partie du pays, une bonne moitié nord et l'ouest du pays.
02:10On aura un temps pluvieux quasiment toute la journée sur la plupart des régions.
02:15On a même de la neige en pleine le matin parce qu'on a de l'air froid au nord.
02:18Entre la Picardie, les Ardennes, l'Alsace, on peut avoir 2 à 3 cm localement, 5 cm sur les hauteurs,
02:23mais c'est temporaire parce que ça va se remplacer par de la pluie et donc ça ne va pas
02:27tenir.
02:27Les pluies vont s'intensifier en journée entre la Bretagne, la Normandie, le nord de l'Aquitaine.
02:31Elles seront localement soutenues, voire orageuses sur la côte Atlantique avec du vent,
02:35du vent qui va se renforcer dans la journée jusqu'à 90 km en rafale.
02:39La neige, je vous le disais, au nord dans l'après-midi sera remplacée au nord de la Seine
02:43par des pluies qui seront régulières.
02:44Un peu plus faibles ces pluies entre le nord du Massif Central en allant vers la côte Aquitaine.
02:49Et on retrouvera un temps plus sec et plus lumineux dans l'après-midi entre les Pyrénées
02:54et le sud du Massif Central.
02:55Et sur le sud-est, ce sera un temps sec mais souvent nuageux.
03:00Là où on aura un peu plus d'éclaircies, ce sera vraiment sur la côte d'Azur.
03:03Le tout avec du vent et le risque d'avalanche qui reste fort sur les Alpes.
03:07On a une petite perspective d'amélioration ?
03:09Alors pas tout de suite parce que jeudi, malheureusement, c'est un temps vraiment, pardonnez-moi du terme,
03:13pourri sur l'ensemble du pays.
03:15On a de la pluie, on a de la neige, on a du vent, des orages dans le sud-ouest.
03:18Ce sera vraiment très agité.
03:20Amélioration à partir de vendredi.
03:22Et on peut espérer dans les jours qui viennent, 4-5 jours qui viennent,
03:25un peu moins de pluie, en tout cas sur l'ouest du pays.
03:28Ce qui pourrait peut-être amorcer une décrue.
03:30En tout cas, on reste vigilant.
03:31Merci beaucoup Peggy, il est 13h03.
03:34Jusqu'à 14h.
03:37Les auditeurs ont la parole.
03:38Amandine Bégaud sur RTL.
03:42Et on va revenir donc sur ce drame à Lyon.
03:48La mort de Quentin Déranque, ce jeune homme de 23 ans qui a été lynché,
03:53violemment frappé à la tête.
03:55Vous le savez, cette affaire, elle a pris un tour éminemment politique ces derniers jours,
04:00avec de nombreuses critiques à l'égard de la France Insoumise,
04:04accusées, eh bien, tout simplement d'avoir brutalisé le débat
04:09et d'être derrière toutes ces violences.
04:11C'est les filles qui démont en bloc.
04:13On en parle avec vous et notamment d'abord avec Philippe.
04:15Bonjour Philippe.
04:16Bonjour Amandine, bonjour aux auditeurs, aux éditrices.
04:19Vous nous appelez d'où Philippe ?
04:21Je vous appelle de Nevers, dans la Nièvre, en Boulogne.
04:25Quel regard vous portez sur cette affaire ?
04:29Alors, je pense qu'il est assez truculent d'entendre M. Coquerel ce matin sur votre antenne
04:36se défendre, alors qu'on a quand même au sein de LFI Amandine,
04:41Thomas Portes qui a utilisé un ballon avec une tête de ministre,
04:45si j'ai bon souvenir, il y a quelques années.
04:48On a Rima Hassan, la fameuse députée, lors de cet événement,
04:53qui prône quand même quasiment l'élimination d'Israël.
04:55Enfin, sauf erreur, et vous me corrigerez si c'est le cas,
05:00c'est quand même deux exemples de députés actuels.
05:03Ils n'ont pas été exclus de LFI, ils sont toujours membres et députés.
05:08Donc, ils portent le drapeau et des filles, qui prônent la violence.
05:11Quand on utilise un ballon avec une tête de ministre,
05:13c'est certainement pas pour lui souhaiter du bien, me semble-t-il.
05:16Donc, ils prônent la violence, Amandine.
05:20Et donc, évidemment, la violence, et bien après, se traduit dans la rue,
05:26avec le drame que nous connaissons à Lyon.
05:28Donc, je trouve ça assez honteux que LFI crie haut et fort.
05:32Et je crois qu'il y a beaucoup de gens qui partagent, je pense, ma position.
05:40Éric Coquerel, ce matin, se défendait.
05:42Et c'est juste pour rappeler ses arguments.
05:44On va l'écouter, Philippe.
05:46Nous rejetons toute violence politique.
05:48Donc, nous rejetons, par exemple, la Rix, qui a opposé deux groupes
05:51dans les rues de Lyon ce jour-là.
05:54Les vidéos montrant un groupe qu'on peut peut-être caractériser d'Antifa
05:58et un groupe armé lui aussi.
06:00Nous rejetons ce type de violence parce que c'est jamais la solution.
06:02Et évidemment, nous condamnons le fait qu'à un moment donné,
06:05on s'acharne sur un homme seul parce que c'est à l'inverse de nos valeurs.
06:08Et ça, c'est, j'allais dire, l'acte criminel que caractérise le procureur.
06:13Donc, nous n'avons aucun rapport.
06:15Nous rejetons toute violence politique.
06:16Voilà ce que dit Éric Coquerel, le député insoumis.
06:20Philippe, il a tort, d'après vous.
06:23C'est un rétro-pédalage obligé, Amandine.
06:26Votre équipe et l'équipe d'RTL l'a invité ce matin.
06:29Il est bien évident, vous-même ou moi-même aurions le même discours.
06:34Donc, ce rétro-pédalage, il est obligé.
06:36Ils sont obligés, à l'approche des élections présidentielles,
06:39de montrer que finalement, ils ne sont pas si violents de ça.
06:42Mais au sein de leur équipe, soyons clairs,
06:45ils ont encore une fois au moins deux députés.
06:48Et je ne dis pas que tous les députés et les filles ont le même comportement, bien évidemment.
06:51Il y a des gens forcément très bien, comme dans tout groupe politique.
06:58Mais en tout cas, les deux que j'ai cités, prônent de la violence.
07:00Donc, je trouve que ce rétro-pédalage.
07:03Pardonnez-moi, Amandine, mais il est quand même un peu obligé.
07:07Surtout à l'antenne, à 7h30 le matin.
07:09Restez avec nous, Philippe.
07:10On va échanger avec Francis.
07:11Bonjour, Francis.
07:13Bonjour, Amandine.
07:14Bonjour à tous les auditeurs.
07:16Vous nous appelez de Nancy, c'est ça ?
07:17De Nancy.
07:18Je suis actuellement dans les Vosges où il pleut et il fait 3 degrés.
07:21Bon, c'est bien parce que vous nous faites la météo en même temps.
07:253 degrés, ce n'est pas beaucoup.
07:27Vous, qu'est-ce que vous avez pensé en entendant ce matin Éric Coquerel ?
07:31C'est de la politique politicienne, que ce soit Coquerel ou tous ceux qui sont intervenus,
07:36de droite comme de gauche.
07:38C'est leur métier.
07:39Leur métier, c'est de communiquer pour être réélu, pour avoir le plus de place possible,
07:44le plus de poste possible.
07:45Donc, il n'y a rien d'étonnant.
07:47Vous n'allez pas avoir Coquerel qui va arriver en disant
07:50« Oui, on est violent, on appelle à la violence, etc. »
07:56Mais vous estimez que les politiques ont une responsabilité,
07:59et je dis les politiques en général, je ne pointe pas du dos à les filles particulièrement,
08:03mais ils ont une responsabilité dans ce qui s'est passé à Lyon jeudi ?
08:08La situation économique de notre pays, elle vient beaucoup des politiques.
08:12La situation diplomatique de notre pays, elle vient beaucoup des politiques.
08:15La situation sociétale de notre pays, elle vient beaucoup des politiques.
08:18Donc, après, il y a les politiques au niveau national,
08:20et puis il y a les politiques au niveau international, avec l'Union européenne notamment.
08:23Mais les questions qu'on peut se poser, c'est cette manifestation,
08:29parce que le procureur était très prudent.
08:31Il a dit une démonstration de némésiste, il n'a pas dit une manifestation.
08:36Est-ce que cette manifestation était déclarée et acceptée en préfecture ?
08:42Si c'était le cas, pourquoi la police n'était pas là ?
08:46Ensuite, il faut faire très très attention et attendre des résultats d'enquête.
08:51Vous aviez hier des témoins, et tous les médias, et j'ai félicité RTL
08:58pour son émission d'hier soir chez Anne-Sophie Lapix,
09:00qui a travaillé sur le fond et pas sur la forme.
09:03Vous aviez tous les médias qui nous expliquaient que, d'après des témoins,
09:08une jeune femme a été reconnue comme faisant partie de jeunes gardes, etc.
09:15Comme certains qui expliquent que l'assistant parlementaire d'un des députés LFI était présent.
09:20Pour l'instant, le procureur n'a pas répondu, il n'a pas confirmé cette information.
09:24Il faut bien le répéter, et vous avez eu raison, il a été très prudent hier.
09:27Il a dit que les identifications étaient en cours,
09:29mais il n'a pas voulu nommer ni la jeune garde, ni l'ultra-gauche.
09:33Oui, sauf que ce matin, cette jeune fille, Justine, je crois, de son prénom,
09:38ses parents expliquent qu'elle ne pouvait pas être là la semaine dernière
09:41puisqu'elle est en Erasmus, au Brésil.
09:43Donc elle a été reconnue par des témoins,
09:46sauf que ces témoins ont menti, puisqu'elle n'est pas là.
09:49Elle n'est physiquement pas là.
09:51Donc attendons les résultats de l'enquête.
09:52Quand il y a ce genre de choses à l'approche des élections,
09:55moi j'ai 67 ans, donc je suis ça depuis quand même un certain nombre de décennies,
09:59il faut toujours se méfier de tous ces événements.
10:02Parce que, qu'est-ce qui vous dit, par exemple,
10:05qu'on n'a pas des infiltrations d'éléments d'ultra-droite
10:09qui sont venues pour se frotter à Nemesis ?
10:12Nemesis, c'est un mouvement féministe.
10:14Historiquement, les mouvements féministes sont plutôt à gauche qu'à droite.
10:19Celui-là est plutôt à droite.
10:21Là, il est plutôt à droite.
10:22Mais quand vous êtes des groupuscules de droite ou d'ultra-droite,
10:28vous n'aimez pas les féministes.
10:30Il y a tous les ans, tous les mois, toutes les semaines,
10:33des événements qui se passent partout dans notre pays
10:35et qui mettent en cause ces groupuscules.
10:39Une autre question qu'on aurait pu se poser, c'est
10:43Nemesis avait déballé une banderole.
10:46Qu'y avait-il décrit sur cette banderole ?
10:48Est-ce que c'était violent, pas violent ?
10:50Est-ce que c'était pacifiste ?
10:53Donc, méfions-nous des conclusions.
10:57De la récupération, en fait, de chacun des partis,
10:59ceux que ça arrange de pointer les uns ou les autres du doigt.
11:02C'est ce que vous nous dites.
11:03C'est normal, c'est normal.
11:05Je vous l'ai dit, c'est leur boulot, c'est leur métier.
11:07On est à l'ère de la communication, des réseaux sociaux, des médias.
11:11Et donc, il faut absolument exister.
11:14Est-ce que vous croyez, je vais faire un parallèle,
11:16qui n'a rien à voir évidemment avec ce drame,
11:18est-ce que vous croyez que Jérôme Gage a la moindre chance
11:21d'être président de la République ?
11:22La réponse est non.
11:23C'est même l'événement incertain en statistiques,
11:26en probabilité.
11:27La probabilité est de zéro.
11:28Et donc, pourquoi il s'est présenté ?
11:30Il a été invité sur tous les plateaux.
11:32Il s'est montré à ses potentiels futurs électeurs
11:35pour être au moins sauvés sur sa place de député,
11:38pour essayer d'être sauvés.
11:39L'idée, c'était peut-être aussi de peser dans le débat politique
11:43d'une manière ou d'une autre en faisant ça.
11:45Bon, on ne va pas ouvrir le débat Jérôme Gage,
11:48mais effectivement, la communication a aussi son importance.
11:52Francis et Philippe, restez avec nous,
11:53on va poursuivre les échanges dans un instant.
11:56Envoyez-nous vos messages sur l'application RTL
11:58ou appelez-nous au 30 de 10.
12:0050 centimes la minute.
12:03Amandine Bégaud, RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
12:08On est contre les extrêmes, de gauche ou de droite.
12:10Mais ceux qui habitent à Lyon savent, eux, vraiment,
12:12ce qui se passe.
12:13La nuit, il y a des groupuscules extrémistes de droite
12:16qui font des ratonnades.
12:18Quand je vois certains propos de personnes d'extrême droite
12:21qui culent aussi, il y a quand même mieux 11 personnes,
12:25dont un jeune à Lyon, Ismaël,
12:27qui a été tué par des extrémistes de droite.
12:28Il faut essayer de faire la part des choses,
12:30de n'être ni d'extrême gauche, ni d'extrême droite.
12:32Le message de Caroline, qui habite à Lyon, au 30 de 10.
12:36On continue, bien sûr, d'évoquer la mort de Quentin de Ranck
12:41et surtout l'aspect politique de cette affaire
12:44qui est devenue éminemment politique,
12:46avec toute une série de critiques à l'égard de LFI,
12:50accusés d'entretenir ce climat
12:52et d'alimenter ce climat de violence.
12:55Les cadres de la France insoumise
12:57qui, eux, se défendent
12:58et assurent qu'ils n'ont aucun lien
13:00avec ce qui a pu se passer à Lyon jeudi.
13:03Francis et Philippe sont toujours avec nous.
13:04On va accueillir Boris.
13:05Bonjour Boris.
13:06Oui, bonjour Amandine.
13:08Et bienvenue, c'est la première fois que vous nous appelez, je crois.
13:10Oui, c'est la première fois, exactement.
13:11Vous nous appelez d'où ?
13:13De Saône, près de Besançon, dans le Doubs.
13:15Et alors vous, quel regard vous portez sur tout ça ?
13:18Alors moi, je pense qu'il me semble que LFI,
13:21par rapport à ce qu'a dit M. Coquerel ce matin,
13:24est quand même un peu dans le déni, quand même.
13:26Alors, comme l'a dit l'auditeur précédent,
13:29effectivement, pour le moment, l'enquête nous le dira.
13:31On n'a pas encore des fondements sur l'enquête.
13:34Mais sur ce qu'a dit M. Coquerel,
13:37comme quoi LFI n'a aucun lien avec la jeune garde
13:40ou avec aucun groupe d'extrême-gauche,
13:44c'est quand même un petit peu se moquer du monde, quand même.
13:47Parce qu'il faut savoir que la jeune garde,
13:50ça a quand même été fondé par Raphaël Arnaud.
13:53D'accord ?
13:54Qui est aujourd'hui député LFI.
13:56Oui, voilà.
13:57Ce n'est pas un secret.
13:58Tout le monde le sait.
13:59Tout le monde le sait.
13:59Alors, leur argument, pardon, et je vous coupe deux secondes,
14:01Boris, c'est juste pour donner l'élément.
14:03Eux disent que la jeune garde a été dissous,
14:06qu'il y a un recours devant le Conseil d'État,
14:10et ils disent que ce groupuscule,
14:12ce groupe, n'est plus actif.
14:14D'accord.
14:15Alors, si je regarde un petit peu ce qu'il en est sur la jeune garde d'aujourd'hui,
14:21ça compte à peu près une centaine de membres actifs encore,
14:24même si ça a été dissous.
14:25Je crois que ça a été dissous en 2025,
14:27il y a à peu près 6-7 mois peut-être.
14:29Il y a quand même encore des membres actifs.
14:31Je me suis aperçu en plus que sur le...
14:33Vous avez vu ça où, Boris ?
14:35Comment vous voyez ça ?
14:37Tout simplement, Wikipédia, Google, ces choses-là.
14:41Des choses plutôt officielles.
14:42Je ne parle pas de magazine ultra-gauche ou ultra-droite.
14:47Plutôt du magazine un petit peu neutre,
14:49qui est au milieu des deux, si vous voulez.
14:50C'est au milieu des deux.
14:51Donc, je pense qu'il est vraiment dans le déni par rapport à ça.
14:56Mais voilà, on va attendre un petit peu les résultats de l'enquête.
14:58Mais moi, je m'aperçois un petit peu
15:01qu'il y a quand même de plus en plus de violences liées à ça.
15:05Alors, effectivement, que ce soit aussi bien tout à droite que tout à gauche,
15:10il y a quand même de plus en plus de violences liées à ces groupes-là.
15:14Et ça vous inquiète, ça, Boris ?
15:19Non, honnêtement, ça ne m'inquiète pas.
15:20Parce que nous, c'est vrai qu'on n'est pas proche d'une grande ville.
15:23Parce que nous, la ville la plus proche, c'est Besançon.
15:25Ça reste quand même une ville de taille moyenne.
15:29Il n'y a pas ce qu'on a comme il y a à Lyon,
15:31comme il y a à Paris, comme il y a à Marseille, si vous voulez.
15:35Restez avec nous, Boris.
15:36On va accueillir Nicolas.
15:37Bonjour, Nicolas.
15:38Bien, bonjour, Amandine.
15:39Vous êtes professeur d'histoire ?
15:41Oui, c'est bien cela.
15:41En vacances.
15:42En vacances.
15:43Vous êtes où ? Vous habitez où ?
15:44Là, j'habite en Vendée.
15:46D'accord.
15:46On voit plein de rayons de soleil de la Vendée.
15:48Il fait beau ?
15:50Il fait beau plusieurs fois par jour, on va dire.
15:52Oui, bon, voilà.
15:53Non, mais surtout en ce moment, c'est quand même compliqué.
15:56Quel regard vous portez-vous sur cette affaire ?
16:00Moi, je suis outré de voir les similitudes avec les années 30 en Allemagne.
16:04Vraiment, ça m'inquiète au plus haut point.
16:06Quand on avait une violence légitimée de l'extrême gauche,
16:10une violence légitimée de l'extrême droite,
16:12que des groupuscules qui se foutent les uns sur les autres.
16:14Et au final, la création d'un climat d'insécurité,
16:18une misère intellectuelle, mais abominable.
16:20Moi, j'en ai honte quand j'entends les propos des uns et des autres.
16:23Et ça aboutit à des phénomènes de violence.
16:25Et une escalade qui n'est plus tenable.
16:27Mais vous pensez qu'on en est vraiment là ?
16:30On n'en est quand même pas loin.
16:32Quand je vois des guillotines défiler dans certaines manifestations,
16:36quand j'entends des propos d'une députée européenne qui dit
16:38« Ah bah, monsieur un tel ! »
16:39À un moment donné, il y a des propos qui ne sont plus possibles de tenir,
16:42sans attiser une couche radicale et violente.
16:45Et les propos, d'après vous, alimentent cette violence ?
16:49Non, mais totalement.
16:50Quand vous avez des cadres politiques qui invitent,
16:52de façon plus ou moins consciente, à ces formes de haine,
16:55c'est plus possible.
16:56Donc chacun doit balayer dans son propre camp
16:58et faire cet effort de dédiabolisation et de propreté vis-à-vis de soi.
17:04Mais après, on retombe sur des discours qui existent déjà depuis la Révolution.
17:07Je vois la France insoumise.
17:09Monsieur Mélenchon reprend les thèses de Hébert,
17:12qui étaient quand même un fou furieux,
17:14et qui légitimaient la violence comme une façon d'accéder au pouvoir.
17:17Quand on voit certains groupes d'extrême droite,
17:20moi j'en ai froid dans le dos,
17:21je les ai vus parfois manifester, torse nu,
17:25il va falloir vraiment arrêter,
17:27et que les démocrates se rassemblent pour tenir un discours fort
17:31et ferme sur la démocratie.
17:33Ou en tout cas, c'est ce que je fais en classe.
17:35La contradiction n'est pas un attentat à ma pensée.
17:37C'est pas grave de ne pas être d'accord.
17:39Par contre, d'aucune manière, je dois appeler à la violence,
17:42envers qui que ce soit.
17:43Et au contraire, si la personne n'est pas d'accord avec moi,
17:45je vais essayer de le convaincre.
17:46Mais c'est pas grave.
17:47Mais il faut échanger, dialoguer.
17:49Et oui, c'est la richesse de notre démocratie.
17:50Le dialogue, la conviction,
17:52et si on n'est pas d'accord, ce n'est pas grave.
17:54On sait les choses.
17:55Nicolas, restez avec nous.
17:57Francis, vous entendez ce que dit Nicolas ?
17:59Est-ce que vous aussi, ça vous inquiète ?
18:05Nicolas dit des choses qui sont intéressantes,
18:09mais la violence, elle est inhérente à l'humanité.
18:14On se battait pour un morceau de viande dans les grottes.
18:17Et ça n'a pas changé depuis.
18:19Vous avez toujours des gens qui veulent dominer d'autres gens.
18:21Vous avez des gens qui veulent imposer leurs idées à d'autres.
18:25Et c'est l'humanité qui est comme ça.
18:27Alors on peut rajouter des mots style démocratie, république, citoyenneté, etc.
18:33Ça ne change rien.
18:34Vous n'avez pas l'impression que la violence,
18:37notamment dans les propos en politique
18:39à laquelle on est confronté depuis plusieurs mois,
18:45alimente une autre forme de violence dans la rue, par exemple ?
18:48Non, parce que la Troisième République était beaucoup plus violente.
18:52La révolution était beaucoup plus...
18:55Enfin, les années qui ont suivi la révolution,
18:58la première révolution française, 1789,
19:00était beaucoup plus violente.
19:01Donc, ce qui change peut-être aujourd'hui,
19:04c'est la médiatisation.
19:07On avait moins de télévision et moins de réseaux sociaux
19:10sous notre révolution.
19:12Donc, il y a peut-être un phénomène technologique
19:17qui modifie un petit peu le raisonnement.
19:21Mais je pense que toute cette violence, de toute façon, elle est là.
19:25Il y a toujours eu des meurtres, il y a toujours eu des féminicides,
19:28il y a toujours eu, et ce n'est pas parce qu'on est avec Macron ou Dupont ou Durand
19:34que ça changera quoi que ce soit.
19:36On a une violence humaine.
19:39Et cette violence humaine, aujourd'hui,
19:42elle est utilisée par des classes politiques,
19:47dont c'est malheureusement devenu le métier,
19:50pour essayer de grappiller des postes,
19:53que je vous l'ai dit tout à l'heure.
19:55C'est malheureux parce que, en fait,
19:59moi, j'ai des amis députés, sénateurs, etc.
20:01Quand vous discutez avec eux,
20:03ils ne sont même pas conscients du fait qu'ils sont hors sol.
20:08Quand vous êtes député et que vous voyez arriver
20:12sur vos différents comptes bancaires 11 000 euros par mois
20:14entre l'indemnité forfaitaire et l'indemnité de mandat,
20:19qui, en France, sans aucune responsabilité autre
20:23que d'appuyer sur un bouton, dire
20:24« Je suis d'accord, je ne suis pas d'accord, je suis d'accord, je ne suis pas d
20:27'accord »,
20:27qui gagne 11 000 euros par mois.
20:29Mais ça n'a aucun lien avec la violence, ça, Francis ?
20:33Si, si, si. Il faut absolument garder son poste.
20:35Donc, comment on fait pour garder son poste ?
20:36On saute sur chacune des occasions possibles
20:40pour faire parler de nous.
20:41Ce matin, Marion Maréchal a expliqué
20:44que, statistiquement, les groupuscules de gauche
20:49sont beaucoup plus violents que les groupuscules de droite
20:52et ont créé beaucoup plus de morts que les groupuscules de droite.
20:55Je reviens à l'émission d'Anne-Sophie Lapix
20:57avec des chercheurs hier soir,
20:58qui ont montré que c'est exactement l'inverse
21:02et c'est un rapport de 1 à 10,
21:05c'est-à-dire que les groupuscules de droite
21:07ont tué 10 fois plus de gens
21:10que les groupuscules de gauche dans notre pays.
21:13Nicolas, Francis, Nicolas va vous répondre.
21:16Oui, moi, je pense qu'on est quand même en droit
21:18de demander que le politique régule
21:21et atténue cette violence-là.
21:22Moi, je n'arrive pas à me résoudre
21:24à l'idée qu'après tout, comme la nature humaine est violente,
21:26il faudrait s'accommoder de cette violence-là.
21:29Alors, certes, les conditions de vie, elles sont dures
21:30et elles ont été dures aussi dans les époques-là.
21:33Mais j'attends vraiment du législateur
21:35un discours tempéré, modéré.
21:36Ça ne veut pas dire avoir des propos ambitieux
21:38et révolutionnaires, pourquoi pas ?
21:39Mais cette forme de violence-là, moi, je ne peux pas l'accepter
21:42et je ne peux pas m'y résoudre.
21:43Avec un devoir d'exemplarité, est-ce que vous dites ?
21:47En tant que Vendéen, moi, la Vendée a vraiment souffert
21:49de la violence révolutionnaire.
21:50En fait, on peut appeler au calme
21:52et au fait que le désaccord n'est pas un crime.
21:54Ce n'est pas grave.
21:55Et il faut opposer, argument contre argument.
21:57Mais après tout, si on ne tombe pas d'accord,
21:59ce n'est pas grave.
22:00Je voudrais qu'on accueille Eric également.
22:02Bonjour, Eric.
22:03Bonjour.
22:04Vous nous appelez d'où, Eric ?
22:06J'habite à mi-chemin entre Nantes et Rennes.
22:08Et alors, quel regard vous portez sur tout ça, vous ?
22:11Moi, le regard que je vois aujourd'hui,
22:13parce que j'ai 63 ans, je suis agriculteur.
22:16Je travaille toujours.
22:17Je travaille depuis 1975.
22:19Donc, ça fait 50 ans que je travaille.
22:21Quand je vois tous les groupes de gauche révolutionnaires,
22:24quand on voit Notre-Dame-des-Landes,
22:26quand on voit que c'est à côté de chez nous,
22:28quand on voit ce qui s'est passé,
22:29quand on voit Sainte-Solines,
22:30on voit que c'est toujours les mêmes.
22:32et qu'on laisse faire, nous, gens de droite,
22:34parce que moi, je suis de droite.
22:35Alors, vous entendiez ce que disait à l'instant,
22:38c'est Francis qui rappelait ces chiffres.
22:40Effectivement, les groupuscules d'extrême droite
22:43ont aussi beaucoup fait.
22:44Oui, mais vous direz ce cher monsieur
22:46qui prouve ces chiffres,
22:47parce que moi, je ne connais pas personnellement
22:49de groupes de droite ou d'extrême droite,
22:51comme on parle aujourd'hui,
22:52qui ont tué des personnes.
22:54Quand on voit le régime communiste,
22:55dans le siècle dernier,
22:57ils ont fait 500 millions de personnes.
22:58Il y a eu un certain nombre d'enquêtes, Eric.
23:01Oui, peut-être, peut-être.
23:03Mais bon, malheureusement,
23:04on n'est pas là pour faire les comptes,
23:06entre parenthèses,
23:06parce que c'est malheureux
23:07que ça passe d'un côté ou de l'autre.
23:09Quand je vois aujourd'hui l'histoire Naël,
23:11ou en fait toutes ces histoires-là,
23:13qu'on laisse faire,
23:15quand je vois à Nantes, à Rennes,
23:17parce que c'est les deux villes
23:17que je connais le mieux,
23:18parce qu'on est à 60 km de l'une comme de l'autre,
23:21quand on ne peut plus mettre les pieds
23:22à partir de 22 ou 23 heures le soir...
23:24Et vous avez le sentiment
23:24que les politiques sont responsables, Eric ?
23:27Comme disait un monsieur tout à l'heure
23:28à votre antenne,
23:29ils sont là pour être payés 11 000 balles par mois
23:32et puis ils veulent garder la place à tout prix.
23:35Voilà.
23:35Et on n'a affaire qu'à des irresponsables.
23:38Mais on voit très bien à Lyon,
23:40là avec Quentin,
23:42on voit très bien qu'on va se monter
23:44les uns contre les autres
23:45et ça va partir en vrai, l'histoire.
23:47Il ne faut pas se tromper.
23:48Et chacun essaye de renvoyer la faute sur l'autre
23:51ou de tirer en tout cas.
23:53Évidemment.
23:54Mais ce qui se passe,
23:55voyez toutes les villes en France
23:57qui sont gérées par des socialistes,
24:00vous m'en citez une où il n'y a pas le barbel ?
24:02Il n'y en a aucune.
24:03Lyon, Grenoble, Paris...
24:05Voilà, Lyon, c'est des écologistes.
24:07Oui, enfin, écologistes,
24:09ça fout dans le même sac.
24:10Moi, je suis désolé de parler comme ça,
24:11mais pour moi, ça va mettre dans le même sac.
24:13Moi, je suis agriculteur.
24:14On nous tire dans la gueule,
24:15en parlant vulgairement,
24:16sans arrêt.
24:17Mais continuer comme ça,
24:18on ne reste qu'une seule année.
24:20Vous allez voir comment ça va se passer.
24:21Merci beaucoup, Éric.
24:23Alors, je vais juste dire un mot, quand même,
24:25pour les auditeurs qui, peut-être, s'interrogent.
24:27Hier, on n'avait que des gens sur ce sujet
24:28qui ont défendu la France insoumise.
24:30Aujourd'hui, on n'a que des gens plutôt contre.
24:32On ne choisit pas les auditeurs.
24:34C'est vraiment ce qui arrive au standard.
24:38Donc, voilà.
24:39Pour ceux qui s'interrogeraient,
24:41on donne la parole à tout le monde sur RTL,
24:43à condition que ça se passe calmement.
24:46C'est-à-dire que, comme nous le disait Nicolas,
24:49qui est professeur d'histoire,
24:50on peut confronter ces idées
24:51sans non plus être violent.
24:54Un grand merci à tous, dans un instant.
24:57On va totalement changer de sujet
24:58puisqu'on va évoquer la santé mentale des jeunes.
25:00Et puis, à 14h, comme chaque jour,
25:02Jean-Alphonse Richard, l'heure du crime.
25:03Bonjour, Jean-Alphonse.
25:04Bonjour, Amandine.
25:05On continue de voyager.
25:06Hier, vous nous emmeniez à La Réunion.
25:08Aujourd'hui, c'est en Belgique,
25:09un peu plus près,
25:10avec l'un des plus célèbres cold case du royaume,
25:13l'affaire terrifiante du dépeceur de Mons.
25:15Ben oui, on va à Mons,
25:17petite ville de Belgique, calme a priori.
25:19Jusqu'au mois de mars 97,
25:21le corps de cinq femmes sont retrouvées,
25:24dépecées.
25:24Alors, c'est un puzzle macabre, en fait,
25:26parce qu'il y a des sacs
25:27qui sont dispersés dans la ville quasiment entière.
25:30Des sacs avec des morceaux humains,
25:32les morceaux de cinq femmes,
25:34mais dans des coins qui sont très particuliers,
25:36avec des noms très, très particuliers.
25:39Donc, tout est construit méthodiquement ?
25:40Ben, on a l'impression,
25:41parce qu'on retrouve des sacs près de la rivière La Haine.
25:45On retrouve des sacs à la rue du dépôt,
25:47ou encore le chemin de l'inquiétude.
25:49Vous voyez, donc, effectivement,
25:50cet homme, il a de la suite dans les idées.
25:53Alors, c'est le début d'une histoire
25:54qui va mobiliser des dizaines d'enquêteurs,
25:56des centaines de pistes étudiées depuis 1997,
25:59des suspects interrogés.
26:00Cold case qui, depuis quelques semaines,
26:02c'est pour ça qu'on en parle aujourd'hui,
26:04est en train de rebondir
26:06avec l'apparition dans le dossier
26:07de deux anciens témoins
26:09sur lesquels on se pose
26:10beaucoup, beaucoup de questions.
26:13Et la piste est en train vraiment
26:14de prendre forme
26:15et de bouger beaucoup.
26:17Deux hommes,
26:18un médium
26:18et un octambule.
26:20Voilà.
26:21Vous allez voir,
26:22c'est étonnant.
26:23Le déposeur de Mons
26:24va-t-il être enfin démasqué ?
26:26Heure du crime,
26:2714h.
26:28A tout à l'heure.
26:28A tout à l'heure, Jean-Alphonse.
26:30Avant cela,
26:31on revient sur ces chiffres
26:32qu'RTL vous révélait ce matin.
26:3329% des 15-29 ans
26:35qui se sentent seuls,
26:3730% qui disent souffrir,
26:40avoir des problèmes de santé mentale.
26:42On en parle dans un instant.
26:44A tout de suite.
26:45Amandine Bégaud.
26:46RTL Midi.
26:47Les auditeurs ont la parole.
26:5112h30, 14h.
26:53RTL Midi.
26:53Les auditeurs ont la parole.
26:55Avec Amandine Bégaud.
26:5713h33 sur RTL.
26:59On parle à présent
27:00du mal-être des jeunes
27:01avec ces chiffres
27:01qu'RTL vous révélait ce matin.
27:0329% des 15-29 ans
27:06qui se sentent seuls,
27:0830% qui disent avoir
27:10des problèmes de santé mentale.
27:12C'est le résultat
27:12d'une enquête Elab
27:13pour le cercle des économistes.
27:16Bonjour Victor.
27:17Bonjour Amandine.
27:18Bonjour à tous.
27:18On a beaucoup de messages
27:19autour de cette question.
27:20Exactement.
27:21C'est un sujet
27:21qui vous fait réagir
27:22sur l'application RTL.
27:23Dominique Allion nous écrit
27:24« C'est un véritable fléau
27:25qui s'abat sur vous
27:27quand vous êtes parent
27:28et que vous découvrez
27:29le mal-être de votre enfant.
27:30Ma fille a souffert
27:31de phobie scolaire
27:32avec hospitalisation
27:33en pédopsie.
27:34Nous avons découvert
27:35plusieurs mois
27:36après que sa meilleure amie
27:37se scarifiait elle aussi.
27:39Et puis José,
27:40les jeunes d'aujourd'hui
27:41ne sortent plus.
27:42Ils sont sur les réseaux sociaux.
27:43Ils ne rencontrent
27:44donc plus personne d'autre.
27:45La solitude s'installe
27:47et la déprime avec.
27:48Merci beaucoup Victor.
27:50Bonjour Célestine.
27:51Bonjour.
27:51Vous êtes éducatrice spécialisée
27:54et vous occupez justement
27:56de jeunes
27:56qui ont quel âge ?
27:58Qui ont entre 15 à 21 ans
28:01suivi par l'être seule
28:03à l'enfance.
28:03Et vous constatez ça,
28:06ce mal-être chez eux ?
28:08Oui.
28:08Oui, oui, oui.
28:10Tous les jeunes
28:11qu'on accueille aujourd'hui
28:12en fait
28:13ont un mal-être.
28:16alors il y a forcément
28:17en lien avec
28:18l'histoire familiale
28:19et le pourquoi
28:20du placement du coup.
28:22J'allais dire
28:22et je n'excuse pas du tout
28:24mais ce sont des enfants
28:26qui ont eu
28:26beaucoup de problèmes
28:27familiaux
28:27et c'est pour ça
28:28qu'ils sont suivis
28:28par l'aide sociale
28:29à l'enfance.
28:31Oui
28:31et après aussi
28:32il y a des jeunes
28:34ou il y a des familles aussi
28:35qui font appel aussi
28:36parce que justement
28:37ils s'en sortent
28:38des familles
28:39on va dire
28:39de n'importe quelle
28:40ressource que ce soit
28:42qui du coup aussi
28:43font appel en fait
28:44à des éducateurs
28:46et qui demandent en fait
28:47ce qu'on appelle
28:48un suivi administratif
28:49pour pouvoir être accompagnés
28:51parce que justement
28:51ils ne s'en sortent pas
28:52parce qu'il y a les réseaux
28:54parce qu'il y a cette solitude
28:55parce qu'aujourd'hui
28:58on va faire une différence
28:59entre il y a 20 ans
29:00et il y a 10 ans
29:00même juste 10 ans
29:01si on repart en arrière
29:05l'accompagnement des jeunes
29:06est complètement différent
29:07et le mal-être
29:08est de plus en plus fréquent.
29:11Célestine
29:12vous faisiez ce même métier
29:13il y a 10 ans ?
29:14Oui
29:14Donc vous voyez vraiment
29:16une différence
29:17entre aujourd'hui
29:18et 10 ans ?
29:19Ah oui ?
29:19Oui
29:20Et comment vous l'expliquez
29:21ils vont plus mal
29:23c'est ça ?
29:24Oui
29:25Oui
29:25Oui
29:26Oui oui
29:26Je pense que les enfants
29:27alors les ados du coup
29:29vont plus mal
29:29alors ils sont certainement
29:31pris en charge des fois
29:32trop tardivement
29:34on a souvent dit
29:35l'enfant a resté
29:36au coeur de la famille
29:38où on va mettre justement
29:39des éducateurs
29:40qui vont suivre l'enfant
29:41en fait au coeur de la famille
29:43sauf que des fois
29:44en fait c'est déjà
29:44tellement compliqué
29:46qu'il faudrait peut-être
29:47revoir
29:47mais ça c'est tout le système
29:48de l'enfance
29:49qu'il faudrait retravailler
29:51c'est que certains enfants
29:52en fait
29:52dès 6 ans
29:53il faudrait plus
29:54qu'ils soient à la maison
29:55du coup
29:56et je pense qu'aujourd'hui
29:57si nos ados vont si mal
29:58c'est parce que
29:59dès tout petit
30:00ils vont mal en fait
30:01et que
30:02alors on va faire un parallèle
30:04avec l'école
30:04où on demande à l'école
30:06de faire beaucoup
30:06mais que l'école
30:07en fait elle peut pas
30:08pallier à tout
30:10et que
30:10si du coup
30:12des petits
30:13en fait
30:13il y avait déjà
30:14des suivis
30:14des accompagnements
30:15aujourd'hui
30:16on est sur pratiquement
30:17un an sur l'île d'attente
30:18en fait
30:18mais si
30:19quand vous dites
30:20des petits
30:20là c'est de la responsabilité
30:22des parents
30:22des familles
30:23alors de la responsabilité
30:24des parents
30:25mais parce que
30:25je pense qu'on a
30:26des familles
30:26aujourd'hui
30:27avec des compositions
30:28complètement différentes
30:29des familles monoparentales
30:30qui sont complètement perdues
30:32et qui du coup
30:32en fait
30:33ne savent même pas
30:33vers quel système
30:34se tourner
30:35déjà juste avoir
30:36un médecin traitant
30:36aujourd'hui
30:37juste ça
30:38du coup
30:39déjà être accompagné
30:40par un médecin traitant
30:41qui va orienter
30:42et dire
30:43vers quel endroit
30:43vous pouvez aller
30:44en fait
30:44pour pouvoir être aidé
30:45et une fois qu'aujourd'hui
30:47alors nous ici
30:48on est dans le Calvados
30:48pour pouvoir
30:49avoir un rendez-vous
30:51avec un spécialiste
30:52que ce soit
30:52un pédopsychiatre
30:53ou une infirmière
30:54pédopsychiatre
30:55on est au moins
30:56sur aller
30:579 mois
30:58de liste d'attente
30:59et on sait
31:00qu'effectivement
31:01la pédopsychiatrie
31:02manque hélas
31:03cruellement
31:03de moyens
31:04et 9 mois
31:05c'est long
31:05et 9 mois
31:06c'est extrêmement long
31:07et il peut se passer
31:07beaucoup beaucoup de choses
31:08en 9 mois
31:09et effectivement
31:11un enfant
31:12surtout pour
31:12oui vous avez raison
31:13d'insister à leur âge
31:149 mois c'est encore plus
31:15encore plus long
31:16Célestine
31:17vous compariez
31:18à la situation
31:19il y a 10 ou 20 ans
31:20est-ce que vous pensez
31:21que le Covid
31:22a aussi eu un impact
31:23je pose la question
31:24parce que ces enfants
31:25ils avaient 9-10 ans
31:27ceux qui ont 15 ans
31:27aujourd'hui
31:28au moment du Covid
31:2914-15 ans
31:30pour ceux qui ont
31:3120 ans aujourd'hui
31:32et on sait que
31:32c'est des âges charnières
31:35oui je pense que
31:36le Covid
31:36n'a pas aidé
31:39là on va attueillir
31:40un jeune qui est
31:41complètement abîmé
31:42parce que la famille
31:43a complètement été
31:44abîmée par le Covid
31:44par exemple
31:45voilà
31:47c'est-à-dire
31:47comment elle a été
31:48abîmée par le Covid
31:50une famille en fait
31:51qui s'est carrément
31:52exclue de tout
31:53donc qui a
31:53déscolarisé ses enfants
31:56et des enfants
31:56qui n'ont pas été
31:57vus par des médecins
31:58qui n'ont pas été
32:00mis à l'école
32:00un jeune qui a 16 ans
32:02donc il ne sait pas
32:02ce que c'est qu'un cinéma
32:03il ne sait pas ce que c'est
32:04qu'aller manger une glace
32:06aller à la mer
32:07voilà
32:08donc là on apprend tout
32:09à 16 ans
32:09et ça vous diriez
32:10que c'est un cas
32:12exceptionnel
32:13ou ?
32:14alors là
32:14dans l'extrême
32:15on va être sur un cas
32:17exceptionnel
32:17mais je pense
32:18qu'il y a des enfants
32:20aujourd'hui
32:21qui sont très éloignés
32:23de tout système
32:24de moi ce que je peux voir
32:25ici à la protection
32:25de l'enfance
32:26oui vraiment en fait
32:27il y a des choses
32:28où on dit
32:29on est en 2020
32:30alors autant peut-être
32:31dans les années 70
32:32dans les années 80
32:33puis 2000
32:34et puis là maintenant
32:35on est en 2026
32:35quand même
32:36des enfants en fait
32:37enfin qui
32:39qui oui
32:40donc qui ne savent
32:41ce que c'est qu'un cinéma
32:42enfin ça a l'air
32:43complètement fou
32:44alors que pourtant
32:44tout le monde est tout le temps
32:45sur les réseaux
32:46mais c'est ça
32:47moi ce qui me frappe le plus
32:48c'est ces enfants
32:49qui disent
32:50on se sent seul
32:52alors que je rappelais
32:52les chiffres
32:53là pour les 15-29 ans
32:54ils sont plus de la moitié
32:55à passer 3 heures par jour
32:57sur les réseaux sociaux
32:58mais en fait
32:58c'est des jeunes en fait
33:00qui ne savent même pas
33:00en fait
33:01qui vont regarder en fait
33:02on est vraiment sur
33:02je scrolle
33:03et je ne sais même pas
33:04ce que je fais
33:04et ce que je regarde en fait
33:06et là peut-être
33:06ou du coup
33:07il y aurait des choses à faire
33:09parce qu'on demande
33:10très souvent à l'école
33:11ça serait peut-être
33:12de se poser la question
33:12là où du coup
33:13aujourd'hui
33:14on enlève des subventions
33:14dans les associations
33:16qui du coup
33:17en fait
33:17peuvent créer du lien
33:18ça serait peut-être
33:19de se dire
33:19l'importance en fait
33:21que du coup
33:21des enfants aillent
33:22dans des clubs
33:23aillent du coup
33:24faire du sport
33:25de la musique
33:26soient bénévoles en fait
33:28et que du coup
33:28en fait
33:29si chaque jeune
33:30était adhérent
33:31dans une association
33:32il y a eu des subventions
33:33aussi qui ont été coupées
33:34pour les familles
33:35avec moins de sport
33:38à la rentrée de septembre
33:39aujourd'hui
33:39on revient un peu en arrière
33:40à dire
33:41on remet des subventions
33:43peut-être qu'aujourd'hui
33:43en fait
33:44on serait dans une démarche
33:45autre
33:46nous on le voit bien
33:47ici en fait
33:47au service
33:48on demande aux jeunes
33:49en fait
33:49de s'inscrire dans une activité
33:51de s'inscrire du coup
33:52à faire du bénévolat
33:53parce qu'on sait
33:54que ça c'est du lien social
33:55et qu'à un moment
33:56en fait
33:56ils ne sont pas juste
33:57tout seuls
33:57dans leur chambre
33:58en train de regarder
33:59des choses en fait
33:59qui n'est que du virtuel
34:02en fait
34:02c'est quand même triste
34:03dans le temps d'aujourd'hui
34:04qu'on n'a pas d'amis
34:05en fait
34:05merci beaucoup
34:06Célestine
34:07pour votre témoignage
34:09précieux
34:11et bravo
34:12parce que
34:12vous faites un travail
34:14exceptionnel
34:15avec ces enfants
34:16merci beaucoup
34:17dans un instant
34:17on va accueillir deux mamans
34:18pour évoquer ce sujet
34:19à tout de suite
34:21Contactez-nous gratuitement
34:22via l'appli RTL
34:23ou au 30 de 10
34:2450 centimes la minute
34:28Amandine Bégaud
34:29RTL Midi
34:30les auditeurs ont la parole
34:32Moi qui suis plutôt jeune
34:34je pense qu'il faudrait
34:34faire un petit peu
34:35de pédagogie
34:35auprès de ces jeunes
34:37s'ils retiraient
34:38leurs écouteurs
34:39dans les oreilles
34:40ils peignaient un peu
34:41leur téléphone
34:41on pourrait un peu plus
34:43échanger et communiquer
34:45regarder un arrêt de plus
34:47il est impossible
34:48d'engager une conversation
34:49avec quelqu'un
34:51même dans la rue
34:51on ne peut même pas
34:53demander leur qu'il est
34:54à ces jeunes
34:55Le message de Dominique
34:57au 3210
34:58qui réagissait à ces chiffres
34:59sur le mal-être
35:00des jeunes
35:0129% des 15-29 ans
35:03qui se sentent seuls
35:04aujourd'hui
35:0430% qui disent
35:06avoir des problèmes
35:07de santé mentale
35:09on en parle avec vous
35:10Marie
35:10bonjour Marie
35:11Oui bonjour Amandine
35:13Votre fils Clément
35:15a été touché
35:16par ces problèmes
35:16Oui
35:17à l'âge de 13 ans
35:19à l'entrée en 5ème
35:21il a émis
35:23il nous en a parlé
35:24il nous a dit
35:25que ça allait pas
35:26qu'il sentait pas bien
35:27qu'il était pas heureux
35:30qu'il voyait pas d'avenir
35:31en fait
35:31c'est ça qui nous a
35:32un peu interpellé
35:33mais bon
35:34on s'est dit
35:34comme beaucoup de parents
35:36allez un petit coup de pied
35:37aux fesses
35:37ça va aller mieux
35:40voilà
35:40c'est ce qu'on s'est dit
35:41alors on a quand même
35:42essayé de consulter
35:43un psychologue
35:44etc
35:47mais jusqu'au jour
35:48où vraiment
35:48on a senti
35:49quand même
35:50une petite bascule
35:50au bout de 3-4 mois
35:52c'est venu très très vite
35:53et là notre médecin généraliste
35:55elle a dit
35:55non mais là
35:56vous attendez pas
35:57vous partez au CHU
35:58parce qu'on a essayé
35:59de trouver des psychiatres
36:00en indépendant
36:01qu'on n'a jamais réussi
36:02à avoir de rendez-vous
36:04impossible
36:04impossible de trouver
36:06de l'aide
36:06par nous-mêmes
36:08on a été obligé
36:08de passer par ce biais là
36:10et là on est parti
36:11dans le cycle
36:13hospitalisation
36:14et c'est vrai
36:15que c'est très difficile
36:17à supporter
36:17pour les enfants aussi
36:18et pour les parents
36:19il a été hospitalisé
36:21à plusieurs reprises
36:22je crois
36:22oui
36:23c'était il y a
36:24combien de temps ?
36:26c'était l'année
36:27de 5ème
36:28et de 4ème
36:28donc maintenant
36:30il est en seconde
36:30donc ça fait
36:313 ans
36:31enfin 4 ans
36:33comment il va aujourd'hui ?
36:34ça va mieux
36:35ça va mieux
36:36on arrive à s'en sortir
36:37heureusement
36:38il est toujours
36:39un petit peu fragile
36:41mais maintenant
36:43il a des envies
36:44il avait complètement
36:45disparu
36:46c'était une vraie dépression
36:48c'est étonnant
36:49enfin nous
36:50on a été très touchés
36:51quand le psychiatre
36:52nous a dit
36:53quand on a fait
36:54un premier rendez-vous
36:55avec le psychiatre
36:55au CHU
36:56il a dit
36:56vous savez
36:57je vais demander à Clément
36:58s'il avait un bon souvenir
37:00à me donner
37:01et il a dit
37:02j'en ai aucun
37:03j'imagine que pour une maman
37:05c'est difficile d'entendre ça
37:06on s'est effondré
37:07et là on a vraiment
37:08pris conscience
37:10on avait toujours
37:11l'idée de se dire
37:11mais non
37:12c'est rien
37:12c'est un mauvais moment
37:15et là on s'est dit
37:16non
37:16c'est pas qu'un mauvais moment
37:17est-ce que vous savez
37:19avec un tout petit peu
37:20de recul
37:20Marie
37:21expliquez pourquoi
37:22il en est arrivé là
37:24alors expliquez pourquoi
37:25alors nous
37:25il n'y avait aucun problème
37:26familial
37:27oui à la maison
37:27tout se passait bien
37:28oui
37:29c'est un enfant
37:30qui faisait beaucoup de sport
37:35de la musique
37:35qui faisait partie
37:36du conseil municipal
37:37des jeunes
37:38qui avait des amis
37:39il n'y avait pas de réseaux sociaux
37:41parce que ce n'était pas
37:41des choses qui l'intéressaient
37:42il n'y avait pas de harcèlement
37:44voilà
37:45il y avait des amis
37:46mais il a senti un décalage
37:49à un moment
37:49et je pense qu'ils n'en parlent pas
37:52entre eux
37:54ça ils n'en parlent pas
37:55entre eux
37:55et pourquoi
37:57alors nous
37:58on l'a diagnostiqué
37:59avec un TSA
38:00donc un trouble autistique
38:01oui
38:02tout à fait
38:04assez
38:05on ne le remarque pas
38:06du tout
38:07à première vue
38:07il est gérable
38:08au quotidien
38:09oui oui oui
38:10tout à fait
38:11tout à fait
38:11il est scolarisé normalement
38:12et voilà
38:13ça se passe très bien
38:14en soi etc
38:15bon il a
38:18alors
38:18Marie
38:19on est coupé par moment
38:21on va peut-être essayer
38:22de vous rappeler
38:23pour vous entendre mieux
38:25en attendant
38:26on va accueillir Karine
38:27bonjour Karine
38:27bonjour Amandine
38:29vous aussi
38:30l'un de vos enfants
38:30a eu de gros soucis
38:32de santé mentale
38:35oui
38:35je suis un peu stressée
38:37de parler à l'antenne
38:39mais c'est vrai
38:40que le sujet
38:41me tenait vraiment
38:42très fortement à coeur
38:43j'ai ma cadette
38:44qui il y a 5 ans
38:45a fait une tentative
38:45de suicide
38:47alors qu'elle était
38:49par rapport
38:50à ce que disait
38:50tout à l'heure
38:50Célestine
38:51on est dans une famille
38:52où on est
38:54socialement intégrée
38:55elle avait un cercle
38:56d'amis
38:56elle a fait également
38:57de la faubie scolaire
38:58mais elle s'était accrochée
39:00c'était aussi
39:01pendant l'année
39:01du confinement
39:02donc elle a fait
39:04sa pièce en 2020
39:07l'année
39:07juste avant son bac
39:11moi contraire
39:12enfin
39:12il n'y avait pas
39:14forcément de problème
39:15d'addiction
39:15à des réseaux sociaux
39:16ou autre
39:16c'est que c'est
39:17une jeune fille
39:18qui est très sensible
39:21comme
39:22comme beaucoup
39:23beaucoup de nos jeunes
39:24et en fait
39:25ce que je
39:25il y a deux choses
39:26que je voulais vraiment dire
39:27en vous appelant aujourd'hui
39:30c'est d'une part
39:30pour répondre tout à l'heure
39:31aux répandeurs de Dominique
39:33qui parlaient des jeunes
39:33qui ont leurs écouteurs
39:36je crois que justement
39:37ce qu'il ne faudrait
39:38vraiment pas faire
39:39face à ce problème
39:40de santé mentale
39:41c'est dire
39:42que c'est la faute
39:42des jeunes
39:43je pense que
39:44c'est nos sociétés
39:45qui sont vraiment
39:45très dures
39:47je pense que
39:48ça va vite
39:50mais Karine
39:50tout à l'heure
39:51et c'est absolument pas
39:52pour essayer
39:52de trouver des arguments
39:54pour ou contre
39:54mais je discutais
39:56tout à l'heure
39:56avec le psychiatre
39:58qui était l'invité
39:59du journal
39:59et je lui disais
40:02moi
40:02quand j'étais ado
40:03il y avait
40:04les problèmes de chômage
40:05il y avait le sida
40:06il y avait aussi
40:07beaucoup de problèmes
40:11pourquoi est-ce que
40:12là aujourd'hui
40:12c'est plus dur
40:14en fait je pense
40:15que quand on était
40:15quand on avait 20 ans
40:18moi je suis de 72
40:19donc il y a 30 ans
40:22on grandissait
40:23le monde s'ouvrait
40:24au fur et à mesure
40:25qu'on grandissait
40:26c'est à dire que
40:26plus on grandissait
40:27plus on était armé
40:28pour encaisser les choses
40:29aujourd'hui
40:30avec les réseaux sociaux
40:31et aussi avec les algorithmes
40:32qu'on ne connait pas
40:33c'est à dire
40:34qu'on ne sait pas vraiment
40:36j'ai ma fille Annick
40:37elle fait un travail
40:37là-dessus
40:38justement sur
40:40sur
40:40sur
40:41cette opacité
40:42en fait
40:42qui fait qu'il y a
40:43tous ces revenus
40:44qui sont générés
40:45aussi avec la tension
40:46ils prennent tout
40:47en pleine face
40:48en fait
40:48nous on éteignait la télé
40:49ou la radio
40:50exactement
40:51où nos parents d'ailleurs
40:52éteignaient la télé
40:53ou la radio
40:53et on pouvait être
40:54préservés d'une certaine façon
40:56et puis c'est un flot
40:58d'informations
40:58c'est à dire que
40:59les moindres choses
41:00c'est pas à l'échelle
41:03de ce qu'on est
41:04entre guillemets
41:04humainement capable
41:05d'absorber par jour
41:06c'est trop
41:07et puis il y a ça
41:08donc il y a toutes ces infos
41:09et en plus
41:11moi je mettrais ça aussi
41:12en parallèle
41:13avec la baisse des natalités
41:15et des naissances
41:15quand vous regardez un peu
41:17ce qui se passe aujourd'hui
41:18entre les problèmes
41:19d'environnement
41:20les risques de guerre
41:21etc
41:21si vous avez un jeune
41:23justement
41:23qui s'informe un peu
41:25qui écoute
41:25bah c'est compliqué en fait
41:28c'est anxiogène en fait
41:29c'est très anxiogène
41:30et pour des enfants
41:31qui seraient un peu fragiles
41:32effectivement
41:33bah qui seraient fragiles
41:34ou même
41:35il n'y a qu'à voir
41:36cette baisse de natalité
41:37c'est compliqué
41:39c'est
41:40et en fait
41:41ce que je me demande parfois
41:42et c'est pour ça
41:43que je suis très
41:44vénérative
41:44de mes filles
41:46et de leurs amis
41:47parce que c'est des jeunes
41:48moi je vois
41:49mes deux
41:49elles sont très volontaires
41:53elles vont de l'avant
41:54malgré toute cette conscience
41:56qu'elles ont
41:56des difficultés
41:58c'est que peut-être
41:59plus que nous
42:00ils se demandent
42:00après quoi on court
42:02c'est-à-dire que
42:02est-ce que en fait
42:03nos vies
42:03moi un jour
42:04je vais vous dire
42:05mes filles m'ont dit
42:06mais maman
42:07ta vie elle nous fait pas
42:08très envie
42:08alors j'ai été très surprise
42:10mais c'est vrai que
42:12ils se posent davantage
42:13de questions
42:13et c'est peut-être
42:14c'est peut-être compliqué
42:16justement
42:16parce qu'ils remettent
42:18peut-être
42:18les compteurs à zéro
42:19et qu'ils veulent donner
42:20un sens à tout ça
42:21exactement
42:22en tout cas
42:23je trouve que
42:24la pire des choses
42:25ce serait
42:26de dire
42:27que c'est de leur faute
42:29Karine
42:30restez avec nous
42:31si vous le voulez bien
42:31on va poursuivre
42:32les échanges
42:32on a retrouvé
42:33Marie
42:34à tout de suite
42:3612h30
42:3714h
42:37les auditeurs ont la parole
42:39avec Amandine Bégaud
42:43jusqu'à 14h
42:46les auditeurs ont la parole
42:48Amandine Bégaud sur RTL
42:51et on continue
42:52d'évoquer le mal-être
42:53des jeunes
42:54avec ces chiffres
42:55car RTL vous dévoilait
42:56ce matin
42:5629% des 15-29 ans
42:58qui se sentent seuls
42:5930% d'entre eux
43:00qui disent avoir
43:02des problèmes
43:02de santé mentale
43:03bonjour Bernard
43:05oui bonjour
43:06vous nous appelez
43:06d'où Bernard ?
43:08je vous appelle
43:08de l'Essonne
43:09et ces chiffres
43:10ils ne vous ont pas surpris
43:11j'ai l'impression
43:11non pas vraiment
43:12non pas vraiment
43:13parce que
43:14je suis grand-père
43:16j'ai 78 ans
43:17j'ai 5 petits-enfants
43:19dont 4
43:20sont entre 17 et 22 ans
43:23proches de mes petits-enfants
43:24j'essaie de maintenir
43:25le contact au maximum
43:27j'essaie de ce contact
43:28avec eux
43:28mais je ne suis pas surpris
43:30parce que
43:30la période est anxiogène
43:32parce que
43:33parce qu'on ne leur trace pas
43:35on ne leur parle pas
43:37vraiment de leur avenir
43:39aussi bien
43:40l'éducation nationale
43:41qu'au niveau du gouvernement
43:43ils n'ont pas
43:45de vision d'avenir
43:46ils ont le sentiment
43:46que c'est une gestion
43:47au jour le jour
43:48et qu'ils doivent se débrouiller
43:50par eux-mêmes
43:51mon petit-fils par exemple
43:53qui voulait faire des études
43:54qui fait des études de kiné
43:55a été obligé
43:57de partir en Espagne
43:58parce qu'il n'y avait pas de place
44:01en France ?
44:01non parce qu'en France
44:02c'est une année de plus
44:04la première année doit être
44:05l'année de médecine
44:06qui est une année
44:07extrêmement éliminatoire
44:08et c'est après seulement
44:10pour le système français
44:11qu'on peut envisager
44:13des études de kiné
44:15alors qu'en Espagne
44:16il est rentré
44:17dès sa première année
44:18tout de suite
44:19aux études de kiné
44:20mais le fait d'être
44:22d'être en Espagne
44:23loin de la famille
44:25même si
44:26il est en colocation
44:28il a des copains
44:30mais il est quand même
44:30isolé
44:31il est quand même
44:31coupé de sa famille
44:32il est coupé d'informations
44:34et
44:36il ne sait pas
44:37comment
44:38après avoir eu son diplôme
44:40comment
44:40comment il pourra
44:41exercer
44:42est-ce qu'il ira vers le milieu
44:44hospitalier
44:44il se pose trop de questions
44:46beaucoup trop de questions
44:47question que ce ne se posait pas
44:49vos enfants
44:50puisque comme
44:50vos petits-enfants
44:52on peut peut-être comparer
44:53non pas du tout
44:54pas du tout
44:56ma fille qui a maintenant
44:5753 ans
44:58qui est la mère
44:59de mes trois petits-enfants
45:00enfin trois de mes petits-enfants
45:02elle savait ce qu'elle voulait faire
45:05c'était
45:05c'était tracé
45:06c'était
45:07et puis
45:07et puis à l'époque
45:09c'était pas un algorithme
45:11qui décidait de leur avenir
45:12parce que là
45:13si
45:13si on voit
45:15objectivement
45:16les choses
45:17le système de parcoursup
45:18j'ai une petite fille
45:19qui est dedans en ce moment
45:22c'est que c'est un algorithme
45:23qui décidera de son avenir
45:24c'est
45:26ça l'effraie quelque part
45:28elle a
45:29elle a de bons rapports
45:30avec ses profs
45:31elle
45:31elle a une
45:32une scolarité normale
45:34elle n'est pas dans les meilleurs
45:35pas dans les plus mauvaises
45:36mais son avenir
45:37elle voudrait faire du journalisme
45:39elle voudrait
45:41passer par la communication
45:42mais c'est compliqué
45:43c'est
45:44c'est horrible
45:45c'est
45:45c'est vraiment
45:47voilà
45:48une de mes petites filles
45:48à Montpellier
45:49a voulu
45:50voulu être infirmière
45:52elle veut toujours
45:52d'ailleurs être infirmière
45:54premier souhait
45:55Montpellier
45:56normal
45:56puisqu'elle est à côté
45:58oui
45:58mais
45:59elle est à Nîmes
46:00ah oui
46:01elle est à Nîmes
46:02donc
46:03ce qui veut dire
46:04colocation
46:05ce qui veut dire
46:05des frais bien sûr
46:06pour les parents
46:07mais aussi
46:08de l'isolement
46:10et puis
46:11se retrouver
46:12effectivement
46:13confronté
46:13à la vie
46:15peut-être pas au même âge
46:17effectivement
46:18merci beaucoup Bernard
46:19pour votre témoignage
46:20Olivier bonjour
46:22oui bonjour
46:23et vous dirigez une association
46:26oui j'ai dirigé des associations
46:27pendant longtemps
46:28oui
46:28des associations en lien avec les jeunes
46:30ou rien à voir
46:30avec les jeunes
46:31exactement
46:31avec les jeunes
46:32et l'activité sociale
46:33et les parents
46:34et
46:35et l'éducation populaire
46:36et on faisait le même constat
46:37et
46:38l'INJEP
46:39qui est l'institut national
46:40sur la question
46:41tire la sonate d'alarme
46:43enfin
46:43d'écriver depuis plus longtemps
46:44est-ce qu'il nous permet
46:45de nous tirer la sonate d'alarme
46:46sur ce constat là
46:48en fait
46:49de tout ce qu'on entend
46:50et
46:50je
46:51je suis du même avis
46:52que les autres auditeurs
46:54de tout ce qu'on entend
46:55c'est qu'on a eu pensé
46:56que le lien social
46:58que le fait de se sentir bien
46:59et de vivre ensemble
47:00était quelque chose
47:01d'inné
47:01et en fait
47:02ça se construit
47:03c'est une question d'éducation
47:04et c'est des compétences
47:05à acquérir
47:06pour créer le lien
47:06en début de l'heure dernier
47:08vous disiez
47:09la petite jeune étudiante
47:10disait que
47:11elle était en difficulté
47:12à la fac
47:13pour créer du lien
47:13avec ses amis
47:16je reprends le cas
47:17des enfants
47:18et de Karine
47:18et de Marie
47:19qui sont avec nous
47:20et qui ont été confrontés
47:21directement à ces problèmes là
47:22dans les deux cas
47:23que ce soit
47:24le fils de Marie
47:25ou la fille de Karine
47:26ce sont des enfants
47:27qui faisaient des activités
47:28qui étaient hyper sociabilisés
47:31je ne sais pas
47:32si l'ampleur du phénomène
47:34se résume
47:34à des cas
47:36identifiés
47:36comme ceux-là
47:37où il y a toujours
47:38des cas un peu isolés
47:39ou difficiles
47:40bien sûr
47:41mais globalement
47:43quand même
47:43le chiffre est tellement
47:45une ampleur importante
47:46qu'il faut le mettre
47:47avec la masse correspondante
47:48et la masse
47:49c'est que
47:50les participants
47:52au colo
47:52au séjour touristique
47:53au séjour
47:54au club sportif
47:55a été divisé
47:56depuis les années 60
47:57il y a un fléchissement
47:58au quotidien
47:59il y a encore
48:00300 000 gamins en moins
48:01sur les dix dernières années
48:02donc ça veut bien dire
48:03qu'il y a un isolement
48:05qui est réel
48:06parce que les gamins
48:07sont plus confrontés
48:08au collectif
48:09il faut vivre ensemble
48:09à créer ce bouclier
48:11en fait
48:11qui permet
48:11de résister
48:13oui c'était aussi
48:14une façon de se construire
48:15c'est une façon
48:16de se construire
48:17c'est une façon
48:18de faire société
48:18c'est aussi une façon
48:19d'apprendre à débattre
48:21d'apprendre aux échanges
48:22et puis d'avoir
48:23des références
48:25c'est aussi
48:25d'avoir
48:26une des mamans
48:27disait
48:28le monde va trop vite
48:29et en effet
48:29les informations
48:30sont trop lourdes
48:31à porter
48:32si vous avez
48:33des références
48:34qui sont intemporelles
48:34on peut parler
48:36des scouts
48:36on peut parler
48:36des clubs sportifs
48:37on peut parler
48:38des mondes
48:38de la compétition
48:39y compris
48:41sportive
48:42ça vous crée
48:43des liens
48:44qui sont hors du temps
48:46merci beaucoup
48:46Olivier
48:47je suis obligée
48:48de vous couper
48:48parce qu'on arrive
48:49à la fin de cette émission
48:50mais c'était important
48:51aussi de vous entendre
48:52je m'excuse auprès de Didier
48:53qu'on n'a pas eu le temps
48:54de prendre dans un instant
48:55l'heure du crime
48:55de l'heure du crime
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