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À quelques jours du premier tour, huit candidats confrontent leurs idées autour des principaux sujets qui façonnent la vie quotidienne des stéphanoises et stéphanois. Ce débat évènement permet aux téléspectateurs de mieux comprendre les projets défendus par les candidats pour ces élections municipales. Le débat est animé par Sylvain Carceles (TL7) et Quentin Calmet (Public Sénat), avec la participation des candidats suivants : Romain Brossard, liste "Lutte ouvrière - Le camps des travailleurs", Marc Chassaubéné, liste "Grandir, vivre, transmettre à Saint-Etienne", Dino Cinieri, liste "Ensemble pour Saint-Etienne", Corentin Jousserand, liste "Retrouver Sainté" , Régis Juanico, liste "Rassembler Saint-Etienne", Siham Labich, liste "Coeur Stéphanois", Eric Le Jaouen, liste "Relevons Saint-Etienne", Valentine Mercier, liste "Saint-Etienne insoumise". Année de Production :
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00:13Bonjour à tous et bienvenue sur nos antennes de TL7 et de Public Sénat, je suis ravi d'être avec
00:18vous pour ce débat des municipales 2026.
00:22Bonjour Sylvain Carcelès.
00:23Bonjour Quentin, bonjour à toutes et tous, bienvenue sur TL7 et Public Sénat et bienvenue à Saint-Etienne, la capitale
00:29du département de la Loire et dans la capitale du football évidemment.
00:32Une ville qui se transforme depuis plusieurs décennies, ancien grand bassin minier et industriel, 173 000 habitants environ aujourd'hui,
00:4014ème ville de France Saint-Etienne.
00:42Et pour relancer sa dynamique, la ville s'appuie sur plusieurs atouts, un vaste tissu de TPE, PME, aussi une
00:49vie étudiante très forte, près de 30 000 étudiants.
00:51Depuis plus de 30 ans, Saint-Etienne fait aussi du design l'une de ses signatures jusqu'à devenir ville
00:56design UNESCO.
00:58Avec plus de 400 000 habitants à l'échelle de Saint-Etienne métropole, elle fait face évidemment à plusieurs enjeux
01:03majeurs, l'attractivité, la transformation des quartiers, les mobilités et la qualité de vie, Quentin.
01:09Oui, à Saint-Etienne, il y a huit candidats, tête de liste à l'élection municipale.
01:13Je précise que vous êtes placé et présenté par ordre alphabétique.
01:18Vous êtes nombreux, donc nous vous prierons d'être concis dans vos réponses à ce débat, sachant aussi que vos
01:23temps de parole sont chronométrés.
01:25Avec nous, Romain Brossard, bonjour.
01:27Bonjour.
01:27Vous êtes candidat pour Lutte Ouvrière, c'est votre 3ème campagne municipale consécutive.
01:31Marc Chassaud-Béné, vous êtes l'actuel premier adjoint de Saint-Etienne, après avoir été adjoint à la culture.
01:37Également avec nous, Dino Signeri, bonjour.
01:39Vous êtes ancien député, tête de liste de l'Alliance de la droite et du centre qui va des Républicains
01:43en partie radicale de gauche,
01:45en passant par l'UDI Renaissance et le Modem.
01:47Corentin Joussran, vous êtes tête de liste Rassemblement National UDR.
01:50Bonjour.
01:50Et face à vous, messieurs, Régis Juanico, chef de file du Parti Socialiste et d'une union de la gauche
01:55et des écologistes.
01:57Siam Labiche, vous êtes l'actuelle deuxième adjointe au maire, en charge de la politique de la ville et candidate
02:02indépendante sans étiquette.
02:04Éric Lejahouen, vous êtes candidat soutenu notamment par Horizon.
02:08Et enfin, Valentine Mercier, vous êtes candidate de la France Insoumise à Saint-Etienne pour ses élections.
02:12Alors, vous êtes tous les 8 candidats à la succession de Gaël Perdriot.
02:16L'actualité politique des dernières années, des derniers mois, autant à Saint-Etienne qu'au plan national, a été marquée
02:21par l'affaire du chantage à la sex tape.
02:24Cela a eu un retentissement très fort.
02:26Gaël Perdriot a été condamné à 5 ans de prison, dont 4 en ferme, 5 ans d'inégibilité.
02:31Il a fait appel, libéré hier sous contrôle judiciaire jusqu'à son nouveau procès en juin.
02:36Je voulais d'abord vous interroger sur la façon dont la ville peut tourner la page de cette affaire.
02:40Comment avancer désormais Romain Brossard ?
02:44Oui, alors Saint-Etienne, je viens de le dire, c'est 20% de chômage.
02:47C'est 30% de pauvreté, c'est une ville pauvre, où de plus en plus de gens sautent des
02:51repas, où on ne peut plus se chauffer l'hiver.
02:53Et vu la hausse des prix, en particulier du prix de l'essence, ces derniers jours, ça va encore s
02:57'aggraver.
02:57C'est des licenciements, comme à ZF Novasco, Casino, à ZF Mécacentre, pardon.
03:03Alors effectivement, j'entends beaucoup que M. Perdriot a dégradé l'image de la ville.
03:07Alors je suis très loin d'être un ami de M. Perdriot, et moi je ne l'ai jamais été.
03:10C'est un délinquant, oui, comme d'ailleurs un certain nombre de dirigeants ou de dirigeantes, d'un certain nombre
03:15de représentants de parti ici d'ailleurs.
03:17Bon, mais M. Perdriot, c'est un petit joueur comparé au Bernard Tapie d'hier et au Jean-Charles Nauri
03:23d'aujourd'hui.
03:24Jean-Charles Nauri, c'est le concentré de la pourriture du capitalisme.
03:28Il a jonglé tout seul, avec des milliards sans contrôle, et après il s'est fait manger par plus gros
03:33que lui,
03:34et il a entraîné dans sa chute des magasins et des milliers de salariés.
03:37Alors oui, il faut que dans les quartiers populaires, dans la ville, dans les entreprises, les travailleurs, les habitants, ils
03:42aient la réalité du pouvoir.
03:44Pas les capitalistes, pas les politiciens plus ou moins véreux, qui de toute façon sont au final au service des
03:50riches.
03:50Vous savez, c'est la raison d'être de notre liste, nous on est une liste de travailleurs, de salariés.
03:54Il n'y a pas de bourgeois, il n'y a pas de politiciens professionnels, et nous on est là
03:58pour dire,
03:58nous les travailleurs, il faut qu'on prenne nos affaires en main nous-mêmes.
04:01Marc Chassaud-Béné, est-ce que vous assumez une forme de continuité locale après la période Périllon ?
04:06Oui, totalement, puisqu'on est très fiers de ce bilan.
04:10Saint-Etienne a gagné des habitants, a gagné des étudiants, a gagné des investisseurs,
04:13donc c'est un bilan dont on est extrêmement fiers.
04:16Moi je suis assez choqué par des postures comme celle qui vient d'être tenue à ma droite,
04:20puisque je suis très respectueux et j'ai toujours tenu la même posture de l'état de droit.
04:24Il y a des principes fondamentaux de notre République,
04:26et c'est toujours très embêtant quand des élus alimentent finalement les haines,
04:33alimentent l'inquiétude.
04:35Monsieur Perdriot, vous en êtes très bien dérouillé.
04:38Je parle de respect, ça tombe bien.
04:40Les respects fondamentaux de notre République, c'est la présomption d'innocence,
04:43c'est une procédure en cours, et je crois que c'est aussi de la responsabilité,
04:46tant à l'échelle nationale que locale, de garder beaucoup de mesures,
04:49et c'est vraiment la ligne de conduite qui a été la mienne, la nôtre depuis longtemps.
04:54Monsieur Signer.
04:54Nous, pour ce qui nous concerne, on veut tourner une page du passé,
04:58et on veut se propulser sur l'avenir.
05:00On ne fait pas campagne contre un homme, ni contre une équipe sortante,
05:02nous on fait campagne pour les Stéphanois et les Stéphanoises.
05:05Cela va faire trois ans, trois ans qu'on n'a plus aucun ministre qui veut venir à Saint-Étienne.
05:10Et aujourd'hui, il va falloir renouer la confiance, la confiance au plus haut niveau,
05:15c'est-à-dire au niveau national, au niveau régional, au niveau départemental, et au niveau métropolitain.
05:21Alors pour ce qui nous concerne, nous, au jour d'aujourd'hui,
05:24on entend, on écoute les Stéphanois.
05:27Ce matin, j'étais sur le marché de Bellevue,
05:29et les Stéphanois nous disent qu'on ne reconnaît plus notre huile.
05:32Saint-Étienne, l'image de Saint-Étienne, est ternie.
05:35L'image de Saint-Étienne, aujourd'hui, est isolée.
05:39Saint-Étienne est dans une impasse.
05:41C'est pour cela qu'il faut recréer la confiance au plus haut niveau.
05:44Antoine Jusserand, vous faites campagne notamment sur le changement d'image de la ville.
05:47Quelles sont vos propositions exactement ?
05:49Je pense qu'on a suffisamment commenté l'affaire Perdriot,
05:51que maintenant il faut aller de l'avant.
05:52Moi, je suis un amoureux du débat public et de la démocratie,
05:54et j'espère qu'on pourra profiter, et je trouve que ça fonctionne,
05:57de cette élection pour raccrocher les Stéphanois au débat démocratique.
06:01Et j'appelle les gens, les Stéphanois,
06:04qu'ils votent à gauche, à droite ou qu'ils votent blancs,
06:06à venir aux urnes le 15 et 22 mars,
06:08pour montrer qu'ils se saisissent de nouveau de ce débat démocratique.
06:11Je pense qu'il faut en tirer les conclusions,
06:13et qu'il faut proposer des éléments pour réinsérer les Stéphanois
06:16dans la vie publique, à partir du 22 mars.
06:19Ça veut dire, par exemple, les consulter,
06:20lorsqu'on fait un grand projet à Saint-Etienne.
06:23Ça veut dire aussi leur donner un droit de pétition.
06:25À partir de 10 000 signatures,
06:27nous garantissons aux Stéphanois
06:28d'aborder le sujet de leur pétition en conseil municipal.
06:31Et je pense que c'est par ces outils
06:33qu'on va réintéresser les Stéphanois au débat démocratique,
06:36et qu'on redeviendra une ville qui produit et qui va de l'avant.
06:39Gilles Jean-Nicot, pendant la campagne,
06:41vous avez parlé de relever la ville.
06:42Oui.
06:43Notre ville Saint-Etienne, elle a besoin d'apaisement.
06:47Notre ville Saint-Etienne, elle a besoin de sérénité.
06:50Oui, l'image de la ville a été durablement abîmée.
06:54Un maire sortant qui est condamné à 5 ans de prison,
06:58c'est du jamais vu dans l'histoire de la vie politique française.
07:02Et donc, on a besoin aujourd'hui que les Stéphanoises
07:04et les Stéphanois retrouvent une fierté collective.
07:08Alors, pour cela, le chantier, il va être titanesque.
07:12Et le futur maire, la future maire, son équipe municipale,
07:15vont avoir un chantier énorme pour redresser, effectivement, la ville.
07:21Mais nous avons des atouts considérables.
07:23Nous avons des atouts considérables, et notamment les Stéphanois eux-mêmes.
07:27Et moi, ce que je dis, c'est que les Stéphanois et les Stéphanoises me connaissent
07:31depuis longtemps.
07:32Ils savent qu'ils peuvent me faire confiance.
07:34Ils savent que j'ai une équipe solide.
07:36Et nous avons un projet pour cela.
07:37La Biche, quel est votre chemin ?
07:40Quel chemin est-ce qu'il s'est pour Saint-Etienne désormais ?
07:43Alors, oui, effectivement, cette affaire a marqué notre ville
07:46durant un certain nombre d'années.
07:48Mais là, justement, l'enjeu, c'est de...
07:50L'aide de la justice appartient à la justice.
07:52Il nous appartient désormais à avancer.
07:55Ce que veulent clairement les Stéphanois et les Stéphanoises aujourd'hui,
07:58c'est qu'on s'occupe d'eux, qu'on s'occupe de la ville,
08:01qu'on s'occupe de leurs premières préoccupations,
08:03et de faire en sorte de rendre notre ville plus attractive, plus fière.
08:07Et pour pouvoir y parvenir, il faut tout simplement poursuivre le travail,
08:12être à l'écoute des Stéphanoises et des Stéphanois,
08:14parler d'éducation, parler de sécurité, parler de développement durable,
08:17parler d'aménagement de la ville, de logement, de commerce.
08:20C'est ce qu'ils attendent.
08:21Retisser de la confiance, ça passe par nous, les futurs élus.
08:26Avec le Jawan, comment faire pour changer l'image de la ville ?
08:29Moi, je suis un entrepreneur.
08:31Je ne me présente pas à Saint-Etienne pour commenter ce qui s'est passé,
08:34je me présente parce que je refuse de voir la ville continuer à s'enfoncer,
08:38alors qu'elle a des atouts formidables.
08:41Je trouve que depuis trop d'années, on gère le déclin,
08:45plutôt que de préparer l'avenir à Saint-Etienne.
08:48Donc nous, on a un projet qui est clair,
08:51c'est d'abord remettre la ville au travail,
08:53c'est ensuite remettre de l'ordre dans la ville,
08:55et c'est enfin protéger les Stéphanois,
08:57et en particulier les plus fragiles d'entre eux.
09:00On n'est pas dans une ville qui manque d'atouts,
09:02on est dans une ville qui manque d'un cap clair,
09:04et c'est le cap qu'on souhaite définir pour Saint-Etienne.
09:07Valentin Mercier,
09:08quels regards à ce que vous portez sur la sortie de crise à Saint-Etienne ?
09:11Alors là, on parle beaucoup d'images,
09:13mais ce n'est pas seulement l'image qui s'est dégradée,
09:15c'est aussi et surtout le quotidien des habitants et des habitantes,
09:18et les conditions de travail des agents de la mairie
09:20qui ont beaucoup souffert dans ces dernières années.
09:23Donc nous, on considère effectivement qu'il est urgent
09:26d'avoir un renouvellement du personnel politique à Saint-Etienne,
09:29c'est pourquoi on est fondamentalement contre le cumul des mandats.
09:33Il n'y a pas de politicien ou de politicienne professionnelle dans notre équipe,
09:37et on considère que les élections,
09:39ce n'est pas un blanc-seing donné aux élus.
09:42La confiance déclarée ne suffit pas,
09:44il faut aussi des mesures institutionnelles.
09:46On donnera le pouvoir à la population tout le long du mandat
09:50par des dotations significatives au conseil de quartier,
09:53par le référendum d'initiative citoyenne,
09:55par le référendum révocatoire,
09:57et par des commissions consultatives
10:00qui pourront avoir un pouvoir de décision.
10:03Allez, mesdames et messieurs,
10:04merci beaucoup pour ce premier tour de table.
10:05Je vous propose de parler à présent de sécurité, évidemment.
10:07La sécurité est aujourd'hui l'une des préoccupations majeures des habitants.
10:10Elle s'impose comme l'un des thèmes centraux
10:12pour chaque débat de chaque campagne municipale
10:14dans chaque ville de France.
10:16À Saint-Dès-Sienne, la ville compte aujourd'hui
10:17environ 200 policiers municipaux,
10:19plus de 430 caméras de vidéosurveillance.
10:21Des drones, des chiens, des trottinettes,
10:23des alarmes individuelles,
10:24redéploiement des forces de l'ordre,
10:26à gauche comme à droite,
10:27vous vous êtes emparé de la sécurité
10:28avec différentes propositions.
10:30La sécurité au sens large s'invite donc dans ce débat.
10:33Régis Jouanico, la sécurité,
10:35c'est même votre première préoccupation,
10:36c'est-à-dire que ça figure en une quasiment
10:38de votre programme.
10:39Quelles sont les grandes lignes,
10:41quelles sont les grandes propositions que vous faites ?
10:42Une police municipale de proximité,
10:44au contact des habitants,
10:46notamment dans les quartiers,
10:48avec des antennes de proximité.
10:50Aujourd'hui, oui, il y a suffisamment
10:52de policiers municipaux,
10:53mais il n'y en a que 100 en permanence sur le terrain.
10:56Donc au lieu d'être en patrouille,
10:58notamment dans des véhicules,
10:59nous proposons qu'ils soient beaucoup plus à pied,
11:01à vélo, au contact de nos concitoyens.
11:03Et puis nous voulons aussi une brigade environnementale
11:06pour pouvoir aujourd'hui aussi verbaliser
11:08les inséphilités concernant tout ce qui concerne
11:11les déchets, par exemple,
11:12les mégots, les déjections canines.
11:16Cette brigade environnementale avait été supprimée
11:18par M. Pendreillot.
11:21Et puis la brigade de sécurisation
11:23des transports en commun,
11:24c'est une très très bonne idée
11:25que l'État a apportée à Saint-Étienne.
11:27Vous voulez renforcer ce dispositif ?
11:28Tout à fait, avec des réservistes gendarmes,
11:30avec des réservistes policiers nationaux
11:32qui vont patrouiller
11:33et essayer de lutter notamment
11:35contre le phénomène de vol avec violence
11:37qui s'est multipliée à Saint-Étienne
11:40ces derniers mois.
11:41Mais donc on ne recrute pas de policiers nouveaux,
11:42on réorganise ?
11:43A priori, on réorganise.
11:44Il y a la brigade environnementale,
11:46mais ça ne doit pas être des policiers municipaux,
11:48c'est des guerres champêtres, en fait,
11:49qui puissent verbaliser.
11:51Et puis, bien évidemment,
11:53on maintient aujourd'hui les effectifs tels qu'ils sont.
11:55Marc Chassolbenet, dans votre programme,
11:57vous proposez des solutions plutôt inédites,
12:01des bornes interactives,
12:02des alarmes individuelles.
12:04Ça passe par ça, pas plus de policiers municipaux,
12:06mais de nouveaux dispositifs
12:07mis à la disposition des Stéphanois ?
12:09Alors ça peut être aussi, effectivement,
12:11renforcer les effectifs sur l'espace public,
12:13mais ça n'est pas, en tout cas,
12:14créer plus de brigades,
12:15puisque plus on crée de brigades
12:16et plus, en fait, on déshabille
12:18nos effectifs sur le terrain.
12:20Donc ça veut dire, effectivement,
12:21sans doute une présence accrue à pied, à vélo
12:23et des réorganisations en thème d'horaire,
12:25notamment le soir, de 20h à 3h du matin.
12:28Il faut savoir qu'on a triplé le nombre de caméras,
12:30qu'on a doublé le nombre de policiers
12:32sur l'espace public,
12:33qu'on les a équipés de pistolets, de tasers.
12:35Et on est aujourd'hui la quatrième ville de France
12:37qui consacre le budget le plus important à la sécurité.
12:40Et pourtant, le sentiment d'insécurité reste...
12:41Et pourtant, le sentiment d'insécurité reste présent.
12:44Et c'est pour ça que j'ai proposé ces dispositifs
12:45sur l'espace public,
12:47parce que Saint-Etienne n'est pas une ville
12:48qui est particulièrement exposée
12:49à des grands phénomènes
12:51qu'on peut voir dans d'autres villes.
12:52Il faut être objectif,
12:53et la préfecture a rappelé ces chiffres.
12:55Mais il y a des phénomènes nouveaux
12:57auxquels il faut s'adapter,
12:58notamment des agressions sur les personnes,
12:59et pour lesquels, eh bien,
13:01on peut mettre en place
13:01ces bornes pour une réactivité immédiate,
13:03ces alarmes qui permettent de réagir
13:05dans des situations où on est totalement paralysé.
13:07Donc ça, ce serait nouveau.
13:08Ça va apparaître dans le paysage urbain.
13:10Exactement.
13:11Et puis, c'est aussi développé,
13:12par exemple, les caméras nomades
13:14qui permettent de ne pas laisser s'installer
13:15des poches, soit de narcotrafic,
13:17soit de diverses...
13:18J'ai plusieurs, d'ailleurs,
13:18à proposer des caméras nomades.
13:19...sur l'espace public.
13:20C'est un très, très bon dispositif.
13:22Et puis, c'est renforcé la prévention aussi,
13:24parce qu'on parle de répression.
13:25Mais on voit que ce sont des publics très jeunes
13:26qui s'adonnent à ces agressions,
13:27et ça veut dire faire intervenir nos policiers
13:29dans les écoles
13:30pour réintroduire le respect du civisme.
13:32Vous voulez répondre, Régis,
13:33Jean-Nicot, sur le coût de tels dispositifs,
13:35les bornes et les alarmes ?
13:36C'est très rapidement, oui.
13:37Ce n'est pas une nouveauté,
13:38puisque ce sont des dispositifs
13:40qui existent dans beaucoup de villes.
13:41À Nice, notamment,
13:42lors de l'attaque de la Basilique en 2020,
13:43ces bornes avaient été utilisées.
13:45Donc, c'est quelques centaines de milliers d'euros
13:47au fur et à mesure du mandat
13:48pour équiper nos places
13:50sur des dispositifs qui sont déjà existants.
13:51Merci.
13:51Une simple application sur téléphone mobile,
13:55mobilisée, suffit à faire l'alerte,
13:56pas besoin d'avoir des bornes.
13:57Écoutez, M. Jean-Nicot,
13:57je vous invite, en cas d'agression,
13:58à sortir votre téléphone,
13:59à chercher l'application à Montpellier.
14:01C'est ce qui se fait à Montpellier.
14:02C'est un débat huit,
14:03on va prendre nos dinosinieries.
14:04C'est ce qui se fait à Montpellier.
14:04M. Jean-Nicot,
14:05vous demandez plus de vidéosurveillance,
14:08la création d'une brigade canine,
14:10brigade cynophile.
14:10Oui, pourquoi ?
14:11D'abord, aujourd'hui,
14:13les Stéphaneurs ont peur.
14:15La preuve, c'est qu'on a été invités
14:18dernièrement dans le quartier de Bergson.
14:20On a été invités par une dizaine de résidents
14:22qui nous ont reçus en réunion
14:25dans une cave,
14:27parce qu'ils avaient peur,
14:28à Bergson,
14:29donc on les a entendus,
14:31on les a écoutés.
14:32Et les propositions ?
14:33Et les propositions sont les suivantes.
14:35Un, on veut absolument nous mettre
14:37une brigade canine municipale.
14:39Donc, deux, on veut de la vidéo,
14:41on veut compléter et améliorer
14:42le système de surveillance.
14:44Trois, on veut créer
14:46une brigade canine d'intervention.
14:47Pour quel type d'intervention,
14:49la brigade canine ?
14:50En cas d'agression,
14:51en cas de,
14:52notamment sur des,
14:54on a parlé des incivilités,
14:56dernièrement,
14:56on a pu constater que dans la presse,
14:59que 50% des incivilités
15:01étaient faites aujourd'hui sur le terrain.
15:04Ce qu'il faut aussi, surtout,
15:06c'est avoir une vidéo surveillance
15:07qui soit 24 heures sur 24
15:09à l'appui des caméras.
15:12Et puis, il nous faut des caméras nomades,
15:13de manière à ce que,
15:15lorsqu'on a un deal,
15:16qu'on puisse le faire.
15:16Par contre,
15:17je voudrais juste rajouter...
15:18Très vite, s'il vous plaît.
15:19Pardon ?
15:19Très vite, allez-y.
15:20Je voudrais rajouter une chose.
15:22Au cours de chaque...
15:23Depuis deux mois,
15:25on fait des tournées de nuit.
15:27Et on voit,
15:27dans les quartiers difficiles,
15:29on a pu constater les rodéos de moto,
15:31les rodéos de voiture.
15:33On a vu les points de deal.
15:34Donc, on redéploie des policiers
15:35présents la nuit ?
15:36Oui, absolument.
15:37Absolument,
15:37puisqu'on fera du 24 sur 24, nous.
15:39On aura 24 heures sur 24,
15:41notamment les fins de semaine.
15:42Merci.
15:42Et en plus,
15:43on a rencontré un jeune dealer
15:45de 13 ans,
15:46qui me disait aujourd'hui
15:48« Trouvez-moi un job
15:49où je gagnerai 200 euros
15:51en deux heures. »
15:52On est sur les compétences
15:53un peu plus régalées.
15:56Comment t'ajouter ?
15:57Comment mieux assurer la sécurité
15:59et combattre ce sentiment
16:00d'insécurité à Saint-Etienne ?
16:02Alors moi,
16:02je suis content de voir
16:03que tout le monde se saisit
16:04du sujet de l'insécurité.
16:06Mais je voudrais simplement dire
16:07que ce n'est pas un sentiment
16:08d'insécurité,
16:09M. Chasse-Aubéné.
16:10C'est vraiment une insécurité
16:12au quotidien pour les Stéphanois.
16:13Pas plus tard qu'hier,
16:14les boutiques Paul et Pocahawk,
16:16de la place du peuple
16:18ont été cassés au marteau.
16:19Elles n'ont pas pu ouvrir
16:20de la journée.
16:21Ça pourrit le quotidien
16:22des Stéphanois.
16:23Nos propositions.
16:23Alors,
16:24nos propositions,
16:25je suis d'accord avec l'idée
16:26de faire une brigade canine.
16:28Nous souhaitons également
16:29faire une brigade montée,
16:31c'est-à-dire une brigade à cheval,
16:32parce que ça permet
16:33d'élever les policiers municipaux
16:34dans les places.
16:35Ça permet de les rendre visibles
16:36et ça crée du lien,
16:37et ça c'est important,
16:38entre la population
16:39et avec les gens.
16:40En plus,
16:41ce n'est pas forcément
16:41qu'une question de moyens.
16:42Donc on recrute
16:42ou on apprend
16:43à faire du cheval aux policiers ?
16:44On recrute des policiers
16:45qui savent monter,
16:46il y en a déjà
16:46qui savent monter
16:47parmi les 16 policiers municipaux.
16:49Moi, je veux garder
16:49à effectif constant
16:50la police municipale.
16:51On recrute quelques policiers
16:53qui savent monter,
16:53ils n'ont pas tous vocation
16:54à monter à cheval,
16:56et on achète des chevaux.
16:57C'est 45 000 euros,
16:58le cheval,
16:598 chevaux,
16:59on peut se le permettre.
17:01Et je veux aussi dire
17:02qu'il faut allouer
17:03tous les moyens
17:03qui sont dédiés aujourd'hui
17:05à la sécurité au sens large,
17:07à la lutte contre la délinquance.
17:08Aujourd'hui,
17:09on a des voitures
17:09lectrices de plaques
17:11qu'on appelle
17:11des voitures lapis
17:12qui vont aller sanctionner
17:14si vous dépassez
17:15de 3 cm
17:16de la ligne blanche
17:17ou si vous avez dépassé
17:19le rodateur de 5 minutes.
17:20Moi, je souhaite
17:21que ces voitures,
17:21elles soient réutilisées
17:23pour lire les plaques
17:24des délinquants
17:25et pour repérer
17:25les voitures des délinquants
17:27et aller les sanctionner.
17:28Merci beaucoup.
17:28Valentin, merci.
17:29Est-ce qu'il y a un consensus
17:30aussi avec LFI
17:31sur le fonctionnement
17:32de la police municipale
17:32et son importance ?
17:33Alors, on a un programme
17:35sur la sécurité,
17:36effectivement,
17:37ce n'est pas un sujet
17:38qu'on laisse à la droite
17:39et à l'extrême droite.
17:40Néanmoins,
17:40on a évidemment des solutions
17:41qui sont complètement différentes.
17:43Là, les adversaires
17:44proposent une surenchère
17:45de moyens aveugles,
17:48des drones,
17:48des chiens,
17:49des chevaux,
17:49des caméras,
17:5015 000 euros pièce.
17:51Nous, ce qu'on veut
17:52remettre au centre,
17:53c'est l'humain,
17:54une présence humaine
17:55que la droite a détruite
17:56et notamment,
17:57M. Sinéry,
17:58lorsqu'il était député,
17:59il a voté
18:00les baisses des effectifs
18:01de la police nationale,
18:02ce qui se répercute
18:03ensuite sur la ville.
18:05Donc, nous,
18:05on veut recentrer l'émission
18:07de la police municipale
18:09sur celles qui sont les siennes,
18:10à savoir la régulation,
18:12la médiation des conflits
18:14de basse intensité
18:15avec une formation
18:16à la désescalade
18:17pour les policiers municipaux,
18:19la régulation
18:19de la circulation routière
18:21et une présence
18:23en îlotage
18:24partout dans les quartiers
18:25avec des affectations stables
18:27des policiers
18:27qui connaîtront ainsi
18:28les habitants
18:30et on ne veut pas
18:31faire perdurer
18:33aussi le système
18:34de vidéosurveillance
18:35et c'est quelque chose
18:36qui nous distingue
18:36de M. Jouanico,
18:37il ne l'a pas dit
18:38mais il ne s'oppose pas.
18:40Désarmement de la police.
18:40Oui, désarmement,
18:42désarmement létale
18:42de la police
18:43puisque les nouvelles missions
18:45feront que les policiers
18:47municipaux
18:47n'auront pas besoin
18:48d'être armés,
18:49il faut qu'ils soient
18:49aussi formés
18:50aux problèmes psychiques
18:52puisque une grande partie
18:53de leurs interventions
18:54sont sur des personnes
18:55en crise psychotique
18:56et ces personnes-là
18:57ne méritent pas pour autant
18:58de mourir
18:58et de se faire tirer dessus.
19:00Merci beaucoup.
19:00Réponsez-nous.
19:03Simplement, nous ce qu'on souhaite
19:04c'est rassurer
19:05les Stéphanois
19:06et sécuriser
19:07et rétablir l'ordre.
19:08L'échéance
19:09ça fait encore plus peur
19:09M. Signeri.
19:10Si demain vous aviez
19:10vous les clés
19:11de la ville de Saint-Étienne
19:13c'est plus d'armes
19:14aux policiers,
19:15ce n'est plus de caméras
19:16mais plus de centaines
19:17de vidéos.
19:18Merci de M. Signeri.
19:19On poursuit,
19:19on va donner la parole
19:20à Siam Abdel.
19:21Merci beaucoup.
19:22Qu'est-ce que vous pensez
19:23de ce débat
19:23sur la police municipale
19:24et vous ?
19:25Que comptez-vous faire
19:26pour l'insécurité
19:27ou le sentiment d'insécurité ?
19:31Surenchère des propositions
19:32j'ai l'impression
19:33que quand on parle de sécurité
19:34c'est celui qui proposera
19:34le plus sensationnel
19:35la question qu'il faut vraiment poser
19:36c'est avec quand on va payer tout ça.
19:38Quand on voit les habitants
19:40les Stéphanoises
19:40et les Stéphanois
19:41et les commerçants
19:42vous savez ce qu'ils nous demandent ?
19:43Ils nous demandent
19:44d'avoir une police municipale
19:45plus visible
19:46et plus présente sur le terrain.
19:47Donc ce que je proposerais demain
19:49c'est de recruter
19:5030 policiers municipaux
19:51sans augmenter les impôts.
19:52Ça nous coûtera
19:531,3 million.
19:54Mais comment on se dit
19:54qu'on pense qu'elle est moins visible
19:55alors qu'on a plus de policiers municipaux
19:57Ça nous coûtera 1,3 million d'euros.
19:59On pourra mieux la déployer
20:00et au centre-ville
20:01et dans les quartiers.
20:02Il faut savoir
20:03qu'on a un centre de supervision urbain
20:04qui va être créé
20:05où on va avoir besoin
20:06de plus de policiers municipaux
20:07pour pouvoir regarder
20:09de façon simultanée
20:10les caméras de vidéoprotection
20:11et donc on aura plus de police à pied.
20:14Sans augmenter les impôts
20:16c'est extrêmement important.
20:17La deuxième chose
20:17c'est qu'on baillera davantage la ville
20:19avec l'installation
20:20de caméras de vidéoprotection
20:21qui soient fixes et mobiles
20:23pour bien surveiller la ville
20:25et protéger au mieux notre population.
20:27Il y en a 430 aujourd'hui.
20:28Et puis une dernière proposition
20:29extrêmement importante
20:30au-delà du plan Lumière
20:31les soirs que nous mettrons dans les rues
20:33c'est de ramener l'éducation
20:35à la citoyenneté.
20:36Parce qu'il y a un certain nombre de sujets
20:37qui permettra de traiter
20:39les questions de tranquillité publique
20:40sans que la justice ne puisse intervenir.
20:42C'est la convocation des parents
20:43lorsqu'un mineur commet
20:44des actes de dégradation importants
20:46pour un rappel clair à l'ordre public
20:49et puis l'installation
20:50de travaux d'intérêt général
20:51pour que cette sanction
20:52puisse être réparatrice
20:53et lutter contre la récidive
20:56au sein de notre ville.
20:58Romain Brossard en appelle
20:59200 policiers municipaux
21:00à Saint-Etienne actuellement.
21:02Est-ce qu'il faut recruter davantage ?
21:03Alors, l'insécurité.
21:05Moi, je voudrais dire un chiffre.
21:07Un chiffre, c'est 1300 morts.
21:091300 morts, c'est le nombre
21:10de morts au travail
21:10et qui ne compte que
21:11les salariés du privé.
21:13Ça ne compte pas le public,
21:13ça ne compte pas les artisans,
21:14ça ne compte pas les agriculteurs.
21:16La première des insécurités
21:17dont Pernod ne parle,
21:18c'est celle-là.
21:19Vous ne voulez pas revenir
21:20sur la sécurité ?
21:21Moi, je veux parler
21:22de l'insécurité que vivent
21:23des dizaines de milliers
21:24de gens dans la ville.
21:25C'est celle de perdre son boulot,
21:27c'est celle de ne pas pouvoir
21:27nourrir ses enfants,
21:29c'est celle des fins de mois
21:30difficiles,
21:31c'est celle des conditions
21:31de travail qui se dégradent.
21:33Les délinquants,
21:33personne n'en parle,
21:34les délinquants qui en sont
21:35responsables,
21:35c'est les grands délinquants,
21:36les délinquants en col blanc,
21:38c'est les capitalistes.
21:39Alors, on entend,
21:39il faut plus de caméras
21:40de surveillance.
21:41Il y en a même
21:42dans les chambres d'hôtel,
21:43les caméras de surveillance.
21:44Eh bien oui,
21:44il en faut des caméras
21:45de surveillance,
21:46mais dans les conseils
21:47d'administration,
21:48les salons feutraient
21:49des conseils d'administration
21:50des grands groupes.
21:51Il en aurait fallu,
21:52il en aurait fallu
21:53des caméras de surveillance
21:54dans les bureaux
21:54de la direction de Casino
21:55quand ils ont pris
21:56les décisions qui ont
21:57embouti à la catastrophe.
21:58Ça, c'est la lutte
21:58contre la sécurité.
21:59Et je voudrais quand même
22:00dire une chose,
22:01comment on peut se sentir
22:02en sécurité aujourd'hui
22:03dans le monde
22:05avec l'avenir
22:05qui nous réserve ?
22:06Là, il y a quand même
22:07les États-Unis
22:08qui bombardent l'Iran,
22:09qui mettent le Moyen-Orient
22:10à feu et à sang
22:12et c'est une étape
22:13de plus vers la guerre mondiale.
22:14Je vous assure,
22:15vous allez voir,
22:16c'est un rapport très local
22:17avec Saint-Étienne,
22:18extrêmement local,
22:19vous allez voir.
22:20Donc, on ne fait pas
22:21des enfants
22:21pour qu'ils aillent
22:22se faire trouver la peau.
22:23Vous savez,
22:24le chef d'État-major des armées,
22:25il a dit devant
22:26le Congrès des maires,
22:27c'était devant
22:28le Congrès des maires,
22:29qu'il a dit,
22:29il va falloir accepter
22:30de perdre ses enfants.
22:32Il l'a dit,
22:32c'est à vous,
22:33c'est à vous les maires
22:34qu'il va falloir faire accepter ça.
22:35Eh bien, le futur maire
22:36de Saint-Étienne,
22:37est-ce que ça,
22:38il va l'accepter ?
22:38Est-ce que le futur maire
22:40de Saint-Étienne,
22:41est-ce qu'il va accepter
22:42d'être le relais
22:43de l'Union nationale
22:44et de la guerre
22:45ou est-ce qu'il va refuser ça
22:46et appeler les habitants
22:47à se battre
22:48et à se mobiliser
22:49contre l'unité nationale ?
22:51Eh bien, ça,
22:51c'est une question fondamentale
22:52de ces élections.
22:53Merci beaucoup.
22:54Éric Lejahouen,
22:55on termine cette discussion
22:56autour de la sécurité
22:57et vos propositions
22:59pour la sécurité à Saint-Étienne.
23:01Oui, c'est un sujet sérieux,
23:03évidemment,
23:03un des premiers sujets
23:05de préoccupation
23:05des Stéphanoises
23:06et des Stéphanois
23:08ils sont bien au-delà
23:09du sentiment d'insécurité.
23:11Effectivement,
23:13moi, j'ai une permanence
23:14qui est à côté de Paul
23:15et de Pocahua
23:17à Place du Peuple.
23:17Ce qu'ils ont vécu
23:18cette semaine,
23:19c'est absolument intolérable,
23:20une attaque au marteau.
23:22Bref.
23:23Notre réponse à nous,
23:24elle est simple.
23:25Faisons marcher
23:26ce qui existe déjà.
23:27Je crois qu'il faut retrouver
23:28beaucoup de bon sens
23:29dans ces dispositifs.
23:31Moi, je crois beaucoup
23:32au fait de ramener
23:33de la présence sur le terrain
23:35et de redéployer
23:37notamment nos policiers municipaux
23:39dans chaque quartier
23:40tel qu'ils étaient auparavant,
23:42c'est-à-dire par îlot
23:44et par proximité
23:45avec la population.
23:47Donc, on redéploie,
23:48on ne recrute pas plus.
23:49La police municipale,
23:50c'est une police de proximité
23:51par définition.
23:52Par contre,
23:53il faut les reconnaître.
23:54Aujourd'hui,
23:55c'est souvent les premiers
23:56intervenants sur un délit
23:57et ils sont moins bien traités
23:59que la police nationale
23:59en termes de reconnaissance.
24:01Donc, moi,
24:01je m'engage auprès
24:02de nos policiers municipaux,
24:03si je suis élu maire,
24:04à ouvrir une négociation
24:06avec eux
24:06pour intégrer notamment
24:08le calcul de leurs primes
24:09dans leur calcul de retraite.
24:12Ça sera coûteux
24:12pour la collectivité,
24:13mais c'est, je pense,
24:15la condition
24:16pour qu'ils puissent ensuite
24:17revenir plus fortement
24:18sur le terrain.
24:19Et enfin,
24:20sur les éléments
24:22de vidéosurveillance,
24:23faisons déjà fonctionner
24:24la vidéosurveillance
24:25qu'on a.
24:25Un certain nombre
24:26de caméras
24:27sont des caméras analogiques.
24:28Avec les caméras analogiques,
24:30on ne peut même pas lire
24:30les plaques d'immatriculation.
24:32Donc, avant de se lancer
24:34dans une surenchère technologique,
24:36je pense qu'il faut déjà
24:37faire fonctionner ce cas-là.
24:38L'améliorer ?
24:39Et il faut aussi penser
24:41à mettre des gens
24:41pour surveiller ces caméras
24:42parce qu'on a 430 caméras
24:44et on a très peu de gens
24:45qui surveillent ces images.
24:46Et on ne peut pas tout faire
24:47par informatique.
24:48Donc, il faut aussi
24:48du personnel humain
24:49qui soit capable
24:50de regarder les images
24:51et d'alerter
24:51la police nationale
24:52ou leurs collègues
24:53de la police municipale
24:54lorsqu'ils voient un délit.
24:56Et comment on dissuade
24:58des délinquants
24:58qui ont des couteaux
25:00sans armes ?
25:01J'ai entendu
25:01que certains candidats
25:03voulaient désarmer
25:04la police municipale.
25:05Oui, effectivement,
25:05on veut leur enlever
25:05les armes létales
25:06mais pas toutes les armes.
25:07Et par ailleurs,
25:08les caméras de surveillance
25:08n'ont jamais empêché
25:10un quelconque délit ou crime.
25:11Ça intervient à postériori.
25:13Alors qu'une présence humaine
25:14dissuade justement
25:15puisqu'on parle
25:16de moyens humains.
25:17C'est beaucoup plus
25:17qu'une police de proximité
25:18et par ailleurs,
25:18on ne parle que de répression
25:19en parlant de sécurité.
25:21Nous, on parle
25:21de tranquillité publique.
25:22Si on en arrive
25:23à la répression,
25:24c'est qu'on a échoué
25:24sur la tranquillité publique.
25:26Il y a d'autres politiques
25:27à mener pour une ville apaisée
25:28que celle liée
25:30à tous ces gadgets
25:31et à toutes ces armes.
25:32Juste pour préciser à...
25:34La tranquillité publique,
25:35c'est pas un luxe,
25:36c'est un droit.
25:37C'est un droit, tout à fait.
25:38Juste pour préciser
25:39à M. Joussereau
25:39que pour les deux magasins
25:41qui ont été vandalisés
25:42Place du Peuple,
25:43les caméras de vidéosurveillance
25:44n'étaient pas actives
25:46et n'ont pas fonctionné.
25:47Qu'il y a un travail à faire
25:48pour améliorer le parc ?
25:49Je suis tout à fait d'accord.
25:50On a vu dans certains
25:51de vos programmes,
25:52ça m'a surpris un peu,
25:53la proposition
25:54de mettre en place
25:55des drones.
25:56Est-ce que vous pouvez
25:58m'expliquer ça ?
25:59C'est illégal.
25:59Les drones, jusqu'à présent,
26:00c'était une compétence
26:02de la préfecture
26:02qui déployait des drones
26:03sur certains matchs de foot,
26:04notamment.
26:05Est-ce qu'on peut aller
26:05plus loin dans cette proposition
26:06de mettre en place des drones
26:07au-dessus de la ville de Saint-Étienne ?
26:08Oui, effectivement,
26:10j'ai fait part de ces propositions-là
26:12parce que je pense
26:13qu'on peut présenter
26:14beaucoup de dispositifs
26:15qui sont totalement obsolètes.
26:16Il y a eu deux propositions
26:18d'installer des brigades synophiles.
26:19Il faut aussi réaliser
26:20que les chiens auprès de la police
26:22sont muselés,
26:23qu'ils ne peuvent intervenir
26:24qu'en cas de légitime défense
26:25et que vous avez plus vite fait
26:26aujourd'hui de sortir un taser
26:27que de démuseler votre chien
26:28en justifiant la raison
26:30pour laquelle vous l'avez fait intervenir.
26:32Par contre, les drones
26:32et ces technologies nouvelles,
26:34ça vaut également pour les bornes,
26:36c'est un moyen de surveiller
26:38notamment lors des grandes manifestations
26:40beaucoup mieux la population.
26:42C'est sous-regarde d'acceptation.
26:42Exactement, il faut travailler
26:43avec la préfecture pour ces sujets-là.
26:45Et puis, si vous me le permettez,
26:46M. Sinéry,
26:47je voudrais répondre aussi
26:47à M. Josserand
26:48parce que l'automatisation des PV,
26:50c'est aussi une manière
26:51de libérer énormément de personnel
26:53qui aujourd'hui peut surveiller
26:55notamment chaque situation
26:56et chaque situation de verbalisation.
26:58C'est de la ressource humaine supplémentaire,
27:00c'est une surveillance supplémentaire
27:01et c'est des capacités
27:03bien supérieures aujourd'hui.
27:05Ce n'est pas uniquement
27:06pour protéger les contrôles.
27:08C'est certes, mais moi je voudrais...
27:10Rapide, rapide.
27:11Simplement, quand on parle de maître chien,
27:14j'en ai eu 100 dans mon entreprise.
27:15J'ai fait trois ans de...
27:17J'ai créé 2500 salariés.
27:20Donc la sécurité, je connais bien.
27:21Et un maître chien,
27:23et c'est de l'avis des services de police
27:26et de la police municipale
27:27qui me disent
27:28une équipe conduite
27:31de deux maîtres chien
27:32avec un équipage de la sorte,
27:36ça vaut quatre policiers.
27:38Donc il y a aussi la sécurité
27:40des personnes
27:42avant de faire la sécurité des biens.
27:44Par contre, la police nationale
27:45utilise des drones
27:46à titre expérimental
27:47pour lutter contre les narcotrafiques
27:48et les points de deal.
27:49Et ça, il faut soutenir cette initiative
27:51parce qu'il faut tenir face aux narcotrafiques.
27:53Et la police nationale réfléchit
27:54à la mise en place de brigades sinophiles.
27:56On pourrait éventuellement
27:57le faire avec eux,
27:58ce serait peut-être...
27:58En fait, les chiens servent effectivement...
28:00On va être obligés
28:01de passer au sujet suivant.
28:03Une minute seconde.
28:04Les chiens, je suis d'accord avec vous.
28:05Le but, c'est...
28:06Les chiens sont muselés.
28:06Je suis tout à fait d'accord avec vous,
28:07M. Chasse-Sovigny.
28:08Mais ils permettent, par exemple,
28:09de détecter des stupéfiants.
28:10Et ils ont un rôle préventif important.
28:13Alors, il y a une proposition de loi
28:15que vous n'avez pas votée
28:16qui propose...
28:17On passe au deuxième thème
28:18dans le débat
28:19et la question de la circulation
28:21des mobilités
28:23et de l'implantation
28:24des commerces à Saint-Étienne.
28:25On le voit partout en France,
28:26la piétonnisation des centres-villes
28:27est en marche.
28:28Que faut-il faire à Saint-Étienne ?
28:30Faut-il réduire la place
28:31de la voiture dans le centre-ville ?
28:32Ou est-ce qu'il faut
28:33aller plutôt vers la redynamisation
28:36des commerces de l'hypercentre ?
28:38Comment la ville peut-elle
28:39concrètement faire quelque chose
28:41contre cette vacance commerciale ?
28:44Romain Brossard, allez-y sur ce thème.
28:46Qu'est-ce que vous en pensez ?
28:47Comment est-ce qu'on peut améliorer
28:49ce centre-ville ?
28:50Déjà, les transports.
28:51Il faut développer un réseau de transport
28:53dans toute l'agglomération.
28:54Il y a trop peu de bus
28:55dans les quartiers populaires,
28:56en particulier le soir et le week-end.
28:58Et les transports,
28:59c'est quand même une vache à l'air
29:00pour les grands groupes.
29:01Je tiens à le dire,
29:01Transdef,
29:02quel gestionnaire de la Stas,
29:03ils font des millions de bénéfices
29:04alors que tout se dégrade
29:05pour les usagers
29:06comme pour les travailleurs.
29:07Vous parlez des commerces.
29:09Bon, c'est un problème,
29:10les commerces qui ferment
29:10parce que le centre-ville,
29:11ils se vident.
29:12Mais c'est déjà un problème
29:13pour les travailleurs
29:13qui travaillent dans ces commerces
29:15et qui perdent leur boulot.
29:16Et puis, les commerces,
29:17il y en a dans les quartiers populaires aussi.
29:19Eux aussi, ils sont en difficulté
29:20et aussi, ils sont importants
29:21pour la vie de quartier.
29:22Comment est-ce qu'on avance ?
29:23Alors, qu'est-ce que vous proposez ?
29:24Le problème des commerçants,
29:25c'est plein de choses.
29:26Bon, tout le monde va parler de style.
29:27Bon, c'est vrai que c'est un problème.
29:28Mais il y a aussi les banques.
29:30Les banques,
29:30ils ne font pas de cadeaux
29:31quand il y a des difficultés
29:32pour réclamer les intérêts.
29:33Il y a aussi les loyers
29:34que payent les commerçants,
29:35souvent des grosses sociétés,
29:36des fois basées à Paris.
29:37Et puis, il y a la fermeture
29:38des bureaux de poste,
29:39des agences bancaires, etc.
29:40Parce que le centre-ville,
29:41c'est un tout.
29:42Mais le problème principal,
29:43c'est notre pouvoir d'achat.
29:45Il y a 30% de pauvreté à Saint-Etienne.
29:47Il y a 15 ans, c'était 20%.
29:48Là, c'est 30%.
29:49Eh bien, il faut massivement augmenter
29:51les salaires et les pensions de retraite.
29:54Vous allez dire,
29:55ce n'est peut-être pas
29:55de la compétence du maire,
29:56mais ce serait de la compétence du maire
29:58d'être le relais et le soutien
30:00de toutes les luttes des travailleurs.
30:01Juste un point, je finis là-dessus.
30:02JDE PITS.
30:03Vous n'aurez plus la parole
30:04sur le reste.
30:04Ils ont fait à Andrézieux
30:09lutte ouvrière à la mairie.
30:10Ils feraient les soutiens
30:11de ces luttes-là
30:12et ça ferait du bien.
30:13Merci.
30:13Vous avez énormément d'avance,
30:14Romain Brossard.
30:15L'aménagement urbain,
30:16de manière générale,
30:17donc là aussi, dans vos programmes,
30:18tout un tas de propositions.
30:19Il faut rappeler que Saint-Etienne
30:21va être impacté par 18 mois de travaux,
30:23des voies du tram entre peuple et Carnot,
30:25l'hypercentre de Saint-Etienne.
30:27Ça permet d'interroger aussi
30:28notre rapport au centre-ville,
30:30peut-être de réfléchir
30:30à nouvelles opportunités.
30:32Vous proposez tous différents aménagements,
30:35plus ou moins grands d'ailleurs.
30:36Sième Labiche,
30:37que faire du centre-ville ?
30:39Quelle opportunité aussi
30:40ces travaux peuvent engendrer
30:41pour la ville ?
30:42Alors, il faut effectivement
30:43faire en sorte
30:44de pouvoir relancer
30:46l'attractivité de notre centre-ville,
30:48dire que c'était mieux avant
30:50ou dire que c'est la faute de style
30:52ou la faute d'un tel,
30:53ça ne va pas nous permettre
30:54de progresser.
30:54Donc, comment est-ce qu'on fait concrètement ?
30:56Il faut qu'on lance
30:57un grand plan de réinstallation
31:00au sein des rez-de-chaussée
31:01commerciaux vacants
31:02en travaillant précisément
31:03avec les propriétaires
31:04qui n'habitent absolument pas la ville
31:06et qui n'ont rien à faire
31:06de ce qui se passe
31:07au sein du centre-ville.
31:08On pose un grand plan.
31:09On travaillerait avec
31:10la Chambre des métiers
31:11et de l'artisanat
31:12pour faire revenir
31:13un autre type de métier,
31:14les métiers du savoir-faire,
31:15les métiers de l'artisanat,
31:16les créateurs locaux,
31:18les toutes petites entreprises
31:19ou d'autres structures
31:20de l'économie engagées
31:21qui sont prêtes justement
31:22à pouvoir réinvestir.
31:23Ce n'est pas des gens
31:24comme ça ?
31:25Non, non, du tout.
31:26Il faudrait qu'on remobilise
31:27davantage notre droit
31:28de préemption
31:29et puis qu'on travaille
31:30avec notre foncière commerciale
31:31et puis qu'on travaille
31:32également sur les loyers.
31:33C'est-à-dire que peut-être
31:34pendant un an,
31:35permettre à ce que ces loyers
31:36ne soient pas payés
31:36le temps que l'association
31:38ou que l'entreprise,
31:39pardon, le commerce
31:40puisse constituer
31:41un fonds de trésorerie
31:42qui lui permette ensuite
31:42de stabiliser son commerce.
31:45Et puis la deuxième chose,
31:45c'est extrêmement important,
31:46il faut qu'on travaille
31:46sur la circulation.
31:48On ne peut pas opposer
31:49les transports en commun,
31:49le vélo et la voiture.
31:51Quand on veut rentrer
31:51en centre-ville,
31:52c'est extrêmement compliqué
31:53à cause du plan de circulation
31:54et à cause aussi
31:55d'une décision politique
31:56qui a été prise
31:57il y a plus de 18 ans,
31:59c'est d'exploser
32:00la place d'Orient.
32:01Avant, la place d'Orient,
32:02c'était le terminus de tout.
32:04Vous sortiez de chez vous,
32:05peu importe où vous habitiez,
32:06vous arriviez sur le terminus
32:07à Dorian.
32:08Aujourd'hui, les terminus
32:09s'explosent un petit peu
32:09de partout en ville.
32:10Eh bien, c'est difficile
32:11de pouvoir rentrer chez soi.
32:14Donc, il faudra réfléchir
32:15à un terminus
32:15qui soit plus central
32:16où on a plusieurs bus
32:17au cœur de la ville
32:19pour faciliter
32:19le transport en commun
32:20et puis faciliter
32:21l'accès de la voiture en ville.
32:23Moi, je suis contre
32:23ceux qui veulent piétonniser
32:24le centre-ville.
32:25Le tout piéton
32:26tue les centres-villes.
32:28Donc, il faut pouvoir
32:30réintégrer la voiture
32:31sans opposer,
32:32je le dis,
32:33sans opposer
32:33le vélo
32:34ou les transports
32:35en commun.
32:36C'est ce que demandent
32:36en tout cas
32:36un certain nombre
32:37de Stéphanoise et de Stéphanoise.
32:38Et vous pouvez proposer
32:39aussi vos idées ?
32:40Oui, effectivement.
32:41Je pense qu'il est temps
32:43de raisonner
32:43en termes d'expérience globale
32:44du centre-ville.
32:45C'est un raisonnement
32:46qu'on s'est interdit
32:46pendant longtemps,
32:47que les centres commerciaux
32:48ont très bien eu.
32:50Et on a fait beaucoup
32:51de manière pratique
32:52pour le commerce
32:52puisqu'on a créé
32:53l'Office du commerce,
32:54on a créé les aides
32:55à la rénovation
32:56des rez-de-chaussée vacants,
32:57à la rénovation
32:57des devantures.
32:58On a effectivement
33:00enclenché une foncière
33:00qui permet aujourd'hui
33:01d'acquérir ces locaux,
33:03de les remettre
33:03sur le marché.
33:05Or, ce qu'il faut travailler,
33:06c'est, vous l'avez dit,
33:07à travers cette phase
33:08de travaux
33:08qui va arriver.
33:09Ce n'est pas une surprise,
33:10je ne vais pas décevoir
33:11M. Sinéry,
33:11mais ça fait 30 ans
33:12qu'on sait que dans 30 ans,
33:13il faut rénover
33:14la ligne de tram.
33:15Et on a recruté
33:17des équipes,
33:17d'ailleurs les vice-présidents
33:18qui sont dans votre équipe
33:19le savent très bien,
33:20recruté des équipes
33:20à la métropole
33:22pour le faire.
33:22Et donc, il faut profiter
33:23de cette opportunité
33:24pour travailler
33:25une végétalisation
33:26du centre-ville,
33:27une rénovation globale
33:28pour notamment
33:30détruire le parking
33:31des Ursules
33:31en prévoir un
33:32qui est enfin adapté
33:33à nos véhicules actuels.
33:34Donc, de très grands travaux
33:35pour le centre-ville
33:36en tant que le tram.
33:37Donc, des grands travaux,
33:37mais c'est aussi
33:38travailler une offre de loisirs.
33:39Il faut parler aux enfants,
33:41il faut parler aux adolescents,
33:42aux familles
33:42pour qu'elles passent enfin
33:43du temps en centre-ville
33:45avec, pourquoi pas,
33:46une salle d'escalade,
33:47d'arcade,
33:47des jeux pour les enfants,
33:48ce qu'on n'a jamais
33:49vraiment posé
33:50comme réflexion
33:50et qui pourtant ressort
33:51dans les concertations
33:53que nous avons organisées
33:53l'année dernière
33:54sur ce sujet-là.
33:55C'est créer de l'animation
33:56en centre-ville
33:57et non pas proposer
33:58des pansements
33:59sur des jambes de bois.
34:01On sait très bien
34:01que la préemption,
34:02c'est une impossibilité juridique,
34:04on sait très bien
34:04que c'est une chimère.
34:06Il faut aujourd'hui
34:07penser globalement
34:08notre centre-ville
34:09et avoir un peu d'ambition.
34:10C'est ce que préconise
34:11Régis Joannico.
34:12J'ai l'impression
34:13que vous êtes tous
34:14assez d'accord
34:15sur le visage de la ville.
34:16Mais bon, Régis Joannico.
34:17Non, on n'est pas d'accord
34:18avec M. Chassaud-Béné.
34:19Ça a été le déni
34:21pendant des années.
34:22l'histoire de ce grand plan.
34:23Non, écoutez,
34:24nous, on ne se résigne pas
34:25à la désertification
34:27commerciale du centre-ville.
34:2815% de vacances commerciales,
34:29c'est un des taux
34:30les plus élevés en France.
34:32La baisse de la fréquentation
34:33du centre-ville,
34:34moins 10 000 personnes
34:35de moins chaque jour
34:36depuis le départ
34:37de la locomotive Zara.
34:39Mais c'est ces grands travaux
34:40donc la solution ?
34:41Les grands travaux
34:41permettront en opportunité
34:43d'avoir un certain nombre
34:45d'interventions
34:45sur les espaces publics
34:46et les places publiques
34:47du centre-ville
34:48et faire plus de piétonnisation
34:50au passage
34:50parce que ça marche
34:51la piétonnisation.
34:52Comme vous voyez
34:52au quartier Saint-Jacques,
34:53par exemple,
34:54le quartier Martyr-Vingré,
34:56il y a des commerces de qualité
34:57et les gens sont
34:57dans une ville plus apaisée.
34:59Mais nous,
35:00on a deux propositions
35:02qui nous distinguent.
35:04Premièrement,
35:05effectivement,
35:05une ville plus accessible,
35:07donc la gratuité
35:07des transports en commun
35:08le samedi,
35:093 millions d'euros de coûts.
35:10à Rouen,
35:11ça a permis 70%
35:12de fréquentation
35:13en plus des bus,
35:14plus 5% aussi
35:15des abonnements
35:16là-bas
35:17au réseau de transport
35:18en commun.
35:19Et puis,
35:20faire 3 heures de gratuité
35:21de stationnement
35:22le week-end
35:23au lieu de la gratuité totale
35:24tout le week-end
35:25parce que les voitures
35:25ventouses
35:26qui ne tournent pas,
35:28ça ne permet pas aujourd'hui
35:29d'avoir plus de clients
35:30dans les commerces
35:31de proximité.
35:32Et puis,
35:33la deuxième grande proposition,
35:34je termine par là,
35:35c'est une ville plus animée
35:36et aujourd'hui,
35:37notamment fière
35:38de son histoire
35:39avec une animation,
35:41très grande animation
35:42de fêtes populaires
35:43de type Sainte-Barbe,
35:44par exemple,
35:45tous les mois,
35:46avec des festivals,
35:48les arts de la rue,
35:49par exemple,
35:49festival du cinéma populaire
35:51et un certain nombre
35:52d'animations.
35:53Valentin Mercier,
35:54on parle de l'attractivité
35:56du centre-ville,
35:56on peut aussi développer
35:57à l'ensemble de la ville.
35:59Oui,
36:00alors tout d'abord,
36:00c'est sûr,
36:01quand on a 12 ans
36:02de responsabilité
36:03sur la situation actuelle,
36:05on n'a pas envie
36:05de regarder vers le passé.
36:07Bon,
36:08pourtant,
36:08c'est quand même
36:09aussi nécessaire.
36:10Alors nous,
36:11ce qu'on propose,
36:11on propose quand même
36:13d'utiliser le droit
36:14de préemption
36:14de la mairie
36:15sur les locaux commerciaux
36:17en vente
36:18et ensuite
36:18de les louer
36:20à loyer modéré
36:21et progressif
36:22en fonction du chiffre
36:23d'affaires des commerces
36:24pour qu'ils puissent
36:25s'installer dans la durée.
36:26Aujourd'hui,
36:27il y a une inadéquation
36:28entre les loyers
36:29dans le centre-ville
36:30et la réalité commerciale.
36:33Donc,
36:33la mairie doit agir
36:35de ce point de vue-là,
36:36elle doit agir
36:36dans le centre-ville
36:37mais aussi
36:37dans tous les quartiers
36:38de Saint-Étienne
36:39puisqu'il n'y a pas
36:40que le centre-ville
36:41qui est touché
36:42par la désertification commerciale.
36:43Il y a certains endroits
36:44où il n'y a pas
36:45de commerce de proximité
36:46pour les habitants.
36:48On veut aussi
36:49piétonniser le centre-ville
36:50puisque,
36:51contrairement à ce que
36:52dit Madame Labiche,
36:53en fait,
36:53le panier moyen
36:54d'un piéton
36:55ou d'un cycliste
36:56est plus élevé
36:57que le panier moyen
36:57d'un automobiliste.
36:59Et nous,
36:59on ne veut pas rendre
37:00les parkings,
37:01le stationnement gratuit
37:02dans le centre-ville
37:03mais à l'extérieur
37:04du boulevard urbain
37:05pour inciter les personnes
37:06à se garer
37:07à l'extérieur
37:08et de venir ensuite
37:09grâce à des mobilités douces
37:10en centre-ville.
37:11Évidemment,
37:12il y aura des places
37:13réservées aux personnes
37:14à mobilité réduite,
37:15des places réservées
37:16pour les livraisons.
37:17On laisse les voitures
37:17à l'extérieur du boulevard urbain.
37:19Voilà, tout à fait.
37:21Vous me laissez terminer
37:23Madame Labiche,
37:23si vous voulez,
37:24j'avais pas fini.
37:24Vous allez faire les courses
37:25au centre-ville.
37:25Vous n'allez pas venir
37:26avec un vélo cargo
37:27pour pouvoir faire des courses.
37:29Il faut quand même
37:29raison garder.
37:30Il y aura des...
37:31La piétonisation
37:32des centres-villes,
37:33c'est mortifère.
37:34Le tout piéton est mortifère.
37:36C'est pas du tout
37:36ce que montre la réalité
37:37d'autres villes
37:38qui l'ont fait
37:39et où le centre-ville
37:41fonctionne très bien.
37:42Les commerces
37:43s'emportent beaucoup mieux
37:45partout,
37:45là où ça a été fait.
37:46Et vous parliez
37:47des travaux
37:48sur la voie du tram.
37:49Ce sera l'occasion
37:49de rendre...
37:51de rénover,
37:52alors pas l'entièreté
37:53des places,
37:53mais de les rendre
37:54plus accessibles
37:55pour qu'il n'y ait pas
37:55de différence de niveau
37:57sur les places
37:58pour les personnes
37:58à mobilité réduite.
38:00Dino Signeri,
38:00vous parlez de plan Marshall
38:02pour le centre-ville,
38:03si j'ai bien lu.
38:03Oui, parce que d'abord,
38:05on a 18 mois de travaux
38:06et il faut...
38:08De cette contrainte
38:10de travaux,
38:11il faut enfin
38:11une opportunité.
38:13C'est-à-dire
38:13qu'on fera des travaux
38:16supplémentaires
38:16au niveau des places
38:18sur nos places.
38:20Mais quel type de travaux ?
38:21Est-ce que c'est
38:21la végétalisation,
38:22par exemple ?
38:23La végétalisation,
38:24il y aura un plan lumière,
38:26il y aura des arbres,
38:27il y aura des fontaines,
38:29mais ce qui nous intéresse,
38:30surtout,
38:31ce que disent
38:31les commerçants aujourd'hui,
38:33ils nous disent quoi,
38:33les commerçants ?
38:34Il nous faut du flux.
38:36On a beau dire
38:36ce qu'on veut
38:37autour de cette table,
38:37il faut du flux.
38:38Et le flux,
38:38il vient d'où ?
38:39Je vais vous dire.
38:40Il y a un style
38:41aujourd'hui
38:42qui existe
38:43et qu'on ne peut pas
38:45le renverser,
38:46style du jour au lendemain,
38:47c'est 7 millions
38:48et demi de visiteurs.
38:50Il va falloir
38:50cette attractivité-là,
38:52il faut la déplacer
38:53aussi chez nous,
38:54ici à la centre-ville.
38:54Donc comment ?
38:55Avec des parkings
38:56dans le centre-ville ?
38:57Bien sûr,
38:57il y aura des parkings
38:58qui seront prévus
39:00et on envisage aussi
39:01de créer un parking
39:03qui sera Place Carnot
39:04et voir peut-être même
39:06il y a un bâtiment de l'EDF,
39:07on ne sait pas
39:08ce qu'il devient ce bâtiment,
39:10il a été vendu soi-disant,
39:11si on peut le récupérer
39:13pour en faire un parking,
39:14on le fera.
39:14Place Carnot,
39:15pour faire un parking,
39:16c'est trop loin.
39:16Il faut faire un parking
39:17dans le centre-ville
39:17à côté,
39:18celui des ex-sus.
39:19Donnons la parole
39:20à l'Éric Lejar.
39:20Personne n'en parle.
39:21Il faut du flux,
39:22mais il faut du flouze
39:23et c'est un problème
39:24du pouvoir d'achat.
39:25On n'a plus les moyens
39:26d'aller chez le boucher
39:27et de se faire un petit resto.
39:29On va donner la parole.
39:31Éric Lejarouen,
39:32vous avez très peu parlé,
39:33vous avez du temps
39:34pour évoquer votre plan
39:35en faveur notamment
39:36du commerce
39:37et du centre-ville.
39:38Merci.
39:39Alors,
39:39moi je suis petit-fils
39:40et fils de commerçant
39:43et je n'ai jamais entendu
39:45mes grands-parents
39:46demander des travaux.
39:47Par contre,
39:48des clients,
39:48oui,
39:48ils ont demandé des clients.
39:50Donc je rejoins
39:51Dino Signer sur ce point,
39:52je pense que le sujet
39:53c'est d'abord le flux,
39:55c'est-à-dire retrouver
39:56une clientèle plus nombreuse
39:57et avec du pouvoir d'achat.
40:00Évidemment qu'il faudra travailler
40:02sur les facilités d'accès.
40:05On a des propositions
40:06sur le pouvoir d'achat,
40:06mais je pense que
40:07ce n'est pas la question.
40:08Comment est-ce qu'on fait
40:09revenir à la clientèle ?
40:09Faciliter l'accès,
40:11soutenir le commerce,
40:12recréer des lieux de vie,
40:12tout ça,
40:13je pense qu'on est à peu près
40:14tous autour de la table
40:15d'accord sur ce point.
40:17Moi,
40:18je pense que
40:19quand on parle d'attractivité,
40:20et je veux poser une question
40:21aujourd'hui
40:22qui est intimement liée
40:23au centre-ville,
40:24parce que c'est
40:25ce qui attire les gens
40:26dans notre ville
40:27à Saint-Étienne,
40:28c'est l'Est Saint-Étienne.
40:31On a un monument,
40:32un grand équipement
40:33qui s'appelle
40:33le Stade Geoffroy-Richard,
40:35et je pose aujourd'hui
40:36moi la question
40:37de l'avenir du Stade Geoffroy-Richard.
40:39En 2030,
40:40la convention de location
40:41du Stade s'arrête.
40:43Elle a été négociée
40:44en 2018 jusqu'en 2030,
40:46et donc en plein milieu
40:47du mandat qui va venir,
40:49on aura à prendre
40:50une décision
40:51sans débat démocratique
40:52sur l'avenir du Stade,
40:54et l'avenir du Stade
40:56et de sa relation
40:56avec les Stéphanois
40:58et les Stéphanoises.
40:58Moi, je pense que c'est le moment
41:00de poser cette question démocratique,
41:01c'est le moment
41:02de parler de cette situation.
41:05Le Stade coûte
41:06aux contribuables
41:076 millions d'euros par an.
41:09Il est lié
41:11par une convention
41:11qui juridiquement
41:12est fragile,
41:15donc la question
41:16est sur la table.
41:17Moi, ma proposition,
41:18enfin très clairement,
41:19c'est que la SS
41:19devienne propriétaire
41:20de son Stade,
41:21à la fois pour renforcer
41:23le club de la Sainte-Étienne,
41:24tous les grands clubs européens
41:25sont propriétaires
41:26de leur Stade aussi,
41:27et nous permettent
41:27de retrouver
41:28la Ligue des champions,
41:29tout simplement,
41:31et puis également
41:31retrouver des ressources,
41:33et j'y viens,
41:34retrouver des ressources
41:35supplémentaires
41:36pour la ville de Saint-Étienne,
41:37pour Saint-Étienne-Métropole
41:38et évidemment
41:38la ville de Saint-Étienne,
41:39qui seront mises
41:41au service des Stéphanois
41:42sur l'attractivité,
41:43sur le commerce
41:43d'entre-ville,
41:45sur l'éducation populaire,
41:47sur la rénovation
41:47des écoles.
41:48Il y a très peu de clubs
41:48qui sont propriétaires
41:50de leur Stade en France,
41:52il faudrait s'assurer
41:52que la SSE
41:53est vraiment désireuse
41:54d'acquérir ce Stade,
41:56et c'est quand même
41:57le patrimoine
41:58aujourd'hui historique
41:59et immatériel
42:00de Saint-Étienne.
42:01Vous imaginez
42:01un référendum
42:02pour quelque chose
42:02comme ça ?
42:03Non, mais moi,
42:04j'ouvre le débat démocratique,
42:05c'est le moment
42:06d'en parler,
42:06je pense que si on en parle
42:07après les élections,
42:08c'est un peu trop tard.
42:11Mais avec la France insoumise,
42:12il y aura du débat démocratique
42:14tout le long du mandat,
42:15pas seulement au moment
42:15des élections.
42:16Et pour répondre
42:16à M. Jonico,
42:17il le sait très bien,
42:19le Red Star,
42:20qui est un club populaire
42:21à acquis Saint-Ouen
42:22en 2021,
42:23et Lens,
42:23à acquis son club,
42:24à acquis son stade,
42:26le stade Bollard,
42:27l'année dernière.
42:27Merci beaucoup.
42:28Corentin Josserand,
42:29sur cette proposition.
42:31Alors, moi,
42:32comme M. Lejahouen,
42:32je viens aussi
42:33d'une famille de commerçants
42:34et je pense que les commerçants,
42:36je suis d'accord
42:36avec la possibilité
42:37de mettre des animations
42:38au centre-ville,
42:39des espaces de vie,
42:39etc.,
42:40mais ils ont avant tout
42:41besoin d'argent
42:42et en cela,
42:42je suis d'accord
42:44avec M. Brossard
42:45uniquement là-dessus,
42:46malheureusement.
42:47Il faut cibler
42:48les commerçants.
42:49Vous êtes au
42:50l'augmentation du SMIC.
42:51Laissez-moi terminer.
42:52Vous terminez.
42:53Il faut redonner
42:55des marges de manœuvre
42:56financières aux commerçants
42:57en gelant la taxe foncière,
42:58en exemptant
42:59de taxes foncières
43:01tous les commerçants
43:02qui s'installent
43:02pendant trois ans,
43:03donc les nouveaux commerçants
43:05qui s'installent
43:05à Saint-Étienne.
43:08Je propose aussi
43:09de remettre
43:105 millions d'euros
43:11par an
43:11que nous finançons
43:13en faisant des économies
43:14sur les dépenses
43:14de fonctionnement,
43:15donc 5 millions d'euros
43:17pour refaire
43:18les commerces,
43:19pour rénover
43:21les bâtiments
43:22et le foncier
43:23des commerçants
43:23et pour leur proposer
43:24quand ils débutent
43:25leur activité
43:25des loyers modérés.
43:27Donc moins de taxes,
43:28moins de loyers,
43:29ça leur permettra
43:29de développer
43:30leur activité,
43:31d'acquérir une clientèle
43:32et une fois qu'ils ont
43:33acquis cette clientèle,
43:34on pourra redonner
43:35de la vie
43:37au centre-ville
43:37de Saint-Étienne
43:38et retrouver des clients
43:39et une zone
43:40de chalandise importante
43:41à Saint-Étienne.
43:42Donc vous le financez
43:43en augmentant
43:43les impôts ?
43:44Non, pas du tout.
43:44Je fais des économies
43:45sur les dépenses
43:45de fonctionnement
43:46qui sont énormes
43:47à Saint-Étienne
43:48sur les dépenses.
43:49Dites lesquelles ?
43:50Sur quelles économies
43:51sur les montées
43:51vous pourriez ?
43:52L'école ?
43:52La culture ?
43:53C'est très simple.
43:55À Saint-Étienne,
43:56on dépense 62%
43:58de nos dépenses
43:58de fonctionnement
43:59dans les dépenses
43:59de personnel
44:00et je pense que,
44:01et vous l'avez dit
44:02la dernière fois,
44:02Madame Labie,
44:03j'étais d'accord avec vous,
44:04on a des chefs,
44:05un sous-chef,
44:05un sous-sous-chef,
44:06l'adjoint au sous-sous-chef,
44:08c'est-à-dire que les Stéphanois
44:09n'ont pas un meilleur
44:09service public qu'ailleurs
44:11mais la ville de Saint-Étienne
44:12dépense par habitant
44:1314% de plus
44:15de dépenses publiques
44:16de fonctionnement
44:17que les autres villes.
44:18Donc on peut faire mieux
44:19avec autant
44:20et on peut faire mieux
44:21avec moins même
44:22en termes de dépenses
44:24de fonctionnement.
44:24C'est sûr que la dernière fois
44:24ce que je vous disais,
44:25c'était effectivement
44:26au niveau de la direction
44:27mais jamais je ne retirerais
44:28un seul agent sur le terrain
44:30en termes de propreté,
44:31des ADSEM dans les écoles,
44:33les agents d'entretien,
44:34les personnes qui sont
44:34dans les résidences
44:35et c'est pour ça
44:36que c'est fondamental
44:39aussi de pouvoir dire
44:40aux Stéphanoises
44:40et aux Stéphanois
44:41où est-ce que vous allez
44:42chercher cet argent ?
44:42Parce qu'avec toutes les propositions
44:43que vous faites toutes
44:44et tous ici,
44:46concrètement,
44:47les habitants,
44:47les Stéphanois,
44:48eux, on peut.
44:49J'arrive, j'arrive,
44:50je vais répondre
44:51à votre question.
44:51Non mais je vais répondre
44:52à votre question.
44:53Il faut être concrète.
44:5462% déjà,
44:55ce n'est pas 62%,
44:56c'est un petit peu plus.
44:57Je termine rapidement.
44:59On fait 50 millions
45:00d'économies
45:00sur les dépenses de fonctionnement,
45:0220 millions
45:02sur le fonctionnement brut,
45:0330 millions
45:03sur la masse salariale.
45:0430 millions
45:05sur la masse salariale,
45:06on l'a fait justement
45:07dans les bureaux.
45:07On n'enlève aucun fonctionnaire
45:09en contact avec le public
45:10et les 20 millions
45:11sur la masse salariale,
45:12je vous donne un exemple
45:12très simple.
45:13Ça s'appelle un plan social,
45:14ça, M. Jusserand.
45:16Mais pas du tout,
45:16on ne peut pas licencier
45:17les fonctionnaires.
45:17Il n'y a pas de plan social.
45:19Comment vous faites ?
45:20On va faire réagir,
45:21Marcea-Sobéné,
45:22c'est un plan de combat
45:23contre les travailleurs,
45:24il faut le savoir,
45:25il faut qu'ils soient prévenus.
45:27Le MEDEF a soutenu,
45:28M. Jusserand,
45:29on comprend pourquoi.
45:29Mais M. Brossard,
45:30je préfère être soutenu
45:31par le MEDEF
45:31que par la jeune garde.
45:33Marcea-Sobéné.
45:34Je veux bien,
45:34effectivement,
45:35parce qu'on voit
45:35le problème de ces propositions
45:36et c'est exactement
45:37comme la question
45:38des transports gratuits.
45:39On voit qu'en période
45:39de campagne,
45:40c'est le moment des cadeaux.
45:413 millions d'euros.
45:42C'est le moment des cadeaux
45:43et moi, je suis très choqué
45:45de ces propositions
45:46et on voit les limites,
45:46elles sont relevées
45:47par les différents concurrents.
45:49Moi, je ne suis pas
45:50pour ne pas payer
45:50le ticket de tram.
45:51J'ai les moyens de le payer.
45:52Ce qui me choquerait,
45:53c'est que quelqu'un d'autre
45:53le paye pour moi
45:54parce que c'est ça,
45:55offrir les transports,
45:56offrir d'autres propositions.
45:58Il y a toujours
45:58quelqu'un qui paye in fine.
45:59Mais vous faites bien.
46:00Ce qui tuera le centre-ville,
46:02on le voit,
46:02le phénomène qui se produit,
46:03c'est que ce qui ferme
46:04le centre-ville,
46:05ce sont les grandes chaînes,
46:06toutes les grandes chaînes
46:06de magasins à l'échelle nationale
46:08et dans toutes les grandes villes.
46:09On peut travailler
46:10un commerce de proximité,
46:11un commerce de conseil,
46:12un commerce de surmesure
46:14et on peut le faire
46:15en partenariat avec la CCCI
46:16et aider financièrement
46:18ces nouveaux projets.
46:19Mais pour ça,
46:19ce qui nous tuera aussi,
46:21c'est le protectionnisme.
46:21Il faut effectivement
46:22étendre nos transports,
46:24étendre notre ligne de tram
46:25vers Londennes,
46:26vers peut-être Andrézieux
46:27où on voit
46:27qu'il y a des nœuds routiers.
46:29Plus on créera
46:29des dispositifs
46:30pour les voitures
46:31en centre-ville
46:31qui n'auront jamais
46:32d'aboutissement
46:32comme le plan de circulation
46:34qui est une arlésienne,
46:35plus on se concentrera
46:36sur une population
46:36qui ne suffit pas
46:37à faire vivre
46:37le commerce de centre-ville
46:38et plus on s'enterrera.
46:40Il faut qu'on ouvrir
46:41comme l'ont fait
46:41toutes les grandes métropoles.
46:42Merci.
46:42Régis Jean-Nicot,
46:43vous pouvez répondre aussi
46:44sur le fait que
46:45votre programme,
46:45il est sérieux ?
46:47Oui, tout à fait.
46:47Il est chiffré
46:483 millions d'euros
46:49sur un budget
46:50de 120 millions d'euros
46:51au niveau de la Stas.
46:52C'est un budget
46:52qui est dynamique
46:53puisque tous les ans
46:54il y a 2-3 millions d'euros
46:55de versement en mobilité
46:56des entreprises en plus.
46:57Il y a 2-3 millions d'euros
46:58qui viennent des abonnements
46:59supplémentaires
47:00et on voit que la gratuité
47:01le samedi amène
47:02des usagers supplémentaires
47:04entre sport et commun.
47:05Et vous n'êtes pas
47:05contre la gratuité
47:06des musées,
47:06M. Chasseau-Béné ?
47:07Vous n'êtes pas contre
47:08la gratuité du stationnement
47:09le week-end ?
47:10On s'adresse aux enfants.
47:10Quelle capacité
47:11ont les enfants
47:12à payer l'entrée de musée ?
47:13On est sérieux ?
47:14Interpellez pas les autres
47:14parce que sinon
47:15on ne s'en sort pas.
47:15Quant à M. Joucefran,
47:17là où il y a un souci
47:19aujourd'hui
47:19dans l'organisation
47:20des services
47:20de la ville de Saint-Etienne,
47:21c'est que certains services
47:22à la population,
47:23il y a un taux d'absentéisme
47:24qui peut aller jusqu'à 20 ou 30%
47:25qui est dû à la souffrance
47:27et la désorganisation
47:28qui a touché les agents
47:29de la ville de Saint-Etienne
47:30ces dernières années.
47:30Donc vous êtes d'accord
47:31qu'on peut faire mieux
47:31avec moins ?
47:32On peut économiser
47:33si effectivement
47:33les gens et les agents
47:35vont au travail
47:36et qui ne sont pas soumis
47:37à une pression
47:37et à une désorganisation
47:39comme ils l'ont été
47:39ces dernières années.
47:40Je suis d'accord
47:40et ce n'est pas notre programme
47:41et ce n'est pas mon bilan.
47:42Dino Sinéry,
47:42vous voulez réagir
47:43à ce qu'on entend là ?
47:44Oui, il faudrait simplement dire
47:45effectivement,
47:46on parle beaucoup de gratuité.
47:48J'entends aussi la gratuité
47:49des cantines scolaires,
47:50j'entends beaucoup de gratuité
47:52au niveau des transports.
47:54Moi, ce qui m'inquiète
47:55c'est qu'aujourd'hui,
47:55il y a 35% de Stéphano
47:57qui payent des impôts,
47:5832,5% qui n'en payent pas
48:01et 32,5% de gens
48:03qui sont en dessous
48:03du sujet de pauvreté.
48:05Et à la sortie,
48:06c'est toujours les mains
48:06qui vont payer
48:07et qu'il va falloir
48:08à un moment donné,
48:09le mot confiance
48:09dans une belle phrase,
48:10il faudra quand même
48:11avoir une ligne recettes
48:12et dépenses
48:13et il faudra peut-être
48:14le mot confiance,
48:16essayer d'avoir des recettes
48:17qui doivent venir
48:18au niveau de l'État
48:19et instaurer une confiance
48:21au niveau de la région
48:22et des instituts.
48:22Je voudrais quand même
48:23lui répondre.
48:24Sachant qu'on est à l'égalité
48:25des temps de parole
48:26à peu près,
48:26donc là, le temps
48:27qui va vous rester,
48:28ce sera vraiment
48:29pour tout le monde le même,
48:30allez-y.
48:30On voulait vous poser
48:31une dernière question à tous.
48:32Oui, la restauration collective
48:34est aujourd'hui en DSP
48:35qui se termine en 2031.
48:36Ce sera l'occasion
48:37de faire beaucoup d'économies
48:38justement sur les cantines.
48:39C'est un milieu
48:40d'euros de bénéfices.
48:41Pareil pour la Stas,
48:42la DSP se termine en 2031.
48:46Donc, on pourra faire
48:47des économies
48:47pour financer la gratuité
48:49les week-ends
48:49et la gratuité des cantines.
48:51Monsieur Signeri.
48:51Allez, mesdames, messieurs,
48:52nous allons faire
48:52un dernier tour de table
48:53si vous le voulez bien.
48:55On vous demandera
48:55d'être assez concis.
48:57On vous demandera
48:57de répondre à une seule question
48:59toute bête.
48:59un grand projet emblématique
49:01qui résumera votre mandat
49:03si vous êtes élu.
49:04On va commencer
49:05par Marc Chassoubéné.
49:06Écoutez, on a beaucoup parlé
49:07de commerce, d'attractivité.
49:09Il y a un projet
49:10qui me tient particulièrement à cœur,
49:11c'est de protéger
49:12les Stéphanoises et les Stéphanois
49:13tout au long de la vie
49:14et notamment un plan
49:15pour les seniors.
49:15C'est un autre enjeu.
49:16Notre société vieillit énormément.
49:19Nous allons tous,
49:19évidemment, y advenir
49:20et je voudrais vraiment
49:21développer ce plan
49:22du bien vieillir à domicile,
49:24accompagner ce vieillissement
49:25et une vie sociale riche,
49:28épanouie jusqu'au plus grand âge.
49:29Merci beaucoup.
49:30Valentin Mercier.
49:30Oui, alors je vais parler
49:32du site de la Charité
49:33parce que c'est transversal.
49:35Ce sera l'occasion
49:36de mettre en place
49:37notre politique
49:38sur le logement
49:39avec du logement social,
49:41de l'accession à la propriété
49:42via le bail Réel Solidaire,
49:44un grand parc urbain
49:46avec de la végétalisation
49:47dans un quartier paupérisé,
49:49l'ouverture d'une nouvelle crèche,
49:51le déplacement du conservatoire.
49:52Donc c'est à la fois
49:53au croisement
49:54entre le centre-ville,
49:55le patrimoine de Saint-Étienne,
49:57la culture,
49:58l'économie sociale et solidaire,
50:00la végétalisation
50:01et ce sera très important
50:03pour Saint-Étienne.
50:04Eric Lejahouen.
50:05Remettre la ville au travail.
50:06Je pense qu'il faut recréer
50:08dans Saint-Étienne
50:09des emplois.
50:10J'ai proposé
50:12un objectif ambitieux,
50:136 000 emplois créés
50:14dans le cœur de ville
50:15de Saint-Étienne
50:15dans les six prochaines années.
50:16C'est ça votre grand projet ?
50:17Oui, parce qu'aujourd'hui,
50:21c'est par l'économie
50:22qu'on pourra relever Saint-Étienne
50:25et retrouver des marges de manœuvre
50:27dans l'ensemble
50:27des politiques publiques
50:28sur lesquelles on voit bien
50:29on a des demandes
50:30de toutes parts,
50:31que ce soit sur les écoles publiques,
50:32sur les applications laïques,
50:33sur les centres sociaux,
50:34sur les financements
50:35de l'éducation populaire,
50:36du sport amateur.
50:38Donc d'abord,
50:39recréer des richesses
50:40pour pouvoir les redistribuer.
50:42Romain Brossard,
50:43un grand projet.
50:44Les travailleurs,
50:45les chômeurs,
50:45les retraités,
50:46ils prennent le pouvoir
50:47et qui décident absolument
50:48de tout.
50:48Si les travailleurs de la STAS
50:50décidaient des choses,
50:51ça fait longtemps
50:51que les travaux du tram
50:52auraient été faits.
50:53La municipalité,
50:54elle a baissé le nombre
50:55de tournées pour les poubelles
50:56et c'est les éboueurs
50:57qui ont dû faire grève
50:58pour rétablir les tournées
51:00et pour avoir des embauches.
51:01Vous voyez là,
51:02les travailleurs,
51:02ils ont été mille fois plus responsables
51:04que les décideurs.
51:05Ça, c'est notre projet
51:06que les travailleurs
51:06y prennent le pouvoir.
51:07Laurent A. Jusseran.
51:08Alors nous,
51:09on partage le constat
51:10d'une paupérisation
51:11de la ville de Saint-Étienne
51:12et on souhaite créer,
51:17le pouvoir d'achat
51:17parce que la commune
51:19de Saint-Étienne
51:19peut négocier des tarifs
51:21à des mutuelles
51:22pour avoir une mutuelle communale,
51:23peut négocier des tarifs
51:24de gaz et d'électricité
51:25à des fournisseurs.
51:27Le prix du gaz a augmenté
51:28de 50% en trois jours
51:29du fait de la guerre en Iran
51:31et donc on veut proposer
51:32au foyer stéphanois
51:34des contrats de gaz,
51:35d'électricité
51:36et de mutuelles
51:37à prix réduit.
51:38Ça coûte 0 euro contribuable
51:39et ça permet de gagner
51:40450 euros par an
51:42et par ménage.
51:43Merci beaucoup,
51:44Siam Labich.
51:44Un grand projet,
51:45le projet emblématique
51:46de votre...
51:47Alors j'en aurais plusieurs
51:48à proposer
51:48mais s'il faut en choisir
51:50un là tout de suite,
51:51c'est l'opportunité inédite
51:52que nous avons
51:53avec l'hôpital de la Charité.
51:54Nous avons aujourd'hui,
51:56dans quelques jours,
51:57une friche unique
51:58de 30 000 mètres carrés
52:00comme ça vide,
52:00en plein milieu du centre-ville
52:02et donc ce que je propose
52:03demain,
52:03c'est de pouvoir
52:04la transformer en hôtel-dieu,
52:05un grand pôle
52:06d'attractivité économique,
52:08commerciale,
52:08hôtelier
52:09au sein du centre-ville
52:09pour ramener de la richesse,
52:11pour créer de l'attractivité
52:12au sein du centre-ville
52:13et peut-être rehausser
52:15l'image de Saint-Étienne
52:16et permettre
52:16à ce qu'il y ait
52:17bien plus de flux
52:18au sein du centre-ville,
52:19rehausser également
52:19le prix de l'immobilier autour
52:21et puis dégager peut-être
52:22les nuisances
52:23qui peuvent se prolonger
52:24vers le collectif,
52:25vers la rue Antoine-Durafour.
52:27Donc l'hôtel-dieu,
52:29l'hôpital de la Charité
52:30serait demain
52:30un hôtel-dieu
52:31et ça nous permettrait
52:32également de préserver
52:33le patrimoine
52:34que nous pouvons avoir
52:35à l'intérieur,
52:36notamment la réhabilitation
52:37de l'ancienne chapelle.
52:38Donc on a une opportunité inédite
52:39et c'est là-dessus
52:40que je proposerai
52:41le plus gros projet du mandat.
52:43Indino Signeri ?
52:44Oui, mon premier objectif
52:47c'est la sécurité,
52:48mettre de l'ordre
52:49à Saint-Étienne.
52:50Ensuite,
52:51ça sera rénover nos écoles
52:53parce qu'on a 69 écoles
52:54mais on en a beaucoup
52:55qui sont en état
52:56où il faut les rénover
52:57et les entretenir.
52:58Je souhaiterais aussi
52:59développer le commerce
53:01avec une entente
53:02entre STIL
53:03et l'association
53:05qui se crée
53:05et je sais qu'il se parle
53:06et qu'il y a des échanges
53:08qui se font actuellement
53:09pour tirer l'attractivité
53:10sur le centre-ville.
53:11Et puis surtout,
53:13c'est promouvoir,
53:14on a une chance terrible
53:14à Saint-Étienne,
53:15c'est qu'on a 30 000 jeunes
53:17qui viennent de toute la France.
53:19Pourquoi ils viennent
53:19à Saint-Étienne ?
53:20D'abord,
53:21parce qu'il y a
53:21la qualité de l'enseignement.
53:24Deuxièmement,
53:25le logement n'est pas cher
53:26par rapport à des villes
53:27comme Toulouse,
53:28Bordeaux, etc.
53:29Et ensuite,
53:30le port d'achat
53:30est abordable.
53:31Donc,
53:32faire de cette jeunesse
53:33l'avenir de Saint-Étienne.
53:35Merci beaucoup.
53:35Régis Joannico
53:36sur ce grand projet.
53:38Préparer Saint-Étienne
53:39au défi climatique.
53:40Aujourd'hui,
53:41il ne faut pas opposer
53:41écologie et pouvoir d'achat.
53:44Saint-Étienne sera sans doute
53:45une des grandes villes
53:45qui sera le plus impactée
53:47par le réchauffement climatique
53:48en 2050.
53:50Et donc,
53:51nous avons un certain nombre
53:52de propositions,
53:52notamment le tiers payant énergétique
53:54pour rénover les logements
53:56les plus dégradés aujourd'hui,
53:57l'avance de frais
53:57par la collectivité
53:58et puis l'accès aussi
54:00aux soins
54:01et à la santé.
54:02Et aujourd'hui,
54:03faire en sorte
54:04que les Stéphanoises
54:05et les Stéphanois
54:05qui n'ont pas
54:05de médecins traitants
54:06en particulier
54:07ou qui ont des difficultés
54:08pour avoir des rendez-vous
54:09avec des spécialistes
54:11puissent avoir accès
54:12avec des médicobus
54:13puis après avec un centre
54:14municipal de santé
54:14aux soins
54:16et sans dépassement
54:17d'honoraires.
54:18Alors, on va vous proposer
54:19un petit jeu maintenant.
54:20Oui ou non ?
54:21C'est très simple.
54:21Oui ou non ?
54:23Saint-Étienne doit-elle avoir
54:25la présidence
54:26de Saint-Étienne-Métropole ?
54:28Désolée,
54:28vous n'aurez pas le droit
54:28d'argumenter
54:29parce que le temps passe.
54:31Saint-Étienne doit-elle avoir
54:32et revendiquer
54:33la présidence
54:33de Saint-Étienne-Métropole ?
54:34Valentine, merci.
54:36Non.
54:38Eric Lejaoui ?
54:38Oui.
54:39Oui.
54:40Oui, c'est la logique.
54:42Plus de présidence,
54:43des décisions collectives.
54:45Oui, évidemment.
54:47Oui.
54:48Oui.
54:49Merci d'avoir joué le jeu.
54:50C'était le oui et non.
54:52En tout cas,
54:53merci à tous les huit
54:54d'avoir participé
54:55à ce débat.
54:56Merci aussi
54:57de vous être écoutés,
54:58d'avoir comme ça aussi
54:59pu faire vos propositions
55:01dans un ton calme
55:02et posé.
55:03Merci aussi
55:04aux équipes
55:05de TL7,
55:06également aux équipes
55:07de Public Sénat,
55:08toutes les équipes
55:09techniques et éditoriales
55:10qui ont permis
55:10de réaliser ce grand débat.
55:12Nous vous le rappelons,
55:13que ce soit les Stéphanois
55:14ou tous les électeurs
55:15en France,
55:16vous êtes appelés
55:17aux urnes
55:17pour les élections municipales
55:18les 15 et 22 mars prochains
55:20pour élire
55:21votre prochain maire.
55:22Merci à tous.
55:24Merci à vous,
55:24Stéphanois.
55:24Merci, Quentin.
55:25Merci à toutes
55:26vos équipes
55:26de Public Sénat.
55:27Merci aux équipes
55:27de TL7.
55:28C'était un plaisir
55:29de vous recevoir
55:29à Saint-Etienne aujourd'hui
55:30et merci à vous toutes
55:31et tous d'avoir débattu
55:33pendant ces 58 minutes.
55:36À bientôt.
55:37Sous-titrage Société Radio-Canada
55:43Sous-titrage Société Radio-Canada
55:46Sous-titrage Société Radio-Canada
55:48Sous-titrage Société Radio-Canada
55:50Sous-titrage Société Radio-Canada
55:52Sous-titrage Société Radio-Canada
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