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  • il y a 23 minutes
Iran : Gaz, pétrole...Quelles conséquences économiques sur les Français ? 

Lina Murr Nehmé, historienne et politologue, spécialiste du monde arabe contemporain
Francis Pousse, président national Stations-service et Énergies nouvelles du syndicat Mobilians
Anne-Sophie Corbeau, chercheuse au Center on Global Energy Policy (Université de Columbia - États-Unis)
Nathalie Janson, économiste et professeure à la Neoma Business School
Olivier Bost, chef du service politique de RTL
Pauline Théveniaud, journaliste politique de RTL
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 03 mars 2026.

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Transcription
00:00Le vélo.
00:02Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL.
00:06Avec Anne-Sophie Lapix.
00:08Ça fait seulement 4 jours que les bombardements paralysent le Proche-Orient.
00:12Au-delà des bilans meurtriers, on constate que cette guerre a des conséquences dévastatrices sur l'économie.
00:17Sommes-nous à l'aube d'un choc énergétique ?
00:20Les prix du pétrole et du gaz s'envolent.
00:23La Banque Centrale Européenne alerte déjà sur le risque de nouvelles crises de l'inflation.
00:27Alors on va essayer de comprendre ce qui nous arrive et jusqu'où cela peut aller avec nos invités.
00:32Anne-Sophie Corbeau, chercheuse au Centre de politique de l'énergie de l'Université Columbia.
00:36Bonsoir.
00:37Francis Pousse, président national des stations-services et énergie nouvelles du syndicat Mobiliance.
00:42Bonsoir.
00:43Lina Murnemé, historienne et politologue spécialiste du monde arabe contemporain.
00:47Bonsoir.
00:48Bonsoir.
00:49Et Nathalie Jansson, économiste et professeure à la Neoma Business School.
00:52Bonsoir.
00:53Bonsoir.
00:54Alors, on refait le monde sur RTL.
00:57Aujourd'hui, je vois qu'il y a des mondes.
00:59D'habitude, il n'y a pas beaucoup de monde.
01:00Ça se comprend.
01:01Les gens, ils ont peur.
01:02De toute façon, ça va augmenter.
01:04Déjà, le prix, il a augmenté.
01:05Il était à 62, je crois.
01:07Maintenant, il est à 70.
01:08Depuis quel jour il a augmenté ?
01:10Là, il est trois jours.
01:13Voilà, c'est un gérant de station-service.
01:15On va vous donner la parole dans un instant.
01:16Francis Pousse était au micro de Christophe Panvert.
01:19Alors, ça n'a pas pris longtemps.
01:20Les bombardements israéliens et américains ont débuté samedi.
01:22L'Iran a immédiatement répliqué en Israël et dans les pays arabes voisins.
01:27Et tout de suite, on a pensé au pétrole.
01:30Nous sommes dans une région où il coule à flot, où il a fait la richesse de nombreux pays.
01:34C'est le point fort et le point sensible de la région.
01:38Anne-Sophie Corbeau.
01:39Alors, moi, je m'occupe plutôt du gaz.
01:41Mais effectivement, le pétrole, c'est effectivement un point très sensible de la région.
01:45Je vais peut-être me tourner vers les experts qui sont plutôt sur la partie pétrole.
01:50Alors, Nathalie Jansson, on reviendra vers vous, Anne-Sophie Corbeau, sur le gaz.
01:52Je pensais que vous faisiez tous les hydrocarbures, excusez-moi.
01:54Nathalie Jansson, alors, c'est le point sensible et c'est sur lequel l'Iran tape.
01:59Oui, c'est un des points sensibles, puisque comme on l'a vu sur l'envolée des cours,
02:05en fait, l'envolée des cours, on l'a vu sur le pétrole,
02:07mais on l'a vu plus accentuée sur le gaz, justement.
02:11On va revenir au gaz.
02:12On va revenir au gaz.
02:12Je vois bien que...
02:13Et je comprends, parce que c'est vrai que la situation est encore plus critique sur le gaz.
02:16Oui, exactement. Et puis, effectivement, la grande question pour les Français,
02:19c'est de savoir quelle sera l'augmentation de leur plein, l'approche, dans les jours à venir.
02:25Mais c'est facile de bloquer la production et le transport du pétrole au Moyen-Orient ?
02:30En fait, ce qui est problématique, là, c'est surtout le détroit d'Hormuz,
02:36qui, en effet, fait passer 20% du trafic de pétrole.
02:40Donc, si on a plusieurs pays qui, finalement, ne peuvent plus passer,
02:45eh bien, on aura des difficultés d'acheminement,
02:48et donc, on aura moins d'offres.
02:50Donc, forcément, sur le marché, moins d'offres face à une demande toujours pareille.
02:54Ça va donner des prix qui vont se tendre.
02:56Et la partie la plus, je dirais, difficile à gérer,
03:01c'est parce qu'en fait, on ne sait pas, on n'a aucune idée.
03:04Personne d'entre nous, je ne sais même pas si Donald Trump a une idée.
03:07Enfin, personne ne sait, effectivement, l'étendue du conflit.
03:10Donc, en fait, on n'a pas de point de repère.
03:12Ce détroit d'Hormuz, ce n'est pas la première fois qu'il est visé.
03:15Il y a eu notamment les outils, qui sont ce qu'on appelle les proxys,
03:20des alliés de l'Iran, qui ont visé déjà des bateaux, des cargos.
03:26Il y a l'an dernier, je crois que ça s'est arrêté l'an dernier,
03:28mais à multiples reprises, on avait trouvé la parade, l'île Murnemé ?
03:34Vous savez, avec les négociations, tout marche, finalement.
03:37Les Américains ont réussi à calmer les outils et à obtenir qu'ils arrêtent la guerre.
03:42Pour un temps...
03:43Les outils de l'Imen, je précise, c'est un peu...
03:45Oui, bien sûr. En fait, ils s'appellent Ansarallah,
03:48mais bon, le rite, c'est les outils.
03:52C'est une secte musulmane.
03:54D'accord. Et donc, avec la négociation, il avait réussi à arrêter ces drones ?
03:59C'était souvent des drones qui visent les...
04:00Il avait fait un accord avec eux et donc, il s'était tenu tranquille depuis.
04:05Mais ça reste, le Détroit d'Hormuz, un point sensible pour le commerce international.
04:11C'est un point extrêmement sensible. Il ne fait que 50 kilomètres.
04:14Et vous savez, il y a des bateaux extrêmement grands aujourd'hui, des super, super pétroliers.
04:19Et il, comme a dit Madame, il, par la transit, 20% du commerce, de la consommation mondiale totale du
04:30pétrole,
04:3020 à 21 millions par jour, de barils par jour.
04:34Il est également vital en ce qui concerne le gaz, surtout à cause des exportations massives du Qatar,
04:4077 millions de tonnes par an.
04:42Mais là, vous parliez du pétrole qui transite par le Détroit d'Hormuz.
04:45Ce n'est pas du pétrole qui vient exclusivement en Europe.
04:47Il ne vient presque pas en Europe.
04:49Voilà, c'est plutôt vers l'Asie, c'est ça ?
04:50Il va vers l'Asie, mais par ricochet, la France va souffrir.
04:54L'Europe va souffrir parce qu'on achète à la Chine...
04:58Bon, les pays les plus dépendants sont le Japon, la Corée du Sud, l'Inde et la Chine.
05:04La Chine est le plus grand exportateur de pétrole.
05:08Importateur de pétrole, pardon.
05:11Et la France achète à la Chine de la technologie, des smartphones.
05:15Bon, les smartphones que vous avez là.
05:18Ah oui, là, vous parlez des répercussions sur l'inflation.
05:20C'est-à-dire que si les Chinois payent davantage parce qu'ils ont du mal à accéder au pétrole,
05:24en fait, tous les prix augmenteront parce qu'ils fabriquent...
05:26Tous les prix augmenteront.
05:27Il y a une énorme masse de commerce qu'on fait avec la France,
05:31du matériel informatique, des ordinateurs personnels, des serveurs sophistiqués,
05:35des robots, panneaux solaires, batteries, nombreuses pièces pour voitures électriques.
05:41Jouets, jouets, vêtements, puis j'en passe.
05:46Il y a des répercussions sur tout, on est déjà là.
05:47Vous imaginez un peu si les vêtements venant d'Orient s'arrêtaient de venir.
05:53En plus, ils vont devenir plus chers à cause du pétrole qui les constitue.
05:57Alors, il y a ça aussi.
05:58Mais là, on va se recentrer pour l'instant vraiment sur le pétrole.
06:01Je disais que ça n'a pas tardé.
06:02Les prix du pétrole ont bondi.
06:04Je crois que le baril de Brent, il est à 82, quelque chose comme ça.
06:09Il a atteint 85 dollars, sachant qu'il était à 60 au début de l'année.
06:15Et Francis Pousse, vos clients automobilistes l'ont anticipé, cette hausse, et dès ce week-end ?
06:22Effectivement, on a vu dès dimanche, à défaut d'une ruée à la pompe,
06:27des ventes plus importantes, puisque les informations ont tourné en boucle.
06:31Et avant même d'entendre des experts qui parlaient de potentielles hausses,
06:36les gens ont bien compris que si on frappe des pays producteurs de pétrole,
06:40il y avait un risque sur le prix.
06:42Donc, dimanche et plus particulièrement hier, lundi,
06:45on a vu des niveaux de vente multipliés par 1,5 à 3 fois selon les points de vente,
06:51parce que les gens veulent acheter le moins cher possible avant que ça n'augmente.
06:56Et effectivement, entre hier et aujourd'hui, on a vu des hausses d'entre 5 et 7, voire 8 centimes.
07:03Ah oui, alors même plus, mon petit doigt m'a dit que dans certaines stations,
07:06les prix avaient déjà augmenté de 10%, non de 10 centimes plus exactement,
07:13ce n'est pas 10%, de 10 centimes.
07:15Est-ce que c'est normal à ce stade, ou est-ce que là, on est en train de se
07:18faire des petites marges supplémentaires ?
07:19Alors, ce qui est sûr, c'est que ce n'est pas mes adhérents pompistes qui se font des marges
07:25supplémentaires,
07:25parce que le prix, pour la plupart des cas, est fixé par la compagnie pétrolière
07:29ou le distributeur avec qui vous travaillez,
07:32et qu'éventuellement, en plus, vous avez des grandes surfaces qui sont en situation,
07:37non pas de monopole, mais qui représentent 63% des ventes de carburant en France,
07:41qui sont là sur une politique de prix bas,
07:43et on ne peut pas se permettre du jour au lendemain d'avoir 20 centimes d'écart.
07:47D'ailleurs, on a remarqué aussi que les grandes surfaces ont augmenté dans les mêmes proportions ce matin.
07:51Ça prouve bien que c'est le tarif international du gasoil, du sans-plomb,
07:57parce qu'après le raffinage du baril de pétrole,
08:00vous avez ce qu'on appelle le cours du plat de Saint-Rotterdam,
08:03où vous avez une valorisation de l'essence, une valorisation du diesel,
08:07et ce cours dépend aussi du prix du baril, et de l'offre et de la demande.
08:12Il n'y a personne qui est en train d'exagérer, de profiter un petit peu de la situation ?
08:15Ça, c'est une information d'Alban Leprince, je vais vous le dire.
08:18Je la dénonce, qui a été notre journaliste, qui a constaté cette hausse dans la station.
08:23Mais cette hausse, oui, oui, elle est réelle.
08:25Mais alors, on ne me croit pas, et il faudra que je le prouve,
08:29quand ça baisse, c'est pareil, c'est réactif aussi.
08:32Oui, très réactif.
08:33Est-ce que vous avez vu des clients débarquer avec des jerrycans pour faire des réserves ?
08:37Oui, on en a eu.
08:40Malheureusement, j'ai même sur une de vos radioconsoeurs ce matin,
08:46entendu un auditeur qui a fait avec ses voisins un stock de 1000 litres de gasoil,
08:51dans une ancienne cuve de fioul.
08:54Je vous passe les détails de sécurité, mais on voit à quel niveau les gens peuvent prendre des précautions,
09:00et là, c'est pire que des précautions, c'est même dangereux.
09:02Mais à la fois, est-ce qu'ils n'ont pas raison ?
09:04Parce que les prix vont certainement augmenter, il n'y a absolument aucun doute là-dessus.
09:08Alors, il est clair qu'on s'engage vers une phase de hausse importante,
09:13comme vous le disiez tout à l'heure, on ne connaît pas la fin de l'histoire,
09:16mais probablement, ça va continuer à augmenter.
09:20Après, les stations sont approvisionnées, on n'a pas de problème aujourd'hui de disponibilité.
09:25Il n'y aura pas de pénurie, c'est ça que vous nous dites.
09:27Même si tout le monde se précipite en ce moment dans les stations, il n'y aura pas de pénurie.
09:29Non, parce que quand tous les réservoirs sont remplis, les réservoirs sont remplis.
09:32Alors, si après, chacun fait des cuves de milites, là, on va avoir un problème, je vous le confie.
09:35C'est sûr.
09:37Mais par contre, à force de multiplier par deux ou par trois les ventes en stations-services,
09:44on va créer des pénuries sur des points de vente.
09:46Oui, c'est ça.
09:46La pénurie au niveau national, la disponibilité de produits, elle est là.
09:50Elle est aussi assurée éventuellement par des stocks stratégiques,
09:56qui composent trois mois de consommation de carburant.
10:00Donc, on n'a pas de problème de disponibilité de produits.
10:02En revanche, des stations-services peuvent être mises à mal par ces enlèvements.
10:06Alors, le choc pétrolier, on l'a tout de suite vu venir.
10:08Ce qu'on n'a pas compris immédiatement, c'est que cette guerre bloque aussi les ventes de gaz.
10:12On a commencé à en parler, c'est peut-être encore plus grave.
10:14Et on va continuer à en parler après le rappel des titres de Nathalie Nichet.
10:31Le rappel des titres avec Nathalie Nichet.
10:33D'abord, ce sera à vivre sur RTL dans moins d'une demi-heure à 20h.
10:37Emmanuel Macron s'exprimera depuis l'Elysée.
10:39Une allocution aux Français pour parler de la guerre en Iran.
10:42Grand probablement pour rassurer, mais aussi montrer que la France a les moyens de défendre ses intérêts.
10:48Dans les airs, justement, selon le Quai d'Orsay, des avions Rafale basés aux Émirats
10:52ont déjà mené des opérations de sécurisation au-dessus de plusieurs bases françaises du Moyen-Orient.
10:57Et la France va déployer des systèmes antimissiles et antidrones à Chypre,
11:02là où une base britannique a été frappée hier par un drone iranien.
11:06On note ce soir cette affirmation du ministère de la Défense à Téhéran.
11:10Il affirme ne pas avoir encore utilisé ses armements les plus perfectionnés.
11:15En ce qui concerne les touristes français bloqués dans la région du Golfe, c'est une information RTL.
11:20Les rapatriements ont commencé avec un premier vol opéré la nuit dernière
11:23et deux autres prévus dans les prochaines heures.
11:26Enfin, l'embrasement qui gagne le Liban.
11:29L'armée israélienne continue de frapper le sud de Beyrouth et la région frontalière.
11:33Le Hezbollah vient lui d'envoyer une nouvelle série de projectiles vers le territoire israélien.
11:37Merci Nathalie. Et on vous retrouvera un peu avant 20h, juste avant d'écouter
11:42l'allocution d'Emmanuel Macron en direct sur RTL à 20h.
11:46A tout à l'heure Nathalie.
11:47A tout à l'heure.
11:49Anne-Sophie Lapix, on refait le monde jusqu'à 20h sur RTL.
11:53Les bombes iraniennes font vaciller l'économie mondiale.
11:59Hier, après avoir été touchée par des frappes iraniennes,
12:01la compagnie publique Qatari a stoppé la plus grande usine de liquéfaction du gaz au monde.
12:07Immédiatement, les prix du gaz ont flambé de 50%.
12:10Aujourd'hui, on est à 70%.
12:13Cela nous rappelle évidemment la crise de 2022 provoquée par la guerre en Ukraine.
12:18N'est-on pas mieux protégé qu'alors ?
12:20On va en débattre avec nos invités.
12:21Anne-Sophie Corbeau, chercheuse au Centre de politique de l'énergie de l'Université Columbia.
12:25Francis Pousse, président national des stations-services et énergie-nouvelles du syndicat Mobiliance.
12:30Lina Murnemé, historienne et politologue spécialiste du monde arabe contemporain.
12:34Et Nathalie Jansson, économiste et professeure à la Neoma Business School.
12:38On refait le monde sur RTL.
12:41Il n'y a aucun, aucun risque d'approvisionnement à court terme en France,
12:48ni sur le gaz, ni sur l'essence.
12:51Donc ne créons pas un problème qui n'existe pas.
12:54Il n'y a aucune raison aujourd'hui de se rouer dans les stations-services.
12:57Il n'y a aucun risque d'approvisionnement, ni sur le gaz, ni sur l'essence.
13:03Pas de problème, il n'y a pas de risque.
13:05Nous rappelait ce matin le ministre de l'économie, Roland Lescure.
13:09Anne-Sophie Corbeau, on en est où quand même ?
13:12Est-ce qu'il n'y a pas de risque ?
13:14Par rapport par exemple à la crise qui est liée au début de la guerre en Ukraine, on en est
13:19où ?
13:20Alors déjà, on a commencé avec des marchés qui étaient tendus,
13:23puisqu'en fait on n'a pas du tout récupéré le montant de gaz qu'on a perdu
13:27avec la diminution des volumes de gaz russes qui venaient vers l'Europe.
13:30Même si on a augmenté globalement les volumes de gaz naturel liquéfié, notamment des Etats-Unis,
13:35et que aussi la Russie exporte davantage de gaz par gazoduc vers la Chine,
13:39on n'a pas totalement rééquilibré les marchés.
13:41On s'attendait à les rééquilibrer cette année.
13:43Donc de facto, les prix la semaine dernière, donc vendredi, étaient à 30 euros par mégawatt-heure.
13:49Les prix pré-crise qu'on avait en 2019, par exemple, c'était plutôt du 15-20 euros par mégawatt
13:54-heure.
13:54Donc on était déjà sur un point de départ qui était plus élevé.
13:58Bon, seconde chose, c'est qu'effectivement, le volume de GNL qui transite via le détroit d'Hormuz est très
14:04important.
14:05C'est à peu près un cinquième des volumes globaux.
14:07Là aussi, ce n'est pas du GNL qui vient vers nous, il va plutôt vers les pays d'Asie
14:10?
14:10Il va essentiellement vers les pays d'Asie, mais nous avons un marché global.
14:13Nous avons des prix, gaz naturel liquéfié, effectivement.
14:16Pourquoi est-ce qu'on a du gaz naturel liquéfié ?
14:18Tout simplement parce que le gaz gazeux a une densité énergétique à peu près un millième de celle du pétrole.
14:22Donc on ne va pas avoir un bateau qui fait mille fois le pétrolier.
14:25Vous l'imaginez bien, si vous voulez connaître la raison physique.
14:29Mais nous, en Europe, nous avons des prix qui reflètent en fait l'équilibre offre et demande.
14:35Et en particulier, nous sommes exposés aux marchés globaux.
14:38Donc en fait, on va avoir des prix, et on les voit déjà, qui augmentent de façon très rapide.
14:42Mais les prix, pour le moment, même à 60-70 euros par mégawatt-heure, restent très en deçà de ce
14:49que l'on a vu en 2022.
14:51En 2022, on a presque été toujours au-dessus de 100 euros par mégawatt-heure.
14:55Donc en fait, là, pour le moment, les prix reflètent.
14:58Un, le fait qu'il y a cette interruption, mais les marchés se disent peut-être qu'elle ne va
15:03pas durer.
15:04Et aussi le fait qu'on est malheureusement à la sortie de l'hiver, et qu'en Europe, nos stocks
15:08sont relativement vides.
15:10On est à 30%.
15:11Mais alors, j'ai cru comprendre que l'an dernier, à la même époque, on était à 62%.
15:16Pourquoi ils sont si vides, ces stocks ?
15:19Un, parce qu'on a commencé l'hiver avec des stocks un peu moins pleins, à cause du conjecturel...
15:24Parce qu'on était serein, en fait ?
15:26Non, pas du tout. On n'était absolument pas serein, mais tout simplement, il y avait des tensions sur le
15:29marché.
15:30On n'a pas réussi, finalement, à remplir suffisamment nos stocks.
15:32Et on a vu un hiver qui, finalement, était normal.
15:35Donc, hiver normal dit froid.
15:37Donc, des vagues de froid.
15:37Voilà. Donc, tout simplement, on chauffe, on utilise le gaz, et donc, finalement, les stocks de gaz ont diminué beaucoup
15:43plus rapidement que prévu.
15:45Mais comment ? Je disais qu'on n'a pas forcément vu venir aussi bien que la crise du pétrole,
15:50enfin le choc pétrolier.
15:51Comment la fermeture d'une usine au Qatar peut provoquer un tel séisme ?
15:57Déjà, le Qatar, c'est le deuxième exportateur de gaz naturel liquéfié au monde.
16:01Il y a peut-être aussi une prime de risque, parce que ce n'est pas seulement, en fait, le
16:06risque de la fermeture.
16:07Ou du moins, la fermeture du détroit d'Hormuz qui inquiète les marchés.
16:10C'est aussi le risque d'attaques d'infrastructures énergétiques.
16:14Il y a eu des attaques sur l'Arabie Saoudite, plutôt côté pétrole.
16:18Il y a eu aussi une attaque sur cette unité de liquéfaction.
16:20Cette unité de liquéfaction, si elle est détruite pour plusieurs mois, c'est Armageddon.
16:25C'est Apocalypse Now.
16:26Là, je vous garantis absolument que les prix vont flamber.
16:29Et ça ne sera pas du 100 euros par mégawatt-heure qu'on va expérimenter.
16:32Ça va être bien plus élevé.
16:34On va revenir au prix de 2022.
16:37Pourquoi ? Parce qu'en fait, sur le monde du gaz naturel liquéfié, on n'a pas de remplacement.
16:42Et les Américains, alors ?
16:44Oui, mais en fait, imaginez, vous avez un panier avec 600 pommes.
16:48Tout à coup, vous n'en avez plus que 490.
16:52Et bien, même s'il y a quelques petites pommes qui vont arriver parce qu'effectivement, des unités de liquéfaction
16:57qui arrivent à capacité de production, qui en sont en train d'augmenter, ça ne va pas remplacer totalement.
17:02La différence majeure entre la crise qu'on expérimente actuellement, c'est que là, on a fait le saut de
17:07la falaise.
17:08Avec la crise russe, les Russes ont diminué progressivement l'approvisionnement.
17:13Ça a vraiment commencé à s'accélérer en juin 2022 quand ils ont commencé à réduire les approvisionnements de downstream
17:181.
17:19C'est totalement différent.
17:21Et là, c'est tout le monde, le monde entier qui est impacté.
17:24Donc, par exemple, les Taïwanais, tout leur approvisionnement, c'est du gaz naturel liquéfié.
17:28Ils viennent d'en perdre un tiers.
17:30Donc, vous imaginez qu'ils vont être totalement désespérés pour s'approvisionner et essayer de capter n'importe quel autre
17:37cargo de gaz naturel liquéfié.
17:38Donc, on est tous sur le même marché.
17:40En 2022, il n'y avait que nous qui étions impactés.
17:43On essayait d'avoir davantage de gaz naturel liquéfié.
17:46Donc là, l'état de crise est totalement différent.
17:48Et pour amplifier, on a une crise pétrolière et gazière.
17:53Ça veut dire que, si je regarde d'un point de vue de sécurité énergétique, on ne peut pas se
17:58reporter sur l'autre combustible.
18:00Parce que parfois, on peut utiliser le pétrole à la place du gaz dans les applications industrielles ou de génération
18:05d'électricité.
18:06Ça, ce n'est pas possible.
18:07Donc, en fait, mis à part la réduction de la demande, le vainqueur dans toute cette histoire, ça risque d
18:12'être le charbon.
18:14Mais Nathalie Jansson, on n'a pas réduit notre consommation de gaz.
18:20On ne devait pas faire ça aussi pour éviter d'être soumis à ce genre d'aléas ?
18:25Si, c'est comme pour le pétrole.
18:27Forcément, quand il y a des effets pris, en fait, on apprend.
18:30Enfin, les industriels apprennent et essayent de trouver, évidemment, des processus qui sont moins consommateurs.
18:35Après, ça dépend de la possibilité d'adapter son processus de production.
18:39Mais les effets ne sont pas immédiats.
18:41Donc là, 2022, c'est encore court comme délai.
18:43Ce n'est que 4 ans.
18:44Donc, quand vous êtes dans une industrie qui est très utilisatrice, évidemment, vous avez compris qu'en fait, finalement, le
18:51gaz est quelque chose qui, finalement, peut se tendre du jour au lendemain.
18:55Donc, il faut que vous soyez vigilants.
18:56C'est un peu, on a découvert, je pense, comme on a découvert dans les années 70 que le pétrole
19:02pouvait, effectivement, être brutalement, avoir un prix très élevé.
19:05Mais tout ça prend du temps.
19:07C'est ce qu'on appelle la fameuse élasticité de l'offre, enfin, du processus de production.
19:11Et ça ne se fait pas immédiatement.
19:14Donc, effectivement, je pense qu'il y a eu des...
19:16On a appris, mais ça fait...
19:18C'est une réaction qui est trop courte, encore, pour qu'ils puissent s'en dispenser.
19:23Sophie Corbeau, vous voulez rajouter ?
19:24Oui, parce qu'en fait, on utilise le gaz dans trois secteurs.
19:26Donc, le secteur résidentiel, les gens ont appris à consommer un petit peu moins.
19:30Mais il y a toujours les allées à climatique.
19:32L'industrie, ce qui est très important, ce n'est pas tellement qu'ils ont appris, c'est qu'en
19:34fait, ils ont fermé la porte.
19:35Voilà, ils ont mis la clé sous la porte, parce que, tout simplement, les prix du gaz étaient trop élevés.
19:39Les industries qui étaient très consommatrices en gaz, c'était quoi ces industries, d'ailleurs ?
19:43Les engrais.
19:44La chimie.
19:44Donc, on a énormément perdu.
19:47Demander aux Allemands, c'est la catastrophe chez eux.
19:49Et par contre, on a diminué la consommation de gaz dans le secteur de génération d'électricité,
19:56grâce à l'arrivée de davantage de renouvelables.
19:58Ça, effectivement, de ce côté-là, c'est un véritable progrès.
20:01Mais, finalement, on reste quand même...
20:03Alors, l'année dernière, on a consommé à peu près 340 milliards de gaz dans l'Union européenne.
20:07On était à un peu plus de 400 milliards en 2021.
20:11Francis Pouce, vous qui croisez vos clients, les stations sont aussi, en quelque sorte, un thermomètre de leur humeur.
20:16La crise énergétique de 2022, gaz plus pétrole, ça reste un traumatisme.
20:22Ah oui, ça reste un traumatisme parce que là, on a subi plusieurs semaines consécutives de hausse avec, souvenez-vous,
20:30la mise en place par le gouvernement de remise à la pompe,
20:35qui était destinée à baisser le prix du carburant.
20:39Et c'est pour ça que, malheureusement, à chaque fois qu'on parle pétrole, les gens s'affolent.
20:44C'est ce qui s'est passé depuis dimanche.
20:47Craignent, un, pour l'approvisionnement, on l'a dit, il n'y a pas trop de raisons.
20:50Par contre, quand on vous dit que votre produit qui vous sert à vous déplacer tous les jours, et en
20:57particulier en zone rurale, va subir une augmentation,
21:00forcément, vous avez tendance à faire des précautions.
21:05Et ce qui reflète encore l'importance du parc de véhicules thermiques, alors thermiques ou hybrides,
21:12puisque je rappelle que le parc roulant de véhicules électriques n'était, en 2025, que de 2,9%.
21:20Donc vous avez 98% de véhicules qui sont encore thermiques, et en particulier dans les campagnes, on a besoin
21:27de se déplacer.
21:28On va voir comment on peut faire pour tenter d'éviter cette crise énergétique et le retour de l'inflation,
21:33parce que c'est aussi le corollaire, ce sera juste après la pause.
21:37Jusqu'à 20h, Anne-Sophie Lapix refait le monde sur RTL.
21:43RTL, votre radio.
22:02Je travaille chez un pétrolier bien connu, qui a des dépôts, alors on va tout de suite remettre des choses
22:08à leur place.
22:09Il n'y a pas de pénurie, les stocks sont pleins, la production tourne à plein régime, et il n
22:15'y aura aucun manque.
22:16On a des commandes depuis hier matin, mais c'est incroyable.
22:21On a des centaines d'appels, on n'arrive pas à...
22:23Ah, de gens qui veulent remplir leur cuve de fioul en...
22:26Ah ben, aujourd'hui, j'ai fait 10 clients déjà, c'est, avec ce qui se passe, on préfère prendre
22:31nos précautions.
22:31Et en réalité, il n'y a absolument aucune pénurie.
22:35Voilà, c'est Pierre, donc un auditeur qui appelait ce midi Amandine Bégaud, qui se voulait rassurant.
22:41Mais là, on parle du pétrole, sur le gaz, on est quand même un peu plus inquiet.
22:45Le choc énergétique risque-t-il de nous entraîner vers une nouvelle crise de l'inflation ?
22:49Une inflation réduite sous les 2% en Europe aujourd'hui.
22:53Alors ça, c'est la hantise des populations, l'inflation, comment l'éviter ?
22:56On va poser la question à nos invités.
22:58Anne-Sophie Corbeau, chercheuse au Centre de politique de l'énergie de l'Université Columbia.
23:02Francis Pousse, président national des stations-services et énergie nouvelles du syndicat Mobiliance.
23:08Lina Muret-Nemé, historienne et politologue spécialiste du monde arabe contemporain.
23:13Nathalie Jansson, économiste et professeure à la Neoma Business School.
23:16Alors, la Bourse de Paris a terminé en net recul, moins 3,46%.
23:21Francfort, moins 3,44%.
23:23Londres, moins 3,04%.
23:25Les marchés sont inquiets.
23:27Ça, c'est la peur de l'inflation, Nathalie Jansson ?
23:31Pas seulement.
23:32L'inflation, elle a besoin d'autres ingrédients.
23:35Il faudrait vraiment que la hausse soit significative.
23:37Et puis, il y a toujours un ingrédient monétaire dedans.
23:41Donc là, c'était effectivement en 2022 un ingrédient bien plus présent, en fait.
23:45Parce que les banques centrales avaient inondé le marché de liquidité suite au Covid.
23:51Là, on est quand même dans une situation un peu différente.
23:53Mais néanmoins, c'est surtout des incertitudes très fortes par rapport à...
23:58Oui, puis comme il a été mentionné, c'est un risque politique élevé.
24:02Donc, quand on est déjà dans un scénario où on avait déjà beaucoup d'incertitudes entretenues par Donald Trump sur
24:09les échanges internationaux,
24:11là, on vient remettre une couche, en fait, à un niveau d'incertitude très élevé.
24:15Et c'est ce à quoi on assiste aujourd'hui.
24:18D'ailleurs, le dollar a même retrouvé un tout petit peu son rôle de monnaie de réserve,
24:24puisqu'il a légèrement... il avait pas mal baissé cette année.
24:28D'ailleurs, on peut aussi dire que c'est une bonne nouvelle pour les consommateurs,
24:31puisque par rapport à 2022, nous avons effectivement...
24:35Nous avions un euro qui était en dessous, donc qui était très faible,
24:41ce qui veut dire que 10 dollars de prix sur un baril,
24:45eh bien, c'était vraiment 10 dollars de prix dans les prix finaux en euros,
24:49en équivalent euro, voire plus,
24:51alors que là, aujourd'hui, c'est simplement, c'est autour de 7...
24:56Voilà, c'est beaucoup...
24:57On a gagné avec un euro fort.
24:59Voilà, on a un euro fort, donc là, pour les consommateurs, c'est une bonne nouvelle.
25:04Mais par contre, pour le reste, effectivement, c'est en termes de, si vous voulez, de vision du monde,
25:09on est dans une vision qui est extrêmement tendue,
25:12puisqu'en fait, on ne comprend plus rien aux échanges internationaux,
25:16et en plus, on a des problèmes de transport clair,
25:18du fait de, là, physiquement, d'avoir des goulots d'étranglement, voilà.
25:22Lina Murnémé, ils savent ce qu'ils font, là, les Iraniens.
25:26Ils tiennent un peu le reste du monde par l'argent, par le point faible,
25:32par ces hydrocarbures qu'ils menacent en permanence.
25:35Ça, c'est une stratégie de faire peur sur un plan économique ?
25:39Tout à fait.
25:41Ça fait des années et des années et des années.
25:43Chaque fois qu'il y a une petite crise, ils annoncent,
25:45on va fermer le détroit d'Hormuz,
25:47mais ils n'ont jamais osé le faire,
25:48parce qu'en fait, ça reviendrait à s'étrangler eux-mêmes.
25:51Parce que leur propre marchandise passe par là,
25:54notamment par le port de Bandar Abbas,
25:56qui a été frappé, si vous vous souvenez, il y a un mois,
26:00et qui est tenu par les gardiens de la Révolution.
26:03Mais est-ce que là, finalement, ils n'ont plus rien à perdre ?
26:05Du coup, ils attaquent...
26:06Moi, je pense qu'ils sont en train de se saborder.
26:09Oui, de se saborder et d'entraîner avec eux, finalement.
26:12Plus possible des gardes.
26:13Ça me fait penser, les deux, que ce soit le régime iranien ou Trump,
26:18ça me fait penser au...
26:20Vous connaissez l'histoire de Melville, la baleine ?
26:25Oui, oui, bien sûr.
26:27Moby Dick ?
26:28Moby Dick, exact.
26:30Oui, oui, c'est ça.
26:31Alors, la Banque Centrale Européenne a tiré la sonnette d'alarme
26:35sur les risques pour la croissance et l'inflation.
26:37Ce n'est pas une idée qu'on se fait,
26:39c'est la Banque Centrale Européenne qui le dit,
26:40c'est qu'il y a donc un risque.
26:42Anne-Sophie Corbeau, est-ce que l'Europe a les moyens de réagir ?
26:48Je ne sais pas, en s'approvisionnant ailleurs.
26:50Donc là, vous avez expliqué que c'était tendu.
26:52Ce sont des achats groupés, je ne sais pas.
26:54Quels sont nos moyens de réagir ?
26:57C'est de faire exactement ce qu'on n'a pas fait, en fait, en 2022.
27:00C'est-à-dire de commencer par la demande.
27:02C'est-à-dire qu'il va falloir commencer à dire à tous les consommateurs pétrole et gaz,
27:07il va vraiment falloir réduire la consommation et le faire dès maintenant.
27:11Alors, je sais, c'est peut-être un message difficile à entendre,
27:14mais en fait, quand on a deux composants dans la sécurité énergétique
27:17et que celui qui est essentiellement approvisionnement va être très sérieusement limité,
27:21que ce soit au niveau des stocks et de l'approvisionnement alternatif,
27:24il faut se focaliser sur la demande.
27:26Et la demande, ça veut dire économie d'énergie, consommer moins d'énergie
27:30pour éviter éventuellement d'avoir quelque chose qui sera la destruction de l'énergie
27:34parce que les prix seront trop élevés.
27:36Alors, quant à ramener les centrales à charbon,
27:39c'est peut-être un petit peu compliqué,
27:41mais je pense que dans certains pays plutôt à l'Est,
27:44même voire l'Allemagne,
27:45il y a toujours des possibilités d'augmenter cette génération de charbon
27:49et de toute façon, les gens préféreront toujours avoir génération de quelque chose
27:54plutôt que rien du tout au final.
27:57Voilà, ça sera quand même quelque chose de très important.
27:59Mais la chose la plus essentielle dans ce débat,
28:03c'est un, quelle est la durée de cette interruption ?
28:06Et ça, on ne sait pas,
28:07parce qu'on ne sait pas quel est le but final de Trump.
28:09Oui, et les Iraniens disent qu'ils ont utilisé seulement leurs plus petites armes.
28:15En fait, le ton monte de part et d'autre.
28:17Il y a Donald Trump qui dit qu'on a tout détruit,
28:19et là, ce soit, on a tout détruit,
28:20même les gens avec lesquels on voulait négocier.
28:22Mais le ton monte aussi côté iranien.
28:25Et la deuxième partie, c'est est-ce qu'il va y avoir des destructions
28:28qui seront permanentes en termes d'infrastructures énergétiques,
28:31que ce soit côté pétrole ou côté gaz.
28:33Et ça, ce sont vraiment les deux paramètres.
28:35Pour le moment, pour moi,
28:36le marché gazier ne reflète qu'une interruption momentanée d'une à deux semaines.
28:42Si on commence à aller sur quatre semaines,
28:44les marchés gaziers vont réagir de façon beaucoup plus violente.
28:47Mais je pense qu'effectivement,
28:49il faut commencer à faire comprendre à la population
28:51que peut-être on va avoir une crise très significative.
28:54Alors, tant mieux si ce n'est pas le cas,
28:56mais il vaut mieux préparer.
28:57Ce qu'on n'avait absolument pas fait, si vous vous rappelez bien, en 2022,
29:00si vous vous rappelez les discours pendant la présidentielle.
29:02Lina Murnameh ?
29:03Juste, les armes dont parlent les Iraniens,
29:07celles qu'ils ont le plus utilisées,
29:08ce sont les drones saïds.
29:10Saïd veut dire martyr, à propos.
29:12Parce qu'ils se détruisent et on ne les renvoie pas,
29:16on ne les ramène pas à la maison.
29:17On les sacrifie, évidemment.
29:18Oui, ils sont très bons marchés.
29:20Ils sont petits, très bons marchés.
29:21Ils sont utilisés en Ukraine.
29:22On les connaît, ces drones.
29:23Oui, ils peuvent en fabriquer en voiture.
29:26Vous les envoie là.
29:28Et ils en ont des stocks et des stocks
29:30qu'ils comptent utiliser d'une façon ou d'une autre sur leurs agresseurs.
29:34Et ça, ça ne coûte pas cher,
29:35contrairement aux missiles qu'utilisent les autres sur l'antelot.
29:36Ils sont très bons marchés.
29:38Ils sont très bons marchés.
29:40Et c'est facile.
29:40Et c'est très cher de s'en débarrasser.
29:43Si ça vient sur vous,
29:44vous allez payer des missiles
29:46qui coûtent beaucoup, beaucoup plus cher.
29:48Oui, il y a une attaque de la base française
29:52par des drones.
29:54Et justement, les Français ont répliqué avec des rafales.
29:56Donc évidemment, on est dans une disproportion de moyens.
30:00Mais quand on est attaqué, voilà.
30:01A condition que le Covid ne vous le fasse pas des centres.
30:04Tout ça est une mauvaise affaire quand même pour Donald Trump
30:08puisque tout ça risque de faire monter l'inflation.
30:11C'est quand même un de ces combats absolus.
30:13Est-ce que tout ça, ça ne plaide pas justement
30:14pour une intervention plutôt courte des Américains
30:18puisqu'il y a un risque pour Trump de perdre ses soutiens ?
30:23Disons que Trump, je pense que c'est ce qu'il espère.
30:26Mais en fait, il n'est pas maître du jeu.
30:28Il n'est pas maître du jeu, Donald Trump ?
30:30Il n'est pas maître du jeu dans le sens où je ne pense pas
30:32qu'on puisse aujourd'hui dire
30:33qu'il sait exactement quand ça va se terminer.
30:36Lui, il peut arrêter les bombardements.
30:38Quel résultat il aura obtenu ?
30:40Et effectivement, là aussi, une des grandes questions
30:42qui pourrait faire basculer,
30:44parce que déjà, on n'est pas sûr que quand même
30:46il soit dans des très bonnes conditions
30:48pour les midterms de novembre.
30:50Mais là, avec cette guerre, plus éventuellement,
30:52parce qu'il a dit qu'il était prêt à envoyer des troupes au sol.
30:54Et là, effectivement...
30:56Il a dit que ce n'était pas quelque chose qui l'excluait.
31:01Bon là, je pense qu'effectivement, ça prendra une autre tournure.
31:04Et là, on sera quand même sur des situations plus tendues aussi.
31:08Merci à vous tous d'être venus sur ce plateau.
31:11Restez avec nous, chers auditeurs.
31:13Nous sommes en édition spéciale jusqu'à 20h30.
31:15Car dans quelques instants, Emmanuel Macron prononcera une allocution
31:19au sujet de la guerre, de la crise au Moyen-Orient.
31:22On va décrypter cette intervention.
31:24On la commentera avec nos experts RTL.
31:27Mais d'abord, à 19h59, pour être prêt à 20h,
31:31le rappel des principes au titre avec Nathalie Michet.
31:34A tout de suite.
31:36RTL. Votre radio.
31:38RTL. Votre radio.
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