00:00Ma responsabilité est d'assurer que notre dissuasion conserve
00:04et qu'elle conservera à l'avenir son pouvoir de destruction assuré
00:10dans l'environnement dangereux, mouvant et proliférant que je viens de rappeler.
00:18C'est pourquoi j'ai ordonné d'augmenter le nombre de têtes nucléaires de notre arsenal.
00:28Pour couper court à toute spéculation, nous ne communiquerons plus sur les chiffres
00:35de notre arsenal nucléaire, contrairement à ce qui avait pu être le cas par le passé.
00:42Pour ĂŞtre libre donc, il faut ĂŞtre craint, et pour ĂŞtre craint, il faut ĂŞtre puissant.
00:47Cette augmentation de notre arsenal en témoigne.
00:51Mais pour être puissant, et c'est le deuxième temps de mon propos aujourd'hui,
00:56il faut ĂŞtre plus uni.
00:59Et c'est d'Europe que je vais vous parler à présent.
01:03Aujourd'hui, une nouvelle étape de la dissuasion française peut donc se concrétiser.
01:11Nous entrons sur le chemin de ce que j'appellerais la dissuasion avancée.
01:20Je préfère le dire tout de suite, il n'y aura aucun partage de la décision ultime,
01:27ni de sa planification, ni de sa mise en oeuvre.
01:31La dissuasion avancée est une démarche progressive.
01:36Elle offre la possibilité pour les partenaires de participer aux exercices de la dissuasion, tout d'abord.
01:42Cela pourra impliquer également du signalement, y compris au-delà de nos frontières strictes,
01:49ou la participation conventionnelle de forces alliées à nos activités nucléaires.
01:55L'Allemagne sera un partenaire clé de cet effort, naturellement,
02:02le plus ambitieux dans l'esprit du traité d'Aix-la-Chapelle.
02:06Les premières étapes de la coopération commenceront dès cette année
02:11et pourront inclure des visites de sites stratégiques et des exercices conjoints.
02:17Dès à présent, d'autres pays ont accepté ce dialogue.
02:21Et au-delà de nos partenaires et amis britanniques et allemands déjà évoqués,
02:27la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark,
02:35s'y joindront.
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