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  • il y a 6 semaines
En France, 140 000 Accompagnants d'Élèves en Situation de Handicap, les AESH, accompagnent chaque jour plus de 350 000 enfants à l'école. Un soutien essentiel pour l'inclusion. Sur le terrain, ils travaillent dans des conditions très précaires . En janvier 2026, le rejet au Sénat d'une proposition de loi visant à leur accorder un statut de fonctionnaire a ravivé la colère de la profession.

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Transcription
00:00Quand on a un enfant qui n'est en situation de handicap, on n'a rien demandé.
00:04Au contraire, on préférerait évidemment que cet enfant n'ait pas de handicap à la naissance
00:12et c'est après souvent le parcours du combattant pour les familles.
00:17Nous retrouvons Cathy Apoursopoli au siège départemental du principal syndicat de l'école primaire.
00:23Au programme, une table ronde sur les conditions de travail des AESH.
00:27En France, 140 000 AESH accompagnent chaque jour plus de 350 000 élèves en situation de handicap.
00:34Pour être AESH, seule une formation initiale de 60 heures est obligatoire,
00:38loin d'être suffisant pour appréhender tous les handicaps auxquels ils sont confrontés.
00:42La rémunération moyenne des AESH se situe sous la barre des 1000 euros,
00:46ce qui correspond à une base de 24 heures passées en classe par semaine.
00:50Aujourd'hui, être AESH, c'est un sacrifice financier.
00:54Tout ce qu'on veut, c'est pouvoir continuer à exercer notre métier sans pour autant ne plus avoir assez
01:00d'argent pour faire ce qu'on aime.
01:03Pour les AESH, l'amélioration des conditions de travail passerait par l'attribution du statut de fonctionnaire.
01:09On a vraiment l'impression, nous, AESH, d'être véritablement du consommable.
01:16C'est-à-dire que nos dirigeants considèrent que nous avons un presque statut, alors que nous n'avons pas
01:23de statut du tout.
01:24Et là, le fait que les AESH n'aient pas de statut, ça les rend dépendantes du pouvoir politique.
01:31On n'est pas à l'abri qu'il y a des futures élections, qu'il y ait un parti
01:35politique qui décide que l'inclusion...
01:38Ce n'est pas une priorité.
01:39Voilà, que ce ne sera pas une priorité, qu'il ne faudra absolument pas inclure les élèves.
01:41Et dans ce cas-là, on aurait 150 000 AESH qui pourraient être licenciés.
01:45Et donc, c'est pour ça que pour nous, c'est important que les AESH aient un statut pour pouvoir
01:49les déconnecter du pouvoir politique.
01:50En janvier 2026, une proposition de loi socialiste visant à intégrer les AESH dans la fonction publique a été rejetée
01:58au Sénat.
01:58Le texte, soutenu par Katia Poursopoli et l'ensemble de la gauche sénatoriale, comprenait entre autres une meilleure formation et
02:05rémunération.
02:06Si nous n'avons pas un véritable statut, si nous n'avons pas une revalorisation salariale, nous n'aurons plus
02:14d'AESH.
02:15Si demain, ces enfants ne sont plus accompagnés, ils sont voués à l'échec.
02:20Et donc, ce n'est pas possible.
02:22Vraiment, il faut faire quelque chose aujourd'hui qui ait du sens.
02:26Et c'est la reconnaissance de ce métier qui est un métier qui mérite d'être valorisé.
02:31Et je ne vois pas pourquoi ils sont et elles sont les dernières de la classe, finalement,
02:38et qu'on s'oppose à ce qu'elles aient et à ce qu'ils aient un statut.
02:42Merci.
02:42Merci.
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