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  • il y a 1 heure
 Au programme de ce nouveau numéro de Et Maintenant !, on fera un point sur les municipales à deux semaines du scrutin, on reviendra sur ce remaniement gouvernemental "a minima" et on ira aux Etats Unis où la vie est belle si l’on en croit Donald Trump et on reviendra sur les bisbilles entre Paris et Washington ! Mais d'abord, retour sur cette escarmouche entre la France et les Etats-Unis. L’ambassadeur américain en France a jugé bon de commenter l’affaire Quentin Deranque, ce jeune militant identitaire tué il y a deux semaines dans les rues de Lyon. Charles Kushner avait déclaré que “L'extrémisme violence de gauche est en hausse (et) représente une menace pour la sécurité publique”. Suite à ces propos l’ambassadeur a été convoqué par le Quai d’Orsay a fait savoir son mécontentement. Année de Production :

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00:11Amis téléspectateurs bonjour j'espère que vous allez bien vous regardez et maintenant l'émission qui revient avec plaisir avec
00:17vous sur l'actualité politique de la semaine vous connaissez le principe hashtag et maintenant si vous souhaitez réagir avec
00:23nous aujourd'hui les stars de l'analyse politique on est avec on est avec Anne-Charlène Bézina
00:27bonjour Anne-Charlène politologue constitutionnaliste et maître de conférences à l'université de Rouen votre dernier livre anatomie d'un
00:34régime en crise c'est à lire aux éditions les arènes merci d'être avec nous bonjour Alexandre Devecchio vous
00:40n'avez pas de cravate aujourd'hui mais on vous reconnaît vous êtes journaliste rédacteur en chef des pages débat
00:48au Figaro vous publiez le livre nous vivions côte à côte c'est à lire c'est à retrouver chez
00:53Fayard merci d'être avec nous bonjour Philippe Manière
00:56bonjour vous êtes essayiste et président de VAE Solis communication ravie de vous retrouver et Sibeth Ndiaye bonjour vous êtes
01:03communicante exporte parole du gouvernement et vous êtes partenaire à NSI groupe merci d'être là
01:09dans cette émission on fera un point sur les municipales à deux semaines du scrutin on reviendra sur ce remaniement
01:14gouvernemental qui nous bouleverse tous on ira aux Etats-Unis où la vie est belle si l'on en croit
01:19Donald Trump et on reviendra sur les bisbis entre Paris et Washington
01:23mais d'abord la séance est ouverte bonjour président Larcher retour sur ce nouveau tollé provoqué par Jean-Luc Mélenchon
01:29en 2010 souvenez-vous il se définissait comme le bruit la fureur le tumulte et le fracas 15 ans plus
01:35tard les choses ont-elles vraiment changé après le soutien déterminé des insoumis au mouvement de la jeune garde dans
01:41la foulée du meurtre de Quentin Deranque cette semaine on a assisté à cette nouvelle sortie de Jean-Luc Mélenchon
01:47c'était lors d'un meeting à Lyon écoutez-le
01:50sauf s'il s'agit de l'affaire Epstein
01:56ah je voulais dire Epstein
01:58pardon
01:59ça fait plus russe Epstein
02:02alors maintenant vous direz Einstein au lieu d'Einstein
02:05Frankenstein au lieu de Frankenstein
02:08et bien voilà non tout le monde comprend comment il faut faire
02:12vous pouvez tous progresser
02:16qu'est-ce que vous inspire cette sortie Philippe c'est un dérapage un nouveau dérapage comment vous le qualifiez
02:20c'est jamais des dérapages Jean-Luc Mélenchon c'est toujours délibéré
02:25il déroule le manuel c'est à dire que là son parti est en difficulté donc la première réaction ça
02:32a été d'accuser l'autre camp
02:34il y a l'extrême gauche donc qu'est-ce qu'on fait quand l'extrême gauche se trouve dans
02:38une situation délicate
02:39on dit regardez l'extrême droite c'est horrible ça a été la première phase jusqu'à cette sortie
02:42et puis ensuite c'est une sorte de contre-feu c'est à dire qu'il dit des choses tellement
02:47scandaleuses qu'évidemment ça va écraser tout le reste
02:49d'ailleurs voyez on commence avec ça
02:51donc ça marche
02:52donc évidemment c'est l'expression d'un antisémitisme qui ne veut pas s'assumer
02:57enfin il dira naturellement le contraire
02:59pour moi il n'y a absolument aucun doute il parle à une partie de son coeur d'électorat
03:03et puis il déclenche un mini scandale
03:05qui permet qu'on parle d'autre chose que ce sur quoi il avait quand même un certain nombre de
03:08difficultés
03:08donc c'est ça qui est terrible si vous voulez
03:10c'est qu'il y a beaucoup d'intelligence dans tout ça
03:12du point de vue tactique
03:16il déroule encore une fois
03:16il déroule le manuel du parfait agitateur
03:19qui veut deflect
03:20pardon je ne vais pas utiliser mon anglo-saxon
03:22il y a toutes sortes de choses qui vous expliquent comment faire quand on est dans la panade
03:25car ils étaient dans la panade
03:26voilà il déroule c'est très bien fait
03:27malheureusement c'est parfaitement cynique et ça sert une cause immonde
03:30sur les mots si bêtes
03:32on dit Epstein
03:34ça sonne plus russe
03:35c'est ce que dit Jean-Luc Mélenchon
03:37ça sonne plus russe que Epstein
03:39parce que ça sonne quoi ?
03:41plus juif
03:41évidemment je dirais
03:42il faut mettre les mots sur les choses
03:44parce qu'en politique on a souvent du mal à nommer les choses
03:47et là il faut les nommer
03:49c'est évidemment un dérapage antisémite
03:51alors probablement
03:52c'est pas un dérapage
03:53un dérapage pardon
03:54c'est évidemment des propos qui sont antisémites
03:56sont faits pour ça
03:57et c'est fait pour ça
03:58ce qui est intelligent c'est que d'un point de vue juridique, judiciaire
04:02il est toujours à la frontière des choses
04:04j'ai pas du tout de
04:05pardon
04:06la capacité de vous dire si le qualificatif d'antisémitisme pourrait s'appliquer là
04:10mais quand on regarde
04:12dérouler le fil Twitter de Rima Hassan par exemple
04:15et c'est extraordinaire de voir à quel point
04:17il y a peut-être même probablement des avocats qui les conseillent
04:20pour leur avoir appris à utiliser le mot sioniste
04:23qui est en fait une autre manière maintenant de dire juif
04:26dans leur langage à eux
04:28et ce qu'on observe là chez Jean-Luc Mélenchon
04:30au fond c'est pour moi la démonstration qu'il a complètement renoncé à exercer le pouvoir
04:36il ne veut qu'être le premier opposant au rassemblement national
04:40donc aux fascistes supposés
04:42une fois qu'il adviendra au pouvoir
04:44et il veut être dans cette position là et rien d'autre
04:46Anne-Charlène sur les qualificatifs
04:48effectivement l'une des défenses chez les insoumis
04:50c'est de dire Jean-Luc Mélenchon n'a jamais été condamné pour antisémitisme
04:54c'est ce que dit par exemple Manon Ombry ce vendredi
04:58ça peut arriver
04:59et puis pardon
05:01mais le qualificatif exact dans la loi pénale
05:04c'est pas antisémitisme
05:05c'est incitation à la haine
05:07et excusez-moi mais ces propos
05:10à part finalement jouer sur des séparatismes
05:13essayer d'agiter sur des éléments qui sont tout sauf d'ordre politique
05:19ça peut largement se chercher
05:21et moi il me semble quand même qu'il y a un moment où il faudrait que ça s'arrête
05:23ce qui tombe sous le coup de la loi tombe sous le coup de la loi
05:26alors c'est vrai que même la Cour européenne des droits de l'homme
05:28est assez permissive pour le discours politique
05:30donc c'est vrai qu'il y a de quoi largement passer entre les gouttes
05:33mais pour moi en termes de qualificatif ça veut quand même dire qu'on ne peut pas jouer avec tout
05:37c'est des propos d'incitation à la haine
05:38c'est des propos qui n'ont rien à faire dans un discours politique
05:41et on voit bien qu'en fait c'est une manière de jouer sur les mots
05:45moi je ne sais pas si c'est aussi contrôlé que ce qu'on le croit
05:47parce que finalement j'ai l'impression qu'il y a une nature qui récupère sans arrêt Jean-Luc Mélenchon
05:51c'est-à-dire qu'il y a cette idée de se dire que même dans les cordes il ne
05:54s'arrêtera jamais
05:55c'est une forme de détermination dans le pire
05:58et ça le qualifie assez bien
06:01alors jusqu'à présent ça peut être considéré comme une stratégie politique
06:04mais moi il me semble que c'est quand même quelque chose de l'ordre de l'instinct
06:07voilà de la bête chassée
06:08Alors la réaction de Jean-Luc Mélenchon je vais vous la montrer
06:10face au tollé qu'ont provoqué ses propos
06:12j'ai ironisé sur la volonté de vouloir faire avec Epstein un nom pour russifier le problème
06:18consternante réaction de ceux qui voient de l'antisémitisme
06:21Alexandre je vais prendre la défense de Jean-Luc Mélenchon
06:23est-ce qu'il y a là, c'est peut-être aussi un vieux monsieur Jean-Luc Mélenchon
06:27il y a peut-être un peu de ça
06:28Bien tenté, ne l'insulter pas je pense qu'il prendra très mal
06:31Non mais il y a un peu de maladresse peut-être
06:33On voit qu'il est plein d'énergie
06:35on voit aussi, c'est passé sur les réseaux sociaux
06:39que Soral a employé exactement la même formule
06:43et c'est là que c'est intéressant
06:45et ça recoupe avec ce qui a été dit
06:47moi je m'interroge tout de même
06:49Alain Soral a été condamné à juste titre
06:50d'autres ont été condamnés pour beaucoup moins de ça
06:53parce qu'ils avaient des propos sur l'immigration
06:57et donc pourquoi la justice ne va pas plus vite
06:59il y a une multiplication des plaintes sur les insoumets
07:01donc je pense que c'est une vraie question à un moment donné
07:04Elle est trop permissive, la justice est trop permissive
07:08En tout cas elle est plus ou moins lente selon les cas
07:10elle est plus ou moins permissive selon les cas
07:11donc elle me semble à géométrie variable
07:13ça c'est ma première interrogation
07:15ma deuxième c'est aussi la complaisance d'une partie du monde politique
07:19enfin Jean-Marie Le Pen a fait à peu près la même chose
07:23il a été mis au banc de la vie politique
07:25d'autres qui ne font plus du tout ça sont poursuivis
07:28parce qu'ils sont assimilés à ses héritiers
07:32et donc la gauche qui a fait de la morale à la droite pendant des années
07:37dès qu'on parlait de l'immigration
07:38on était assimilé au fascisme à l'extrême droite
07:40s'allie avec Jean-Luc Mélenchon
07:43c'est quand même curieux
07:44personne ne leur dit rien
07:46donc là encore il y a une indignation morale à géométrie variable
07:49donc moi j'en veux plus à ceux qui s'allient à Jean-Luc Mélenchon
07:52qu'à Jean-Luc Mélenchon lui-même
07:54donc on connaît à la fois le tempérament et la stratégie
07:57Oui parce que ce n'était pas le fondement de mon propos au départ
07:59mais Alexandre assume ses propos
08:01la seule question c'est est-ce qu'on peut vraiment quand même mettre ça en parallèle
08:04avec les chambres à gaz d'été de l'issue ?
08:06Non, le rafaud crématoire notamment de Jean-Marie Le Pen
08:08On est d'accord que là on est carrément dans un délit de négationnisme
08:12qui n'est pas le même au niveau de la loi pénale
08:13Je peux vous citer des dizaines de dérapages
08:15vous avez lu le livre de Richard Malkan
08:18qui est sa plaidoirie
08:21en fait Raphaël Enthoven a été accusé d'avoir dit passionnément
08:26d'avoir accusé
08:27et donc les insoumis ont attaqué pour diffamation
08:30et si vous voulez Richard Malkan dans sa plaidoirie
08:33il fait le compte de tous les dérapages
08:35comme vous dites il y en a des centaines
08:38on peut parler de la caricature de Cyril Hanouna
08:40qui est une caricature d'une des années 30
08:42on peut parler de Jean-Luc Mélenchon il y a longtemps déjà
08:44qui sur Mérat explique que c'est un complot
08:47donc si vous voulez à mon avis on n'est pas très loin de Jean-Luc Mélenchon
08:50et en plus il y a une accumulation
08:52qui est quand même très très impressionnante
08:54donc ceux qui ne veulent pas voir ne veulent pas voir
08:56parce que vous vouliez vous parliez de la gauche
08:59je vais vous montrer quand même ses réactions à gauche
09:00à la suite des propos de Jean-Luc Mélenchon
09:01l'écologiste Marine Tondelier nous dit sur les réseaux sociaux
09:04non mais ça va pas non vraiment rien ne va dans ses propos
09:07rien ça suffit maintenant
09:08Raphaël Glucksmann va un peu plus loin sur X
09:10faire rire une salle en jouant sur le Stein
09:12de Epstein comme Mélenchon
09:14poser juif égal sioniste égal génocidaire égal nazi comme Hassan
09:17cibler les dragons célestes cela fait système
09:20et ça s'appelle de l'antisémitisme
09:22donc là il y a une rupture
09:23vous pensez à gauche Philippe
09:24alors la rupture à gauche
09:26moi je la vois venir petit à petit
09:28mes amis de gauche sont de moins en moins nombreux
09:30à assumer le fait que même si on n'est pas d'accord avec eux
09:32il faut s'allier parce que c'est la victoire qui est belle
09:35et qu'au nom de la gauche
09:36j'en vois de moins en moins
09:37donc je pense que ça effectivement il est en train de le perdre
09:40Sibeth lui disait très justement
09:41je pense qu'il a maintenant acté le fait
09:43que très probablement il ne pourrait pas prendre le pouvoir
09:45par les urnes
09:47parce que si vous complétez ça par les propos de Mathilde Panot
09:49vous avez quand même le nouveau dispositif
09:53de LFI à mon avis
09:54c'est-à-dire que le fascisme gagnera
09:57et donc comme le fascisme aura gagné
09:58on voudra l'empêcher
09:59et donc on essaiera de prendre le pouvoir
10:01ou de s'opposer à la prise de pouvoir
10:02par ceux qui ont été élus
10:04par la rue
10:04je pense que c'est ça la nouvelle vision
10:07maintenant la liste que vous avez évoquée
10:09elle est très considérable
10:10on le disait tout à l'heure
10:11Malca l'a montré
10:12il n'y a pas de doute sur le fait
10:14qu'il y a un antisémitisme
10:16moi je pense qu'il n'a rien de naturel
10:18je pense qu'il est purement tactique
10:19il vise à conquérir une certaine clientèle
10:21un dernier point sur l'opportunité
10:23de la condamnation
10:24moi je suis quand même assez attaché
10:25à la liberté d'expression
10:25ce sont des propos immondes
10:27et à mon avis
10:27la nécessité qu'il soit condamné
10:29par la justice
10:30ne m'apparaît pas complètement
10:31comme vraiment indispensable
10:35il reste immonde
10:36il n'y a pas besoin d'une condamnation
10:38parce qu'en plus
10:39si jamais ça va devant la justice
10:40et que la justice ne le condamne pas
10:42avec de bons arguments
10:43quand même la liberté d'expression
10:44il est possible qu'ils disent
10:45regardez
10:46on m'a attrait en justice
10:47pour antisémitisme
10:49et la justice me blanchit
10:51donc je ne suis pas certain
10:52que ce soit opportun
10:54d'aller vérifier
10:54si ça est antisémite
10:55du point de vue légal
10:57c'est antisémite
10:58du point de vue
10:58de l'observation élémentaire
10:59ça suffit à mon bonheur
11:00j'allais dire
11:01on sait qui il est
11:02en 10 secondes Alexandre
11:03comme vous
11:03je n'aime pas l'antiracisme judiciaire
11:05je suis plutôt un libéral
11:06et je suis plutôt un maximaliste
11:07en matière de liberté d'expression
11:09j'observe juste
11:09qu'elle est appliquée
11:10de manière
11:11à géométrie variable
11:13je ne crois pas du tout
11:16je ne crois pas du tout
11:18que la gauche
11:19à la fin ne s'alliera pas
11:20elle finit toujours
11:21par s'allier
11:22pour deux raisons
11:23parce qu'elle est
11:23beaucoup plus pragmatique
11:25et sans gêne
11:26que la droite
11:26et surtout parce qu'elle a
11:27la conviction
11:28d'être dans le camp du bien
11:29et que le camp du mal
11:30c'est ce qu'elle appelle
11:31l'extrême droite
11:32le vrai fascisme
11:33donc à la fin
11:33Jean-Luc Mélenchon
11:34a raison de repousser
11:35toutes les limites
11:36parce qu'il sait très bien
11:37que les dits
11:39sociodémocrates
11:39comme ils sont plus faits
11:40vont se soumettre
11:42et se rallier
11:42je veux qu'on avance
11:43un petit peu
11:43avec cette autre sortie
11:44très commentée de la semaine
11:45elle vient du côté
11:46de la candidate insoumise
11:47à Paris
11:48Sophia Shikiru Haro
11:51sur la presse
11:51écoutez-la
11:53virez les fascistes
11:54des médias
11:55parce qu'on n'en peut plus
11:57délaquer des fascistes
11:58sur les plateaux télé
12:00vous nous dégoûtez
12:01vous n'êtes pas journaliste
12:04vous n'avez rien de journaliste
12:05rendez la carte
12:07vous êtes des petits agents
12:09c'est ce que Simone Vall
12:11on va y appeler
12:11les nazis à petits pieds
12:13voilà ce qu'ils sont
12:14des nazis à petits pieds
12:15qui portent la cravate
12:16se font beau
12:17se maquillent sur les plateaux télé
12:19et nous donnent des leçons
12:21alors on se maquille
12:22sur les plateaux télé
12:23effectivement
12:23je n'ai pas de cravate
12:24aujourd'hui
12:24je pense qu'on va voir
12:25de temps en temps
12:26c'est pas le problème
12:27avec la presse
12:28du côté de Sophia Shikiru
12:29et puis des insoumis
12:30de manière générale
12:31à un moment donné
12:32c'est intéressant
12:33de prendre un peu de recul
12:34et de regarder
12:34ce qui fait système
12:35dans le comportement
12:37des partis
12:38ou des organisations politiques
12:39ce qui fait système
12:41c'est quand à un moment donné
12:42vous additionnez
12:43plusieurs faits
12:44le premier
12:45vous êtes dans une opposition
12:46qui oppose le nous
12:49au reste de la planète
12:51et aujourd'hui
12:52chez LFI
12:53quand vous n'êtes pas
12:54à LFI
12:55vous êtes fasciste
12:55ou en passe de le devenir
12:57ou à un fasciste caché
12:58ça c'est le premier point
13:00la deuxième chose
13:01vous niez en fait
13:02l'indépendance des journalistes
13:04et donc vous choisissez
13:05ceux qui vous entourent
13:06pour nous du côté
13:07pour la défense des insoumis
13:08il y a aussi
13:10Emmanuel Macron
13:10un rapport particulier
13:12avec la presse
13:13quand on doit le suivre
13:13dans les déplacements
13:14il y a une différence
13:15je ne suis pas du tout
13:16d'accord avec vous
13:17pour le coup
13:17j'ai piloté la communication
13:18d'Emmanuel Macron
13:19et donc je vois bien
13:20que vous me tendez la perche
13:21il y a une différence
13:22entre considérer
13:23que 99%
13:24des déplacements
13:26interventions du président
13:27de la république
13:27se font en présence
13:28de journalistes
13:29et considérer
13:30qu'il peut faire
13:30un déplacement
13:31qui est un déplacement
13:32je me souviens par exemple
13:33à l'époque des Gilets jaunes
13:35quand il est allé
13:35au Puy-en-Velay
13:36il est allé là-bas
13:38sans journaliste
13:39et ça a été un moment
13:40où il n'a d'ailleurs
13:40pas fait de publicité
13:42à l'issue du déplacement
13:43sur ce qu'il aurait fait
13:44de manière à permettre
13:46éventuellement
13:46à interdire
13:47le contradictoire
13:48porté par les journalistes
13:50là je trouve
13:51qu'on est dans quelque chose
13:52qui ressemble
13:53à ce qu'on voit
13:53à la Maison-Blanche
13:54où en fait
13:55vous choisissez
13:56des journalistes
13:56en considérant
13:58qu'il y a
13:58le bon journaliste
13:59et le mauvais journaliste
14:00Emmanuel Macron
14:01il n'a jamais dit ça
14:02quand il n'y avait pas
14:02de journaliste
14:03il n'y en avait pas
14:03un choisi
14:04plus qu'un autre
14:04mais de manière générale
14:06les politiques
14:07n'aiment pas tellement
14:08les journalistes
14:08Alexandre, Anne Charlene
14:10c'est vous qui permettez
14:11aux politiques
14:11de s'exprimer
14:12après le sujet
14:14je ne suis pas
14:14les Français
14:15n'aiment pas tellement
14:16les journalistes
14:16et je crois
14:17qu'Elefile a compris
14:20en réalité
14:21non c'est un discours
14:22anti-système
14:23qui effectivement
14:25là encore
14:26est assez stratégique
14:28et il y a aussi
14:28il surfe encore une fois
14:30sur un grand
14:31abattissement général
14:32notamment celui
14:33de la jeunesse
14:34qui a été biberonné
14:35par la gauche
14:36et pas seulement
14:36par l'extra-mauche
14:37à l'idée
14:38que dans ce pays
14:39il y avait des méchants
14:40fascistes
14:40et que le plus important
14:41était de lutter contre eux
14:43donc à partir
14:43de ce moment-là
14:44on peut avoir
14:45un discours simpliste
14:46il y a nous
14:47les gentils
14:48donc la France insoumise
14:49et en face
14:49les méchants
14:50les fascistes
14:51qui du coup
14:51sont partout
14:52à force d'étendre
14:54l'antifascisme
14:55à tout et n'importe quoi
14:56et bien on arrive
14:58à cela
14:58mais il y a des responsabilités
15:00qui sont beaucoup plus larges
15:01que celles de Jean-Luc
15:02Anne Charlène
15:02et après Philippe
15:03Oui alors moi j'ai de la chance
15:04parce que j'ai deux postes
15:04d'observation
15:05parce que je ne suis pas journaliste
15:06je suis maître de conférence
15:07en université
15:08donc je suis plutôt considérée
15:09comme faisant partie
15:10d'une espèce
15:11de grand magma
15:12à Sciences Po notamment
15:13donc ça me permet
15:14d'être plutôt qualifiée
15:16d'islamo-gauchiste
15:17de l'autre côté
15:18et au contraire
15:19en travaillant à Média
15:20et bien on se dit
15:20que du coup
15:21je fais partie
15:22donc moi
15:23je rejoins vraiment
15:24l'idée de l'abêtissement
15:25c'est-à-dire qu'en fait
15:25on a un tel niveau
15:27de manipulation
15:28des concepts
15:29Marine Le Pen
15:30qui fait une manifestation
15:31pour l'état de droit
15:32contre une décision de justice
15:34là on a finalement
15:35une décision
15:35en faveur
15:36de la liberté de la presse
15:38mais en nous disant
15:38qu'il faudrait choisir
15:39les journalistes
15:39donc en fait
15:40ce que j'invite
15:41c'est nos téléspectateurs
15:42à se dire
15:43mais faisons appel
15:44à notre propre intelligence
15:45il y a des qualificatifs
15:46il y a des lois
15:47et bon voilà
15:48la liberté de la presse
15:49c'est quand même un principe
15:50sur lequel
15:50s'assoient
15:51les démocraties
15:52le jour où on commencera
15:53à manipuler ça
15:53on va mal terminer
15:54vous évoquez Marine Le Pen
15:55c'est intéressant
15:56on a l'impression
15:56que Marine Le Pen
15:57Jordan Baradella
15:58et Jean-Luc Mélenchon
15:59se cherchent un petit peu
16:00et sont en train
16:00d'organiser un peu
16:01leur duel
16:02en vue de la présidentielle
16:03notamment
16:04oui bien sûr
16:05on approche
16:06c'est normal
16:07et puis bien sûr
16:08ils sont
16:08l'un et l'autre
16:09ils se servent
16:10de l'autre
16:11chacun se sert
16:12de repoussoir
16:13de se sert de l'autre
16:13comme repoussoir
16:14pendant que je vais y arriver
16:14donc oui
16:15il y a ça
16:16moi ce qui me frappe
16:17quand même
16:17dans cet épisode
16:18on va quand même
16:19un cran plus loin encore
16:20dans la distanciation
16:22par rapport
16:23aux règles éternelles
16:24d'une démocratie
16:24qui fonctionne
16:25et Sybeth le disait
16:26ça me frappe énormément
16:26le cousinage avec Trump
16:29saute aux yeux
16:29c'est-à-dire Trump
16:30il dit
16:31il y a les mauvais médias
16:33qui racontent des fake news
16:34puis il y a les bons médias
16:35donc il assume
16:36complètement le fait
16:36de choisir
16:37et lui aussi
16:38il joue un peu
16:39sur le côté
16:39non mais les nouveaux
16:40les vrais
16:40les bons
16:41c'est les médias digitaux
16:42les autres
16:43les médias mainstream
16:44ils sortent des fake news
16:45et ça
16:46ça joue beaucoup
16:47pourquoi ça marche bien
16:48parce qu'effectivement
16:48il y a toute une partie
16:49de la jeunesse
16:50pas toute heureusement
16:50mais une partie croissante
16:51de la jeunesse
16:52qui effectivement
16:53n'est plus capable
16:54d'avoir
16:55comment dire
16:56d'écrypter convenablement
16:57parce qu'on est dans du Orwell
16:58effectivement
16:59c'est-à-dire qu'on évoque
17:00la liberté pour censurer
17:03on évoque la vérité
17:05pour dire des mensonges
17:06etc
17:06c'est en permanence
17:07on a ça dans le débat public
17:08porté particulièrement
17:09par LFI
17:09et pour que ça marche
17:11il faut qu'en face
17:12il y ait des gens
17:12qui ne soient pas capables
17:13de voir
17:13enfin honnêtement
17:15il y a 30 ans
17:15une grande partie des français
17:16aurait éclaté de rire
17:17tellement c'est évidemment
17:18n'importe quoi
17:19mais ça passe crème
17:20et vous avez
17:21beaucoup de jeunes gens
17:22qui pour des raisons
17:23que je ne peux pas m'expliquer
17:23pensent qu'un influenceur
17:24payé pour raconter
17:25ce qu'il dit
17:26est plus fiable
17:27qu'un journaliste payé
17:28pour chercher
17:29je ne dis pas
17:29qu'il la trouve tout le temps
17:30la vérité
17:30on est dans cette espèce
17:31d'inversion
17:32donc voilà
17:32ce boulevard
17:33il l'a vu
17:34et puis évidemment
17:34il l'utilise
17:36de Donald Trump
17:37tout à l'heure
17:38on avance un petit peu
17:39les amis
17:39le remaniement
17:40c'est maintenant
17:41pardon j'ai dit remaniement
17:42malheureux à moi
17:43c'est un ajustement
17:44explique Matignon
17:45en tout cas cette semaine
17:46les français
17:47ont dit au revoir
17:47Rachida Dati
17:48la ministre de la culture
17:49partie à la conquête
17:51de Paris
17:51écoutez
17:52avoir été ministre
17:53de la culture
17:54vous ne pouvez pas imaginer
17:55c'est une des plus belles missions
17:56que j'ai eues dans ma vie
17:57pour cela je serai
17:59infiniment reconnaissante
17:59au président Macron
18:01je suis la candidate
18:01à la mairie de Paris
18:02soutenue par Emmanuel Macron
18:04de manière très amicale
18:05et aussi politiquement
18:07alors c'est intéressant
18:09Sybeth
18:09parce que c'est Rachida Dati
18:10qui annonce le remaniement
18:11avant les autres
18:13c'est elle qui dit
18:13je pars
18:14je vous avouais
18:15depuis on va dire
18:172022
18:18c'est devenu un peu
18:19une habitude
18:19les ministres
18:20qui s'autonoment
18:21qui annoncent
18:23dans les médias
18:24par X fuites
18:25qui partent
18:26qui rentrent
18:26que peut-être
18:27qui vont arriver
18:27avant on avait l'habitude
18:29d'avoir des bruits
18:29de couloir
18:30maintenant les gens
18:31vont devant les médias
18:31ils disent
18:32je suis nommé
18:32à tel poste
18:33c'est assez étrange
18:34mais ça n'est pas
18:35particulier à Rachida Dati
18:36Rachida Dati
18:38c'est quand même
18:38qui a retardé
18:39visiblement
18:40le remaniement
18:41elle était clairement
18:42au centre
18:42de ce remaniement
18:43Sybeth
18:44en vérité
18:45quand on regarde
18:46les postes
18:46qui ont bougé
18:47dans le remaniement
18:47pour moi
18:48il y a deux postes
18:49importants
18:50le premier
18:50c'est celui du budget
18:51qui est occupé
18:52par Amélie de Montchalin
18:53et là
18:53on a quand même
18:54quelque chose
18:54qui va être costaud
18:56moi je connais bien
18:56David Amiel
18:57et c'est un économiste
18:59qui est passé
18:59par de grandes universités
19:00etc.
19:01et donc qui connaît
19:01quand même bien sa matière
19:02qui prend le portefeuille
19:04du budget
19:04et ça va pas être
19:05de la tarte
19:06surtout qu'il garde
19:06la fonction publique
19:07il garde la fonction publique
19:08je crois qu'il aura
19:08une ministre déléguée
19:09si j'ai bien compris
19:10mais en tout cas
19:11c'est un ministère
19:12qui va être ardu
19:13et donc
19:14il est assez naturel
19:16qu'il y aille
19:16et le deuxième poste
19:17qui était important
19:18c'était celui
19:18de la culture
19:20le président choisit
19:21quelque chose
19:22qui est assez simple
19:23pour lui
19:23puisqu'il prend
19:24une de ses collaboratrices
19:25Catherine Pégard
19:25ce qu'il a déjà fait
19:27souvent
19:27ce qu'il a déjà fait
19:29effectivement
19:29j'en suis la preuve vivante
19:30et je rajouterai aussi
19:32Catherine Pégard
19:33elle a quand même
19:33la particularité
19:34d'être quelqu'un
19:34du milieu de la culture
19:35ça fait
19:36elle a présidé Versailles
19:37ça fait quand même des années
19:38que c'est un milieu
19:40dans lequel elle évolue
19:41et qu'elle connaît bien
19:42donc compte tenu
19:43de l'année
19:44qui reste à faire
19:45il n'y a pas de grands projets
19:47qui vont être lancés
19:48on va reparler
19:48du remaniement
19:49mais juste pour revenir
19:51sur Achille Adati
19:52le bilan
19:52au ministère de la culture
19:54il est plutôt faible
19:55vous diriez Alexandre
19:56comment vous qualifiez
19:57le bilan de Achille Adati
19:58et de la culture
19:58d'abord
19:59elle est arrivée
20:00dans ce ministère
20:01comme une forme
20:02de tremplin
20:03pour Paris
20:04il faut être honnête
20:05ça lui permettait
20:06de faire une union
20:07avec le centre
20:08qui n'a d'ailleurs
20:09pas totalement marché
20:10et de conquérir
20:12le milieu des cultureux
20:13qui est très important
20:16pour conquérir
20:17la mairie de Paris
20:17donc les ambitions
20:18étaient tout de même
20:19assez personnelles
20:20dès le début
20:20et ensuite
20:21il y a eu le contexte
20:22qui a été rappelé
20:23avec cette dissolution
20:25complètement ratée
20:27et on est dans un moment
20:29où je vais vous dire
20:30le remaniement
20:31bon c'était pour
20:32que Dati puisse faire campagne
20:34et recaser
20:34mon chalard
20:35mais c'était le seul but
20:36de ce remaniement
20:37et aujourd'hui
20:38je mets au défi
20:39les français
20:40de savoir
20:41qui a été nommé ministre
20:43donc on est dans un moment
20:44où le gouvernement
20:45est là pour faire passer
20:46un budget
20:46et tout le reste
20:47il n'y a plus de politique
20:48donc le bilan
20:48il est néant
20:49ça tient au fait
20:50que Rachida Dati
20:51n'était pas là
20:52très honnêtement
20:53pour avoir un bon bilan
20:53à la culture
20:54et au fait
20:55qu'il y a un contexte politique
20:56qui fait qu'on ne fait plus
20:56de politique
20:57alors l'un des échecs
20:58c'est notamment
20:59cette réforme
21:00de l'audiovisuel public
21:01qu'elle a essayé de porter
21:02Philippe
21:03et il n'y aura visiblement
21:05pas de réforme
21:05de l'audiovisuel public
21:06d'ici à 2027
21:07non mais moi je suis toujours
21:08assez content
21:09quand un ministre
21:09ne fait pas grand chose
21:10vous savez
21:10parce que ça évite
21:12beaucoup de bêtises
21:13oui
21:13ils peuvent faire des choses
21:15bien aussi
21:15la culture
21:16c'est très paradoxal
21:17parce que vous avez
21:18une mission
21:18qui est incontestablement noble
21:20qui consiste à préserver
21:21le patrimoine
21:22à entretenir
21:24et puis vous avez
21:25les folies
21:26c'est à dire qu'il y a
21:27quand même beaucoup de trucs
21:28qui apparaissent à la culture
21:30c'est des caprices du prince
21:31c'est quand même
21:32à mon avis
21:34le règne de Jacques Lang
21:35parce qu'on peut parler de ça
21:36montre l'ambivalence
21:37et la double dimension
21:40de cette mission
21:40pour le meilleur
21:41et pour le pire
21:42donc le fait
21:43qu'elle n'ait pas fait grand chose
21:44moi ça me va
21:44sur la loi audiovisuelle
21:47la loi audiovisuelle
21:49probablement
21:49il faudrait réformer
21:50l'audiovisuel public
21:50parce que honnêtement
21:51les dépenses
21:52sont disproportionnées
21:53je n'endosse pas
21:55tout ce qui est dit
21:55dans la commission parlementaire
21:56en cours
21:57on en avait parlé
21:57sur ce plateau
21:59honnêtement
21:59c'est très sous-optimisé
22:01il y a des tas de choses
22:02qui n'ont rien à faire
22:02dans le public
22:03il y en a qui doivent
22:04absolument y être
22:04et y rester
22:05il y a une vocation
22:06incontestable à mes yeux
22:07d'une télé
22:08et d'une radio publique
22:08mais pas forcément
22:09avec autant d'antennes
22:10et pas forcément
22:10avec autant de dépenses
22:11et pas forcément
22:12avec autant de distribution
22:13à des tas de sociétés privées
22:14moi je ne suis pas très à l'aise
22:15avec ce que c'est aujourd'hui
22:16pour dire la vérité
22:17je n'étais pas non plus impressionné
22:19par le projet
22:20de loi
22:21de Rachida Dati
22:23qui a d'ailleurs été confectionné
22:25ici
22:25on rajoutait une couche
22:26moi je n'étais pas certain
22:27de voir l'impact favorable
22:28qu'on pouvait attendre
22:29à ce bazar
22:29donc ça ne se fera pas
22:31ben voilà
22:31j'espère qu'un jour
22:33quelqu'un fera quand même
22:34quelque chose
22:34Anne-Charlène
22:35sur le remaniement
22:36vous dites
22:37enfin
22:37la France peut souffler
22:39vous dites quoi
22:39qu'est-ce que ça va changer
22:40on s'en fout
22:41c'est quoi votre
22:42oh un peu la deuxième option
22:43oui même si je ne dirais pas
22:44avec des mots aussi fleuris
22:45mais au fond
22:46moi ce qui me semble important
22:47c'est de se dire
22:47qu'il y a quand même
22:48une crise de leadership
22:49alors c'est pas très nouveau
22:50j'aime bien citer à mes étudiants
22:51cet article de Maurice Duverger
22:53qui disait
22:54Michel Debré existe-t-il
22:55on est en 59
22:56en fait
22:57donc on se demande
22:57où est le premier ministre
22:58mais là moi je me demande
22:59où est le premier ministre
22:59parce que quand même
23:00on a affaire à une ministre
23:01qui a dit dès le premier jour
23:03qu'en fait
23:03elle était là en campagne
23:04sur Paris
23:04et que donc finalement
23:05le ministre de la culture
23:06ne l'intéressait pas
23:08elle s'est maintenue
23:08sur deux ou trois Romagnons
23:09c'est ça qui est impressionnant
23:10ça ça force le respect
23:12mais au bout d'un moment
23:13c'est pas elle
23:13parce que personne n'est dupe
23:14et elle reste
23:15ouais mais c'est pas la chef
23:16c'est des petits éléments
23:17d'hierarchie comme ça
23:18que je trouve qu'il serait
23:19important de rappeler
23:19dans nos institutions
23:20c'est ce qu'on appelle
23:20un poids lourd au fond
23:21c'est quand vous êtes
23:23insubmersible
23:23oui mais pour être un poids lourd
23:24il faut avoir un bilan
23:25à mon sens
23:26je me demande un peu
23:27d'en quoi on navigue
23:28et c'est vrai que cette idée
23:29de la société
23:30dans laquelle elle va
23:31puis elle a des affaires judiciaires
23:32dans lesquelles en plus
23:33elle est quand même
23:34assez largement impliquée
23:35donc bon voilà
23:36à voir
23:37je sais pas si ça lui portera
23:38bonheur pour Paris
23:39mais ce qui est sûr
23:40c'est que ce remaniement
23:41n'est certainement pas
23:41la nouvelle politique
23:42de la semaine
23:43et donc on va
23:44qu'est-ce qu'on va faire
23:45dans les mois qui viennent
23:45ça va être un an inutile
23:47c'est les grandes affaires courantes
23:49affaires très courantes
23:50c'est les grandes affaires courantes
23:51quels sont les gros projets politiques
23:52à fin de vie
23:54déjà quand vous êtes ministre
23:56que vous mettez de côté
23:57le fait de faire un projet de loi
23:58et je pense effectivement
23:59qu'il faut pas toujours
24:00vouloir que des ministres
24:02fassent des projets de loi
24:02parce qu'à la fin
24:03les gens qui regardent le droit
24:04sont désespérés
24:05du foutoir que deviennent
24:07les codes
24:07je m'excuse
24:08pour le mot fleuri
24:10effectivement que j'ai employé
24:11non il y a quand même
24:13des choses à réaliser
24:13il y a le projet de loi
24:14sur la fin de vie
24:15qui est important
24:16il y a le monde agricole
24:17qui attend une loi
24:18d'urgence agricole
24:19sachant qu'on a même pas pris
24:20tous les décrets d'application
24:22de la précédente loi
24:23sur l'agriculture
24:24c'est aussi du
24:25en fait si
24:26c'est parce qu'il y a eu
24:27tellement de ministres différents
24:28qu'à un moment donné
24:30pour l'avoir vécu
24:31mais ça c'est un scandale
24:32les décrets d'application
24:33il faut que vous ayez
24:35un ministre
24:35qui scande
24:37qui bat le rythme
24:38en fait
24:39et quand vous n'avez pas ça
24:39vous ne sortez pas les décrets
24:40donc ça c'est un vrai problème
24:42et donc l'année
24:43qui va être là devant nous
24:44ça va être une idée
24:45dans laquelle
24:46les ministres vont faire
24:46leur travail de ministre
24:47c'est-à-dire diriger
24:48leurs administrations
24:49et il y a bien des choses
24:50à faire
24:50mais il y a quelques éléments
24:52on pense à la mise en oeuvre
24:54de la programmation pluriannuelle
24:55de l'énergie
24:55la fin de vie
24:57et la loi sur la sécurité
24:58et peut-être la Nouvelle-Calédonie
24:59et puis il y aura peut-être
25:00aussi des remaniements
25:01Gérald Darmanin
25:02encore ?
25:02non
25:03mais quelqu'un comme Gérald Darmanin
25:05s'y va à la présidentielle
25:06il y a un moment
25:06il va y avoir une accélération
25:07du calendrier
25:08Alexandre j'imagine
25:08oui on va voir
25:09ce qui va être intéressant
25:10c'est de voir si Edouard Philippe
25:11gagne ou pas le Havre
25:12s'il perd
25:14les cartes sont totalement rebattues
25:16et les ambitions
25:16des uns et des autres
25:17vont être rodées
25:19enfin voilà
25:19donc là pour le coup
25:21Gérald Darmanin
25:22sans doute
25:23voudra sortir
25:23à un moment
25:25ou à un autre
25:25non effectivement
25:26on va pas faire grand chose
25:27sur les décrets
25:28je note justement
25:29c'est peut-être bien
25:29encore une fois
25:31je suis assez d'accord
25:32je suis assez d'accord
25:33et justement
25:33faire une loi sur l'euthanasie
25:35aussi grave
25:35avec aussi peu de légitimité
25:37ça me paraît quand même
25:40problématique
25:41et là encore
25:41géométrie variable
25:42sur les décrets
25:43la PPE 3
25:44c'est des dizaines de milliards
25:45c'est la politique énergétique
25:46de la France
25:47pour les dix prochaines années
25:48et on le fait par décret
25:49sans aucun débat
25:51je ne suis pas sûr
25:51de regarder la situation
25:51mais il y avait des articles
25:5334, 37
25:53dans ma mémoire
25:54qui faisaient que ça tombait
25:55ici ou là
25:56c'était la loi ou le décret
25:56et là on dit
25:57on va peut-être faire
25:58par le décret
25:59honnêtement
26:00je ne comprends pas
26:01il y a des contentieux
26:01qui sont en cours
26:02il y a des contentieux
26:02donc sur un machin
26:04sur la politique énergétique
26:05de la France
26:06aussi lourde
26:07d'un point de vue stratégique
26:08du point de vue financier
26:10mais il y avait des échéances
26:11c'est très clair
26:12pardonnez-moi
26:12mais si la constitution
26:13on dit
26:14là on va la violer
26:15parce qu'on est à la bourre
26:16alors il faut arrêter
26:16de parler de constitution
26:18il y a un vrai sujet
26:19on va avancer les amis
26:20cette escarmouche
26:22entre la France
26:22et les Etats-Unis
26:23je rembobine un peu
26:24l'ambassadeur américain
26:25a jugé bon
26:26de commenter l'affaire
26:27Quentin Derang
26:28ce jeune militant identitaire
26:30tué il y a deux semaines
26:31dans les rues de Lyon
26:31Charles Kushner
26:33avait déclaré
26:33que l'extrême violence
26:34de gauche est en hausse
26:36et représente une menace
26:37pour la sécurité publique
26:38suite à ses propos
26:40l'ambassadeur a été convoqué
26:41par le Quai d'Orsay
26:42qui n'est pas content du tout
26:43écoutez
26:45les français
26:45nous n'acceptons pas
26:47que des pays étrangers
26:50des autorités étrangères
26:51viennent s'inviter
26:53dans notre débat
26:53politique national
26:54qu'un citoyen américain
26:56puisse émettre
26:56des commentaires
26:57puisse partager une opinion
26:59y compris une opinion politique
27:00c'est son droit
27:01je le redis
27:03nous n'avons pas
27:03de leçons
27:04à recevoir
27:05en matière de maintien
27:06de l'ordre
27:07d'ordre public
27:07en matière de violence
27:09et nous n'avons pas
27:10de leçons à recevoir
27:11tout court
27:11de l'international réaction
27:13pour rappel
27:14Charles Kushner
27:15a été convoqué
27:16par le gouvernement
27:17il a refusé
27:17de se rendre
27:18à cette convocation
27:19pour la deuxième fois
27:20en quelques mois
27:20l'été dernier
27:21il avait été sommé
27:22de s'expliquer
27:23sur des propos
27:23concernant l'antisémitisme
27:25en France
27:25il avait là aussi
27:26décidé de boycotter
27:28cette convocation
27:29Anne-Charlene
27:30ce genre de boycott
27:32c'est pas courant
27:34il faut vraiment l'expliquer
27:35en termes
27:35il y a vraiment
27:36tout un protocole
27:37une procédure
27:38on convoque l'ambassadeur
27:39on l'empêche
27:40d'accéder au gouvernement
27:41comment ça se passe ?
27:42alors en fait
27:43tout dans la diplomatie
27:43est un peu géré
27:44par ce qu'on appelle
27:45des gentleman agreements
27:46c'est-à-dire cette idée
27:46d'être gentleman
27:47entre l'un et l'autre
27:48et donc de se parler
27:50et l'idée
27:50quand on appelle
27:51un ambassadeur
27:52qu'ils ne viennent pas
27:53c'est vraiment
27:53de l'ordre de l'affront
27:55du soufflet
27:55qu'on apporte
27:56à une autorité étrangère
27:58pour laquelle
27:59en plus on est représentant
28:00moi il me semble
28:01qu'en plus
28:01les deux sujets
28:02ne sont quand même
28:03pas anodins
28:03c'est-à-dire
28:04d'abord
28:04des déclarations
28:05assez incendiaires
28:06sur l'antisémitisme
28:07et ensuite
28:08cette affaire
28:08où on parle
28:12avec le fameux
28:13document de stratégie militaire
28:14de Donald Trump
28:16de la fin de l'année 2025
28:17où il nous dit
28:18en quelque sorte
28:18de toute façon
28:19nous aiderons
28:20les partis
28:20qui veulent sauver l'Europe
28:22en quelque sorte
28:22à s'en tirer
28:24donc si ça
28:24c'est pas des ingérences
28:25étrangères
28:25dans un processus électif
28:27en soutenant
28:27seulement une partie
28:29du discours
28:29ça y ressemble
28:31quand même fortement
28:31et c'est quand même
28:32contraire à toutes
28:32les règles de souveraineté
28:33qu'est-ce que ça nous dit
28:34de la diplomatie
28:35façon Donald Trump
28:36il n'y en a plus
28:37ou c'est une diplomatie parallèle
28:38différentes nouvelles alternatives
28:40qui n'a pas la langue de bois
28:41de la diplomatie
28:42parce que ce qu'il dit
28:43sur l'antisémitisme
28:44on en parlait
28:46avec Jean-Luc Mélenchon
28:46en début d'émission
28:47sur le fond
28:48il a raison
28:48c'est vrai que c'est très inhabituel
28:50pour un diplomate
28:52qui normalement
28:52en plus
28:53voilà
28:54ne s'immisce pas
28:55effectivement
28:55dans les affaires
28:56internes des pays
28:57mais là encore
28:58moi je trouve
28:58qu'il y a beaucoup
29:00de géométrie variable
29:01Jean-Noël Barraud
29:02on voit bien
29:02qu'il y a un narratif
29:03qui est en train
29:04d'être installé
29:05c'est-à-dire que
29:06tous les problèmes
29:07d'Emmanuel Macron
29:07viennent d'une supposée
29:09internationale réactionnaire
29:10ça ressemble à une théorie
29:11du complot
29:13chacun a la sienne
29:14chacun a sa théorie
29:15du complot
29:16et c'est totalement
29:17à géométrie variable
29:17parce que vous voyez bien
29:18que les ingérences étrangères
29:19effectivement il y en a
29:20il faut les combattre
29:21mais c'est pas le monopole
29:23des Etats-Unis
29:24quand c'est l'Algérie
29:25quand il y a des influenceurs
29:27en Algérie
29:27quand il y a des problèmes
29:28diplomatiques
29:29bizarrement
29:29le ton de Jean-Noël Barraud
29:31est beaucoup plus
29:33sirupeux
29:33il parle pas
29:34des ingérences
29:35de l'Iran par exemple
29:36ou de celle
29:37de la Chine
29:38donc on voit bien
29:38que ça sert en réalité
29:40un narratif
29:41qui est de dire
29:41Emmanuel Macron
29:43bon a des difficultés
29:44mais c'est pas de sa faute
29:45c'est la faute de Musk
29:46c'est la faute
29:47des Etats-Unis
29:48sur l'Algérie
29:49on rappelle quand même
29:50l'escalade avec Bruno Retailleau
29:51les rappels d'ambassadeur
29:52etc
29:52on peut quand même pas dire
29:53que la France a pas agi
29:54c'est Bruno Retailleau
29:54c'est pas Jean-Noël Barraud
29:55ni Emmanuel Macron
29:56le narratif d'Emmanuel Macron
29:58et de Jean-Noël Barraud
29:58c'est nous sommes
29:59le camp progressiste
30:01nous luttons
30:01contre les méchants populistes
30:03pour revenir Alexandre
30:03sur le terme
30:04d'international réactionnaire
30:05c'est pas de Jean-Noël Barraud
30:06il est de son patron
30:07Emmanuel Macron
30:08souvenez-vous
30:09on va le citer
30:10et on en reparle
30:11dans un instant
30:12écoutez Emmanuel Macron
30:13ce que je disais l'année dernière
30:15sur l'international réactionnaire
30:16c'est vrai
30:18et je crois même
30:18qu'il y a aujourd'hui
30:19un processus
30:21pour certains assumer
30:23de recolonisation
30:24et au fond
30:25nous nous sommes pris
30:25dans un espace du jeu
30:27très étonnant
30:29où nous français européens
30:30nous subissons
30:31des discours anticoloniaux
30:34qui ne correspondent plus
30:35à des réalités
30:35à notre pratique
30:36et nous subissons
30:38une agressivité néocoloniale
30:40de certains
30:41il existe une internationale
30:43réactionnaire
30:43évidemment
30:44regardons
30:45qui est intervenu
30:46sur l'affaire
30:47Quentin Durant
30:47depuis l'étranger
30:48Georgia Meloni
30:50et l'administration américaine
30:52pardon
30:52à un moment donné
30:53ils appartiennent
30:54quand même
30:55à une certaine partie
30:57des échiquiers politiques
30:59internationaux
31:00donc il faut
31:00et par ailleurs
31:01je suis désolée
31:02mais Charles Kushner
31:03quand il dit
31:04quand il parle
31:05de montée de l'antisémitisme
31:06et quand il parle
31:07de violence politique
31:08en France
31:08remettons un peu
31:10l'effet sur ce plateau
31:11au carré
31:12la majorité
31:13de la violence politique
31:14en France
31:15des dernières années
31:15elle est due
31:16à l'ultra droite
31:17je ne nie pas
31:18non plus
31:19qu'elle existe
31:20à l'ultra gauche
31:21mais je veux juste dire
31:23qu'il ne s'agit pas
31:24uniquement
31:25dans la position
31:26de monsieur Kushner
31:27d'énoncer
31:28ce qui serait une vérité
31:29parce que ça n'est pas
31:30une vérité
31:31dans les proportions
31:32donc il faut quand même
31:32le dire
31:33il n'en demeure pas loin
31:34il y a des arrière-pensées
31:35politiciennes
31:36il y a évidemment
31:36des arrière-pensées
31:37politiciennes
31:38et n'oublions pas
31:39que le projet
31:39général de Trump
31:40est celui de la destruction
31:42de l'Europe
31:43et dans l'Europe
31:44parce qu'il estime
31:45que en fait
31:46ça n'est pas un espace
31:47qui l'intéresse
31:48qui ne lui correspond plus
31:49de manière civilisationnelle
31:51et donc il est
31:52dans une bataille
31:52contre l'Europe
31:53dont la France
31:54je crois que l'Europe
31:55se détruit très bien
31:56elle-même
31:56elle n'a pas besoin
31:57de Donald Trump
31:57de toute évidence
31:58et celle qui dit
31:59matin, midi et soir
32:01il nous faut notre autonomie
32:02notre souveraineté
32:03ensemble
32:03et pas forcément
32:04avec les US
32:05on va y consacrer un thème
32:07mais juste sur cette
32:08sur cette utilisation
32:09du concept
32:10d'international réactionnaire
32:11Philippe
32:12c'est un moyen
32:12pour Emmanuel Macron
32:13de marquer des points politiques
32:14de se situer dans le débat
32:16politique actuel
32:17international
32:17oui là-dedans
32:17si vous voulez
32:18il y a les faits
32:18de se présenter comme progressiste
32:19là-dedans il y a les faits
32:21et il y a les rôles
32:21comme toujours
32:22les faits
32:22je suis désolé
32:23mais ce que dit Kouchner
32:24n'est pas complètement faux
32:25c'est-à-dire qu'il y a eu
32:26plus d'antisémitisme en France
32:28au fil des mois
32:28et des années récentes
32:29donc voilà
32:30et puis c'est vrai
32:31que c'est l'extrême gauche
32:32qui a tué Quentin Derand
32:34que c'était un fait aussi
32:35le problème c'est pas ça
32:37le problème c'est
32:37qui suis-je
32:38et ai-je le droit de le dire
32:39dans les fonctions
32:40où je suis
32:41et dans les fonctions
32:42où il est
32:42ça n'est pas d'usage
32:43c'est même attentatoire
32:46aux usages
32:46les plus constants
32:48et les plus importants
32:49et moi je suis choqué
32:50qu'il ne soit pas venu
32:51à la convocation
32:52je ne suis pas sûr
32:52qu'il fallait le convoquer
32:53pour être très honnête
32:53mais à partir du moment
32:54où on lui dit de venir
32:55s'il n'y va pas
32:56moi je pense que le pays
32:57devrait acter
32:58qu'il n'est plus digne
32:59de représenter les Etats-Unis
33:00donc je pense qu'il faudrait
33:01aller jusqu'au bout
33:02ce qui a un vrai coup
33:03jusqu'au bout
33:05le rappeler
33:06enfin le récuser
33:06comme ambassadeur
33:07merci au revoir
33:08on l'expulse dans ce cas-là
33:10alors évidemment c'est énorme
33:11c'est la sanction la plus lourde
33:12l'expulsion
33:13franchement
33:14je réalise ce que je suis en train de dire
33:15je vous aurais dit
33:16il y a seulement 6 mois
33:16et a fortiori il y a 3 ans
33:18la France va peut-être
33:19virer l'ambassadeur
33:20des Etats-Unis
33:21ça n'a pas de sens
33:23historiquement
33:23sauf que là
33:24on dirait presque
33:25que c'est ce qu'il cherche
33:26c'est-à-dire que
33:27c'est vraiment
33:28exprimer en permanence
33:30une voix dont on sait
33:31qu'elle ne correspond pas
33:32ni à ce qu'on devrait dire
33:33ni à ce qui est attendu
33:34alors donc ça
33:35c'est le rôle de l'un
33:36puis le rôle de l'autre
33:36je pense que sortir
33:37l'international réactionnaire
33:39c'est pas nécessaire
33:39c'est-à-dire qu'il est sorti
33:40de son rôle
33:41cet ambassadeur
33:42ça mérite
33:42une réprimande
33:43peut-être une sanction
33:44c'est pas nécessaire
33:45d'invoquer
33:46le Sénat intergalactique
33:48le retour du Jedi
33:49non mais vous voyez
33:50ce que je veux dire
33:51c'est pas nécessaire
33:52c'est une erreur
33:53il ne devait pas la faire
33:54il est convoqué
33:55il doit venir
33:55et s'il ne vient pas
33:56moi je pense qu'il faut le sortir
33:57Mais la politique
33:58c'est aussi qualifier les choses
33:59et c'est donner
34:01à avoir une lecture du monde
34:02donc je trouve ça normal
34:03que le président de la République
34:04donne à voir
34:05la lecture qu'il a
34:06Souvent il a raison
34:08par exemple
34:08ce qu'il dit sur le fait
34:09qu'on est critiqué
34:09pour une politique coloniale
34:11alors qu'on n'est plutôt coloniaux
34:12alors que symétriquement
34:13tous nos ennemis
34:13sont colonialistes
34:14c'est vrai
34:15il a très souvent raison
34:16c'est un personnage
34:17très intelligent
34:17qui comprend la situation
34:19mais cette histoire
34:20d'internationale conservatrice
34:21même si elle existe
34:22plus ou moins
34:23c'est un argument superflu
34:25pour analyser
34:26C'est paradoxal
34:26Alexandre
34:27après on passe
34:27très rapidement
34:29il y a que Schner
34:30effectivement
34:30il sort de son rôle
34:31de diplomate
34:32même si à mon avis
34:33vous l'avez dit
34:33il ne fallait pas le convoquer
34:36mais surtout
34:36si on n'a pas les moyens
34:37c'est toujours le problème
34:38de Jean-Noël Barraud
34:39c'est qu'il monte les muscles
34:40et il n'a pas de bâton
34:41ni de pouvoir de coercition
34:43donc on se ridiculise
34:44deux fois
34:45ensuite
34:46je trouvais que
34:46c'est paradoxal
34:47parce que
34:48vous ne voulez pas
34:49que Mélanie s'exprime
34:49sur la situation française
34:51il me semble
34:51que par exemple
34:51quand il y a eu
34:52l'affaire George Floyd
34:53on a eu un ministre
34:54de l'intérieur
34:54macroniste
34:55qui voulait se mettre
34:57à genoux
34:58donc je pense que
34:59ça fait partie
35:00de la vie politique
35:01que chacun s'exprime
35:02c'était une erreur
35:03que chacun s'exprime
35:04par ailleurs
35:04Emmanuel Macron
35:06s'exprime
35:07de manière assez violente
35:08quand il parle lui-même
35:09d'international réactionnaire
35:11ça veut dire quoi ?
35:11que Donald Trump
35:12président légitimement
35:14est un réactionnaire
35:15bon
35:16donc vous voyez
35:16que lui aussi
35:18c'est un réactionnaire
35:19c'est comme si vous disiez
35:20Barack Obama est démocrate
35:21il a le droit de le penser
35:23il a le droit de le dire
35:24de même que Georgia Mélanie
35:25a le droit de rendre hommage
35:27à Quentin
35:27si elle le souhaite
35:29il me semble que là
35:29on est dans le cadre
35:30de la vie politique normale
35:31Anne-Charlène
35:32c'est un peu l'ambassadeur
35:34c'est que moi
35:35il me semble que
35:36dans l'endroit civil
35:37on ne vient pas régler
35:37le divorce des gens
35:38dans l'endroit international
35:39on ne vient pas régler
35:40les affaires intérieures
35:41d'un pays
35:41pour lequel on travaille
35:42et donc je trouve que revenir
35:43sur ces principes fondamentaux
35:44de la démocratie
35:45ça commence à l'abîmer beaucoup
35:46Allez on reste aux Etats-Unis
35:47où la vie est belle
35:48la vie est très belle
35:49si on en croit
35:49Donald Trump himself
35:51le président américain
35:52a prononcé cette semaine
35:53son traditionnel discours
35:54de l'union
35:55c'était l'occasion pour lui
35:56de faire un bilan
35:57de sa première année au pouvoir
35:59il a dépeint une Amérique
36:00heureuse et prospère
36:01écoutez-le
36:05Mais ce soir
36:06après seulement un an
36:07je peux dire dignement
36:08et fièrement
36:09que nous avons accompli
36:10une transformation
36:11sans précédent
36:12et un redressement historique
36:13il s'agit en effet
36:14d'un redressement historique
36:19Ce discours
36:20sur l'état de l'union
36:21était le plus long
36:22de l'histoire américaine
36:23il a duré
36:23une heure et 47 minutes
36:25juste pour parler
36:26un peu d'économie
36:27on est avec Philippe
36:28donc on va parler d'économie
36:29l'année dernière
36:29l'économie américaine
36:30a connu une croissance
36:31de 2,2%
36:33c'est son rythme
36:34le plus faible en 5 ans
36:35bon
36:36je vous fais réagir à ça
36:37quand Donald Trump
36:39dit que c'est incroyable
36:40que c'est une année prospère
36:42C'est pas formidable
36:43pour les Etats-Unis
36:44les Etats-Unis
36:44généralement font plus
36:45et les gens attendent plus
36:47bon
36:48l'inflation
36:48a ralenti quand même
36:50donc si vous voulez
36:50vous avez
36:51c'est un bilan
36:53en demi-teinte
36:53mais quand il parle
36:54du turnaround
36:55for the ages
36:55le retournement
36:56il sait qu'évidemment
36:57comme d'habitude
36:57il dit absolument n'importe quoi
36:59enfin comment dire
36:59il lui arrive
37:00il arrive de dire des choses vraies
37:00mais c'est par hasard
37:01comme il n'importe quoi
37:02c'est comme les fameuses horloges
37:03qui se disent arrêter
37:05qui donnent l'heure
37:06deux fois par jour
37:07donc il arrive
37:08qu'il dise des choses justes
37:09mais c'est pas du tout
37:10son objectif
37:11et là en l'occurrence
37:11c'est un plaidoyer pro-domo
37:12qui a strictement aucun rapport
37:13avec la réalité
37:15donc l'économie américaine
37:16ne s'est pas crachée
37:17c'est un fait
37:18alors qu'un certain nombre
37:19de gens disaient
37:19vous savez
37:20quand on va prendre
37:21les mesures
37:22de réduction
37:23il y a eu un impact
37:25probablement récessif
37:26mais il n'y a pas eu
37:26de crash
37:27mais c'est pas non plus
37:28le retour à des taux
37:29de croissance formidables
37:30qu'il nous avait promis
37:31donc voilà
37:32Mais ce ralentissement
37:33il est dû à sa politique
37:34très clairement
37:34aux protectionnistes
37:35C'est toujours dû
37:36à plein de trucs
37:37il y a aussi les effets
37:39de balancier
37:39avec ce qui s'était passé avant
37:40mais il n'y a pas de redressement
37:42alors il ne faut pas non plus
37:43négliger le fait
37:43que vous avez quand même
37:44une grande attractivité
37:45des Etats-Unis aujourd'hui
37:46il y a beaucoup de gens
37:47qui investissent
37:47dont des Européens d'ailleurs
37:49parce qu'ils vont chercher
37:49le rendement
37:50qui est plus élevé là-bas
37:50qu'ici
37:51donc il est possible
37:52que dans six mois
37:53dans un an
37:53ce soit meilleur
37:55précisément à raison
37:56du retour
37:57de l'attractivité américaine
38:00mais pardon
38:01mais si on parle
38:02à l'instant
38:02ça arrivera trop tard
38:03pour les mid-terms
38:04l'enjeu de Trump
38:05c'est de ne pas perdre le pouvoir
38:06il peut perdre
38:07tout le pouvoir
38:08à mid-terms
38:08et les mid-terms élections
38:09c'est en novembre
38:10ça va venir très très vite
38:11est-ce que d'ici là
38:12il aura des résultats économiques
38:14meilleurs que ceux
38:14assez médiocres
38:15qu'il a maintenant
38:15c'est pas du tout certain
38:16Il y a ce contexte
38:17effectivement électoral
38:19mais ce que vous dites
38:19c'est intéressant
38:20c'est-à-dire qu'il fait des discours
38:21c'est toujours très intéressant
38:23mais là c'est encore plus intéressant
38:24aujourd'hui c'est chouette
38:25mais c'est vrai que voilà
38:26il donne des chiffres
38:27il dit que tout va bien
38:28etc
38:29la réalité dit l'inverse
38:30on ne dit pas exactement l'inverse
38:31souvent l'inverse
38:32c'est souvent ça
38:33ça contredit souvent ce qu'il dit
38:34et pourtant ça n'a pas
38:35d'effet dans l'électorat
38:36Alors il faut quand même
38:37être nuancé par rapport
38:38à ce que vous dites
38:39d'abord l'économie américaine
38:40va pas si bien que ça
38:42parce qu'il y a un certain
38:42nombre d'indicateurs
38:43qui montrent qu'il y a des choses
38:45qui ne vont pas bien
38:46typiquement on a fait
38:47cette guerre tarifaire
38:48sur les droits de douane
38:50exclusivement pour baisser
38:51le déficit
38:52de la balance commerciale américaine
38:53qui s'est en fait aggravée
38:55l'année dernière
38:55donc la réalité c'est que
38:57et si on va même dans le détail
38:59on voit que l'économie américaine
39:00est tirée par quelque chose
39:02qui pourrait être une bulle
39:03en l'occurrence
39:04l'intelligence artificielle
39:05qui permet des investissements colossaux
39:07ceci mis de côté
39:08ce qui est très caractéristique
39:10quand même
39:11et qu'il faut regarder
39:12aux Etats-Unis
39:12c'est qu'il y a une base maga
39:14des lecteurs
39:15qui sont pour l'instant
39:17indéboulonnables
39:17et qui sont au fond
39:18assez imperméables
39:20au fait que
39:20dans leur vie quotidienne
39:22l'inflation qui augmente
39:23c'est l'inverse
39:24de la promesse de Donald Trump
39:25mais quand on élargit
39:26la focale à l'ensemble
39:27des citoyens américains
39:28on voit quand même
39:29que c'est un président
39:30qui est de plus en plus
39:32mal perçu
39:32on verra comment
39:33les choses évolueront
39:34dans l'histoire politique américaine
39:36je crois qu'il n'y a que Clinton
39:37qui a réussi à gagner
39:39ses mid-terms
39:40donc il y a quand même
39:42si c'est quasi systématiquement
39:43défavorable au président
39:45en place
39:46mais plus ou moins défavorable
39:47mais plus ou moins défavorable
39:48et la question c'est
39:48est-ce qu'il perd les deux chambres
39:50et donc est-ce qu'il y a
39:50un espèce d'effet de basculement
39:52qui fait que pour le coup
39:53une fois que les démocrates
39:54ont les deux chambres
39:55il lui mène la guerre
39:56et la deuxième partie
39:57de son mandat
39:57est un ferman pour lui
39:58Anne-Charlene
39:58en termes institutionnels
39:59c'est quoi l'enjeu
40:00de ces élections de mi-mandat
40:01dont on parle
40:02alors ce discours de Donald Trump
40:03s'inscrit dans ce contexte électoral
40:05à moins de neuf mois maintenant
40:06des élections des mid-terms
40:08précisément je pense
40:08qu'il avait tout intérêt
40:09à dire que l'Amérique
40:10était heureuse
40:10parce qu'en réalité
40:11ce qui arrive pour lui
40:13ça risque d'être quand même costaud
40:14on sait qu'on a affaire
40:15à quelqu'un qui adore
40:16les executive orders
40:17venir signer sur un coin de table
40:19des décrets
40:20qui gouvernent le monde
40:21exactement
40:22en réalité
40:23il y a quand même
40:23beaucoup de choses
40:24qui dépendent du congrès
40:25notamment l'argent
40:25évidemment le budget
40:26et heureusement
40:27la Cour suprême
40:28est venue rappeler le droit
40:29en disant justement
40:29le président ne peut pas tout
40:30donc au fond
40:32si les deux chambres
40:33lui sont hostiles
40:34les marges de manœuvre
40:35diplomatiques et financières
40:37vont être quand même
40:37très restreintes
40:38donc je pense qu'il sait
40:40qu'il est dans une situation
40:41de tension
40:41encore une fois
40:42il est légitime
40:43parce qu'élu
40:43et moi je déteste
40:44cette idée de dire
40:45bien élu ou mal élu
40:46il est élu
40:46évidemment il est légitime
40:47en revanche
40:48bien ou mal
40:50pour moi ça ne veut
40:51absolument rien dire
40:52je suis démocrate
40:53mais en revanche
40:54ce qui me semble intéressant
40:55c'est que vraiment
40:56il a été le tenant
40:57de la post-vérité
40:59j'incite tout le monde
40:59à lire le superbe essai
41:00de Gérald Bronner
41:01qui s'appelle
41:01Alasso du réel
41:02où vraiment finalement
41:03on se rend compte
41:04que dans sa base maga
41:04et finalement
41:06dans l'électorat
41:06même en France
41:07l'idée du réel
41:08l'idée du droit
41:09elle imprime plus réellement
41:10puisque ce qu'on veut croire
41:11c'est des récits justement
41:12et donc Donald Trump
41:13est très fort là-dessus
41:14alors dans son récit
41:14Donald Trump a aussi
41:15vanté son bilan
41:16en matière de politique
41:17internationale
41:18écoutez-le
41:19en tant que président
41:21je ferai la paix
41:23partout où je le pourrais
41:24mais je n'hésiterai jamais
41:25à affronter les menaces
41:26qui pèsent sur l'Amérique
41:27partout où nous le devons
41:29c'est pourquoi
41:30lors d'une opération décisive
41:32menée l'année dernière
41:33l'armée américaine
41:34a anéanti
41:35le programme d'armement
41:36nucléaire iranien
41:36avec une attaque
41:38sur le sol iranien
41:39connue sous le nom
41:40d'opération
41:40Midnight Hammer
41:42Alexandre en matière
41:43de politique internationale
41:44est-ce que son bilan
41:45est si mauvais que ça ?
41:47Non mais de manière générale
41:48je ne sais plus
41:49qui est-ce qui disait
41:50il ne faut pas prendre
41:51Trump au pied de la lettre
41:52mais il faut le prendre au sérieux
41:53et je pense que c'est
41:54le truc le plus juste
41:55qui a été dit sur Trump
41:57et que le peuple américain
41:59l'a bien compris
41:59il est souvent plus fin
42:00que ses élites
42:01et donc il sait très bien
42:02que Trump fanfaronne
42:03sur des détails
42:03dit des choses fausses
42:05mais qu'il a une logique politique
42:07sur le plan économique
42:07le protectionnisme
42:08on peut être pour ou contre
42:10effectivement ça crée
42:11de l'inflation
42:11d'ailleurs en vrai
42:12il l'avait dit
42:13donc ça peut peser
42:14sur le pouvoir d'achat
42:15dans un premier temps
42:16mais le but
42:16c'est de réindustrialiser
42:17l'Amérique
42:18et sa base Maga
42:19justement a subi
42:20durement la désindustrialisation
42:22donc il leur redorne
42:23de la fierté
42:23et il leur promet
42:24je ne sais pas
42:25si ça fonctionnait ou pas
42:26de réindustrialiser l'Amérique
42:29de faire de l'Amérique
42:29de nouveau un pays
42:30de producteurs
42:31et pas seulement de consommateurs
42:32donc il y a un projet
42:33auquel sa base adhère
42:35pour des raisons cartésiennes
42:36pas parce que ce sont
42:37des idiots
42:37il faut arrêter avec ça
42:39sur le plan international
42:40c'est pareil
42:41il a une logique
42:42qui est plutôt
42:44celle de la non-ingérence
42:45Donald Trump
42:46au Venezuela c'est sûr
42:48non mais
42:49c'est un petit peu ingéré
42:50non non
42:51je vais préciser
42:52je vais préciser ma pensée
42:53il a une logique
42:54qui est
42:54il a tiré les conséquences
42:56des erreurs
42:56des néo-conservateurs
42:58bouchistes
42:59c'est à dire
42:59la guerre en Irak
43:01la guerre en Afghanistan
43:02les interventions au sol
43:05avec les changements de régime
43:07maintenant il le dit
43:07dans son discours
43:08s'il peut infléchir
43:10certaines politiques
43:11obtenir des changements
43:12de régime
43:13sans se lancer
43:13dans un bourbier
43:14il le fera
43:15vous voulez dire
43:15qu'il s'ingère
43:16mais sans mettre
43:16de troupes au sol
43:17exactement
43:18c'est ce qu'il fait
43:19avec l'Iran
43:19c'est ce qu'il fait
43:21avec l'Iran
43:21il fait tout
43:22pour fragiliser
43:23ce régime là
43:24sans pour autant
43:27franchir le rubicon
43:28et aller au sol
43:28parce qu'il sait
43:29que ça aurait
43:29des conséquences
43:30peut-être politiques
43:31négatives pour lui
43:32parce que sa base
43:33ne veut pas de ça
43:34et puis des conséquences
43:35politiques
43:35sur le terrain
43:36on sait que c'est
43:37très compliqué
43:38une intervention au sol
43:40et que ça peut mener
43:41à des choses
43:42qu'on ne maîtrise pas
43:44donc en vérité
43:45il y a une logique
43:46dans la politique étrangère
43:47de Donald Trump
43:47comme il y a une logique
43:48sur le plan économique
43:49ce qui n'empêche
43:50que le personnage
43:50est fantasque
43:51et il lui arrive
43:52de voilà
43:52Allez on avance
43:53on revient à Paris
43:55on va parler
43:56des élections municipales
43:58et avec cette question
43:59qui a compris
44:00quelque chose
44:00à la stratégie
44:01de Pierre-Yves Bournazel
44:02à Paris
44:03Pierre-Yves Bournazel
44:04pour ceux qui ne le sauraient
44:05pas encore
44:05est candidat au municipal
44:06dans la capitale
44:07c'est un proche
44:08d'Edouard Philippe
44:08il est soutenu
44:09par le parti Renaissance
44:10dans sa course à la mairie
44:11il n'est pas soutenu
44:12par Emmanuel Macron
44:13qui lui soutient
44:14Rachida Dati
44:15qui est aussi soutenu
44:17par les LR
44:18j'espère que les choses
44:18sont désormais plus claires
44:19cette semaine
44:20Pierre-Yves Bournazel
44:21a essayé de rendre
44:22tout cela
44:22beaucoup plus limpide
44:23écoutez-le
44:24Je ne suis pas candidat
44:26pour rejoindre
44:27pour rallier
44:28pour négocier
44:28je suis candidat
44:30pour permettre aux Parisiens
44:31d'avoir le choix
44:32je suis candidat
44:32pour gagner
44:33pour l'instant
44:34il n'y a aucun bulletin
44:35qui a été déposé
44:35dans l'urne
44:36donc aujourd'hui
44:37je mène campagne
44:37et je veux convaincre
44:39quelques heures plus tard
44:40Edouard Philippe
44:41clarifier encore davantage
44:42les choses
44:43auprès de nos confrères
44:44de l'AFP
44:44je ferai tout ce que je peux
44:46pour qu'on fasse l'union
44:47c'est-à-dire l'union
44:48entre Rachida Dati
44:49et Pierre-Yves Bournazel
44:50c'est quoi ce bazar ?
44:52En fait c'est très simple
44:53il y a deux dynamiques
44:53qui s'opposent
44:54une dynamique locale
44:55municipale
44:56pour Pierre-Yves Bournazel
44:57et une dynamique nationale
44:58pour Edouard Philippe
45:00la dynamique locale
45:01pour Pierre-Yves Bournazel
45:03c'est que
45:03s'il veut
45:04avoir une base électorale
45:05qui lui permet
45:06de briguer
45:07le fauteuil de maire
45:09il peut en vérité
45:10pas s'allier
45:11avec Rachida Dati
45:12parce que les gens
45:14électoralement
45:15qui l'emmènent
45:15avec lui
45:17du côté
45:17de sa liste
45:19ne sont pas des gens
45:20qui voteraient
45:21pour Rachida Dati
45:22donc il est dans une
45:23quadrature du cercle
45:23où en vérité
45:25il peut pas s'allier
45:26avec elle
45:26et à mon avis
45:26pas non plus
45:27avec Emmanuel Grégoire
45:29donc il fait
45:30ce qui dans son intérêt
45:32local
45:32est la bonne chose à faire
45:33il dit
45:33j'irai jusqu'au bout
45:34dans une cadre angulaire
45:35ou une quinquangulaire
45:36mais Edouard Philippe
45:38lui il n'a pas du tout
45:38le même intérêt
45:39parce que
45:39la stratégie politique
45:41qu'il déploie pour 2027
45:42c'est le rassemblement
45:43de la droite
45:43et du centre
45:44et donc à un moment donné
45:46il est obligé
45:47de faire avec Rachida Dati
45:48et donc derrière elle
45:50avec les LR
45:51et ce sont ces deux logiques
45:52qui rentrent en contradiction
45:53et qui expliquent
45:54le pataquès
45:55c'est plus limpide
45:56je ne sais pas si c'est
45:57encore tout à fait clair
45:59mais Pierre-Yves Bonazel
46:00c'est quoi ?
46:00c'est la droite ?
46:01c'est la gauche ?
46:02c'est le centre
46:03c'est le centre droit
46:04non c'est le centre droit
46:05mais il a une caractéristique
46:06c'est qu'il a une légitimité
46:07de terrain
46:07il est élu à Paris
46:08depuis longtemps
46:08il connait bien Paris
46:10mais alors la damnation
46:11c'est qu'à Paris
46:12c'est presque jamais
46:13des gens de terrain
46:14qui sont élus
46:15c'est presque toujours
46:15des gens qui arrivent
46:16alors la caricature
46:17c'est Chirac
46:17qui se parachute lui-même
46:19de sa Corrèze
46:22mais vous avez
46:23alors on peut toujours
46:24discuter de Tibéry
46:25mais c'était Chirac
46:27qui lui avait passé le bâton
46:28Delanoé connaissait Paris
46:29mais vous avez quand même
46:30souvent les candidats importants
46:31c'est souvent des gens
46:32qui ne sont pas
46:34comment dire
46:34la légitimité de terrain
46:35n'est pas ce qui paye le plus
46:36à Paris
46:36à Paris c'est la stature
46:38c'est l'adéquation
46:39avec la politique nationale
46:40ou au contraire
46:41l'adéquation avec l'opposition
46:42à la politique nationale
46:42donc Bournazel
46:44qui a plein de qualités
46:44je pense qu'il ne fait pas la maille
46:46par rapport aux autres
46:47parce que si vous voulez
46:47la continuité
46:48de ce qui a été fait à Paris
46:49vous avez Grégoire
46:50et si vous voulez le changement
46:52vous avez Dati
46:52vous avez même maintenant
46:53Knafo
46:53vous avez une offre
46:54surabondante à droite
46:55et vous avez Grégoire
46:57qui incarne assez intelligemment
46:58la continuité dans la rupture
47:00ou la rupture dans la continuité
47:01comme vous voulez
47:02il n'y a pas beaucoup de place
47:03c'est comme toujours
47:04la damnation du centre
47:05il n'y a pas beaucoup de place
47:05pour le centre
47:06il y a peut-être aussi
47:07quelque chose qui a changé
47:07Anne-Charlène
47:08puisque le mode du scrutin
47:09a changé
47:09loi Paris-Lyon-Marseille
47:11est-ce que ça aussi
47:11ça bouleverse
47:13les règles du jeu
47:14notamment à Paris
47:15mais je pourrais parler
47:15de Lyon, de Marseille etc
47:16alors ça bouleverse
47:17les règles du jeu
47:18je vais juste me permettre
47:18un petit moment
47:19pour sourire
47:20on parlait de ce qu'il y a
47:21de droite ou de gauche
47:22en Pierre-Ybourg-Nazel
47:23je rappelle le sketch
47:23des publicitaires
47:24des inconnus
47:24qui n'a absolument pas vieilli
47:26où on vous dit
47:26la gauche et la droite
47:27qui finalement
47:28se rejoignent au centre
47:29et là moi
47:30ce qui me semble important
47:31c'est que oui
47:31le mode de scrutin
47:32va tout changer
47:33pourquoi ?
47:33parce qu'en fait
47:33vous allez avoir
47:34des dynamiques d'arrondissement
47:35qui n'ont plus rien à voir
47:36avec la dynamique
47:36de la mairie
47:37en tant que telle
47:38et que ça force
47:39à ce que les listes
47:40de la mairie
47:40et bien
47:41soient complètement recomposées
47:44néanmoins
47:44moi ce qui me semble
47:45important de rappeler
47:45c'est qu'il est dans
47:46une logique de premier tour
47:47vous demandiez à François Asselineau
47:48pendant la dernière campagne
47:49de présidentielle
47:51des consignes de vote
47:52de deuxième tour
47:52il ne les donnait pas
47:53parce que ça s'appelle
47:53une logique de premier tour
47:55électorale
47:55c'est normal
47:56c'est à dire que
47:57jusqu'au dernier jour
47:58vous ne dites pas
47:59avec qui vous allez vous rallier
48:00donc je trouve qu'on lui fait
48:01pour le coup là
48:01un mauvais tour
48:02c'est normal
48:03qu'il dise qu'il va voter
48:04pour lui-même
48:05jusqu'au dernier jour
48:06en revanche c'est vrai
48:06qu'on télescope
48:08je crois que l'erreur
48:09c'était finalement
48:09de le parachuter
48:10on l'a dit
48:11finalement en Afghanistan
48:12parce qu'à partir du moment
48:14où il y a une candidature
48:16Rachida Dati
48:16qui est soutenue personnellement
48:18par Emmanuel Macron
48:19qu'est-ce que lui
48:19peut récupérer
48:20comme légitimité
48:21comme surface politique
48:23Bonnarsens n'était absolument
48:24pas d'accord
48:24avec le soutien
48:25à Rachida Dati
48:26et on paye la cacophonie nationale
48:28avec des arguments
48:28avec de bons arguments
48:30notamment parce que
48:30quand même
48:31elle a maille à partir
48:31avec la justice
48:32et aussi parce qu'en fait
48:33la sociologie parisienne
48:35du parti Renaissance
48:36n'est pas du tout
48:37mais donc c'est la candidature
48:38de Rachida Dati
48:39qui est mal pensée
48:40et ça veut dire
48:41qu'on est d'accord
48:42sur le fait
48:42qu'on paye localement
48:43une stratégie nationale
48:44mal pensée
48:45voilà
48:45ça répond à la question
48:47Bournazel est-il de droite
48:48bon il fait avec
48:49la sociologie parisienne
48:50qui est quand même
48:50très particulière
48:51donc c'est une sociologie
48:53de bobos
48:53et il s'adresse
48:54aux bobos progressistes
48:56qui n'ont rien à voir
48:56avec la majorité
48:58de ceux qui votent
48:59à droite
48:59dans le reste du pays
49:01mais je suis d'accord
49:02avec ce qu'a dit
49:02Sibeth Ndi
49:03sur les deux logiques
49:04qui se percutent
49:06et surtout sans doute
49:07une erreur stratégique
49:09d'Edouard Philippe
49:10qui va payer
49:10peut-être dans ses élections
49:12lui aussi
49:12sur le plan local
49:13parce qu'Edouard Philippe
49:14veut être le candidat
49:15du centre
49:16mais aussi de la droite
49:17et donc il ne peut pas
49:19perdre à Paris
49:20la droite
49:20il est en train
49:21de s'en rendre compte
49:22et c'est pour ça
49:22qu'il essaie de dire
49:24à Bournazel
49:25t'es gentil
49:26mais si tu vas trop loin
49:27tu vas me faire perdre
49:29la présidentielle
49:30et lui-même
49:30au Havre est en difficulté
49:32parce que toute sa stratégie
49:33a été de séduire la gauche
49:34et bien il va peut-être
49:35faire élire la gauche
49:36au Havre
49:36Edouard Philippe
49:37puisque vous parlez d'Edouard Philippe
49:38je vais vous montrer ce sondage
49:39que vous avez forcément
49:40en tête Alexandre
49:41ce sondage
49:42Opinion Web
49:43pour Hexagone
49:44publié cette semaine
49:45en cas de triangulaire
49:46au second tour
49:46au Havre
49:47l'ancien Premier ministre
49:48est donné perdant
49:4940% au profit
49:50de Jean-Paul Lecoq
49:51qui l'emporterait
49:5242%
49:53tandis que le ciottiste
49:54Franck Keller
49:54ferait 18%
49:56ça c'est un petit séisme
49:58ce sondage
49:59et une perte
50:00si Edouard Philippe
50:02perd sa propre ville
50:03le Havre
50:03Alexandre
50:04il ne sera pas candidat
50:05à la prison de ciel
50:05il avait dit
50:07lui-même
50:07si je ne suis pas en mesure
50:08de convaincre les Havre
50:09je ne serai pas en mesure
50:10de convaincre les Français
50:10ça peut bouleverser
50:11totalement la physionomie
50:13de la campagne présidentielle
50:15Retailleau
50:15que je voyais plutôt perdant
50:17qu'il y avait une campagne
50:18qui ne démarrait pas
50:19est en piste
50:20et là
50:21pourrait être placé
50:22pour être justement
50:23le candidat à la fois
50:24de la droite et du centre
50:24en tout cas
50:25ça dirait quelque chose
50:26sur la stratégie
50:27d'Edouard Philippe
50:27encore une fois
50:28de faire le deuxième tour
50:29avant le premier
50:29d'aller draguer les communistes
50:31avant de souder sa base
50:33derrière lui
50:33et ben voilà
50:34l'effet boomerang
50:35c'est qu'une partie de la droite
50:36a préféré
50:37voter Rassemblement National
50:39au premier tour
50:39et au deuxième tour
50:40en triangulaire
50:41maintient son vote
50:42c'est un enjeu national
50:43aussi pour cette municipale
50:44très clairement
50:45enjeu de la présidentielle
50:46qui se prépare
50:47oui alors
50:48parce que localement
50:49il faut quand même être honnête
50:50avec Edouard Philippe
50:50c'est-à-dire que
50:51le Havre est historiquement
50:52une ville de gauche
50:52donc c'était un peu
50:53miraculeux
50:54qu'Antoine Ruffnac
50:55d'abord
50:55puis Edouard Philippe
50:56arrivent à la garder
50:57d'ailleurs
50:58très souvent
50:58ils gagnaient les municipales
50:59alors que la présidentielle
51:00avant ou après
51:01vous aviez
51:03une traînée de victoire
51:03du candidat de gauche
51:04donc il y avait
51:05un mérite particulier
51:06qui tenait à leur équation personnelle
51:08Antoine Ruffnac
51:09qui en plus a fait
51:09ce qu'il faut faire
51:10si on veut avoir un successeur
51:11c'est-à-dire pas lui donner
51:13l'obligation d'être élu
51:14la semaine suivante
51:14mais lui passer le bâton
51:15au milieu du mandat
51:16ce qu'a fait Antoine Ruffnac
51:17et puis Edouard Philippe
51:18a fait ce qu'il faut faire
51:19dans ces cas-là
51:19c'est-à-dire qu'il est candidat
51:20puis il se fait réélire
51:20donc tout ça
51:21s'était très bien passé
51:22mais dans un milieu hostile
51:23encore une fois
51:24le Havre est une ville
51:25qui traditionnellement
51:26est de gauche
51:26qui vote à gauche
51:27nettement à toutes les présidentielles
51:29donc voilà
51:30on verra ce qui se passera
51:31mais s'il venait à perdre
51:33ce serait peut-être
51:34l'échec d'une stratégie
51:36d'une tactique
51:36on appelle ça
51:37comme on vu
51:37ce serait peut-être aussi
51:38tout simplement
51:39le retour à une norme
51:40le Havre c'est une ville de gauche
51:41j'ai entendu le président
51:42et donc je me tais
51:43comme chaque semaine
51:44on termine cette émission
51:45par un top flop
51:46une question simple
51:47à tous les quatre
51:47qui a marqué l'actualité
51:48de la semaine
51:48en bien ou en mal
51:49Anne-Charlène
51:50le top c'est qui c'est quoi ?
51:51alors mon top c'est que la France
51:52va enfin faire appliquer
51:54une législation
51:54qui va permettre
51:55d'interdire des produits exportés
51:57qui ne répondent pas
51:58aux critères
51:58notamment des 5 pesticides
51:59les plus importants
52:00je pense aux avocats
52:01aux pamplemousses
52:02et ça donne à mon avis
52:04le là pour la négociation
52:05post-mercosur
52:06mon flop
52:08alors il faut que je me remémore
52:10mon flop
52:10ça y est ça revient
52:11c'est une loi
52:11ouais c'est une loi
52:12c'est l'application de la loi SRU
52:14je me suis penchée
52:14sur les 25 ans de cette loi
52:16et on est toujours
52:17à un taux d'application
52:17catastrophique
52:18un taux de logements sociaux
52:2020 à 25%
52:21et franchement
52:22c'est à peu près 40%
52:22d'application
52:2325 ans sans appliquer une loi
52:24ça fait bizarre
52:25Alexandre le top de la semaine
52:26le top c'est Georgia Meloni
52:29puisqu'elle va faire
52:29un référendum sur la justice
52:31je pense que c'est culotté
52:32de faire un référendum
52:33et de le faire sur la justice
52:35et quel qu'en soit l'issue
52:36je trouve qu'un homme
52:37pour une femme politique
52:38en l'occurrence
52:39qui en plus est populaire
52:41prendre le risque
52:41de revenir devant son peuple
52:43et de lui poser
52:44une question directe
52:44je pense que ça ne manque pas
52:45de panache
52:46le flop on en a parlé
52:47c'est effectivement
52:49Edouard Philippe
52:50c'est son flop à lui
52:51mais c'est aussi
52:52le flop des médias
52:54généralement le candidat
52:55alors c'est pas encore fait
52:57il peut encore gagner le Havre
52:58mais si les sondages
52:59se confirmaient
53:00ce serait
53:01le candidat des médias
53:02à la présidentielle
53:03ne gagne jamais
53:04le candidat mainstream
53:05celui du système
53:06entre guillemets
53:07il fait jamais bon
53:08être ce type de candidat là
53:09donc il pourrait très bien
53:11finir comme son mentor
53:12Alain Juppé
53:13être Juppéiste jusqu'au bout
53:14Edouard Philippe
53:15Philippe
53:15c'est dur ça
53:16le top de la semaine
53:19le top de la semaine
53:20écoutez moi j'ai choisi
53:20Catherine Pégard
53:21qui est la toute nouvelle
53:22ministre de la culture
53:23alors d'abord parce que
53:24il se trouve que je la connais bien
53:25depuis longtemps
53:25je le cache pas
53:26mais je trouve que c'est intéressant
53:27c'est son parcours
53:28c'est à dire que
53:29il y a trop de
53:31tous les uns et les autres
53:32on est trop enfermés
53:32souvent sur un métier
53:34on commence dans un métier
53:35on finit dans un métier
53:35elle elle a fait
53:36plein de choses très différentes
53:37elle a commencé comme journaliste
53:38et puis elle a été
53:40patronne du château de Versailles
53:41conseiller du prince d'abord
53:42patronne du château de Versailles
53:43reconseiller du prince
53:44maintenant ministre
53:45conseillère de Nicolas Sarkozy
53:46bien sûr oui Nicolas Sarkozy
53:48et puis ensuite
53:48elle est revenue dans les mêmes fonctions
53:49avec Emmanuel Macron
53:50ce qui est tout à fait curieux
53:51mais parce qu'elle a cette équation
53:53personnelle de fille
53:55qui est à la différence
53:55de beaucoup de ministres
53:56justement
53:56est modeste et discrète
53:58et moi j'aime bien
53:59ce parcours que je trouve
54:00méritocratique
54:00le flop de la semaine
54:01alors le flop de la semaine
54:02c'est alors pas Trump
54:03on aurait dit tout ce qu'il fallait
54:05en penser depuis un moment
54:05c'est les Etats-Unis
54:06parce que je ne sais pas
54:07si vous vous êtes avisé de ça
54:08je trouvais ça passionnant
54:09depuis la dépression
54:11on n'avait pas vu ça
54:11les Etats-Unis ont un solde migratoire négatif
54:15il y a plus de gens
54:16qui quittent les Etats-Unis
54:16que de gens qui viennent aux Etats-Unis
54:18on n'a jamais vu ça
54:18comme vous savez
54:19l'essence des Etats-Unis
54:20c'est d'être un pays d'immigration
54:22leur succès
54:22c'est la capacité
54:24à intégrer des immigrants
54:24et à bénéficier
54:26de tout le talent des immigrants
54:27vous enlevez
54:28c'est-à-dire les Indiens
54:29les Français
54:29les Italiens
54:30de la Silicon Valley
54:30et de Wall Street
54:31vous avez quand même perdu
54:32pas mal de puissance
54:33et les règles
54:34qu'ils ont mis en oeuvre
54:35et le message général
54:37qui est envoyé de dehors
54:38tout ce qui n'est pas
54:39américano-américain
54:40ça a ce résultat
54:41et à mon avis
54:42ça finira par se payer
54:43en dynamique
54:43des Etats-Unis
54:44et notamment
54:44dynamique économique
54:45bien sûr
54:46mais aussi d'innovation
54:47etc
54:47pas seulement
54:48Thibeth le top de la semaine
54:49alors mon top de la semaine
54:50ce sont les chiffres de vente
54:52du livre de Gisèle Pellicot
54:54qui pour moi témoigne
54:56de la prise de conscience
54:57toujours plus importante
54:58des violences
54:59qui sont faites aux femmes
55:00et voilà
55:00et puis en plus
55:02le bouquin
55:02que j'ai commencé à lire
55:04c'est assez
55:06ça donne beaucoup d'émotion
55:07voilà
55:08et mon flop
55:09c'est
55:11alors je ne sais pas
55:12si je devrais le dire
55:13en fait
55:13parce que ça concerne
55:14une action d'Emmanuel Macron
55:16qui avait annoncé
55:17dès son premier quinquennat
55:18qu'il souhaitait
55:19fermer les centrales
55:20à charbon
55:20et quand on regarde
55:22presque huit ans plus tard
55:23Gardanne est toujours ouverte
55:25la cour des comptes
55:26fait un rapport
55:28au vitriol
55:29parce qu'on y perd
55:30beaucoup d'argent
55:31et qu'au fond
55:32quelque chose
55:32qui aurait dû être simple
55:33ne l'est toujours pas
55:34ce sont les mystères
55:35de l'action publique
55:36et c'est aussi parce qu'il y a eu un changement
55:37dans la stratégie énergétique de la France
55:39on en parlait tout à l'heure
55:40c'est la fin de cette émission
55:42merci à tous les quatre
55:43c'était super
55:44merci à vous
55:45derrière votre écran
55:46merci pour votre fidélité
55:48vous pouvez revoir cette émission
55:49en replay
55:49sur publicsénat.fr
55:51on se retrouve la semaine prochaine
55:52même jour même heure
55:52et même endroit
55:53bye bye
55:53merci à tous les gars
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