- il y a 4 heures
Le procès sur l’addiction aux réseaux sociaux s’ouvre dans un contexte où le numérique occupe une place centrale dans nos vies. Entre enjeux de santé publique et responsabilités des plateformes, la justice doit trancher sur l’impact réel des usages excessifs. Un moment clé pour questionner l’équilibre entre innovation et protection des utilisateurs.
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00:04C'est parti pour le grand débrief de l'ActuTech, on commande cette actualité aujourd'hui avec trois experts.
00:10Attention, Anthony Coquer est avec nous pour la première fois dans un débrief.
00:14Bienvenue Anthony, vous êtes le directeur général de Lexing Techno.
00:18On va éplucher ce que disent ces textes réglementaires, vous allez nous expliquer tout ça.
00:22Philippe Legrand également est avec nous, infidèle, bonjour Philippe.
00:25Bonjour Philippe.
00:26Ravi de vous revoir, vice-président d'Infranum et président de Téléos.
00:29Les télécoms, le Mobile World Congress, ça s'approche, attention, on va tous partir à Barcelone.
00:33Et Rodolphe Rodriguez, bonjour Rodolphe, vous êtes le directeur général adjoint de Weborama.
00:39Merci également d'être avec nous.
00:41On va parler du procès sur l'addiction ou non provoquée par les plateformes, cette addiction aux réseaux sociaux.
00:47On va s'intéresser évidemment, je vous l'ai dit un petit peu, je vous l'ai teasé au Mobile
00:51World Congress 2026
00:52avec ces grands sujets qui nous semblent importants à traiter dans le domaine des télécoms.
00:56Mais on va commencer avec la question de la souveraineté alimentaire et comment le numérique peut intervenir sur ce sujet,
01:01puisqu'en ce moment c'est le Salon de l'agriculture bien évidemment.
01:05Et donc on va partir en direct sur ce salon grâce à Michel Lecomte qui est connecté avec nous.
01:10Bonjour Michel.
01:12Bonjour Philippe.
01:12Vous êtes le président fondateur du média social français Smart Réseau, c'est une plateforme où on partage des contenus
01:19qui sont vraiment pensés pour les acteurs locaux et qui sont à destination des acteurs locaux,
01:24qui sont portés par des audiences dans chaque territoire.
01:27Et vous avez lancé il y a quelque temps, mais là c'est je dirais une annonce qui prend toute
01:32son importance
01:33et toute son envergure avec l'actualité, une nouvelle plateforme pour mettre en avant en fait les produits des agriculteurs,
01:42des producteurs français.
01:44Ça s'appelle Hulcoq.
01:46Déjà je voulais vous poser la question sur ce Salon de l'agriculture qui a eu un démarrage un petit
01:49peu chahuté.
01:50Comment ça se passe pour vous en ce moment ?
01:53C'est très morose, il n'y a pas grand monde.
01:58Le fait que les bovins soient absents, je pense s'il y est pour beaucoup.
02:01Maintenant au niveau des agriculteurs, ils sont très inquiets.
02:05Il y a un défilé des politiques mais ils n'y croient plus.
02:08Vous le savez, le Mercosur est passé, il y a eu l'Inde dans la foulée, il y en aura
02:11d'autres encore.
02:12Donc c'est morose, très morose.
02:14C'est morose, il y a de l'inquiétude et il y a aussi une volonté importante en fait d
02:19'agir, de passer à l'action sur la souveraineté alimentaire.
02:22Comment est-ce que votre projet peut s'inscrire dans cette idée ?
02:28Alors, il va s'inscrire dès le moment où le bon sens paysan n'a pas donné la possibilité avec
02:35toutes ces années aux consommateurs qui ont envie de les aider.
02:39Les consommateurs ne vont pas mettre 100% de leur budget dans les produits locaux,
02:42mais ils peuvent mettre ne serait-ce que 5-10%, ça aiderait beaucoup en local.
02:46Et donc ils ont oublié, mais pas tout seul, ils ont tous oublié de mettre des annuaires
02:51et surtout passer à l'heure du numérique, c'est-à-dire du e-commerce mais local.
02:56Donc nous, on a mis à disposition des agriculteurs, du monde de l'agriculture, des métiers de bouche,
03:03mais également des commerçants dans les ruralités, des deux plateformes e-commerce,
03:09une en B2B, une en B2C, ce qui va leur permettre maintenant de faire du commerce de proximité
03:15et de sensibiliser les consommateurs qui vont pouvoir devenir consomme-acteurs.
03:20Ah ben ça, c'est un terme qu'on a déjà entendu, mais on attend toujours que ce soit le
03:24cas.
03:25Donc en fait, ce sont des marketplaces, si je résume, qui vont mettre en avant cette production française.
03:32Comment ça réagit au sein du salon ? Quels sont les retours que vous avez des exposants ?
03:39Ah, ils sont excellents. Ils attendaient tous une solution qui soit intéressante pour eux,
03:45parce que nous, en plus, on leur met un outil digital à disposition
03:48et contrairement aux habitudes des marketplaces, nous, on ne prend pas de commission sur leur chiffre d'affaires.
03:53Les consommateurs vont vraiment la suite directe chez eux.
03:56Nous, on a un modèle économique qui est différent. On vend des abonnements, point barre.
04:00Et vous en avez parlé à Arnaud Moncourt, parce que lui, il est à fond sur ce sujet.
04:04En fait, je vous dis ça un petit peu par provocation, parce que ça fait quand même des années qu
04:08'on dit
04:08qu'il faut mettre en avant la production française, il faut essayer de pousser à acheter davantage local.
04:15Et pourtant, ça a du mal à bouger. Comment est-ce que vous pensez pouvoir vous agir, avoir un impact
04:20plus important ?
04:23Alors, tout simplement parce qu'on ne réinvente pas ce qui existe déjà.
04:26Là, c'est le rôle des réseaux sociaux, normalement. Vous savez, de l'Internet, l'ancien Internet, le réseau des
04:32réseaux.
04:33Nous, on essaie de fédérer tout l'existant. Et quand il n'existe pas, on fait en sorte que ceux
04:40que l'on connaît,
04:40on va les introduire dans ces marchés. Et ça va être valable également pour nos amis des alternatives numériques.
04:48– Juste une petite question très annexe. HULCOC, H-U-L-C-O-C. Ça vient d'où, ce nom
04:55? Le coq, je vois bien, mais…
04:58– Alors, c'était un jeu de mots, vous savez, dans le genre « HULCOC ».
05:02– Ah oui, d'accord. Ok. Tout simplement.
05:06Allez, je vais faire un tour de table avec mes commentateurs.
05:09Est-ce que, pour vous, le numérique peut faire quelque chose pour aider à la souveraineté alimentaire ?
05:13Carton rouge, carton vert, oui ou non, le numérique a quelque chose à dire là-dessus ?
05:18Oui, pour tout le monde, à l'unanimité. Très bien, on est d'accord.
05:22Qui veut commenter ? Oui, Philippe ?
05:24– Oui, je ne vais pas commenter le nom.
05:26– Oui, oui !
05:27– Je me souviendrai.
05:28Non, l'initiative est tout à fait louable, intéressante,
05:31et elle a pour vocation à promouvoir la souveraineté alimentaire française
05:35et le lecavorisme qu'il faut appeler nos voeux.
05:38Je ne sais pas si la plateforme aura un grand succès,
05:41parce que cette intermédiation ne vient pas seule.
05:43Il faut des grands budgets pour bien pénétrer le marché.
05:47– Des budgets marketing, notamment ?
05:49– Mais oui, c'est vraiment l'enjeu.
05:51Pour autant, en tout cas, le sens est intéressant.
05:53Il faut l'encourager, bien entendu, et être consomme-acteur, je suis d'accord.
05:56– Oui, et puis nous, en tant que médias, c'est ce qu'on fait, en fait.
05:59On essaye de donner un petit peu de visibilité.
06:01Donc voilà, si nos confrères veulent nous copier, il n'y a pas de problème.
06:04– Oui ?
06:05– Oui, en sachant qu'effectivement, c'est une bonne initiative,
06:07puisque les lois d'orientation, notamment en souveraineté alimentaire,
06:12qui datent de mars 2025, sont plutôt orientées sur la production,
06:15donc avec le déficit d'agriculteurs dans les prochaines années.
06:19Et on a rarement un lien direct avec, effectivement, la consommation.
06:22Donc produire ce qu'on consomme ou consommer ce qu'on produit, peu importe,
06:25mais grosso modo, on voit qu'il y a un décalage.
06:27Il suffit de regarder les pénuries qu'on a pu avoir sur les œufs, sur le beurre, les huiles.
06:31Et donc typiquement, effectivement, avoir une visibilité de la production
06:34et de ce qu'on peut consommer, notamment localement,
06:37c'est vraiment un atout majeur pour compléter toute l'orientation stratégique
06:41qu'on a pu initier à partir de mars 2025.
06:43– D'ailleurs, ça me fait penser à quelque chose, Michel,
06:45parce qu'on a vu là régulièrement,
06:47« Ah, alors attention, il faut acheter des poireaux,
06:49parce qu'en ce moment, les habitants ont du mal avec les poireaux,
06:51il faut acheter des choux-fleurs. »
06:52Il faudrait que vous fassez aussi peut-être un système d'alerte
06:55sur les produits sur lesquels il y a une tension
06:58et mobiliser tout le monde pour en acheter davantage.
07:02– Il y a ça aussi, mais vous savez, dans la présentation,
07:06j'ai oublié de vous dire quand même que nous, notre réseau,
07:08on s'appuie sur un réseau d'associations dans les territoires
07:13qui vont avoir des conciergeries.
07:15C'est-à-dire qu'on va mettre en place des conciergeries
07:17dans tous les territoires, de telle manière que le consommateur,
07:20vous savez, ils sont habitués à faire des achats dans les grandes surfaces
07:23et ils vont au drive après.
07:25Il faut qu'ils retrouvent tout.
07:26Nous, les conciergeries vont permettre de trouver
07:28les produits alimentaires locaux,
07:30mais en même temps, les produits qui viennent des commerçants locaux.
07:34– D'accord, très bien.
07:36– Et ça, c'est un détail important parce que la réussite est là.
07:39Il faut amener le service complet.
07:40La carte bleue, c'est le consommateur qui l'a.
07:44– C'est ça.
07:44– Et il a fait fonctionner que si c'est facile.
07:47– Et dites-moi, vous qui êtes quand même assez convaincus
07:50que le numérique a quelque chose à faire pour changer la donne aujourd'hui
07:53et notamment en matière de souveraineté,
07:55vous suivez les municipales aussi de près
07:56puisque Smart Réseau, c'est vraiment très entré dans les territoires, je le disais.
07:59Vous avez l'impression que le numérique est bien traité, là, sur ces élections ?
08:05– Pas vraiment.
08:06– Oui, on est d'accord.
08:07– Non, non.
08:08– Pas du tout.
08:09Mais moi, la politique, j'essaie de ne pas en faire.
08:11On essaie de ne pas se mouiller là-dedans.
08:13On essaie de défendre.
08:14Donc, nous, notre combat, c'est la souveraineté économique, alimentaire et culturelle
08:19de chaque territoire.
08:21Vous voyez ?
08:22Ce qui est important, c'est que dans les territoires, la vie continue.
08:26On ne peut pas imaginer des territoires ruraux, sans agriculteurs, sans commerçants
08:30et sans associations.
08:32N'oubliez pas que les associations culturelles ou sportives
08:34sont financées par les commerçants locaux.
08:36Ce ne sont pas les mairies qui les payent.
08:39Donc, c'est ça, notre combat.
08:40– Merci beaucoup, Michel Lecomte.
08:42Bon, c'est bien.
08:43Voilà, il y a des idées, il y a des projets, il y a des gens qui passent à l
08:45'action.
08:45On est super content de pouvoir en parler aujourd'hui dans Smartech.
08:48Michel Lecomte, je rappelle que vous êtes le président fondateur du réseau
08:51Média Social Souverain Français Smart Réseau
08:55et donc de la Marketplace, désormais HULCOC.
08:58On passe à notre autre sujet.
09:00On vous laisse retourner au Salon de l'agriculture.
09:02On va s'intéresser à la procédure judiciaire
09:05qui porte sur l'addiction aux réseaux sociaux.
09:07C'est actuellement en cours aux États-Unis, au tribunal de Los Angeles.
09:10Ça a été lancé après plusieurs plaintes d'internautes
09:13qui, donc, accusent les réseaux de les avoir rendus totalement accros
09:17quand ils l'ont commencé, d'ailleurs, à les fréquenter très, très jeunes.
09:21La question qui se pose, c'est comment est-ce qu'on fait
09:23pour déterminer la part de responsabilité de ces plateformes ?
09:26On a entendu Meta, on a entendu YouTube.
09:29Tous disent, enfin, tous les deux disent,
09:31« Ah, mais nous, on n'a aucunement essayé de manipuler les gens
09:35pour les faire rester plus longtemps. »
09:37D'accord. Très bien, on prend note.
09:40Il y a quand même eu quelques confessions, on va dire,
09:43de Mark Zuckerberg, qui dit, oui, on aurait peut-être pu essayer
09:46quand même de dépister un peu plus tôt,
09:48quand il y avait des jeunes qui avaient moins de 13 ans.
09:50Quel est votre regard, vous, sur cette procédure ?
09:53Est-ce que vous avez l'impression que ça peut faire bouger les choses, déjà ?
09:57Je pense que oui. Je pense qu'elle est saine.
10:01Elle n'est pas... Enfin, ce sont des choses qu'on a connues
10:04sur d'autres sujets que les réseaux sociaux.
10:06Il y a nécessité de réglementer.
10:09Je pense que là, on est face à quelque chose de nouveau.
10:13L'IA fait qu'on ne contrôle plus vraiment ce qu'on fait derrière.
10:19Un algorithme qui est construit pour pousser à l'utilisation,
10:23il peut y avoir des garde-fous.
10:24Là, est-ce qu'il y a des garde-fous ?
10:26Et je pense que c'est une des questions du procès.
10:28Vous voulez dire que là, vous allez sur l'étape d'après ?
10:30Parce que ce procès, il porte sur une époque presque révolue,
10:34c'est-à-dire où les agents IA n'étaient pas encore sur les réseaux sociaux,
10:38mais où les algorithmes avaient toute leur importance
10:40et étaient quand même manipulés par les propriétaires de ces plateformes.
10:44Tout à fait.
10:45Alors, dire que les agents IA, c'est une révolution aujourd'hui, c'est vrai.
10:50Enfin, l'IA, ça fait un moment que ça existe.
10:52Ça fait un moment que les sociétés de ce type l'utilisent.
10:55Et on n'appelait pas ça IA, d'ailleurs, à l'époque.
10:58Quand vous faites un algorithme, vous lui donnez un objectif.
11:01L'objectif, c'est que je veux que les gens consomment plus mon service
11:04puisque c'est mon modèle économique.
11:06Mais vous pouvez avoir des garde-fous pour éviter de traiter certains sujets,
11:09pour éviter de partir sur des problématiques culturelles, religieuses, sexuelles, etc.,
11:16qui peuvent créer de l'addiction ou du conflit.
11:19Et je pense, au regard du contenu que je consulte sur les réseaux sociaux,
11:24que ces garde-fous, aujourd'hui, ils n'existent pas.
11:26Et je pense que c'est une problématique du procès actuel
11:29qui cherche justement à avoir plus de transparence
11:31sur la manière dont ces algorithmes sont construits.
11:34Oui.
11:34Et ensuite, il y a la problématique d'âge.
11:36Ce qui est intéressant, ce que vous dites,
11:38ce sont des algorithmes qui sont construits pour faire rester plus longtemps.
11:40Et moi, j'ai retenu cette phrase de Mark Zuckerberg qui dit
11:44« En fait, le temps passé sur l'application était un effet secondaire. »
11:47Oui, mais c'est vrai.
11:48Parce qu'en fait, c'est pour mesurer une expérience de qualité,
11:52finalement, ce temps passé.
11:53Voilà.
11:54C'est toute la difficulté de ce procès, je trouve.
11:57C'est de vraiment poser les choses sur de la responsabilité.
12:01Alors, en sachant qu'on parle là, évidemment,
12:04de personnes qui sont considérées comme vulnérables
12:06dans la réglementation,
12:08notamment sur la protection des données à caractère personnel.
12:10Puisque, comme vous l'évoquez,
12:12c'est quasiment les débuts d'Internet.
12:14On est en train de juger quelque chose qui a 15 ans d'âge.
12:16Et qu'effectivement, on a aujourd'hui une confusion,
12:18et là, je vous rejoins complètement,
12:20entre l'intelligence artificielle et les réseaux sociaux.
12:22Puisque quand vous regardez la dernière version de Sora,
12:25donc la conception de vidéos par OpenAI,
12:29effectivement, ils le présentent comme un média social.
12:32C'est-à-dire qu'en fait, ils font un TikTok,
12:33et puis finalement, c'est que du contenu
12:35généré par des systèmes d'intelligence artificielle.
12:38Donc ça, il y a déjà le premier élément,
12:40c'est le contrôle et la vérification de l'âge.
12:42Pour les mineurs, c'est vrai qu'on a toute la difficulté,
12:44puisque souvent, on induit un autre biais,
12:47c'est la vérification biométrique,
12:48avec les soucis que ça peut poser derrière.
12:50Et puis, des technologies aussi qui sont designées
12:54pour capter l'attention.
12:55Ce sont les likes, les trois points de suspension
12:57quand vous envoyez un message sur une messagerie classique.
13:01Et puis aussi, le scroll infini, exactement,
13:04qui vont créer de la dépendance.
13:06Et sachant qu'effectivement, les réglementations suivent,
13:08puisque dans le dernier règlement sur l'intelligence artificielle,
13:11on introduit bien dans les pratiques plutôt sensibles,
13:14ce qu'on appelle les liens subliminaux.
13:17C'est-à-dire qu'en fait, tout ce qui est en dehors
13:19de la perception humaine.
13:20Et donc, on conçoit qu'effectivement,
13:22il suffit de regarder le taux d'adhésion
13:24et ce que font les adolescents justement sur OpenAI
13:27avec une décharge émotionnelle.
13:32C'est qu'en fait, effectivement,
13:33ce qu'on a connu 15 ans après l'avènement des réseaux sociaux
13:37apparaît très vite sur les systèmes d'intelligence artificielle
13:39puisque cette dépendance est de plus en plus importante.
13:43Mais on a un texte en Europe,
13:45on a le DSA, le Digital Services Act,
13:47qui devrait permettre aux Européens d'agir
13:50sur cette question des risques systémiques.
13:54La surconsommation, la dépendance,
13:55c'est un risque systémique
13:56qui devrait être prise en compte par ces plateformes.
13:59Et moi, je suis étonnée en fait que ce procès,
14:01il soit aux Etats-Unis et qu'on n'en parle pas ici.
14:04Alors, le problème, il est pris un petit peu à l'envers.
14:06C'est qu'en fait, on va édicter des principes de vulnérabilité.
14:10Comme je vous ai dit, on va considérer que l'âge est un élément de vulnérabilité.
14:13Et on va mettre des garde-fous sur les pratiques.
14:16Et c'est par rapport à ça qu'on va pouvoir mettre en place des protections,
14:20notamment des plus jeunes publics,
14:23c'est-à-dire des pratiques qui ne sont pas autorisées.
14:25Donc, comme je disais tout à l'heure sur la partie intelligence artificielle,
14:27toutes les pratiques subliminales, on va les encadrer fortement.
14:31Et ensuite, effectivement, l'usage par les utilisateurs,
14:34ça va être par un contrôle de l'âge.
14:36Et c'est par rapport à ce contrôle de l'âge qu'on va mettre en place des protections.
14:38Mais là, vous parlez que des mineurs.
14:39Ce n'est pas que sur les mineurs, le problème de la surconsommation.
14:41Oui, d'ailleurs, l'enjeu, c'est la santé psychologique des utilisateurs.
14:44Qu'une plateforme cherche à monétiser l'audience et à encourager cette audience.
14:49C'est normal, c'est inhérent au commerce.
14:53On rentre dans un magasin, on fait du shopping,
14:55on essaie de nous garder le maximum pour qu'on consomme.
14:58Mais là, la difficulté, c'est que l'emprise est très forte.
15:00Et la domination et la manipulation qui peut être organisée par la plateforme
15:04pour conditionner les personnes à forte vulnérabilité
15:08ou même sans vulnérabilité constatée à Benicio.
15:14Dans ce cas-là, cette capacité que nous avons, que ces plateformes ont à manipuler
15:19et à encourager cette emprise, elle est destructrice sur le plan psychologique.
15:22Et c'est pour ça que ce procès va apporter beaucoup d'éclaircissement.
15:26Je suis d'accord.
15:27Il pourrait intervenir aussi en France.
15:29On a eu trop de cas de souffrances psychologiques induites par cette emprise
15:34des plateformes sur la vie des individus.
15:36Donc, il faut suivre ce procès avec attention,
15:39en espérant en tout cas que les garde-fous dont nous parlons aujourd'hui
15:42puissent être mis en place.
15:43Et moi, je trouve ça intéressant aussi par rapport justement à tous les débats
15:46qu'on a ici sur l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans
15:51plutôt que de 13 ans, la vérification de l'âge et tout ça.
15:54Là aussi, ça nous montre qu'il y a quand même d'autres leviers,
15:57d'autres moyens d'agir.
16:00Alors moi, j'ai repéré, Française Hogan a publié son livre,
16:03il y a quelques temps, où elle fait des propositions.
16:06Elle dit sur Instagram, par exemple,
16:08régulièrement, on voit dans les bio des enfants,
16:10je suis en CM1.
16:11Ça, a priori, je pense que la plateforme peut vite le repérer.
16:14Les algorithmes peuvent apprendre à repérer très tôt
16:17quand elles ont des utilisateurs qui sont très jeunes.
16:21Voilà, on peut aussi imaginer des systèmes
16:23où la plateforme est ralentie au moment de l'heure du coucher des enfants
16:28pour petit à petit, finalement, les encourager à quitter l'application.
16:33Il y a plein de choses qu'on peut mettre en place.
16:34Ou des algorithmes adaptatifs par rapport à la personnalité de l'utilisateur.
16:38Exactement.
16:39Aussi faire un reset de nos algorithmes,
16:41parce que, je ne sais pas, par exemple,
16:43on a eu à un moment une maladie et quelques angoisses,
16:45on s'est renseigné sur un thème.
16:47À un moment, on a envie que ça s'arrête,
16:48on veut passer à autre chose.
16:49On veut sortir de cet enfermement algorithme.
16:51Donc il y a plein de solutions.
16:52Et ça, je trouve qu'on n'en parle pas du tout ici, en Europe.
16:55Donc, carton rouge ou carton vert sur l'utilité de cette procédure.
17:00Hop, attends !
17:01Ah non, je me suis trompée, je me suis trompée !
17:03Oui, moi, je trouve que c'est super utile.
17:05Pourquoi vous trouvez que ce n'est pas utile ?
17:07Parce que, comme je disais tout à l'heure,
17:08en fait, on juge, effectivement, après 15 ans d'usage.
17:11Et qu'en fait, je pense que le vrai sujet, maintenant,
17:14c'est l'utilisation de l'intelligence artificielle.
17:17Il y a des procédures qui sont mises en place,
17:19notamment, je pense, la procédure accélérée
17:21pour l'interdiction des réseaux sociaux dans les établissements scolaires.
17:25Je pense qu'il faut porter le débat au-delà.
17:28Et effectivement, vous avez bien évoqué le sujet,
17:30c'est qu'en fait, on a des protections technologiques.
17:32Mais il faut plus de lois,
17:33comme celle qui va passer en procédure anticipée
17:35pour interdire, effectivement, les réseaux sociaux
17:37dans certains contextes, notamment les établissements scolaires.
17:39Vous êtes pour l'interdiction,
17:40parce que vous pensez que la régulation par les plateformes,
17:43ça ne peut pas fonctionner, c'est ça ?
17:44C'est ça, exactement.
17:45Je pense qu'il faut contraindre l'utilisation
17:48et la loi qui est anticipée sera...
17:51Est-ce que ce procès ne va pas, justement,
17:53pousser à la réglementation ?
17:55Est-ce que s'il n'y avait pas eu ce type de démarche,
17:58la réglementation s'en serait occupée ?
18:00Il y a plus de contraintes sur les plateformes
18:01que sur l'utilisateur.
18:03En fait, dans l'actualité, ce matin,
18:05effectivement, on voit qu'il y a une volonté des États-Unis
18:07de réduire, effectivement, l'impact du RGPD.
18:10Donc, en fait, on a aussi une grosse difficulté,
18:13c'est qu'en fait, on est dans un environnement
18:16très protecteur au niveau européen,
18:17puisqu'on a quand même une bonne réglementation implantée
18:19sur notamment le droit des nouvelles technologies.
18:21À contrario, c'est un élément qui freine
18:24l'activité des acteurs américains.
18:26Et donc, on voit qu'il y a un vrai sujet.
18:27Donc, je pense que la tendance ne sera pas
18:29de réglementer à nouveau,
18:30c'est ne serait-ce que d'appliquer ce qui existe déjà.
18:33Réglementation, d'accord, mais éducation surtout.
18:35Oui, c'est le point dont on ne parle pas,
18:37et c'est vrai avant aussi sur le précédent sujet.
18:39Je pense que ça passe par une phase d'éducation des gens,
18:42mieux consommer ou acheter français,
18:43ou mieux gérer les réseaux sociaux.
18:45Les réseaux sociaux, le problème,
18:47c'est que les parents, ils apprennent avec les enfants,
18:48parce que ça fait 15 ans.
18:50Et je pense que le rapport aux réseaux sociaux
18:53de nos petits-enfants sera complètement différent,
18:56parce qu'il y aura eu une éducation
18:58faite par des gens qui ont grandi dedans.
19:00Et ça, il n'y a pas beaucoup de démarches
19:02qui vont dans ce sens-là,
19:03à la fois sur la consommation,
19:06enfin, consommer français, consommer mieux,
19:07ou sur les réseaux sociaux,
19:09ou sur tous les sujets.
19:09On reste un peu en retraite.
19:10C'est vrai, on n'a pas été éveillés du tout au risque.
19:13Absolument.
19:13Et c'est très vrai, puisqu'au fait,
19:15dans la réglementation européenne,
19:16quand on prend le RGPD,
19:17finalement, en fait, pour les personnes mineures,
19:19je suis dit, je reviens,
19:19puisque ce sont ceux qui sont bien identifiés,
19:22la protection, finalement, le consentement
19:24est lié à la personne responsable,
19:25donc aux parents.
19:26Et en fait, on voit qu'on dérive un petit peu,
19:29puisque la réglementation actuelle
19:30pour la protection des réseaux sociaux
19:33pour les mineurs, en fait,
19:34se base sur l'établissement scolaire.
19:36Donc, en fait, effectivement,
19:37comme vous l'avez évoqué,
19:38bien souvent, les parents apprennent
19:41ou n'apprennent pas
19:42comment fonctionnent les réseaux sociaux.
19:43Et on voit bien que le garde-fou,
19:44en disant, vous avez le consentement
19:46de vos parents pour l'utilisation
19:47des réseaux sociaux,
19:48ça ne fonctionne pas.
19:49Ça ne fonctionne pas si on ne fait pas
19:51la partie, le travail,
19:52sur l'éducation.
19:53Exactement.
19:54De l'ensemble des citoyens, oui.
19:56Allez, on termine avec le Mobile World Congress
19:582026.
19:59Personnellement, je m'envole dimanche
20:00pour Barcelone,
20:01et j'en suis ravie,
20:02pour aller voir quels sont
20:03ces grands sujets à traiter
20:04dans les télécoms.
20:06Alors, je vais tout de suite
20:07passer la parole à Philippe,
20:09parce que c'est quand même
20:09notre expert infrastructure,
20:11telco, voilà, le meilleur.
20:14Le meilleur, je ne dirais pas ça.
20:16Alors, qu'est-ce que vous attendez
20:16de ce salon ?
20:18En fait, j'attends beaucoup de choses.
20:20Déjà, il va y avoir des évolutions.
20:21On a beaucoup assisté
20:23à la cloudification,
20:24à la virtualisation des réseaux.
20:25Donc, il y a des enjeux
20:26de sécurité inhérents
20:28et de souveraineté, d'ailleurs,
20:30de nos réseaux.
20:31On a enfin l'émergence
20:33de la 5G Advanced.
20:34Donc, tout ça,
20:34on va le regarder avec attention.
20:36J'ai l'impression que personne
20:37n'en veut,
20:38enfin, que ça ne fait plus
20:39tellement rêver, quand même.
20:40C'est ça.
20:40C'est-à-dire que la promesse
20:41de la 5G ne s'est pas réellement
20:43traduite de par de nouveaux services.
20:45En revanche,
20:45il y a une initiative du GSMA
20:46qui est vraiment super intéressante,
20:49c'est Open Gateway.
20:49Et Open Gateway,
20:51ça ouvre la nouvelle ère des réseaux
20:53avec le développement
20:55de nouvelles applications.
20:57Enfin, c'est un standard interopérable
20:58entre les différents réseaux
20:59pour que les plateformes
21:01puissent s'enrichir
21:02de nouvelles fonctionnalités d'API
21:05qu'on va pouvoir développer
21:06par des prestataires externes.
21:08Donc, on passe vraiment
21:09d'un système de telco
21:10à la techco.
21:12C'est-à-dire que les technologies
21:13de communication,
21:15les réseaux s'effacent
21:16de plus en plus
21:17devant les services.
21:18et ça, c'est une tendance de fond
21:19qui est beaucoup mieux organisée
21:21par Open Gateway
21:22et par le GSMA,
21:23ce qui fait que les opérateurs
21:25vont pouvoir, normalement,
21:26générer beaucoup plus de valeur
21:27et donc de monétisation.
21:29Donc, ça, c'est une initiative...
21:30Pour m'expliquer pourquoi,
21:31parce que ce qui faisait la valeur
21:33des telcos,
21:34c'était leur réseau.
21:36Donc, cette bascule vers les services,
21:38ça peut être aussi
21:38une mise en danger.
21:39Ça peut être une mise en danger,
21:41bien sûr, mais bon...
21:41Parce que les services,
21:42c'est plutôt aujourd'hui
21:43les grandes plateformes américaines
21:44qui savent les maîtriser.
21:44Oui, c'est ça.
21:45Donc, il faut absolument...
21:46C'est pour ça que les telcos
21:47doivent devenir
21:47beaucoup plus des techcos
21:48et s'emparer de cela
21:49avec des super apps,
21:51des super applications
21:52qui vont permettre
21:54de développer
21:54tout un écosystème.
21:56On parle de la gamification,
21:57les hubs de jeux
21:59et normalement,
22:00aujourd'hui encore,
22:01les opérateurs de télécom
22:03sont centraux
22:04et maîtrisent leur réseau.
22:06Il faut de plus en plus
22:07qu'ils aillent
22:08sur cette chaîne de valeur
22:08pour ne pas se faire manger
22:09par les plateformes.
22:10C'est un enjeu mondial.
22:12Ils peuvent le faire aujourd'hui.
22:13Est-ce que les acteurs européens
22:16sont bien placés ?
22:17Ils ne sont pas particulièrement
22:18bien placés
22:19du point de vue
22:20des plateformes,
22:21effectivement,
22:21mais ils ont cette capacité
22:22à se regrouper,
22:23à se fédérant entre eux
22:24et en étant forts ensemble,
22:25ils vont réussir
22:26à développer cet écosystème-là.
22:27C'est un enjeu stratégique
22:28pour les télécoms de demain
22:29parce que sinon,
22:30effectivement,
22:30toute la valeur
22:31continuera d'être absorbée
22:32par les plateformes.
22:34Il me semble que cette initiative
22:36doit être suivie de très près
22:38pour éviter, justement,
22:39que la virtualisation des réseaux
22:42conduise à la virtualisation
22:43des opérateurs eux-mêmes.
22:45Super intéressant.
22:47À suivre aussi, je pense,
22:49ce futur du smartphone
22:51puisqu'on nous parle
22:53de plus en plus
22:53des applications
22:55et des agents IA
22:56qui vont peut-être remplacer
22:58les applications
22:59qu'on utilise régulièrement
23:01dans notre smartphone.
23:02Vous surveillez ça aussi ?
23:04L'arrivée de l'IA
23:05sur le mobile ?
23:07À titre personnel un peu,
23:10ce qui pose plein de questions
23:12parce que peut-être
23:13que c'est l'agent IA
23:14qui ira sur Instagram
23:15à ma place
23:16regarder des contenus,
23:17s'alimenter de contenus,
23:18regarder des publicités.
23:19Donc, on va faire
23:20de la publicité
23:20vers des robots
23:21qui peut-être achèteront
23:22s'il y a notre place.
23:24Non, je pense que
23:26moi, ma crainte,
23:27c'est que...
23:27Parce que ça changerait
23:28quand même tout un business
23:30si les applications
23:31disparaissaient
23:32derrière les agents IA ?
23:33Je pense que ça change
23:35beaucoup de choses
23:35pour beaucoup de gens
23:36mais l'IA,
23:38elle a besoin de se nourrir.
23:39Elle va se nourrir de quoi
23:39s'il n'y a plus que des IA ?
23:41Oui.
23:41C'est une question
23:43qui n'est pas facile.
23:44Alors, on peut se dire
23:45si on fait un parallèle
23:46avec l'homme,
23:47nous, on a créé
23:48notre propre contenu
23:49et c'est à partir de ce contenu
23:50qu'on a continué
23:51à progresser.
23:52Oui.
23:52Peut-être que les IA
23:53vont aller dans ce sens-là
23:55mais alors...
23:56D'où va venir le business
23:57en fait ?
23:57On va servir à quoi surtout ?
24:00Non, mais si on n'achète plus
24:02en plus,
24:02enfin, voilà.
24:03Le moment que quelqu'un achète,
24:05l'économie est sauve.
24:06OK.
24:07Non, ma crainte,
24:08c'est que ça aille encore
24:09vers plus de consommation
24:10et de fait plus d'addiction
24:12parce que pour créer
24:13les plateformes
24:13et les services,
24:14il va falloir créer
24:15des algorithmes
24:15qui poussent les gens
24:16à les utiliser.
24:17Enfin, c'est un peu
24:18un cercle vicieux là.
24:19Et j'entends l'enjeu
24:21que tu décris.
24:22Effectivement,
24:24ouvrir les réseaux
24:25virtualisés,
24:26les opérateurs, etc.,
24:27ça fait du sens
24:27et ça peut leur permettre
24:28de ne pas finir
24:29comme des commodités.
24:31Mais la conséquence,
24:32elle n'est pas...
24:34Elle n'est pas si évidente.
24:35Enfin, ça va dans le sens
24:37de notre société
24:38de consommation
24:38et de toujours plus.
24:39Il y a un autre enjeu
24:40pour les telcos,
24:41c'est les satellites quand même.
24:42Oui.
24:43Comment on réussit aujourd'hui
24:45à contrer Starlink ?
24:45Le direct to sell.
24:47Alors, je pense qu'on est
24:48un champion européen
24:49et même français
24:50des satellites
24:51qui est E-Telsat
24:52avec une constellation
24:53basse orbite
24:53qui a tout à fait
24:54son rôle à jouer.
24:55D'ailleurs,
24:55j'ai signé des accords
24:56avec E-Telsat
24:56en Côte d'Ivoire,
24:57en Ukraine.
24:58Et le direct to sell
24:59n'est pas cette capacité
25:00qu'on a à téléphoner,
25:02à utiliser son téléphone
25:03en se connectant
25:04au réseau satellitaire
25:05de Starlink
25:05qui est en train
25:06de faire un carton
25:07qui va être concurrencé
25:08également par Amazon Neo
25:09qui est en train
25:10d'être lancé en ce moment
25:11et qui sera opérationnel
25:12l'an prochain.
25:13Nous, on est un petit peu
25:14en retard quand même.
25:15Oui, on est un peu en retard
25:16mais on a quand même
25:20basse orbite
25:20qui sont tout à fait
25:21capables de rivaliser
25:22avec Starlink.
25:23Là aussi,
25:23ça renvoie à des questions
25:25de souveraineté.
25:25On ne joue pas
25:26avec les mêmes armes.
25:26N'oublions pas
25:27que Starlink
25:28a été massivement
25:29subventionné
25:30par l'État américain.
25:31C'est comme ça
25:31qu'il a pu se payer
25:32sa constellation.
25:33Alors nous aussi,
25:34on joue avec
25:35nos moyens de subvention
25:37vers E-Telsat
25:37mais ce n'est pas du tout
25:38dans les mêmes ordres de grandeur
25:39et donc il faut
25:40ce réflexe de souveraineté
25:42et ce locavourisme
25:44y compris satellitaire
25:46de façon à encourager
25:48notre indépendance.
25:50Mais il est vrai
25:51que cette tendance
25:51du direct-to-sale
25:52est profonde,
25:54massive
25:54et va changer
25:55les communications.
25:56Ça n'exige...
25:57Enfin, on aura toujours
25:58besoin de réseaux
25:58bien entendu
25:59mais on va faciliter
26:00le nomadisme
26:01en tout point.
26:02Il faut qu'on joue
26:03un rôle là-dessus.
26:03Mais ça viendra
26:04en complément
26:05des réseaux actuels.
26:06On ne parle pas du tout
26:07d'une substitution.
26:08Aucune substitution.
26:09On est sûr de ça ?
26:10À court terme.
26:11Oui, oui.
26:12À court terme.
26:13À long terme,
26:14je ne sais pas trop.
26:14Je pense que
26:15la capacité satellitaire
26:17même si on considère
26:18l'ensemble de la constellation
26:19n'égalera jamais
26:21le réseau mobile
26:225G,
26:22demain 6G
26:23qui existe en Europe
26:25et puis avec le fibrage
26:26de ces points hauts
26:27on n'est pas sur
26:27les mêmes niveaux
26:28de capacité.
26:29On parle là
26:29des communications
26:30qui est d'ailleurs
26:31le marché qui s'effondre
26:32aujourd'hui sur les télécoms.
26:34La data mobile
26:35en elle-même
26:35continuera à mon avis
26:36de transiter
26:37par nos réseaux
26:38cellulaires classiques
26:39si tenté
26:40que les opérateurs
26:42de télécoms
26:43réussissent à développer
26:44de la valeur
26:44au-dessus de leur réseau
26:45et en veillant
26:47à bien entendu
26:47à la plus grande
26:48Vous allez aller regarder ça
26:49au Valor Congress ?
26:50Et remettre un prix peut-être.
26:51Ah ok, super.
26:52Je voulais juste vous faire voter
26:54carton rouge
26:55ou carton vert.
26:56Est-ce que sur ce futur
26:57du smartphone
26:58est-ce que vous pensez
26:58que les agents IA
26:59vont tout casser
27:00et vont faire disparaître
27:01les applications
27:02et qu'on va complètement
27:04revoir notre manière
27:05d'utiliser notre téléphone ?
27:07On peut s'abstenir ou pas ?
27:08Non, ça ne va rien changer
27:10pas tout de suite
27:11et vert
27:11oui, ça va être la révolution
27:13J'en vais mettre les deux
27:13C'est encore un peu tôt
27:16Je vais mettre les deux également
27:18On a le révolutionnaire
27:21Non mais en fait
27:21force est de constater
27:22qu'aujourd'hui
27:23on peut utiliser
27:25Tchad GPT
27:26pour aller consommer
27:27sur le bon coin
27:27force est de constater aussi
27:29que 30% du trafic mondial
27:30sur internet
27:31c'est lié à des robots
27:32donc en fait
27:33c'est pas
27:34aujourd'hui
27:34c'est plutôt au niveau de l'usage
27:35que c'est pas développé
27:37mais tout est prêt
27:38aujourd'hui techniquement
27:39pour qu'on puisse
27:40Et ça pourrait aller vite
27:41Non mais c'est vrai
27:41j'ai dit non
27:43pas tout de suite
27:43mais ça pourrait aller assez vite
27:45Oui, il y a toujours eu
27:45cette bataille de la poche
27:47et maintenant
27:47on a un robot pliable
27:49multipliable d'ailleurs
27:50dans la poche
27:50donc c'est ce qu'on va voir
27:52à Barcelone
27:52dans quelques jours
27:53Enroulable
27:54tout ce que vous voulez
27:55Merci beaucoup
27:56Philippe Legrand
27:57vice-président d'Infranium
27:58président de Téléo
27:59c'était avec nous
28:00Rodolphe Rodriguez
28:01directeur général adjoint
28:02de Weborama
28:03et j'ai oublié de noter votre nom
28:05parce que vous êtes venu
28:05en remplacement
28:07Anthony Coquer
28:08pardon
28:09de Lexine Technologies
28:11Merci à tous
28:12de nous avoir suivis
28:13c'était votre grand débrief
28:14de la tech
28:15en direct sur Bismarck
28:16tous les jours
28:17à 10h45
28:17à la semaine prochaine
28:18Merci
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