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  • il y a 7 mois
Interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans : une idée qui progresse à mesure que les inquiétudes grandissent sur les effets psychologiques des plateformes. Entre initiatives nationales, recommandations européennes et défis techniques, la France s’apprête à franchir un cap législatif majeur.

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Transcription
00:00C'est parti pour le grand débrief de Smartech, votre émission préférée sur le numérique et la tech.
00:09Et aujourd'hui autour de la table, vos commentateurs préférés j'ai envie de dire.
00:12Merci beaucoup d'être avec moi pour inaugurer cette année 2026.
00:16Alexandra Itéanu, avocate.
00:18Margarita Zlatskova, vous êtes désormais la directrice de la performance chez Zitag.
00:24Et Pascal Malouti, le directeur de la stratégie chez Valtech.
00:27Bonjour.
00:28Bonjour. Merci encore.
00:30On va parler de quoi ?
00:31Ensemble, on va s'intéresser au CES de Las Vegas.
00:33Évidemment, c'est en ce moment que ça se passe.
00:36Les portes ont ouvert.
00:37On a vu plein de choses passer sous nos yeux.
00:40Et nous aurons, là dans quelques minutes, la directrice de la mission French Tech en interview.
00:45On va parler aussi de l'accumulation de projets autour de l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans.
00:51Et puis plus largement des écrans.
00:53Et on formulera nos voeux 2026.
00:55Mais déjà, je vous souhaite à tous une excellente année, bien évidemment.
00:59Allez, c'est parti.
01:00La French Tech à Las Vegas.
01:01On en parle tout de suite avec Julie Huguet.
01:04Bonjour Julie.
01:04Vous êtes connectée avec nous.
01:05Merci beaucoup.
01:06Directrice de la mission French Tech.
01:09Vous devez être très fière parce que la French Tech, première délégation européenne.
01:12Oui, bonjour à toutes et à tous.
01:15Effectivement, on commence fort.
01:17Je pense que le CES de Las Vegas, c'est toujours le moment clé pour s'interroger sur la place de la French Tech dans le monde.
01:23Et particulièrement aux États-Unis.
01:26Je pense que vous n'êtes pas sans savoir qu'il y a un classement Deal Room qui répertorie en fait les capitales.
01:33pour savoir comment elle se situe en termes de positionnement sur tout ce qui est technologie.
01:37Et Paris a été premier en Europe sur l'intelligence artificielle, mais surtout troisième après San Francisco et New York.
01:44Et je pense que ça envoie un signal fort, exactement, qui montre que la tech française se positionne au niveau des centres les plus développés
01:55en termes de technologie, d'intelligence artificielle dans le monde.
01:59Et donc, cette délégation qui est très importante au CES est l'opportunité justement d'aller montrer un petit peu nos premières mondiales
02:07puisqu'on a quand même beaucoup de premières mondiales qui sortent de nos laboratoires, qui sortent de nos startups françaises.
02:13Et donc, c'est l'occasion d'aller les présenter au plus grand nombre.
02:17Alors justement, est-ce que c'est toujours un objectif que d'avoir autant d'entreprises pour faire le déplacement à Las Vegas,
02:23pour se montrer sur ce show le CES ?
02:26Est-ce qu'il y a un retour sur investissement que vous avez pu constater les années précédentes ?
02:31Oui, alors on a des chiffres effectivement concernant le retour sur investissement.
02:35Mais je pense qu'avant tout, ce qui est important, c'est d'avoir effectivement une présence dans les salons qui sont clés aux États-Unis,
02:40comme le CES, comme Humanix, parce qu'on a des premières mondiales qui nécessitent,
02:45donc parmi nos startups, nos scale-up françaises, qui nécessitent de se déployer à grande échelle,
02:51ce fameux passage à l'échelle qui fait qu'on arrive à créer des champions internationaux.
02:55Et donc, la présence de nos startups françaises dans d'autres pays est clé.
02:59Et ces salons, en fait, sont l'opportunité pour les entreprises d'aller trouver des clients,
03:03le premier moyen de bien se développer dans un pays.
03:06On a des entreprises qui excellent, je pense par exemple à Wondercraft,
03:10qui a eu son deuxième FDA aux États-Unis pour son exosquelette,
03:14comme Open Classrooms, qui aujourd'hui est reconnu comme université américaine, au même titre que Berkeley.
03:21Et donc, pour aller chercher des marchés comme le marché américain, qui est ultra concurrentiel,
03:26il faut évidemment être présent et être présent en force dans des salons comme le CES.
03:32Après, le retour sur investissement, il est plutôt clair.
03:34Il y a des chiffres de Business France ou de PPI qui montrent que cette présence sur les salons,
03:41bien qu'assez coûteuse, c'est quand même un investissement entre 10 et 15 000 euros pour les startups,
03:46mais leur permet en fait de générer en moyenne 120 contacts clés de clients
03:52qui en général débouchent sur à peu près 40% de rendez-vous vraiment business
03:57avec des deals qui se signent dans les six mois après le salon.
04:02Ok. Et vous définiriez comment la maturité de nos startups à l'international ?
04:08Est-ce qu'aujourd'hui, on pense davantage monde que France ou Europe ?
04:14Alors, souvent, on commence par la France et ensuite, très vite,
04:18pour que nos entreprises deviennent des leaders internationaux,
04:21il faut effectivement qu'elles s'adressent au marché international,
04:25soit l'Europe, soit les États-Unis, soit l'Asie.
04:27Pourquoi pas ? Ça dépend évidemment des entreprises et de ce qu'elles proposent.
04:31Le marché américain est un marché qui est clé pour les startups.
04:34Pourquoi ? Parce que c'est un marché qui est ce qu'on appelle très profond.
04:37C'est-à-dire que quand on rentre aux États-Unis,
04:39on a la possibilité d'adresser des millions de personnes,
04:42d'adresser énormément d'entreprises assez rapidement.
04:45C'est un marché qui va très vite.
04:47Donc, il est toujours vraiment choisi par nos entreprises.
04:50On constate, vous connaissez évidemment le classement de la France Tech Next Canada 120.
04:55Le rêve américain, en fait, dont vous nous parlez.
04:58Oui, c'est le rêve américain.
04:59En fait, c'est un moyen de se développer.
05:01On sait qu'il y a un facteur qui est clé pour le développement des entreprises technologiques,
05:04c'est la rapidité, poil et vite.
05:06Quand on a un marché qui est très grand,
05:08l'avantage, c'est qu'on peut aller très vite dans son déploiement commercial.
05:12Donc, les États-Unis sont évidemment un marché qui est clé.
05:15On a le sommet de l'intelligence artificielle en Inde.
05:18Le mois prochain, ça va être aussi un temps fort important
05:21parce que le marché indien est également un marché très gros, très profond.
05:25Donc, nos entreprises françaises,
05:26elles vont essayer effectivement d'aller se développer sur ces marchés.
05:28Dans le classement Next 40 120,
05:31on constate qu'en gros, 93% des 120 entreprises technologiques,
05:35donc les plus avancées de France,
05:37ont déjà une présence à l'international
05:39et réalisent presque 35% de leur chiffre d'affaires dans d'autres pays que la France.
05:43Donc, c'est vraiment un facteur clé de réussite pour nos entreprises.
05:46Et aujourd'hui, ce qu'on sait, c'est qu'on a 18 000 startups en France,
05:50mais ce sont des entreprises qui sont de plus en plus matures,
05:53même sur les territoires,
05:54donc qui génèrent du chiffre d'affaires,
05:56qui sont de plus en plus rentables,
05:57qui génèrent en tout 450 000 emplois.
06:00Et donc, ces entreprises, par rapport à la French Tech d'il y a 10 ans,
06:03elles sont évidemment beaucoup plus prêtes
06:05pour aller adresser d'autres marchés que le marché français
06:08et exporter leurs services et leurs biens.
06:11Vous êtes d'accord avec ça ?
06:12Il faut aller au CES de Las Vegas
06:14quand on est une startup française aujourd'hui.
06:17Cette visibilité, elle est importante toujours ?
06:19Essentielle.
06:20Je pense que ça a très bien été dit par Julie.
06:23Alors, si je ne me trompe pas,
06:23il y avait 150 startups cette année.
06:26C'est la première délégation européenne.
06:29La dernière fois, je suis allé à la foire de la farfouille électronique à Vegas.
06:32Il y en avait 300.
06:33Je pense que c'est vraiment un bon signe.
06:35Ça veut dire qu'on envoyait avant des rookies faire un voyage de découverte.
06:38Déjà l'année dernière, ça avait commencé à être revu à la baisse.
06:41Donc, on envoyait des rookies faire un stage de découverte à Vegas
06:44et maintenant, on envoie des vétérans conquérir des marchés.
06:47Ça, je pense que c'est vraiment très positif.
06:49D'ailleurs, c'est une question que je voulais vous poser aussi, Julie.
06:53Sur quels critères vous les sélectionnez ?
06:55Est-ce qu'il y a des secteurs stratégiques
06:56qu'on a davantage envie de mettre en avant aujourd'hui en France ?
07:00Oui, alors en fait, après, tout dépend du salon dans lequel on se rend.
07:06Sur le CES, on a des secteurs particulièrement clés
07:09qui ressortent comme l'intelligence artificielle, évidemment.
07:12Tout ce qui va être agent, robotique, humanoïde,
07:14donc sont à l'ordre du jour.
07:16On va avoir tout ce qui est santé.
07:18On a WeFings, par exemple, qui est bien représenté.
07:21On va avoir tout ce qui est mobilité
07:23autour de nouvelles formes de véhicules.
07:28On a Renault, par exemple,
07:29les softwares républiques
07:30qui mettent en avant des partenariats.
07:32On a tout ce qui va être smart city, cybersécurité.
07:36Donc ça, c'est vraiment, de toute façon,
07:38des forces de la France.
07:39On a des entreprises dans tous ces secteurs
07:40qui sont bien avancées,
07:42mais c'est vraiment la tendance du CES cette année.
07:46Et je rebondis sur ce que vous venez de dire juste avant,
07:49mais 80% des startups françaises
07:51qui sont au CES cette année,
07:53en fait, ont déjà fait le CES les autres années.
07:54Donc, on voit une vraie maturité,
07:56une vraie expérience des entreprises qui sont présentes
07:58et qui savent comment tirer profit de l'événement.
08:02Et d'ailleurs, on a une startup française
08:04qui a gagné le prix Best of Innovation Award.
08:07C'est Bionesis, une startup qui vient d'Auvergne,
08:11qui protège les cultures contre les intempéries.
08:13Donc, c'est un prix qui est très difficile à avoir.
08:17Donc, la French Tech a déjà commencé
08:20à briller au CES de Las Vegas.
08:22Donc, confirmation, Pascal,
08:25que ça y est, on commence à envoyer des seniors,
08:28presque, dans le monde des startups.
08:30Une question peut-être pour Julie,
08:31avant qu'on la libère, Margarita, Alessandra,
08:34ou un commentaire ?
08:35Non ?
08:35Non, pas particulièrement.
08:36Moi, je trouve aussi intéressant ce fait
08:38d'avoir des vétérans, comme disait Pascal,
08:41le fait qu'on ait des sociétés qui connaissent.
08:43Parce qu'un salon, ça se rentabilise parfois
08:45sur plusieurs années, et c'est important.
08:46d'y aller préparer et de ne pas y aller
08:48juste pour regarder ou pour voir ce qui se passe,
08:51mais réellement arriver avec une proposition de valeur
08:53qui peut apporter du business.
08:55Je trouve ça, c'est la très intéressante.
08:57D'ailleurs, on salue Alain Staron,
08:58qui vient souvent dans le débrief
08:59et qui est en ce moment à Las Vegas.
09:01Enfin, là, il doit dormir en ce moment surtout.
09:03On lui souhaite un bon salon.
09:05Merci beaucoup, Julie Higuet.
09:06Je rappelle, vous êtes la directrice
09:07de la mission French Tech.
09:08Merci d'avoir ouvert cette saison 2026
09:11avec nous pour nous parler du CES de Las Vegas.
09:14Alors, nous, on continue avec notre sujet
09:16sur les réseaux sociaux et les mineurs.
09:18La protection des enfants de moins de 15 ans,
09:21c'est devenu un grand sujet,
09:23pris en main par le gouvernement,
09:25j'ai envie de dire même par tous les parlements,
09:27le Sénat, l'Assemblée nationale.
09:29Donc, on a une proposition de loi
09:31qui a été déposée par la députée Laure Miller,
09:33qui était la rapporteure de la commission
09:36sur les effets négatifs des réseaux sociaux,
09:40en particulier les effets psychologiques de TikTok.
09:43sur les mineurs.
09:45Du coup, elle enchaîne avec cette proposition
09:47de texte gouvernemental
09:49dont on devrait débattre à l'Assemblée
09:51en début d'année, incessamment sous peu,
09:54ce mois de janvier a priori,
09:56pour une mise en application
09:57dès la rentrée scolaire 2026.
10:01Alors, je voulais savoir ce que vous pensiez
10:02de ces initiatives,
10:04parce que j'ai envie de dire quand même,
10:05les textes là autour de la majorité,
10:07autour des écrans,
10:09on en a énormément.
10:10On n'attend que des applications, finalement.
10:13Alexandra ?
10:14Très symptomatique, en fait,
10:15quand on a un problème en France,
10:16on légifère.
10:17Donc, aujourd'hui, il y a un projet de loi
10:18porté par le gouvernement,
10:20et il y a deux propositions de loi,
10:22une qui est portée par un député
10:24et un par un sénateur.
10:25Et dans ces propositions de projet de loi,
10:27ce ne sont pas les mêmes articles.
10:28Il y en a qui interdisent au moins de 15 ans,
10:30il y en a d'autres qui proposent
10:31de mettre en place un couvre-feu numérique.
10:33Donc, on voit qu'il y a des choses différentes.
10:34Il y a trois propositions de projet de loi en cours.
10:36C'est énorme.
10:37Moi, je trouve que c'est surtout la révélation
10:39qu'il y a un aveu d'échec.
10:41D'une certaine manière, on n'a pas réussi.
10:41Parce qu'on l'avait déjà dans la loi
10:42pour la confiance numérique.
10:44Numérique, effectivement.
10:45Depuis 2023, ça existe déjà.
10:47Ça a été retoqué par la Commission européenne.
10:49Donc, on voit qu'il y a plein de choses qui se passent.
10:50Et aujourd'hui, on se rend compte
10:51qu'en fait, peut-être qu'on a du mal
10:52à réguler ces acteurs du numérique.
10:55Et donc, on passe à l'interdiction.
10:57Mais d'une certaine manière,
10:58c'est un aveu d'échec.
10:59On a aujourd'hui des textes
11:00qui existent avec des obligations,
11:02notamment le DSA.
11:03C'est le règlement sur les services numériques.
11:04Il y a un article 28
11:06qui impose à ces plateformes
11:07de mettre en place des mesures de sécurité,
11:09de sûreté, de vie privée.
11:10On se rend compte, peut-être au final,
11:12qu'elles ne sont pas respectées ou pas assez.
11:14Et donc, on en vient à interdire
11:15non pas à ces plateformes,
11:17on ne met pas plus d'obligations sur ces plateformes,
11:18on en vient d'interdire à nos jeunes
11:19d'utiliser ces plateformes.
11:21Pour moi, c'est un véritable aveu d'échec.
11:23D'impuissance.
11:23Et d'impuissance, totalement.
11:24D'impuissance.
11:26Alors, on a un petit peu plus de chances
11:27que ça fonctionne avec l'Europe
11:29puisque la Commission européenne
11:31a ouvert la possibilité
11:32que chaque pays choisisse
11:33son âge de majorité numérique, c'est ça ?
11:36Oui. Alors, ils ont mis un peu d'eau dans leur vin
11:37parce qu'en 2023, en fait,
11:38on avait déjà essayé de mettre en place
11:40une interdiction qui avait été retoquée
11:43par la Commission européenne,
11:44notamment du fait du DSA,
11:45puisque c'est la Commission européenne
11:46qui doit avoir, normalement,
11:47la main sur ces plateformes.
11:49Et aujourd'hui, ça a été un peu ouvert,
11:51effectivement,
11:51et on a la possibilité de le faire, normalement.
11:54Le projet du gouvernement,
11:55il doit passer demain
11:56devant le Conseil d'État pour avis.
11:58Donc, à voir, est-ce que ça va être adopté ?
12:00Le chemin est encore un peu long, quand même.
12:01Oui. Alors, quand je dis une chance,
12:03je ne sais pas si c'est une chance,
12:04qu'est-ce que vous en pensez ?
12:04C'est la carte rouge ou la carte en vert
12:06pour une interdiction inscrite
12:08dans la loi française des réseaux sociaux
12:10au moins de 15 ans ?
12:11Moi, je dis les deux.
12:13Ah, il n'y a que moi qui suis con, disons.
12:15Ok, allez-y, défendez vos arguments.
12:19Merci de l'Australie.
12:20Pascal, oui.
12:21De montrer l'exemple.
12:22Exactement, ça fait avancer la cause.
12:24Ça arrive 15 ans trop tard.
12:25Instagram, c'est 2010.
12:27Donc, ça veut dire que ça fait 15 ans
12:28que les adolescentes ont perdu
12:30toute ou partie de leur estime de soi
12:32en se comparant à des filtres.
12:33Et on va recommettre la même erreur
12:34avec les LLM.
12:35C'est-à-dire que maintenant,
12:36c'est le thérapeute des ados.
12:39Le LLM ne dort jamais,
12:42il ne contredit pas,
12:43il ne juge rien.
12:45Et donc, c'est absolument pas
12:46le genre de choses dont des cerveaux
12:48en construction d'adolescents ont besoin.
12:50Ils ont besoin de confrontation,
12:51ils ont besoin finalement d'avoir autre chose
12:55que des éléments économiques
12:58qui cultivent l'économie de l'addiction.
13:01Pour moi, on est dans l'économie de l'addiction.
13:03C'est-à-dire que l'attention n'est qu'une métrique
13:05de l'économie de l'addiction.
13:07Mais finalement, si je vais au bout du raisonnement,
13:09historiquement, les entreprises les plus rentables
13:11sont celles qui ont transformé la dopamine
13:13en consommation.
13:15On a eu pendant des décennies et des décennies
13:18des entreprises qui ont transformé finalement
13:20la dopamine en addiction,
13:22le sucre, le tabac, la pharma.
13:25Et aujourd'hui, 8 des 10 entreprises mondiales
13:27qui sont les plus valorisées au monde
13:30ont transformé finalement la dopamine en attention.
13:33Mais qu'est-ce qu'on fait contre les dealers alors ?
13:37Grande question !
13:38Margarita ?
13:39Moi, je suis vraiment d'accord avec Pascal.
13:41Je pense qu'on a plusieurs sujets ici.
13:45Le premier, c'est le fait que les parents
13:46ne sont pas en mesure, une partie d'entre eux,
13:49de porter cette responsabilité-là,
13:51de réguler leurs enfants.
13:53On dit toujours que ça commence à la maison,
13:54c'est vrai.
13:55Mais avec un sujet qui est aussi vaste,
13:57aussi complexe, aussi technologique,
13:59même les parents sont dépassés
14:00par un certain nombre de choses.
14:01et certains parents n'ont pas aussi
14:04la possibilité technique de comprendre ce qui se passe.
14:08On n'est pas suffisamment informé aussi
14:10à échelle humaine sur les dangers,
14:13sur comment fonctionnent ces algorithmes-là.
14:14Parce que le plus dangereux pour moi,
14:16ce n'est pas l'exposition à l'écran lui-même,
14:18c'est tous les algos derrière
14:19qui vont chercher des recommandations.
14:21Et Pascal disait tout à l'heure,
14:23moi j'appelle ça du temps du cerveau disponible,
14:25l'autre fois tu parlais de l'attention,
14:26parce qu'effectivement,
14:27le fait d'avoir toutes ces recommandations,
14:29c'est de ne pas jamais décrocher.
14:30Si on décroche ne serait-ce qu'une seconde,
14:32on sort de cet environnement.
14:35Mais là, vous dénoncez des pratiques.
14:37C'est pour ça que je m'inscris en faux
14:39sur cette mesure d'interdiction,
14:40c'est que je considère
14:42qu'on va complètement à contresens.
14:44Alors d'abord, oui, c'est tard,
14:46parce qu'aujourd'hui, les ados,
14:48ça y est, c'est fait,
14:50le mal est fait, j'ai envie de dire.
14:51Mais en plus, oui,
14:52ils passent à l'ère de l'intelligence artificielle,
14:54donc on va réussir à obtenir un texte
14:57qu'on va encore avoir du mal à faire appliquer,
14:59parce que ça veut dire contrôler l'âge,
15:02systématiquement aussi des connexions.
15:04Et donc récolter des données sensibles en plus
15:06sur ces mineurs-là.
15:07C'est aussi un danger, d'une certaine manière.
15:09Exactement, parce que,
15:11alors même si on met beaucoup de barrières,
15:12du coup, on crée des complexités aussi techniques
15:15pour essayer de protéger la vie privée,
15:17et pourtant, en s'assurant de manière aussi certaine
15:20que possible de l'âge de l'utilisateur
15:23de la plateforme,
15:24enfin voilà, on est vraiment dans un,
15:25pour moi, on est dans une grosse machine,
15:27un peu comme à l'époque d'Hadopi,
15:28où on voulait interdire le piratage,
15:30alors qu'il y a d'autres choses.
15:32Vous avez signalé un texte d'un sénateur,
15:33il y a la sénatrice,
15:35je ne sais pas si vous,
15:35moi c'est la sénatrice que j'ai repérée,
15:37Catherine Morin-De Sailly,
15:38qui a fait une proposition
15:39pour instaurer une hygiène
15:40sur les réseaux sociaux.
15:42Et là, c'est effectivement
15:42faire de la prévention auprès des parents,
15:45travailler dans tous les établissements
15:48qui accueillent des enfants,
15:49mais dès la crèche,
15:50et des mineurs,
15:51pour leur donner des outils
15:53de formation,
15:54pour éveiller.
15:55Enfin, je ne sais pas,
15:55on a quand même d'autres armes,
15:58les amis,
15:58pour travailler sur ce sujet,
16:00y compris mettre la pression
16:02sur les plateformes.
16:03Justement, moi,
16:04c'est là où je trouve
16:05que la loi devrait arriver
16:06pour cette raison-là.
16:08C'est celle qu'aujourd'hui,
16:09tout ce qu'on a fait,
16:10le DSA, etc.,
16:11je trouve que la pression
16:11sur les plateformes
16:12n'était pas suffisante.
16:13On n'avait pas de contrôle,
16:14on leur a donné,
16:15on leur a dit,
16:16vous allez faire ça.
16:17On ne les a pas contrôlés,
16:18on n'a pas mis les mesures en place
16:19pour s'assurer
16:20et qu'ils le faisaient vraiment.
16:21Je pense que c'est de là
16:22où vient l'échec.
16:23Je pense que cette loi-là,
16:24son objectif,
16:25devrait être ça.
16:26C'est de pouvoir contraindre
16:27les plateformes
16:28à respecter ces obligations-là.
16:29Ce n'est pas simple.
16:30Je suis tout à fait d'accord
16:31et dans la tech,
16:32ce n'est jamais simple.
16:33Et je suis tout à fait d'accord
16:34et alignée avec vous
16:35sur la collecte
16:36des données personnelles.
16:38Module le fait
16:38qu'on peut le faire
16:39de manière anonymisée,
16:40on peut le faire
16:40de manière graduée.
16:41On n'est pas obligé
16:42d'avoir des données sensibles
16:44en clair
16:45et de les exploiter.
16:46Il y a aussi des garde-fous
16:47qu'on peut mettre ici.
16:48Et moi, je pense que
16:49je suis pour cette loi,
16:50pour cet objectif-là
16:51qui est d'abord
16:52de faire comprendre
16:53aussi à la société
16:54parce que malheureusement,
16:55on vit dans une société
16:55où quand c'est interdit,
16:57il ne faut pas le faire.
16:58Mais c'est de l'interdiction,
16:58c'est de la pédagogie.
16:59Non.
17:00Moi, je pense qu'il faut
17:01un mode hybride
17:01qui est, oui,
17:02on a l'interdiction
17:03mais on a aussi
17:03beaucoup, beaucoup,
17:04beaucoup de pédagogie.
17:05Accompagner les parents,
17:06accompagner les enfants.
17:07Aujourd'hui, à l'école,
17:08même une grande partie
17:09des professeurs
17:10ne sont pas accompagnés
17:11pour eux accompagner
17:12les enfants.
17:13Exactement.
17:13Et donc, eux ne peuvent pas
17:14transmettre le savoir nécessaire.
17:17Pascal ?
17:17Je suis d'accord
17:18sur la pédagogie,
17:20sans problème.
17:21Sur la prévention,
17:22sans problème.
17:23Sauf qu'il faut protéger
17:24nos adolescents.
17:26Et ça, il y a trop
17:27de moyens de contournement
17:28où ça échappera.
17:29De toute façon,
17:30leurs comportements
17:31échapperont aux parents,
17:32à la réglementation,
17:34à la loi.
17:35Donc, l'interdiction,
17:36et oui, mettre la pression
17:37sur ces plateformes.
17:38Mais après, on sait
17:38que ce n'est pas uniforme.
17:40Ce qui se passe aux Etats-Unis
17:42ou en Chine.
17:43Et proposons aussi peut-être
17:44autre chose,
17:44d'autres modèles.
17:46Voilà, soyons peut-être
17:48aussi ambitieux
17:49sur ce qu'on offre aux ados,
17:50ce qu'ils ont envie
17:51de consommer,
17:52de consulter.
17:53Moi, je pense que
17:53de toute façon,
17:54une interdiction,
17:54elle sera détournée
17:55par les ados,
17:56comme toutes les interdictions
17:57qui existent.
17:58C'est quand même
17:58une question de santé publique
17:59aujourd'hui.
17:59Et la formation,
18:00elle ne doit pas être
18:00que sur les enfants,
18:01elle doit être sur les parents.
18:02Puisque les adolescents
18:03reproduisent ce que font
18:06les parents.
18:07Donc, au-delà des enfants.
18:08On encadre les petits-enfants aussi.
18:10Effectivement,
18:10il faudra vraiment...
18:11Mais une interdiction pure,
18:12je suis d'accord avec vous,
18:13elle sera forcément détournée.
18:14On sait qu'il y a les VPN
18:16aujourd'hui ou des choses
18:16comme ça.
18:17Moi, je suis plutôt d'accord
18:17avec Delphine.
18:18Il faut proposer des contenus
18:19et des réseaux
18:20qui sont adaptés
18:21à nos jeunes aujourd'hui.
18:22Et c'est le sens du DSA,
18:24c'est de proposer des contenus
18:25et des choses
18:25qui sont adaptées à nos jeunes
18:26en ne mettant pas
18:27de publicité ciblée,
18:28par exemple,
18:28ou des choses comme ça.
18:29Donc, en fait,
18:30faisons appliquer la loi
18:31du terrain.
18:31On n'a vendra pas
18:32la manière de scroller
18:34sur des vidéos très sympas,
18:37sur des contenus chouettes,
18:37sans créer des addictions.
18:40Arrêter le scroll infini,
18:42empêcher l'autoplay,
18:43mais bon,
18:43ce sont des limitations.
18:44Et après,
18:45quel sera le modèle économique
18:46si on commence à empêcher
18:48la publicité ciblée
18:49de ces plateformes ?
18:50Elles ne vivent que
18:50de ce modèle économique.
18:51OpenAI va sûrement vivre
18:52de ce modèle économique.
18:53Donc, on a une vraie tension
18:55quand même entre...
18:56C'est peut-être
18:57ce modèle économique
18:58qu'il faut interdire, Pascal.
19:00Ou repenser, en tout cas.
19:01Moi, je suis très favorable
19:03à des modèles par abonnement
19:04et c'est pour ça
19:04que je suis dans l'écosystème
19:05d'Apple, personnellement.
19:06Très simplement,
19:07parce que je veux
19:08que ma donnée personnelle
19:09soit protégée
19:09et je ne veux pas être
19:10le jambon.
19:13Et si je fais le parallèle
19:15avec Adopi,
19:16c'est quand est arrivée
19:16vraiment une offre légale
19:17avec des abonnements
19:18intéressants.
19:20Totalement.
19:20Que ça a été complètement,
19:22d'une certaine manière,
19:23abandonné.
19:23Aujourd'hui,
19:23on n'entend plus parler
19:24d'Adopi.
19:26Oui, enfin,
19:28ça existe encore.
19:30On ne va pas dire
19:30que ça n'a pas disparu,
19:31mais c'est vrai
19:31que ça a été
19:32totalement réduit.
19:34Oui, sauf qu'on a créé
19:35un monde où il y a
19:35la gratuité
19:36et les adolescents,
19:37ils sont très attachés aussi.
19:39C'est ça le problème.
19:40C'est que ces plateformes
19:41sont asymétriques
19:42dans leur modèle économique.
19:43C'est les entreprises
19:44qui payent
19:45pour acheter
19:46de l'espace,
19:48ou plutôt des audiences,
19:49des cibles.
19:51Et donc,
19:51c'est gratuit
19:51pour l'utilisateur.
19:52L'utilisateur n'acceptera
19:53jamais de payer
19:54sur ces plateformes.
19:55Il y a des parents
19:56qui mettent entre les mains
19:57de leurs petits-enfants
19:59des sites par abonnement
20:01parce qu'ils sont en confiance.
20:02Et puis,
20:03peut-être qu'il faut expliquer
20:03aux jeunes
20:04que quand c'est gratuit,
20:04on est le produit,
20:05des choses comme ça,
20:06l'économie de l'attention.
20:07Je pense que c'est des choses
20:07que très jeunes,
20:08on peut expliquer aux enfants
20:09qu'ils sont manipulés,
20:10etc.
20:11Je pense que ça doit vraiment
20:12faire partie de l'éducation.
20:13Ça doit être un cours
20:14à partir de la primaire.
20:16Les enfants sont très intelligents,
20:17ils peuvent très bien comprendre
20:18quand on leur explique.
20:19Je pense qu'il y a
20:20une vraie opacité
20:21sur ces choses-là.
20:22Ils n'ont pas envie
20:23d'être des gens bons non plus.
20:25On est d'accord,
20:26mais ces plateformes
20:27ont aussi une telle massification
20:28dans les usages
20:30qu'elles ne maîtrisent plus rien.
20:31Elles ont tenté,
20:32elles ont dépensé des...
20:33Je ne suis pas d'accord
20:33avec ça,
20:33de dire que la technique
20:35est la limite
20:36pour ne pas être imposée.
20:38C'est la réalité.
20:39Je pense que la loi,
20:39c'est aussi une occasion
20:40de les bousculer
20:41dans leur business model.
20:44Aussi,
20:45de bousculer un peu
20:45les annonceurs
20:46qui ont tellement l'habitude
20:47d'aller chercher les jeunes
20:48sur ces plateformes
20:48et qu'ils puissent
20:49externaliser leurs investissements
20:51aussi sur des contenus éditoriaux
20:52parce qu'ils existent.
20:53Là où, effectivement,
20:54moi, je suis un peu plus nuancée,
20:55c'est qu'il n'y a pas
20:56que les plateformes,
20:57les réseaux sociaux
20:58et ces plateformes-là
20:58qui proposent du contenu aux jeunes.
21:00C'est juste qu'elles sont
21:00tellement faciles à consommer
21:02et tellement addictives
21:03que les jeunes
21:03ne vont pas chez les autres.
21:05Donc, le fait de leur interdire
21:06ces plateformes
21:06ou de les détourner
21:07de ces plateformes-là...
21:08Il faut les faire connaître.
21:10La plupart sont payantes
21:11à l'instar d'un Bayam,
21:13par exemple,
21:13de Bayard Jeunesse,
21:14à l'instant de tout ce qu'a fait Fleurus.
21:16Ils sont tous payants.
21:17Les parents,
21:18première chose,
21:18c'est tiens YouTube,
21:20tiens les réseaux sociaux,
21:21TikTok,
21:21parce que c'est beaucoup plus simple.
21:23Et alors,
21:23il faut prendre un abonnement.
21:24On a aussi cette dichotomie
21:25où il faut obliger
21:26les plateformes aussi
21:27à avoir un abonnement payant
21:28pour les jeunes
21:29comme l'ont les autres
21:31contenus éditoriaux.
21:32Et dans ce cas-là,
21:32on joue sur le même niveau.
21:35Pourquoi pas ?
21:35Et on peut imposer
21:36une transparence
21:37des algorithmes, Pascal.
21:39Exactement.
21:39Je n'y crois pas un seul instant.
21:40Moi, je n'y crois pas non plus.
21:41Je n'y crois pas un seul instant.
21:44Ce n'est pas normal.
21:46On a des objets dangereux.
21:48Mais on est d'accord.
21:48On doit leur demander.
21:49On doit exiger cette transparence.
21:51On est d'accord.
21:51Il y a des obligations de transparence
21:53dans l'AIA acte aujourd'hui.
21:54Alors, on sait qu'elles ont été
21:55très nuancées
21:56au moment de la rédaction du texte,
21:57justement,
21:58parce qu'il y avait
21:58le secret des affaires
21:59qui a été soulevé
22:00par ces grandes plateformes-là.
22:01Mais quand c'est des questions
22:02d'ordre public,
22:03de santé publique,
22:04je pense que ça va au-delà
22:05de ces problématiques.
22:06On n'ouvrira jamais le capot.
22:08On n'ouvrira d'autant plus moins
22:09le capot aujourd'hui
22:14et tout ce qu'on développe
22:15avec l'IA,
22:16on n'y comprend pas vraiment
22:17comment l'IA agit.
22:17Moi, je pense que vous êtes
22:18trop fataliste.
22:19C'est trop tard.
22:20On en est d'accord.
22:21Je crois à un avenir brillant.
22:22C'est top, c'est du fentanyl.
22:23Il n'y a pas de débat là-dessus.
22:24Est-ce que vous avez un vœu
22:25pour 2026, Pascal ?
22:28Ah oui, moi j'ai un vœu, oui.
22:29Il est différent, mais...
22:32Lequel ?
22:33Ça fait très longtemps
22:35qu'on en parle
22:36et j'espère qu'Apple
22:37va enfin sortir
22:38son smartphone pliable.
22:40Ok.
22:41Sans pliure visible
22:42avec une charnière
22:43en métal liquide.
22:46Finalement,
22:47ça fait 7 ans
22:48que Samsung
22:48essuie les plâtres.
22:51Ce qui veut dire aussi
22:52que parfois...
22:53Moi, j'ai testé
22:53chez Motorola.
22:54C'est bluffant,
22:56c'est pratique,
22:57tout ça, c'est intéressant.
22:57Ah, c'est une niche de marché.
22:58Je ne sais même pas
22:59si cette niche
22:59mérite d'exister.
23:01Mais on va voir
23:02l'innovation côté Apple.
23:04En fait,
23:04je pense qu'être le premier
23:06ce n'est pas toujours
23:06bon.
23:08On essuie les plâtres.
23:10Arriver le dernier
23:10permet parfois
23:11de capturer le marché.
23:12Ça vaut peut-être
23:12pour OpenAI
23:12qui sera peut-être
23:13le nouveau Nescape
23:14de la génération
23:16de tech
23:16de cette année.
23:18Et donc,
23:19finalement,
23:20moi, mon vœu,
23:21c'est de ne pas toujours
23:22se dire qu'on doit être
23:23le premier,
23:24mais de décider
23:24d'être le meilleur.
23:25Parce qu'en général,
23:27quand Apple arrive
23:27sur un marché,
23:28c'est que le produit est prêt.
23:29Excellent.
23:30Marguerite,
23:31tu as un vœu pour 2026 ?
23:32Moi, j'ai un vœu
23:34vraiment très pieux.
23:35Je pense que Pascal
23:36va me dire
23:37que ça ne marchera pas comme ça
23:38et je suis d'accord
23:38avec lui.
23:39J'y crois,
23:44mais je crois
23:45qu'il faut donner
23:45un peu d'impulsion
23:46pour que ça se passe.
23:47Moi, mon vœu,
23:48ce serait
23:48qu'on s'arrête
23:49un petit moment
23:50au niveau de la tech,
23:51qu'on prenne
23:52une petite pause,
23:53une bouffée d'air,
23:54parce que,
23:54d'accord avec Pascal,
23:55tout le monde
23:56veut être le premier,
23:57tout le monde veut lancer
23:57le nouveau miracle
23:58qui sort,
23:59des films de science-fiction,
24:00des livres de science-fiction,
24:01les robots qui tournent
24:02en tous les sens,
24:03l'IA qui communique,
24:03qui est humaine,
24:04qui partage la vie.
24:05Mais je trouve
24:07qu'on ne se pose pas assez,
24:09comme on le fait souvent
24:10dans la tech,
24:10pour réfléchir
24:11des vraies répercussions
24:12à long terme.
24:13À court terme,
24:14c'est smart,
24:15c'est intelligent,
24:15c'est rigolo,
24:16c'est bien.
24:17On parlait juste avant
24:17l'émission des robots de Messie
24:18qu'on aimerait bien en avoir un
24:19qui nous soulage au quotidien.
24:21Mais pour moi,
24:22il y a dedans
24:22une collecte immense
24:24de données.
24:25Il y a aussi
24:26un pouvoir immense
24:27qu'on est en train de donner
24:27à une petite poignée
24:29de sociétés tech
24:30qui, elles,
24:31vont engager tout ce savoir
24:32et vont avoir
24:32un pouvoir d'influence
24:33qui, pour le coup,
24:35un pouvoir d'influence
24:35qui, pour moi,
24:36est encore plus énorme
24:37avec l'IA,
24:38avec les LLM
24:39que celui qu'on avait
24:39jusqu'à aujourd'hui,
24:40même celui des réseaux sociaux.
24:41Je pense qu'on est largement
24:42de là.
24:43On ne peut pas faire
24:43une pause tout seul.
24:44On ne peut pas faire
24:45une pause tout seul.
24:45Moi, j'aimerais que le marché
24:47en fasse une pause
24:48tout simplement mondialement,
24:49globalement,
24:50les sociétés de la tech
24:51et qu'on réfléchisse
24:51un peu sur nos impacts
24:53sociétaux,
24:55planétaires,
24:56déjà global,
24:57écologiques,
24:58mais aussi humains
24:58pour les humains
24:59au quotidien.
25:00Un vœu pieux, donc.
25:01Moi, ça rejoint un peu
25:05ce que dit Margarita,
25:06mais en plus réaliste.
25:07Je ne veux pas changer le monde.
25:09Je dirais qu'il faut garder
25:10une capacité de discernement,
25:12justement,
25:12dans un monde
25:13qui va très vite
25:14en termes de géopolitique
25:15complètement instable,
25:16en numérique,
25:17ça va très vite.
25:18Ça rejoint un peu
25:18ce que vous dites,
25:19mais je pense que
25:20ce n'est pas au monde
25:20de s'arrêter,
25:21c'est à nous de nous poser,
25:22donner du sens à tout ça,
25:25réglementer,
25:26mais de manière raisonnée,
25:27en comprenant
25:28les mécaniques de l'humain,
25:29etc.,
25:29et de comprendre
25:30qu'on est effectivement
25:30dans une société
25:31où il y a la captation
25:32de l'attention,
25:33etc.,
25:33et comment est-ce
25:34qu'on réagit face à ça,
25:35comment est-ce qu'on nous protège,
25:36comment on protège nos enfants.
25:38C'est-à-dire que ce sujet
25:39soit pris peut-être
25:40un petit peu plus
25:41en amont.
25:41Avec un peu plus de hauteur.
25:43Et au sérieux aussi
25:44par les décideurs
25:45de politiques publiques.
25:47Oui, totalement.
25:48Oui, mais...
25:48Avec peut-être une pédagogie
25:50chez les politiques aussi.
25:51Moi, ce que je vois,
25:51c'est que pour l'instant,
25:52c'est la manière
25:53dont les politiques
25:53s'en emparent,
25:54c'est tout le temps
25:54quand c'est négatif.
25:56Oui.
25:56En fait,
25:56c'est quand le numérique
25:58devient une catastrophe
25:59en fait pour la société.
26:01Ce serait intéressant
26:01de voir aussi le potentiel.
26:03Ça, c'est mon vœu,
26:04moi, 2026,
26:05de regarder ce que nous,
26:07en France, en Europe,
26:08on est capable de produire
26:09dans la tech.
26:10Comment on peut sortir
26:11peut-être
26:11de certains écosystèmes
26:12de GAFAM
26:13en trouvant son bonheur
26:15dans des choses
26:15qui se font en Europe
26:17ou en France,
26:18y compris dans les smartphones.
26:19On a des alternatives
26:20aujourd'hui
26:21dans tous les domaines,
26:23sur tous les logiciels,
26:24toutes les plateformes,
26:25tous les matériels.
26:25Pardon,
26:26c'est le début d'année
26:27qui existent aujourd'hui
26:30en France,
26:30en Europe
26:31et j'aimerais que ce soit
26:32beaucoup plus visible
26:33et porté par tout le monde.
26:35Voilà pour mon vœu.
26:36Il nous reste une minute
26:37juste pour conclure
26:39sur la tendance
26:40qui vous a semblé
26:41vraiment chouette
26:42et que vous voyez émerger
26:43un peu là en ce moment.
26:44C'est au CES de Las Vegas
26:45que ça se passe
26:46mais on sait bien
26:47que c'est des tendances
26:47un peu plus long terme.
26:49Margarita,
26:50vous avez évoqué
26:50la robotique.
26:51La robotique, oui,
26:52effectivement, domestique.
26:53Moi, j'étais assez impressionnée.
26:54De l'électroménager
26:55un peu plus intelligent, quoi.
26:56Pas tellement,
26:57plutôt des humanoïdes
26:59qui sont capables
26:59de faire des mouvements
27:00quand même assez libres
27:01et assez fluides
27:02que je trouve assez impressionnants
27:03et par le fait
27:04d'avoir effectivement
27:06entendu
27:06un des présentateurs
27:07d'une des entreprises
27:09qui disaient
27:10on n'a pas besoin
27:11de respecter
27:11les mouvements humains
27:12et on peut aller bien au-delà
27:13pour faire de l'efficacité.
27:15Donc, j'ai trouvé ça
27:15assez intéressant.
27:16Et là aussi,
27:17la robotique,
27:17il faut qu'on accélère,
27:18nous, en Europe, là-dessus.
27:19Pascal, juste rapidement.
27:21L'IA qui est plus simplement
27:22une fonctionnalité supplémentaire
27:23mais qui devient
27:24le principe de conception
27:25du produit.
27:26Très bien.
27:27Alexandra ?
27:28La santé connectée
27:29qui a été plutôt
27:30pas mal présente
27:31avec notamment
27:32on a des champions français
27:33comme la balance connectée,
27:34etc.
27:35qui va être vraiment,
27:36à mon avis,
27:36qui va apporter beaucoup de choses.
27:38Merci beaucoup
27:38à tous les trois
27:39d'avoir ouvert ce Smartech
27:40et cette année 2026
27:42ensemble.
27:43Encore meilleur vœu
27:44à tous,
27:44à vous qui nous regardez
27:45avec grande fidélité.
27:46C'était le grand débrief
27:47de la tech
27:48de Smartech.
27:48On se retrouve
27:49dès lundi prochain
27:50sur la chaîne
27:51Bsmart.
27:51A très bientôt.
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