00:01Sud Radio, la France dans tous ses états, l'humeur de Péricault.
00:06Alors, mon humeur est liée à l'actualité avec des déclarations d'élus insoumis.
00:12Alors on a eu les humeurs de Mme Panot qui a affirmé que quoi qu'il arrive,
00:18quel que soit le choix du peuple français, ils ne laisseront pas le RN prendre le pouvoir,
00:23ils s'y opposeront.
00:25Nous avons eu Mme Chikirou qui a menacé les journalistes.
00:30De s'effoudre, en disant qu'elle va les envoyer presque en enfer,
00:33parce que nous sommes la cause des malheurs de la France.
00:36Alors là, je nous mets globalement, on est tous solidaires,
00:38puisque l'anathème a été jeté, ces journalistes qui font le lit de l'extrême droite,
00:45du fascisme, quasiment du nazisme, voilà, nous sommes des pro-nazis.
00:49C'est terrible parce que tout ça banalise des termes qui sont gravissimes
00:52et qui dénoncent et qui signalent des faits tragiques de l'histoire.
00:56Et alors, si c'est nous les nazis, ça ne doit pas être très grave.
01:01On voit ce que ça donne.
01:02Et puis là, c'est un fait très précis à l'Assemblée Nationale.
01:05Une députée de la France Insoumise, je ne me souviens même pas de son nom.
01:09Alors, elle est députée de la Nation, élue par le suffrage universel,
01:11je respecte la fonction.
01:13Et elle s'en prend à Hugo Clément, journaliste de notre confrère.
01:18Je veux dire, Hugo Clément, c'est un journaliste, j'allais dire, non seulement prudent,
01:22qui sait ce qu'il dit, qui sait ce qu'il fait, on peut lui trouver des failles.
01:26Mais enfin, ça fait plutôt partie dans le paysage journalistique de quelqu'un d'assez sérieux, rigoureux.
01:32Il participe à l'émission de Léa Salamé qu'à l'époque.
01:37Et là, cette députée de la France, retrouvez-moi le nom, si vous avez le temps.
01:42Vraiment, j'étais tellement effondré.
01:42J'ai que ça à faire, donc je vais y aller.
01:43Non, non, mais attendez, elle s'en prend à lui en disant que parce qu'il a interviewé Jordan Bardella,
01:48il a échangé avec Jordan Bardella, il fait le lit de l'extrême droite.
01:53Mais, ça veut dire, là, on commence...
01:54Ah, mais j'ai Arcelia Soudet !
01:56Oui, Arcelia Soudet.
01:56Il y a qui elle pour dire ce genre de choses ?
01:58Là, les choses deviennent très claires.
02:00C'est-à-dire que la France Insoumise, la France Insoumise, le parti de Jean-Luc Mélenchon,
02:05cette gauche, cette gauche un peu radicale, cette gauche, j'allais dire, un peu intégriste,
02:09mais elle a le droit d'exister, elle doit exister.
02:12Elle a remplacé un parti socialiste qui s'est effondré
02:14parce que les sociodémocrates ont fait tellement de concessions au capitalisme
02:18que leur peuple les a abandonnés.
02:20Le parti communiste aussi a été abandonné par son peuple
02:23qui sont aujourd'hui, qui se sont tournés vers des partis dits d'extrême droite
02:27ou de droite nationale
02:29parce que c'est là où ils se sentent représentés
02:31et c'est là où ils sentent que leur souffrance est prise en compte
02:33et que cette fracture sociale, elle est représentée par ces partis-là
02:37parce qu'ils n'ont peut-être pas été au pouvoir, qu'ils n'ont pas eu l'occasion d
02:40'exercer leur pouvoir.
02:41Mais là, jeter l'anathème sur les journalistes
02:43de cette façon,
02:45de façon menaçante,
02:46avec des termes très extrêmes,
02:49très forts, très violents,
02:51très menaçants, c'est ce qu'on appelle de l'anathème,
02:53de l'opprobre. L'Inquisition faisait ça,
02:55c'est la guerre de religion. Et du coup,
02:56effectivement, l'autre, il est tellement ignoble
02:58de la façon dont on l'insulte et on le dénonce
03:00qu'il est bon à être
03:03exécuté, qu'il est bon à être massacré.
03:04Et ça veut dire quoi ?
03:06Ça veut dire là, ils sont en train de, sans jeu de mots,
03:09la France insoumise est en train de lever
03:11le voile sur ses intentions.
03:13Est-ce que vous êtes, oui ou non, des démocrates ?
03:15Parce que la façon dont vous parlez n'est pas un langage
03:17de démocrate. Vous ne respectez pas
03:19la diversité, vous n'êtes pas tolérant, vous ne respectez
03:21pas le suffrage universel.
03:23Les partis que vous dénoncez sont, aujourd'hui
03:25que ça vous plaise ou pas, majoritaires
03:27dans le pays. Et ça veut donc
03:29dire que si
03:31en mai 2027,
03:32le peuple français, les françaises et les français
03:35décident majoritairement
03:36de donner le pouvoir
03:38aux représentants du Rassemblement National
03:40et à ses alliés,
03:42vous sortirez dans la rue, vous lâcherez
03:45vos troupes
03:46et vous créez un climat d'insurrection
03:48et vous vous en prendrez à ceux qui auront
03:50favorisé l'élection
03:52du président de la République, du Rassemblement National.
03:55Ça veut dire que vous jeterez
03:56vos troupes contre les journalistes qui seront
03:58coupables d'avoir favorisé
04:00cette élection. C'est-à-dire qu'on viendra nous chercher
04:02chez nous, on nous interpellera dans la rue,
04:04on nous montrera du doigt, on nous cassera la gueule
04:07ou pire, ou pire
04:08parce que ça s'arrête quand quand on...
04:10Aujourd'hui, il y a des gens qui ne sont pas tout à fait en possession
04:12de leurs moyens, qui reçoivent ce genre de consignes,
04:15qui écoutent ce genre de discours
04:17et qui se disent mais
04:18c'est épouvantable, il faut passer à l'acte.
04:21Ça s'appelle
04:22des fatwas. Alors je pensais que les fatwas
04:25étaient réservés à l'islam
04:26intégriste, aux musulmans
04:29radicaux, aux wahhabites,
04:31aux salafistes.
04:32Non, on entend aujourd'hui des fatwas françaises
04:35issues de la bouche
04:36d'élus de la nation, de représentants
04:38de la nation, censés être républicains,
04:41défendre l'ordre républicain.
04:42On a une constitution, on a des lois,
04:44on a eu l'histoire. Dieu, ces six pays,
04:46a payé cher par le sang son combat
04:48pour la liberté, pour la défense des différences,
04:51pour la défense des minorités,
04:52plus que d'autres, même si on a eu une période
04:54coloniale, même s'il y a eu des excès
04:56dans l'histoire de France, et quelquefois
04:57des périodes dictatoriales,
04:59aujourd'hui le peuple français,
05:00et notamment sa presse,
05:01où il peut y avoir des gens
05:02qui ont des défauts,
05:04qui font leur travail plus ou moins
05:06correctement.
05:06On est tous faillibles.
05:08Il n'y a pas de perfection journalistique,
05:10il n'y a pas d'infaillibilité journalistique.
05:12Mais nous jeter tous, comme ça,
05:14parce qu'on discute avec l'ERN,
05:16souvent on discute avec l'ERN justement
05:18parce que nous sommes dans le débat
05:19contradictoire et que nous voulons démontrer.
05:21Peut-être qu'ils ont tort par leurs idées,
05:22mais toujours dans le dialogue républicain,
05:24et dans l'échange démocratique.
05:26Eh bien, jeter l'anathème comme ça
05:28sur la presse, sur les médias,
05:29en disant vous serez responsable
05:30de ce qui arrivera en 2017,
05:31en 2017, et vous empérez les conséquences,
05:34ça s'appelle une fatwa.
05:35Une fatwa.
05:36Alors, écoutez, qu'est-ce que je dis
05:37à la jeune garde ?
05:39Eh bien, à la jeune garde,
05:39si c'est une jeune garde,
05:40je lui dis que la vieille garde
05:41que je représente les emmerdes.
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