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Avec Valérie Le Roy, directrice du Salon de l'Agriculture

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##ACTU_DU_JOUR-2026-02-26##

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News
Transcription
00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Péricault-Légas, Maud Koffler.
00:08Venir, c'est soutenir, tel est le slogan de l'édition 2026 du Salon de l'Agriculture qui se déroule
00:12en ce moment à Paris.
00:13Un salon un peu particulier, sans égérie, sans bovin cette année, mais avec un grand nombre d'artisans, de producteurs,
00:19d'éleveurs, de filières et de terroirs richement représentés.
00:22On en parle avec la directrice du Salon de l'Agriculture, Madame Valérie Leroy. Bonjour.
00:27Bonjour. Bonjour Valérie Leroy, merci d'être avec nous sur Sud Radio à l'antenne en direct.
00:32Est-ce que je peux vous faire un aveu ironique ?
00:34Moi qui attends le Salon d'Agriculture comme un événement annuel où je vais d'une façon très sacrée,
00:41et quelquefois c'est sûr, on sort au bout de la semaine fatigué d'y étaler tous les jours,
00:45et là je peux vous dire qu'avec le peu de fréquentation, j'ai eu un certain plaisir à pouvoir
00:49circuler librement dans les allées.
00:52Évidemment, il ne faut pas que ça dure, mais on voit bien que l'affluence qu'il y avait jusqu
00:55'à présent,
00:56j'allais dire, quasiment au niveau de la saturation.
00:59On a connu ce petit apaisement consécutif aux éléments que l'on sait,
01:03pas de bovins et peut-être une morosité dans le monde agricole.
01:06C'est juste un passage, c'est juste une petite tempête, un coup de froid, ça repartira l'année prochaine,
01:11ou vous pensez qu'il y a une petite désaffection entre les Français et le Salon tel qu'il est
01:16présenté aujourd'hui ?
01:17Alors, déjà pour répondre à votre petite remarque, c'est vrai que le confort de visite augmente évidemment en fonction
01:24de la fréquentation,
01:26et on a énormément d'exposants qui nous disent que leur chiffre d'affaires s'en ressent,
01:32puisque quand un visiteur a le temps de juster tranquillement, il achète aussi tranquillement,
01:37et donc il y en a qui s'en félicitent, non pas qu'il y ait moins de visiteurs,
01:41mais qu'il y ait plus de qualité et de temps passé avec ses visiteurs.
01:44Après, pour savoir si ça correspond à une désaffection ou à un épiphénomène sur l'année,
01:50je dirais on verra l'année prochaine, mais pour cette année, on cumule quand même beaucoup de choses.
01:56Il n'y a effectivement pas de vaches, il y a les vacances scolaires de la zone C,
02:01il fait terriblement beau, il y a de la neige énormément, donc peut-être que des gens sont partis à
02:07la neige.
02:08Il y a effectivement l'amorosité ambiante dont on parlait, il y a le pouvoir d'achat,
02:13il y a l'ADNC peut-être qui a fait que certains visiteurs se disent que par solidarité avec les
02:20éleveurs,
02:20ils ne viennent pas, donc c'est très complexe en fait de connaître les véritables motivations,
02:25et donc de savoir si ça va être un phénomène spécifique à 26 ou pour les années d'après.
02:31Évidemment, nous on espère que non, on fait en sorte que l'expérience de visite que l'on propose
02:36soit toujours assez intéressante, mais à voir.
02:39Il y avait, quand nous y sommes allés, puisque comme vous savez avant-hier,
02:43notre émission était en direct depuis le salon du stand de l'Occitanie,
02:46il y a de grands travaux dans l'enceinte du parc de Versailles,
02:51c'est pour l'établissement d'un nouveau hall tout à fait moderne ?
02:54Oui, alors ce sont des travaux qui sont gérés par Vipari, qui est le propriétaire du parc,
03:01et c'est la troisième et dernière phase de dix ans de travaux.
03:05Le hall 6 a été complètement refait, le hall 4 a été refait,
03:08et maintenant on en est à la dernière séquence, si je puis dire.
03:13Donc vous avez dû voir la déconstruction du hall 3,
03:15il y avait les régions historiquement avant.
03:18L'année prochaine, il y aura, en plus de la déconstruction du 3,
03:21il y aura la déconstruction du 2,
03:23dans lequel nous avons créé l'espace agri-culture,
03:26avec un cinéma, une librairie, etc.
03:29Ce hall-là n'existera plus l'année prochaine,
03:32et nous entrerons dans une phase de trois éditions du SIA,
03:37avec des travaux au cœur du parc,
03:39et donc une problématique pour nous, un challenge,
03:42de réorganiser tous les flux et tous les secteurs autour de ces travaux,
03:47dans les pavillons autour de ces travaux.
03:48On fait souvent le reproche au Salon international de l'agriculture,
03:52qui est devenu une institution, comme son nom l'indique, mondiale,
03:57de s'être un petit peu éloigné des valeurs paysannes,
03:59évidemment, il y a l'agro-industrie, il y a des institutions, il y a les régions,
04:03et c'est vrai que lorsqu'on se promène,
04:05des gens, quelquefois des étrangers mondis,
04:08ou même des français qui y vont pour la première fois,
04:10on pensait rencontrer plus de ruralité, plus de paysannerie,
04:13on voit beaucoup de commerce, on voit beaucoup d'enseignes,
04:16on voit beaucoup de marques, on voit beaucoup de marketing,
04:18et finalement, la part de l'agriculture, elle est faible.
04:21Alors, j'explique que l'agriculture a besoin de ce niveau-là pour communiquer,
04:26mais c'est vrai qu'à un moment donné, on voit moins de paysans
04:28qu'on en voyait en 1964, à l'ouverture de la foire agricole,
04:31ainsi qu'Edgar Pisani l'avait inauguré.
04:33Les temps ont changé, je suppose.
04:34Oui, oui, alors, les temps ont changé, depuis 1964,
04:39on en est à la 62e édition, l'économie a changé,
04:43il y a moins de producteurs, peut-être que les représentations sont différentes,
04:47et là, on s'est déjà exprimé sur le sujet du respect que l'on doit
04:52au choix des éleveurs de bovins d'être venus, mais sans leurs animaux.
04:56C'est clair que les visiteurs qui se promènent, ils détectent moins, entre guillemets,
05:02si je puis dire, les éleveurs, et donc ont moins l'occasion de discuter avec eux.
05:08Mais dans les régions, quand même, dont vous parliez, il y a plus de 500 producteurs,
05:12ça représente 12 000 produits qui sont donnés à la dégustation, à la découverte, etc.
05:17C'est quand même déjà un beau tour de France de ce que les Français,
05:21le savoir-faire français permet de faire.
05:24Donc, c'est quand même une belle représentativité,
05:27avec une part de la ruralité, comme vous disiez,
05:30par nécessité aussi tous les accompagnants de cette ruralité
05:33qui sont là pour mettre en avant les filières au travers de leur économie.
05:37On voit souvent des grandes enseignes de l'agro-industrie,
05:40de la grande distribution, dont on sait qu'elles ont parfois été en conflit
05:44avec le monde agricole sur les négociations de tarifs,
05:47sur des quotas, sur des enjeux économiques.
05:50Ils cohabitent au salon de façon, je ne vais pas dire hypocrite,
05:55on ne se regarde pas,
05:56ou on essaie pendant huit jours de se rencontrer, de se parler
06:00et de poser un petit peu les conflits, laisser les conflits derrière la grange ?
06:05Alors, pour la distribution, en l'occurrence,
06:07il y a une enseigne de distribution qui est ici,
06:10une et une seule, qui est Lidl,
06:12et qui est là depuis dix ans,
06:15je pense que ça fait neuf-dix ans,
06:17qui est présente pour témoigner du support qu'il apporte,
06:23enfin, que cette enseigne apporte aux filières animales,
06:27donc c'est la raison pour laquelle ils sont dans le hall 1,
06:29et sur le stand de Lidl, ils ne parlent que du lait et de la viande,
06:32et ils sont là pour signer des chartes avec des races bovines,
06:39signer des achats avec des races bovines, etc.,
06:43donc la cohabitation, par définition, se passe bien,
06:45puisqu'ils sont là, je dirais, dans le même bateau
06:49que les éleveurs qu'ils soutiennent.
06:51Après, sur le reste des marques,
06:53Danone est là aussi avec ses membres coopérateurs,
06:59ça dépend des périodes et de la température économique entre eux,
07:05mais au global, ce sont des grandes entités
07:09qui sont là pour montrer qu'ils sont en soutien des filières,
07:12donc déjà, a priori, normalement,
07:15avec une volonté positive, une motivation positive.
07:17Est-ce qu'il y a un souci chez les organisateurs du salon,
07:20dont vous êtes, vous êtes la directrice,
07:22et il y a un président, il y a le COMEX,
07:25est-ce qu'il y a un souci de, j'allais dire, améliorer la pédagogie,
07:29surtout pour la jeunesse, mieux comprendre ce que sont ces produits,
07:31ce que sont les enjeux agricoles, ce que sont les campagnes,
07:34ce qu'est l'agriculture française ?
07:36Il y a une démarche qui va en ce sens ?
07:38Oui. Alors, la première valeur fondamentale,
07:42depuis l'origine, on parlait tout à l'heure de la création par Edgar Pisani,
07:46c'est la pédagogie.
07:48Montrer et expliquer au public
07:49comment les animaux sont les plus beaux reproducteurs,
07:53comment on les élève,
07:53comment éventuellement on les abat,
07:55comment il convient de les manger,
07:57de la même manière pour les produits
07:58et toutes les différentes filières qui sont représentées ici.
08:04Nous, quand on travaille avec nos exposants,
08:07particulièrement les primo-exposants, ce qu'on peut dire,
08:10on travaille énormément sur la conception pédagogique de leur centre,
08:14la façon dont ils vont s'exprimer
08:16et la nécessité de faire passer des messages,
08:19entre guillemets, avec beaucoup de respect,
08:22vulgarisés, pour que le public puisse s'approprier
08:24tous les messages qu'ils font passer.
08:25Donc, c'est primordial.
08:27Maud Coffler.
08:27Valérie Leroy, je le rappelais en introduction,
08:30« Venir, c'est soutenir », c'est le slogan que vous avez choisi cette année
08:32pour promouvoir le Salon de l'agriculture,
08:34en réponse aussi notamment à des appels de boycott,
08:36de certains syndicats, certains agriculteurs,
08:40en soutien aux agriculteurs qui n'ont pas pu se rendre au Salon cette année.
08:44Vous, vous dites venir s'y soutenir.
08:46Pourquoi il faut, cette année, venir au Salon de l'agriculture ?
08:49Pourquoi il est important de s'y rendre
08:51et de soutenir les agriculteurs, les artisans présents ?
08:55Alors, il y a deux axes là-dedans.
08:58C'est effectivement, venir soutenir actuellement
09:00les artisans et les agriculteurs,
09:03c'est, quand on est un citoyen français,
09:06montrer que l'on est attaché à cette agriculture
09:09et, de fait, peser dans une balance quasiment économique
09:14en disant « Oui, je suis pour acheter français,
09:16oui, je suis pour acheter éventuellement artisanal,
09:19circuit coup, etc. »
09:20Donc, c'est important de manifester.
09:22On avait, il y avait un slogan qui disait
09:26« On mange trois fois par jour et trois fois par jour,
09:29on soutient nos agriculteurs ».
09:30C'est un peu ça qu'on a voulu reprendre.
09:33Et il y a un deuxième axe qui est de soutenir
09:35le salon, c'est-à-dire que si le secteur agricole
09:40s'organise malgré la DNC, malgré les travaux,
09:44grâce au travail qu'on fait avec eux,
09:46de collaboration pour présenter les stands
09:48dans de bonnes conditions, etc.
09:49Si tout ce travail-là, même avec un patrimoine
09:52de 60 ans derrière, avec, on va dire,
09:55une sorte de ritualisation dans les familles,
09:57parce qu'il y a beaucoup de gens qui viennent tous les ans,
09:59qui décident de ne pas venir,
10:01et peut-être l'année prochaine, ils se diront
10:02« L'année dernière, je n'y suis pas allée,
10:04ça n'a pas changé grand-chose pour moi,
10:06donc je ne vais pas y aller de fait ».
10:10C'est le salon lui-même qui est mis en péril.
10:12Donc, je ne parle même pas de nombre de visiteurs à l'arrivée.
10:16Et c'est important de soutenir cette manifestation
10:19qui, je le rappelle, est unique en son genre au monde
10:23et qui est le plus grand événement français.
10:24Donc, voilà, notre proposition, c'était que
10:26quand on est un citoyen français,
10:29qu'on est en moyenne une journée en visite sur le salon
10:33et que les 364 autres jours de l'année,
10:35on entend parler des problématiques agricoles,
10:37le jour où on peut montrer qu'on est d'accord,
10:39un des jours peut-être,
10:40où on peut montrer qu'on est d'accord avec eux,
10:42c'est en ce moment, et c'est une journée de visite au salon.
10:45– Message reçu et transmis.
10:47Merci Valérie Ruroy d'avoir été avec nous sur Sud Radio.
10:51– Merci.
10:51– Et puis, à l'année prochaine surtout, bien entendu.
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