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  • il y a 10 heures
Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.

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00:00Je suis toujours en compagnie d'Hélène Rouet, journaliste au JDD, Victor Hérault, journaliste politique à valeur actuelle.
00:04Exénia Fedorova nous a rejoint. Bonjour, journaliste, chroniqueuse sur CNews.
00:09Soyez la bienvenue. On va parler évidemment de politique internationale.
00:13Alors Victor Hérault et Hélène Rouet me disaient qu'ils n'avaient pas eu la patience de regarder...
00:17Pas jusqu'au bout.
00:18Non, le discours de l'État de l'Union de Donald Trump qui a battu un record 1h47.
00:23Vous l'avez regardé, vous ?
00:24Non.
00:26D'accord, on va quand même en parler.
00:27Non, mais vous avez eu le temps de vous renseigner quand même.
00:30Qu'est-ce que vous retenez déjà comme ça ?
00:32Quelle image vous retenez de ce discours ?
00:34Ce qu'on voit selon les médias américains que je regarde de temps en temps,
00:40c'est que c'était le plus long discours.
00:42En fait, c'était plus long que le discours de Clinton qui était considéré le plus long jusqu'à maintenant.
00:48Je crois que d'ailleurs tout le monde n'a retenu que ça, la longueur finalement.
00:51Chaque accroche de papier, c'est ça ?
00:52Non, mais je pense que pour moi personnellement,
00:55je trouvais sentir simple qu'il a mentionné qu'il y a une seule fois et très brèvement les conflits
01:00en Ukraine.
01:00Et oui, d'ailleurs c'est étonnant quand même.
01:02Oui, parce que normalement on attend qu'il parle de ces conflits un peu plus profondément.
01:06Oui, il a parlé de l'Iran beaucoup, on va y venir.
01:08Exactement, il a parlé plutôt de l'Iran.
01:10Ce qui montre aussi à quel point en fait les priorités sont mises dans son discours pour l'intérieur, pour
01:19les Américains.
01:20Aujourd'hui, je pense qu'il s'intéresse beaucoup plus, est-ce que les Etats-Unis vont en guerre avec
01:25Iran,
01:25est-ce qu'il y aura la paix en Ukraine ?
01:28Est-ce que aussi, parce que pour lui qui avait annoncé, Tony Truant, que la guerre serait réglée en Ukraine
01:34en 48 heures,
01:35comme ce ne fut pas le cas et que ce n'est toujours pas le cas, est-ce que ça
01:39aurait été un aveu d'échec de sa part ?
01:41Bien sûr, au début, il était un peu trop ambitieux dans ses plans d'arrêter ce conflit,
01:47parce que ce conflit, c'est quand même un conflit avec les racines profondes.
01:51Il dit, et en fait, c'est un conflit difficile, il ne faut pas le cacher,
01:54qu'il s'est commencé, on parle souvent sur votre plateau,
01:57que les ligues, c'est un conflit qui n'a pas commencé dans un coup en 2022,
02:01mais qui a les racines de 2014, et même avant, avec l'enlargissement de l'OTAN vers la frontière de
02:06la Russie,
02:07ce qui est la ligne rouge pour les Russies.
02:08Donc je pense qu'il a compris que ce n'est pas suffisamment de juste mettre la pression sur l
02:14'Ukraine et la Russie
02:15pour que ces conflits soient réglés.
02:17Mais je pense qu'il a quand même avancé dans ces schémas.
02:20Je pense que demain, Steve Witkow qui va à Genève pour parler d'Iran avec les Araniens,
02:25mais aussi il va parler avec Umarov, c'est la tête de la délégation ukrainienne.
02:33Et je pense que c'est un autre effort qu'il va faire pour créer l'ambiance plutôt bien pour
02:41la négociation pour l'Ukraine.
02:44Bon, on verra.
02:45On verra. On continue de parler juste avant d'en venir à l'Iran.
02:48Hélène Rouet et Victor Ayros sur le discours en lui-même.
02:52Qu'est-ce que vous retenez ?
02:53Effectivement, c'était le discours le plus long et c'est très intéressant de voir toujours où sont mises les
02:58priorités.
02:58Vous avez commencé à l'évoquer sur le volet international, malgré le fait que Donald Trump,
03:02cette première année de second mandat, il a été surprésent à l'international.
03:07C'est-à-dire qu'on l'a vu sur tous les fronts, que ce soit au début sur la
03:10guerre en Ukraine avec la Russie,
03:13que ce soit du côté du Venezuela, que ce soit du côté du Moyen-Orient, que ce soit du côté
03:17du Groenland.
03:18Mais cette année, Donald Trump n'a été qu'à l'international.
03:20Et pourtant, dans son discours, donc bien sûr, il évoque l'Iran beaucoup plus que le reste.
03:25Sur le sujet de l'immigration en politique intérieure, il y a été très présent quand même.
03:29Non, mais sur la politique intérieure, il a été bien sûr, évidemment.
03:31Et d'ailleurs, il en a énormément parlé dans son discours.
03:33C'est normal, les Américains attendaient ça aussi.
03:35Mais sur le volet international, il parle beaucoup d'Iran, il parle très peu d'Ukraine,
03:39il parle très peu d'Europe et surtout, il ne parle absolument pas de la Chine.
03:42Et ça, j'ai trouvé ça très intéressant parce que tout le monde dit effectivement
03:45le grand ennemi des Etats-Unis aujourd'hui, c'est la Chine.
03:48Pas un seul mot.
03:49Donc ça, pareil, ça donne aussi une grille de lecture, comme Xenia l'a dit,
03:52sur le sens des priorités effectivement de Donald Trump.
03:54Et sur la politique intérieure, bon, moi j'ai un peu le sentiment quand même
03:57qu'il n'a pas dit grand-chose.
03:59C'était un peu une autre à Donald Trump.
04:01Regardez, écoutez, il a estimé que les Etats-Unis avaient vécu un redressement historique.
04:05On va l'écouter, Donald Trump.
04:08Après seulement un an, je peux dire dignement et fièrement que nous avons accompli une transformation sans précédent
04:14et un redressement historique.
04:16Il s'agit en effet d'un redressement historique.
04:21C'est toujours mieux quand on fait son propre bilan.
04:24Mais voilà, c'est ce que...
04:25Non mais pour nos auditeurs qui n'ont pas eu la chance incroyable d'écouter cette heure 47 de discours
04:30de Donald Trump.
04:31Pas jusqu'au bout, mais justement, je vais expliquer pourquoi c'était compliqué de le suivre jusqu'au bout.
04:35C'est que c'était une heure 47 d'autocongratulation habituelle de Donald Trump.
04:39Et on est les meilleurs.
04:40Et les Etats-Unis sont les meilleurs.
04:41Et je suis le meilleur président.
04:43Et puis tout est au vert, tout est au bout fixe et tout sera mieux.
04:47C'était une heure 47 de cela.
04:49Voilà, donc l'économie est parfaite, la situation internationale est parfaite, les Etats-Unis sont parfaits.
04:53Honnêtement, c'était...
04:55Ça en devient lourd.
04:56Ça en devient très lourd parce que Donald Trump, là pour le coup, faisait...
04:59Il y avait un côté one-man show lorsqu'il demande d'ailleurs aux députés de se lever pour soutenir
05:04ou pas.
05:05Est-ce que l'Amérique doit d'abord défendre les Américains plutôt que les étrangers, etc.
05:09Il y a un côté instrumentalisation de ce discours pour en faire un espèce de show
05:12à sa propre gloire que j'ai trouvé extrêmement déplacé.
05:15J'attendais quand même plusieurs choses de ce discours parce que ça arrive juste avant les mid-termes
05:20où il est quand même assez chahuté.
05:22Ça arrive juste après son chahut également par la Cour suprême sur les droits de douane.
05:26Donc c'était un moment assez charnière.
05:28Et en fait, Donald Trump s'enferme dans un discours de « je suis le meilleur ».
05:32Non, non, non, ils ne sont franchement pas favorables.
05:35Mais Donald Trump, méthode Coué, I am the best et il n'y a rien d'autre à dire.
05:39Mais alors la méthode Coué, si je peux juste rebondir là-dessus.
05:41La méthode Coué, il n'y a pas que Donald Trump qui a le monopole, si vous voulez, de la
05:46méthode Coué.
05:46Et dire à quel point c'est exceptionnel.
05:48Parce que si vous voulez, Emmanuel Macron, quand on l'écoute ces dernières semaines,
05:51je veux dire, le bilan de la France, il est formidable.
05:53Et puis on a tenu, et puis c'est chouette la vie.
05:54Donc si vous voulez, il n'y a pas forcément le monopole sur Donald Trump.
05:57Vous n'avez pas perdu.
05:59Vous savez, le parti que j'ai vu, en fait, qui était intéressant,
06:02c'est que quand elle a dit qu'on est un peu fatigué de gagner,
06:06elle a trop de victoires, on n'a pas d'habitude.
06:09Et après, vous avez eu une partie de salles républicains qui sont faits en invasion,
06:15debout, et après, évidemment, les démocrates qui ne sont pas bougés de leur place.
06:19Non, et qui ont contraint.
06:20Et ça montre à quel point, en fait, je pense que ça reflète aussi
06:25à quel point les Etats-Unis sont aujourd'hui fracturés.
06:29Et cette fracture, c'est quand même, je pense que c'est quelque chose de très intéressant
06:34qu'on va voir dans les prochaines élections.
06:36Parce que ça, c'est évident que les pays sont complètement divisés.
06:41Je rebondis sur ce que vous disiez précédemment.
06:43C'est-à-dire que Donald Trump a certes parlé de l'Ukraine,
06:45mais il l'a plutôt évoqué.
06:47C'était vraiment très court, notamment en comparaison à ce qu'il a...
06:50avec l'Iran et tout ce qu'il a annoncé.
06:52On y reviendra, c'est prévu, ne vous inquiétez pas.
06:54Je voulais avoir votre avis, votre sentiment.
06:56Pourquoi, alors qu'en plus, hier,
06:59eh bien, on entrait dans la...
07:00Enfin, il y avait la date du 24 février.
07:02Et donc, on est entré dans la cinquième année de conflit.
07:05Pourquoi, lui qui s'est quand même impliqué,
07:08qui a reçu Volodymyr Zelensky à de nombreuses reprises,
07:11qui a rencontré Vladimir Poutine,
07:13pourquoi, là, il l'a évoqué de manière...
07:15Oui, on a commencé à l'évoquer au début.
07:18Je pense qu'effectivement, Donald Trump a assez mal vécu,
07:21que ce soit sur un plan stratégique ou même personnel.
07:24Je pense qu'il a assez mal vécu le fait que la guerre,
07:26en fait, en 100 jours de début de mandat,
07:27n'a été absolument pas réglée.
07:29Il se rend compte qu'on est dans une impasse absolument énorme,
07:32qu'il aille d'un côté ou de l'autre.
07:33De toute façon, ça permet de rien faire.
07:35Donc, je pense que ça, c'est juste la personnalité de Donald Trump
07:37qui veut masquer un échec qu'il a eu à l'international.
07:40Parce que Donald Trump a eu des succès à l'international,
07:42et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle il en a parlé.
07:44Il parlait du Venezuela,
07:45ce qu'il considère évidemment comme une victoire
07:47quand il a capturé Maduro.
07:48Il parle de l'Iran, alors l'histoire n'est pas terminée,
07:50mais a priori, ça pourrait bien se terminer pour les Etats-Unis,
07:52si effectivement...
07:53Je ne sais pas si.
07:54Non, non, mais ce n'est pas sûr.
07:55C'est pas sûr que non, mais ce n'est pas la même impasse,
07:57si vous voulez, que du côté de la Russie et de l'Ukraine.
08:00Du coup, ça, c'est juste, je pense, une erreur
08:01qu'il essaye de masquer.
08:02Vous savez, il dit que chaque fois que ce n'est pas la guerre
08:05qu'il a commencé, c'est la guerre qui était commencée
08:07sous Biden.
08:08Donc, il profite en fait de cette guerre chaque fois
08:10pour dire, ce n'est pas moi, c'est eux,
08:12et si c'était moi, cette guerre jamais...
08:14Oui, c'est ça, si on perd, c'est Biden,
08:16et si on gagne, c'est Trump.
08:17Et à plus...
08:19C'est facile, c'est facile avec Donald.
08:20Et en fait, il continue d'envoyer les armements à l'Europe,
08:24donc il les vendre, donc il gagne d'argent
08:26avec ces conflits quand même.
08:27Ce n'est pas un total échec pour lui,
08:29parce qu'il gagne toujours même dans cette situation-là.
08:32Et je pense que c'est intéressant,
08:35parce que le complexe industriel militaire
08:37est très content avec la situation,
08:39et avec la façon comment Trump...
08:40Peut-être parce qu'il pouvait arrêter cette guerre
08:42par complètement arrêter tout soutien à l'Ukraine.
08:46Et dans ces cas, c'est la fin.
08:47Parce que l'Union Européenne ne peut pas,
08:49n'a pas les armements à envoyer déjà,
08:52et donc ils sont obligés d'y acheter.
08:54Et si Donald Trump a décidé vraiment,
08:56voulait vraiment arrêter cette guerre,
08:57je pense qu'il pouvait dire non
08:59à le complexe militaire industriel
09:00et en fait, arrêter ces conflits
09:03par cet sens-là.
09:05Mais il est également en train de négocier
09:07parallèlement sur des questions économiques,
09:09avec la Russie.
09:10Et aussi, tant que cela n'est pas abouti,
09:13qu'il n'y a pas eu d'accord aussi,
09:14c'est peut-être pour ça que les choses
09:16traînent un peu.
09:17Mais en fait, ce n'est pas une négociation
09:20à tour de l'Ukraine.
09:21Par exemple, il a eu des négociations
09:23avec Zelensky, une négociation,
09:24je prends un peu, comment dire,
09:27des pensettes,
09:29parce qu'il a fait,
09:30Zelensky, en fait, signer un contrat
09:33pour les ressources,
09:34c'est-à-dire que les entreprises américaines
09:36vont avoir accès pour l'extraction
09:38des ressources ukrainiens.
09:40Il a signé ça.
09:42Il a signé une grande corporation,
09:45BlackRock, qui a signé un contrat
09:46pour la reconstruction de l'Ukraine.
09:49Avec la Russie,
09:50ce n'est pas à tour de l'Ukraine,
09:51c'est plutôt les échanges économiques,
09:54le business qu'il peut faire en commun,
09:56parce que c'était présenté un peu
09:57comme façon d'acheter la paix
10:00par la lumière coûte.
10:00Oui, c'est comme ça qu'on l'avait interprété.
10:02C'est comme ça les journalistes ont interprété,
10:04mais la réalité est que le potentiel
10:06est énorme entre les Etats-Unis
10:08et la Russie pour travailler ensemble
10:09sur plusieurs champs économiques.
10:14Et évidemment que ça peut donner
10:16beaucoup de profits pour les Etats-Unis.
10:18Donc il est intéressé de travailler
10:20avec la Russie.
10:21Oui, surtout un Donald Trump
10:22qui met cette question des profits
10:24et de l'économie bien avant.
10:25Et les entreprises qui sont derrière lui,
10:27bien sûr.
10:27Victor Hérault.
10:28D'ailleurs, sur tous les sujets
10:29qu'on aborde et qu'à aborder
10:30Donald Trump,
10:31encore une fois,
10:31ma remarque générale
10:32est qu'il n'a pas fait
10:33un état des lieux,
10:34comme ça devait l'être.
10:35Il n'a pas mis le plan
10:37à plat sur la table
10:38en disant à tout le monde
10:38voilà où on en est
10:39et voilà vers quoi nous allons.
10:41C'était un meeting maga
10:43au Congrès.
10:44Voilà, il a mobilisé ses troupes.
10:47À la Trump ?
10:47Oui, il est fidèle,
10:49il est cohérent avec son homme.
10:50Sauf que j'ai bon espoir
10:52quand même que parfois
10:52le président de la première puissance mondiale
10:55quand même prenne un petit peu de hauteur
10:57et remplisse son rôle
10:58non pas de candidat,
11:00mais de président des Etats-Unis
11:01et disent
11:02voilà, maintenant je suis à la tête
11:03être en campagne c'est quelque chose
11:05être à la tête d'un pays
11:06c'en est une autre
11:07et donc il faut s'adresser à tout le pays.
11:08Mais vous trouvez qu'il est différent vous
11:09candidat et président ?
11:10Mais non, mais c'est ça le problème
11:10mais en fait
11:11lorsque vous êtes président de la République
11:13c'est peut-être une conception trop française
11:14ce que j'ai là
11:15mais lorsque vous êtes président de la République
11:17surtout dans un pays aussi fragmenté
11:19et aussi bipartiste
11:21que les Etats-Unis
11:22vous devez être le président
11:24de tous les Américains
11:25et dire
11:26voilà où on en est
11:27pour tous
11:28je ne dis pas juste
11:29je suis le meilleur
11:29voilà tout ce que j'ai fait de bien
11:30et voilà ce que je vais faire de mieux
11:32c'est pas ça l'exercice
11:33normalement c'est de dire
11:34à tout le monde
11:35voilà où on en est
11:36et discutons
11:37ce n'est pas du tout ce qu'il a fait
11:38c'était un meeting de campagne
11:40mais au sein du Congrès
11:41je pense qu'il a complètement dévoyé l'exercice
11:43allez dans un instant
11:44oui
11:44elle est nouée
11:45non
11:46juste un tout petit mot de conclusion
11:47c'est effectivement
11:48conclusion non c'est pas terminé
11:49ne vous inquiétez pas
11:50je pense que de toute façon
11:52là on sait
11:53pour que les auditeurs sachent
11:54donc il y a bien des élections
11:55de mi-mandat
11:56donc en novembre
11:57de toute façon
11:58le meilleur juge
11:59ça va être le peuple
12:00a priori les sondages
12:01ne sont pas du tout favorables
12:02à Donald Trump
12:03donc voir est-ce que les Américains
12:04ont été satisfaits de ce discours
12:05est-ce qu'ils sont satisfaits
12:06de manière générale
12:07est-ce que Donald Trump
12:08a réussi à délivrer
12:09si vous voulez sur son programme
12:10ce seront le juge
12:12c'est le peuple
12:12allez on continue d'en parler
12:13de ce discours de l'État de l'Union
12:14et surtout de l'Iran
12:16et de la manière
12:17dont Donald Trump
12:18en a parlé
12:18avec vous trois
12:19donc Zegna Federova
12:20Victor Hérault
12:21et Hélène Rouet
12:22dans Europe un soir
12:22restez bien à l'écoute
12:24merci pour votre fidélité
12:25toujours en compagnie
12:26dans Europe un soir
12:27dans ce studio
12:28Lagardère
12:28d'Hélène Rouet
12:29Victor Hérault
12:30et Zegna Federova
12:31nous parlions
12:32et nous continuons de parler
12:33du discours de l'État de l'Union
12:35prononcé hier soir
12:36par Donald Trump
12:37un Donald Trump
12:37qui a fait
12:38et c'est peut-être
12:39la principale information
12:401h47
12:41du discours
12:42on le disait
12:44un peu de politique intérieure
12:45et puis
12:46beaucoup de politique internationale
12:48notamment de l'Iran
12:49là où il a été
12:49beaucoup plus
12:50beaucoup plus long
12:51que sur l'Ukraine
12:52il s'est attardé
12:53sur la situation iranienne
12:54je rappelle qu'il y a
12:55toute une armada
12:57américaine
12:57militaire américaine
12:58toujours là
12:58toujours là
12:59dans le golfe du
13:01dans le golfe Persique
13:02et puis il y a
13:03ces négociations
13:04qui reprennent demain
13:05entre le régime
13:06des Mollahs iraniens
13:07et les Etats-Unis
13:08des négociations
13:09qui auront lieu
13:09à Genève
13:11écoutez
13:11Donald Trump
13:12qui a mis en garde
13:13face à la menace
13:14iranienne
13:15ils ont déjà développé
13:17des missiles
13:17qui peuvent menacer
13:18l'Europe
13:19et nos bases
13:19à l'étranger
13:20et ils travaillent
13:21à bâtir des missiles
13:22qui pourront bientôt
13:23atteindre les Etats-Unis
13:24après Midnight Hammer
13:25ils ont été avertis
13:27de ne plus tenter
13:28à l'avenir
13:28de reconstruire
13:29leur programme d'armement
13:31en particulier
13:31en matière d'armes nucléaires
13:33et pourtant
13:34ils continuent
13:35ils recommencent
13:35tout depuis le début
13:36nous avons tout anéanti
13:38et ils veulent tout
13:39recommencer encore une fois
13:44ma préférence
13:45est de résoudre
13:46ce problème
13:46par la diplomatie
13:47mais une chose
13:48est certaine
13:49je ne permettrai
13:50jamais
13:51au premier soutien
13:52du terrorisme
13:52au monde
13:53ce qu'ils sont de loin
13:54d'obtenir une arme nucléaire
13:56on ne peut pas laisser faire
13:59voilà le programme nucléaire
14:01mais aussi des missiles
14:02qui seraient capables
14:04d'atteindre les Etats-Unis
14:05c'est ce qu'annonce
14:06Donald Trump
14:06alors l'Iran a répondu
14:08et a dit
14:09que c'était absolument pas vrai
14:10ils ont démenti
14:12gros mensonge
14:13c'est exactement
14:13ce qu'ils ont dit en plus
14:15je ne sais pas le dire
14:15mais c'est ça
14:16ils ont dit gros mensonge
14:17absolument pas vrai
14:20on le sent quand même
14:21Donald Trump
14:22brandit cette menace
14:24il la réaffirme
14:25il a toute une armada
14:26qui est présente
14:27mais
14:28mais depuis
14:29depuis quelques semaines
14:30il hésite
14:31il hésite
14:31c'est moins
14:32c'est moins
14:33comment dire
14:34c'était pas guerrier
14:35mais oui voilà
14:36c'est moins martial
14:37qu'au départ
14:39alors effectivement
14:39la flottille est toujours
14:40toujours sur place
14:42donc ça doit quand même
14:42un peu inquiéter l'Iran
14:43mais
14:43oui parce que
14:44est-ce qu'on déplace
14:45une telle armada
14:47pour ne pas l'utiliser
14:48ça c'est les méthodes
14:49d'une part à l'américaine
14:50et deux yeux
14:51à la Trump
14:52c'est de dire à la fois
14:53je suis pour la négociation
14:55et je suis pour la diplomatie
14:56mais regardez
14:57j'ai quand même
14:58mon pistolet sur la table
14:58ça c'est la méthode
14:59américaine classique
15:00se dire c'est quand même
15:01moi le plus fort
15:02donc on va négocier
15:03mais c'est moi
15:03qui vais dicter les termes
15:04là quand même
15:05Donald Trump
15:05voilà
15:06dit
15:06le point d'orgue
15:07c'est
15:07je refuse
15:09catégoriquement
15:09que je crois
15:10ce qu'il appelle
15:11le sponsor numéro 1
15:12de la terreur
15:12ou du terrorisme
15:13dans le monde
15:14le sponsor numéro 1
15:15du terrorisme
15:15dans le monde
15:16soit doté
15:17de l'arme nucléaire
15:18ça c'est son point d'orgue
15:19mais c'est vrai
15:19que là on est passé
15:20de
15:21je vais renverser le régime
15:23je vais négocier
15:24avec diplomatie
15:25donc il y a quelque chose
15:26dans la tonalité
15:27qui change
15:27mais bon
15:29souvent Donald Trump
15:29varie bien folle qui s'y fit
15:31ce sont des méthodes
15:32encore une fois
15:33qui
15:34il y a un côté chaud-froid
15:36avec Donald Trump
15:36c'est souvent ça
15:37dans les affaires internationales
15:38ou dans ses affaires tout court
15:39il y a un côté chaud-froid
15:40on n'oublie pas
15:41que le pistolet
15:42que j'évoquais tout à l'heure
15:43c'est à dire l'armada
15:44les deux armadas d'ailleurs
15:45sont toujours sur place
15:46sont toujours sur la table
15:48donc voilà
15:48je pense que là
15:50Donald Trump joue
15:50la même partition
15:51qu'il joue depuis le départ
15:52c'est à dire j'avance
15:52je recule
15:53j'avance je recule
15:54je vois comment se positionne
15:55l'Iran
15:55c'est à dire j'avance
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