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  • il y a 10 heures
Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.

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00:00C'est la fin à Genève des pourparlers trilatéraux entre Kiev et Moscou et on a parlé de pourparlers difficiles.
00:08Écoutez Vladimir Belinsky, il est chef de la délégation russe dans les pourparlers.
00:13Il a affirmé que ces négociations étaient effectivement compliquées à la sortie de la Réunion.
00:18Les négociations se sont déroulées pendant deux jours.
00:21Elles ont duré très longtemps hier, sous format différent et environ deux heures aujourd'hui.
00:26Elles ont été difficiles mais professionnelles.
00:30Une nouvelle rencontre aura lieu bientôt.
00:32C'est tout ce que nous voulions dire.
00:36Voilà, Xenia, on entend une voix, j'allais dire,
00:41haut à tout le moins fatiguée si ce n'est triste de ne pas être arrivé à un résultat.
00:45Mais enfin, il le dit, on a fait plusieurs formats de réunion.
00:48Donc on a l'impression que quoi qu'on fasse, sous quelque format que ce soit, finalement ça ne marche
00:55pas.
00:56Vous savez, aujourd'hui, attendre un résultat immédiat, c'est un peu trop optimiste.
01:04C'est sûr qu'il y a des négociations qui sont très dures.
01:08Et Vladimir Belinsky qui a dit que c'était compliqué, il a dit aussi que c'était productif.
01:15C'est-à-dire qu'il y a quand même certains avancements.
01:18Par exemple, hier, ils sont passés à peu près six heures à discuter entre Russes, Ukrainiens, Américains.
01:26Aujourd'hui, officiellement, c'était qu'il y a deux heures.
01:28Mais j'ai regardé les médias russes.
01:30En fait, Vladimir Medinsky a retourné dans l'hôtel.
01:33Il a passé encore deux heures avec la délégation ukrainienne.
01:36Il l'a confirmé.
01:37Donc il y a quand même les échanges.
01:39Et c'est sûr qu'il y a des points importants parce que Medinsky lui-même, vous savez, les Russes
01:43ont changé encore une fois la tête des délégations.
01:46Parce que si le pour-parleur Abu Dhabi était avec plutôt les gens des côtés militaires,
01:52Vladimir Medinsky, c'est quelqu'un qui participait déjà dans les pour-parleurs à Istanbul en 2022.
01:58Vous vous souvenez quand tous les deux côtés étaient très proches de signer un accord.
02:02Et c'est Boris Johnson qui a appelé à Vladimir Zelensky, qui demandait de ne pas signer cet accord.
02:07Le pays continuait, en fait, de résister.
02:10Et Medinsky, il est aussi quelqu'un qui était né en Ukraine, qui connaît très bien la région, mais aussi
02:15qui connaît très bien l'histoire.
02:17Donc je pense qu'aujourd'hui, il est en question autour de ce territoire de Donbass.
02:22Et c'est toujours, et Vladimir Zelensky lui-même dit, qu'il n'accepte pas la concession des territoires.
02:28Donc c'est difficile à attendre une solution immédiate, parce que les positions des Zelensky, des Ukrainiens, ne sont pas
02:38bougées jusqu'à maintenant.
02:39Et on voit que Donald Trump, il essaie de mettre la pression, surtout sur les Ukrainiens.
02:45Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, c'est ça ce qui bloque, en fait, les avancements de ces pour-parleurs.
02:51Et on ne peut pas attendre, en fait, la Russie de retirer de ces territoires, parce que la Russie continue
02:56à avancer militairement.
02:58Donc logiquement parlant, ça doit être les Ukrainiens s'ils veulent arrêter aujourd'hui.
03:02Parce que s'ils n'arrêtent pas, la Russie va continuer.
03:05Dans des mois de venir, ils vont reprendre ces territoires des Donbass, qui sont aujourd'hui encore sous contrôle ukrainien.
03:11Et aujourd'hui, Vladimir Poutine, son actualité, c'est qu'il a dénoncé les sanctions contre Cuba en recevant le
03:17chef de la diplomatie cubaine.
03:20Il a dénoncé l'embargo pétrolier américain qui asphyxie, selon lui, Cuba.
03:26Ça veut dire quoi ? Est-ce que c'est un message pour dire, voilà, je suis là, mais en
03:31fait, je m'occupe d'autres sujets,
03:32parce que finalement, ça patine sur les pourparlers avec l'Ukraine, ou il le dit parce que c'est une
03:41question importante et qu'il faut la solutionner ?
03:43Comment est-ce qu'on interprète, Ksenia, cette sortie du président russe ?
03:48Je vois ça plutôt comme une question importante, parce que la Russie, aujourd'hui, c'est une pays qui est
03:54plutôt, peut-être aujourd'hui,
03:55que ce soit en Occident que la Russie est isolée, mais en fait, elle n'a pas isolé.
03:59Elle joue un rôle important dans le sud global et avec les BRICS.
04:02Et Cuba, c'était toujours un allié.
04:04En fait, la situation pour les Cubains qui était sous sanction depuis des années américains,
04:10aujourd'hui, il y a ce blocage de pétrole.
04:13C'est vrai que c'est comme la Chine qui condamne aussi ce genre de situation.
04:17C'est comme la Russie et la Chine sont condamnées aussi la situation en Venezuela.
04:22Donc, c'est normal, je pense, de prononcer la position sur les points crucials,
04:29mais ça n'empêche pas la Russie et les États-Unis de travailler sur les points plutôt business.
04:35Et aujourd'hui, c'est ça ce qui se passe.
04:38Il y a plutôt un optimisme sur les côtés des négociations entre la Russie et les Américains,
04:44parce qu'il y a plein de projets qui sont intéressants.
04:46Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais il y a eu les rumeurs que la Russie peut envisager
04:52de retourner vers le dollar,
04:54vers les échanges commerciaux avec les dollars, ce qui est très important avec les États-Unis aujourd'hui,
04:59parce qu'avec les sanctions américaines et avant Donald Trump est arrivé au pouvoir,
05:04la situation était difficile et la Russie a trouvé un moyen de faire les échanges commerciaux avec la Chine,
05:12avec le yuan et avec les autres monnaies.
05:14Et en fait, c'est ça ce que Donald Trump n'aime pas, parce que ça affaiblit les dollars.
05:18Il veut, en revanche, que les dollars soient utilisés beaucoup plus.
05:22Donc, il y a plein de choses intéressantes pour les États-Unis.
05:24Je pense qu'aujourd'hui, c'est clair que Donald Trump, qui est un businessman,
05:27veut plutôt continuer avec la Russie et veut plutôt rapprocher la Russie
05:32et ne pas laisser la Russie rapprocher encore plus vers la Chine,
05:35qui reste toujours, pour Donald Trump et les États-Unis,
05:39on peut dire une cible stratégique.
05:42Oui, même si c'est un partenaire commercial, bien sûr.
05:45On va continuer de parler de tout ça dans un petit instant.
05:49Une petite pause, le journal permanent,
05:51et on se retrouve pour parler des questions internationales sur Europe.
05:54A tout de suite.
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