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NewsTranscription
00:00Et on vous souhaite la bienvenue, les vrais mois, jusqu'à 19h avec Philippe David.
00:04Ça va Philippe David ?
00:04Ça va très bien Cécile de Ménibus.
00:06Alors je vous avoue, moi il n'y a pas un endroit où je me sens mieux qu'au salon
00:09de l'agriculture.
00:10Et voilà, avec un public de dames, mesdames et messieurs, bienvenue !
00:12Avec un public énorme !
00:13Voilà, un public incroyable qu'on embrasse bien entendu.
00:17On est au salon de l'agriculture sur le stand de l'Obrak en partenariat avec l'alliance France Cuir.
00:22Et venez en tout cas nous rencontrer et rencontrer ces formidables acteurs de cette filière incroyable.
00:31J'en profite pour dire que demain à midi 45, la directrice du salon de l'agriculture fera son premier
00:37bilan de la semaine dans la France,
00:38dans tous ses états avec Perico Légas, bien entendu en direct sur Sud Radio.
00:42Et puis vendredi matin, la matinale avec Maxime Liédo qui sera sur le stand de la coopération agricole
00:50avec son invité, la ministre de l'agriculture, Annie Gennevard.
00:54Au sommaire, mon cher, de cette émission, et on rappellera nos invités dans quelques instants,
01:00le grand débat du jour c'est l'agriculture française qui figure toujours parmi les plus puissantes d'Europe,
01:06première sur plusieurs filières stratégiques, le blé, la viande bovine, les produits laitiers et le vin,
01:11une diversité de production, un ancrage territorial dense et une industrie agroalimentaire
01:15qui pèse lourd aujourd'hui sur les marchés internationaux.
01:17Et on vous pose cette question, la France est-elle encore la meilleure agriculture d'Europe ?
01:21Vous dites oui à 60%, vous voulez réagir, le 0826 300 300.
01:25Et puis ce salon s'est ouvert sur une fragilité pour la filière cuir,
01:28entre crise sanitaire, fermeture d'abattoirs ou réduction du cheptel,
01:32la filière réclame la reconnaissance officielle du cuir comme matière biosourcée,
01:36un statut qui consoliderait fortement sa place dans l'économie circulaire.
01:40Et on vous pose cette question, l'artisanat du cuir français a-t-il encore un avenir ?
01:43Eh bien vous dites non à 52%, il faut inverser la tendance au 0826 300 300.
01:49Et bien évidemment sur Twitter, nos invités voudraient montrer le contraire.
01:52Absolument.
01:53Et nos vrais bois du jour, Philippe Bilger est avec nous.
01:55Bonsoir cher Philippe.
01:55Bonsoir Philippe.
01:56Bonsoir mes amis.
01:57Alors Philippe, dès qu'il y a du saucisson, il est là, il est comme Philippe Damien.
02:00Voilà, mais c'est une émission qui a été faite pour lui, il y a l'aubrac, il y a
02:05le cuir.
02:05Et il y a tout.
02:07Il pend très bien.
02:08Non, non, ça c'est vous en soirée.
02:11Mais avec du clou dessus, des clous dessus.
02:13Non mais Philippe Bilger, on a des photos de vous, donc vous emballez pas.
02:17Votre surnom c'est Village People, rappelez-le.
02:20Bruno Pomard est avec nous, ancien membre du Rennes.
02:22Ça va monsieur Pomard ?
02:24Vous êtes de toutes les fêtes vous.
02:25Non, je vais essayer de mettre peu d'ordre sur ce plateau, parce que visiblement c'est en train de
02:29dériver du calme.
02:32Quand j'habille vers toujours comme ça.
02:33L'ENAIG Manéa, qui est avec nous, délégué général de la Fédération des cuirs et des peaux de Brut.
02:38Bonsoir.
02:38Bonsoir.
02:39Merci d'avoir accepté cette invitation.
02:41Mathieu Coe, c'est avec nous, président de la race Aubrac.
02:43Bonsoir Mathieu.
02:44Bonsoir.
02:45Et puis Casimir Conquet, qui est président de la maison Conquet.
02:48Mais en tout cas, on parle de boucherie, de chartuterie de Aubrac.
02:52Bienvenue.
02:52Merci.
02:53Chez nous, les amis, tout de suite, c'est le grand débat du jour.
03:00Et donc, on le disait, la France est la première puissance agricole de l'Union Européenne.
03:06Philippe Bilger, que représente pour vous l'agriculture en France ou en Europe ?
03:12J'ai une grande passion pour l'agriculture pour des raisons familiales.
03:17Ma mère a été la première femme à importer des machines agricoles et j'ai toujours aimé le milieu de
03:24l'agriculture, la modestie des agriculteurs, leur puissance de travail, leur générosité.
03:31Et ça ne veut pas dire que je suis un spécialiste des problèmes techniques dont vous allez nous parler.
03:38Mais en tout cas, je trouve absolument scandaleux l'opprobre dont une partie des pouvoirs publics ont sur l'agriculture
03:49en prétendant la défendre, mais en réalité en l'accablant.
03:53Alors Bruno Bomard ?
03:54Moi, je vous entends dire que...
03:56Mère d'une commune rurale pour encore peu de temps.
03:58Oui, oui, oui, dans le Loraguay, effectivement, il y a beaucoup de céréales là-bas.
04:01Mais j'ai... Moi, tous les copains agriculteurs que je rencontre, ils sont tous en train de crever la dalle.
04:05Alors, j'entends ce que vous me dites, qu'on a la meilleure agriculture d'Europe.
04:09Mais enfin, on est en train de tout perdre.
04:11Qu'on soit clair, on ne fait qu'importer des produits de tous les sens, du poulet, de l'agneau,
04:15etc.
04:16Et puis là, on se rend compte... J'entends, vous me disiez, on est les meilleurs du monde.
04:20Enfin, je ne sais pas ce que vont nous dire les spécialistes, mais j'aimerais bien les écouter sur le
04:24sujet.
04:24Alors, moi, je crois déjà que qualitativement et en termes de santé, nous sommes la meilleure du monde,
04:30au-dessus, mais très au-dessus de tout le monde.
04:33Si je faisais une métaphore ténistique, on est comme Raphaël Nadal sur terre battue.
04:37Imbattable.
04:38Imbattable, exactement.
04:39Et c'est ça, parce qu'on a gustativement, en termes de terroir, que ce soit pour les viandes,
04:44que ce soit pour les fruits, que ce soit pour les légumes, que ce soit pour les céréales,
04:48que ce soit pour les alcools, que ce soit pour tout, nous sommes top niveau à tous les niveaux.
04:52Le seul problème, c'est que nos pouvoirs publics enquiquinent nos agriculteurs
04:57et que je suis certain qu'on pourrait faire dix fois mieux.
04:59Attends, Philippe, on ne fait qu'importe.
05:03Excusez-moi, je...
05:04Mais on exporte aussi beaucoup.
05:06On va en parler dans quelques intérêts.
05:08Mastriocos, vous êtes président de la race Aubrac.
05:10Déjà, petit état des lieux de cette race.
05:13Est-ce qu'elle le concerne ?
05:14Est-ce que c'est une filière, en tout cas, ou est-ce que c'est une filière
05:19qui, aujourd'hui, a besoin d'être soutenue ?
05:21Alors, la race Aubrac a connu des moments difficiles.
05:26Fin des années 70, plan de sauvegarde.
05:28Début des années 80, plan de relance.
05:31Aujourd'hui, par des choix stratégiques, on a su répondre à ses attentes sociétales.
05:36Donc, on est une race allaitante rustique, issue du Sud-du-Massi-Central,
05:42qui se développe bien.
05:44Il faut dire, pour essayer de repositionner les choses dans un contexte à l'instant T,
05:50la conjoncture économique nous est plutôt favorable, en bovin à l'étang,
05:55mais elle résulte d'un manque d'accompagnement, comme vous le disiez, des pouvoirs publics,
06:00et qui, par un manque peut-être de vision à très long terme pour notre filière bovin à l'étang,
06:07a réduit drastiquement le nombre d'agriculteurs.
06:10Et on arrive à une situation de manque, c'est-à-dire qu'on n'est plus quasiment autosuffisant,
06:14et donc on parle beaucoup de souveraineté alimentaire.
06:17Voilà, c'est assez catastrophique à ce niveau-là.
06:21L'énaïque manéa, pour travailler le cuir, il faut une bonne matière première.
06:24La matière première, c'est en particulier les bovins.
06:27Nos agriculteurs, ils sont top niveau dans ce domaine ?
06:30Oui, le cuir français est reconnu dans le monde entier, absolument.
06:35Et ce sont la diversité des races.
06:38Le veau, notamment, en France, est quelque chose de...
06:43C'est une exception, d'ailleurs, dans le monde du cuir.
06:48Vous, qui êtes avec nous, Casimir Conquet, vous êtes boucher charcuterie de l'Aubrac.
06:52Donc là, j'ai l'impression qu'on a toute la filière, finalement.
06:55C'est-à-dire qu'on a de l'élevage à la transformation jusqu'au cuir.
06:58C'est vraiment une filière entière.
07:00Tout à fait, c'est un trio.
07:01On fait vraiment cette formule de la fourche à la fourchette.
07:05On démarre d'un agriculteur qui va bien s'occuper de ses vaches Aubrac ou d'autres races.
07:12Et il faut que chaque intermédiaire fasse le travail à la juste valeur du produit qu'on met en place.
07:19Nous concernant, on est spécialisés sur la race Aubrac, une race rustique, une race très goûteuse.
07:27Grâce au travail de ses éleveurs, c'est ses éleveurs que je vais mettre en avant.
07:30Parce qu'on n'aurait pas des produits comme ça sans un bon éleveur.
07:33Une bonne viande, c'est un bon éleveur, un bon abatteur, un bon boucher, un bon cuisinier, un bon consommateur.
07:40C'est quoi un bon éleveur, Mathieu Kos ?
07:44Un bon éleveur, c'est déjà un éleveur qui respecte ses animaux, la terre.
07:50Et au final, l'humain et sa production.
07:52Et je reviens sur ce que vient de dire Casimir.
07:55L'interaction entre nos deux professions, elle est prépondérante.
07:59Le travail de l'éleveur, il peut être très vite réduit à néant.
08:02Si derrière, on n'a pas des maisons comme la sienne, qui savent mettre en valeur tout le travail.
08:06Et l'abnégation qu'ont les paysans à jour et nuit, entretenir ces territoires.
08:11Et heureusement qu'ils sont là pour valoriser nos productions.
08:15Vous vouliez réagir, Bruno Pommard, tout à l'heure ?
08:18Oui, j'ai juste une question par rapport à ce que vous disiez.
08:21Le manque d'accompagnement de l'État, c'est quoi ? Vous voulez plus d'argent ?
08:23Excusez-moi d'être un peu provocateur.
08:25Non, non, mais pas mal.
08:26Non, non, tout le monde n'est pas comme vous, Bruno Pommard.
08:29Non, non, non, mais je pense que la question, elle est très bien, ça arrive à un point de nommer.
08:34L'accompagnement, on a besoin d'une vision à long terme.
08:37On a abandonné l'agriculture française.
08:38On a donc préparé un effondrement démographique.
08:42Il est encore à venir.
08:43On a quasiment 100 000 exploitations qui ont plus de 55 ans.
08:48Alors, les chiffres sont sûrement approximatifs.
08:49Je ne suis pas un spécialiste.
08:50Mais dans les 15 ans à venir, ce renouvellement des générations va poser problème.
08:53Donc, on va avoir besoin de répondre à un enjeu sociétal qui est comment remplacer ces gens qui vont partir
09:01à la retraite.
09:02Et c'est le cas aussi dans la boucherie charsuiterie ou pas ?
09:04Oui, effectivement, il manque d'artisans bouchers.
09:08C'est un métier de savoir-faire qu'on ne peut pas...
09:11On ne mécanise mais pas...
09:12On ne peut pas le mécaniser.
09:13Il faut apprendre ce métier-là et on dénigre un petit peu.
09:15On a dénigré un petit peu l'artisanat en France.
09:17Et aujourd'hui, on a besoin de le remettre en avant en malheur, en exergue.
09:20Combien il faut de temps pour être un bon boucher ?
09:23Je pense qu'on peut apprendre toute une vie.
09:25Oui.
09:26Pour commencer, parce qu'on n'est jamais au top de sa capacité.
09:30Mais il faut au moins 3-4 ans pour faire un boucher de qualité.
09:33Allez, vous restez avec nous.
09:34On fait une petite pause.
09:34On revient dans un instant avec nos invités.
09:36On est ensemble avec Philippe David et l'ensemble de nos invités ici à L'Aubrac,
09:40en partenariat avec l'Alliance France Cuir.
09:43Et on revient dans un instant.
09:44A tout de suite.
09:52Encore des imitations foireuses de Philippe David.
09:55C'est incroyable.
09:56Vous pouvez me refaire le I1 ?
09:59Je ne sais pas parce que faire l'Ain, c'est tellement naturel chez moi,
10:02comme vous le dites régulièrement.
10:03Il s'agit d'une lucidité d'arrivée.
10:08Avec autour de cette table, Philippe Bilger, qui est avec nous.
10:12Notre ami Bruno Pommard est bien entendu.
10:15Il nous a invité ce soir.
10:17Casimir Conquet, qui est avec nous, président de la maison Conquet.
10:19Maison Conquet, boucher, charcuterie de l'Aubrac.
10:22Mathieu Causs est avec nous, président de la race Aubrac.
10:25Et l'Enaïg Manéa, qui est avec nous, déléguée générale de la Fédération des Cuirs et des Bruts.
10:32Je voulais revenir avec vous, l'Enaïg, pour dire que,
10:35contrairement à ce que certaines personnes ont l'impression de penser,
10:38c'est qu'on ne tue pas les bêtes pour du cuir.
10:41Ça fait partie de la filière.
10:42Absolument. Merci pour la question.
10:44C'est aussi une des raisons pour lesquelles nous sommes présents au Salon de l'Agriculture.
10:47C'est important pour nous de rappeler que le cuir est un co-produit de l'industrie agroalimentaire.
10:52On élève les bêtes, comme on le disait tout à l'heure, pour la viande, pour le lait également.
10:57Et nous valorisons, la filière valorise 100% d'un animal.
11:01Et nous, le cuir fait partie des co-produits du 5ème quartier.
11:05Et nous le valorisons justement en cuir.
11:06La peau, pardon, fait partie des 5ème quartiers qu'on va le briser.
11:09Je dois avouer que pendant la pause, on nous a apporté des charcuteries de l'Aubrac.
11:12C'est de la charcuterie de bœuf de la maison Conquet.
11:16Dans l'esprit général, la charcuterie, c'est du porc.
11:18Quand vous faites du chorizo de bœuf, de la saucisse sèche de bœuf,
11:23comment est-ce qu'on imagine ces produits ?
11:25Et qu'est-ce qui explique cette qualité gustative ?
11:28Bon, Philippe Bilger a mangé les 3 quarts déjà.
11:30Alors, c'est un peu loin de moi.
11:32Si j'ai pas pris 5 kilos par cuisse dans un instant, c'est qu'on m'en va.
11:35Qu'est-ce qui fait cette qualité gustative qui est géniale ?
11:39Cette qualité gustative est donnée, comme je disais, par l'animal lui-même.
11:44La race Sobraque est une race rustique où on a un gras persillé très, très, très goûteux.
11:52En fait, toute la carrière de l'animal se retrouve dans cette viande.
11:56Si elle a brouté de bonnes pâtures avec une flore très diverse,
12:00si l'éleveur a pris le temps de s'occuper de sa vache correctement,
12:03pas de mauvais traitements, une vie saine, un éco-pâturage,
12:08au moment de la récolter, c'est un peu comme un fruit.
12:10C'est quand elle a fait une carrière qu'on récupère ce fruit-là.
12:13Et on va essayer de le valoriser au mieux et à 100% de sa capacité.
12:18Quand on parlait du cuir, aujourd'hui, on a imaginé des charcuteries de bœuf
12:22pour arriver à cet équilibre matière.
12:24On part d'une masse globale, il y a des produits qui partent en fonction de la saison,
12:28le chaud, le froid, vous ne mangez pas les mêmes choses été que l'hiver.
12:31Et cette charcuterie permet de valoriser 100% de la bête toute l'année.
12:36Mathieu Goss, aujourd'hui, le cheptel Aubrac, c'est combien de têtes à peu près ?
12:40Il y a un peu plus de 270 000 vaches sur le territoire national.
12:44C'est un cheptel qui a fortement progressé, puisqu'en 2000, on était à 100 000 vaches présentes.
12:50C'est pour mettre en lien l'adéquation dans l'orientation de sélection de notre race
12:54par rapport aux attentes sociétales.
12:56C'est vraiment une race qui est en face avec ce que le consommateur attend.
13:00Et la France est le premier exportateur mondial de bovins vivants,
13:03ce qui est le cas aussi pour l'Aubrac ?
13:05Oui, surtout vers les premiers clients, c'est l'Italie, pour les broutards.
13:14L'engraissement des broutards, donc toute race confondue.
13:17Et notre race n'échappe pas à cela, donc beaucoup de nos broutards,
13:20donc la voie mâle, est engraissée en Italie.
13:23L'Enaïg Manéa, avant de donner la parole à Philippe Bilger et à Bruno Pommard,
13:27le cuir d'Aubrac, il a une spécificité par rapport à un cuir, je ne sais pas moi,
13:31de Primolstein ou de Blonde d'Aquitaine ?
13:34En fait, chaque cuir aura une destination particulière.
13:37Donc on a un cheptel à l'étang, on a un cheptel laitier,
13:41et le cuir sera utilisé en fonction de l'usage final,
13:46que ce soit une chaussure, un canapé, du cuir de voiture,
13:51un renachement pour l'équitation, enfin voilà.
13:53Un sac ?
13:54Oui, alors effectivement, j'oublie la spécificité française.
13:58C'est les hommes qui y pensent en général.
14:00Pardon, effectivement, le cuir de veau sera davantage utilisé sur la maroquinerie, absolument.
14:04Philippe Bilger.
14:05Je vous trouve très convaincant, mais j'entends beaucoup de gens dire que,
14:11au fond, la manière dont on élève les vaches, les animaux,
14:16en quelque sorte n'a pas beaucoup d'importance sur la qualité de ce qu'on mange.
14:22Et vous confirmez que, lorsqu'on les élève, comme vous le dites,
14:28ça a une incidence directe sur la qualité de ce qu'on mange,
14:33et sur leur...
14:35On imagine mal que le fait de les mettre à l'air,
14:39ou de ne pas...
14:39Est-ce que c'est tellement fondamental ?
14:42Ah oui, oui, c'est un impact fondamental.
14:44Pardon, je te laisserai parler après quasiment,
14:46mais je pense que oui, la façon dont on les élève a un impact
14:50sur la qualité organoleptique, après, de la viande en elle-même,
14:52mais au travers aussi de ses conditions de développement.
14:56Un animal qui va, par son alimentation, avoir accès à une alimentation de qualité,
15:01une herbe variée, ça va se ressentir, bien sûr, dans sa production,
15:04et dans son équilibre, dans son développement en général.
15:07Donc, c'est un lien direct qui est fondé, prouvé.
15:10Une forme de bonheur pour l'animal aussi.
15:12Oui, oui, oui, alors c'est un peu le paradoxe du monde de l'élevage,
15:16c'est qu'on s'efforce de faire naître aux animaux,
15:19on connaît leur destination,
15:20mais on met toute notre énergie et notre volonté
15:24pour leur donner une vie la plus saine
15:27et la plus conforme à leurs attentes possibles.
15:30Et ça, il faut le marteler, on ne le souligne pas assez,
15:33mais c'est une vérité.
15:34Et pour ça, l'agriculture française en est un exemple exceptionnel,
15:38au niveau mondial,
15:39et notre race tout particulièrement, bien sûr.
15:41Un petit mot sur la filière,
15:43sur le nombre d'entreprises qui sont liées en tout cas à cette filière,
15:46le nombre d'emplois aussi,
15:47parce que c'est une valeur qui n'est pas à négliger quand même.
15:53Oui, tout à fait, surtout que dans notre région,
15:55je parle pour nos régions, dans le berceau de race,
15:57où on a beaucoup de zones qui sont inconvertibles.
15:59C'est-à-dire l'Aveyron, la Lozère,
16:01une partie de l'Aveyron, une partie de Lozère et une partie du Cantal.
16:03C'est ça, le berceau de race de la race Aubrac.
16:06Dans cette région, il y a beaucoup de zones qui sont inconvertibles,
16:10c'est-à-dire que la seule destination des protéines végétales,
16:12c'est la transformation par l'animal,
16:15pour après être consommé par l'homme,
16:16puisqu'on n'est pas biologiquement fait pour pouvoir consommer ses productions végétales.
16:21Donc c'est une nécessité.
16:22Bruno Comard.
16:24Je voulais revenir...
16:25Il est en train de manger, c'est pour ça, et comme c'est très bon...
16:27Mais c'est une tuerie.
16:28Il ne peut pas faire les deux.
16:30C'est une tuerie.
16:31Il manque à boire, mais c'est une tuerie.
16:33Juste une question, alors,
16:35concernant ce qui s'est passé il y a quelque temps sur les abattages et la vaccination.
16:38Est-ce que vous avez été beaucoup impacté ?
16:40Et deuxième question,
16:41ça je le sais de gens de chambre d'agriculture,
16:44qui m'ont dit,
16:45ça ne plaît peut-être pas, ça ne va pas vous plaire,
16:47mais qu'il y a eu quand même,
16:48qu'il y a du trafic d'élevage qui vient de l'étranger en France,
16:51et qui ne respecte pas les règles.
16:52Est-ce que vous pourriez me répondre à cette question ?
16:54Parce que je l'ai entendu, je ne l'invente pas, je l'ai entendu.
16:58Alors là, je n'ai pas de réponse,
16:59et je ne vais pas surtout semer le doute.
17:02Les comportements humains tendancieux
17:06doivent être sûrement pareils à tous les niveaux.
17:08Peut-être qu'il y en a chez les agriculteurs.
17:10Après, je n'en ai pas connaissance,
17:11donc je ne vais pas détailler là-dessus.
17:13Après, si on enchaîne sur la problématique sanitaire,
17:16la région Occitanie a été sévèrement touchée.
17:20On croise les doigts
17:21pour que l'épisode soit définitivement terminé.
17:25Clos, oui.
17:26Et on passe à autre chose.
17:27Et on passe à autre chose.
17:28Exactement.
17:28Justement, on va passer à autre chose,
17:30parce que c'est la pub dans un instant.
17:31On va revenir sur la sixième zone réglementée
17:34mise en place pour lutter contre la dermatose nodulaire contagieuse,
17:37qui a été levée.
17:38Mais on va voir les enjeux,
17:39et en tout cas ce que ça a pu générer sur la filière.
17:42On en parle dans un instant, tout de suite.
17:44Sud Radio.
17:45Parlons vrai.
17:46Sud Radio.
17:47Parlons vrai.
17:48On dirait du salon de l'agriculture.
17:50On est toujours sur le stand de l'Aubrac,
17:52en partenariat avec l'alliance France Cuir.
17:55Et je crois que notre réalisateur s'amuse beaucoup avec des...
17:58Des messages.
17:59Maxime, vous vous amusez beaucoup quand même ?
18:02Ah, bien sûr, toujours.
18:04Vos vaches cochons, est-ce que vous êtes là ?
18:06Ah oui, on est là.
18:07Il y a une chanson de Dalida qui s'appelait « Laissez-moi chanter ».
18:09Là, je pense que les vrais voix, c'est plutôt « Laissez-nous manger ».
18:12C'est ça.
18:12Parce qu'il y a un plat de chez Conquet devant nous,
18:14et je peux vous dire que le pâté en croûte, le chorizo,
18:18la saucisse sèche de bœuf,
18:19parce que c'est de la charcuterie de bœuf,
18:21vraiment première classe.
18:23Voilà, en tout cas.
18:23C'est très dangereux, ça nous détourne de la chose intellectuelle.
18:26Eh bien, vous inquiétez pas, moi je vais vous remettre dedans.
18:28Philippe Bilger est avec nous, avec Bruno Pommard aussi.
18:32Excusez-moi, mais mettre Bilger dans l'intellectualisme,
18:33vous avez de l'espoir.
18:34Ancien membre du RAID,
18:36et autour de cette table,
18:37Lénaï Manéa,
18:38qui est délégué général de la Fédération des cuirées et peaux brutes,
18:41et puis Mathieu Causs,
18:42président de la race Aubrac Casimir Conquet,
18:45président de la maison Conquet,
18:47et on est en train de déguster,
18:50en tout cas les produits de cette maison magnifique,
18:52bouchée charcutier de l'Aubrac,
18:55avec une chose importante,
18:56c'est le secteur agricole qui désigne finalement
18:59une réduction aujourd'hui, Mathieu Causs,
19:02du chaptel,
19:03et comment aujourd'hui on explique ça ?
19:05Oui, alors effectivement,
19:07on a perdu énormément de chaptels à l'étang en France,
19:10mais aussi en Europe.
19:11On est quasiment sur un peu plus de 1,5 million de vaches en moins.
19:16Comment on l'explique ça ?
19:17En fait, c'était par rapport à l'agriculture,
19:20l'élevage à l'étang,
19:21il y avait très peu de rémunération,
19:22avec, comme l'a dit tout à l'heure Casimir,
19:25une implication forte en termes de temps de présence,
19:27temps de travail,
19:28et donc peut-être on n'a pas su envisager
19:32un avenir plus heureux pour cette filière,
19:35et on n'a pas su l'accompagner,
19:36ce n'est pas que par des subventions ou des aides,
19:38mais maintenir les gens sur nos territoires,
19:42ça passe aussi, bien évidemment,
19:44par la rémunération, par son travail,
19:46donc par le produit.
19:47Mais ça veut dire que ça peut revenir,
19:48ou on peut imaginer qu'on rééquilibre ?
19:52Oui, là, très récemment,
19:53notre filière connaît une grosse bouffée d'oxygène,
19:58liée principalement au problème d'offres et de demandes,
20:00il y a tellement eu une baisse drastique des effectifs,
20:04que les prix se sont envolés,
20:07mais trop rapidement,
20:09ça devrait être dû préparer,
20:11puis construire,
20:11pour maintenir les gens sur les territoires,
20:14parce qu'on a quand même perdu beaucoup,
20:15beaucoup d'éleveurs.
20:16L'énaïque Manéa, la baisse du cheptel,
20:18ça ne pose pas de problème pour les approvisionnements en cuir ?
20:21Oui, ça pose un problème.
20:22Parce que s'il y a moins de matières premières,
20:24c'est plus compliqué,
20:24vous êtes obligé d'importer du cuir,
20:26ou alors on arrive encore à s'en tirer avec la production française,
20:29comment ça fonctionne ?
20:30La décapitalisation,
20:31effectivement,
20:31ça a un impact,
20:34surtout sur le gisement cuir,
20:36et sur nos collecteurs de peau.
20:37Le collecteur de peau,
20:38en fait,
20:39c'est le maillon de la chaîne
20:40entre l'abattoir et le tanneur.
20:42Donc ils ont une expertise,
20:44un savoir-faire,
20:45qui permet de déterminer,
20:46en fait,
20:46qu'elle peau ira à tel tanneur
20:47en respectant des exigences techniques et qualitatives.
20:51Et qualitatives, absolument.
20:52Et sur le moment où,
20:54effectivement,
20:55vous récupérez la peau,
20:56et le moment où elle est
20:59manufacturable,
20:59entre guillemets,
21:00il se passe combien de temps ?
21:01Oui, ça peut aller de...
21:03Oui, ça va jusqu'à plusieurs mois.
21:06Pour un tannage,
21:08on va rentrer dans des détails techniques,
21:09je ne suis pas la spécialiste
21:10de ce qui est tannage.
21:12Donc suivant la technique
21:14de tannage utilisée,
21:15on peut aller à plusieurs mois,
21:16en fait,
21:16de tannage
21:17avant d'obtenir un cuir fini.
21:19Et vous travaillez
21:20pour des grandes marques ?
21:22Alors, c'est ma collègue...
21:23Des grandes marques de voitures
21:24comme de luxe ?
21:25Alors, j'ai une collègue tout à l'heure
21:26qui travaille justement
21:27pour la fédération
21:28de la tannerie,
21:29et je pense qu'elle...
21:30Je tiens à l'avance, excusez-moi.
21:31Non, non, mais...
21:32Je vais me faire un gueulet par la peau.
21:33Non, non, non,
21:33le problème,
21:33c'est que vous êtes toujours
21:34ou en avance ou en retard,
21:35mais jamais quand il faut.
21:36C'est ça le problème.
21:37C'est ce qu'on vous reproche.
21:38Excusez-moi,
21:39il y a de la police, hein.
21:41Est-ce que je peux me permettre de...
21:43Je suis frappé de voir
21:45le gouffre qui existe
21:47entre la dilection,
21:49l'affection des Français
21:51pour les agriculteurs,
21:53quel que soit le registre,
21:55et le fait que l'État
21:56a du mal à tenir ses promesses.
21:59Comment expliquez-vous
22:01ce hiatus entre les deux ?
22:03Casimir, peut-être non.
22:04Non ?
22:05Oui, je pense que ce Delta,
22:08il est...
22:08Bien proche du micro.
22:10Ce Delta,
22:10il doit être au niveau
22:11de l'économie mondiale,
22:13parce qu'en fait,
22:16ce que vous parlez
22:17des éleveurs en France,
22:18on est sur le micro-marché,
22:19et malgré tout,
22:20on est vraiment détenus
22:22par le marché mondial,
22:23c'est-à-dire qu'on est presque
22:24sur une agriculture en bourse.
22:27Et cette agriculture-là,
22:28en fait,
22:29elle est donnée
22:30par la loi du marché.
22:32Il y a une question
22:33qui se pose,
22:33notamment pour les éleveurs bovins.
22:35On a parlé de la signature
22:36du Mercosur,
22:37il y a un peu moins de deux mois,
22:39c'était début janvier.
22:40Est-ce que ça a un impact,
22:42y compris sur la viande
22:43de très haute qualité
22:44comme la race au braque ?
22:45Parce que,
22:46si je ne m'abuse,
22:47le braque est considéré
22:48parmi les cinq meilleures races
22:49à viande du monde.
22:51Est-ce que,
22:51pour vous,
22:52ça a un impact,
22:53ou est-ce que c'est juste un impact,
22:54ça va juste avoir un impact
22:56sur les viandes
22:57qui ont moins de qualité,
22:59moins de valeur ajoutée,
22:59on va dire ?
23:00Je pense que ça aura un impact
23:02sur tout type de viande,
23:04mais l'impact le plus important,
23:07c'est,
23:07je trouve,
23:09c'est pour rebondir
23:09ce que vous disiez,
23:10c'est le manque
23:12d'accompagnement
23:12de nos politiques.
23:13Il a fallu
23:14que la profession
23:15et tous les éleveurs
23:17se dressent
23:18vent debout
23:18pour arriver
23:19à être entendus
23:20et qu'on commence
23:21à imaginer
23:23que ce n'était pas
23:23un accord favorable
23:24à l'agriculture.
23:25Alors que c'est un accord
23:26qui a mis 30 ans,
23:27qui a eu 30 ans de gestation,
23:28et là,
23:28on a l'impression
23:29qu'on le découvre
23:30il y a deux mois,
23:30alors que s'il y a eu
23:3130 ans de préparation,
23:32je veux dire,
23:32c'est...
23:33Mais c'est une responsabilité
23:35collective en fait,
23:36depuis 30 ans
23:36et tout à coup,
23:37on découvre que...
23:38Et pourtant,
23:39les agriculteurs
23:39se battent depuis
23:40des années et des années.
23:41Oui,
23:41je trouve que c'est quand même
23:42un désaveu
23:43pour l'élevage français
23:44en général
23:47de non-accompagnement
23:48des pouvoirs publics
23:49par rapport
23:49à une vision d'avenir
23:51et une pérennité
23:52de l'exploitation.
23:54Mais comment on se relève
23:54de ça ?
23:55C'est quoi l'avenir en fait ?
23:58Très positif sur l'avenir,
24:00que ce soit vous,
24:01Mathieu ou Casimir,
24:02en tout cas l'ensemble
24:02des agriculteurs,
24:03de dire de toute façon,
24:04j'ai l'impression
24:05que vous vous relevez
24:06à chaque fois.
24:07Comment on imagine l'avenir ?
24:09Ah, je pense que ça tient
24:10par la passion
24:11et alors c'est un peu
24:12désuït comme message,
24:13la passion et l'amour
24:14de notre métier
24:15et de nos territoires.
24:16Ces valeurs véhiculées
24:18par la France,
24:19cette meilleure agriculture
24:20au monde,
24:21elle tient surtout
24:21par les hommes
24:22et les éleveurs
24:23notamment aussi,
24:24mais l'ensemble
24:25de mes confrères agriculteurs,
24:27je pense que c'est
24:27par la passion
24:28et tant qu'on donnera...
24:30Les hommes avec un grand H,
24:31avec un grand H,
24:32bien évidemment,
24:33bien évidemment,
24:34bien évidemment,
24:35parce que...
24:37En tout cas,
24:38je l'avais compris comme ça.
24:39Vous l'aviez bien compris.
24:40Vous parlez de la passion
24:41qui amène parfois
24:42à des suicides malheureusement.
24:44Oui, oui, oui.
24:45Quand vous parlez de passion,
24:46c'est bien,
24:47mais pour en arriver au suicide,
24:49on se demande parfois
24:50est-ce que ça vaut le coup
24:51de continuer ?
24:52Oui, tout à fait.
24:53Surtout quand on voit
24:53dans la brutalité
24:55et l'absence de communication
24:56ou la maladresse
24:57dans la communication
24:58et dans les prises de position,
25:00on arrive à des catastrophes.
25:02Voilà,
25:03alors on passe surtout
25:03à tous nos confrères
25:05touchés par les crises sanitaires
25:06récentes
25:07et tous ceux
25:08qui ont été malheureusement
25:09endeuillés.
25:09Mais je pense qu'il faut
25:11quand même porter
25:11un message positif.
25:12On a tous les atouts en main,
25:14tous les atouts en main
25:15pour relever les défis
25:16de demain justement.
25:17On pense,
25:18on est évidemment
25:19au Salon de l'agriculture
25:20à Paris,
25:21les produits finis
25:22comme les produits conquets,
25:23on arrive à les exporter,
25:24on commence à les exporter
25:25aussi un peu vers des pays
25:27où on aime bien
25:28la bonne bouffe,
25:28comme on dit,
25:29l'Italie, l'Espagne,
25:30le Portugal, etc.
25:31Désolé,
25:32je vois un peu plus
25:33le sud de l'Europe
25:33que le nord.
25:35C'est les voyages
25:36qui m'ont appris ça.
25:38Oui, oui,
25:39c'est des produits
25:39totalement exportables.
25:42Ils sont,
25:42mais voilà,
25:43on est un peu cocorico,
25:45on est là
25:46pour mettre en avant
25:47le savoir-faire français
25:48qui a le droit
25:49de s'exporter
25:50et qu'il faut
25:50qu'il s'exporte
25:52à nos originalités.
25:54Il faut en être fiers
25:56et les promouvoir au maximum.
25:57Et vos concurrents
25:58au niveau européen,
26:00c'est qui ?
26:01On n'en a pas.
26:03On n'en a pas du tout ?
26:04Dans le même registre,
26:06non.
26:07La qualité ?
26:08Oui, oui.
26:09On a fait de l'élevage
26:10de façon générale.
26:11On est tous concurrents
26:12si on va par là.
26:13Mais là,
26:14c'est comme
26:15est-ce qu'il y a
26:16la concurrence
26:17avec les vrais voies ?
26:18Non, il n'y en a pas.
26:19C'est une question de qualité.
26:20Et sur le cuir,
26:21la problématique est la même
26:22parce que le cuir,
26:23c'est quand même
26:24un matériau
26:24on ne peut plus noble.
26:25D'ailleurs,
26:26on a même des petites vaches
26:27en cuir
26:27que vous nous avez apportées.
26:28La vachette.
26:29La vachette.
26:30Ce n'est pas celle d'Interville.
26:32C'est la vachette aussi.
26:33Elle est un peu plus petite.
26:34Est-ce que vous,
26:35parce que le savoir-faire français,
26:37on pense évidemment
26:37aux marques de luxe
26:38qui sont quand même
26:39très excédentaires
26:40au niveau des exportations,
26:41c'est quand même aussi
26:42une valeur cardinale
26:44la qualité de la matière première
26:45du cuir français
26:46pour les marques de luxe ?
26:47Absolument.
26:48Et on a deux axes de travail
26:50notamment avec les éleveurs
26:52qu'on accompagne
26:53sur certains points.
26:54La filière française du cuir
26:55a longuement accompagné
26:57sur la vaccination
26:58contre la teigne notamment.
26:59On finançait une partie du vaccin.
27:01C'est rentré désormais
27:02dans les pratiques courantes.
27:04Ça a laissé des traces
27:05en fait sur les pots.
27:07Et donc voilà,
27:08on est très contents,
27:09très heureux du résultat.
27:10Et on a un autre travail
27:12qui se fait,
27:13donc j'ai deux collègues
27:13que vous aurez tout à l'heure également
27:15et qui travaillent
27:16à l'accompagnement
27:17en fait dans les abattoirs
27:19parce que la peau
27:19passe aussi par là,
27:20donc l'accueil des animaux
27:21au sein des abattoirs,
27:24voilà la façon
27:25dont ils sont abreuvés,
27:26accueillis, etc.
27:27Et ensuite la préservation,
27:29la manipulation de la peau,
27:30donc ce qu'on appelle
27:30le travail de dépouille
27:31et ensuite la conservation.
27:32Ils vous en diront plus
27:33tout à l'heure.
27:33Mais on est très bien placés
27:34sur les marchés mondiaux
27:35aujourd'hui.
27:36Oui, alors le marché mondial
27:37est quand même difficile.
27:38C'est difficile mais nous sommes
27:40les troisièmes exportateurs
27:41de cuirs et peaux au monde.
27:43C'est vachement bien.
27:43C'est énorme.
27:44Derrière quel pays ?
27:45Vous avez...
27:46On a le Brésil
27:48et les Etats-Unis.
27:50Et l'Argentine
27:50ou les Etats-Unis
27:50qui ont un cheptel
27:51beaucoup plus grand que nous.
27:52Absolument.
27:53Donc ça n'est pas comparable.
27:54Mais on n'a pas la même qualité.
27:56Mais dans notre cœur
27:56vous êtes les premiers.
27:57Dans notre cœur
27:58vous êtes les premiers.
27:58Philippe Bilger.
27:59Est-ce que
28:01les citoyens que vous êtes
28:03est-ce qu'au fond
28:04il ne pourrait pas
28:06y avoir une unité
28:07du monde agricole
28:08pour s'accorder
28:11sur les mots
28:12qu'ils menacent ?
28:13Parfois je me dis
28:14que l'agriculture
28:16devrait échapper
28:17à l'esprit partisan.
28:19Quand je vous écoute
28:20j'ai l'impression
28:21que tous les gens
28:22de bonne foi
28:23pourraient comprendre
28:24ce qui ne va pas.
28:26Est-ce que c'est
28:26convenable ?
28:27Dans notre vie politique
28:29un petit peu
28:31effervescente.
28:33Sûrement.
28:34Malgré que l'on soit
28:35animé
28:36des meilleures intentions
28:37je pense qu'on n'a pas
28:38échappé nous les agriculteurs
28:39à cette radicalisation
28:42à cette polarisation
28:43et on a du mal
28:46à avoir conservé
28:47ce qui faisait notre force
28:48notre bon sens paysan
28:49où on était capable
28:50d'outrepasser
28:52des divergences
28:53de territoire
28:54de politique
28:54de conception
28:56pour défendre
28:57une cause commune
28:57de bon sens
28:58et je pense que
28:59bien que tardivement
29:01l'agriculture
29:02n'y échappe pas
29:03je le regrette profondément
29:04mais sachez que
29:05tous les acteurs
29:07et tous les éleveurs
29:08et tous les agriculteurs
29:09sont motivés
29:11à recréer
29:12cette union
29:13pour pouvoir
29:14être entendus
29:15et continuer
29:16à promouvoir
29:17cette magnifique
29:18agriculture française.
29:19Vous croyez y arriver
29:20avec la FNSEA
29:21la Confédération Rurale
29:22etc.
29:22Parce que visiblement
29:23coordination
29:25il y a l'autre aussi
29:26visiblement
29:27c'est pas le grand amour
29:28enfin je sais pas
29:29il y a des divergences
29:30Alors personnellement
29:32mon mandat
29:33il vient des éleveurs
29:34de race au braque
29:35donc on est apolitique
29:36et non syndiqués
29:38effectivement
29:39l'opposition
29:39est regrettable
29:41c'est vrai
29:42cette radicalisation
29:43alors
29:45après
29:46charge à nous
29:47de remettre
29:48du bon sens
29:48là dedans
29:49c'est pas évident
29:50mais peut-être
29:51c'est le moment
29:53là après
29:53ces crises sanitaires
29:56destructrices
29:56de resserrer les liens
29:58C'est ça
29:58un dernier mot
29:59avec vous Casimir Conquet
30:01sur ce métier
30:03formidable
30:03de boucher
30:04charcutier
30:05en tout cas
30:07donnez-nous encore
30:08envie
30:09en tout cas
30:09de ces jeunes
30:10aujourd'hui
30:11qui se posent la question
30:12en disant
30:12vers quoi je vais aller
30:13de se dire que ces métiers
30:14effectivement du commerce
30:16de l'alimentation
30:17de la souveraineté française
30:18est finalement un miracle
30:20Oui bien sûr
30:21c'est des métiers
30:22qui ont beaucoup de sens
30:23on a parlé
30:24d'un peu de politique
30:25pour ceux qui ne suivent pas
30:27mais aujourd'hui
30:28aussi je pense
30:28qu'il y a
30:29l'éducation
30:30qui est à mettre en avant
30:32parce que
30:32nos consommateurs
30:34ont changé
30:34leur mode
30:35de fonctionner
30:37on consomme
30:38de plus en plus
30:38de produits transformés
30:39et de moins en moins
30:40de produits bruts
30:41c'est vrai
30:42et je pense
30:43que c'est
30:44tout aussi important
30:45que ce qu'on vient de dire
30:46c'est à dire
30:47qu'aujourd'hui
30:47réduquons nos consommateurs
30:49à aller vers
30:49une viande saine
30:51réduquons nos consommateurs
30:52et la consommatrice
30:53à cuisiner
30:53si ils cuisinent
30:55ils iront chercher
30:55forcément une viande
30:56plus triée
30:57plus de qualité
30:58comprendront ce qu'ils mangent
30:59aussi
30:59et en matière de santé publique
31:01on est bien
31:02et on se sera beaucoup mieux
31:03absolument
31:03merci en tout cas
31:04l'Enaïg Manéa
31:06d'avoir été avec nous
31:06un délégué général
31:07de la fédération
31:08des cuirs et peau
31:09merci beaucoup
31:10Casimir Conquet
31:11merci beaucoup
31:12pour cette dégustation
31:13incroyable
31:13président de la maison
31:14Conquet
31:14Mathieu Kos
31:15on vous garde
31:16et on revient
31:17dans un instant
31:17à tout de suite
31:18bienvenue
31:18on est en direct
31:19de l'Aubrac
31:20et on est en partenariat
31:21avec l'Alliance France Cuir
31:23à tout de suite
31:23merci
31:24Sud Radio
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