Passer au playerPasser au contenu principal
Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

☀️ Et pour plus de vidéos des Vraies Voix : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRB7z8JrbG9LyNtTmhxaU-a

##LE_COUP_DE_PROJECTEUR_DES_VRAIES_VOIX-2026-03-04##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Et nous sommes très bien entourés aujourd'hui, où sont les femmes ?
00:05Je suis là !
00:08Autour de cette table, vous l'avez vu, Philippe Bilger est avec nous,
00:11Domenico Cotron, Joseph Coutouvenel et puis nos deux invités,
00:15que nous sommes très heureux d'accueillir aujourd'hui,
00:18dans le cadre de ce lancement de ce documentaire qui s'appelle Rural,
00:22réalisé par Edouard Bergeon.
00:24Merci en tout cas d'avoir accepté notre invitation.
00:25Vous êtes là avec Jérôme Bayle, à l'affiche aussi.
00:29On va revenir sur cette agriculture française, qui est importante pour nous tous.
00:35Avec cette question du jour, l'agriculture est-elle encore la grande fierté française ?
00:410826 300 300, mais juste avant, on va nommer un ministre.
00:46Les vraies voix sud radio, si j'étais ministre.
00:49Qu'est-ce que je vais devenir ? Je suis ministre, je ne sais rien faire !
00:52Et Sabine est avec nous de La Grâce, et vous êtes nommée, ma chère Sabine.
00:59Bonjour ! Vous êtes donc le nouveau ministre de la Ruralité,
01:04ou la ministre, je ne sais pas comment vous voulez qu'on dise.
01:07La ministre de la Ruralité, j'en suis très fière.
01:10Et bien voilà !
01:11Et donc on a très envie d'entendre vos premières directives.
01:18En fait, je me vis plus comme ministre des ruralités et des transversalités.
01:22Au moins, il s'agit de reconnaître la mosaïque culturelle et la diversité des territoires français.
01:27Les habitants doivent retrouver le pouvoir d'agir.
01:30Il s'agit d'aller au bout de la décentralisation, en fait,
01:33en donnant aux habitants la capacité de réenchanter leur quotidien.
01:37Il faut éviter les systèmes de silo qui bloquent le développement.
01:40Créer des projets locaux, par les locaux, pour les locaux.
01:45Une gouvernance par le territoire, pour le territoire.
01:48Il est urgent que les campagnes qui nous nourrissent puissent être reconnues comme des acteurs majeurs,
01:53face aux changements climatiques, aux pénuries alimentaires, à l'inflation,
01:57ou même aux guerres qui sont là, à nos portes.
02:00Et je crois en tant que ministre des ruralités, au bon sens paysan.
02:04Voilà.
02:05Eh bien voilà, on va faire réagir Jérôme, peut-être ?
02:09C'est le film, en fait.
02:10C'est ça.
02:11En fait, c'est tous les messages du film que Madame la Ministre vient de nous raconter,
02:15le film rural.
02:16C'est les messages que Jérôme porte.
02:18Oui, oui, la proximité du territoire, la fierté, nos traditions, notre histoire,
02:23l'agriculture et la ruralité, la chasse, la pêche, l'environnement.
02:29Donc c'est tout à fait ça.
02:30Et je vote pour vous pour que vous soyez ministre.
02:33Elle vient d'être nommée.
02:35On ne vote pas pour un ministre.
02:36Non, elle est nommée.
02:37Elle est nommée.
02:38Philippe Bilger.
02:39Non, manifestement, elle savait qu'elle allait devenir ministre.
02:43Elle a préparé ça à la perfection.
02:45Oui.
02:45Pas du tout.
02:46Je suis développeur de projet rural et j'ai monté deux tiers lieux,
02:50en tout 165 hectares, sur Bram et La Grasse.
02:53Génial.
02:55C'est franchement mon cheval de bataille.
02:58C'est par hasard qu'à la suite de radio, on m'a appelé.
03:01Je trouve ça assez incroyable.
03:03Oui, c'était bien.
03:04Du coup, ça corrobore à ce que vous mettez en place.
03:09Je partage absolument tout ce qui a été dit.
03:11En plus, c'est quelqu'un qui apparemment connaît bien le sujet et connaît bien le terrain.
03:15Donc franchement, il n'y a rien à rajouter à ce qui a été dit.
03:17Et quand est-ce un agriculteur au ministère de l'Agriculture ?
03:20En fait, c'est un retour au réel.
03:21On aura une limite complètement.
03:24La tradition, c'est le passage de génération en génération.
03:27Parce qu'on n'invente rien.
03:29On invente un petit peu.
03:30Et ça, c'est vraiment ce qui fait le cœur d'un pays, le cœur d'une nation.
03:35Et puis la France, c'est quand même ce que le roi du Maroc disait Hassan II
03:37en passant en avion au-dessus de la France, au président de la République.
03:40Vous avez un magnifique jardin.
03:42Un jardin, ça se cultive.
03:43Et c'est pour ça qu'il faut des hommes et des femmes qui restent dans les ruralités.
03:46Parce que c'est eux qui cultivent notre territoire.
03:48Est-ce que, une question facile,
03:52mais un agriculteur ou une agriculture au ministère de l'Agriculture, enfin ?
03:57Est-ce que ça apporterait quelque chose ou au contraire ?
04:01Personnellement, je...
04:02Ça dépend de la chaleur sous laquelle il est.
04:05Ouais, et ça dépendra surtout de l'agriculteur ou de l'agricultiste.
04:10Parce qu'en France, aujourd'hui, on parle d'une agriculture,
04:12mais il y a des agricultures.
04:13Oui, c'est ça.
04:16Selon les territoires, nous, en Occitanie,
04:19on ne fait pas la même agriculture que les gens en Bretagne,
04:22que les gens dans les Hauts-de-France,
04:24ou en Ardèche,
04:25ou dans les autres territoires français.
04:27Donc, c'est un peu compliqué.
04:29Est-ce qu'un agriculteur serait vraiment plus efficace qu'un ministre ?
04:35Moi, je ne suis pas sûr.
04:35Mais par contre, il faudrait que les ministres écoutent...
04:38S'entourent, en tout cas.
04:39S'entourent d'agriculteurs,
04:42et pas que deux, trois personnalités françaises,
04:44qu'ils aillent discuter sur les territoires,
04:47avec des agriculteurs qui, des fois,
04:50connaissent d'autres problématiques
04:51que cette agriculture qu'on veut généraliser,
04:54et souvent d'un message qui est rapporté au plus près de Paris.
04:58Parce que, comme elle le dit ma maman dans le film,
05:01on est au fond de la France,
05:02mais au fond de la France, on a envie d'exister.
05:04Et ça, c'est super important.
05:05Il faut qu'on soit écoutés.
05:06Et nous, on est loin pour monter.
05:08Alors, comment on ne se fait pas entendre ?
05:09Des fois, on bloque des autoroutes.
05:13Cécile, il ne faut pas oublier
05:14que le plus mauvais gars des seaux a été un magistrat.
05:19C'est pour ça que c'est toujours la fausse bonne idée
05:21de se dire, prenant des gens du terrain...
05:23C'est une erreur, ça.
05:25Après, c'est le couple qui doit fonctionner.
05:27Après avoir une formation agricole,
05:28c'est toujours mieux pour connaître le monde agricole.
05:31Julien de Normandie, l'ancien ministre de l'Agriculture,
05:33était un ancien d'agro, un ingénieur agronome.
05:35Il connaissait bien l'agriculture.
05:36Qui était le ministre préféré, je crois, des agriculteurs.
05:39Et qui était très très bon,
05:41très à l'écoute du monde agricole.
05:43Très chouette.
05:46Ça nous change de notre ministre actuel.
05:48Parce qu'on a une ministre à l'heure actuelle
05:51qui est très douée pour nous corriger nos photos d'orthographe.
05:57mais un peu moins de nouée pour écouter le mal-être agricola.
06:00On va en parler dans quelques instants.
06:02On fait une petite pause.
06:03Non, on ne fait pas de pause ?
06:04On y va direct ?
06:05Si vous voulez, on peut y aller.
06:06On peut y aller.
06:07On remercie Madame la ministre.
06:09En plus, c'est un triple lien.
06:10Parce qu'elle est originaire de l'Aude,
06:12comme notre standardiste, qui s'appelle Aude.
06:15Elle travaille à Bram,
06:19d'où est originaire la famille Spanguero.
06:21On pense à Philippe Spanguero, du rugby de Sud Radio.
06:23Et alors, pour la grâce, il y a une abbaye absolument magnifique.
06:26Voilà, ça y est, il a fait le tour du cadran.
06:28Merci beaucoup, Sabine.
06:29Merci beaucoup, en tout cas, d'avoir joué le jeu.
06:32Vous étiez une très bonne ministre de l'agriculture.
06:35Vous restez avec nous.
06:36On fait une petite pause dans un instant.
06:37Et on revient sur ce documentaire qu'il faut absolument voir,
06:41puisqu'il sort aujourd'hui.
06:42Ça s'appelle Rural.
06:44A tout de suite.
06:46Cette semaine, écoutez le Grand Matin Sud Radio
06:49et ayez un ton d'avance en gagnant votre station météo.
06:52Vraies voix, ce soir, avec trois vraies voix quotidiennes, récurrentes.
06:57Philippe Bilger, Domenico Cotron, Joseph Touvenel,
07:00bien évidemment Cécile de Ménibus,
07:01et deux invités exceptionnels.
07:03Jérôme Bayle, agriculteur qu'on connaît bien,
07:06qu'on a beaucoup entendu sur Sud Radio,
07:08beaucoup vu sur la 64.
07:09Et Édouard Bergeon, réalisateur du documentaire
07:13qui est consacré à Jérôme Bayle.
07:15Un documentaire dont le titre est magnifique, Rural.
07:19Alors déjà, il y a un souci, Philippe David,
07:22parce que si vous aviez regardé bien la bande-annonce,
07:25vous sauriez que c'est l'agriculteur qui est l'acteur principal.
07:29C'est ce que j'ai dit.
07:29L'agriculture, pardon.
07:31Oui.
07:31Ah oui, oui.
07:32Voilà, l'agriculture et que vous en êtes le porte-parole.
07:37C'est tout simplement, et même plus loin que l'agriculture,
07:39c'est la ruralité qui est le héros du film.
07:43Et la ruralité, la transmission,
07:45et tout ce qu'on sait faire dans nos Pyrénées,
07:48et en France, et surtout dans cette agriculture-là.
07:51Allez, on écoute l'abandonnance.
07:53C'est prêt ?
07:54Je suis prêt.
07:57Je suis ravi de vous retrouver après mon premier film au nom de la Terre
08:00avec un documentaire cette fois.
08:02Un agriculteur est devenu le visage de la contestation.
08:06Tu réponds parce que je crois que ça sonne souvent.
08:09Jérôme Baille.
08:10C'est un agriculteur que les journalistes ont beaucoup aimé.
08:12Et sa maman, Lulu, qui a 75 ans, c'est un personnage.
08:15Allez !
08:16Pourquoi tu me fais parler ?
08:19Ils partent d'où, Jérôme, alors ?
08:22Si le monde rural n'existe plus,
08:24s'il n'y a plus de l'agriculture, il n'y a plus de monde rural.
08:26Et c'est l'histoire de la France qui s'en va.
08:29Rural, le 4 mars, au cinéma.
08:31Et on compte sur vous.
08:35Ce qui est intéressant dans ce documentaire,
08:38c'est déjà de comprendre la personnalité que vous êtes, Jérôme Baille,
08:42de raconter aussi un peu votre histoire
08:44pour que les auditeurs soient...
08:46Même si on vous connaît dans les revendications,
08:49ce qui est intéressant, c'est aussi de raconter un petit peu
08:51votre histoire rapidement,
08:53qu'on fasse un petit re-tech
08:54et comme ça, on peut repartir sur d'autres sujets.
08:56Mon histoire, elle est dans le film rural,
08:59donc ils peuvent aller le voir.
09:00Absolument, mais ils le verront.
09:01Ça sera le plus explicite, on va dire.
09:04Mais après, pour faire simple,
09:07j'ai 45 ans, je suis un agriculteur,
09:09quelqu'un qui a grandi dans ce monde rural,
09:12qui est né et qui a appris à marcher au milieu,
09:13au milieu des vaches, au milieu des chiens,
09:16entre la chasse et l'agriculture.
09:19Éleveur en polyculture et levage dans le volvestre,
09:21au pied des Pyrénées,
09:23en bovins viande, avec des vaches limousines.
09:27Passionné, on va dire, de cette histoire de la France,
09:29de nos territoires, de nos traditions.
09:33Et aujourd'hui, je porte un peu cette parole
09:36de cette ruralité, de ces territoires
09:38qui ne veulent pas disparaître,
09:40qui veulent continuer à exister,
09:42qui veulent continuer à transmettre
09:43et qui veulent continuer tout simplement
09:46pour l'agriculture, nourrir la France
09:48et pour la ruralité,
09:50qui veulent faire perdurer
09:52cette histoire que certains veulent nous enlever.
09:54Mais est-ce que cette trajectoire,
09:56à un moment donné, vous avez douté sur ce métier
10:00ou cette transmission que vous avez vécue
10:02en disant, j'ai envie de faire autre chose
10:04ou c'est forcément 100% c'était ça pour vous ?
10:08Alors non, à l'origine, je ne voulais pas être agriculteur,
10:11même si j'ai grandi dedans.
10:14Mais mes parents m'ont poussé aussi
10:16à ne pas reprendre l'exploitation
10:18parce que tout simplement,
10:19c'était compliqué.
10:23Une histoire de vie a fait que
10:25je l'ai reprise.
10:26Et je l'ai reprise avec fierté
10:27quand j'ai retrouvé mon père
10:29avec une balle à la tête
10:30au milieu de la cour de la ferme.
10:32Et là, j'ai compris
10:32qu'on sacrifiait des vies,
10:36qu'il y a des familles
10:38qui restaient endeuillées
10:38et qu'on ne pouvait pas
10:41arrêter de ne plus se battre,
10:42c'est plus simplement.
10:42Edouard Bergeon,
10:43j'avais vu votre film
10:44Au nom de la terre
10:45qui parlait de votre père agriculteur
10:47qui a mis fin de séjour également
10:48comme le père de Jérôme Bayle.
10:50Est-ce que quelque part,
10:51pour vous, faire ce film,
10:52ce documentaire,
10:54après un film
10:54qui était Au nom de la terre...
10:56C'était génial d'ailleurs.
10:57Je vous incite à le regarder de nouveau.
10:58Ah oui, moi je l'avais vu
10:59quand il est sorti,
11:00je t'allais le voir aussi.
11:00J'étais allé le voir,
11:01c'était vraiment un très, très beau film.
11:03Très touchant,
11:03avec Guillaume Canet d'ailleurs.
11:05Est-ce que,
11:06connaissant l'histoire de Jérôme Bayle,
11:08c'est ce qui vous a incité
11:09à faire ce documentaire rural ?
11:12On se raconte toujours un peu
11:13quand on écrit des bouquins
11:14ou qu'on réalise des films.
11:15Donc forcément, Jérôme,
11:16c'était une sorte de miroir de moi-même.
11:17Donc à peu près le même âge,
11:19la même situation familiale
11:21et les mêmes drames
11:24qui nous ont rapprochés.
11:25J'ai beaucoup hésité avant d'y aller.
11:27C'est pour ça que,
11:28quand j'y suis allé,
11:28j'ai voulu le faire pour le grand écran.
11:30Comme désormais,
11:30je fais de la fiction, du cinéma,
11:31c'est important pour moi
11:33de cultiver les imaginaires
11:34et de montrer une grande voie
11:35et cette ruralité,
11:36justement,
11:37sur le grand écran,
11:38au cinéma.
11:40Et c'est pour ça
11:41qu'on s'est engagé
11:41dans cette aventure.
11:42Mais le point de départ est commun,
11:44le drame de nos opères communs.
11:46Mais ensuite,
11:46l'idée,
11:47c'est beaucoup de lumière,
11:48de positif.
11:49On se marre beaucoup.
11:50Jérôme,
11:51c'est un agriculteur
11:52dès les premières séquences
11:52qu'on voit chanter,
11:53qu'on entend chanter
11:54sur son tracteur.
11:56Il a un bel organe.
11:57Il a un bel organe.
11:58Il chante des chansons
11:58souvent occitanes.
12:00Vous pouvez lui demander.
12:02Allez-y,
12:02on adore ça.
12:04Non,
12:04je ne vais pas chanter.
12:05Si,
12:05il ne sert plus de radio.
12:06Je ne sais pas.
12:07Vous êtes à la maison ici.
12:09Le refuge des Isards,
12:10par exemple.
12:11Je crois qu'Edouard
12:12serait content
12:12que je chante
12:13et que la météo change.
12:14Comme ça,
12:15ça enverrait les gens.
12:18mais pour dire,
12:20c'est notre identité.
12:22C'est notre identité.
12:24C'est nous,
12:25en fait,
12:25dans notre sang.
12:27Au pied des Pyrénées,
12:28on chante beaucoup.
12:29Et dans les Pyrénées,
12:30on chante beaucoup.
12:31On le voit.
12:32Et c'est ce sang
12:34qui coule à nous
12:34de ces chans
12:36qui racontent bien souvent
12:38notre histoire
12:39et une partie
12:40de notre territoire
12:40et une histoire
12:41de notre territoire.
12:43Edouard,
12:43si vous le permettez,
12:44est-ce que vous aviez été
12:46inspiré par les films
12:48de Depardons ?
12:49Pas du tout.
12:49Sur les paysans ?
12:50Vous ne l'aviez pas vu ?
12:51Si,
12:52mais après,
12:53Au Nom de la Terre.
12:53Il a fait un super travail,
12:54Raymond Depardons,
12:55mais on ne porte pas
12:56le même regard,
12:56je pense,
12:57sur la ruralité
12:58et l'agriculture.
12:59Ce n'est pas la même époque
13:01non plus.
13:01Moi,
13:02je voulais remettre
13:02de l'enchantement
13:04dans Rural.
13:05Il y a une très belle
13:06histoire de transmission
13:06avec un gamin
13:08qui débarque dans la région.
13:09Il vient de Moselle
13:10avec sa maman
13:11ainsi qu'une petite fille.
13:12Ils ne connaissent rien
13:12à l'agriculture.
13:155 heures par jour
13:15et Jérôme propose
13:17de venir à la ferme
13:18voir ce que c'est
13:18le métier d'agriculteur
13:19et devant la caméra
13:20au fil des mois,
13:21le petit dans les pas
13:23de Jérôme
13:23va se transformer,
13:25se passionner
13:25pour l'agriculture
13:27et retourner sa casquette
13:28comme le grand.
13:30Cascette à l'envers
13:30et son souhait
13:31le plus beau aujourd'hui
13:33c'est de venir
13:34un jour agriculteur.
13:35Donc voilà,
13:36cet enchantement
13:36dont je parle
13:37sans angélisme aucun,
13:39il est important
13:39pour susciter des vocations.
13:41Aujourd'hui,
13:41le travail d'agriculteur,
13:42d'éleveur comme Jérôme,
13:43il est difficile
13:44mais enfin,
13:45la viande se vend
13:46plutôt à un bon prix,
13:47il y a des marchés
13:48et on peut s'en sortir
13:51et il faut le montrer
13:52en fait.
13:54Jérôme,
13:54j'ai toujours été frappé
13:56par le fait
13:56qu'aujourd'hui,
13:58il n'y a pas un Français
14:00finalement
14:00qui ne soit pas
14:03amoureux,
14:04passionné
14:04par les agriculteurs.
14:06Il les aime,
14:07il les respecte
14:08et pourtant,
14:10c'est en chute libre
14:11à cause de
14:12politiques discutables.
14:14Comment vous expliquez
14:15Siatus ?
14:17Comment on l'explique ?
14:18Je pense qu'il y a
14:19quand même des Français
14:20qui n'aiment pas trop
14:21leurs agriculteurs non plus.
14:22N'oubliez pas que
14:24avant les colères
14:25de janvier 2024,
14:27il y avait
14:28beaucoup de monde
14:29et surtout sur les plateaux
14:30télé
14:30qui disaient du mal
14:32de l'agriculture française.
14:33et la première victoire
14:35qu'on a obtenue
14:35en janvier 2024,
14:37même si elle n'est que symbolique
14:38mais pour moi
14:39elle est très importante,
14:40c'est qu'on reparle
14:41d'agriculture
14:42et on reparle
14:42d'agriculture en positif.
14:44Et ça,
14:44c'est une bonne chose.
14:45Après,
14:47les Français
14:47aiment ces agriculteurs
14:49mais n'aiment pas
14:50son agriculture.
14:51On le voit
14:51puisque l'agriculture,
14:53c'est comme
14:54on va dire
14:55un entraîneur
14:55d'une équipe nationale
14:56ou d'une équipe de sport
14:58où tout le monde
14:59ne le juge
15:00mais personne n'y connaît rien.
15:02Et on le voit,
15:03moi je n'ai jamais vu
15:04des débats
15:04sur un commentateur
15:06de radio.
15:07Par contre,
15:08j'ai vu des débats
15:08sur des agriculteurs
15:09où c'est que tout le monde
15:11donne son point de vue,
15:12donne son avis
15:13mais ça,
15:14rien y connaîtra.
15:15Déjà,
15:15nous,
15:16dans notre métier,
15:17en étant agriculteur,
15:18c'est difficile
15:19de donner son avis
15:20sur un agriculteur
15:21qui ne fait pas
15:21la même agriculture
15:22que nous.
15:23Et alors qu'on est
15:24du métier.
15:25Alors imaginez-vous,
15:26tous ces gens
15:27qui ne sont pas du métier
15:28qui donnent leurs avis.
15:29Et ça,
15:30c'est un problème.
15:30Ça brouille un peu
15:31le message quand même.
15:32Après,
15:32on parle aujourd'hui
15:34de ce mal-être agricole
15:36mais ça tout le temps
15:36a existé.
15:37Qu'on le veuille ou pas,
15:38ce n'est pas moi
15:39qui l'ai dit,
15:40c'est Voltaire.
15:41Il a dit
15:41Voltaire,
15:42ça doit être
15:42au XVIIe ou XVIIIe siècle.
15:44Au XVIIIe.
15:45Et il a dit
15:47on a créé
15:47en bonne politique
15:52on a créé
15:53en bonne politique
15:55le pouvoir
15:55de laisser mourir
15:56de faim
15:57ceux qui en cultivant
15:58la terre
15:59nourrissent les autres.
16:00Ce n'est pas d'aujourd'hui.
16:01Ça a tout le temps existé.
16:03Et maintenant,
16:04il faut prendre conscience
16:05qu'on est de moins en moins
16:06nombreux
16:07à travailler cette terre,
16:09à nourrir les Français
16:10et on a de plus en plus
16:11de bouche à nourrir.
16:12C'est vrai.
16:13Je reviens sur la transmission
16:15dans ce livre
16:15et je dis
16:16au nom de la terre
16:17on a regardé
16:17c'est toujours un VOD.
16:18Un livre.
16:19J'ai dit quoi ?
16:20Livre.
16:21Tu as dit livre
16:21mais ce n'est pas grave
16:22en intime.
16:23Vous avez des preuves ?
16:24On va sortir la fin.
16:27J'en suis certain.
16:30C'est fou.
16:32Je ne dis jamais ce mot.
16:33C'est quand même dingue.
16:34Non mais après,
16:35tu as deux beaux vances
16:36à côté
16:37sur le moment
16:37que tu es perturbé.
16:39Je disais qu'au nom de la terre
16:41est toujours disponible
16:41en VOD sur Canal+,
16:43et c'est important de le dire.
16:43Vous parliez donc
16:44transmission
16:45parce que vous me dites
16:46que c'est un livre
16:47alors que c'est un film.
16:48Je tiens quand même
16:48à vous le dire.
16:51Vous parliez
16:51de ce petit garçon
16:53tout à l'heure,
16:53votre voisin
16:54et vous dites
16:55c'est l'enfant
16:56que je n'ai jamais vraiment eu.
16:59Que je n'ai pas tout simplement.
17:00Je n'ai pas d'enfant.
17:01Voilà, que vous n'avez pas.
17:02La transmission quand même
17:03reste certainement
17:05dans l'agriculture
17:06où la transmission
17:07c'est quand même
17:08la valeur cardinale finalement.
17:10Mais bien sûr.
17:13La terre
17:13on l'emprunte
17:15on l'hérite
17:16de nos parents
17:17on l'emprunte
17:17à nos enfants.
17:18Donc ça veut dire
17:19que c'est une continuité
17:20qu'on doit tout simplement
17:21reprendre à ces jeunes
17:22qu'on doit
17:23les amener avec nous
17:24qu'on n'est pas immortels
17:27même si on parlait
17:28d'entérrement
17:29au début de l'émission
17:31mais il faut
17:32laisser notre savoir-faire
17:33le savoir-faire
17:34à cette agriculture française.
17:35Il y a plein d'enfants
17:36jeunes aujourd'hui
17:37qui sont totalement désorientés
17:38qui pourraient effectivement
17:39embrasser ces...
17:39Mais il y a énormément
17:41de jeunes
17:42qui veulent devenir agriculteurs
17:43qui rêvent d'être agriculteurs
17:44sauf qu'il y a un gros problème
17:45et on l'a vu
17:46et c'est l'une des phrases
17:48et des remarques
17:50qui m'ont le plus touché
17:51pendant la tournée
17:52d'avant-première
17:53c'est un jeune
17:54d'une MFR
17:54d'une maison familiale rurale
17:56qui est partenaire du film
17:57à l'avant
17:58devant 450 personnes
18:00moi je parlais
18:01je parlais tout simplement
18:02de fierté
18:02qu'il faut retrouver
18:03cette fierté
18:03d'être agriculteur
18:05et le jeune
18:06il nous a remercié
18:07il a remercié Edouard
18:08pour le documentaire
18:08il m'a remercié à moi
18:09il a dit
18:09vous êtes des exemples
18:11et vous avez totalement raison
18:12parce qu'aujourd'hui
18:14moi j'ai 17 ans
18:15mon rêve
18:15c'est de devenir agriculteur
18:17et j'ai honte
18:18de dire à mes amis
18:18que je veux être agriculteur
18:19c'est fou ça
18:21et il a dit
18:21je vais sortir d'ici
18:22et après avoir vu le documentaire
18:24je vais dire
18:25je suis fier
18:26de vouloir être agriculteur
18:26et c'est quand même grave
18:27alors tous ces jeunes
18:28on les a dans les mains
18:29mais à nous de leur laisser
18:30un avenir
18:31et l'avenir
18:32il est compliqué
18:33puisqu'on parle vraiment
18:35beaucoup de négatifs
18:36et on dit tout le temps
18:36que l'agriculture ne va pas
18:37et c'est difficile
18:38de faire venir des gens
18:39quand on est négatif
18:40Domenico Cotron
18:41veut réagir
18:42vous vous interrogez
18:43pardon
18:44Philippe
18:44je vous avais dit
18:45à ce même micro
18:49le soir de Noël
18:50que vous m'aviez fait
18:51un super cadeau
18:51parce que c'était
18:51ma toute première émission
18:52ce soir vous m'en avez fait
18:54un deuxième
18:54parce que je suis
18:55un fan absolu de Jérôme
18:56mais complet
18:57et ça depuis
18:58un petit moment maintenant
19:00le truc qu'il est
19:01qu'on a
19:03désolé
19:03il est trop mignon
19:04il n'arrive même pas
19:04à vous regarder
19:04c'est pas ça
19:06c'est qu'en fait
19:06il a dit une phrase
19:08qui vient de me replonger
19:09quand il a parlé
19:10de son papa
19:11moi j'ai perdu le mien
19:12il y a un an et demi
19:12et j'étais ancien artisan maçon
19:14aussi comme mon papa
19:15et je connais
19:16cette fierté
19:17de se dire
19:18on prend la relève
19:19et on essaie
19:19de la transmettre
19:21et ce qui me touche
19:22encore plus
19:23quand j'entends Jérôme
19:23c'est que
19:24en fait on s'aperçoit
19:25que c'est pas
19:26un métier en fait
19:28c'est une passion
19:29comme moi
19:30aujourd'hui
19:30à ce micro
19:31pour moi
19:31c'est pas un métier
19:32c'est une passion
19:33en fait
19:33je suis content d'être là
19:35et quand je vois Jérôme
19:36je vois que
19:37il est heureux
19:38quand il est dans son champ
19:38quand il est avec ses vaches
19:40quand il fait
19:41toute cette passion
19:42et moi cette passion
19:43j'aimerais savoir
19:44Jérôme
19:44comment c'est possible
19:45de vraiment
19:46la transmettre
19:47aux générations futures
19:48de vraiment faire en sorte
19:50avec nos gouvernements
19:51puisque c'est eux
19:52qui aujourd'hui
19:53prennent les décisions
19:54notamment au niveau
19:55de l'école
19:56etc
19:57comment on pourrait faire
19:58en sorte que
19:58on amène
19:59comme on amène
20:00des gamins
20:00à devenir carreleurs
20:02électriciens
20:02plombiers
20:03comment on peut amener
20:04encore plus de gamins
20:04à être agriculteurs
20:06avec des exemples
20:07comme Jérôme
20:07ouais voilà
20:08avec
20:10tout simplement
20:11amener ces jeunes
20:12avec nous
20:13les tirer
20:14les prendre par la main
20:15les amener dans nos fermes
20:17mais peut-être
20:17moi je l'ai fait
20:18avec le petit Evan
20:19il était 5h par jour
20:21devant sa Playstation
20:21et quand je lui ai dit
20:23un jour
20:23viens à la ferme
20:24avec moi
20:24il m'a dit
20:24mais j'y connais rien
20:26en agriculture
20:27mais justement
20:28de ne pas savoir
20:28s'il connait
20:29justement
20:29de s'il veut venir
20:29il est venu
20:30il a posé la Playstation
20:32ça fait plus d'un an et demi
20:33il n'a plus touché
20:34la Playstation
20:35et il parle
20:36que la agriculture
20:36il faut leur montrer
20:37le vivant
20:38le vivant
20:39les animaux
20:40cette passion de la terre
20:41ce savoir-faire
20:43l'écologie
20:44c'est super important
20:45toute la transmission
20:46de tout ça
20:47et les gosses
20:48sont demandeurs
20:48et après
20:49dans l'éducation
20:52moi je le dis
20:53depuis quelques années
20:53il faut remettre
20:54de l'éducation
20:56rurale
20:57dans nos territoires ruraux
20:58il faut même l'adapter
20:59par rapport
21:00à nos territoires
21:01et la cuisine
21:03la cuisine
21:04est une source
21:05vraiment d'inspiration
21:06parce que
21:07il faut redonner
21:08dans nos écoles
21:09le sens
21:10à cette chaîne alimentaire
21:11et à cette passion
21:12et en fait
21:13ça va passionner les jeunes
21:14et aujourd'hui
21:15qu'est-ce qui fait faire un métier
21:16tu l'as dit
21:17tout à l'heure
21:18c'est la passion
21:20et nous
21:20il faut qu'on redonne
21:21à cette passion
21:22dès le plus jeune âge
21:22et pour ça
21:24pour que ces jeunes
21:24soient passionnés
21:25il faut qu'ils soient fiers
21:26et quand on parle
21:27de fierté
21:28moi on l'a vu
21:30pendant la tournée
21:31les agriculteurs français
21:32sont plus fiers
21:33d'être agriculteurs français
21:34pour une grande partie
21:35et ça c'est pas normal
21:36parce qu'on est stigmatisé
21:38parce qu'on est jugé
21:39parce qu'on est dédigré
21:40et c'est pas normal
21:42on est un métier noble
21:43on doit relever la tête
21:44on doit être fier
21:45et quand t'es fier
21:47les gens ils viennent vers toi
21:48voilà
21:49parce que t'es solaire
21:49la dureté du métier
21:51n'effraient pas les jeunes
21:52mais bien sûr que non
21:54c'est une passion
21:55ils sont nés là-dedans
21:56ils veulent faire que ça
21:57ils parlent ce qu'à ça
21:57nous on l'a vu
21:58sur les blocages
21:59on avait des jeunes
22:00ils nous disaient merci
22:02je me rappelle
22:03on a reçu des centaines
22:04des gamins
22:05qui nous amenaient des décès
22:06merci de vous battre pour nous
22:08parce que moi
22:09je rêve d'être agriculteur
22:10et en fait c'est ça
22:11le motif
22:12et quand on parle des politiques
22:13mais il ne faut plus rien
22:13attendre d'eux
22:15puisque eux
22:15ils ne font que passer
22:16nous on y reste
22:17sur le territoire
22:17voilà et bien à nous
22:19de nous reconcentrer
22:19peut-être en sur nos échelles
22:21et ramener ces jeunes
22:22avec du positif
22:23allez direction 0826 300 300
22:25c'est Francis qui est avec nous
22:27de Gazobon
22:28bonsoir Francis
22:29bienvenue sur Sud Radio
22:31Francis on vous écoute
22:33oui bonsoir
22:34excusez-moi
22:35je suis sur le tracteur
22:38vous ne pouvez pas questionner
22:39un peu la
22:40ça va mieux ?
22:42oui
22:42je suis audible là ?
22:44oui oui on vous entend
22:45on vous entend Francis
22:46bon
22:46bonjour à tous
22:49les gens qui font l'émission
22:51je vous en félicite
22:52et les auditeurs
22:53merci
22:53merci beaucoup
22:55première chose
22:57il faut bien faire comprendre
22:59aux auditeurs
23:00parce qu'aujourd'hui
23:01on vous dit artificiellement
23:02que dans une société
23:04quelle qu'elle soit
23:05la base d'une société
23:07c'est l'alimentation
23:09je la considère
23:10comme une pyramide
23:11d'une société
23:12la base de la société
23:14c'est l'alimentation
23:15si vous enlevez
23:16la base de la pyramide
23:17c'est que la pyramide
23:18c'est fondre
23:19voilà
23:19et ça
23:20il faut que tous les citoyens
23:21en prennent conscience
23:22donc aujourd'hui
23:24c'est l'agriculture
23:25qui nourrit
23:26je ferme la parenthèse
23:27ensuite
23:28pour répondre
23:29à ce qui a été évoqué
23:30tout à l'heure
23:30quand vous avez posé la question
23:32est-ce que
23:33un ministre de l'agriculture
23:35serait un paysan
23:37serait un bon ministre
23:37de l'agriculture
23:38je vous réponds
23:39par expérience
23:40on a eu
23:41Guillaume-François
23:43sous Jacques-Échirac
23:45il a fait quelque chose
23:46d'approche
23:47je vous l'explique
23:49il a supprimé
23:50le coefficient multiplicateur
23:52j'essaie de faire vite
23:53pour que tout le monde
23:54le comprenne
23:54pour ne pas monopoliser
23:56l'antenne
23:56le coefficient multiplicateur
23:59c'est
23:59mettons que vous mettez
24:00un coefficient
24:00de 1,2,3
24:01ça veut dire
24:01que si vous achetez 10
24:03vous ne pouvez pas
24:04vendre au dollar de 13
24:05Francis
24:05on va vous reprendre
24:07hors antenne
24:08parce qu'on a un problème
24:09de son
24:09ce n'est pas très audible
24:10ce serait dommage
24:11qu'on ne vous entende pas bien
24:12en attendant
24:12on va prendre Cédric de Rillac
24:14bonsoir Cédric
24:15bonsoir à tous
24:16bienvenue Cédric
24:18et on reprend Francis
24:19juste après
24:19Cédric
24:20on vous écoute
24:22oui
24:23pour me présenter
24:24je suis éleveur
24:24dans Cantal
24:25éleveur bovin
24:26comme Jérôme
24:27voilà
24:28et je suis
24:28très attaché
24:29à la ruralité
24:30aussi
24:30et je trouve
24:31qu'aujourd'hui
24:32la ruralité
24:33est en souffrance
24:34alors comme le disait
24:36Edouard
24:36depuis un an ou deux
24:37les prix de vente
24:39de nos animaux
24:40sont bien à la hausse
24:41malgré tout
24:42on a toujours
24:42ces inquiétudes
24:43en nous
24:43de l'avenir
24:44on ne sait jamais
24:45de quoi ça fait l'avenir
24:46on l'a vu cet hiver
24:48avec les mobilisations
24:48à cause de la DNC
24:50on a toujours peur
24:50que ça nous tombe
24:51par le coin de la gueule
24:52rendez-vous compte
24:53pour une maladie
24:54on vient euthanasier
24:55tous vos animaux
24:55mais ça je ne sais pas
24:57comment on peut s'en relever
24:58donc oui
24:59il faut positiver
25:00sur notre métier
25:00mais on a toujours
25:01beaucoup d'inquiétudes
25:02à gérer tous les jours
25:03oui absolument
25:06Jérôme et Edouard
25:07oui
25:09le positif
25:10le positif
25:10c'est très important
25:11je pense que Cédric
25:12il le fait très bien
25:14puisqu'il est sur les réseaux
25:18c'est bien ça
25:19si je ne me trompe pas
25:20oui c'est bien ça
25:21voilà
25:21et donc
25:23il faut se voir forte
25:24et concernant la DNC
25:26rassure-toi d'une chose
25:27d'après la ministre
25:28on est sauvés
25:29puisqu'elle a levé le verre
25:30à l'ouverture du salon
25:31en disant
25:32que le monde agricole
25:33était sauvé
25:34et même pas une semaine après
25:35on avait encore
25:36ce cas sur la chaîne
25:37des Pyrénées
25:38tu le sais comme moi
25:38mais notre métier
25:41on a des gens
25:42qui aujourd'hui
25:43le représentent
25:44que ce soit dans les réseaux
25:46que ce soit sur les médias
25:47et tout ça
25:47moi je pense qu'on y croit
25:49parce qu'autrement
25:50on ne le ferait pas
25:50autant toi que moi
25:51et que d'autres
25:53et il ne faut plus compter
25:54sur tous ces gens-là
25:55il faut que nous
25:55on soit solidaires
25:56et qu'on retrouve
25:57cette solidarité
25:57de ce monde agricole
25:58et voire même plus loin
25:59du monde rural
26:00puisque l'agriculture
26:02fait partie
26:02et impurisatrice
26:03de ce monde rural
26:03et je pense que
26:05je le dis souvent
26:06ensemble on risque rien
26:07et c'est peut-être là-dessus
26:08cette phrase-là
26:08qu'il faut méditer
26:09Joseph Toufdeil
26:11quelquefois
26:11on a l'impression
26:12que le monde agricole
26:13c'est un monde figé
26:14ce qui est entièrement faux
26:16c'est la capacité
26:17d'adaptation
26:18du monde paysan
26:18moi j'aime bien
26:19le terme de paysan
26:20est assez
26:22que ce soit pour l'élevage
26:23il y a une évolution
26:24on n'élève pas
26:25comme on élevait
26:26il y a 50 ans
26:26moi je voyais
26:27à la capelle d'Elverne
26:28dans l'Aveyron
26:30les copains
26:30les goberts
26:31que je salue
26:33ils faisaient
26:34du mouton
26:36et puis on leur a dit
26:37non c'est pas possible
26:37alors ils ont fait du porc
26:38on leur a dit après
26:39non c'est pas possible
26:40alors aujourd'hui
26:41ils font de la vache
26:41en moyenne montagne
26:43à la fois
26:45c'est dur
26:45et à la fois c'est beau
26:46et ils chantent aussi
26:47et la chanson
26:48dans le monde du travail
26:49c'est un espace de liberté
26:50et vous voyez
26:51votre guichetier
26:52dans votre banque
26:53se met à chanter
26:55jamais c'est d'une tristette infinie
26:57la chanson
26:57c'est aussi la liberté
26:59et c'est la joie
26:59alors on la veut cette chanson
27:01alors attendez en plus
27:02on a un texto
27:02d'une auditrice
27:03qui est agricultrice
27:04à côté de chez vous
27:05au plan
27:06à côté de chez toi
27:07au plan
27:07qui dit
27:08une chanson
27:08Jérôme
27:09elle m'a dit ça
27:09par texto
27:10et je crois que
27:11on va finir de répondre
27:14aux questions
27:14mais je vous la ferai
27:15c'est promis
27:17voilà après
27:19mais après aussi
27:19on a peut-être oublié
27:20un truc en France
27:21et dans notre agriculture française
27:23ce que tu dis
27:23c'est très juste
27:25on nous a dit
27:25faites du cochon
27:27faites de l'agneau
27:28on faisait d'agneau
27:29on se plantait
27:29faites du poulet
27:30on se plantait
27:31au bout d'un moment
27:32faisons ce qu'on sait faire
27:34et ce qu'on veut faire
27:35arrêtons d'écouter les autres
27:36parce qu'ils nous poussent
27:37au droit dans le mur
27:39et la France
27:40est quand même
27:41une agriculture
27:42et pour tout
27:43notre agriculture
27:44bien souvent du sud
27:45et bien on est une agriculture
27:47de polyculture
27:48et ça on l'a perdu aussi
27:49moi quand je vois chez moi
27:50des céréaliers
27:51qui dans des coteaux
27:53à très faible
27:55capacité de rendement
27:57continuent
27:57à faire de la céréale
27:59c'est un peu compliqué aussi
28:00voilà
28:01moi je pense
28:01qu'on a mis
28:02on nous a poussé
28:04à mettre tous les oeufs
28:05dans le même panier
28:05et ça c'est peut-être
28:06pas la bonne chose
28:07puisque dans nos fermes
28:08à l'époque
28:09et bien il y avait
28:10un peu de tout
28:10et c'est ce qui faisait
28:12la force de notre agriculture française
28:14allez Francis
28:14c'est de retour
28:15Francis vous êtes de retour
28:16oui
28:17est-ce que vous m'entendez là ?
28:18oui on vous entend
28:19on vous entend
28:20c'est bien là ?
28:21ouais ouais
28:21on a très peu de temps
28:22Francis on vous écoute
28:23oui
28:24oui alors
28:24j'en étais au coefficient
28:26multiplicateur
28:26c'est juste pour dire
28:27que en 92
28:28au lieu de faire Europe
28:30on a ouvert au monde
28:31donc tout fait qu'aujourd'hui
28:32en supprimant les coefficients
28:33les multiplicateurs
28:35celui que 7h
28:35au lieu de vendre
28:371,30
28:37comme il a été outillé
28:39il peut vendre
28:4113 en acte à 1
28:41donc je ne vous imagine pas
28:43les marges
28:44pour faire
28:44ensuite
28:46Jérôme
28:47j'avais deux questions
28:47à te poser
28:48ah non non
28:49on n'aura pas le temps
28:49il y a une question
28:50je te donne
28:50pardon Francis
28:53mais vite
28:54très rapide
28:54la première
28:56quand tu as quitté
28:57la FGCEA
28:58c'est en fait
28:58pourquoi tu ne t'es pas
29:00rapproché
29:00de la coordination
29:02qu'est-ce qui te dirait
29:03que la coordination
29:04rurale
29:04et ainsi
29:06qu'après
29:09le gouvernant
29:10t'a mis
29:10les mandules
29:12sur le nez
29:13est-ce que tu vas
29:14connaître
29:14Francis
29:16pardon
29:16on ne va pas répondre
29:17à cette question
29:18parce qu'on est venu
29:18pour le documentaire
29:20et c'est très important
29:21en tout cas
29:22merci en tout cas
29:22de votre message
29:24et de nous avoir appelé
29:25un petit mot encore
29:26sur ce documentaire
29:28qu'il faut absolument
29:29aller voir
29:30à partir d'aujourd'hui
29:31puisque c'est extrêmement
29:33positif
29:33à l'endroit
29:34de l'agriculture
29:35il y a beaucoup
29:35d'humour aussi
29:37c'est important
29:38de le dire
29:38on se marre beaucoup
29:39c'est pas une comédie
29:40mais ça fait du bien
29:40et on sort
29:41on a la patate
29:42et puis il faut
29:43la chanson aussi
29:44la chanson
29:48vous êtes mes amours
29:52oui mes amours
29:54un mieux fortuné
29:56vous me plaît toujours
30:03mais plus beau que mon pays
30:11vous visiblement
30:11vous ne chantez pas
30:12la même chanson
30:12c'est là le problème
30:16en fait
30:17c'est comme l'agriculture
30:18c'est la même chanson
30:19mais on n'a pas
30:19les mêmes paroles
30:20si mais on n'était pas
30:21sur le même ton
30:22c'est pas ça
30:24bon je n'aurais pas
30:25chanté celle-là
30:25mais
30:27elle était canon
30:28en tout cas
30:28on était très fiers
30:29de vous avoir
30:29à notre micro
30:31on vous remercie
30:32sincèrement
30:32on rappelle
30:33ça s'appelle
30:35Rural
30:35voilà ce documentaire
30:37qui montre à la fois
30:37le militant
30:38et l'homme intime
30:39et très bien tourné
30:40en tout cas
30:40la bande-annonce
30:41je vous incite
30:42à aller la regarder
30:43ça va vous donner
30:43très envie
30:44merci beaucoup
30:44Edouard Bergeon
30:45dans 180 cinéma en France
30:47et si c'est pas encore
30:48près de chez vous
30:48la semaine prochaine
30:49il y aura encore plus de cinéma
30:50donc il faut être curieux
30:51et ça va
30:51vous pourrez aller le voir
30:52c'est le film de l'année
30:55merci beaucoup
30:56Jérôme Bale
30:56et merci beaucoup
30:58Edouard Bergeon
30:58en tout cas
30:59d'avoir
30:59de passer un petit stop
31:01avec nous
31:03on continue cette émission
31:04on arrête
31:05et on s'en va
31:05avec ce qui va être
31:06dans les écoles d'ingénieurs
31:07agrélocoles
31:08le qui c'est qui
31:09qui l'a dit
31:09là c'est qui c'est qui
31:11qui l'a dit
31:12allez on y va
31:12vous partez comme vous voulez
31:13allez on y va
31:15Sud Radio
31:16Parlons Vrai
31:17Parlons Vrai
31:17Sud Radio
31:18Parlons Vrai
Commentaires

Recommandations