00:03Bonjour, nous rencontrons aujourd'hui professeur Ben Salah, chef de service d'urologie du CHU de
00:09Rennes, au cœur du plus grand bloc opératoire d'Europe. Avec professeur Mathieu Durand,
00:15chef de service d'urologie au CHU de Nice, nous allons vous montrer comment l'installation et
00:20l'utilisation du système Care Syntax bénéficie aux soignants et aux chirurgiens dans la salle
00:26d'opérations, mais contribue également à la formation des plus jeunes chirurgiens.
00:35L'installation du système Care Syntax au CHU de Rennes remonte à la fin 2023. Aujourd'hui,
00:4144 salles sur 55 sont équipées. Professeur Durand a pu pénétrer dans l'une d'entre elles pour
00:47assister à une intervention du professeur Ben Salah, chef de service d'urologie.
00:51C'est un tout nouveau système qui a été livré avec notre nouveau bloc opératoire qu'on a investi il
00:58y a
00:58seulement quelques mois et qui permet globalement d'enregistrer toutes les données de ce qui se
01:04passe dans la salle d'intervention. Et c'est sur ce système central qu'on a absolument tout ce qui
01:09concerne le patient qu'on est en train d'opérer. On peut avoir son scanner. C'est une dame qu
01:15'on opère
01:15d'une tumeur du rein. Vous voyez la tumeur qui est là. Un des principaux avantages de ce système,
01:21c'est la sécurité du patient qui nous permet d'avoir tout en un seul lieu avec des documents
01:25qui peuvent être partagés par tout le monde. En plus des données du patient, l'opération peut
01:29être retransmise en direct sur cet écran. Une fonctionnalité du système Care Syntax incontournable,
01:36notamment avec le développement de la chirurgie robotique. La chirurgie robotique a coupé un peu
01:41le chirurgien de tout son environnement. Ce fut un temps où seul le chirurgien avait accès à ce qu'il
01:46voyait dans le robot. Là, ça permet de rapprocher le chirurgien de toute la salle et toutes les
01:51intervenants. Je trouve ça très intéressant parce que c'est vrai qu'avant, on n'avait pas assez de
01:55vision sur ce qui se passait à l'intérieur. Avec le système Care Syntax, on a quand même trois
02:00écrans en salle. L'image est même mieux que sur l'écran de notre colonne d'endoscopie. On a un
02:06grand
02:06écran en salle qui permet aussi d'avoir un œil beaucoup plus précis, que ce soit pour les kits d
02:11'anesthésie,
02:12que ce soit pour nous les paramédicaux ou même les intervenants extérieurs.
02:16Plus de 150 utilisateurs ont été formés à cette solution, adoptée à l'issue d'un groupe de travail
02:22entre équipe chirurgicale et direction. Une fois qu'on l'a pris en main, qu'on l'a manipulé plusieurs
02:26fois, ça reste intuitif et facile d'utilisation. C'est tactile et de façon très simple, par exemple,
02:33on peut enregistrer. À mon sens, c'est le plus intéressant. Entre avant et aujourd'hui, vous avez
02:39l'impression que ça a porté sur le geste chirurgical, un bénéfice complémentaire.
02:45Là où il y a un vrai plus, c'est sur l'éducation. Quand il y a un souci ou
02:49quand il y a un point qu'on
02:50veut revoir, c'est extrêmement facile. Tout est enregistré localement, donc les données sont
02:54sécurisées sur un serveur qui est dans le bloc opératoire. Et puis, sans doute aussi un vrai
02:58plus pour l'éducation encore à distance. On peut faire des retransmissions et échanger avec,
03:04y compris des blocs opératoires de l'extérieur, beaucoup plus facilement qu'avant. La limite actuelle,
03:09c'est qu'il y a encore peu d'endroits qui sont équipés d'un tel système et ça viendra.
03:14Donc, probablement que dans les années qui viennent, les blocs seront tous interconnectés
03:17et que ça va transformer nos modes d'exercice. Alors, justement, on a parlé de formation.
03:22Je crois que, justement, sur cette thématique-là, vous avez une vidéo et un exemple à nous
03:27expliquer et on va le voir ensemble dans votre bureau. Tout à fait, avec plaisir.
03:30Allons-y.
03:34Quand on décide d'enregistrer en bas, au bloc, on peut avoir accès de façon très
03:38simple, dans le bureau, au film de l'intervention. Tout est local.
03:43On clique et on a directement accès au serveur qui est étiqueté car syntaxe.
03:49Salle par salle.
03:50Salle par salle. Si on veut se référer au cas qu'on avait rencontré où ce système
03:56était particulièrement intéressant, c'était une intervention assez difficile.
03:59où on faisait une tumorectomie après chez un patient qui avait reçu de l'immunothérapie.
04:05Il y avait un interne et un assistant qui étaient en train d'officier à la console.
04:09Moi, j'étais en salle, mais je ne faisais pas trop attention. Et puis, ça s'est mis à saigner.
04:13Et je ne savais pas pourquoi ça avait saigné. Et donc, évidemment, on a réussi à régler la situation.
04:20Mais après, on est allé débriefer avec l'interne et le chef et revoir les images.
04:24Grâce à la vidéo.
04:25Grâce à la vidéo pour nous permettre de voir exactement où est-ce que ça avait commencé,
04:29comment ça s'était passé. Et c'était très informatif pour tout le monde.
04:33Nous, dans le service, tous les mois, tous les mois et demi, on fait des RMM. Probablement qu'à l
04:38'avenir,
04:39quand on aura une banque de vidéos et des problèmes bien identifiés, la vidéo fera partie de ces RMM
04:45et de l'enseignement qu'on apportera aux jeunes, mais aussi aux plus âgés.
04:49C'est quelque chose qui vous transporte ? C'est quelque chose qui vous retient ?
04:55On ne peut pas faire autrement. On le doit aux patients. La médecine, je trouve,
04:59a beaucoup à apprendre de l'industrie aéronautique, où ils ont, par des codifications
05:04et par des analyses permanentes, réussi à avoir un niveau de sécurité qu'on pourrait qualifier d'ultime.
05:11On fait des checklists sur le modèle de ce qui se faisait en aviation.
05:15Très probablement que bientôt, on aura la boîte noire, que tous nos faits et gestes,
05:19non seulement ici au bloc opératoire, mais en consultation aussi, seront enregistrés, analysés.
05:24On peut s'en satisfaire ou pas, mais c'est le monde qui vient.
05:29Sous-titrage Société Radio-Canada
05:31Sous-titrage Société Radio-Canada
05:33Sous-titrage Société Radio-Canada
05:34Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires