- il y a 8 minutes
Avec Guilhem Carayon, avocat, vice-president de l'UDR, fondateur de la Ligue des libertés
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:04Un nouveau front juridique pour défendre l'intérêt général.
00:06C'est ce que propose la Ligue des Libertés, une nouvelle association qui vise à dénoncer l'instrumentalisation du droit
00:11avec un collège de juristes, avocats, magistrats renommés.
00:15On en parle avec son fondateur, jeune avocat, vice-président de l'UDR, le parti d'Éric Ciotti, Guilhem Carillon.
00:20Bonjour.
00:21Bonjour à vous.
00:21Bonjour Guilhem Carillon, merci d'être à l'antenne de Sud Radio pour ce sujet passionnant.
00:27Je disais en titre, avez-vous peur de l'État ? Oui, on sait aujourd'hui que l'État peut
00:30se tromper.
00:31La justice aussi peut se tromper. Tout ça est humain.
00:34Et pour autant, vous considérez qu'il y a une protection de citoyens à mettre en place
00:39à travers un organisme composé de juristes, des avocats, quelques magistrats honoraires,
00:44qui s'appellent la Ligue des Libertés.
00:46Alors on se souvient la Ligue des Droits de l'Homme, à l'époque où les droits de l'Homme
00:48étaient menacés dans la République française.
00:51On espère qu'on n'en est plus là, de temps en temps on voit que si.
00:54Là, le but de la Ligue des Libertés précisément, c'est pour intervenir au cas où il y aurait un
00:59abus,
01:00entre guillemets, un abus de pouvoir, ou pas guillemets d'ailleurs,
01:02de la part des services publics, des pouvoirs publics de l'État.
01:06Vous avez raison de mentionner la Ligue des Droits de l'Homme,
01:09qui partait d'un combat très juste, qui dénonçait,
01:12qui défendait l'innocent Dreyfus il y a un peu plus de 100 ans,
01:14et qui aujourd'hui instrumentalise le droit,
01:18participe à des actions en justice qui sont extrêmement militantes,
01:21qui sont extrêmement politiques, et nous on avait l'impression
01:23que le dévoiement des combats à la Ligue des Droits de l'Homme était manifeste,
01:26qu'il y avait une instrumentalisation du droit,
01:28qui nécessitait de mener une forme de contre-guerrillage juridique,
01:31c'est-à-dire de remettre le droit au service de l'intérêt général,
01:33le remettre au service du peuple,
01:35et faire en sorte que par des actions contentieuses stratégiques,
01:37on soit capable de mettre l'État face à ses responsabilités
01:40quand il y a des carences qui sont manifestes.
01:41Pourtant il y a une autorité, qui a été créée par un président de la République,
01:45il y a quelques années, qui est le médiateur.
01:48Le premier c'était Robir Fabre, c'était quelqu'un proche de chez vous,
01:51vous voyez, et est-ce que cette institution, c'est une institution,
01:55un médiateur, est-ce qu'il a les pouvoirs suffisants,
01:58l'activité, les moyens, les moyens suffisants,
02:01pour pallier entre les litiges qu'il pourrait y avoir
02:03entre l'État, l'administration et les citoyens,
02:06vous avez l'air de dire que non, ce n'est pas suffisant.
02:08Moi je ne le crois pas, je pense qu'il y a une forme de pression systématique
02:12devant les tribunaux, de la part de la Ligue des droits de l'homme,
02:15de la part de certains acteurs qui sont très souvent à gauche
02:19et à l'extrême gauche, et qui mènent cette forme de guérilla juridique
02:21depuis des années.
02:22Et donc nous, face à une pratique militante du droit,
02:24on estimait que le droit devait se remettre au service de sa mission essentielle,
02:28c'est-à-dire défendre le peuple, défendre l'intérêt général.
02:30Et donc face à cette guérilla juridique, on s'est dit,
02:32il faut une contre-guérilla juridique avec des avocats,
02:34avec des magistrats, avec des juristes, des universitaires,
02:37des professeurs de droit, qui apportent leur science
02:39au service de l'intérêt général.
02:41Pour être concret, vous considérez qu'il peut y avoir,
02:43sans qu'il y ait, j'allais dire, dislocation de la République,
02:47des abus de pouvoir, des maladresses,
02:51des contournements ou des entorses au droit public
02:54au détriment des citoyens du fait d'une autorité étatique officielle ?
02:59Nous, en tout cas, on sera là pour mettre l'État face à ses responsabilités
03:02quand il y a des dysfonctionnements qu'on estime systémiques.
03:05Typiquement, en matière de sécurité, en matière d'immigration,
03:09en matière d'aide sociale à l'enfance,
03:10on mettra l'État face à ses responsabilités,
03:12on fera des actions en justice contre l'État sur ces sujets-là.
03:17Il y a la question de la défense de la liberté d'expression,
03:19parce qu'on estime que dans le pays de Voltaire,
03:20évidemment, la censure n'a pas lieu d'être,
03:22et il faut défendre toujours cette liberté d'expression.
03:24Il y a aussi des actions qui relèvent de la guerre économique
03:26face aux menaces d'influence, de déstabilisation.
03:29On a typiquement une action qui est prévue dans les prochaines semaines
03:32contre Booking, qui est un géant américain de l'allocation.
03:35Sur les rénovations totales, bien sûr.
03:36Exactement, et qui ne respecte pas ses obligations
03:39en matière de reversement de la taxe de séjour aux collectivités.
03:41C'est un manque à gagner pour les collectivités
03:42de plusieurs millions d'euros.
03:44Donc, vous voyez, sur ces opérations,
03:46à la fois guerre économique, liberté d'expression,
03:49actionner la responsabilité de l'État
03:50sur les questions sécuritaires, migratoires,
03:52et évidemment, la protection de l'argent du contribuable,
03:55parce que vous avez de plus en plus des subventions
03:57qui sont accordées de manière irrégulière,
03:58qui sont clientélistes, et donc on mettra
04:00les acteurs publics face à leurs responsabilités.
04:02Le fait que vous vous soyez réunis, rassemblés,
04:05entre juristes, avocats, quelques magistrats,
04:08vous considérez qu'il y a eu un certain nombre de dérives,
04:12de déviances, justifiant l'organisation de l'organisme que vous créez.
04:17Vous auriez des exemples un peu précis,
04:19à même si citer qu'on comprenne
04:20qu'est-ce que peut être un abus de pouvoir de la part de l'État ?
04:23Moi, juste, mon modèle, c'est la LDH.
04:27La LDH, la Ligue des Droits de l'Homme,
04:29qui est massivement financée par le contribuable,
04:31qui bénéficie de plusieurs centaines de milliers d'euros
04:33chaque année du contribuable.
04:34Qui est un organisme public ?
04:35Aujourd'hui, qui est un organisme public.
04:38Non, qui est une association,
04:39et qui en fait bénéficie de fonds publics.
04:41Donc en fait, qui est financée par vous et moi,
04:43qui est financée par le contribuable.
04:45Et qui, aujourd'hui, a une pratique extrêmement militante.
04:48Typiquement, je vais vous donner les derniers combats de la LDH.
04:50Ils ont défendu l'imam Ikwissen
04:52quand il y a eu un arrêté d'expulsion de la part du ministre de l'Intérieur
04:55pour le faire partir, parce que c'est un imam islamiste.
04:57Ils ont défendu le violeur islamiste Tariq Ramadan.
05:02Ils ont défendu les écolos ultra-violents à Sainte-Solines
05:05quand il y avait un arrêté qui interdisait les armes par destination,
05:09donc qui protégeait les policiers.
05:11Ils ont défendu toutes les causes qui font converger
05:13la gauche culturelle et l'extrême gauche.
05:15Donc nous, on s'est dit, et plus récemment, bien sûr,
05:17il y a un décret qui dissout la jeune garde,
05:20l'organisation qui devrait, en tout cas,
05:22qui est présumée accusée, dont les membres sont présumés accusés
05:24du meurtre du jeune Quentin qui est mort il y a quelques jours.
05:27Eh bien, ils ont fait une intervention volontaire
05:29devant les tribunaux pour empêcher sa dissolution.
05:31Donc vous voyez, à chaque fois, ils mettent une pression
05:34idéologique, militante, devant les juges,
05:36devant les juridictions,
05:38et l'État ne peut pas se défendre.
05:39Donc nous, on est en quelque sorte un soutien de l'État
05:41pour qu'il y ait une voie qui défende l'intérêt général
05:43et qu'il ne soit pas une voie ultra-militante.
05:45Donc vous voulez rétablir un équilibre ?
05:47Vous considérez que ce grand organisme,
05:49quand je dis public, effectivement,
05:50c'est qui l'est financé, qui est la Ligue des Droits de l'Homme,
05:52qui a joué un rôle essentiel
05:54dans la construction de la République
05:55durant la frère des Fus,
05:56c'était le sénateur Charles Kessner
05:58qui l'avait porté.
05:59Aujourd'hui, vous estimez que la Ligue des Droits de l'Homme
06:02est ou récupérée, ou orientée, ou manipulée,
06:06qu'elle agit dans des situations
06:08qui vous semblent totalement aberrantes,
06:09parce qu'elle ne défend pas forcément
06:11la Ligue des Droits de l'Homme,
06:11mais plutôt certains types d'idéologies,
06:14et que vous voulez faire le contrepoids
06:16avec cette Ligue des Libertés.
06:17Exactement.
06:17Nous, on a la réelle conviction
06:19que la Ligue des Droits de l'Homme
06:21instrumentalise le droit,
06:23participe à un combat politique et militant,
06:25et vous voyez, moi, je suis engagé en politique.
06:27Mais à travers cette association,
06:28je mets mon engagement politique de côté.
06:30L'idée, ce n'est pas d'avoir un fonctionnement partisan.
06:32On a typiquement l'avocate Noël Lenoir,
06:35qui a été la première femme
06:36du membre du Conseil constitutionnel,
06:38qui a été ministre socialiste,
06:39qui fait partie de notre Conseil scientifique.
06:40On a également Renaud Dutreuil,
06:43qui a été un ministre centriste de l'UDF
06:45dans le gouvernement de Jacques Chirac.
06:47On a Pierre Lelouch,
06:47qui a été dans le gouvernement de Nicolas Sarkozy,
06:50donc à l'UMP à l'époque.
06:51Vous voyez, on a des personnalités
06:52qui viennent de différents partis,
06:54et qui ont une mission,
06:55c'est de défendre l'intérêt général
06:57à travers des actions en justice
06:59qui soient stratégiques.
07:00Alors, j'allais y venir.
07:01Est-ce que...
07:02C'est déjà fait,
07:03mais est-ce qu'on ne risque pas
07:04de vous accuser,
07:06de vous reprocher, en fait,
07:07de faire une Ligue des Droits de l'Homme de droite ?
07:09L'autre étant de gauche,
07:10vous nous avez cité quelques personnalités.
07:12Bon, voilà,
07:12il y a une ancienne ministre socialiste.
07:15Bon, il n'y a pas de gens de...
07:18Je ne sais pas s'il y aurait des gens
07:19de la France Insoumise
07:20ou du Parti Communiste
07:21ou des écologistes
07:22parmi les avocats et les juristes
07:24qui se rachambent chez vous.
07:25Est-ce qu'il y a quand même chez vous
07:27une conscience que vous appartenez
07:28à une sensibilité politique donnée ?
07:30Je ne dis pas qu'elle est anti-républicaine
07:31ni qu'elle n'a pas légitimité
07:32à créer cet organisme,
07:33mais que vous êtes quand même
07:34plutôt marqué du côté de l'échiquier droit.
07:38Enfin, plutôt la droite de l'échiquier
07:39ou de l'hémicycle.
07:42Nous, on ne se revendiquera pas
07:43comme la LDH de droite.
07:46On veut que les Français,
07:48quand ils nous connaîtront,
07:49soient capables de se dire
07:50que cette association
07:51défend l'intérêt général.
07:52Avec des gens qui viennent
07:53de la gauche, de la droite,
07:54mais peut-être de la gauche républicaine,
07:56en tout cas ce qu'elle a encore
07:57de républicain,
07:58des gens qui viennent
07:59de la droite républicaine,
08:00des gens qui viennent de partout
08:01et qui ont juste une ambition,
08:03c'est de remettre le droit
08:04au service du peuple.
08:05La justice, elle existe pour le peuple.
08:07Elle existe pour préserver
08:08l'ordre républicain.
08:10Elle existe pour protéger les victimes.
08:11Elle existe pour toutes ces raisons-là.
08:13Donc nous, c'est notre unique ambition.
08:15Et encore une fois,
08:16moi je voyais,
08:17pour être très transparent avec vous,
08:18j'avais discuté avec Noël Lenoir
08:18qui me dit
08:19« Moi, je ne veux pas qu'on dise
08:21qu'on est à la LDH de droite.
08:22Je ne viens pas de la droite. »
08:23Vous n'y échapperez pas,
08:24mais vous pouvez expliquer
08:25en quoi vous ne l'êtes pas.
08:26Il y aura les commentaires.
08:27Nous, en tout cas,
08:28à chaque fois, on dira
08:29que notre mission,
08:29c'est l'intérêt général.
08:30C'est l'intérêt du peuple
08:31par le droit,
08:32par des actions contentieuses stratégiques.
08:34Et je pense que ça,
08:34ça permettra aussi
08:35de rassembler davantage de personnes
08:37qui ont en commun
08:37simplement de vouloir
08:39ne pas défendre
08:40une pratique militante du droit,
08:42mais défendre l'intérêt général.
08:43Alors, par quels moyens
08:44allez-vous procéder ?
08:45Que peut-on faire
08:46quand on se sent victime
08:47d'un abus de pouvoir
08:48de l'État,
08:48de l'administration,
08:50des services publics ?
08:51Est-ce que vous aurez...
08:52Vous êtes un organisme
08:53sur lequel,
08:54auprès du cas...
08:54Alors, comme vous n'êtes pas officiel,
08:55il n'y a pas un recours
08:56auprès de vous,
08:57mais vous êtes une association
08:58que l'on pourra alerter
08:59ou que l'on pourra consulter
09:01quand on s'estimera victime
09:02d'un abus de pouvoir de l'État ?
09:04Exactement.
09:04Il y a des abus de pouvoir
09:06de l'État,
09:06mais il n'y a pas que ça.
09:07Des victimes de violences,
09:09d'agressions sexuelles,
09:11de viols.
09:12Vous avez en ce moment
09:12une polémique très forte
09:14sur les viols
09:15dans le cadre du périscolaire
09:16où il y aurait potentiellement
09:18l'engagement de la responsabilité
09:19de la qualité de Paris.
09:20Je me permets une incision.
09:21Est-ce que ça peut aller jusqu'à...
09:23Comment dire ?
09:24Pas la remise en cause
09:25de la chose jugée,
09:25mais s'il y a une procédure judiciaire
09:27qui ne vous semble pas
09:28conforme au droit,
09:29vous pourrez...
09:29Alors là, c'est le travail.
09:30C'est l'oeuvre d'un avocat,
09:32de l'avocat de la victime.
09:33Il y a cet aspect-là, bien sûr.
09:33Est-ce que vous pouvez
09:34quand même contester
09:35une décision de justice
09:36qui ne vous semblerait pas
09:37conforme au droit
09:38ou pas conforme à nos valeurs ?
09:40Il y a cette dimension-là,
09:41et vous avez raison,
09:42vous parlez d'abus de droit,
09:44mais il n'y a pas que ça.
09:45Il y a aussi la défense
09:46en amont de victimes
09:47qui n'ont pas encore
09:49obtenu de jugement.
09:50Il n'y a pas encore
09:51eu de décision de justice.
09:52Et nous, on va les accompagner
09:53parce qu'on estime
09:54qu'elles sont abandonnées,
09:55qu'elles n'ont pas les moyens.
09:56Typiquement,
09:57il y a la problématique
09:58de l'inceste
09:59qui est très récurrente
10:01où on a déjà des victimes
10:02qui nous contactent.
10:03Dans ce cas-là,
10:04la famille n'a pas envie,
10:05et on la comprend bien,
10:06de payer un avocat,
10:07de payer des frais juridiques
10:08pour se défendre
10:09d'un drame
10:10qui est surnu dans le foyer.
10:12Donc nous,
10:12on intervient dans ce cas-là.
10:13Pour vous,
10:13c'est une anomalie
10:13que quelqu'un doit financer
10:15sa propre défense
10:16alors qu'elle n'a pas été,
10:18j'allais dire,
10:18elle ne s'est pas impliquée,
10:19elle est impliquée malgré elle.
10:21Vous estimez
10:21qu'il y a une entorse
10:22aux droits français ?
10:23En tout cas,
10:23pour nous,
10:24notre mission,
10:25c'est de protéger des victimes,
10:26c'est de protéger
10:27l'intérêt général,
10:28et l'intérêt général,
10:29ça passe aussi
10:30par la protection
10:30de ces gens
10:31qui se sentent abandonnés,
10:32qui se sentent délaissés
10:33et qui n'ont pas les moyens
10:34de faire face
10:35à des frais de justice
10:36qui sont souvent très importants.
10:37Il y a cet aspect-là,
10:39protection des victimes,
10:40et encore une fois,
10:41nous,
10:41on appelle
10:42toutes les victimes
10:43qui se sentent délaissées
10:44à nous soutenir
10:45et on pourra mener le combat
10:46en leur mettant à disposition
10:47un avocat
10:47et en prenant en charge,
10:49évidemment,
10:49les honoraires
10:49de cet avocat.
10:50Il y a eu quelques affaires
10:52judiciaires récentes
10:53qui ont suscité
10:54la polémique.
10:55Bon,
10:55une fois que la chose
10:56est jugée,
10:56vous n'êtes pas
10:57une cour d'appel ?
10:58Même pas encore
10:59encore moins une cassation ?
11:01Bon,
11:01on a le cas
11:02du procès
11:03de Nicolas Sarkozy
11:04où il y a eu
11:06une mise en détention
11:07provisoire
11:08qui a été écourtée
11:09et il y a surtout
11:10dans le procès
11:10de Marine Le Pen
11:12l'avis du parquet
11:13qui dit
11:14pour un jugement
11:16en appel
11:16il n'y avait pas lieu
11:17de procéder
11:19à l'exécution
11:20immédiate
11:20et provisoire
11:21de la peine.
11:22Ça c'est un sujet
11:23sur lequel vous pouvez
11:23vous sentez habilité
11:25à intervenir
11:25avec la Ligue des Droits
11:26et des Libertés.
11:27Alors,
11:27nous en tout cas
11:28on donnera
11:29notre position,
11:31notre sentiment,
11:32notre analyse
11:33sur des cas
11:34qui intéressent
11:35les Français,
11:36sur des cas
11:36qui rentrent
11:36dans le débat public.
11:37Typiquement,
11:38l'exécution provisoire
11:39qui a été prononcée
11:40à l'égard
11:40à la fois de Marine Le Pen
11:42et de Nicolas Sarkozy,
11:42donc deux partis politiques
11:43différents,
11:44deux adversaires politiques,
11:45elle nous semble
11:46disproportionnée.
11:47Elle a été justifiée
11:48par aucun motif.
11:50Aucun motif.
11:50Le risque de récidive
11:52pour Marine Le Pen
11:52qui n'est plus
11:53au Parlement européen
11:54depuis 10 ou 15 ans,
11:55pour Nicolas Sarkozy
11:57qui est désengagé
11:58de la vie politique
11:59depuis un certain nombre
12:00d'années,
12:00il n'existait pas.
12:01Et pour le coup,
12:02ce qui a été
12:04l'argument
12:04qui a été avancé
12:05par les juges
12:06pour prononcer
12:06l'exécution provisoire
12:07pour Marine Le Pen
12:08ou Nicolas Sarkozy,
12:09c'était le trouble
12:10à l'ordre public démocratique,
12:11en tout cas pour Marine Le Pen.
12:12Ce qui est une notion
12:13aberrante.
12:14Moi je pense plutôt
12:14que c'est le contraire.
12:15Il y a un trouble
12:16à l'ordre public démocratique
12:17quand on empêche
12:17la favorite
12:18de la prochaine élection
12:18présidentielle
12:19de participer à ce suffrage.
12:21Alors, il y a
12:21dans votre organisme,
12:22dans cette Ligue des Libertés
12:24des Avocats,
12:24j'allais dire,
12:25c'est normal,
12:26vous m'avez dit
12:26qu'il y avait aussi
12:26quelques magistrats
12:27plutôt du siège
12:28qui sont très obtenus
12:29au devoir de réserve,
12:31d'autres magistrats honoraires,
12:32ça veut dire que même
12:32dans la magistrature,
12:33on estime qu'il y a
12:34des failles
12:35au niveau,
12:36j'allais dire,
12:37de l'autorité de l'État
12:38qui peut être contestée,
12:39qui peut être défaillante ?
12:40Bien sûr.
12:41On a effectivement
12:46écrit un ouvrage
12:47sur la fraude
12:48aux prestations sociales
12:49et il nous semblait
12:50effectivement très pertinent
12:52qu'il participe
12:52à cette Ligue des Libertés.
12:53On a d'autres magistrats.
12:54On en a aussi
12:55qui participeront
12:56de manière confidentielle
12:58parce qu'aujourd'hui,
12:59il y a parfois
12:59une pression forte
13:00qui est mise
13:00sur certains acteurs
13:01pour ne pas faire entendre
13:02leurs convictions.
13:03On a beaucoup
13:04de magistrats honoraires
13:05mais de manière générale,
13:06il y a souvent
13:07une idée reçue
13:07qu'on a
13:08et que certains partagent
13:09à droite,
13:09c'est que les magistrats
13:10seraient tous
13:10à l'extrême gauche.
13:11Ce n'est pas le cas.
13:13Moi, ce que je constate...
13:14Ou à gauche, simplement.
13:15Ou à gauche, simplement.
13:16Ce que je constate,
13:17c'est qu'on a quand même
13:17aujourd'hui
13:18un manque de moyens
13:20qui est abyssal
13:20et les magistrats
13:21ne peuvent pas
13:21faire exécuter les peines
13:22parce que très souvent,
13:24ils rendent des décisions
13:24jusqu'à 2h du matin
13:25mais on manque de moyens
13:26dans les tribunaux.
13:27On manque d'effectifs,
13:28on manque de greffiers,
13:29on manque de magistrats,
13:30on manque de tout
13:32ce qui permet
13:33de bien faire exécuter
13:34les peines
13:34et de bien garantir
13:35un service public normal
13:36de la justice.
13:36Guylaine Carillon,
13:37on va aller au fond du sujet.
13:39Est-ce que vous estimez
13:40en votre âme et conscience,
13:41en mesurant nos mots,
13:42que la démocratie aujourd'hui,
13:44elle est abîmée,
13:45elle est imparfaite,
13:47elle est incomplète,
13:50menacée éventuellement ?
13:51C'est une inquiétude
13:52qui vous traverse l'esprit
13:53quand vous avez créé
13:53cette ligne des libertés ?
13:54En tout cas,
13:56la France a peu de leçons
13:58à donner
13:59à d'autres démocraties
14:00aujourd'hui
14:00parce que sur bien des aspects,
14:05on manque aujourd'hui
14:06à ce qui faisait en plus
14:08le fondement,
14:08la tradition française.
14:10On a été une des premières
14:11démocraties
14:12et on s'est singularisé
14:13par ça.
14:14Moi, je suis assez horrifié
14:16quand je vois aujourd'hui
14:17le débat public,
14:19quand je vois typiquement
14:20à l'Assemblée nationale
14:21les députés,
14:22certains députés LFI
14:23qui n'ont même pas participé
14:24à la minute de silence
14:26en hommage à un jeune Quentin
14:28qui a été tué.
14:28Tout ça parce qu'ils ne partageaient
14:30pas leurs convictions.
14:32Raphaël Arnaud,
14:33député de la France Insoumise,
14:34qui a été condamné
14:34pour violence,
14:35qui a été le fondateur
14:37de la Jeune Garde,
14:38son collaborateur,
14:40va sûrement finir
14:41en prison
14:42parce qu'il est présumé
14:44coupable
14:45du meurtre
14:46d'un jeune garçon
14:46de 23 ans.
14:47On en est là en fait
14:48et l'hystérisation
14:49du débat public,
14:50l'hystérisation du débat public,
14:51la violence
14:52qui s'est imprégnée
14:53dans le débat public
14:54aujourd'hui,
14:55ça engendre des morts.
14:56Et pour empêcher ça,
14:57moi je pense que le droit
14:58doit aussi revenir
14:59à sa mission essentielle
15:00qui est de servir
15:01à l'intérêt général.
15:01Et peut-être que ça permettra
15:02de pacifier
15:03un petit peu la société.
15:04En tout cas,
15:05on en débat
15:06et on disserte
15:07de façon pertinente
15:08sur ce sujet
15:09qui nous touche tous,
15:10qui nous concerne à tous.
15:10Merci Guilhem Carillon
15:11d'Avarieté sur cette radio.
15:13Je ne manquerai pas
15:14de faire appel
15:14à votre lumière
15:16parce que je pense
15:16que des sujets de ce genre
15:17pourront revenir
15:18au devant de l'actualité.
15:19de l'actualité.
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