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  • il y a 10 heures
Avec Fabrice Balanche, maître de conférence à l'Université Lyon 2, a publié "Les leçons de la crise syrienne" aux éditions Odile Jacob

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##C_EST_A_LA_UNE-2026-02-18##

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Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger.
00:05Il est 7h13 maintenant sur Sud Radio, c'est à la une.
00:10Le gouvernement voudrait interdire les politiques dans les universités,
00:14atteintes aux libertés ou bonnes idées, après ce qui s'est passé avec Rima Hassan.
00:18Alors déjà, pour l'instant c'est assez encadré,
00:22et c'est aux directions d'universités de décider,
00:26c'est ce qui va encore visiblement être en cours, bien sûr, aujourd'hui.
00:32Mais c'est une vraie question, après ce qui s'est passé,
00:35effectivement, les universités qui devraient être neutres,
00:38en même temps on comprend que dans une université, par exemple à Sciences Po,
00:42eh bien il y ait des interventions, pourquoi pas, de politiques.
00:46Tout dépend finalement aussi, bien sûr, de la teneur des propos,
00:51d'autant que dans les universités, c'est déjà agité,
00:53et ce n'est pas nouveau, mais c'est assez agité.
00:56Nous sommes avec Fabrice Ballange, qui est maître de conférences à l'université Lyon 2.
01:01Bonjour Fabrice Ballange.
01:02Bonjour.
01:03Bonjour.
01:04Ah, est-ce qu'on vous entend bien ?
01:07Donc, j'aimerais qu'on parle, on échange un petit peu avec vous, Fabrice Ballange.
01:14Alors que, je le rappelle, vous, vous aviez déjà été, entre guillemets,
01:19victimes de certains étudiants, qui étaient venus vous chahuter en cours,
01:25lors notamment de discussions, en fait, autour, et de débats,
01:29autour du conflit israélo-palestinien.
01:32On se souvient, en fait, de ça.
01:33Tiens, il y avait cette ambiance houleuse.
01:42Voilà, on était venus vous chercher à l'intérieur d'un amphi, Fabrice Ballange,
01:47pour que vous déménagiez et ne restiez pas en cours, quoi.
01:52C'est aussi le climat des universités actuelles, Fabrice Ballange ?
01:57Oui, alors, c'était un commando islamo-gauchiste qui était arrivé,
02:01une vingtaine de personnes masquées, cagoulées,
02:04qui sont arrivées au cri de racistes, sionistes, c'est-vous les terroristes.
02:08Le cours que je faisais n'avait absolument rien à voir, d'ailleurs, avec le Moyen-Orient.
02:12Je parlais de l'Europe de l'Est.
02:14C'était un cours sur l'Europe.
02:15Donc, c'était suite à un blocage que ce groupe avait organisé à l'université,
02:22pour protester contre le fait qu'on leur interdisait de faire la rupture du jeûne
02:31et d'appeler les étudiants musulmans du campus à se réunir dans une salle
02:36pour faire la rupture du jeûne, parce que c'est contraire au principe de laïcité.
02:40Donc, j'avais dénoncé cet épisode.
02:43Et donc, ils sont ensuite venus m'agresser, me chasser de mon amphi.
02:48En fait, ils voulaient faire mon procès public, de la diffamation.
02:53Et c'était extrêmement violent, parce qu'ils étaient une vingtaine, masqués, qu'elles voulaient.
02:57Ils sont arrivés par les deux entrées de l'amphithéâtre.
02:59Ils voulaient m'empêcher de partir.
03:01Il a fallu que je les bouscule un peu pour m'exiltrer.
03:04Et puis ensuite, ils m'ont poursuivi.
03:06Balanche, en dehors de la fac, Balanche, casse-toi.
03:09Et depuis, je suis quand même sous protection à l'université,
03:12puisque j'ai deux gardiens devant ma porte quand je fais cours.
03:15Et puis, mon nom est tagué sur les murs de l'université, en permanence.
03:19Balanche, casse-toi, Balanche, dégage, Balanche, nazi, Balanche, extrême droite, etc.
03:23Donc, c'est quand même une ambiance assez délétère.
03:27Bon, je ne suis pas agressé physiquement, parce que je fais attention.
03:30Je n'ai plus pu me promener sur le campus, parce qu'on ne sait jamais.
03:33Je ne prends plus les transports en commun pour éviter une mauvaise rencontre également.
03:38Donc, vous pouvez imaginer ce qui se passe pour des étudiants
03:41qui sont identifiés comme non-gauchistes à l'université.
03:46Ils sont stigmatisés, ils sont marginalisés.
03:48Il y a quelques années, il y a un étudiant qui a dû quitter Lyon 2
03:51parce qu'il était vraiment victime de harcèlement.
03:54Son nom avait été tagué sur les murs de la fac.
03:56Et tout ça dans une impunité totale.
04:00Mes agresseurs n'ont soi-disant pas été identifiés.
04:05Ça faisait deux mois qu'ils occupaient une salle dans l'université.
04:07Mais personne ne les connaît à l'université.
04:11Le vice-président discutait avec eux toutes les semaines, mais personne ne les connaît.
04:16Et l'affaire est classée.
04:17Je sais que le procureur a classé l'affaire.
04:20Donc, comment voulez-vous, avec l'impunité dont ils bénéficient,
04:24qu'ensuite ils ne viennent pas aux mains ?
04:26Et qu'ils...
04:27Ben voilà, avec le drame qu'on a connu jeudi dernier.
04:30Bon, là, évidemment, vu l'émotion,
04:32le procureur s'est réveillé et a procédé à des interpellations,
04:36parce qu'il y a quand même mort d'une personne.
04:39Mais enfin, on va voir ce que vont donner.
04:41Ce ne sont que des interpellations, pour l'instant.
04:43Dans 48 heures, on verra ce qu'il en ressortira.
04:46En tout cas, à travers votre témoignage,
04:49on voit quel est le climat délétère dans certaines universités.
04:55Et ce que vous dites, c'est qu'il y a une véritable chasse
04:58aux gens avec qui on n'est pas d'accord.
05:01Voilà. Alors, à ce propos,
05:05est-ce que vous croyez qu'il faudrait aller
05:07jusqu'à l'interdiction de politique dans les universités ?
05:11Je remets un peu de contexte, puisque c'est vrai,
05:13Rima Hassan est venu prononcer, en fait, une conférence,
05:17l'autre jour à l'IEP de Lyon.
05:19Et c'est en marche qu'il y a eu le drame
05:23qui, évidemment, on en est venu à la mort du jeune Quentin.
05:28Qu'en est-il, selon vous, pour les politiques ?
05:30Il faut les interdire ou pas dans les universités ?
05:34Dans un tel climat, aujourd'hui, de violence,
05:37qu'il faut interdire les politiques dans les universités.
05:40Moi, je le réclame depuis très longtemps.
05:42L'université doit être neutre religieusement
05:45et neutre politiquement.
05:47De toute façon, c'est dans le code de l'éducation.
05:49On n'a pas affaire de prosélytisme politique à l'université.
05:53Et on voit bien que ce sont toujours des gens de gauche
05:57ou d'extrême-gauche qui sont invités.
06:00Lorsque vous avez quelqu'un du centre ou de la droite,
06:03alors je ne parle même pas de l'extrême-droite,
06:06qui est invité à l'université,
06:08ils sont tout de suite empêchés de le faire.
06:09Il y a des manifestations,
06:11il y a des groupes qui s'infiltrent.
06:15Donc, il y a une différence de traitement.
06:18Ils considèrent l'université comme leur chasse gardée.
06:21Ils en font des citadelles d'extrême-gauche.
06:25Ils font du prosélytisme,
06:27ils recrutent des militants.
06:29Ils donnent une caution scientifique.
06:31Ils essaient de donner une caution scientifique
06:33à leur discours militant.
06:35Parce que pourquoi ils font ça à l'université ?
06:36Pourquoi ils ne font pas ça dans une salle municipale classique ?
06:39Non, c'est parce qu'ils veulent une soi-disant validation académique
06:43pour leurs mensonges, pour leur propagande.
06:47Évidemment, sur la Palestine,
06:49ça fait depuis octobre 2023 qu'à Lyon 2,
06:53on a tous les mois une conférence sur la Palestine
06:56organisée par ces groupuscules.
06:58On a aussi Cerise sur le gâteau,
07:01Louis Boyard, Bompard et compagnie,
07:03qui prennent les amphis.
07:06Le procédé, il est simple.
07:07Vous avez une association étudiante
07:09qui se crée ad hoc un mois ou deux avant la conférence.
07:12Ils demandent une salle,
07:14ils demandent un budget,
07:15et la présidence leur octroie.
07:17Parce que le problème,
07:18c'est que ces gens-là sont représentés
07:20dans les conseils d'administration de l'université.
07:23Le président de l'université,
07:24élu par le conseil d'administration,
07:26doit tenir compte de sa base électorale.
07:29En plus, vous avez énormément de collègues,
07:31des enseignants-chercheurs,
07:32qui sont complices,
07:33qui sont avec eux,
07:35qui sont des militants également.
07:37Donc, vous opposer à la venue de Rima Hassan,
07:41c'est vous opposer à une partie du co-enseignant,
07:44des étudiants et du conseil d'administration.
07:45Donc, soit les présidents sont complices,
07:47soit ils sont pris en otage.
07:49Donc, s'il n'y a pas un ordre ferme du ministre
07:52en disant stop, ça suffit,
07:54vous allez voir que,
07:55malgré cette interdiction venant du ministère,
07:59on continuera à avoir des politiques d'extrême-gauche
08:01qui se pavaneront dans les universités.
08:03Merci en tout cas pour votre témoignage
08:05qui est très éclairant, bien sûr,
08:08sur l'influence politique
08:10à l'intérieur des universités,
08:12alors que, vous l'avez dit,
08:13ça doit rester un lieu neutre.
08:15Il y a des salles à côté de ça, évidemment,
08:17pour de l'engagement politique,
08:19quelles que soient les idées.
08:20Merci Fabrice Balanchin,
08:22maître de conférence à l'université Lyon 2.
08:24Et je rappelle aussi que vous avez publié
08:25les leçons de la crise syrienne aux éditions Odile Jacob.
08:28Sous-titrage Société Radio-Canada
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