00:0118h19 sur CNews et Europe 1, Punchline, Laurence Ferrari.
00:1018h40, de retour dans Punchline sur CNews et sur Europe 1, Éric Ciotti est notre invité.
00:13Bonsoir à vous, candidat UDR à la mairie de Nice.
00:16Évoquons d'abord les suites de la mort de Quentin, ce jeune homme de 23 ans à Lyon.
00:21Une minute de silence a été observée à l'Assemblée nationale.
00:24En sa mémoire, vous l'aviez demandé.
00:25Il a fallu du temps, Éric Ciotti, afin que les consciences ne se réveillent sur ces violences de l'ultra
00:31-gauche.
00:32Oui, on a vu que plusieurs jours étaient nécessaires pour que ce crime, cet assassinat peut-être, soit au premier
00:43plan de l'actualité.
00:44On a l'impression qu'il y a un traitement, globalement, d'un système médiatique qui est toujours beaucoup plus
00:55indulgent avec l'extrême-gauche qu'avec d'autres drames qu'on a vécu.
01:03Pour moi, une mort est égale et un crime avec une motivation politique doit être condamné de la même force,
01:14quel que soit l'auteur ou la victime.
01:17Et là, manifestement, et c'est hélas, ce n'est pas la première fois, c'est l'extrême-gauche, c
01:25'est la gauche radicale, c'est cette gauche violente qui tue.
01:30Et qu'on laisse, aujourd'hui, depuis trop d'années, prospérer.
01:35Et il n'y a pas eu, parce qu'il n'y a pas la même pression médiatique, il n
01:39'y a pas le même jugement, alors que toute violence, d'où qu'elle vienne, devrait être condamnée avec la
01:48même force.
01:48Mais on note qu'il y a toujours, de la part d'un système médiatique, et on n'y est
01:54pas ici, naturellement, et ce n'est pas de vous dont je parle, bien entendu,
01:58mais il y a ce système médiatique qui est toujours très indulgent, très prudent, et dans une forme de connivence
02:06avec cette extrême-gauche.
02:07On est d'accord. Éric Chetier, on a appris aujourd'hui, il y a quelques instants que l'enquête avance,
02:13six personnes ont été identifiées sur les images vidéo que nous avons à notre disposition,
02:18six qui font partie de cette jeune garde, ce groupuscule d'extrême-gauche,
02:23qui pourtant a été dissous par Bruno Retailleau.
02:27– Il a été dissous, mais le contentieux est toujours devant le Conseil d'État,
02:32on aimerait d'ailleurs qu'il soit tranché et très vite.
02:37Là encore, on a vu souvent beaucoup de réticences de la part de la haute juridiction administrative à dissoudre.
02:48On a vu pour les soulèvements de la terre aussi, les réticences qui ont été opposées,
02:53alors que pourtant, il y a des paroles, il y a des actes qui relèvent d'une forme de terrorisme.
03:00C'est toujours la même indulgence qui, aujourd'hui, pèse d'une chape de plomb.
03:07Eh bien, il faut traiter l'extrême-gauche comme elle est dangereuse.
03:11Ceux qui menacent la République, ceux qui menacent nos institutions, c'est l'extrême-gauche.
03:16Et ça me permet de dire aussi que ceux qui, en juin 2024, au moment des élections législatives,
03:24là où j'ai voulu faire l'alliance avec le Rassemblement national, j'étais alors président de LR,
03:29ceux qui se sont opposés à cette alliance ont préféré l'alliance avec le nouveau Front populaire
03:35qui était dominé par LFI.
03:37Et ceux-là y portent aussi une lourde responsabilité dans cette situation.
03:43Ne l'oublions pas, M. Attal, qui naturellement a appelé à voter LFI,
03:48mais je dirais de la même chose de M. Wauquiez,
03:51qui a demandé des désistements pour les candidats du nouveau Front populaire
03:56et qui lui-même, dans sa circonscription, en a bénéficié.
04:00– Alors, Louis de Reynel, une question à Éric Soutier.
04:02– Éric Soutier, vous avez demandé et vous avez obtenu une minute de silence en hommage à Quentin.
04:06Vous étiez donc cet après-midi à l'Assemblée nationale
04:08où on a assisté aux échanges entre le Premier ministre et la France insoumise.
04:12Est-ce que vous sentez une gêne ou un malaise de la part de la France insoumise
04:17vers qui aujourd'hui tous les regards se tournent ?
04:20– Ce matin, en réunion de la conférence des présidents
04:24qui est sous l'autorité de la présidente de l'Assemblée nationale,
04:28j'ai en effet demandé que nous observions cet après-midi une minute de silence.
04:35Cette décision a été prise spontanément,
04:38et je dois le dire par l'ensemble des groupes,
04:41compris par la France insoumise qui a posé quelques réserves.
04:45Oui, on sent aujourd'hui que la France insoumise est légitimement gênée.
04:51M. Arnaud n'était pas dans les travées de l'Assemblée nationale cet après-midi.
04:57Lui qui dirige, qui dirige la jeune garde, lui qui a fait applaudir,
05:03qui a fait acclamer par les députés insoumis dans l'hémicycle, la jeune garde.
05:09Donc nous verrons bien ce que dit l'enquête,
05:12mais on voit la dangerosité de ce groupuscule qui utilise la violence comme expression politique.
05:20Et la violence ne doit jamais avoir sa place dans une démocratie pour véhiculer des idées politiques
05:27ou pour s'opposer à d'autres idées.
05:30Mais aujourd'hui, ces groupuscules d'extrême gauche, et notamment la jeune garde,
05:34font régner une véritable terreur, notamment dans les grandes écoles, dans les universités.
05:40Et elle terrorise aujourd'hui, au sens premier du terme, des étudiants et tous ceux qui ne pensent pas comme
05:48elle.
05:48Et nous avons d'ailleurs interrogé cet après-midi le gouvernement par la voix d'Anane Mansouri.
05:55Anane Mansouri, c'est la benjamine de l'Assemblée nationale.
05:58Elle siège dans mon groupe.
05:59Et rappelez-vous, elle avait été victime elle-même.
06:02Elle avait subi une agression très violente de la part d'un groupuscule d'extrême gauche.
06:09Elle a vécu, elle a rappelé qu'elle aurait pu être à la place de Quentin.
06:14Elle avait été très sérieusement blessée par cette agression.
06:17Donc ce n'est pas la première fois.
06:19C'est une fois de trop.
06:22Et il faut arrêter.
06:23Il faut que le gouvernement, aujourd'hui, mette tous les moyens pour s'opposer à cette dérive de l'extrême
06:30gauche.
06:30– Et vous pensez que les interpellations tardent, mais qu'elles sont en cours ?
06:34Vous faites confiance à la justice pour aller au fond de l'affaire ?
06:36– Moi, je fais confiance au service d'enquête, la police judiciaire qui est extrêmement performante.
06:43– Et on apprend à l'instant que des interpellations sont en cours.
06:46– Voilà, donc la police fait son travail, la justice, j'en suis convaincu, le fera.
06:52En tout cas, je leur fais toute confiance.
06:54Mais il y a le chemin de la justice, il y a le chemin de l'interdiction administrative qui doit
07:02être prononcée.
07:03Et puis, il y a la nécessité du réveil politique.
07:07Voilà, qu'est-ce que ça dit ?
07:08Ça dit que ce front républicain, stupide, ridicule, contre les vrais patriotes que nous sommes,
07:15a conduit quelque part à donner cette audience surestimée à l'extrême gauche et à la gauche.
07:22Et nous en, enfin nous, je me vois encore au moment où je préside des LR
07:27et que des personnes comme M. Wauquiez, Mme Tabarro ou de l'autre côté à horizon M. Estrosi, M. Philippe,
07:37s'opposaient à cette union et favorisaient quelque part la gauche.
07:42Merci.
07:43Merci.
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