00:00Quentin, 23 ans, est mort, il a succombé à ses blessures.
00:03Ce proche du collectif Némésis a été violemment agressé
00:07en marge d'une conférence de Rima Hassan jeudi dernier à Sciences Po Lyon.
00:10La France est en deuil, vous aussi.
00:13Bien sûr, bien sûr.
00:15Hier j'ai fait une télé chez un de vos confrères et il y avait encore un espoir
00:20puisqu'il était entre la vie et la mort, donc j'espérais que...
00:22Vous disiez, on espère que ça tombe du bon côté.
00:24Oui, bien sûr.
00:28Quelles que soient ses opinions, mourir comme ça dans ce type d'événement,
00:36c'est une tragédie, un drame.
00:39Et j'apporte de manière très sincère toutes mes condoléances à sa famille.
00:44J'imagine, quelle que soit encore l'opinion politique de la personne,
00:48la situation dans laquelle est une famille qui voit disparaître un jeune
00:52de 20 et quelques années, qui commence sa vie.
00:55Donc oui, c'est quelque chose qui jette de l'effroi.
00:58Une enquête déterminera pour savoir précisément ce qui s'est passé.
01:02Apparemment, il a été poursuivi par des antifas.
01:05Emmanuel Macron parle d'un déferlement de violences inouïes.
01:08En République, dit le président de la République,
01:10aucune cause, aucune idéologie ne justifieront jamais que l'on tue.
01:15Vous êtes d'accord avec le président ?
01:17Vous le savez, nous condamnons toute violence politique.
01:23Ce n'est jamais une solution.
01:25Donc moi, hier, je n'avais pas les éléments.
01:28On les connaît un peu plus puisqu'il y a des vidéos qui ont circulé.
01:30Donc il y a d'abord une rixe d'affrontement entre deux groupes.
01:35Ce que j'avais déjà dénoncé sur le principe, parce que je dénonce une violence politique.
01:39On a vu en plus un jeune sur lequel on s'acharne à terre,
01:43qui fait que je le condamne encore plus fortement,
01:45parce que manifestement, ce jeune ne pouvait plus se défendre.
01:49Et après, on le tape avec, on le frappe, quelles que soient les conséquences.
01:54Donc c'est une condamnation encore plus forte.
01:57Certains responsables politiques ont pointé la responsabilité d'une certaine manière de LFI,
02:02puisque c'était en marge d'un meeting, d'une réunion à Sciences Po Lyon avec Rima Hassan.
02:07Qu'est-ce que vous répondez à ces questions ?
02:09J'ai bien compris qu'il y avait une instrumentalisation de récupération politique,
02:12sur lesquelles les responsables politiques dont vous parlez,
02:15alors j'ai vu qu'il y avait Mme Le Pen, M. Taillot, etc.,
02:19ont essayé de s'essayer.
02:21Bien évidemment, et nous l'avons dit, aucun rapport avec ces violences.
02:29Aucun rapport, sauf que c'est en marge d'un meeting de Rima Hassan.
02:33Aucun rapport avec ces violences, parce que le meeting de Rima Hassan,
02:36qui avait été perturbé par un groupe némécis,
02:39nous avons, nous, nos propres services de protection,
02:42et pour cause, parce que depuis quelques temps,
02:44on a pas mal de meetings qui se sont perturbés,
02:47y compris à l'intérieur des meetings,
02:48et comme la police n'est pas vraiment là, alors qu'on appelle le préfet...
02:51Vous le comprenez, ça, que la police ne soit pas...
02:53Non, ça, je ne le comprends pas.
02:54Donc, comme... Mais je ne mets pas ça en parallèle avec l'histoire de Quentin.
02:57Je vous réponds sur...
02:59Quentin ?
02:59Donc, non, je ne le comprends pas.
03:02Et ce que j'observe, c'est que du coup, on est obligé d'assurer une certaine sécurité.
03:07Une certaine sécurité, et donc, nous savons très bien ce que fait notre service de protection,
03:10et qu'en aucun cas, évidemment, il se livre à ce genre de choses.
03:14Donc, non, nous ne sommes pas impliqués, j'allais dire, ni de près, ni de loin,
03:18avec ce qui s'est passé.
03:19Mais vous avez peut-être été un peu plus loin hier, j'ai l'impression, sur France Info,
03:22en disant, à Lyon, si j'ai bien compris votre position,
03:25il y aurait aujourd'hui des milices, ce que vous dites, identitaires d'extrême droite,
03:29et puisque la police ne fait pas son travail,
03:31finalement, la gauche devrait développer des brigades d'autodéfense, en quelque sorte.
03:35C'était une formule...
03:36Non, je n'ai pas dit ça.
03:37Non, non, les brigades d'autodéfense, de mémoire,
03:39je crois que c'est M. Mélenchon qui l'avait dit il y a deux ans.
03:41D'accord.
03:41Donc, est-ce que je comprends que vous en appelez une forme d'autodéfense
03:44parce que l'État ne vous défendrait pas...
03:45C'est bien ce que j'ai dit hier, j'ai dit ce que je conteste, que j'ai ajouté,
03:50ce genre de protection éventuellement de gens qui estiment qu'ils doivent se défendre.
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