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00:00Vous avez évoqué les municipales, évidemment, parlons de la situation à Nice,
00:04où vous avez un certain nombre de candidats, notamment une candidate LFI.
00:09C'est l'extrême-gauche, votre adversaire, dans cette élection municipale, Eric Ciotti.
00:13Très clairement, aujourd'hui à Nice, la victoire se jouera entre le maire sortant et moi.
00:20Voilà, je crois que je ne fais pas offence.
00:23Un sondage vous donne nettement en tête à Nice, un sondage cluster 17 pour Politico.
00:27C'est la première fois qu'il y a un sondage, quasiment depuis 18 mois à Nice.
00:32Je l'accueille naturellement avec satisfaction, parce que ce sondage, qui n'est qu'une photographie,
00:39et je le dis avec beaucoup de prudence et d'humilité, correspond à ce que je ressens dans cette campagne
00:45à Nice.
00:45Il y a une vraie dynamique, il y a une volonté tout simplement de changement, d'écrire une nouvelle page
00:51positive.
00:52Ce qui a été fait, c'est le passé.
00:55Ça traduit aussi une forme d'impuissance macroniste.
00:59On a beaucoup de problèmes de sécurité à Nice.
01:03Encore hier soir, une jeune mère de famille qui avait un bébé dans une poussette,
01:08a été agressée avec une personne féminine qui a voulu poignarder son bébé.
01:16Ce sont les sapeurs-pompiers qui étaient en activité sportive de la base de la Tour Rouge
01:21qui ont porté immédiatement secours à cette jeune femme.
01:24Et ce sont les policiers municipaux qui ont interpellé l'auteur présumé de ces faits d'une gravité extrême.
01:31Il y a trois semaines, c'était une nonagénaire, 90 ans, qui était violée par un OQTF.
01:37On a tous les jours des faits extrêmement graves à Nice.
01:41Et donc, il y a la nécessité de remettre de l'ordre dans la rue
01:45comme il y a la nécessité de remettre de l'ordre dans les comptes.
01:48Notre ville est très endettée, surendettée.
01:51Cela a conduit à une explosion de la fiscalité, de tous les tarifs publics
01:55qui pèsent sur le pouvoir d'achat des Niçoises et des Niçois.
01:59Donc, ce qu'ils me disent aujourd'hui, c'est qu'ils veulent de la sécurité, de l'ordre,
02:03qu'on s'occupe d'eux, pas qu'on s'occupe de l'égo du maire,
02:07connaît une politique de proximité tous les jours pour les écoles, les crèches,
02:12la propreté dans la rue, un nouveau théâtre qui a disparu,
02:17qui a été détruit quand même, une ville qui détruit un théâtre.
02:22Imaginons si c'était dans un autre contexte ce qu'on aurait dit,
02:26cette offense à la culture qui fait partie de l'histoire de la Côte d'Azur.
02:32Donc, c'est tout ça que l'on veut changer positivement.
02:35Il y a des choses positives qui ont été faites par l'équipe sortante,
02:38mais elle est usée.
02:40Elle est aujourd'hui aussi usée par beaucoup d'affaires qui se multiplient
02:45et qui ternissent l'image de Nice.
02:48Il y a encore quelques jours, le parquet de Nice a ouvert une enquête
02:52sur un scandale présumé de corruption pour l'achat de masques au cœur du Covid,
02:58de la crise du Covid, ce qui est une abomination quand même.
03:01Se servir de la santé des gens au moment de cette crise dramatique
03:06pour faire des bénéfices.
03:07L'enquête dira la vérité, la réalité.
03:10Christian Estrosi sera notre vérité aussi.
03:11En tout cas, nous le dénonçons avec force.
03:13Éric Ciotti, pour beaucoup de Français qui suivent la vie politique niçoise
03:17un peu à distance, c'est un peu Dallas.
03:19Alors, la question que beaucoup se posent, c'est qu'est-ce qui vous distingue
03:23fondamentalement du maire sortant, Christian Estrosi ?
03:26J'allais dire l'ISF.
03:28C'est l'insécurité, la saleté, la fiscalité.
03:32C'est ce que lui reprochent les Niçois aujourd'hui.
03:35Voilà.
03:36Nous, nous voulons remettre la sécurité au cœur des priorités.
03:40Nous voulons des comptes en ordre.
03:43Arrêter le surendettement, arrêter l'augmentation de la fiscalité.
03:47Moi, si je suis élu maire, le 24 avril, on effacera l'augmentation de 25%
03:52de la taxe foncière qu'a portée M. Estrosi en 2024.
03:56Donc, on a des différences de fonds dans la gestion de l'argent public,
03:59dans l'éthique, dans la manière de conduire une vraie politique
04:04de sécurité pour la ville, dans la manière dont on dépense l'argent public.
04:09Avec moi, je n'irais pas financer un grand prix de Formule 1
04:11à la frontière du Var et des Bouches-du-Rhône,
04:14avec un déficit de 35 millions d'euros.
04:17Je n'aurais pas de siège de la métropole à Paris.
04:20Je n'aurais jamais détruit le palais des congrès, le théâtre à Nice.
04:24Donc, il y a eu ce dérapage dans le dernier mandat.
04:28Le premier mandat, j'y ai participé.
04:30On a construit ensemble une belle politique pour la ville.
04:34Ce premier mandat était celui de l'espérance,
04:37de la construction, de l'utilité pour les Niçois.
04:40Le dernier, c'est celui du gaspillage, des dérapages.
04:44Et donc, c'est maintenant qu'il faut arrêter cette dérive.
04:47Et puis, il faut changer, c'est la démocratie.
04:49Vous savez, Christian Estrosi a été élu conseiller municipal de Nice
04:52en mars 1983.
04:54S'il devait être réélu, il terminerait son mandat en mars 2033.
04:5950 ans.
05:00On ne peut pas rester 50 ans au même endroit
05:02en étant toujours aussi performant, toujours aussi enthousiaste,
05:06quel que soit le talent ou s'il est avéré.
05:09Vous avez des candidats de droite aussi, notamment Reconquête.
05:13Vous appelez à l'union des droites, au second tour, Éric Ciotti,
05:16comme ce sera, j'imagine, le cas dans de nombreuses municipalités.
05:20Je préside l'union des droites pour la République.
05:22Oui, mais dans les faits, là, elle n'est pas faite, celle-là.
05:25Moi, je l'ai faite l'année dernière, cette union.
05:28En 2024, personne n'avait osé faire ce que j'ai fait
05:31en tant que président des Républicains.
05:33Et je crois que quand on voit l'état du pays aujourd'hui,
05:36beaucoup me disent, y compris des députés LR avec lesquels je parlais,
05:40qui me disent qu'ils ne supportent plus cette situation,
05:42où ils sont contraints de s'allier avec le Parti Socialiste
05:45et qui vont bouger, d'ailleurs, ils me le disent.
05:49Donc, j'ai fait cette alliance.
05:50Cette alliance, c'est ce que souhaite le peuple, aujourd'hui, de France,
05:56dans ceux qui votent plutôt à droite.
05:59Oui, il faut être unis.
06:00Oui, il faut être rassemblés.
06:02Oui, tous ceux qui aiment la France,
06:04tous ceux qui veulent conserver son identité,
06:07protéger son patrimoine, défendre sa culture,
06:10garantir sa sécurité, lutter contre une immigration de masse,
06:14lutter contre le poids des prélèvements obligatoires
06:17devenus les plus lourds au monde,
06:19lutter contre cette réglementation qui paralyse nos entreprises.
06:24Tout cela, ils ont envie qu'on soit unis.
06:27Beaucoup disent la même chose.
06:28Et je ne comprends pas qu'il y ait ces obstacles
06:31parce qu'il y a quelques égoïsmes.
06:33Alors oui, moi, j'appelle, bien sûr, à ce rassemblement.
06:36Merci beaucoup, Éric Ciotti.
06:38Et Christian Estrosi sera notre invité la semaine prochaine
06:40qui répondra, évidemment, à ce que vous avez dit.
06:42Une dernière information avant de vous laisser.
06:45Quatre personnes ont été interpellées.
06:47Cette fois-ci, ça y est, quatre suspects interpellés
06:50dans la mort de Quentin Deranque à Lyon,
06:52source proche du dossier.
06:54Voilà pour ce que l'on pouvait dire ce soir.
06:56Merci à vous, Éric Ciotti.
06:57Merci, Louis de Ragnel.
06:58Dans un instant, c'est Pierre Devineau
07:00qui nous attend pour Europe 1 Soir.
07:01Sur Europe 1, et bien sûr, Christine Kelly
07:03pour Face à l'Info.
07:04Bonne soirée à vous sur nos deux antennes.
07:06Demain, 8h10, sur notre antenne,
07:08Jordan Bardella sera l'invité de la grande interview.
07:11À demain.
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