00:0011h30, 13h, Christine Kelly sur Europa.
00:08Comment en étant arrivé là ? Voilà les questions qu'on va se poser aujourd'hui pour aller un peu
00:14plus loin,
00:14pour essayer de comprendre un peu peut-être les responsabilités pour essayer d'éviter le pire.
00:21Effectivement, on essaie de comprendre ce qui s'est passé.
00:23Rappelons déjà les dernières informations, c'est qu'une minute de silence sera observée à l'Assemblée nationale cet après
00:29-midi.
00:30C'était l'UDR qui l'avait demandé et ça c'est un point important.
00:35Rappelons aussi qu'on a appris il y a quelques instants que 5 des 6 suspects dans la mort de
00:40Campin ont été formellement identifiés
00:42et certains liés à l'extrême gauche.
00:46Voilà, donc on ira un petit peu plus loin sur ce sujet-là.
00:50D'abord, comment en étant arrivé là ? Parlons de nos universités.
00:55Olivier Vial, vous êtes avec nous, vous êtes directeur du CRU.
00:58Et ça fait longtemps que vous alertez sur ces universités qui sont gangrénées.
01:04Tout a commencé, et certains invitent de le dire, mais tout a commencé par un meeting,
01:11pour reprendre le mot du ministre de l'Enseignement supérieur, je dis le mot meeting, de Rima Hassan.
01:17Oui, effectivement. C'est vrai que les universités, ça fait maintenant plusieurs décennies qu'elles sont extrêmement orientées politiquement,
01:24mais ce qui s'est passé et qu'on a vraiment remarqué, documenté, c'est une augmentation régulière ces dernières
01:31années
01:31et avec une accélération depuis début 2025 de la violence dans les universités.
01:38Une violence qui a été régulièrement augmentée avec une stratégie qui a changé et contre lesquelles les présidents de l
01:46'université n'ont rien fait.
01:47Le ministre de l'Enseignement supérieur qui a été averti, l'UNI, il l'a rencontré en novembre 2025
01:53en lui donnant un dossier avec 43 agressions, avec les plaintes, avec les photos,
01:57en lui montrant effectivement qu'il y avait une gradation, puisqu'on est passé de simples agressions classiques, entre guillemets,
02:04qui sont déjà condamnables, à des agressions avec des couteaux, à des agressions avec des barres de fer,
02:08avec des agressions qui sont prises en dehors même de la sphère militante,
02:11puisque la nouveauté depuis cinq ans des mouvements antifas, c'est qu'ils ne se contentent pas d'attaquer les
02:17militants pendant qu'ils militent.
02:19Ils vont faire du renseignement et ils vont aller les agresser devant chez eux,
02:23quand ils sortent du travail, quand ils sortent en soirée, quand ils sont seuls justement,
02:26de façon à pouvoir être en surnombre et créer un traumatisme qui, espère-t-il, leur fera arrêter de militer.
02:34Et ça, effectivement, c'est quelque chose qui a été extrêmement bien documenté.
02:37On avait, effectivement, à cette période-là, vu aussi quelques parlementaires
02:42et on leur avait dit que ça allait malheureusement mal se passer.
02:46Malheureusement, la mort de Quentin n'a fait que confirmer cela.
02:49Et, j'ai envie de dire, le plus grave, c'est que la violence des antifas
02:55n'est que la face émergée d'un iceberg et les plus radicaux ne sont pas les antifas.
03:00On a des gens beaucoup plus radicaux encore.
03:03Plus radicaux que les antifas ?
03:04Oui, plus radicaux que les antifas, avec des violences qui risquent d'être beaucoup plus enjeux.
03:08C'est-à-dire ?
03:09On a, par exemple, je ne sais pas si vous l'avez vu, mais...
03:12Non, parce que déjà, les antifas, c'est un niveau qu'on a déjà du mal à comprendre.
03:16Donc, plus radicaux que les antifas.
03:18Non, mais c'est important de se poser parce que tout ce qui se passe là aujourd'hui avec Quentin,
03:22je termine, pardon, excusez-moi, tout ce qui se passe avec Quentin, ça fait tellement longtemps qu'on en parle.
03:26Donc, c'est important d'être attentif à tout ce qui se dit.
03:29Qui est plus radicaux que les antifas ?
03:31En fait, il y a toute une galaxie d'ultra-gauche aujourd'hui,
03:33dont des gens qui ont renoué des liens avec des organisations terroristes.
03:39Je pense notamment, par exemple, à ceux qui, sur les campus, font venir le FPLP,
03:44le Front Populaire de Libération de la Palestine.
03:47Ce mouvement-là, par exemple, il faut se rappeler que dans les années 70,
03:50c'est lui qui a formé les militants d'action directe.
03:54Et aujourd'hui, on les fait revenir sur les campus.
03:57On les fait revenir sur les campus, le FPLP.
03:59Le FPLP a été invité, notamment à Lyon, il y a deux ans, par des étudiants,
04:03et ils ont fait des conférences à Lyon, ils ont fait des conférences à Toulouse.
04:06On a, à Bordeaux, Jean-Marc Rouillant, leader d'action directe,
04:11qui est invité pour faire une conférence sur le campus.
04:14Comment expliquer qu'il passe par les universités ?
04:18Comment, justement, les universités peuvent servir de tremplin pour cette ultra-gauche,
04:25pour cette ménage de la société ?
04:26La première raison, c'est qu'on a une forme de complaisance idéologique
04:32d'une partie des universitaires,
04:34notamment dans certaines disciplines universitaires,
04:36où on a vu se développer toutes les théories post-coloniales, anti-impérialistes, etc.,
04:41qui sont aujourd'hui un vernis académique à la haine de l'ultra-gauche.
04:45Et donc, elles donnent une légitimation.
04:47Par exemple, tout ce qu'on a pu lire ces derniers temps sur la haine de la police,
04:51il faut savoir qu'il y a des enseignants, il y a des universitaires
04:54qui en ont fait une discipline universitaire.
04:56Et donc, ça donne un vrai vernis académique à tous.
05:00Olivier Vial, restez avec nous.
05:02Je rappelle que le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste,
05:05a annoncé aujourd'hui qu'il n'y aurait pas d'autres meetings,
05:09c'est pour ça que je parlais du mot meeting,
05:11dans les universités,
05:13s'il y a un risque de trouble à l'ordre public,
05:17qui a avéré, voilà ce qu'il a dit quelques jours après la mort de Quentin Deranc.
05:22Donc, Gabriel Cluzel, parlons, donc je dis que ce matin,
05:25on va essayer de parler de comment est-ce qu'on en est arrivé là,
05:28des universités, du rôle des universités,
05:31du rôle des agressions qu'on a tues.
05:33On a justement un témoin dans le studio qui va parler dans un instant,
05:36on aura Kevin Loisy qui va témoigner dans un instant.
05:39On parlera effectivement de toutes ces étapes
05:41qui font qu'on en est arrivé là.
05:43Gabriel Cluzel.
05:43Oui, pardonnez-moi, je vous ai presque interrompu,
05:45parce que ça m'a fait réagir cette phrase du ministre de l'Enseignement supérieur.
05:49Parce qu'il dit, moi j'ai cru naïvement, au début j'avais mal lu,
05:51je me suis dit, tiens, il va interdire
05:52toutes les réunions politiques dans les universités.
05:56Je me suis dit, mais c'est une super idée,
05:58on ne vient pas pour écouter des meetings politiques dans les universités.
06:01Évidemment, ça paraît tomber sous le sens,
06:03mais il rajoute, si elle risque de provoquer un trouble à l'ordre public.
06:07Donc en fait, on revient à la situation antérieure,
06:09c'est-à-dire que les présidents d'universités
06:10vont interdire les intervenants de droite
06:12sous prétexte que la gauche va venir faire du bazar
06:16et donc causer du trouble à l'ordre public.
06:18Donc en fait, ça n'apporte rien.
06:20Sa déclaration, ça n'apporte rien, strictement rien.
06:24Moi je vais vous dire, tous responsables, tous coupables.
06:26Ça fait des dizaines d'années que ça dure, cette affaire.
06:28On laisse prospérer.
06:30La droite, quand elle est au pouvoir, n'a rien fait.
06:32Sous prétexte que l'université est un lieu en plus sanctuarisé.
06:35Les présidents de gauche, d'ailleurs, généralement des universités,
06:40laissent cette extrême gauche faire la loi.
06:42C'est insupportable,
06:44mais je peux vous dire que je les renvoie tous
06:46faire leur examen de conscience.
06:47Ils sont tous responsables.
06:49Tous coupables, tous responsables,
06:51selon Gabriel Cluzel.
06:52On marque une pause, on revient.
06:53On revient avec Édouard Binat aussi,
06:55qui est directeur de la COCA, un étudiant,
06:57qui va nous témoigner que tous les jours,
06:59à Sciences Po Lyon,
07:01il s'est fait agresser par la jeune garde.
07:03Et vous pouvez réagir,
07:04chers auditeurs d'Europe 1,
07:05au 01 80 20 39 21.
07:08Le numéro est non surtaxé.
07:09Il est 11h42.
07:10Vous écoutez Christine Kelly sur Europe 1.
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