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  • il y a 17 heures
Christine Kelly revient, de 11h30 à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:0011h30, 13h, Christine Kelly sur Europa.
00:08Comment en étant arrivé là ? Voilà les questions qu'on va se poser aujourd'hui pour aller un peu
00:14plus loin,
00:14pour essayer de comprendre un peu peut-être les responsabilités pour essayer d'éviter le pire.
00:21Effectivement, on essaie de comprendre ce qui s'est passé.
00:23Rappelons déjà les dernières informations, c'est qu'une minute de silence sera observée à l'Assemblée nationale cet après
00:29-midi.
00:30C'était l'UDR qui l'avait demandé et ça c'est un point important.
00:35Rappelons aussi qu'on a appris il y a quelques instants que 5 des 6 suspects dans la mort de
00:40Campin ont été formellement identifiés
00:42et certains liés à l'extrême gauche.
00:46Voilà, donc on ira un petit peu plus loin sur ce sujet-là.
00:50D'abord, comment en étant arrivé là ? Parlons de nos universités.
00:55Olivier Vial, vous êtes avec nous, vous êtes directeur du CRU.
00:58Et ça fait longtemps que vous alertez sur ces universités qui sont gangrénées.
01:04Tout a commencé, et certains invitent de le dire, mais tout a commencé par un meeting,
01:11pour reprendre le mot du ministre de l'Enseignement supérieur, je dis le mot meeting, de Rima Hassan.
01:17Oui, effectivement. C'est vrai que les universités, ça fait maintenant plusieurs décennies qu'elles sont extrêmement orientées politiquement,
01:24mais ce qui s'est passé et qu'on a vraiment remarqué, documenté, c'est une augmentation régulière ces dernières
01:31années
01:31et avec une accélération depuis début 2025 de la violence dans les universités.
01:38Une violence qui a été régulièrement augmentée avec une stratégie qui a changé et contre lesquelles les présidents de l
01:46'université n'ont rien fait.
01:47Le ministre de l'Enseignement supérieur qui a été averti, l'UNI, il l'a rencontré en novembre 2025
01:53en lui donnant un dossier avec 43 agressions, avec les plaintes, avec les photos,
01:57en lui montrant effectivement qu'il y avait une gradation, puisqu'on est passé de simples agressions classiques, entre guillemets,
02:04qui sont déjà condamnables, à des agressions avec des couteaux, à des agressions avec des barres de fer,
02:08avec des agressions qui sont prises en dehors même de la sphère militante,
02:11puisque la nouveauté depuis cinq ans des mouvements antifas, c'est qu'ils ne se contentent pas d'attaquer les
02:17militants pendant qu'ils militent.
02:19Ils vont faire du renseignement et ils vont aller les agresser devant chez eux,
02:23quand ils sortent du travail, quand ils sortent en soirée, quand ils sont seuls justement,
02:26de façon à pouvoir être en surnombre et créer un traumatisme qui, espère-t-il, leur fera arrêter de militer.
02:34Et ça, effectivement, c'est quelque chose qui a été extrêmement bien documenté.
02:37On avait, effectivement, à cette période-là, vu aussi quelques parlementaires
02:42et on leur avait dit que ça allait malheureusement mal se passer.
02:46Malheureusement, la mort de Quentin n'a fait que confirmer cela.
02:49Et, j'ai envie de dire, le plus grave, c'est que la violence des antifas
02:55n'est que la face émergée d'un iceberg et les plus radicaux ne sont pas les antifas.
03:00On a des gens beaucoup plus radicaux encore.
03:03Plus radicaux que les antifas ?
03:04Oui, plus radicaux que les antifas, avec des violences qui risquent d'être beaucoup plus enjeux.
03:08C'est-à-dire ?
03:09On a, par exemple, je ne sais pas si vous l'avez vu, mais...
03:12Non, parce que déjà, les antifas, c'est un niveau qu'on a déjà du mal à comprendre.
03:16Donc, plus radicaux que les antifas.
03:18Non, mais c'est important de se poser parce que tout ce qui se passe là aujourd'hui avec Quentin,
03:22je termine, pardon, excusez-moi, tout ce qui se passe avec Quentin, ça fait tellement longtemps qu'on en parle.
03:26Donc, c'est important d'être attentif à tout ce qui se dit.
03:29Qui est plus radicaux que les antifas ?
03:31En fait, il y a toute une galaxie d'ultra-gauche aujourd'hui,
03:33dont des gens qui ont renoué des liens avec des organisations terroristes.
03:39Je pense notamment, par exemple, à ceux qui, sur les campus, font venir le FPLP,
03:44le Front Populaire de Libération de la Palestine.
03:47Ce mouvement-là, par exemple, il faut se rappeler que dans les années 70,
03:50c'est lui qui a formé les militants d'action directe.
03:54Et aujourd'hui, on les fait revenir sur les campus.
03:57On les fait revenir sur les campus, le FPLP.
03:59Le FPLP a été invité, notamment à Lyon, il y a deux ans, par des étudiants,
04:03et ils ont fait des conférences à Lyon, ils ont fait des conférences à Toulouse.
04:06On a, à Bordeaux, Jean-Marc Rouillant, leader d'action directe,
04:11qui est invité pour faire une conférence sur le campus.
04:14Comment expliquer qu'il passe par les universités ?
04:18Comment, justement, les universités peuvent servir de tremplin pour cette ultra-gauche,
04:25pour cette ménage de la société ?
04:26La première raison, c'est qu'on a une forme de complaisance idéologique
04:32d'une partie des universitaires,
04:34notamment dans certaines disciplines universitaires,
04:36où on a vu se développer toutes les théories post-coloniales, anti-impérialistes, etc.,
04:41qui sont aujourd'hui un vernis académique à la haine de l'ultra-gauche.
04:45Et donc, elles donnent une légitimation.
04:47Par exemple, tout ce qu'on a pu lire ces derniers temps sur la haine de la police,
04:51il faut savoir qu'il y a des enseignants, il y a des universitaires
04:54qui en ont fait une discipline universitaire.
04:56Et donc, ça donne un vrai vernis académique à tous.
05:00Olivier Vial, restez avec nous.
05:02Je rappelle que le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste,
05:05a annoncé aujourd'hui qu'il n'y aurait pas d'autres meetings,
05:09c'est pour ça que je parlais du mot meeting,
05:11dans les universités,
05:13s'il y a un risque de trouble à l'ordre public,
05:17qui a avéré, voilà ce qu'il a dit quelques jours après la mort de Quentin Deranc.
05:22Donc, Gabriel Cluzel, parlons, donc je dis que ce matin,
05:25on va essayer de parler de comment est-ce qu'on en est arrivé là,
05:28des universités, du rôle des universités,
05:31du rôle des agressions qu'on a tues.
05:33On a justement un témoin dans le studio qui va parler dans un instant,
05:36on aura Kevin Loisy qui va témoigner dans un instant.
05:39On parlera effectivement de toutes ces étapes
05:41qui font qu'on en est arrivé là.
05:43Gabriel Cluzel.
05:43Oui, pardonnez-moi, je vous ai presque interrompu,
05:45parce que ça m'a fait réagir cette phrase du ministre de l'Enseignement supérieur.
05:49Parce qu'il dit, moi j'ai cru naïvement, au début j'avais mal lu,
05:51je me suis dit, tiens, il va interdire
05:52toutes les réunions politiques dans les universités.
05:56Je me suis dit, mais c'est une super idée,
05:58on ne vient pas pour écouter des meetings politiques dans les universités.
06:01Évidemment, ça paraît tomber sous le sens,
06:03mais il rajoute, si elle risque de provoquer un trouble à l'ordre public.
06:07Donc en fait, on revient à la situation antérieure,
06:09c'est-à-dire que les présidents d'universités
06:10vont interdire les intervenants de droite
06:12sous prétexte que la gauche va venir faire du bazar
06:16et donc causer du trouble à l'ordre public.
06:18Donc en fait, ça n'apporte rien.
06:20Sa déclaration, ça n'apporte rien, strictement rien.
06:24Moi je vais vous dire, tous responsables, tous coupables.
06:26Ça fait des dizaines d'années que ça dure, cette affaire.
06:28On laisse prospérer.
06:30La droite, quand elle est au pouvoir, n'a rien fait.
06:32Sous prétexte que l'université est un lieu en plus sanctuarisé.
06:35Les présidents de gauche, d'ailleurs, généralement des universités,
06:40laissent cette extrême gauche faire la loi.
06:42C'est insupportable,
06:44mais je peux vous dire que je les renvoie tous
06:46faire leur examen de conscience.
06:47Ils sont tous responsables.
06:49Tous coupables, tous responsables,
06:51selon Gabriel Cluzel.
06:52On marque une pause, on revient.
06:53On revient avec Édouard Binat aussi,
06:55qui est directeur de la COCA, un étudiant,
06:57qui va nous témoigner que tous les jours,
06:59à Sciences Po Lyon,
07:01il s'est fait agresser par la jeune garde.
07:03Et vous pouvez réagir,
07:04chers auditeurs d'Europe 1,
07:05au 01 80 20 39 21.
07:08Le numéro est non surtaxé.
07:09Il est 11h42.
07:10Vous écoutez Christine Kelly sur Europe 1.
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