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Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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00:00Europe 1
00:0416h-18h, Pascal Praud et vous
00:06Caroline Iturbide, Richard Millet, Gilbert Collard, Gauthier Le Brette et Olivier Guénec sont avec nous également dans ce studio de
00:12Mithy.
00:13Bonjour de Mithy.
00:15Bonjour.
00:15Vous êtes une amie proche de Quentin, vous êtes aujourd'hui étudiante en géopolitique et vous avez connu Quentin lorsque
00:22vous étiez dans le département de la Vienne.
00:24À Vienne, dans la ville de Vienne, c'est dans l'Isère mais c'est assez peu connu.
00:28Oui, effectivement nous étions ensemble dans la même paroisse à Notre-Dame-de-Lille donc c'est comme ça que
00:32j'ai fait sa connaissance il y a peut-être 4-5 ans.
00:34Et vous pourrez nous parler et évoquer sa mémoire.
00:38Mais avant cela je vais vous faire écouter ce qui s'est dit à l'Assemblée Nationale.
00:41On a déjà écouté tout à l'heure Yael Broun-Pivet, Mathilde Panot, Sébastien Lecornu, on a écouté une première
00:46phrase Gérald Darmanin.
00:47Je vous propose de l'écouter à nouveau sur la brutalisation de la vie politique.
00:50Et je pense que vous l'avez dit également, la brutalisation de la vie politique doit arrêter.
00:55Vous l'avez dit, M. Glucksmann l'a dit aussi, je voudrais souligner l'unanimité politique, quasiment l'unanimité politique.
01:02Il y a de la brutalisation quand on dit que la police tue alors que 10 à 15 policiers et
01:05gendarmes meurent par an.
01:06Il y a de la brutalisation lorsqu'on met la tête d'un ministre, en l'occurrence Olivier Dussopt, sur
01:14un ballon de football et on se déchaîne sur lui.
01:16Il y a de la brutalisation lorsqu'on justifie l'action de la jeune garde et qu'on investit aux
01:20candidats aux élections législatives, son dirigeant, déjà pour condamner pour violence physique.
01:27Jean-Paul Sartre disait que les mots étaient des revolvers chargés, que ceux qui arment les revolvers des mots les
01:33déchargent pour que nous puissions avoir une démocratie vivante
01:35et qui ne se termine pas par la mort de jeunes hommes et de jeunes femmes dans la rue.
01:40Merci beaucoup, monsieur le garde des Sceaux.
01:44Gérald Darmanin, ministre de la Justice, qui a fait une autre intervention qu'on a entendue tout à l'heure,
01:49d'ailleurs, sur la France Insoumise et la jeune garde.
01:51Mais là, je voulais vous faire écouter ce qu'a dit Laurent Wauquiez, président du groupe Les Républicains.
01:55C'était encore cet après-midi à l'Assemblée nationale.
01:58Dans notre région, dans notre ville, un fils qui est mort parce qu'il défendait ses idées, victime de la
02:03haine et de la barbarie.
02:05Ce n'est pas un fait divers, c'est le résultat de la banalisation de la violence politique.
02:09Il appartiendra à la justice de condamner, mais il appartient à chacun d'entre nous ici de dénoncer les responsabilités
02:14politiques qui ont mené à cette violence.
02:17Et cette violence ne vient pas de nulle part.
02:19Aujourd'hui, l'extrême-gauche a du sang sur les mains.
02:22Elle a du sang sur les mains quand elle a cautionné Notre-Dame de l'Inde.
02:26Elle a du sang sur les mains quand elle qualifie le Hamas de mouvement de résistance.
02:31Elle a du sang sur les mains quand elle a osé, ici, dans cet hémicycle, avoir des députés d'extrême
02:36-gauche qui ont applaudi l'un des leurs, fichés S,
02:38qui a osé proclamer dans cet hémicycle « Vive la jeune garde ».
02:43Cette violence, c'est celle que subissent des étudiants dans nos universités au quotidien.
02:48Cette violence, c'est celle qu'a voulu Jean-Luc Mélenchon comme un outil politique,
02:52quand il a déclaré qu'il fallait tout conflictualiser.
02:55Non, ce n'est pas l'extrême-gauche qui est agressée, c'est l'extrême-gauche qui agresse.
02:58Non, ce n'est pas la police qui tue, c'est l'extrême-gauche qui tue.
03:02Et monsieur le Premier ministre, tout ceci doit cesser.
03:05Doit cesser.
03:06L'impunité dont bénéficie la France insoumise dans la République.
03:11Voici des propos là aussi assez clairs et je n'ai pas souvenir...
03:16Il était temps, j'ai envie de dire Richard Mille, je suis même...
03:19Vous voyez, j'en arrive à être surpris de la réaction même d'un Laurent Wauquiez
03:25et de certaines voix que je n'imaginais pas aussi claires.
03:29Moi je trouve qu'il y a une responsabilité politique, ça c'est évident.
03:33Et c'est vrai que si on est curieux et qu'on regarde ce qui est en train de se
03:36passer
03:37au moment où on se parle à l'Assemblée nationale,
03:39on va comprendre un certain nombre de choses.
03:41Mais il y a aussi une responsabilité médiatique.
03:43Moi j'ai beaucoup suivi cette horrible histoire et cet horrible crime
03:47via plutôt les réseaux sociaux, tout ce qui se passe sur X, sur Instagram,
03:53tout ce qui est repris, etc.
03:54Et je m'étonne quand même et je me dis que la responsabilité médiatique
03:57est en train parfois de transformer ce pauvre Quentin en victime,
04:02enfin en coupable, alors que c'est la victime à la base.
04:05Donc c'est vrai qu'il y a toujours un traitement qui est un petit peu étrange.
04:09Je trouve, si on prend par exemple l'interview de Apolline de Malherbe,
04:12pour ne pas la citer, et ça m'embête vraiment de le faire,
04:15parce que ce matin elle était face à Marion Maréchal,
04:16et on a senti qu'elle n'avait pas envie de faire cette interview,
04:19elle n'était pas à l'aise, peut-être que ce n'est pas du tout
04:24une personne qu'elle avait envie d'interviewer,
04:26mais en fait c'était tellement gênant la prise d'opposition qu'elle a prise,
04:30que...
04:30Vous parlez d'Apolline de Malherbe ?
04:31Oui, d'Apolline de Malherbe, et vraiment, et ce n'est pas la seule,
04:34il y a plein de chaînes aujourd'hui...
04:36Elle n'est pas là pour vous répondre,
04:37je suis désolée de le faire,
04:41elle a quasiment transformé ce pauvre Quentin en coupable,
04:44alors que, bah si, je suis désolée, et ce n'est pas la seule.
04:47Aujourd'hui, il y a très peu, dans le champ médiatique,
04:49de personnes qui sont capables aussi de dire les choses telles qu'elles sont.
04:52Voilà.
04:53Bon, ce qui est certain, c'est qu'il y a ce qu'on appelle la réécriture
04:57qui a été mise en place, comme il y avait une réécriture après Crépaule
05:00qui avait tenté d'être faite.
05:02La thèse de la réécriture, c'est de dire deux bandes rivales se sont affrontées,
05:07c'est une rixe qui a mal tourné.
05:10Ça, c'est la réécriture.
05:11Alors, il faut attendre, effectivement, l'enquête,
05:14c'est pas ce qu'a dit le procureur hier,
05:15qui a parlé de guet-tapant,
05:17et qui a très clairement pris à partie,
05:19et qui n'est pas sur cette ligne-là.
05:21Et moi, j'ai quand même dû renseigner qu'eux.
05:23Et j'entends, effectivement, le procureur.
05:25Parce que la réécriture, c'est quelques secondes d'images,
05:29parce qu'on peut le dire, c'est Mediapart, il commence,
05:31c'est le canard enchaîné.
05:32Voilà, il se base sur quelques secondes d'images,
05:34et effectivement, ce qui fait foi,
05:36c'est ce que dit le procureur de la République.
05:38Bien sûr, bien sûr, bien sûr.
05:39C'est pour ses responsabilités, le procureur.
05:40Mais la réécriture, elle a joué pour Crépaule,
05:44et elle, en fait, c'est insupportable.
05:46Il faut bien comprendre que la caste médiatique,
05:49elle est, aujourd'hui,
05:51les méchants ne sont pas les bons méchants.
05:53Moi, j'ai une lecture,
05:55j'ai une lecture psychanalytique de la situation.
05:59C'est que tous ces journalistes,
06:02qui essayent maintenant
06:04d'incriminer indirectement,
06:08indirectement, je dis bien,
06:09Quentin, commencent à se sentir coupables.
06:12Et ils ont besoin de se déculpabiliser.
06:17Richard Millet, il me semble qu'on ne dit pas encore les choses.
06:20On ne dit pas, quand on parle de banalisation de la violence,
06:23de la vie politique, tout ce que vous voulez,
06:25on ne va pas jusqu'au bout.
06:26On ne fait pas l'analyse de ce que c'est que l'extrême gauche.
06:29Par exemple, jeune garde.
06:31Garde, ça fait penser pour moi,
06:33suite à cette dénarration, garde rouge.
06:34Garde rouge, c'était pas la rigolade.
06:36Ou ça peut faire penser aussi à la garde de fer,
06:38C'est-à-dire les nazis roumains pendant la guerre.
06:42Ça peut aussi faire passer à la vieille garde et à Napoléon.
06:45Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non.
06:46Je vous assure, là, j'entrerai pas là-dedans.
06:49Je lis le mot « je n'irai pas là-dedans ».
06:52Alors, restons sur les gardes rouges,
06:53parce que ça doit leur plaire.
06:55Il me semble qu'on ne fait pas cette analyse-là.
06:57On ne va pas jusqu'au bout.
06:58On s'arrête, peut-être, qu'une espèce de barrage
07:00d'unanimité qui condamne.
07:03Je suis d'accord avec vous,
07:04et je trouve que ce qu'a dit M. Lecornu
07:06est très juste et très pesé.
07:07mais on ne va pas jusqu'au bout.
07:09Là où vous avez raison d'aller jusqu'au bout,
07:11c'est de dire que ce ne sont pas des mouvements
07:14fascistes, mais ce sont des mouvements
07:16communistes, parce que le communisme existait
07:18avant le fascisme,
07:19et que le communisme
07:21a théorisé la prise de pouvoir
07:24par l'action violente.
07:26Et lorsqu'on parle d'antifa
07:28ou de fascisme, déjà c'est
07:29post-communiste.
07:31Les bolcheviques avaient théorisé ça,
07:34c'est peut-être cela que vous entendez ?
07:35Lénine disait le gauchisme, la maladie infantile
07:38du communisme.
07:39Robespierre l'avait théorisé avant.
07:41Bien sûr, donc c'est le communisme, c'est...
07:43Il faut examiner ça de beaucoup plus près.
07:45J'ai l'impression quand même que
07:47cet exercice-là est fait, Richard Lillier.
07:50Pas les hommes politiques.
07:51En tout cas, dans le débat, et on voit bien que
07:54chacun pointe
07:55du doigt la responsabilité
07:57de Mélenchon, et
07:59depuis, par exemple,
08:0150 ans que je m'intéresse à la vie politique
08:03française, aucun homme politique
08:05n'a été aussi violent,
08:07en ce sens qu'aucun
08:08ne s'est appuyé
08:11sur une formation aussi puissante.
08:13Peut-être qu'il y avait-il
08:14dans la vie politique
08:16française
08:17les uns et les autres
08:19qui pouvaient être aussi violents,
08:20mais ils ne faisaient pas
08:2118% à la présidentielle.
08:23Pascal, vous avez raison,
08:24vous avez raison,
08:24mais on pourrait aussi creuser
08:26du côté du trotskisme.
08:28Il y a la mamelle d'origine,
08:30si je peux dire, de Mélenchon,
08:32de Jospin et de quelques autres.
08:33C'est-à-dire, ça nous entraînerait trop loin.
08:35– Ça nous entraînerait trop loin.
08:36– Voilà, mais le trotskisme,
08:37mais non, ça nous entraînerait trop loin.
08:38– Le Lambertisme,
08:39– Mais les Lambertistes,
08:40c'est ce que je voulais parler,
08:42ils ont été tous formés à ça.
08:44C'est une technique
08:45d'occupation du pouvoir.
08:47– De violence.
08:47– De violence,
08:48et de l'administration, notamment.
08:50– La théorie du chaos.
08:51– Exact.
08:52– Oui, mais ça,
08:53elle est assez...
08:54– Mais l'enchant,
08:54elle est lisible.
08:55– Elle est lisible.
08:59– Je te rejoins complètement.
09:02On oublie trop que Lénine,
09:05c'est d'abord et avant tout
09:06inspiré de Robespierre.
09:08Elle est père fondateur,
09:09ce sont quand même chez nous,
09:11c'est Robespierre, Marat et compagnie.
09:13Bon, et quand on lit,
09:14quand on lit les textes fondateurs
09:16de la révolution bolchevique,
09:18on trouve le mode d'emploi.
09:20Il faut suivre les gens,
09:22il faut occuper
09:24les lieux institutionnels,
09:26les postes,
09:29les centres où il y a les impôts,
09:31il ne faut pas hésiter
09:32à frapper les banques.
09:33À l'époque,
09:34c'était attaquer les banques
09:35et il faut semer
09:37chez l'autre la terreur.
09:40Voilà.
09:40– Exactement.
09:41Ce qui fait que des étudiants,
09:42par exemple,
09:43n'iront plus dans ces universités
09:45parce qu'ils auront peur,
09:46ce qui fait peut-être
09:46que lorsque le collectif Némésis,
09:49si vous êtes un parent
09:51d'une jeune femme,
09:52vous lui dites que tu es gentil,
09:53voilà, il n'y va pas.
09:54Allez, on marque une pause.
09:55Il est 16h42
09:56et on va s'intéresser à l'enquête.
09:58Je ne sais pas si Jean-Baptiste
09:59martissera dans notre studio
10:01ces prochaines minutes,
10:02mais en tout cas,
10:02Demi-Tille est là.
10:04C'est une amie proche de Quentin
10:05et elle va pouvoir nous parler
10:07précisément de Quentin.
10:08À tout de suite.
10:08– Vous écoutez Pascal Proué-Vous
10:10sur Europe 1.
10:11Dans un instant,
10:12nous revenons.
10:13– Sous-titrage Société Radio-Canada
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