- il y a 6 semaines
- #faceaface
Eliot Deval reçoit deux éditorialistes aux idées diamétralement opposées, dans #FaceaFace
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00:00Il est 19h sur CNews et ravi de vous retrouver pour le face-à-face, non pas entre Gilles-William-Golnadel, le chevalier blanc, mais Éric Revelle, homme de confiance, homme qui ne m'attaquera pas sur les réseaux sociaux.
00:13Le lancier bleu.
00:14Le comment ?
00:15Le lancier bleu.
00:16Eh bien écoutez, pourquoi pas, vous serez face au baron noir. Il n'y a pas eu de tweet incendiaire de Gilles-William-Golnadel.
00:22Je m'apprêtais et puis...
00:24Mais vous imaginez, chaque semaine on est ciblé, les noms sont changés.
00:28Oui, on est désigné à la vindicte populaire.
00:30Oui, oui, oui. C'est l'extrémisme de Gilles-William-Golnadel qui a décidé de prendre un peu de repos, mais que nous retrouvons bien évidemment dès demain sur CNews.
00:41Et la semaine prochaine bien sûr pour le face-à-face. Le point sur l'information puisqu'il est 19h, c'est maintenant avec Isabelle Piboulot. Bonjour Isabelle.
00:52Bonsoir Elliot, bonsoir à tous.
00:53C'est la une au lendemain de la mort de Quentin. La jeune garde a publié un communiqué. Le mouvement d'extrême gauche assure qu'il ne saurait être tenu pour responsable.
01:02Jean-Luc Mélenchon, lui, en meeting à Montpellier, exprime la sidération, l'empathie et la compassion des insoumis aux proches de l'étudiant de 23 ans.
01:10Dans le même temps, plusieurs rassemblements en hommage à Quentin ont eu lieu en France, comme à Paris, devant la Sorbonne, afin de réclamer justice pour la victime.
01:19Autre rassemblement à Paris, en mémoire d'Ilan Halimi, organisé par la Ligue de défense juive.
01:24Les participants se sont retrouvés boulevard Voltaire où travaillait à l'époque le jeune homme torturé par le gang des barbares parce que juif, c'était il y a 20 ans.
01:33Un précédent hommage lui avait été rendu vendredi à l'Elysée où un chêne a été planté. Emmanuel Macron a appelé à renforcer l'arsenal pénal face à l'antisémitisme.
01:44Donald Trump appelle à une démilitarisation complète et immédiate du Hamas dans le cadre de la deuxième phase de son plan visant à mettre fin à la guerre à Gaza.
01:53Par ailleurs, 5 milliards de dollars seront alloués pour la reconstruction du territoire palestinien.
01:58L'annonce officielle sera faite à l'occasion d'une réunion de son Conseil de paix jeudi prochain à Washington.
02:05Benjamin Netanyahou appelle au démantèlement de la capacité d'enrichissement d'uranium de l'Iran.
02:11Le Premier ministre israélien estime que pour qu'un accord soit conclu entre Washington et Téhéran, tout le matériel enrichi doit quitter l'Iran, dit-il.
02:20La République islamique, elle, se dit prête à un compromis sur son stock d'uranium enrichi.
02:25La contrepartie, une levée des sanctions américaines qui pénalisent son économie.
02:30Le ministre iranien des Affaires étrangères est en route pour Genève en vue de nouvelles discussions avec les Etats-Unis.
02:36Les pourparlers initiés la semaine dernière à Oman sur le nucléaire doivent se poursuivre.
02:42Un militaire grièvement blessé par un tir d'arme à feu d'un de ses camarades.
02:46L'incident a eu lieu la nuit dernière à l'hôpital Persy de Clamart où des soldats sont affectés.
02:52La victime, touchée à la tête, se trouve dans un état grave.
02:56Son camarade, lui, a été placé en garde à vue.
02:59À ce stade, aucune hypothèse n'est exclue.
03:01Le parquet de Nanterre a ouvert une enquête pour tentative de meurtre.
03:05Enfin, au JO d'hiver, les fondeurs français décrochent l'argent sur le relais porté par Matisse Desloges.
03:11La Norvège a pris la première place.
03:13L'Italie, elle, termine en bronze.
03:15La délégation française cumule donc au total 15 médailles.
03:18Merci Isabelle Piboulot pour le point sur l'information.
03:23On est donc avec Julien Drey et Éric Revelle pour le face-à-face.
03:29Et nous allons commencer avec cette actualité dramatique.
03:32Et le meurtre de Quentin, décédé des suites de ses blessures,
03:35samedi après-midi, agressé, linché, jeudi soir, à Lyon.
03:42L'enquête est en cours.
03:43Nous serons extrêmement prudents, comme depuis le début du traitement de cette actualité dramatique.
03:51Je le disais, vous avez pu apercevoir un portrait qui a été donné aux rédactions
03:57par l'entourage amical de Quentin, qui a été lynché au sol par des individus qui sont activement recherchés.
04:06Il y a le parquet et le procureur qui feront une conférence de presse demain à 15h,
04:13puisqu'il y a des nouveaux éléments significatifs, visiblement,
04:16qui permettent au procureur de prendre la parole et de s'exprimer demain.
04:20Mais la question que j'aimerais vous poser, et vous la voyez actuellement à l'écran,
04:25est-ce qu'on peut considérer que Quentin est victime d'un crime, d'un crime politique, selon vous, Éric Revelle ?
04:32D'un crime, c'est certain.
04:34On a vu des vidéos, alors on va les commenter avec prudence,
04:37mais on voit visiblement Quentin au sol, rouer de coups, des coups dans le visage, dans la tête.
04:44Donc c'est un crime politique.
04:45Visiblement, il assurait la protection d'une association féministe
04:52qui manifestait contre la venue de Rima Hassan dans cette université à Lyon.
04:57Donc s'il a été roué de coups par l'extrême gauche, c'est évidemment un crime politique.
05:03Moi, je réponds par l'affirmation.
05:05Julien Drey, quel regard portez-vous sur cette actualité, je le disais, dramatique ?
05:09Le problème, c'est que maintenant, tout le monde va se défausser.
05:17C'est le moment où chacun va dire, moi, je ne suis responsable de rien,
05:21je n'ai rien à voir avec tout cela.
05:24Voilà, la vérité, c'est qu'il y a depuis maintenant plusieurs mois,
05:29et même depuis plusieurs années, une dérive qui s'est installée,
05:32et où la violence est devenue un acte de combat politique.
05:37Et où un certain nombre de ceux qui pratiquent cette violence
05:40considèrent que c'est le summum de leur action.
05:45Voilà.
05:47Moi, vous savez, je vais vous raconter une anecdote comme ça.
05:50Quand j'ai fait, j'ai fondé la SOS Racisme,
05:52je l'ai fondé justement contre ça, au départ.
05:55Parce que c'est en 1983, il y avait cette bataille de services d'ordre
05:58à chaque municipal, entre services d'ordre à l'époque du Front National,
06:03services d'ordre de l'extrême gauche.
06:04Et je savais que la logique de cet affrontement dit
06:06« militaire », entre guillemets, allait conduire à ce genre de drame.
06:11Alors là, vous savez, j'ai regardé les images,
06:14je ne sais pas comment tout ça va être interprété,
06:16mais l'acharnement lâche.
06:20Parce qu'ils étaient 4, 5 sur une seule personne.
06:22On ne peut rien avoir avec ces gens-là. Rien.
06:29Et ce n'est pas parce qu'à un moment donné ou à un autre,
06:30ils se revendiquent d'une idéologie qu'on peut se sentir concerné.
06:35Au contraire, ces méthodes, ces groupes,
06:40ceux qui pratiquent cela n'ont rien à voir.
06:42Et je le dis pour ma famille politique, avec la gauche.
06:45Et il faut qu'il n'y ait aucune complaisance,
06:48à aucun moment, à l'égard de ce genre de choses.
06:50Un cordon sanitaire doit être établi avec ces groupuscules-là.
06:55Ce sont les meilleurs alliés, par ce type de comportement,
06:59à la fin des dérives dans nos sociétés.
07:03– Oui, je viendrai, mais il y a quand même une ambiguïté
07:06qu'on relève dans les déclarations des uns et des autres.
07:08Je vais vous en donner deux.
07:09L'une de Jean-Luc Mélenchon, qui dit donc sa sidération, sa compassion,
07:14il a mis du temps à réagir, le leader de la France insoumise,
07:17mais il a réagi.
07:18Et il dit, de toute façon, la violence rabougrie de mouvements sociaux,
07:22elle entraîne souvent la répression de l'État bourgeois, sans ces termes.
07:25Donc il dit qu'on ne se méprenne pas,
07:28et les filles n'est pas pour la violence.
07:31Mais tout de même, la jeune garde, on verra si elle est responsable ou pas,
07:35ce groupuscule antifaf emmené par un député de la France insoumise,
07:40M. Raphaël Arnaud, prône la violence.
07:44M. Hollande, que vous connaissez bien, je viendrai,
07:47a fait un tweet pour expliquer, grand Dieu,
07:50que la démocratie était en danger après ce crime politique.
07:54Il a raison, mais ce n'est pas le même François Hollande
07:56qui avait accepté de se présenter à une élection législative,
08:00avec le label NFP, dans lequel il y avait précisément la France insoumise.
08:07Donc ces ambiguïtés de la gauche, parfois républicaine,
08:09Julien Drey, je vous le dis tranquillement,
08:11il faudrait les lever, il faudrait les lever.
08:15Le seul, je trouve, à gauche qui incarne un esprit différent,
08:21me semble-t-il, c'est M. Glucksmann de Place Publique.
08:24Il s'est démarqué depuis longtemps,
08:26mais le restant de vos amis du Parti Socialiste, pardonnez-moi,
08:29lorsqu'il y a une élection, ils sont tout à fait contents
08:31d'avoir le label, l'onction de la France insoumise.
08:36Alors, je note que vous oubliez les déclarations des autres,
08:44parce que je pense que j'ai été d'une clarté absolue depuis plusieurs années
08:47sur ces questions-là.
08:48Et je pense même que j'ai été, avec Manuel Valls,
08:51un des premiers à dire cela.
08:53Et c'est pour ça que ce soir, j'ai pris la précaution,
08:55en commençant cette émission,
08:57en disant que ce qui s'est passé doit...
08:59les leçons doivent être tirées.
09:02Et c'est pour ça que je parle de cordon sanitaire.
09:04Vous savez, pendant tout un temps, dans les années 80,
09:06la gauche exigeait de la droite républicaine
09:08qu'elle ne pactise pas avec le Front National et qu'elle établisse.
09:12Et bien, ce que nous avons exigé à l'époque,
09:14nous devons nous l'exiger à nous-mêmes, aujourd'hui.
09:16Et nous devons être d'une clarté absolue.
09:18– Mais pardon, vous citez Manuel Valls.
09:20– Pardon, je ne suis pas dans le pardon.
09:22– Non, non, non, non, non, non.
09:24– Je suis dans l'explication et je vais la finir.
09:27– Pardonnez-moi.
09:28– Je vais la finir.
09:29Donc, je crois que mes termes sont clairs.
09:31Alors, vous pouvez continuer à me faire un procès politique,
09:34c'est votre droit,
09:35et penser que le moment est venu de le faire.
09:38Mais moi, je pense que c'est une clarté.
09:40Et quand je dis ça, je vais vous dire une chose.
09:41Vous savez, moi, je ne me plains pas.
09:45Et je ne cherche pas de protection.
09:46mais si vous imaginez le nombre de menaces
09:50que je reçois
09:52et le fait que je suis obligé de faire très attention,
09:56y compris parce qu'on m'a dit,
09:58parce que justement, je prends cette position-là
10:00et ces positions-là,
10:02et notamment depuis le 7 octobre 2023.
10:05Moi, je ne cherche aucune protection de l'État,
10:07je n'ai jamais rien demandé.
10:08– Puis je me permets de vous faire remarquer une chose.
10:11Vous dites, j'étais l'un des premiers avec Manuel Valls.
10:13– Oui, il n'y a aucune fierté là-dessus.
10:15Manuel Valls, on l'a beaucoup entendu,
10:17et ça restera, c'est l'homme qui a dit
10:19« il y a deux gauches irréconciliables ».
10:22Pardonnez-moi, je reviens au cas de François Hollande
10:24que vous connaissez bien, que vous avez conseillé.
10:26François Hollande, il n'est pas dans deux gauches irréconciliables.
10:30Il est dans l'idée qu'il faut être élu à tout prix
10:33et que ces deux gauches irréconciliables
10:35qui seraient l'extrême-gauche et la gauche républicaine,
10:36au moment des élections, ne font qu'une pour précisément être élu.
10:41– Alors je vais refaire un peu de pédagogie,
10:43parce que visiblement, vous faites comme si vous n'entendez pas ce que je dis.
10:47– J'essaie de comprendre.
10:48– Non, non, non, ça va comprendre, vous êtes capable de comprendre,
10:52vous êtes très intelligent, je le sais,
10:54et ce n'est qu'un compliment que je vous fais,
10:56parce que vous avez été bien formé politiquement dans votre jeunesse.
10:59– J'ai fait le nom des études économiques.
11:01– Voilà, exactement, vous voyez ce que je veux dire ?
11:04Donc, je vous le dis, et je crois que c'est comme cela qu'il faut l'entendre.
11:11Le moment est venu pour ceux qui avaient encore des hésitations,
11:15ou qui pensaient que, ou ceux qui disent oui mais,
11:18il n'y a pas de oui mais, il y a oui, point à la ligne.
11:20Et ce oui, c'est que nous n'avons rien à voir avec ces méthodes et avec ces gens.
11:24– Donc ça veut dire pour les prochaines élections…
11:27– J'allais y arriver, j'allais y arriver.
11:29– Allez-y, plus de compromissions.
11:30– Mais oui, mais voilà, je vous le dis.
11:32Ça veut dire que, je pense, notamment dans les élections municipales qui vont arriver,
11:36que tous ceux qui feront le pari de rassembler, soi-disant, toute la gauche,
11:43et donc d'intégrer les courants qui représentent ceux que j'ai dénoncés là,
11:48feront une erreur, et je pense, comme le disait la fameuse formule,
11:51que des fois, il faut savoir perdre une élection pour garder son honneur.
11:55– Je voudrais qu'on écoute Jean-Luc Mélenchon qui s'est exprimé,
11:57vous l'avez entendu dans le journal d'Isabelle Piboulot,
12:01il a effectivement, cet après-midi, exprimé la sidération, l'empathie et la compassion des insoumis.
12:06C'est d'ailleurs, je vais vous montrer, la une de la dépêche de l'agence France Presse.
12:12Mais dans ce meeting, il n'a pas dit que ça, puisque visiblement,
12:17Jean-Luc Mélenchon fait l'enquête, peut-être mieux que les enquêteurs,
12:23et a des informations supplémentaires que tous les médias n'auront pas et n'auraient pas.
12:29Et dans la même séquence, ce qui est terrible, c'est que vous allez avoir la séquence de l'inversion victimaire
12:35avec cette phrase de Jean-Luc Mélenchon,
12:38« C'est nous qui sommes agressés réunion après réunion ».
12:42Écoutez.
12:42– Que ce soit bien clair, c'est nous qui sommes agressés réunion après réunion.
12:51À la fin du mois de janvier, une fois tous les deux jours,
12:54les trois dernières réunions que j'ai faites,
12:57nous avons été agressés par des gens qui s'appellent tantôt Némésis,
13:01tantôt nous vivrons, et qui viennent dans les salles pousser des cris,
13:06se rouler par terre, essayer de prendre des coups,
13:09et à chaque fois, nous les repoussons en nous moquant d'eux.
13:12À Toulouse, j'ai même pas eu le temps de nous moquer d'eux,
13:13tellement ils couraient vite pour arriver à la porte.
13:16Alors ça va, hein ?
13:17Et là, qu'est-ce que je lis ?
13:20Nous étions là pour faire un happening,
13:24et il y avait un service de sécurité pour sécuriser le happening.
13:27Autrement dit, ces gens se vantent d'être venus à une de nos réunions
13:31pour l'empêcher de fonctionner.
13:35Tout ce que dit, dans la deuxième partie, Jean-Luc Mélenchon est gravissime.
13:39Le collectif Némésis n'est pas rentré dans Sciences Po Lyon,
13:42mais était à l'extérieur.
13:44Ils étaient à peine une quinzaine de jeunes filles avec une banderole.
13:49L'une d'entre elles a été projetée au sol.
13:51Elle a plus de 12 jours d'ITT.
13:54La séquence, d'ailleurs, a été filmée.
13:58Elle a pu être relayée massivement sur les réseaux sociaux,
14:01mais absolument pas à la télé.
14:04Et puis la désinvolture, la manière dont il parle de l'association Nous Vivrons,
14:08qui est une association qui a été fondée au moment du pogrom du 7 octobre,
14:13pour que, justement, on n'oublie pas les victimes de ce pogrom le 7 octobre 2023.
14:23Vous qui connaissez bien Jean-Luc Mélenchon,
14:25comment vous décodez cette déclaration du chef de file de la France insommite, Julien Drey ?
14:30Il y a deux temps.
14:32La première, c'est que Jean-Luc Mélenchon sait qu'à la veille des élections municipales,
14:36qui sont décisives pour lui dans la préparation de sa candidature à l'élection présidentielle,
14:40ce qui vient de se passer peut porter atteinte à l'honneur de son mouvement
14:45et à son score électoral.
14:47Donc il a besoin de se démarquer.
14:51Mais en même temps, il a besoin aussi de garder toute une partie des troupes
14:54qu'il a réunies autour de lui.
14:55Donc il essaye de trouver cet équilibre en disant d'un côté j'ai la compassion,
15:00mais de l'autre, tout de suite, il se met en avant en disant nous sommes attaqués.
15:05Mais vous savez, il y a beaucoup de gens qui n'oublient pas les propos qu'il tient.
15:08Et depuis des mois et des mois.
15:12Et des propos terribles.
15:14Parce qu'au point de départ de ce drame, il y a quand même un meeting à Sciences Po.
15:21Exactement.
15:22Présenté comme une conférence.
15:24Et ce meeting-là, excusez-moi, il n'a pas sa place.
15:28Cette dame n'a pas sa place dans les universités françaises.
15:32On regarde les propos qu'elle tient, des récents propos qu'elle a tenus.
15:35Et je suis d'ailleurs étonné que la direction de Sciences Po ait donné l'autorisation d'une telle réunion.
15:42La justice française, pour l'instant, regarde ailleurs.
15:45Toutes les plaintes qui ont été faites n'ont pas été instruites.
15:50Donc c'est ça la question qui est posée.
15:52L'inversion victimaire chez Jean-Luc Mélenchon, me semble-t-il, mais je reviendrai l'expert.
15:59C'est une grande idée.
16:04Je ne sais pas si vous avez vu, après l'annonce de la mort de Quentin,
16:08sur les réseaux sociaux, beaucoup d'élus de la France insoumise
16:11ont mis en avant le fait que les vitrines de leur permanence de députés avaient été taguées.
16:19Ce qui est évidemment condamnable.
16:21Bien sûr, mais si vous voulez, quand on parle de la mort d'un jeune garçon de 23 ans
16:26qui avait un casier judiciaire vierge, qui étudiait les maths, la philo,
16:32qui était dans une paroisse, il a le droit d'être catholique.
16:34Il allait tous les dimanches à la messe.
16:37Pardonnez-moi, mais on ne peut pas mettre en contrepoint
16:39pour essayer d'inverser la charge de la victime et du drame
16:43que des permanences de députés éléfistes qu'on peut regretter
16:46ont été taguées ou sur lesquelles on envoyait de la peinture.
16:50Ou des happenings dans des meetings.
16:53C'est exactement ce qu'il dit d'ailleurs.
16:54Il dit que c'est nous qui sommes agressés.
16:56Oui, mais des happenings dans les meetings, il y en a toujours eu.
16:58Mais le point essentiel qu'a soulevé Julien Dré,
17:00et là je suis totalement en accord,
17:02il faut arrêter de donner à Mme Rima Hassan
17:05la possibilité de tenir des meetings politiques
17:08et non pas des conférences, et encore moins des conférences-débats
17:11dans des lieux où on forme les élites intellectuelles du pays
17:15dans les années à venir.
17:17Parce que vous voyez bien que le grand schisme,
17:19l'ensemencement du terrain culturel via Mme Rima Hassan,
17:24il va nous amener à une extrémisation du débat politique.
17:29Je note aussi, parce qu'on l'a oublié,
17:32je n'ai jamais entendu les gens de la France insoumise être révoltés
17:35lorsque Mme Agazansky-Sylviane,
17:38philosophe, épouse de l'ancien Premier ministre Lionel Jospin,
17:43se voyait empêchée d'aller faire un débat dans une université.
17:49Lorsque François Hollande, sur un livre qu'il avait publié,
17:52voyait ce livre déchiré en place publique.
17:54Ces gens ont une liberté d'expression, et je mets très variable.
17:59Et moi, je suis extrêmement choqué, je vous le dis,
18:02que la direction de Sciences Po Lyon,
18:05alors ils ont fait un communiqué pour dire qu'ils avaient pris
18:07toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de ce meeting politique.
18:13Mais le vrai sujet, on est quand même sur une échéance électorale importante,
18:18celle des municipales, puis celle de la présidentielle.
18:20Comment se fait-il qu'on puisse donner une telle crédibilité politique à quelqu'un,
18:27Mme Rima Hassan, je le dis tranquillement,
18:29qui est députée européenne, mais qui ne s'occupe pas du sort des agriculteurs français,
18:33qui n'a qu'un mot à la bouche, c'est Gaza et Israël,
18:37comment se fait-il qu'on lui donne la parole pour déverser des sceaux de haine ?
18:41On parlera du traitement médiatique, mais c'est très important.
18:43La Dépêche, par exemple, qui est présentée par l'agence France Presse,
18:47va sur le terrain de Jean-Luc Mélenchon et titre qu'il exprime
18:51« La sidération, l'empathie, la compassion des insoumis »,
18:53ce qui est factuellement frais.
18:54Il l'a dit, mais il dit également « C'est nous qui sommes agressés »
18:59et il fait le parallèle avec ces collectifs,
19:02que ce soit Némésis, collectifs féministes,
19:04où nous vivrons ce collectif qui a été lancé à partir du 7 octobre,
19:09qui interpellent les leaders de la France insoumise
19:14lorsqu'ils interviennent publiquement.
19:18Et il va...
19:19Vous voyez, dans le traitement médiatique,
19:21c'est-à-dire qu'est-ce qui paraît être le plus important
19:25dans ces deux informations libres à chacun,
19:28évidemment, de voir Midi à sa porte.
19:33Ça vient de trouver...
19:33Mais c'est clair que sur le traitement de l'information...
19:35C'est incroyable.
19:35Vous avez même été très surpris par le traitement de l'information
19:39du côté de France Télévité.
19:40Oui, parce que j'ai noté que toute une partie de la presse
19:43avait une prudence, non pas excessive,
19:46mais une extrême prudence, je dirais,
19:48dès le début, en essayant de relativiser
19:51ou même de renvoyer ça à une rixe,
19:55voilà, alors que les choses étaient très claires.
19:58Et donc, c'est une erreur, d'après moi.
20:02On sentait une forme de gêne, pour être clair.
20:04Vous êtes allé plus loin.
20:05Et France Info, il n'y a pas un problème.
20:06Il est 11h du matin sur votre site.
20:08La mort d'un jeune homme de 24 ans à Lyon n'est pas annoncée.
20:12Les faits relatés se trouvent en bas de page.
20:14C'est honteux et inadmissible.
20:16Voilà ce que vous avez tweeté.
20:18David Lissnard, lui aussi, il considère que France Info,
20:23c'est France Pravda.
20:24L'extrême qu'il fallait citer pour une information objective
20:28et l'extrême gauche, celle qui conspue, celle qui tue, tabasse,
20:32y compris en marge, non pas d'une prise de parole,
20:36elle n'est ni prof ni conférencière,
20:37mais d'un meeting de Rima Hassan, elle-même,
20:40d'extrême gauche et pro-terrorisme,
20:42au plaisir de venir en parler sur votre antenne.
20:45Et je sais que je vous ferai découvrir,
20:47aux téléspectateurs de CNews,
20:49un autre message de David Lissnard,
20:51parce que je peux vous dire,
20:52il ne va pas lâcher le service public.
20:53Ah ben, on me dit qu'on l'a en régie.
20:57Regardez David Lissnard,
20:58parce qu'ils ont fait venir M. Boulou,
21:02qui expliquait que la jeune garde, c'est l'autodéfense.
21:06Tout est répugnant, y compris que ce soit avec nos impôts.
21:08Qui a décidé de l'inviter ?
21:09Cette chaîne publique rend-elle des comptes au public ?
21:11N'existe-t-il pas un cahier des charges,
21:13des règles déontologiques ?
21:14Un ministère censé représenter le public auquel
21:16est censé appartenir le service public ?
21:19La France est-elle gouvernée ?
21:20Sinon, pourquoi les supposés gouvernements restent-ils ?
21:23Si oui, comment justifient-ils leur inaction complice ?
21:27Ça vient de tomber, je le disais,
21:29le groupe UDR demande et interpelle
21:32Yael Brown-Pivet pour qu'une minute de silence
21:34soit organisée à l'Assemblée nationale
21:37en hommage à Quentin.
21:39Est-ce que vous y êtes favorable, Éric Revelle ?
21:43Pour sa mémoire, ce serait une belle chose.
21:45Maintenant, le nombre de victimes,
21:50parfois sur des crimes absolument odieux aussi,
21:54qui ne sont plus des faits divers, mais des faits de société,
21:56mériteraient tout autant une minute de silence.
21:59Mais je voudrais juste revenir sur ce que vous avez dit
22:01sur cette chaîne publique,
22:03parce que moi j'ai assisté à un caviardage,
22:05ce qu'on appelle un caviardage,
22:06c'est-à-dire que vous ne donnez que la moitié des choses
22:09et vous enlevez le reste.
22:10Dans le communiqué de l'avocat de la famille de Quentin,
22:14il est écrit dès le début
22:15que ce n'est sans doute pas une RICS,
22:18mais plutôt un lynchage.
22:20Dans l'un des premiers papiers de France Info sur le site,
22:23il y a écrit que ce n'est sans doute pas une RICS.
22:26Mais on ne parle pas de lynchage.
22:28Voilà, cette façon, si vous voulez, insidieuse quand même.
22:31Là, il s'agit d'un communiqué officiel.
22:33Moi, ça me trouble beaucoup.
22:35Quand on fait ce métier de l'information,
22:37il faut essayer d'être complet.
22:40Et là...
22:41Et c'est le patron de presse que vous avez...
22:42Voilà, et là, j'ai un problème.
22:44Qui parle, peut-être.
22:45Une minute de silence.
22:46Vous, l'ancien député Julien Dray,
22:49on a vécu des minutes de silence ces dernières semaines,
22:52ces derniers mois à l'Assemblée nationale.
22:53Je pense que l'Assemblée nationale le fera.
22:56C'est un devoir.
22:58Je suis dit, il faut faire attention
22:59que ces minutes de silence ne deviennent pas
23:01une forme, je dirais, de sauf-conduit
23:04par rapport à...
23:06Vous voyez ce que je veux dire ?
23:08De soldes de tout compte.
23:09Voilà.
23:10Je cherchais l'expression.
23:11Merci de...
23:11Voilà.
23:12Voilà.
23:13Donc, oui, il l'a faux pour la mémoire de ce jeune
23:15et de tout ce que ça porte
23:18pour sa famille, pour ses amis, etc.
23:21Et le deuil qui en découle.
23:23Mais, si vous voulez, par rapport au débat qu'on a,
23:26quand j'ai dit cordon sanitaire,
23:28ça veut dire qu'effectivement,
23:29il y a toute une partie de la gauche
23:31qui doit être maintenant...
23:34Il doit y avoir une introspection.
23:36Et cette tentation qui est de dire
23:38c'est quelque part un peu notre famille
23:41et donc il faut faire attention
23:42parce qu'il ne faut pas tirer contre son camp,
23:44il ne faut pas faire le jeu des choses,
23:47ils ne se rendent pas compte qu'en même temps,
23:50ils se tirent eux-mêmes une balle dans le pied.
23:51Parce que la suspicion s'installe.
23:53On revient dans un instant,
23:54on verra la déclaration d'Emmanuel Macron
23:56qui lui aussi a pris la plume
23:58pour adresser un message
24:00à la famille de Quentin.
24:03En revanche, il a oublié
24:05la formule qui n'a pas été oubliée
24:07par le ministère de la Justice,
24:08c'est le garde des Sceaux.
24:10C'est qui a commis cet acte
24:12barbare et sauvage ?
24:14C'est l'ultra-gauche, l'extrême-gauche.
24:15Pourquoi aujourd'hui,
24:17cette menace a été peut-être sous-estimée ?
24:18On se posera la question dans un instant.
24:20Restez avec nous.
24:20On poursuit le face-à-face
24:25entre Éric Revelle et Julien Drey
24:28alors que notre discussion est portée,
24:31bien sûr,
24:32et notre réflexion autour de ce drame
24:34et la mort de Quentin,
24:3723 ans, lynché,
24:39décédé des suites de ses blessures
24:41à Lyon,
24:42décédé samedi après-midi.
24:44La une du journal du dimanche,
24:46c'est l'extrême-gauche tue,
24:47impunité des militants,
24:49complaisance des politiques,
24:50indifférences des médias,
24:53enquête aussi sur les milices
24:54de la France insoumise.
24:57Et je voulais savoir si pour vous,
24:59c'était un tournant également,
25:01ce qui avait pu se passer
25:02jeudi soir dernier.
25:05Un tournant parce qu'il est rare
25:06qu'Emmanuel Macron prenne la parole
25:08sur ce qu'il peut considérer parfois
25:10être des faits divers.
25:12D'ailleurs, il y a une France
25:15qui est extrêmement choquée
25:16avec cette formule de faits divers.
25:17Mais quand il y a un fait de société,
25:19là, il prend la parole.
25:21Et peut-être que cette violence
25:22qui s'est exprimée jeudi soir
25:25est désormais considérée
25:26au plus haut sommet de l'État
25:28comme un fait de société.
25:29Revoyons le message
25:30d'Emmanuel Macron
25:31qui a adressé un hommage
25:34et à la famille
25:35et bien sûr à la victime.
25:39Mais moi, ce qui m'intéresse,
25:40c'est ce qu'il va dire.
25:40En République,
25:41aucune cause,
25:42aucune idéologie
25:43ne justifieront jamais
25:44que l'on tue.
25:45Au contraire,
25:45tout le sens de nos institutions
25:47est de civiliser les débats
25:48et de protéger
25:49la libre expression d'arguments
25:51pour suivre,
25:51traduire devant la justice
25:52et condamner les auteurs
25:53de cet ignominium
25:54est indispensable.
25:55La haine qui assassine
25:56n'a pas sa place chez nous.
25:57J'appelle au calme,
25:58à la retenue et au respect.
25:59Mais cette haine
26:00qui a assassiné,
26:02c'est quoi comme haine ?
26:03C'est quoi comme violence ?
26:05Ça vient d'où ?
26:05Et le fait de ne pas prononcer
26:09le mot extrême-gauche
26:10ou ultra-gauche
26:11prononcé aujourd'hui
26:13par le garde des Sceaux
26:14Gérald Darmanin,
26:16elle interroge.
26:17Pourquoi cette pudeur-là,
26:19Éric Revelle ?
26:20Est-ce qu'on a sous-estimé
26:21la menace de l'extrême-gauche ?
26:23Je pense qu'on l'a sous-estimée
26:24comme à une époque,
26:26on sous-estimait
26:27et on parlait peu
26:28de la menace d'extrême-droite
26:31il y a quelques décennies
26:33dans des universités.
26:34Ça arrivait.
26:34Mais je vais vous dire,
26:36moi, sur la déclaration
26:37d'Emmanuel Macron,
26:38bien qu'il ait pour la première fois
26:39affublé LFI
26:41du qualificatif
26:43d'extrême-gauche,
26:45je pense que Gérald Darmanin
26:46est dans son rôle
26:47de ministre de la Justice
26:48peut-être candidat
26:49à la présidentielle
26:50et le président de la République
26:51est dans le sien.
26:52Pourquoi je vous dis ça ?
26:53On ne peut pas me soupçonner
26:55d'avoir une sympathie politique
26:59ou sur les réalisations
27:01d'Emmanuel Macron
27:02qui soit forçonnée.
27:03Mais il est dans son rôle.
27:05C'est-à-dire que le président
27:06de la République,
27:06me semble-t-il,
27:08il doit,
27:09si tant est qu'il puisse
27:10le faire encore
27:11parce que son crédit politique
27:12est très entamé,
27:13il doit maintenir
27:14coûte que coûte
27:15le calme.
27:16Parce que vous avez vu,
27:17il y a eu des manifestations
27:18spontanées à la mémoire
27:19de Quentin.
27:20La rue commence
27:21à réfléchir.
27:24Et quand la rue réfléchit,
27:25ce n'est pas bon
27:26pour la démocratie
27:27ni pour le pouvoir en place.
27:28Donc je pense
27:29qu'Emmanuel Macron,
27:30bien que vous trouviez
27:31peut-être un peu fade
27:32cette réaction,
27:33est dans son rôle.
27:34C'est le chef de l'État
27:35et il doit à tout prix,
27:37s'il peut encore le faire,
27:38avec le mince crédit politique
27:39qu'il a encore,
27:40essayer de sauvegarder
27:41le calme.
27:42Maintenant, vous avez raison.
27:42Poser les bons mots
27:43sur nos mots,
27:44ce n'est pas souffler sur les bras.
27:45D'extrême-gauche.
27:46C'est pas poser les bons mots
27:47sur nos mots MAUX,
27:48ce n'est pas forcément
27:50souffler sur les bras.
27:51Mais Carole Delga fait la même chose.
27:52Carole Delga fait la même chose
27:53dans son connu.
27:53Julien Dré.
27:54Il parle d'une ultra-violence
27:55sans la qualifier.
27:56Moi, je suis d'accord avec Eric.
27:58Je pense que le président
27:58de la République,
27:59ce n'est pas à lui de...
28:00Bon, parce qu'il y a une affaire judiciaire
28:01qui est en cours,
28:02il y a une enquête,
28:03il faut faire la lumière
28:04sur tous les événements.
28:05Ce n'est pas à lui
28:05de commencer à prendre une formule
28:07qui, si vous me permettez,
28:09est très confuse
28:10parce que l'extrême-gauche,
28:13elle est dans toutes ses nuances.
28:15Voilà.
28:16Et vous avez des gens
28:17d'extrême-gauche
28:18qui ne sont pas forcément
28:19des nouveaux staliniens,
28:21des choses comme ça.
28:22Donc, je pense que c'est à lui
28:23d'apaiser les choses
28:24et de laisser l'autorité judiciaire
28:27faire son travail.
28:28Alors après,
28:28il y a une dégénérescence
28:29et qui s'est accélérée
28:33depuis le 7 octobre 2023.
28:35Parce que ceux qui appelaient
28:36à généraliser l'intifada,
28:39ceux qui mettaient des cibles
28:40sur tous les juifs
28:42en considérant
28:42que c'était forcément
28:43des représentants
28:45d'un état génocidaire
28:46portent une responsabilité
28:47dans la détérioration
28:48de ce climat,
28:49notamment dans les universités.
28:52Voilà.
28:52Et c'est pour ça
28:53qu'il faut que maintenant
28:54les choses soient clarifiées.
28:56Lorsqu'il y a
28:56un attentat terroriste
28:58antisémite, islamiste
29:01et que les mots
29:02ne sont pas posés,
29:03vous êtes les premiers
29:04et je me tourne
29:05vers tous les deux.
29:06On dit attentat antisémiste,
29:08on dit attentat islamiste.
29:10On attend de voir
29:11comment les choses se passent.
29:13Ce n'est pas au rôle du...
29:14Si vous voulez...
29:15Je veux dire,
29:16le ministre de l'Intérieur
29:17il dit c'est ultra-gauche.
29:18Voilà, on va attendre
29:20parce que vous-même
29:21vous avez été obligé
29:22d'apporter une nuance
29:23et dire attendez
29:23il y a un communiqué
29:24de la jeune gare.
29:25On verra.
29:26La prudence ne veut pas dire
29:28forcément l'indifférence
29:29ou la complaisance.
29:30C'est pour ça que je pense
29:31qu'on peut faire
29:32des tas de procès
29:33à Emmanuel Macron
29:34sur bien des sujets peut-être.
29:35Mais là je trouve
29:36qu'il a raison
29:37d'être prudent
29:38et de bien séparer
29:39les rôles.
29:40L'antisémitisme à présent
29:42et l'extrême-gauche.
29:43Tiens,
29:43la question de l'extrême-gauche,
29:45de l'antisémitisme,
29:47de la France insoumise,
29:48question lui a été posée
29:49ce matin
29:50par Frédéric Aziza.
29:53Et Emmanuel Macron
29:54considère que
29:54la France insoumise
29:55est un mouvement
29:56d'extrême-gauche
29:56au sein duquel
29:57émergent des expressions
29:59antisémites
30:00qui doivent être combattues.
30:01Écoutez le président
30:03de la République.
30:04Je ne fais pas
30:05les classements
30:06de sensibilité,
30:06c'est au ministère
30:07de l'Intérieur
30:07de le faire
30:08pour les élections,
30:09mais je crois
30:09qu'il n'y a pas
30:10tellement de mystère
30:11pour dire qu'ils sont
30:11à l'extrême-gauche.
30:12L'extrême-gauche
30:13est ce qu'ils font partie
30:13toujours de l'axe républicain.
30:15Sur cette formule,
30:17il faut regarder les choses.
30:19Quand des Françaises
30:20et des Français
30:20élisent et mettent
30:22à l'Assemblée
30:22des parlementaires,
30:25mettent des gens
30:26dans les institutions
30:27de la République
30:27et donc on ne peut pas
30:29par un discours
30:29les en exclure.
30:30Mais je constate
30:32que dans les positions
30:34qu'ils prennent,
30:35en particulier
30:36sur l'antisémitisme,
30:38ils contreviennent
30:39à des principes
30:40fondamentaux
30:41de la République,
30:41à des valeurs
30:42de la République.
30:42Vous diriez comme
30:43Raphaël Entowen,
30:44c'est un mouvement
30:44passionnément antisémite ?
30:47C'est normal
30:48que les intellectuels,
30:49et je respecte beaucoup
30:50M. Entowen,
30:51qui travaillent
30:53et s'engagent,
30:54mais
30:54et leur propre formule,
30:58il ne m'appartient pas
30:58de qualifier
31:00cela.
31:00Mais en tout cas,
31:01il y a clairement
31:02des expressions antisémites
31:03qui émergent
31:04et qui doivent être
31:05combattues.
31:06Des expressions antisémites
31:07qui émergent,
31:08donc une forme
31:09d'antisémitisme.
31:10Julien Drey ?
31:11Oui, moi,
31:12je vais être honnête
31:12avec vous,
31:13j'ai trouvé
31:13l'interview
31:14de Frédéric Aziza
31:16du Président
31:16de la République
31:17remarquable.
31:19Remarquable
31:19parce que je pense
31:20que les questions
31:20ont été posées
31:21et souvent,
31:22on reproche aux journalistes
31:23dans ces interviews
31:24de ne pas aller jusqu'au bout
31:25ou d'être prudent.
31:26Là, ce n'est pas le cas.
31:27Et par ailleurs,
31:28j'ai trouvé
31:28que les réponses
31:29étaient à la hauteur.
31:31Ça fait deux, trois jours,
31:32excusez-moi l'expression
31:33comme on dit,
31:34que les séquences,
31:35les unes qui se suivent
31:37après les autres
31:37d'Emmanuel Macron
31:38vont plutôt,
31:40alors Dieu sait
31:40si pourtant
31:41on l'y a reproché,
31:41mais cette fois-ci,
31:42ils sont d'une clarté
31:43nette
31:44et vont dans le bon sens.
31:46On peut regretter
31:46qu'elles arrivent peut-être
31:47trop tard
31:48ou qu'il ait mis du temps,
31:50mais en tous les cas,
31:51notamment dans l'interview
31:52que vous avez cité,
31:53je pense que les formules
31:54sont ciselées.
31:56Éric Revelle.
31:57Je suis un peu moins aimable
31:58que Julien Drey.
31:59C'est normal.
32:00Tu n'as pas le même caractère
32:01que moi,
32:01je suis généreux.
32:02Je suis un peu catholique.
32:03Oui, bien sûr.
32:03Je ne suis pas généreux.
32:04Je pardonne, moi.
32:05Oui, bien sûr.
32:06Moi aussi, je pardonne.
32:07D'ailleurs, à chaque fois
32:07que je vous coupe la parole,
32:08je lui dis pardonnez-moi.
32:09C'est vrai, oui.
32:10Non, mais évidemment,
32:11il est habité
32:12d'une certaine gravité
32:13vu l'événement,
32:14vu le choc
32:15que la France vient de ressentir
32:16avec le meurtre
32:17de ce jeune garçon
32:18de 23 ans.
32:19Sauf que l'entretien
32:20s'est fait
32:21quelques heures
32:22après,
32:23si je ne m'abuse,
32:24le discours,
32:25vous savez,
32:26pour Eliane Halimi,
32:26donc c'était le vendredi.
32:27Peut-être qu'il n'avait pas
32:28tous les éléments
32:29pour en parler.
32:31Le vendredi soir,
32:32il y en avait déjà pas mal.
32:33Oui, mais l'entretien
32:33a été fait avant.
32:35Mais ce que je veux dire
32:35quand même,
32:36c'est qu'au-delà
32:36de la gravité
32:37dont s'habille
32:37le président de la République
32:38pour répondre
32:39à notre confrère,
32:41il y a peut-être
32:41chez lui aussi,
32:42au moment où il répond,
32:43l'idée
32:45qu'il est responsable
32:47d'une certaine manière
32:48de cet éparpillement
32:51exponentiel politique.
32:53Je m'explique.
32:54Le en même temps
32:54politique
32:55qui devait prendre
32:56le meilleur de la gauche
32:57républicaine
32:57et le meilleur
32:58de la droite républicaine,
32:59ça aboutit à quoi ?
33:00Ça aboutit
33:01à ce que le Rassemblement
33:03national
33:03soit le premier parti
33:05à l'Assemblée nationale
33:05et à ce que
33:06l'extrême gauche
33:08phagocyte,
33:10avale,
33:10digère
33:11la gauche républicaine
33:13à l'Assemblée nationale
33:14avec son
33:15son
33:17son
33:17tout ce qui a été
33:20dit par Jean-Luc Mélenchon.
33:23Parfois,
33:23je me mets à rêver,
33:24je me dis
33:24le président de la République
33:25lorsqu'il répond
33:26à cette question,
33:27est-ce qu'il ne se dit pas
33:28en fait je suis
33:29le premier responsable
33:30de la situation politique
33:31dans laquelle j'ai mis
33:32le pays ?
33:33C'est pour ça
33:34qu'au-delà du questionnement,
33:35au-delà des réponses
33:36du président de la République,
33:37au-delà du ton
33:38plein de gravité
33:39du chef de l'État,
33:41je pense qu'on fera
33:41le constat
33:42d'ici quelques mois
33:43en 2027
33:44lorsqu'il ne sera plus
33:45présent dans la République,
33:46que le champ politique
33:49français
33:49et pas qu'à l'Assemblée nationale
33:51est une ruine.
33:52Oui, mais
33:52si vous voulez,
33:54la responsabilité,
33:54on peut la mettre
33:55sur les épaules
33:56du président de la République,
33:57mais on doit aussi la mettre
33:58sur les Françaises
33:58et les Français
33:59qui ont marché
34:00dans un premier temps
34:01dans l'idée
34:01que le même temps,
34:03c'était une bonne chose
34:04et qu'ils l'ont élu.
34:05il n'a pas été imposé.
34:08Donc il y a eu
34:08à un moment donné
34:08où il y a eu
34:08l'illusion
34:09dans notre pays
34:10que l'effacement
34:11du clivage politique
34:12gauche-droite
34:13était nécessaire
34:14et qu'il fallait
34:15aller vers un autre horizon.
34:16Alors on peut lui mettre
34:17sur le dos ça,
34:18mais lui il a défendu
34:19cette idée-là,
34:20elle s'avère être
34:20une impasse.
34:21Mais ceux qui ont adhéré
34:23à ça portent aussi
34:24une responsabilité.
34:25Et vous voyez,
34:26je suis pour faire
34:27plein de reproches
34:28au président Emmanuel Macron
34:30sur des tas de choses,
34:31mais je ne suis pas sûr
34:32que ce soit lui
34:32qui soit responsable
34:33du fait que la gauche
34:34n'ait pas été capable
34:35de s'émanciper
34:37de Jean-Luc Mélenchon
34:39au moment où
34:39il fallait le faire.
34:41C'était à elle
34:41de le faire.
34:42Messieurs,
34:43je voudrais qu'on parle
34:43à présent
34:44parce que cet entretien
34:46s'est fait en marge
34:47des commémorations
34:50des 20 ans
34:50du massacre
34:53de...
34:54L'assassinat.
34:55L'assassinat.
34:57Torturé pendant 24 jours
34:58et lui aussi décédé
35:00des suites
35:01de ses blessures.
35:01J'ai mis,
35:02Julien Dreb raconte
35:02parce qu'il y a une alimine
35:03et vous voyez
35:04ce chêne
35:05qui a été
35:06planté
35:09dans les jardins
35:10de l'Elysée.
35:12Julien,
35:13vous étiez député
35:14de cette circonscription
35:15donc il y a 20 ans
35:17vous étiez au plus près
35:18de ce drame.
35:20Écoutez,
35:20Ylann Aémi
35:21a été abandonné
35:22par M. Fofana
35:23à Saint-Geneviève-des-Bois.
35:24Et d'ailleurs,
35:25on s'était même posé
35:25la question de savoir
35:26pourquoi il l'avait abandonné
35:27à Saint-Geneviève-des-Bois
35:28avec le commissaire de police
35:29qui menait l'enquête
35:30et il m'avait dit
35:31non,
35:31il n'y a pas de rapport.
35:32Il était sur la...
35:33Fofana voulait se sauver
35:35il l'a lâché là
35:36parce qu'il croyait
35:36qu'il lui avait aspergé
35:38d'essence
35:38et il pensait
35:39qu'il allait mourir
35:39tout de suite
35:40ce qui a été le cas
35:41il est mort quelques heures après.
35:42Et le maire de la ville
35:43de Saint-Geneviève-des-Bois
35:44qui était un ami
35:45et le président
35:46de la communauté
35:47de la réglomération
35:47et moi-même
35:48nous avons pris la décision
35:49à ce moment-là
35:50ensemble
35:50de planter un premier arbre
35:52à Saint-Geneviève-des-Bois
35:53et c'était le premier arbre
35:54qui a été planté en France
35:56en mémoire
35:56à ce qui s'était passé.
35:57Et je vais vous raconter
35:59une deuxième anecdote
36:00j'étais ami
36:01du commissaire de police
36:03qui s'appelait
36:03M. Noël Robin
36:04qui a mené toute l'enquête
36:05et il était
36:06en permanence
36:07il me disait
36:08cette chose-là
36:08on est passé
36:09à 300, 500 mètres
36:11de l'endroit
36:12où il était détenu
36:13et dans toutes les enquêtes
36:15de ce genre
36:15on arrive toujours
36:17à avoir une information
36:18parce qu'il y a quelqu'un
36:19qui décroche
36:20le téléphone
36:21qui nous dit
36:22quelque chose
36:23et là
36:24pendant 20 jours
36:25rien
36:26il y a eu un silence total
36:27il me disait
36:28c'est impossible
36:30que dans la cité
36:31on n'ait pas su
36:32ce qui se passait
36:32qu'on n'ait pas entendu
36:33les cris
36:34d'Ilan Halimi
36:35torturé
36:35et il y a eu
36:36un silence total
36:37et je me disais
36:38ceux qui ont assassiné
36:39ont été sanctionnés
36:41mais ceux qui se sont tus
36:42Vous savez que parmi
36:44tous les bourreaux
36:45d'Ilan Halimi
36:45parce qu'il y a le chef
36:46Fofana
36:47mais il y a aussi
36:48ses complicités
36:49ses complices
36:50il n'y en a plus un seul
36:51qui est derrière les barreaux
36:52il est le dernier
36:54toujours derrière les barreaux
36:56c'est M. Fofana
36:57et vous savez
36:58qu'on a rattrapé
36:59M. Fofana
37:00de justesse
37:01parce qu'en fait
37:02c'est Mme Bagbo
37:04qui est intervenue
37:06auprès de son mari
37:08parce que sinon
37:08il était en train
37:09de se sauver
37:09et on ne le rattrapait plus
37:11et c'est comme ça
37:13que ça s'est passé
37:1320 ans plus tard
37:15j'ai quand même
37:16c'est pas d'ailleurs
37:17une sensation
37:17que j'ai moi
37:18mais c'est une situation
37:20qu'on peut voir
37:20chiffre à l'appui
37:21notamment cette explosion
37:23des actes antisémites
37:24c'est que l'antisémitisme
37:25en France
37:26est peut-être plus prégnant
37:27certainement plus prégnant
37:29en 2026
37:29qu'il ne l'était
37:31en 2006
37:31et qu'il ne l'était
37:33en 2012
37:34je pense à
37:35Ilan Halimi
37:35je pense aussi
37:36à l'attentat
37:37antisémite
37:38islamiste
37:39vous verrez
37:41que la classe politique
37:42est réunie
37:43au moment
37:44où on découvre
37:45le drame absolu
37:46de ce garçon
37:47qui a été torturé
37:47pendant 24 jours
37:48ça me semblerait
37:49impossible aujourd'hui
37:50d'avoir le même
37:51rassemblement
37:51d'autant
37:52de politiques
37:54vous savez
37:55j'étais aussi touché
37:56parce qu'Alexandre Arcadier
37:57a fait un film
37:58qui s'appelle
37:5824 jours
37:59sur le drame
38:00absolu
38:01de ce garçon
38:01qui a été torturé
38:02pendant 24 jours
38:03qui est mort
38:05affamé
38:05il ne le laissait
38:07même plus
38:07aller aux toilettes
38:08dit Alexandre Arcadier
38:10et bien Alexandre Arcadier
38:11a proposé
38:11pour célébrer
38:12la mémoire
38:13de ce martyr
38:14Ilan Halimi
38:15il a proposé
38:16à toutes les chaînes
38:17de télévision
38:17y compris au service public
38:18de le diffuser
38:19ce film
38:20aucune d'entre elles
38:21n'a accepté
38:22de le faire
38:22c'est vous dire
38:23si le climat
38:24a changé en France
38:25puis je viendrai
38:26à raconter une anecdote
38:27qui est très touchante
38:28il a été donc
38:29le premier
38:30à planter un arbre
38:30non mais je vais vous dire
38:32pourquoi je dis ça
38:33parce que je fais le parallèle
38:34avec ce que
38:34le très beau geste
38:35du président de la République
38:36de planter un arbre
38:37à l'Elysée
38:38jardin sanctuarisé
38:40protégé
38:41pourquoi je vous dis ça
38:42parce que la République
38:43a été incapable
38:44de condamner
38:47de protéger
38:50les arbres
38:51qui avaient été plantés
38:51un peu partout en France
38:53en la mémoire
38:54d'Ilan Halimi
38:54et le symbole
38:55est incroyable
38:56c'est à dire
38:56parfois la justice
38:57n'y a même pas vu
38:58un acte antisémite
38:59c'est à dire que
39:00on n'est pas capable
39:01de protéger un tel arbre
39:02ailleurs
39:03donc on le plante
39:04finalement à l'Elysée
39:05qui symboliquement
39:06évidemment est un jardin
39:07dans lequel on ne peut pas
39:08sectionner un arbre
39:09et je trouve
39:10ce symbole très fort
39:12et qui en dit beaucoup
39:13à mon sens
39:14sur l'effondrement
39:16d'une certaine République
39:17mais ceux qui ont vécu
39:18ce moment très particulier
39:20et j'en étais
39:22je vous l'ai raconté
39:23pour moi c'était
39:24une première alerte
39:25parce que
39:27regarde tous les combats
39:28qu'on avait menés
39:29quand nous avons organisé
39:30la manifestation
39:31de solidarité
39:32après nous étions réunis
39:34et j'avais dit à mes amis
39:36c'est un échec
39:37on regarde tout ce que nous avons
39:39été capables de faire
39:40il y avait 60-80 000 personnes
39:42c'était beaucoup
39:43mais c'était rien par rapport
39:45à ce qu'il aurait dû avoir
39:46ce jour-là
39:46dans la rue
39:47en termes de jeunesse
39:49en termes de population
39:50donc on n'avait pas dit ça
39:53comme ça
39:53parce qu'on était content
39:54la classe politique était venue
39:55mais ce n'était pas
39:56la classe politique
39:56qui nous intéressait
39:57on pensait qu'il allait y avoir
39:59un sursaut
39:59et non il n'y a pas eu de sursaut
40:01et ce signe-là
40:02moi je pense
40:03a posteriori
40:04que c'était un premier signe
40:05de ce qui s'est passé
40:06par la suite
40:07dans la société française
40:07il nous reste un peu moins
40:09de trois minutes messieurs
40:09et je veux qu'on parle
40:10de l'Iran tout de même
40:11parce que plus de 200 000 personnes
40:13se sont retrouvées à Munich
40:14en Allemagne
40:15contre les autorités iraniennes
40:16des drapeaux de la monarchie
40:17renversés
40:18sont brandis
40:19à perte de vue
40:21ça s'est passé aussi
40:23à Washington
40:23ça s'est passé un peu
40:25partout dans le monde
40:25à l'appel
40:26du fils de l'ancien chat
40:29Palavi
40:31qui appelle à en finir
40:33avec la république islamique
40:34et se dit prêt
40:35à mener une transition
40:36en Iran
40:37écoutons-le
40:38Le problème c'est le temps
40:43chaque jour qui passe
40:44de plus en plus d'Iraniens
40:45meurent en Iran
40:46une intervention rapide
40:47permettra donc
40:48non seulement
40:48de sauver davantage de vie
40:50mais aussi de nous aider
40:51à renverser ce régime
40:54Aux dirigeants
40:56ici à Munich
40:57et partout dans le monde
40:58aidez à garantir
40:59la liberté des Iraniens
41:00préparez-vous
41:01à un Iran démocratique
41:03et soutenez
41:03la transition pacifique
41:05c'est à la fois
41:06un impératif moral
41:07et l'un des investissements
41:08stratégiques les plus judicieux
41:10pour votre propre sécurité
41:11Mon seul objectif était de voir
41:14le jour où le peuple iranien
41:15pourrait enfin élire son futur
41:17gouvernement démocratique
41:18le jour où cela se produira
41:20je considérerai que ma mission politique
41:22dans la vie est terminée
41:23j'ai dit à mes compatriotes
41:25que je ne me présentais pas aux élections
41:27je ne brique pas de poste
41:28je ne recherche ni le pouvoir
41:30ni un titre
41:31je ne veux pas porter la couronne
41:33ni devenir le prochain président
41:34cela a toujours été mon seul objectif
41:36Julien Drey
41:38D'abord les mobilisations
41:40étaient extrêmement importantes
41:41et c'est bien
41:42et c'est dommage même
41:43qu'à Paris
41:44il n'y ait pas eu
41:44une manifestation aussi importante
41:46et deuxièmement
41:47vous vous rappelez que
41:48dès le début des événements
41:49j'avais dit que
41:50Reza Pallavi pouvait être
41:51la solution politique
41:52et on m'avait critiqué
41:54à l'époque
41:54y compris
41:55on nous avait expliqué
41:56qu'il fallait ni Mola
41:57ni Shah
41:57que le peuple iranien
41:59allait se libérer lui-même
42:00etc.
42:00la déclaration qu'il a fait hier
42:02est très importante
42:03et je considère
42:04que la communauté internationale
42:06devrait se battre
42:07pour qu'il puisse revenir
42:07le plus vite possible
42:08en Iran
42:09Eric Revelle en un mot
42:11sur le peuple iranien
42:12oui je pense
42:13c'est vrai qu'on
42:14c'est ce dernier
42:15il a souvent fait
42:16il a joué des muscles
42:17il a soulevé un grand espoir
42:19même si évidemment
42:20il porte une lourde responsabilité
42:21intervenir en Iran
42:23déstabiliser une région
42:25c'est pas si mince que ça
42:26mais oui
42:26il porte une lourde responsabilité
42:28peut-être dans la façon aussi
42:30où ces gens
42:31qui sont devenus des martyres
42:32se sont exposés
42:33aux fusils
42:34des Mola
42:36en Iran
42:37je vais juste
42:38trois secondes
42:38il faudrait que la communauté internationale
42:41se penche sur le fait
42:42qu'il semblerait
42:43que les milices irakiennes
42:44qui ont aidé le régime
42:45ont été payées en nature
42:47c'est-à-dire qu'elles ont eu le droit
42:48de partir avec des jeunes filles
42:50qu'elles ont capturées
42:51qu'elles ont leur faire
42:52merci Julien
42:53pour cette dernière information
42:54merci à tous les deux
42:55l'info se poursuit sur CNews
42:56on revient dans un instant
42:57pour leur dépros
43:00c'est-à-dire qu'elles ont eu le droit
43:01pour leur déprosé
43:01pour leur déprosé
43:02pour leur déprosé
43:03pour leur déprosé
43:03pour leur déprosé
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