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  • il y a 12 heures
Judith Beller reçoit Alain Fontaine, Président de l’Association Française des Maîtres Restaurateurs et Marc Nakache, membre du groupe des Frères Nakash.

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##C_EST_EXCELLENT-2026-02-15##

Catégorie

Personnes
Transcription
00:00Sud Radio, c'est excellent, Judith Belair.
00:04Bonsoir, bonsoir, bienvenue sur Sud Radio.
00:06Vous écoutez, c'est excellent, votre rendez-vous du dimanche qui célèbre l'excellence française.
00:11Ils ont marqué la chanson française, ils ont des produits, des tubes devenus cultes.
00:16Ils reviennent sur scène pour un concert exceptionnel, c'est les retrouvailles des frères Nakache
00:19qui vous donne rendez-vous le dimanche 8 mars.
00:22Ça sera à 17h30 à la Salle Gavaud à Paris.
00:25Ça sera un moment rare puisque retrouvailles.
00:28Bonsoir Marc Nakache, bienvenue.
00:29Bonsoir et très heureux d'être ici et de savoir que ce rendez-vous est déjà pris.
00:33Oui, il est pris au programme d'un beau dimanche d'été, votre concert à venir.
00:38Ça sera vos chansons qui racontent l'exil, la mémoire, la famille.
00:41Vous allez nous raconter ça évidemment.
00:43Avec plaisir, merci.
00:44Je vous en prie.
00:45Restaurateur reconnu, Alain Fontaine est l'une des figures les plus engagées de la défense de nos bistrots.
00:49Bienvenue Alain.
00:50Merci, bonjour.
00:51Avec plaisir, bonjour.
00:52Vous êtes président de l'association française des maîtres restaurateurs
00:55et vous avez lancé l'initiative Génération Bistrot.
00:57C'est un mouvement qui désigne notamment les bistrots comme l'espace essentiel de la vie citoyenne.
01:01On va en parler.
01:02Puis d'ailleurs, c'est tout neuf.
01:03Vous avez reçu aussi le soutien du président Macron pour l'art de vivre à la française de nos cafés.
01:08Pour qu'il soit classé justement cet art de vivre au patrimoine immatériel de l'UNESCO.
01:12C'est excellent.
01:13Bravo.
01:13Tout à fait.
01:14Allez, chers auditeurs, vous êtes bien sur Sud Radio.
01:16Bienvenue chez vous.
01:20Marc Nakache, vous êtes le représentant des Frères Nakache.
01:23Ces Frères Nakache qui ont marqué la culture populaire musicale française.
01:29Et vous faites un petit retour donc bientôt à la salle Gaveau, le 8 mars, tous ensemble.
01:33C'est un bonheur parce qu'on se rend compte que les années passent et finalement, il y a toujours ce lien extraordinaire avec le public,
01:43avec entre nos chansons, ce que nous sommes et les gens qui ont envie de retrouver un petit peu ce qu'ils sont aussi à travers nous.
01:50Et ce qui fait que c'est un petit moment assez...
01:52On a eu le plaisir de passer sur scène dernièrement.
01:55Salle Gaveau en septembre dernier.
01:56Et ça a été un moment magique.
01:59On a envie de recommencer.
02:01Alors justement, on va écouter un petit titre inédit pour cette occasion.
02:05C'est parti.
02:05Une fois et vous, ce jour-là, on s'est pris dans les bras, on aimait tout cela.
02:15La chaleur semblait danser sur les nappes blanches.
02:21Tous les enfants couraient briller, les vieux parlaient.
02:26C'était un beau dimanche, un beau dimanche d'été, un beau dimanche d'été, les frères naquages sur Sud Radio.
02:43Donc c'est un titre inédit que vous avez prévu pour le concert à la salle Gaveau le 8 mars.
02:47Exactement.
02:48C'est une réédition d'un titre.
02:51Et c'est un petit peu, quelque part, c'est la colonne vertébrale de notre concert.
02:55Parce qu'on raconte l'histoire de notre père en cet anniversaire où il avait pris un certain âge.
03:02Et on s'est tous retrouvés autour de lui.
03:04Les cousins, les cousies, les enfants.
03:05Une fête de famille comme dans toutes les familles.
03:08Il y avait un beau soleil.
03:09Et on a gardé en souvenir ce beau moment.
03:12Puisque dans ce moment, il a eu bien sûr le plaisir de me faire des petits discours.
03:17On a chanté, on a dansé.
03:19Et c'est toute sa vie qui est réapparue.
03:21Et quelques années plus tard, on a eu envie de rendre hommage à ce moment magique.
03:26Parce que sa vie, c'est la vie de beaucoup de gens.
03:28C'est un père ordinaire et extraordinaire en même temps.
03:32Parce qu'il a une vie qui correspond à une niche très particulière de ces juifs d'Algérie qui sont partis au début des années 60.
03:41Et avec toute leur histoire, avec leur bagage, avec leur accent, leur manière, tout ça.
03:45Et cette métaphore dominante de la table familiale.
03:48C'est pas pour rien que je vous ai rassemblés tous les deux aujourd'hui avec Alain Fontaine.
03:50Qui est quand même le maître des bistrots et des restaurants.
03:54Cette convivialité de la table, ça pousse au langage, ça pousse à la confession, ça pousse au bonheur familial.
04:00C'est très important cette convivialité, on la retrouve dans vos titres d'ailleurs.
04:04Alors on la retrouve non pas autour d'un bistrot, comme on va en parler dans un instant.
04:08Mais dans cette convivialité, même si j'adore les bistrots, on en parlera après.
04:12Ils sont très importants pour nous.
04:14C'est très important pour notre homogénéité.
04:18Mais notre bistrot à nous, c'est le vendredi soir, c'est le Shabbat.
04:23Ou autour de la table, précisément, c'est un moment qui est essentiel.
04:30On ne monte pas sur la table en l'occurrence, mais c'est un moment...
04:33Ce n'est pas un moment essentiel religieusement, c'est un moment essentiel de famille.
04:36Bravo.
04:37C'est important de le dire.
04:38Bravo, exactement.
04:39C'est un moment de réunion, de rencontre, d'échange.
04:44Il y a un petit moment qui diffère de tous les autres.
04:46Ce spectacle, il a inspiré un peu comme tous vos titres, j'ai envie de dire, Marc, de votre histoire, vos racines.
04:52Cette culture aussi du mal-ouf, ça il faut en parler.
04:55C'est un héritage, un musical méditerranéen qui vous est transmis aussi par votre père.
04:59C'est un mélange de tradition andalouse.
05:02C'est une musique traditionnelle qui est transmise depuis le Moyen-Âge.
05:06Très intéressant.
05:07Et que vous, vous réinterprétez, justement.
05:10C'est un peu un message aussi d'une continuité chez vous, ça.
05:13Alors, on le réinterprète et en même temps, on le garde un petit peu dans son jus.
05:19Pour garder le...
05:20C'est important.
05:21Garder la couleur musicale.
05:22C'est très important parce qu'on a eu, à plusieurs fois, envie, à plusieurs reprises, envie de mettre des sons synthétiques, de mettre tout ça.
05:32Finalement, on transmet cette musique pour notre public et pour nous-mêmes et pour nos enfants, vraiment dans le jus, avec les sons qui sont des sons de toujours.
05:41Avec le hôte qui est le lutte, avec la d'arbocale, le violon qui se joue sur les genoux comme une sorte de violoncelle.
05:48C'est un alto.
05:50Et puis, il y a une gamme qui est particulière au Malouf.
05:53Et c'est une musique très particulière.
05:55C'est une musique d'appartenance.
05:57Oui, c'est ça.
05:58C'est très spécial.
05:59Votre message, quand même, c'est qu'on existe à ce travers de ce que l'on est et de ce que l'on transmet.
06:03C'est ça.
06:04On essaye parce que je crois que d'autant plus aujourd'hui, c'est un sujet délicat parce qu'entre appartenir à une communauté, c'est magnifique.
06:13Être dans le communautarisme, je crois que ce n'est pas la bonne carte de la vie.
06:18Mais transmettre ce que l'on est pour appartenir à tout ce que les autres sont aussi, je trouve que c'est une spécificité.
06:26C'est un goût, mais ça n'empêche pas d'être soi-même.
06:30Alors, pour rafraîchir un peu la mémoire de nos auditrices, de nos auditeurs et peut-être de Alain Fontaine également,
06:35on va écouter Elle Imagine, c'est le titre qui vous a fait découvrir les fermes d'un cache.
06:39C'est parti.
06:39Elle imagine, elle imagine, la chaleur immobile et ville blanche.
06:47Elle imagine, c'est l'unique au fenêtre, les chats grasent et les têtes sous le soleil.
06:55Elle imagine, imagine, elle imagine, tout ses livres d'enfants dans les rueurs.
07:04Elle imagine, les mains qui disent adieu, les larmes dans les yeux sous le ciel bleu.
07:11Elle imagine, les frères Nakache, en 1987 sur Sud Radio.
07:15Je ris parce que j'entends la voix de gamin.
07:17Oui, oui, c'est ça, on en a parlé à Alain Fontaine, mais il dit, mais vous avez choisi quoi comme extrait un de maintenant ?
07:20Vous en voulez un de maintenant ? Je dis, mais non, je veux faire écouter la voix que vous aviez à l'époque, quand même.
07:25Vous en souvenez, Alain Fontaine, de cette chanson ?
07:27Elle tournait en boucle dans le top 50.
07:30Tout à fait.
07:30C'est ça qui vous a fait exploser en 1987, cette chanson, les frères Nakache.
07:35Oui, parce qu'elle a, on recommence encore le même discours, quelque part c'est une chanson, dans l'absolu, une chanson de variété pure et dure.
07:44Et en même temps, elle a cette...
07:45C'est l'histoire de votre sœur.
07:46Mais oui, c'est l'histoire de notre sœur.
07:47Est-ce qu'il aurait pu être une chanson de variété sans propos diffamatoires quand je dis ça ?
07:53Mais c'est plus que ça, c'est une chanson encore d'appartenance, parce qu'elle imagine la chaleur immobile.
07:58Oui, parce qu'en fait, elle est porteuse d'une mémoire de l'Algérie qu'elle n'a pas connue, en fait, votre sœur.
08:02Très précisément, et elle la connaît à travers les histoires qu'elle a entendues toute sa vie.
08:06Moi-même, qui suis venu très très petit, je ne connais pas l'Algérie, mais j'ai toujours eu une vision un petit peu onirique.
08:13L'enfance est toujours rêvée.
08:15Oui, ça c'est sûr.
08:15C'est un bonheur qu'on garde en soi.
08:17Alors, vous avez été formé, vous avez décidé de former un groupe entre frères dans les années 80.
08:22Il y avait Alain, Claude, Gérard, Norbert et vous, Marc.
08:26On se demande, monter un groupe avec ses frères, c'est tout un programme quand même.
08:32Comment vous avez fait ? Comment ça vous est venu ?
08:35Et c'est familial, on a compris, la musique c'était omniprésent chez vous.
08:39Mais quand même, d'aller jusqu'à la scène et jusqu'à cet engagement-là, c'est une autre histoire.
08:44C'est une histoire qui ne s'est pas décidée.
08:46C'est une histoire qui s'est dessinée.
08:47C'est créée naturellement.
08:48Oui, naturellement, parce que chacun avait la même passion, chacun avait sa façon d'être.
08:52Mais on a eu envie de se réunir.
08:54Et la preuve, c'est que le 8 mars prochain, donc quelques années plus tard, depuis 87,
09:00eh bien, entre frères encore, avec quelques années de plus,
09:04mais avec toujours le même bonheur d'être ensemble, on n'y sera pas tous.
09:07Vous répétez un peu quand même ?
09:08Bien sûr qu'on répète, mais répéter, c'est essentiel.
09:11C'est pour être plus authentique.
09:13Bien sûr.
09:13Alain Fontaine, je rappelle que vous êtes notamment le président des maîtres restaurateurs,
09:17de l'Association des maîtres restaurateurs de France.
09:19La musique des frères Nakash, elle nous parle de cette table, de la famille, de la transmission.
09:24Évidemment, ça résonne chez vous, cette convivialité, j'ai envie de dire.
09:27C'est ce que vous défendez, d'ailleurs.
09:29Oui, on défend cela, on défend cette convivialité autour de la table,
09:32qu'elle soit chez soi, mais bien sûr dans les bistrots et les cafés,
09:35parce que cette sociabilité nous manque beaucoup aujourd'hui.
09:39Elle manque dans beaucoup de villes, mais aussi dans beaucoup de villages.
09:42Je vous rappelle, il y a 22 000 communes qui n'ont plus de commerce,
09:45donc de facto, plus de bistrots, plus de commerce.
09:47Et en France, on vit avec cette sociabilité qu'on a construite au fil des 200 dernières années,
09:53avec les cafés, les bistrots.
09:55Elle est importante, c'est un miroir de notre société,
09:58Alors, l'inspiration est importante, c'est des milieux d'inspiration et inspirants
10:03pour les chanteurs, les musiciens, les peintres,
10:06mais c'est aussi un milieu ouvrier,
10:08ça se mélange entre le milieu ouvrier et culturel.
10:11C'est un vrai endroit de lien social, quoi, en fait.
10:14C'est un lien social considérable, entre les générations aussi.
10:17C'est un lieu aussi d'étudiants,
10:19c'est là où on a nos plus belles histoires d'amour et d'amitié,
10:22mais c'est un endroit aussi de rupture, aussi.
10:25Il se passe des choses.
10:26Il faut défiler la vie des gens.
10:27C'est la vie des gens et on a tous une histoire avec un bistrot et un café.
10:33Mais tous.
10:34On est 67 millions de Français, je ne sais pas,
10:36à part on va enlever les enfants,
10:38quoique il y a des enfants qui sont élevés dans les bistrots et les cafés.
10:42Et on a tous une histoire avec un bistrot et un café.
10:45Et c'est ce qu'on veut sauvegarder pour l'emmener à l'UNESCO,
10:48parce que si on perd ça, d'abord on ne pourra plus sauvegarder,
10:50parce qu'on ne sauve pas un patrimoine immatériel qui n'existe plus.
10:54Et puis, notre avenir est radieux si on le sauve,
10:57parce que nous serons les seuls remparts contre ce qu'on appelle aujourd'hui l'intelligence artificielle.
11:03Parce que là, je vois M. Nakache et je suis trop content de le voir.
11:06Mais demain, je sais que quelqu'un peut l'imiter par l'intelligence artificielle.
11:10Je sais qu'on peut lire des choses qui ne sont pas produites par des écrivains,
11:14mais par l'intelligence artificielle.
11:15Et là, je vous vois, je vois M. Nakache et je suis content.
11:19Et quand les gens sont dans des bistrots et des cafés,
11:21ça sera ce rempart contre l'intelligence artificielle.
11:24Parce qu'on se verra, on se touchera.
11:26Parce qu'aujourd'hui, on ne sait pas qui chante.
11:28Aujourd'hui, il y a des suspicions sur une chanteuse qui fait un carton.
11:31On ne sait pas si c'est l'intelligence artificielle ou pas.
11:34Il y en a une avérée aussi qui est en train de cartonner.
11:36Elle est dans un des pays de l'Est qui est une chanteuse IA.
11:39Avérée.
11:40Donc, c'est ça les bistrots et cafés.
11:43Et les gens vont avoir besoin, quand ils vont se lasser de cette mode,
11:46qui n'est pas une mode, qui va perdurer,
11:48qui sera sûrement l'avenir de l'humanité, malheureusement.
11:51Le contre-pouvoir de cela, ça sera les bistrots et les cafés,
11:55partout dans la campagne, dans tous les villages.
11:57Ça sera de se voir, de se regarder, de s'aimer.
12:00Quel beau message.
12:01On va continuer d'ailleurs à échanger.
12:03Cet excellent sur Sud Radio continue, comme je viens de vous le dire.
12:05On se retrouve juste après une courte pause avec Marc Nakache,
12:07bientôt en concert avec ses frères.
12:09Attention à la salle Gavaud pour un beau dimanche d'été.
12:11Puis le restaurateur, président de l'Association française des maîtres restaurateurs,
12:14Alain Fontaine, aussi à la tête du Mesture à Paris, que je vous recommande.
12:17Restez avec nous, à tout de suite.
12:21Sud Radio, c'est excellent, Judith Bélair.
12:23Vous êtes bien sur Sud Radio, merci de votre fidélité.
12:26Ce soir encore, on vous offre une heure d'esprit, de culture, d'humanité.
12:29Bref, une heure tout simplement, c'est excellent.
12:32Alors, vous êtes sur Sud Radio, je l'ai dit.
12:34On est avec Alain Fontaine et Marc Nakache.
12:38Alors, Marc Nakache, vous êtes en concert à la salle Gavaud pour un beau dimanche d'été.
12:42Ça sera le dimanche 8 mars prochain.
12:44Et puis vous, Alain Fontaine, vous êtes donc à l'origine de cette initiative Génération Bistro.
12:49Donc, ce mouvement qui désigne notamment les bistros comme l'espace essentiel,
12:52vous avez commencé à le dire, de notre vie citoyenne, économique, culturelle.
12:55Et alors, bonne nouvelle, le président Macron vous soutient pour inscrire justement cet art de vivre
13:02qui n'existe que chez nous, on peut le dire, franchement, en France.
13:07Au patrimoine immatéral de l'UNESCO pour que ça ne disparaisse pas.
13:10Des lieux de vie, il y en a dans le monde entier.
13:12Mais la façon dont on a organisé ce lieu de vie depuis maintenant presque 200 ans
13:16fait que c'est unique en France.
13:19Et c'est pour ça qu'on veut l'amener au patrimoine immatéral de l'UNESCO.
13:22Effectivement, le président Macron nous a soutenus le 5 janvier lors de la remise de la galette
13:26où il a dit que l'équipe de France se remettait en route pour l'inscription des bistrots et des cafés
13:32au patrimoine immatéral de l'UNESCO.
13:34La fiche d'inventaire s'appelle très exactement les pratiques sociales et culturelles
13:37dans les bistrots et cafés en France.
13:38D'accord.
13:39Voilà.
13:40Et alors, justement, ce qui est important aussi, cette reconnaissance, vous l'avez déjà eue en fait,
13:46comme élément du patrimoine culturel immatéral français.
13:49Tout à fait, en juin 2024.
13:50Et donc, cette reconnaissance à l'UNESCO, c'est un objectif parce que vous affirmez,
13:54vous, ça c'est une phrase que vous dites, cet art de vivre si particulier nous appartient
13:58à toutes et tous.
13:59Oui, c'est un patrimoine qui nous appartient.
14:02comme la musique, comme notre histoire.
14:05C'est notre histoire du quotidien.
14:07C'est pas la grande histoire qui va vers Saint-Gétorix au général rôle.
14:11C'est pas celle-là.
14:13C'est l'histoire du quotidien.
14:14C'est l'intimité.
14:15C'est l'intimité des Français en fait.
14:16Et tout à l'heure, Martin Cash parlait de ses souvenirs autour de la table, autour de l'anniversaire de son papa.
14:25Mais c'est ça aussi.
14:26On a tous quelque chose d'un bistrot, d'un café.
14:29On a des souvenirs.
14:30On a des souvenirs et on a envie d'avoir un avenir avec ces bistrots et ces cafés
14:34parce qu'on sait qu'à l'intérieur de ces lieux-là, on construit quelque chose entre nous,
14:39entre tous les éléments de la société, que l'on soit riche ou pauvre,
14:44que c'est des lieux d'assimilation, d'intégration.
14:47Et c'est des lieux qui sont importants parce que notre démocratie est fondée sur cela.
14:52Depuis le début, cette assimilation, cette intégration.
14:55Alors, quelques chiffres sur cette disparition progressive des cafés et des bistrots en France.
15:00De 508 000 établissements en 1900, il en reste aujourd'hui moins de 40 000.
15:06C'est une chute spectaculaire quand même.
15:08Et comme vous dites, qui n'est pas seulement économique, qui est une chute du lien social.
15:11Il y a une chute du lien social.
15:13Alors bon, le départ, c'est la déruralisation en couple avec la désindustrialisation.
15:19Les deux ont fait qu'ils ont vidé les campagnes, bien évidemment.
15:22Et puis après, très rapidement, dans les villes, vous avez un acquis social qui s'appelle le repas du personnel.
15:28Et là, l'émergence des restaurants d'entreprises dans les tours et autres et autres.
15:32Ce qui a vidangé, bien évidemment, nos bistrots et nos cafés.
15:35Et puis, vous avez la digitalisation, bien sûr.
15:37Vous avez les mesures de santé publique.
15:39Ça, pour les non-fumeurs dont je fais partie, ça a été extraordinaire.
15:43Mais ça a aussi vidé au profit d'une marque de café qu'on ne s'y trappa,
15:47mais représentée par l'acteur Georges Clunet, qui est venu français il y a quelque temps.
15:51Mais il aime beaucoup les bistrots et cafés.
15:54On va essayer de le faire témoigner, d'ailleurs, sur ce sujet-là.
15:58Et puis après, vous avez bien sûr la digitalisation, la livraison à domicile,
16:02la livraison à portée, le Covid qui est passé par là.
16:05Et résultat des opérations, le lien social a disparu.
16:08Les gens se sont enfermés chez eux, devant leur communauté,
16:12parce que c'est bien d'être entre soi,
16:14et puis devant leur télévision.
16:16Alors qu'avant, la télévision, dans les années 50, comme avant la guerre,
16:19la TSF, la télévision trônait dans tous les bistrots et les cafés.
16:22Pourquoi ?
16:23Parce qu'on ne les avait pas à la maison, ça coûtait trop cher.
16:25On ne pouvait pas se les acheter.
16:26Et donc, tout le monde regardait la télévision.
16:28Et bien sûr, la télévision a pris le pas.
16:30Et donc, aujourd'hui, les gens vont avoir besoin
16:32de ressortir et de se retrouver.
16:34Alors, vous lancez une campagne digitale, vous l'avez lancée en 2025, en novembre,
16:39sur cette idée stratégique forte, cette campagne Génération Bistrot.
16:43Utiliser les réseaux sociaux pour défendre un réseau social réel, en fait.
16:46Ça, c'est pas mal.
16:48Oui, Mark Zuckerberg, Facebook n'a rien inventé.
16:51Si, il a quand même inventé, reconnaître cela, c'est un génie.
16:54On va lui reconnaître cela.
16:55Mais le réseau social où on tchatchait, où on échangeait,
16:58où on pouvait avoir des tas d'idées, il était déjà là, il existait déjà.
17:03D'ailleurs, le fondateur de Facebook, quand il est venu en France il y a quelques années,
17:07la première chose qu'il a fait, il a été dans un bistrot,
17:10tout à fait de façon incognito avec son épouse.
17:13Il a été reconnu à l'autre bout du café, mais il a mangé sur un zinc.
17:17Il voulait connaître cette expérience-là.
17:19Et pourquoi on se sert des réseaux sociaux ?
17:21Parce qu'on veut que les jeunes ne laissent pas partir cela.
17:24Alors, ils viennent, les étudiants viennent dans nos bistrots et nos cafés, bien évidemment.
17:27Mais sur Instagram, on a lancé effectivement Bistrot et Café de France.
17:31Bistrot et Café de France, il y a plus de 5000 abonnés déjà.
17:34Il y a presque 200 000 vues.
17:36Donc, on avance comme ça.
17:38Et pour dire quoi ?
17:40Pour dire que ce lien social ne doit surtout pas disparaître,
17:43parce qu'il laisserait la place à ce que l'on sent aujourd'hui.
17:47Il y a eu une étude, et je ne dirai pas au fond de cette étude,
17:50mais vous l'avez lue, de Hugo Subtil, qui est un chercheur suisse,
17:53mais je n'irai pas jusqu'au bout parce que je suis apolitique.
17:54Mais quand les bistrots, les bars, les cafés disparaissent,
17:59vous laissez la place à l'angoisse, à la peur,
18:03qui laisse la place à des gens pour, bien entendu, instrumenter cela.
18:08Donc, il ne faut pas laisser cela.
18:10Il faut qu'on vive parce que la solitude, nous sommes des ruptures,
18:13des ruptures de la solitude.
18:15Nous sommes des antidépresseurs aussi.
18:17Pourquoi ? Parce que les gens, quand ils viennent chez nous,
18:18c'est pour souffler également.
18:20Donc, c'est d'une importance capitale d'avoir ça en soi
18:23et de savoir qu'à un moment donné, il y a un sas entre notre vie,
18:27des fois difficile, et puis autre chose.
18:30Et là, on peut se reposer, on peut s'arrêter.
18:32Bien sûr.
18:32Et c'est aggrave.
18:34Est-ce qu'il faut aller dans un salon de massage ou dans un bistrot de café ?
18:37Je ne sais pas.
18:38Moi, je préfère le café.
18:39Tiens, Marc Nacache, vous avez certainement une petite anecdote dans un café,
18:42vous, de création ou de flipper.
18:45Moi, je jouais beaucoup au flipper dans les bistrots quand j'étais au lycée.
18:48Alors, effectivement, ce que disait Alain,
18:50et votre question est pertinente,
18:52parce qu'on a tous,
18:53non pas quelque chose en nous de Tennessee.
18:56Je n'ai pas osé le dire.
18:58Il n'y a que vous qui pouvez le faire, mais pas moi.
19:00Mais vraiment, on a tous en nous chez Lorette.
19:03On a tous en nous,
19:04on a tous ce café du premier baiser,
19:07de la rupture, ce que vous disiez tout à l'heure.
19:10Le premier baiser, la rupture,
19:12la rencontre des copains, le flipper.
19:14Et ce qui est très extraordinaire dans la notion des bistrots,
19:18moi, j'ai une anecdote toute simple.
19:19Allez-y.
19:19Et qui est mon propre fils,
19:22et qui a maintenant 27 ans.
19:24Et quand on lui dit,
19:25mais quand tu étais petit et tout,
19:27comment tu peux ?
19:27Il se moque toujours de moi.
19:28Il disait,
19:29moi, j'allais au football un petit peu,
19:31je faisais ci, je faisais,
19:32j'habite en plein cœur de Paris.
19:34J'ai un peu cette chance et cette spécificité.
19:36Et il raconte toujours que
19:37je faisais tous les bistrots du quartier.
19:39Avec papa ?
19:40Mais c'est des super souvenirs d'enfance.
19:44On s'asseyait,
19:46j'avais toujours rendez-vous pour le travail,
19:48pour les amis et tout,
19:49mais plusieurs bistrots du quartier,
19:51dont le troisième,
19:52sont le fief de ses souvenirs.
19:56Et sans enfance, quelque part,
19:58c'est à travers les discussions,
20:00les moments où il m'attendait,
20:02ou le moment en tous lesquels il était avec moi.
20:04Et c'est un petit peu le fruit de sa jeunesse.
20:06C'est très touchant
20:07quand il parle de ses bistrots d'enfance.
20:10Alors Fontaine, quand on entend Marc,
20:11ça fait sourire,
20:12parce que c'est vrai qu'il y a une poésie,
20:13en fait, aussi, de ses bistrots,
20:15qui voit passer nos vies à tous, quoi.
20:17Oui, c'est un marqueur,
20:19c'est un marqueur de nos vies,
20:21parce qu'on a tous quelque chose,
20:23effectivement, dans les bistrots et cafés.
20:24De Tennessee ?
20:25Oui, je ne l'ai pas dit.
20:26Il a posé.
20:27Je l'ai fait à votre place.
20:28Je ne l'ai pas, mais c'est ça.
20:30Mais c'est des marqueurs très forts,
20:32parce qu'il y a des histoires,
20:34mais il y a aussi la grande histoire qui est venue,
20:37puisqu'il faut savoir qu'on a été...
20:39On est issus des cafés, d'abord,
20:42intellectuels et culturels à la fin du XVIIIe siècle.
20:44C'est là où les philosophes et la bourgeoisie
20:47s'étaient émancipés du pouvoir aristocratique
20:49et à donner naissance à la Révolution.
20:51C'est vrai.
20:52Et jusqu'en 1830,
20:53c'est resté des cafés très intellectuels.
20:55Et en 1830, au début de la Révolution industrielle,
20:59c'est là où les ouvriers, les agriculteurs,
21:01le monde du travail,
21:02ces tacs apparaissent-là
21:03en conservant ce milieu culturel.
21:06Les chanteurs, les Renauds, les Brel, les Haute,
21:09les Brassens qui ont chanté là-dedans,
21:11mais les cinéastes aussi.
21:12Alors bon, il y a deux, trois films...
21:14Non, puis il y a des filmcules qu'on connaît,
21:16comme Amélie Poulin, par exemple.
21:18Amélie Poulin,
21:18« Minha, King Paris » de Woody Allen.
21:20Et puis, quand vous voyez tous les films
21:23de Sautet, Chabrol,
21:25il y a toujours une scène.
21:26Et un jour, j'ai eu la chance de croiser
21:28Claude Lelouch,
21:32et je lui ai parlé comme ça de notre engagement.
21:34Il me dit, mais dans tous mes films,
21:36il y a une scène.
21:37Je ne le savais pas, je n'avais pas remarqué.
21:39Il y a une scène.
21:40Donc les cinéastes,
21:41c'est vraiment un décor pour eux.
21:42C'est un décor pour les peintres,
21:43les sculpteurs,
21:44la chanson de la Znavourme,
21:46la bohème,
21:47ou pour quelques repas chauds,
21:48nous échangions des toiles.
21:49C'est la vérité.
21:50C'est la vérité.
21:52C'est la réalité de la transmission.
21:56Encore et toujours,
21:57on ne va pas toujours parler que de ça,
21:58mais c'est très essentiel
22:00d'avoir cette notion
22:01de transmettre un peu
22:04des valeurs de convivialité,
22:07de respect des hommes,
22:08de partage.
22:08C'est pour ça qu'on a parlé
22:09de génération essentielle.
22:09C'est ça.
22:10On parle de mélange des générations,
22:12on parle de mélange social.
22:13En fait, ce sont des vecteurs
22:14effectivement très importants
22:16de notre démocratie,
22:16on peut le dire comme ça aussi.
22:18C'est un point naturel
22:19de notre démocratie
22:20et il s'est passé
22:22des belles choses.
22:23C'est vrai qu'en 68,
22:24les bistrots ont servi
22:25de refuge pour les étudiants,
22:27mais en 40,
22:28ça a été servi de refuge
22:31et c'est pour ça
22:31qu'au centre de la France,
22:33il y a beaucoup de justes.
22:34Pourquoi ?
22:34Parce que les bistrots et cafés
22:35ont servi de refuge
22:37pour les familles
22:38qu'on voulait envoyer
22:38très loin à l'Est
22:39et qui sont parties
22:40au centre de la France,
22:41heureusement.
22:43Mais ça vient...
22:44Mon amour pour les bistrots
22:45et les cafés
22:46vient de cela
22:46parce que le dimanche,
22:49ma famille se réunissait.
22:51Moi, j'étais en dessous
22:51de la table,
22:52je les entendais parler
22:53parce que le peu
22:55qu'ils étaient restés
22:56et ils étaient restés,
22:57ils se réunissaient
22:58tout simplement
22:59pour échanger
22:59et c'est comme ça
23:00que j'ai appris
23:01les histoires,
23:04tristes ou heureuses,
23:06ça riait,
23:06ça chantait
23:07et j'ai appris la cuisine
23:08avec ma grand-mère
23:08et avec ma mère.
23:09Alors oui,
23:10j'ai appris bien sûr
23:11la cuisine asquénase
23:11au départ,
23:12mais j'ai appris
23:13plein d'autres cuisines
23:14et surtout la cuisine
23:14française et traditionnelle.
23:16C'est excellent,
23:18vous l'aurez compris
23:19avec Marc Nakache,
23:20des frères Nakache
23:21ce soir qui investit
23:23bientôt la salle Gavaud
23:24pour un concert exceptionnel
23:25le 8 mars,
23:26un beau dimanche d'été
23:26puis Alain Fontaine
23:27qui restera
23:27à tort engagé,
23:29président de l'association
23:29française des maîtres
23:30restaurateurs
23:31et défenseurs,
23:32grand défenseur
23:32de nos bistrots.
23:33Vous restez avec nous
23:34surtout.
23:36Sud Radio,
23:37c'est excellent,
23:37Judith Bélair.
23:38Merci d'être là
23:39fidèles auditeurs,
23:40auditrices de Sud Radio
23:41comme chaque dimanche
23:42on prend le temps
23:42parce que c'est excellent.
23:44Vous êtes en compagnie
23:45de Marc Nakache
23:46bientôt au concert
23:47à la salle Gavaud
23:48avec ses frères
23:48les frères Nakache
23:49le dimanche 8 mars
23:50avec un beau dimanche d'été
23:52et puis à ses côtés
23:53Alain Fontaine
23:54restaurateur engagé
23:55président de l'association
23:56française des maîtres
23:57restaurateurs
23:57initiateurs du mouvement
23:58Génération Bistro.
24:01Alors pour refaire
24:02un petit point quand même
24:03sur les frères Nakache
24:04vous avez joué un rôle
24:05assez déterminant
24:06dans la production
24:06musicale française
24:07on peut le dire
24:08entre grosso modo
24:0990 et 2000 quoi.
24:11Oui il y a eu des belles
24:12la vie est faite de rencontres
24:13quand on a rencontré
24:14je pense que
24:15si je vous dis
24:15Dieu m'a donné la foi
24:17je savais de qui
24:19on allait parler
24:20quand même nos soucis
24:22Dieu m'a donné la foi
24:22numéro 20 du top 50
24:24Ophélie Winter
24:24avec plus de 600 000
24:25exemplaires vendus
24:26bah c'est vous.
24:28C'est elle.
24:29Oui.
24:30Pourquoi je dis ça ?
24:31Parce que non
24:31on parle d'elle
24:34mais oh c'est quand même vous
24:36si vous n'aviez pas été là
24:37il n'y aurait pas eu ce titre
24:38on peut le dire comme ça.
24:39Mais bien sûr mais en même temps
24:39on en revient toujours
24:40à l'histoire des rencontres
24:41parce qu'elle avait vraiment
24:42un beau talent
24:44et très souvent
24:46une chanson
24:47quelle qu'elle soit
24:48c'est comme un bon plat
24:49c'est comme tout ça
24:50il y a une façon
24:51de le présenter
24:52je trouve que
24:52notre musique
24:53ça a été une rencontre
24:54avec elle
24:55et surtout qu'à l'époque
24:56c'était vraiment
24:57un peu précurseur
24:57parce qu'Ophélie
24:59n'existait pas
24:59dans le spectre
25:01et cette musique
25:02qui a été faite
25:03pour elle
25:04avec son frère
25:04notamment
25:05et tout
25:05avec Mickaël Winter
25:06qui a contribué
25:08nettement au succès
25:09et bien
25:11c'est des histoires
25:12de rencontres
25:12et elle a amené
25:13cette énergie
25:14cette façon d'être
25:15et tout
25:15qui a fait s'envoler
25:16ce titre
25:17et sa carrière
25:18aurait dû s'envoler
25:19plus profondément
25:20plus il va se lever
25:22ça c'est sa vie
25:23mais en tous les cas
25:23après c'est des choix
25:24de personnel
25:25c'est un autre sujet
25:26mais en tous les cas
25:26c'est une très belle rencontre
25:28et un magnifique souvenir
25:29et puis c'est resté
25:30je crois maintenant
25:30dans le patrimoine français
25:32c'est un bissement
25:33immatériel
25:33il y en a d'autres
25:35il y a Hélène Sigara
25:36il y a Shimon Baddy
25:37il y a El Naïm
25:39dont vous avez produit
25:40d'ailleurs le premier album
25:41en fait
25:42vous êtes quand même
25:43à l'origine
25:44Hélène Sigara
25:45c'est quand même
25:45les vallées d'Irlande
25:46et parlez-moi de nous
25:47c'est pas n'importe quel titre
25:48à chaque fois
25:48non non
25:49c'est des titres importants
25:50et puis c'est encore
25:50là c'était une rencontre
25:51encore avec elle d'abord
25:53parce que c'est une très très belle personne
25:55de haute qualité
25:57pas seulement vocale
25:58c'est une belle personne
25:59de l'intérieur
26:00c'est une très belle rencontre
26:02et puis avec Orlando
26:02c'est comme ça que vous travaillez
26:03c'est du coeur en fait
26:04ah oui c'est important
26:05parce que c'est pas
26:06voilà
26:06c'est ça
26:07on mijote les rencontres
26:10bien sûr
26:10on mijote les rencontres
26:11comme un bon petit plat
26:12tiens Alain Fontaine
26:13exactement
26:13vous allez nous dire
26:13comment vous mijotez
26:14dans un instant aussi
26:15et puis Orlando
26:16avait été une rencontre essentielle
26:19parce qu'il nous a présenté
26:20les uns aux autres
26:20et tout
26:21et puis c'est comme ça
26:22Yaël Naïm
26:22ça a été une artiste
26:24qu'on a découverte
26:25avec mon frère Norbert
26:26et ça a été une évidence
26:29il y a aussi le rappeur
26:31G5 quoi
26:32G5 voilà
26:33si je vous raconte
26:34c'est quand même
26:35c'est Modern Time
26:36c'est numéro 1
26:36du top 50 en 2004
26:38au Japon
26:39partout dans le monde entier
26:40quoi
26:40c'est dingue
26:41allez je vous la raconte
26:42en 23 secondes
26:43parce que sinon
26:43on en a jusqu'à Bébé
26:44en 23 secondes
26:45G5 est un jeune rappeur
26:49que son père me présente
26:50son père c'est mon ami
26:51intime depuis l'enfance
26:53on allait au bistrot ensemble
26:55faire des flippers
26:56et son papa est parti vivre aux Etats-Unis
27:00il a eu des enfants
27:01dont ce garçon Jonathan
27:03que je rencontre
27:05lors d'un voyage à Paris
27:07qui ne parle pas
27:08d'un mot de français
27:09et au même moment
27:10on était sur
27:11sur un projet
27:12de comédie musicale
27:14autour de la vie
27:15de Charlie Chaplin
27:16et ce titre est sorti
27:18il m'a
27:19je lui ai dit
27:19mais qu'est-ce que tu fais
27:20exactement John
27:21il me fait
27:21je suis resté bouche bée
27:24et de là
27:25comme une évidence
27:25son talent
27:27nous a inspiré ce titre
27:28et c'est devenu
27:28un hit
27:29c'est dingue
27:30alors vous Alain Fontaine
27:32vous mijotez
27:33vous êtes un aubergiste
27:34de ville
27:34c'est comme ça
27:35que vous définissez
27:35pourquoi vous définissez
27:37comme ça ?
27:38parce que l'auberge
27:39c'est un lieu de vie
27:41où la
27:41c'est un bistrot
27:43un café bien sûr
27:43mais c'est là
27:44où la parole est libre
27:45l'important pour moi
27:46c'est qu'effectivement
27:47dans mon établissement
27:48les gens
27:49se sentent
27:50comme chez eux
27:51mais
27:51quand on est chez soi
27:53des fois on se freine
27:54parce que
27:55il y a une forme
27:56de protocole familial
27:57qui fait que
27:58dans un bistrot
27:59dans un café
27:59dans une auberge
28:00on est plus libre
28:01on est plus libre
28:02ça crie
28:02ça chante
28:03le soir
28:05moi je vois bien
28:06il y a des anniversaires
28:07et des choses comme ça
28:07et personne
28:09ne dit à l'autre
28:10taisez-vous
28:10non non
28:11il y a trop de bruit
28:12non
28:12les gens viennent pour ça
28:13pour échanger
28:14d'ailleurs si quelqu'un dit ça
28:14il se fait engueuler non ?
28:15un petit peu oui quand même
28:16mais pas par moi
28:17à part les autres
28:18le mesturé
28:18le mesturé à Paris
28:19dans le deuxième arrondissement
28:21c'est ouvert 7 jours sur 7
28:23toute l'année
28:23vous revendiquez
28:24une cuisine traditionnelle
28:25familiale
28:26le plat mijoté
28:27oui le plat mijoté
28:28parce que comme j'ai dit
28:29tout à l'heure
28:29j'ai appris
28:30la blanquette de veau
28:31le bourguignon
28:32le confit de canard
28:34moi vraiment
28:36j'ai vécu avec ces plats là
28:37et c'était des plats importants
28:39mais j'ai aussi vécu
28:40avec la récupération
28:41parce que moi
28:42je suis ici
28:43une famille quand même
28:44modeste
28:44et donc il fallait
28:45qu'on aille jusqu'au bout
28:47de chaque chose
28:48si vous voulez
28:48donc ma mère récupérait
28:50par exemple
28:51j'ai une charlotte de pain perdu
28:52que je fais
28:52qui est une recette
28:54à base de pain perdu
28:55justement
28:56avec des raisins
28:57des pommes
28:58et puis de l'alcool
28:59dedans un petit peu
29:00voilà
29:01on ne jette rien
29:03je sais travailler
29:04on sait
29:04les gens qui travaillent avec moi
29:06les fans de rani
29:07les fans de carottes
29:08on sait les travailler
29:09et puis on fait des chips
29:10magnifiques
29:10avec les pluches de pommes de terre
29:12attention à bien nettoyer avant
29:13du sel
29:14sel, poivre, ail, persil
29:16dans la graisse de canard
29:18vous les faites revenir
29:19alors vous avez bien
29:20l'avé avant
29:20sel, poivre, ail, persil
29:23et dans la graisse de canard
29:24et après on fait sécher
29:24et vous faites sécher
29:25avec un peu d'alcool
29:27toujours ?
29:27non
29:27peut-être pour vous
29:29avec modération
29:30en amuse bouche
29:30c'est très très bon
29:31avec nous on fait tout
29:33parce que les maîtres restaurateurs
29:34on est obligés
29:34de prendre des produits bruts
29:35donc on part
29:36produits bruts
29:37produits frais
29:37traçabilité
29:38et donc
29:40quand on prend
29:41un filet de bœuf
29:41il y a ce qu'on appelle
29:42les parures
29:43on le retransforme
29:44et on fait
29:45un parmentier de bœuf
29:46avec la purée dessus
29:48c'est vraiment traditionnel
29:50on met encore
29:50vous allez me dire
29:51je fais beaucoup
29:51avec de la graisse de canard
29:53mais on travaille aussi
29:54nous nos frites
29:54avec comme en Belgique
29:56avec la graisse de bœuf
29:57c'est très très sain
29:58c'est même
29:59beaucoup plus sain
29:59que certaines huiles
30:00de friture
30:01et la graisse de bœuf
30:02c'est extraordinaire
30:03pour les frites
30:03on fait bien sûr
30:04les frites comme en Belgique
30:05d'accord
30:06alors en fait
30:07vous êtes la 8ème génération
30:08on va y revenir
30:09un peu sur votre historique familial
30:10et vous avez votre fils
30:119ème génération
30:12qui travaille désormais
30:13à vos côtés
30:14je tiens à dire aussi
30:15que vous avez quand même
30:15formé plus de 150 apprentis
30:16à l'enfantaine
30:17la restauration
30:19c'est une vocation
30:20chez vous
30:21moi j'ai appris ça
30:22je voulais
30:23alors il y a 3 choses
30:24que je voulais faire
30:25c'était fermier
30:25fermier
30:27cuisinier
30:28ou footballeur
30:29fermier ça a été vite réglé
30:31parce qu'on n'avait pas de terre
30:33bah oui c'est difficile à parier
30:34je suis venu rue François
30:35je suis venu rue François Miron
30:36et mes parents vivaient
30:38rue Ferdinand du Val
30:39au coin de la rue des Rosiers
30:40au dessus de chez Goldenberg
30:41c'est François Miron ?
30:42oui
30:42François Miron
30:43moi je suis venu rue François Miron
30:44on y arrive en 30 secondes
30:45je suis venu
30:46je suis venu
30:47je suis venu à l'hôtel de Bourgogne
30:48et donc
30:49on est parisien
30:50depuis toujours
30:51le football
30:52je me suis aperçu
30:53malgré quelques réussites
30:54que j'étais
30:55un footballeur très très modeste
30:57et puis mes genoux
30:57n'ont pas voulu me suivre
30:58donc je suis venu cuisiner
31:00naturellement
31:00et on avait ça
31:01dans la peau
31:03avec ma grand-mère
31:04et ma mère
31:05qui m'ont appris cela
31:06appris le partage
31:07et autour de la table
31:08il se passe des choses
31:10mais ça c'est typiquement français
31:12au-delà des mets
31:14qu'on va déguster
31:16on peut parler
31:16on peut se découvrir
31:18on peut s'engueuler aussi
31:19et puis
31:20nous en France
31:21mais la nourriture
31:22ça réconcilie
31:23pareil
31:23les américains
31:24les étrangers
31:25ne comprennent pas
31:26ce qui se passe
31:26autour de notre table
31:27c'est ça aussi
31:28qu'on défend
31:28à travers les maîtres restaurateurs
31:30mais à travers les bistrots
31:30c'est que nous
31:31on a appris à vivre
31:32avec la table
31:33et qu'on a fait
31:35de la cuisine
31:35et de cette convivialité
31:37un élément culturel
31:38ce que n'ont pas
31:39les autres pays
31:40bien sûr
31:40je recommande
31:41votre petit
31:42Pudelot des bistrots
31:432026
31:43où vous avez
31:44les meilleurs bistrots
31:45de Paris
31:47et un petit peu
31:49en province
31:50c'est ce que je voyais
31:50et puis vous avez aussi
31:51ce guide des maîtres restaurateurs
31:53ça c'est les meilleurs restaurants
31:54de France
31:55tout type de restaurant
31:56il y a vraiment tout
31:57ça va de la petite auberge
31:59jusqu'à l'étoile et Michelin
32:01et voilà
32:01et dans ce guide
32:01en fait
32:02il y a toutes les adresses
32:02dans toutes les régions
32:03donc quand on se balade
32:04en bagnole
32:04on peut s'arrêter
32:06on peut faire
32:06un voyage gourmand
32:09avec vous
32:09exactement
32:10j'ai envie de dire
32:12Marc Nakache
32:13qu'en fait
32:14dans un restaurant
32:15comme dans un concert
32:16il y a un rituel
32:17on s'installe
32:18on écoute
32:18on partage
32:19on échange
32:21il y a un vrai rapport
32:23entre vos deux métiers
32:26alors déjà sur scène
32:27sur scène
32:28je ne sais pas encore
32:31si je veux le faire ou pas
32:32mais de toute façon
32:33il est sur scène
32:34il est sur scène
32:34des guéridons
32:35voilà
32:35qui sont un petit peu
32:36le symbole
32:36de ce dont vous parlez
32:38à savoir cette histoire
32:39de partage
32:40d'être ensemble
32:41et tout
32:41et je ne m'interdis pas
32:42d'installer une grande table
32:43autour de laquelle
32:45les musiciens vont se poser
32:46pour jouer
32:47donc on revient toujours encore
32:50à cette notion de table
32:51on raconte aussi cette histoire
32:54de l'enfance sur scène
32:56qui est l'arrivée d'Algérie
32:58et tout
32:59et à un moment donné
33:00je ne vais pas m'interdire
33:02de parler de la rue François Miron
33:03ok
33:04alors on peut savoir pourquoi
33:06il y a un avant-bouche
33:08ou pas ?
33:08non mais c'est tout simplement
33:09c'est un lieu de vie pour vous
33:11mais on en revient encore
33:12je parlais tout à l'heure
33:13de mon fils
33:14qui connaît
33:15les bistrots du 3ème
33:15vous avez plus de points communs
33:16que je l'aurais prévu
33:17tous les deux
33:18c'est incroyable
33:19c'est pour ça que j'étais touché
33:20quand vous avez parlé
33:22de la rue François
33:22quand j'étais petit
33:23j'allais avec mon père
33:25donc l'histoire du bistrot
33:26ça venait très loin
33:27j'allais
33:27mon père avait
33:28évidemment
33:29on revient à cette notion
33:30de rencontre
33:31il avait besoin
33:32de retrouver ses amis
33:33de là-bas
33:33ça on dit dans les années 60
33:35il avait quitté l'Algérie
33:36depuis quelques années
33:37mais il avait besoin
33:38de se retrouver
33:39avec ses amis
33:40avec Sylvain
33:41Edmond
33:41tous ses noms
33:42Sylvain c'était le papier
33:43d'Andre Comasias
33:44Edmond c'était un ami à lui
33:46qui jouait du malouf
33:47ils avaient rendez-vous
33:49dans ce petit bistrot
33:50de la rue François Miron
33:51chez Tchac Tchac
33:52il s'appelait
33:52et bon c'était un petit bistrot
33:54vous voyez ce bistrot
33:56je vois mais je crois
33:57qu'il n'existe plus
33:57non mais il n'existe plus
33:59mais on allait là-bas
34:01et de temps en temps
34:02ma mère devait lui dire
34:03mais prends ton fils avec toi
34:04et je passais des heures
34:06à l'attendre
34:06avec une menthe à l'eau
34:07et je restais pendant
34:09des heures à l'attendre
34:10il parlait
34:11il jouait aux cartes
34:12il faisait de la musique
34:14et c'était son endroit
34:15de pèlerinage
34:16où il retrouvait ses potes
34:17voilà
34:18on adore
34:18c'est excellent
34:20c'est excellent
34:20sur Sud Radio
34:21très excellent
34:22d'autant plus ce soir
34:23c'est le rendez-vous
34:23qu'ils font
34:24et qu'ils font bien
34:24vous le savez
34:25je suis avec Marc Nacaj
34:26bientôt en concert
34:27avec ses frères
34:28les frères Nacaj
34:28c'est à la Salle Gavo
34:29avec un beau dimanche d'été
34:30puis Alain Fontaine
34:31restaurateur de renom
34:32du Mesturet
34:33je vous le recommande
34:34c'est à Paris
34:34président de l'association française
34:36des maîtres restaurateurs
34:37et initiateurs
34:38du mouvement
34:38Génération Bistrot
34:40on revient pour la fin de l'émission
34:41surtout restez avec nous
34:42Sud Radio
34:44vous êtes bien sur Sud Radio
34:47et nous aussi évidemment
34:48c'est excellent
34:49comme chaque dimanche
34:50à 19h
34:50le rendez-vous des talents
34:51le rendez-vous de la culture
34:52ce soir avec Marc Nacaj
34:54qui sera en concert
34:55avec ses frères
34:55les frères Nacaj
34:56à la Salle Gavo
34:56le mieux dimanche 8 mars prochain
34:58ça sera pour un beau dimanche d'été
35:00et puis Alain Fontaine
35:01restaurateur
35:02président de l'association française
35:03des maîtres restaurateurs
35:04à la tête de Génération Bistrot
35:05ce mouvement qui affirme
35:06les bistrots
35:07comme des espaces essentiels
35:08de notre vie démocratique
35:10citoyenne
35:10économique
35:11culturelle
35:12alors
35:13justement
35:14pour revenir un petit peu
35:15sur vos parcours respectifs
35:16messieurs
35:17vous Alain
35:18votre engagement
35:19pour les bistrots
35:20il n'est clairement pas théorique
35:21on l'a dit
35:21vous êtes ancré
35:22dans votre quotidien
35:22de restaurateur
35:23et avant de devenir
35:25une figure du bistrot parisien
35:26j'ai envie de dire
35:26Alain Fontaine
35:27vous êtes passé par
35:27toutes les étapes du métier
35:29vous êtes donc
35:29la génération 8
35:31de votre famille
35:31vous avez appris
35:32en observant
35:33vous avez appris
35:34en servant
35:34en écoutant
35:35en faisant tout quoi
35:36oui je crois
35:37que la restauration
35:38c'est un métier divers
35:39c'est pour ça que
35:40c'est bien
35:41de faire la part belle
35:43aux cuisiniers
35:43c'est souvent des vedettes
35:45des stars
35:45mais la restauration
35:47c'est un monde
35:48c'est un écosystème
35:49qui va du plongeur
35:50au serveur
35:51au chef de cuisine
35:52au barman
35:53et tout cela
35:54est en osmose
35:55et travail
35:56pourquoi ?
35:57pour recevoir des gens
35:58pour faire plaisir
35:59mais aussi
35:59je dirais
36:00pour donner
36:01un sens
36:03à leur travail
36:04c'est à dire
36:04qu'aujourd'hui
36:05vous avez plein de jeunes
36:06qui ont dit
36:08ils cherchent un sens
36:09à leur vie
36:09ou un sens
36:10à leur travail
36:10je crois que
36:11dans un bistrot
36:12et un café
36:12dans un restaurant
36:13mais dans un bistrot
36:13et un café
36:14on a vraiment
36:15du sens à son travail
36:17et du sens à la vie
36:18quand on devient
36:18patron de bistrot
36:19ou patron de café
36:21quand on est un couple
36:22c'est un engagement
36:23c'est un engagement
36:24pour faire plaisir aux gens
36:25pour recevoir
36:26vous avez un comptoir
36:27ce comptoir
36:28c'est un élément important
36:30Blondin disait
36:31que c'est le métal
36:33le métal le plus important
36:35pour l'amitié
36:36et c'est vrai
36:37c'est vrai que ce zinc
36:39comme on le dit
36:39ce zinc
36:40est important
36:40et il permet
36:42de recevoir les gens
36:43de parler
36:44et ça va au-delà
36:45du simple repas
36:46que vous allez déguster
36:48c'est parce que
36:49vous avez des gens
36:50qui rentrent dans un bistrot
36:50au café
36:51simplement pour parler
36:52pour discuter
36:53c'est un lieu aussi
36:55de rendez-vous
36:55de refuge
36:57pour les SDF
36:57du matin
36:58et combien de fois
37:00nous on a une anecdote
37:01un SDF
37:02qui venait tous les matins
37:03pendant un an ou deux
37:04ses enfants ne savaient pas
37:06il le cachait
37:07avec ses enfants
37:08ce qu'il était devenu
37:09ses enfants étaient adultes
37:10et au bout de deux ans
37:11il y a une femme
37:12qui s'est levée
37:12du manche debout
37:13qui est venue le voir
37:13et qui dit
37:14voilà
37:14notre concierge
37:16est parti à la retraite
37:17vous êtes logé
37:18est-ce que vous voulez bien venir ?
37:20et aujourd'hui
37:21il est toujours concierge
37:21de deux immeubles
37:22donc il y a plein d'histoires
37:23de très belles histoires
37:24et c'est ça qu'on vit
37:25et c'est pour ça
37:27qu'il ne faut pas parler
37:27que de cuisine
37:28la cuisine est importante
37:29les gens rentrent
37:29pour manger aussi
37:30quand même
37:31mais c'est beaucoup
37:33d'histoires
37:34de magnifiques histoires
37:36on en parlait tout à l'heure
37:37du quotidien
37:37qui dépassent la cuisine
37:39et qui nous dépassent aussi
37:40nous sommes dépassés
37:41des fois
37:42par ce que nous apportons
37:43aux gens
37:44qui viennent nous voir
37:44et alors vous
37:46Marc Nakash
37:48le début de la musique
37:49en fait
37:50c'est vraiment
37:50cet environnement familial
37:52où la musique
37:52est omniprésente
37:53et si vous êtes donc
37:55on l'a dit
37:56issu de cette famille
37:56juive d'Algérie
37:57vous êtes
37:58cette culture arabo-andalouse
38:00en héritage
38:01finalement
38:02c'est parce que
38:03la musique
38:04c'était même pas
38:04un projet professionnel
38:06pour vous au départ
38:06j'ai envie de dire
38:07c'est une langue maternelle
38:08en fait
38:08une langue maternelle
38:10ça c'est bien ça
38:11j'aime bien
38:11ça vous va
38:12je la connaissais pas
38:13c'est tellement usual
38:13chez vous
38:14que c'est logique
38:15comme la langue de maman
38:16vous avez tout résumé
38:17c'est une langue maternelle
38:18je la garde pour l'avenir
38:20mais est-ce que
38:20du coup j'ai raison aussi
38:21sur le fait que vous
38:22ne vous projetiez pas
38:23professionnellement au départ
38:24non
38:25jeune
38:26je faisais des études de droit
38:27pour ma part
38:28chacun fait sa vie
38:29et tout
38:29non
38:30comme on le disait
38:31au début de l'émission
38:32on s'est rencontrés
38:32les uns les autres
38:33les frères
38:34parce qu'on est issus
38:35d'une famille
38:35de la musique de notre père
38:37d'une maman qui aimait
38:39écouter son mari
38:41elle adorait la musique
38:44de son mari
38:44ça c'est extraordinaire
38:45on adore
38:45c'est beau
38:46il lui faisait des concerts privés
38:47à la maison
38:48le vendredi soir
38:50et elle était
38:50elle était sa première fan
38:52et je garde encore toujours
38:54ce beau regard
38:55qu'elle posait
38:55sur notre père
38:57et donc
38:57notre aventure
38:59musicale
39:01elle a débuté
39:02dans le ventre
39:03en fait
39:03oui elle a débuté
39:04dans le ventre
39:04et puis dans son regard
39:05et puis voilà
39:06c'est la vie
39:07c'est très rigolo
39:09parce qu'à un moment donné
39:09on passait assez souvent
39:11à la télé
39:12et je sais
39:13parce qu'elle nous racontait
39:14qu'elle faisait comme ça
39:15un petit geste
39:15très régional
39:16où elle embrassait l'écran
39:17en voyant ses cinq enfants
39:19sur l'écran
39:20on adore les marges
39:21bon on est prêt
39:24pour le portrait chinois
39:25messieurs
39:25parce qu'il nous reste
39:26peu de temps ensemble
39:27et ça c'est un peu
39:27ma partie rigolote
39:28de l'émission
39:29vous êtes prêt à répondre
39:30sans trop réfléchir ?
39:32très court
39:32ou sans réfléchir ?
39:33sans réfléchir
39:34après vous répondez
39:35comme vous voulez
39:35pas trop long non plus
39:36parce qu'on a six minutes
39:37devant nous
39:37vous êtes prêt ?
39:39allez Marc Nakacha
39:40si votre parcours
39:41était une chanson
39:42réfléchissez pas trop
39:45on a dit
39:45alors là
39:46faut pas trop réfléchir
39:48pas trop réfléchir
39:49la bohème
39:51j'irai au bout de mes rêves
39:53ah bah oui
39:53j'irai au bout de mes rêves
39:56évidemment
39:56essentiel
39:57on va éviter de faire pleuvoir
39:58Alain Fontaine
40:00si vous étiez un souvenir
40:01ma mère ?
40:03ma mère
40:05oui
40:05ma mère qui
40:07qui chante aussi
40:09qui chante très bien
40:09ma mère qui cuisine
40:10et ma mère qui pense que
40:12ça sera toujours mieux demain
40:15c'est l'espoir
40:17toujours
40:17garder l'espoir
40:19et elle en a eu besoin
40:20à un moment de sa vie
40:21elle nous a légué ça
40:23à nous
40:23ses enfants
40:24le meilleur est pour le lendemain
40:26c'est beau
40:27on adore
40:27Marc Nakache
40:29si vous étiez une scène idéale
40:31une scène idéale ?
40:33celle de Gavaud
40:34c'est ça
40:35c'est pas compliqué
40:35j'ai envie de dire
40:36celle qui arrive le 8 mars
40:38celle qui arrive le 8 mars
40:39elle est idéale
40:40parce que
40:41elle est belle
40:42elle est riche d'émotions
40:45et puis elle est belle
40:45c'est important
40:46quand on rentre dans cette salle
40:48c'est un bel endroit
40:49c'est un bel écrin
40:50et chanter dans un bel écrin
40:52c'est comme manger
40:53dans une belle assiette
40:54c'est vrai
40:55Alain Fontaine
40:56si vous étiez une odeur
40:57la lavande ou le teint
41:00pourquoi ?
41:02la Provence
41:02vous avez une maison là-bas
41:04vous partez en vacances
41:05c'est une région que vous aimez
41:06on partait en vacances
41:07avec mes parents là-bas
41:08et je crois que
41:11avec les grillons qui vont avec
41:12j'ai approché beaucoup
41:14les souvenirs de Pagnol
41:15quand j'étais là-bas
41:17et j'étais un gamin
41:19la gloire de mon terre
41:20c'était ça
41:21et le château de ma mère aussi
41:22on adore ses livres
41:23Marc Nakache
41:25si vous étiez une lumière
41:27j'essaierai d'être
41:29toujours allumée
41:31de faire en sorte
41:32qu'elle ne s'éteigne jamais
41:33pour avoir l'énergie
41:34et puis qu'elle ne soit pas
41:36trop violente pour les autres
41:37juste
41:37une lumière constante quoi
41:39une lumière
41:40qui se pose sur les autres
41:42et
41:42qui ne l'agresse pas
41:43voilà
41:44bon
41:44Alain Fontaine
41:45si vous étiez un terroir
41:47Paris
41:48Paris est un terroir
41:51pour moi oui
41:52Paris c'est un terroir
41:52alors dites-nous pourquoi
41:53parce que c'est sympa
41:53parce que c'est une ville
41:54qui est extraordinaire
41:56qui est fantastique
41:57qui est pleine d'histoires
41:58avec un peuple parisien
42:00il ne faut jamais l'oublier
42:01il y a un peuple à Paris
42:02qui est divers et varié
42:03mais qui vit
42:04qui se soulève des fois
42:06qui se bat pour
42:07pour la liberté
42:08pour plein de choses
42:09qui concernent
42:11qui concernent
42:11tous les français
42:12Paris est une ville mondiale
42:14aussi
42:14c'est une ville
42:15qui accueille le monde entier
42:16donc Paris
42:17c'est un terroir
42:19extraordinaire
42:20et je crois que
42:21c'est Hugo
42:22qui disait ça
42:23le monde
42:25se doit à Paris
42:26c'est magnifique
42:27merci beaucoup
42:27Marc Nakache
42:29si vous étiez un lieu
42:30qui rassemble
42:30je serais un bistro
42:34je t'en déperche
42:36un peu
42:37c'est bien
42:38un bistro
42:40un bistro
42:41oui
42:41ça rassemble
42:43ça rassemble
42:44parce que tout a été dit
42:45tout à l'heure
42:45par vous-même
42:46et par Alain
42:47et en même temps
42:48oui c'est un mal endroit
42:49un bistro
42:50c'est quelque chose
42:50que j'aime
42:51oui c'est bien
42:51il y a la maison
42:52mais il y a le bistro
42:53un bistro bien dans son jus
42:53Alain
42:54si vous étiez un message
42:55à transmettre
42:56pour continuer dans cette idée
42:57de vivre heureux
42:59vivre surtout heureux
43:00de croire en l'avenir
43:02de ne pas se laisser emporter
43:04par des choses
43:05extrêmes ou radicales
43:07il faut vivre ensemble
43:08il ne faut pas avoir peur
43:09du monde de demain
43:10mais ne pas se laisser dépasser
43:12voilà c'est le message
43:13ne pas se laisser dépasser
43:14et quand je me bats
43:15pour les bistros et café
43:16ce n'est pas pour regarder
43:17dans le rétroviseur
43:18c'est pour regarder devant nous
43:20parce que nous sommes l'avenir
43:21et nous sommes la génération
43:23qui devons défendre cet avenir
43:24et vous Marc Nakache
43:27le moment où vous avez compris
43:28que la musique
43:28ça serait votre vie
43:29assez vite
43:32juste à 20 et quelques années
43:34c'est pas le premier succès
43:36de Alibagine
43:37qui a déterminé
43:37ma propre vie
43:39avec la musique
43:40c'est
43:40j'ai toujours eu envie
43:43j'ai toujours eu envie
43:44à l'école
43:45à la fac
43:46avec les amis
43:47avec les copains
43:47avec les amours
43:48avec les bons moments
43:49il y a des moments
43:50où j'ai abandonné
43:51la musique
43:51parce que la vie
43:53est faite
43:53de différents moments
43:55et puis en même temps
43:56elle ne m'a jamais abandonné
43:57parce que je reviens
43:58du jour vers elle
43:59c'est ça la vie
44:00effectivement
44:00Alain Fontaine
44:02pour terminer
44:02je vais vous poser
44:03le même type de question
44:04on a compris
44:05que vous aviez eu
44:06plusieurs choix
44:07dans votre parcours
44:08le moment définitif
44:10précis
44:10où la cuisine
44:11est devenue
44:11cette vocation
44:12que vous représentez
44:13avec plaisir
44:14quand j'étais adolescent
44:17j'ai compris
44:19qu'à la fin
44:20de mon adolescence
44:21j'ai compris
44:21que ça serait ça
44:22et ça c'est ça
44:23et rien d'autre
44:24parce que derrière
44:24il y avait de la passion
44:25j'avais envie
44:27j'avais envie
44:27de rencontrer les gens
44:28j'avais envie
44:29de vivre cette aventure là
44:30et puis il y a
44:31tellement de rencontres
44:32dans ce métier là
44:35c'est un métier de passion
44:35c'est un métier
44:36qui vous envahit
44:37et donc
44:37j'aimais
44:39j'avais envie
44:40d'être envahi
44:41par ce métier
44:41j'avais envie
44:42d'être envahi
44:42par ce métier
44:43c'est joliment dit
44:44merci à tous les deux
44:45vraiment pour ce partage
44:46Alain Fontaine
44:47Marc Nacache
44:48c'est un plaisir
44:49de vous recevoir
44:50demandez-nous
44:50si on a été heureux
44:51d'être là
44:52est-ce que vous étiez
44:52heureux d'être là
44:53à l'âge
44:54pleinement
44:55très heureux
44:56c'est un moment d'édition
44:57je suis ravi
44:59donc les frères Nacache
45:01Marc Nacache
45:01vous êtes en concert
45:02à la salle Gaveau
45:03je le rappelle
45:03c'est le dimanche 8 mars prochain
45:04c'est à 17h30
45:05c'est ça
45:05pour un beau dimanche d'été
45:07un spectacle familial
45:09franchement je vous conseille
45:10d'y aller tous
45:10si vous avez envie
45:11de passer un bon moment
45:11et puis vous Alain Fontaine
45:13on vous souhaite vraiment
45:14que ça fonctionne
45:15et que ces bistrots
45:16cette génération bistrots
45:18soit reconnue
45:18patrimoine immatériel
45:20de l'UNESCO
45:21je recommande aussi
45:22votre restaurant
45:23Le Mesturé
45:23donnez l'adresse s'il vous plaît
45:2577 Audrey Cholieu
45:27dans le 2ème à Paris
45:28vous allez avoir
45:28encore plus de monde maintenant
45:29parce que vous êtes déjà débordé
45:30on va assumer
45:31voilà
45:31et moi je viendrai goûter
45:33avec plaisir aussi
45:33allez c'est excellent
45:34c'est l'émission
45:35qui crée le lien
45:35sur Sud Radio
45:36tous les dimanches à 19h
45:37on se retrouve
45:37dès la semaine prochaine
45:38sans oublier
45:39tous les samedis
45:39vous le savez à 13h30
45:40pour Parlons Femmes
45:41merci à Julien Delmas
45:43à la réalisation
45:44et ben moi je vous embrasse
45:45bye
45:46c'était excellent
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