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  • il y a 4 jours
Mettez vous d'accord avec Pascal Bataille , Jean-Claude Beaujour, Arnaud Benedetti, Arnaud Stéphan

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2026-02-13##

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Transcription
00:00:00Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Christine Bouillaud.
00:00:04Allez, on se ressent, on était en train de parler du vendredi 13,
00:00:07avec un oeil toujours aussi sur ce qui se passe à Cap Canaveral,
00:00:10on est à 44 minutes du décollage de Sophie Adeno,
00:00:14on va s'y intéresser tout à l'heure et on va suivre ça,
00:00:16on vous donnera les dernières infos en direct.
00:00:19Nos quatre débatteurs qui viennent de s'installer,
00:00:20que je salue, Pascal Bataille, bonjour Pascal.
00:00:23Bonjour à tous.
00:00:24Animateur, producteur, chef d'entreprise,
00:00:26auteur de ce fabuleux petit traité du silence à l'usage des gens bruyants.
00:00:29Mon dieu, que c'est important.
00:00:31Jean-Claude, bonjour.
00:00:32Bonjour.
00:00:33Bonjour, cher ami, avocat et président du Forum Trois-Atlantiques,
00:00:36Arnaud Menedetti, bonjour Arnaud.
00:00:37Bonjour.
00:00:38Professeur à la Sorbonne, directeur de la nouvelle revue politique
00:00:41et auteur aux portes du pouvoir,
00:00:43et reine l'inéluctable victoire.
00:00:45C'est chez Michel Laffont pour les éditions.
00:00:48Et puis Arnaud Stéphan, bonjour Arnaud.
00:00:49Bonjour.
00:00:50Fondateur de l'agence La Note de Com.
00:00:52Alors on va avec vous débattre dans un instant
00:00:55de ce nouveau candidat à la présidentielle.
00:00:57Nous sommes, je rappelle, à 14 mois de l'élection.
00:01:00Déjà 14 candidats déclarés officiellement ou sur le point de le faire.
00:01:04C'est Bruno Retailleau qui a officialisé sa candidature.
00:01:07La droite républicaine a-t-elle encore un avenir en France ?
00:01:09Est-ce le bon moment pour le faire ?
00:01:11Bruno Retailleau a-t-il ses chances pour ce qui est de la droite ?
00:01:14Et puis faut-il un Trump pour redresser la France ?
00:01:17La question est remise au goût du jour aujourd'hui
00:01:19par un débat entre un polémiste classé à gauche
00:01:23et Éric Zemmour aussi qui rêve de ça.
00:01:25Est-ce que c'est la bonne solution ?
00:01:28J'ai hâte de vous entendre.
00:01:30Nous démarrons le zapping tout de suite avec vous,
00:01:33Gilles Gansman.
00:01:34Ce zapping qui va nous parler des espions modernes.
00:01:38Et oui absolument, c'est une histoire incroyable
00:01:40que je vais vous raconter hier,
00:01:41qu'a raconté hier TF1,
00:01:44une histoire digne d'un James Bond.
00:01:45Il s'agit de l'espionnage de notre fleuron de l'aviation,
00:01:49le Rafale, grâce simplement à des petites lunettes.
00:01:54Un site de production d'avions de chasse Rafale ultra protégés
00:01:58est peut-être espionné.
00:02:00Hier, dans cette usine d'assaut aviation à Sergy,
00:02:03un intérimaire est surpris avec sur son nez
00:02:05ce type de lunettes équipées de caméras intégrées à la monture.
00:02:08Il a été repéré par les agents de sécurité.
00:02:11Ce soir, la société précise.
00:02:13Nous avons immédiatement saisi les autorités compétentes
00:02:17qui ont engagé les actions nécessaires.
00:02:19Le mis en cause à 19 ans.
00:02:21Un intérimaire, monteur-câbleur
00:02:22sur une chaîne d'assemblage d'avions de chasse Rafale.
00:02:25Jusqu'alors inconnu des services de police,
00:02:27il est soupçonné d'espionnage industriel.
00:02:29Il a été placé en garde à vue
00:02:30pour atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation.
00:02:33C'est lunettes connectées.
00:02:35Donc il a des lunettes ici à part moi.
00:02:37Donc je suis en train de vous espionner
00:02:39tous les uns les autres.
00:02:40L'espionnage industriel,
00:02:45c'est vieux comme l'industrie,
00:02:47j'allais dire, Arnaud Bédédetti.
00:02:49Mais aujourd'hui, on voit aussi
00:02:51tous les intérêts de l'intelligence artificielle.
00:02:53Il y a eu aussi cette histoire de ces Chinois
00:02:55qui ont été interpellés du côté de la Gironde.
00:02:57Ils avaient installé des paraboles
00:02:59pour visiblement,
00:03:01et en tous les cas, les renseignements.
00:03:03La bataille du renseignement,
00:03:05c'est quelque chose d'important.
00:03:05Qui veut commenter cette info ?
00:03:07Ce n'est pas nouveau, comme vous l'avez dit.
00:03:09C'est vieux comme le monde.
00:03:10Mais la question, c'est vrai que vous la posiez,
00:03:13c'est au profit de qui ?
00:03:15Si c'est le cas.
00:03:16C'est ça qui est intéressant, véritablement.
00:03:18Après, encore une fois,
00:03:20l'espionnage industriel,
00:03:22soit j'allais dire une constante,
00:03:24est d'ailleurs assez écoignement,
00:03:26vraisemblablement répandue,
00:03:27enfin un peu plus peut-être,
00:03:28d'un certain côté que de l'autre.
00:03:29Je veux dire,
00:03:30ce n'est pas fondamentalement quelque chose
00:03:32qui vient nous surprendre,
00:03:35mais en effet,
00:03:37on peut s'interroger.
00:03:37Surtout quand on va dans le dossier Epstein aujourd'hui.
00:03:41Juste ce que vient de dire Arnaud,
00:03:44on se disait avant de débuter,
00:03:46au profit de qui ?
00:03:47Et puis surtout,
00:03:48quel est le profil du supposé espion ?
00:03:51Et c'est là où nous avons un sujet,
00:03:53parce qu'on parle d'intérimaires,
00:03:56on parle de sites sensibles,
00:03:57devant lesquels se retrouve un intérimaire.
00:04:01Donc c'est vrai qu'il faut se poser deux questions.
00:04:04Aujourd'hui, on a trop tendance
00:04:07à supprimer un certain nombre de postes d'emploi
00:04:10et les laisser ou penser
00:04:12que des intérimaires, des stagiaires
00:04:14peuvent les occuper.
00:04:15Ça, c'est un sujet.
00:04:17Je ne dis pas que c'est bien,
00:04:18je ne dis pas que c'est mal,
00:04:19les DRH peuvent en discuter.
00:04:21Maintenant, le sujet est posé.
00:04:23Première chose.
00:04:24Deuxième chose,
00:04:25il y a aussi des moyens de sécurité
00:04:27qui font qu'on pisse sur les sujets un peu sensibles,
00:04:30les entreprises sensibles.
00:04:32Voilà.
00:04:33Et donc, ça veut dire qu'il y a eu,
00:04:35à l'évidence,
00:04:36d'après ce qu'on comprend,
00:04:37je dis bien d'après ce qu'on comprend,
00:04:38il y a eu défaillance.
00:04:40Pourquoi ? Comment ?
00:04:42Voilà.
00:04:42Ce sont des vrais sujets.
00:04:44Mais c'est vrai que depuis la nuit des temps,
00:04:46il y a de la concurrence,
00:04:48il y a de la surveillance,
00:04:49il y a de l'espionnage.
00:04:50Ça n'est rien de nouveau.
00:04:51Après, ce sont les moyens qui diffèrent.
00:04:54Et puis aussi la prévention.
00:04:56Je crois que c'est la question de la prévention.
00:04:59Ce qu'il faut dire,
00:05:00c'est qu'en effet,
00:05:00les process dans ce type d'industrie
00:05:02sont extrêmement, je veux dire,
00:05:05contraignants,
00:05:07extrêmement suivis.
00:05:09Et c'est vrai que c'est quand même
00:05:10assez surprenant que...
00:05:12Et inquiétant.
00:05:13Pardon ?
00:05:14Et inquiétant qu'on puisse compter
00:05:15avec des lunettes.
00:05:17Alors Arnaud Stéphane.
00:05:18Je me pose une question.
00:05:19D'habitude, le profil des gens
00:05:20qui font de l'espionnage
00:05:23sur des hautes technologies comme ça
00:05:25et particulièrement sur la défense,
00:05:26ce n'est pas trop ce genre de profil-là.
00:05:28C'est-à-dire que généralement,
00:05:29c'est une équipe.
00:05:30Il y a plusieurs personnes.
00:05:31Il y a en effet l'intérimaire
00:05:33qui s'y se fait choper.
00:05:34Ce n'est pas grave.
00:05:35Ça détourne la tension pendant ce temps-là.
00:05:36Les autres ont le temps de nettoyer
00:05:38et de faire oublier
00:05:39qu'ils étaient eux aussi
00:05:40en train de faire du renseignement.
00:05:42Ce qui est surprenant,
00:05:44c'est l'âge de la personne.
00:05:4619 ans.
00:05:47C'est très jeune.
00:05:47Déjà d'avoir été tamponné,
00:05:50comme on dit dans les services de renseignement,
00:05:52d'avoir été pris, formé,
00:05:54amené à dire
00:05:55tu vas aller dans tel endroit,
00:05:56tu vas aller faire ci et ça.
00:05:59Il faudrait donc savoir
00:05:59qui sont les gens qui l'ont recruté.
00:06:02Comment ?
00:06:03Comment ont-ils su qu'il était là ?
00:06:04Est-ce que c'est lui qui a trop parlé ?
00:06:06Est-ce que c'est la société
00:06:07qui l'a recruté en tant qu'intérimaire
00:06:10qui a été le joint
00:06:13par rapport à une puissance étrangère
00:06:15ou à des intérêts industriels ?
00:06:18Oui, il n'y a pas forcément
00:06:19la puissance étrangère.
00:06:20Ça peut aussi être des concurrents.
00:06:21Oui, c'est pas ça.
00:06:22Il y a la question des sous-traitances aussi.
00:06:25Oui, et des sous-traitants.
00:06:27Mais il y a une autre question
00:06:28qu'il faut quand même se poser
00:06:30et qui est en partie la réponse
00:06:31que vous avez donnée tout à l'heure, Maître.
00:06:33C'est de dire
00:06:34comment on se fait-il
00:06:35qu'on utilise ce genre d'intérimaire
00:06:40dans des sujets aussi sensibles ?
00:06:42C'est bien la question qu'il faut se poser.
00:06:45C'est-à-dire qu'à un moment donné,
00:06:47on sait que dans l'industrie de l'aéro...
00:06:51L'aéro, la défense, le spatial, la défense...
00:06:53Particulièrement l'aéro, par exemple,
00:06:55il n'y a pas assez de personnel.
00:06:56Vous savez, il manque 10 000 emplois
00:06:58dans l'entretien des appareils,
00:07:00par exemple, dans l'aviation civile.
00:07:0210 000.
00:07:03Voilà, on ne forme pas assez.
00:07:04Donc, on est obligé de faire appel
00:07:05à des intérimaires
00:07:06ou à des gens qui font...
00:07:09qui travaillent dans une entreprise le matin
00:07:11et qui travaillent dans une autre entreprise
00:07:13l'après-midi.
00:07:14Donc, vous permettez l'interpénétration
00:07:16de gens sur des domaines assez sensibles,
00:07:20sur des zones assez sensibles,
00:07:21et vous multipliez les possibilités.
00:07:23Un, d'espionnage.
00:07:24Deux, d'infiltration.
00:07:25Pascal Bataille...
00:07:25Deux choses beaucoup plus dangereuses, même, peut-être.
00:07:28Pascal Bataille.
00:07:30Nos camarades ont dit
00:07:32plein de choses intéressantes sur le sujet.
00:07:34Moi, ce qui me semble intéressant,
00:07:36chaque fois qu'il y a des failles comme ça,
00:07:38il y a eu dans un autre domaine,
00:07:41le Cambrai à l'âge du Louvre,
00:07:42il y a quelque temps, etc.,
00:07:43où il y a deux façons d'aborder le problème.
00:07:45Soit on pointe les défaillances,
00:07:48on cherche des coupables, etc.,
00:07:49soit on essaie aussi de tirer les leçons.
00:07:51Et ce qui me semble intéressant
00:07:52dans ce qui vient d'être dit,
00:07:53notamment par Maître Beaujour
00:07:55et puis par Arnaud,
00:07:56c'est effectivement
00:07:57d'aller voir où ça pêche
00:08:01pour essayer d'améliorer les choses,
00:08:02notamment sur le problème des recrutements.
00:08:04Donc, ça veut dire aussi de la formation.
00:08:06C'est-à-dire qu'on voit,
00:08:09avec ces défaillances,
00:08:09ces manques de personnel formé
00:08:11que certainement,
00:08:12là encore,
00:08:13dans les écoles,
00:08:14on ne forme pas au bon métier
00:08:15et à l'université non plus.
00:08:17On ne forme pas au vrai besoin.
00:08:18Il n'y a encore pas d'adéquation,
00:08:20malgré tout,
00:08:21les discours qui ont lieu
00:08:22à ce sujet-là d'adéquation
00:08:23entre la vraie demande
00:08:25des entreprises aujourd'hui
00:08:26et notamment dans
00:08:27ce qu'on pourrait appeler
00:08:28le high-tech en général,
00:08:29l'aéro en fait partie,
00:08:31et les formations des écoles.
00:08:33Donc, espérons en tout cas
00:08:35que cet avertissement
00:08:36qui sera peut-être
00:08:37sans grand frais
00:08:38pourra servir de leçon.
00:08:40La deuxième chose,
00:08:41je vais en profiter
00:08:42puisqu'on aborde ce sujet
00:08:43pour pousser un cocorico
00:08:44un peu bémolisé
00:08:46puisque le Rafale,
00:08:48on vient d'en vendre
00:08:49à priori 114 à l'Inde
00:08:51pour un budget
00:08:52de 33 milliards.
00:08:53C'est la plus grosse commande
00:08:54apparemment
00:08:55qui n'a jamais été faite,
00:08:56que le Rafale
00:08:57a été préféré
00:08:58au F-35 américain.
00:09:00Donc, il y a sans doute
00:09:01aussi de bonnes raisons
00:09:01d'aller espionner
00:09:02notre technologie.
00:09:03C'est parce qu'aussi
00:09:04on est sans doute
00:09:05en ce moment
00:09:05les plus performants.
00:09:06Est-ce qu'il faut se réjouir
00:09:07de vendre 114 avions militaires
00:09:09à l'Inde ?
00:09:10C'est un autre sujet.
00:09:11C'est un autre sujet.
00:09:11Comme on le reparaît ici,
00:09:12Jean-Claude Beugeot.
00:09:13Vous voyez,
00:09:14et là encore,
00:09:15c'est important
00:09:15que nos auditeurs
00:09:17en aient conscience.
00:09:18On parle beaucoup
00:09:19de souveraineté
00:09:20dans le prolongement
00:09:20de tout ce qui a été dit.
00:09:22On parle de souveraineté,
00:09:23de sécurité.
00:09:24Ça a un prix.
00:09:25On ne peut pas faire
00:09:26au rabais
00:09:27et dire en permanence
00:09:28il faut que la France
00:09:29soit souveraine,
00:09:30il faut qu'on ait
00:09:31de la sécurité.
00:09:32Ça montre bien,
00:09:33et je dis bien,
00:09:33nous ne connaissons pour l'instant
00:09:34rien de ce dossier.
00:09:36Ça n'est qu'une première information
00:09:38et il faut prendre
00:09:38les choses avec réserve.
00:09:40Mais à supposer
00:09:40que cela arrive
00:09:41et ça peut toujours arriver,
00:09:42cela étant dit,
00:09:44cela veut dire
00:09:44que nous avons
00:09:45notre industrie,
00:09:46nous avons besoin
00:09:47de sécurité
00:09:48et de souveraineté
00:09:49et cela,
00:09:50ça a un prix.
00:09:52Voilà.
00:09:53Juste pour faire une...
00:09:54Arnaud Stéphane.
00:09:57Arnaud Stéphane.
00:09:58Juste une petite chose,
00:09:59il faut se rappeler
00:09:59que nous n'avons plus
00:10:00de soudeurs
00:10:01dans l'industrie nucléaire
00:10:02et qu'aujourd'hui
00:10:03les gens qui font
00:10:04les soudures
00:10:04dans nos centrales nucléaires
00:10:06sont américains
00:10:06et canadiens.
00:10:07Donc je vous lance
00:10:09ça juste comme ça,
00:10:10je livre ça
00:10:11à votre sagacité.
00:10:12Bon, on ouvrira
00:10:13le dossier du nucléaire
00:10:14un autre jour,
00:10:14on va ouvrir celui
00:10:15des antidépresseurs, Gilles.
00:10:16Ah oui ?
00:10:17On n'était pas
00:10:18sur le hockey,
00:10:19sur le sport.
00:10:20Non, on est sur
00:10:21les antidépresseurs,
00:10:22moi j'avais ça
00:10:22dans ma tête.
00:10:22Mettez-vous d'accord ?
00:10:24Mettez-vous d'accord ?
00:10:25C'est que nous prenons
00:10:27trop d'antidépresseurs
00:10:28donc on est au ralenti
00:10:28ce matin.
00:10:29Ce que je vous propose
00:10:30c'est qu'on fasse
00:10:31une petite pause,
00:10:32on va remettre
00:10:33les choses en ordre,
00:10:34hors antenne
00:10:35et on se retrouve
00:10:35juste après
00:10:36avec nos débatteurs
00:10:37ce matin,
00:10:38Pascal Bataille,
00:10:38Jean-Claude Boujour,
00:10:39Arnaud Benedetti,
00:10:40Arnaud Stéphane,
00:10:41je vous assure
00:10:41que ce n'est pas
00:10:41de l'ingérence étrangère
00:10:42qui se passe
00:10:43et c'est des problèmes
00:10:44de fonctionnement interne.
00:10:45On se retrouve juste après
00:10:46et puis vous nous appelez
00:10:47au 0826 300 300.
00:10:49Sud Radio,
00:10:50le 10h midi,
00:10:51mettez-vous d'accord ?
00:10:53Christine Bouillaud.
00:10:54Le 10h midi,
00:10:55mettez-vous d'accord ?
00:10:56Christine Bouillaud.
00:10:57Avec vous également,
00:10:580826 300 300,
00:11:00vous venez réagir,
00:11:01on est avec Pascal Bataille,
00:11:02animateur et producteur,
00:11:03chef d'entreprise
00:11:04avec votre livre
00:11:05Le Petit Traité du Silence
00:11:07à l'usage des gens bruyants,
00:11:08Jean-Claude Beaujour,
00:11:09avocat,
00:11:10président du Forum Transatlantique,
00:11:11Arnaud Médédetti,
00:11:12professeur à la Sorbonne,
00:11:14directeur de la nouvelle
00:11:15revue politique
00:11:16et auteur de
00:11:16Hauts-Portes du Pouvoir
00:11:17et reine inédutable victoire
00:11:19et Arnaud Stéphan,
00:11:20fondateur de l'agence
00:11:21de lanote.com.
00:11:23On garde toujours
00:11:24un oeil sur le départ,
00:11:25visiblement le compte
00:11:26à rebours continu
00:11:26du côté de Cap Canard-Véran.
00:11:28Puis petit Cocorico,
00:11:29alors en demi-teinte aussi,
00:11:30pardonnez-moi,
00:11:31c'est le lancement
00:11:31cette nuit réussie
00:11:32d'Ariane 6.
00:11:33Elle a à son bord,
00:11:34c'est quand même important,
00:11:35c'est notre lanceur européen,
00:11:37mais elle a mis en orbite
00:11:3832 satellites pour Amazon,
00:11:40la nouvelle constellation
00:11:41qui doit être
00:11:42concurrente de Starlink
00:11:44et on attend toujours
00:11:45le réseau internet
00:11:48européen
00:11:50qui ne voit toujours
00:11:51pas le jour.
00:11:51On est dépendant
00:11:52des Américains, Arnaud ?
00:11:54Attendez.
00:11:55Pourquoi attendez ?
00:11:56Parce qu'on avait
00:11:57le concurrent...
00:11:59Viens devant votre micro,
00:12:00M. Stéphan.
00:12:00On avait le concurrent
00:12:01du GPS,
00:12:02je ne sais plus
00:12:02où on en était.
00:12:03On avait...
00:12:04Galiléo.
00:12:05Il faut des sous.
00:12:06On attend toujours.
00:12:07Il faut des sous pour tout ça.
00:12:08Oui, d'accord.
00:12:08Mais il se trouve
00:12:09que normalement,
00:12:10la commande...
00:12:11Il y a des constellations
00:12:13et alors,
00:12:13quel est le résultat ?
00:12:15Ah bah Galiléo,
00:12:15merci.
00:12:16Sur votre téléphone,
00:12:17vous avez Galiléo
00:12:17ou vous avez le GPS ?
00:12:18Les Américains
00:12:19ont un temps d'avance
00:12:20depuis très longtemps
00:12:21sur un certain nombre
00:12:22de sujets
00:12:22dont celui de la navigation.
00:12:24Avec des ingénieurs européens
00:12:25ou des ingénieurs
00:12:26venus d'ailleurs
00:12:26de plein de pays
00:12:27mais qui ne sont pas
00:12:28forcément des ingénieurs
00:12:29américains.
00:12:29Donc à un moment donné,
00:12:30je pense qu'on se pose
00:12:31des questions.
00:12:31On a perdu, c'est vrai.
00:12:32On a beaucoup perdu
00:12:33sur le domaine spatial
00:12:34depuis de très nombreuses années.
00:12:35Moi, je me souviens
00:12:35d'époque où Ariane était...
00:12:37On est encore un peu
00:12:37dans le match quand même.
00:12:38Oui, mais non,
00:12:39attendez,
00:12:39au niveau des lanceurs,
00:12:42sur le marché commercial
00:12:43des lanceurs,
00:12:43je rappelle que pendant
00:12:44très nombreuses années,
00:12:45Ariane a été
00:12:46en position dominante
00:12:47et que malheureusement...
00:12:48La concurrence d'aujourd'hui,
00:12:49c'est la Chine
00:12:49qui a réussi à faire décoller
00:12:51un lanceur qui revient.
00:12:54Et les Américains aussi quand même.
00:12:55Oui, mais la concurrence,
00:12:56elle va être là.
00:12:56Mais les choix technologiques
00:12:57qui ont été faits
00:12:58pour l'Europe
00:12:58en matière de lanceurs,
00:13:00malheureusement,
00:13:01ont été des choix
00:13:02qui étaient totalement décalés
00:13:04par rapport aux choix technologiques
00:13:05qui ont été faits
00:13:06par les Américains.
00:13:07À partir du moment
00:13:08où on décide
00:13:08de développer un lanceur
00:13:10qui est à moitié réutilisable,
00:13:12vous imaginez les coûts,
00:13:14je veux dire,
00:13:14en termes non seulement
00:13:15de production
00:13:16mais aussi de lancement
00:13:17qui font la différence
00:13:20avec un lanceur
00:13:21qui, lui,
00:13:21n'est pas réutilisable.
00:13:22On peut se féliciter,
00:13:23en effet,
00:13:23du succès d'Ariane 6.
00:13:25C'est très bien,
00:13:25c'est formidable.
00:13:26Mais je rappelle,
00:13:27Ariane 6,
00:13:28on lance combien de fois
00:13:29Ariane 6 en une année ?
00:13:32Deux ?
00:13:32Trois fois ?
00:13:33Oui, deux ou trois fois.
00:13:34Mais 32 satellites d'un coup,
00:13:36ce que ne peuvent pas faire les autres.
00:13:37Oui, mais souvenez-vous
00:13:37de l'époque
00:13:38où Ariane lançait
00:13:40pratiquement tous les mois.
00:13:41Donc ça veut dire
00:13:42que quelque part aujourd'hui,
00:13:44malheureusement,
00:13:45notre performance technologique
00:13:46est moindre
00:13:47et que ça se ressent
00:13:49en effet sur la concurrence.
00:13:49Oui, mais il n'y a pas SpaceX.
00:13:51Ce qui est arrivé aujourd'hui,
00:13:52c'est un concurrent privé
00:13:54qui a des fonds
00:13:55qui ont été limités
00:13:56avec le...
00:13:57Mais Musk était arrivé
00:13:59il y a quelques années
00:14:00dans un congrès spatial.
00:14:02Il avait dit
00:14:02à tous les directeurs d'agence
00:14:04et personne ne l'avait cru
00:14:05à l'époque,
00:14:06vous serez morts
00:14:07dans 10 ans.
00:14:08Et en fait,
00:14:09ils sont morts avant
00:14:1010 ans.
00:14:11La vérité,
00:14:11c'est qu'on n'a jamais cru
00:14:12au modèle
00:14:13que lançait Musk
00:14:15avec évidemment l'aide,
00:14:16il faut le rappeler,
00:14:17des financements
00:14:18qui étaient les financements...
00:14:18Ah, c'est que des fonds publics.
00:14:20Des fonds publics,
00:14:21de la NASA,
00:14:21du département de la Défense.
00:14:23Mais bon, manifestement,
00:14:24on a fait un choix technologique
00:14:25qui n'était vraisemblable
00:14:27pas le meilleur.
00:14:28En tous les cas,
00:14:28on n'est pas parti
00:14:29sur la même chose.
00:14:31On va suivre ça
00:14:32dans 27 minutes,
00:14:33le compte à rebours.
00:14:35Tous les voyants,
00:14:35nous ditons,
00:14:36sont au vert
00:14:36pour Sophie Adeno.
00:14:37Moi, personnellement,
00:14:38ça me passionne.
00:14:39Donc voilà,
00:14:39je vous le dis franchement,
00:14:40ça c'est mon cheval.
00:14:41Allez,
00:14:41on va parler avec vous
00:14:42des antidépresseurs
00:14:43chez les jeunes,
00:14:44mon cher Gilles Gansman.
00:14:45C'était dans cet avou,
00:14:47cet avou à alerter
00:14:48sur un phénomène
00:14:49qui nous vient des Etats-Unis
00:14:50où de plus en plus jeunes,
00:14:54on prend des antidépresseurs.
00:14:56Donc ça, déjà,
00:14:57c'est assez surprenant.
00:14:59Mais surtout,
00:14:59on en fait la pub sur TikTok
00:15:01et c'est même devenu
00:15:02un phénomène
00:15:03de dire
00:15:04qu'on prend des antidépresseurs
00:15:05et qu'on va mieux
00:15:06extraire de cet avou.
00:15:08C'est un tabou
00:15:09que lèvent ces jeunes,
00:15:10surtout des jeunes femmes.
00:15:11Effectivement,
00:15:11elles sont de plus en plus
00:15:12nombreuses à parler
00:15:13de leur prise d'antidépresseurs,
00:15:15notamment.
00:15:15J'appelle Tiffany,
00:15:16j'ai 24 ans
00:15:17et je suis sous antidépresseur
00:15:18depuis un peu plus de 3 mois.
00:15:20Ça fait 10 jours
00:15:20que je prends de la paroxétie
00:15:22au niveau des pensées.
00:15:23De toute façon,
00:15:23je suis un petit peu moins
00:15:24dans les pensées négatives,
00:15:25à une idée.
00:15:26Avant,
00:15:26j'avais tout le temps
00:15:27l'impression
00:15:27que tout était toujours négatif.
00:15:29C'est là,
00:15:30je suis vraiment plus rationnelle.
00:15:31Si tu es dans ce cas
00:15:32et que tu dois prendre
00:15:33de la sertraline,
00:15:34je te comprends.
00:15:35Je te jure
00:15:36que tu vas t'en sortir.
00:15:36Ça, c'est une tendance
00:15:37qui est née aux Etats-Unis
00:15:38avec des mots clés
00:15:39comme Prozac Girl
00:15:40ou Zoloft Gang.
00:15:42En fait,
00:15:42ce sont des jeunes
00:15:43qui parlent de leurs problèmes
00:15:44de santé psy
00:15:45et de leur traitement.
00:15:46C'est aussi le symptôme
00:15:47d'une jeunesse
00:15:47qui est en train de souffrir,
00:15:48surtout depuis le Covid
00:15:49puisque vous allez voir
00:15:50la progression très importante
00:15:51des prescriptions
00:15:52de psychotropes.
00:15:53Ce sont les chiffres
00:15:53de l'assurance maladie en France
00:15:542019 et 2024.
00:15:57Les flèches,
00:15:57elles sont rouges
00:15:57parce que ça progresse énormément.
00:15:59Les anxiolytiques
00:15:59comme le Valium,
00:16:00plus 20 à 35%
00:16:02selon les dosages.
00:16:03Les antidépresseurs
00:16:04comme le Zoloft,
00:16:05plus 100 à 123%.
00:16:07Il y a 9 millions
00:16:08de boîtes de Prozac
00:16:08qui ont été vendues
00:16:09en pharmacie en France
00:16:10en 2024.
00:16:12Pascal Bataille,
00:16:13on pourrait en sourire
00:16:15mais ce n'est pas drôle du tout.
00:16:17Oui,
00:16:17mais je ne vais peut-être
00:16:18pas être très consensuel.
00:16:21C'est-à-dire que moi,
00:16:22ça ne me choque pas
00:16:23qu'on consomme
00:16:25des antidépresseurs
00:16:26si on est malade.
00:16:27Moi,
00:16:27je voudrais qu'on...
00:16:28Une fois pour toutes,
00:16:29on considère
00:16:30la maladie mentale
00:16:31comme une vraie maladie.
00:16:33Ce n'est pas la même chose
00:16:34que des adolescents
00:16:35prennent des antidépresseurs
00:16:36et qu'ils aillent faire
00:16:37des opérations
00:16:37de chirurgie esthétique
00:16:38pour moi.
00:16:39Oui,
00:16:39à condition
00:16:40d'être prendre
00:16:40des antidépresseurs
00:16:41sous contrôle médical
00:16:42accompagné.
00:16:43Il y a d'une part
00:16:44la régulation
00:16:45sur la délivrance
00:16:46de ces antidépresseurs
00:16:47qui doivent évidemment
00:16:48continuer d'être garantis
00:16:51par des médecins spécialisés,
00:16:52etc.
00:16:52Mais qu'est-ce que ça dit ?
00:16:53Ça dit surtout
00:16:54la problématique
00:16:55d'une jeunesse
00:16:56en souffrance,
00:16:57d'une adolescence
00:16:58compliquée.
00:16:59Il y a de plus en plus
00:17:00dans les hôpitaux
00:17:02et dans les services
00:17:03spécialisés
00:17:04de jeunes
00:17:04de 13 à 18 ans
00:17:07qui sont en souffrance,
00:17:09qui sont vraiment
00:17:09en dépression.
00:17:10Est-ce que ça veut dire
00:17:11qu'il ne faut pas soigner
00:17:11ces jeunes-là ?
00:17:12On peut s'indigner
00:17:14de la pub
00:17:15sur TikTok
00:17:15des influenceurs
00:17:16qui galvautent ça
00:17:18et qui traitent ça
00:17:19à la légère
00:17:20et qui,
00:17:20comme on parlait
00:17:21d'une crème de beauté,
00:17:22bien sûr.
00:17:22et qui en fait
00:17:25la publicité.
00:17:25Mais tant que c'est...
00:17:27Ça peut donner envie
00:17:27à d'autres jeunes
00:17:28de dire,
00:17:29moi j'ai un mal-être...
00:17:30Oui, mais sauf que Gilles,
00:17:31c'est médicament
00:17:31qu'on ne donne pas
00:17:32à la pharmacie
00:17:33sur le manteau.
00:17:34Tant qu'on régule ça
00:17:35et qu'effectivement
00:17:36n'importe qui
00:17:37ne peut pas se procurer...
00:17:38Après,
00:17:39si ça peut se trouver
00:17:41facilement sur Internet,
00:17:42ça pose un autre problème.
00:17:43Je suis une précision
00:17:45de forme
00:17:46et une précision de fond.
00:17:47Sur la forme,
00:17:48la dimension culturelle,
00:17:49Gilles a dit,
00:17:50ça nous vient
00:17:50des Etats-Unis.
00:17:51Oui, parce qu'aux Etats-Unis,
00:17:53on fait de la publicité
00:17:54pour les médicaments,
00:17:55ce qui est interdit
00:17:56chez nous.
00:17:57Donc c'est vrai
00:17:58que ça peut choquer
00:17:58quand on est au quotidien français
00:18:01et qu'on voit de la publicité,
00:18:03quel que soit le support,
00:18:04parce que TikTok
00:18:05ou la télévision
00:18:05ou la radio,
00:18:07c'est un support
00:18:08de communication
00:18:08comme un autre.
00:18:09Donc ça peut choquer le français.
00:18:10Mais aux Etats-Unis,
00:18:11on fait de la publicité
00:18:12pour les médicaments.
00:18:13C'est quelque chose
00:18:14qui se pratique.
00:18:15Ça, c'est la première chose.
00:18:16C'était la dimension culturelle.
00:18:18Sur le fond,
00:18:19je partage complètement
00:18:20ce qui a été dit.
00:18:20Alors, c'est vrai
00:18:21qu'on se dit
00:18:22d'entre des gamins
00:18:24de 23 ans
00:18:24qui sont sous antidépresseurs,
00:18:26on peut être choqué.
00:18:27Mais en réalité,
00:18:28le vrai sujet,
00:18:29c'est celui de la maladie.
00:18:30Il m'a été rapporté récemment
00:18:32par une personne
00:18:32d'un certain âge
00:18:33qui allait voir son épouse
00:18:35dans un établissement psychiatrique.
00:18:37qui, cette personne
00:18:39me disait à quel point
00:18:40elle a été surprise
00:18:41de voir un grand nombre
00:18:43de jeunes.
00:18:44Un grand nombre de jeunes.
00:18:45Là, à Paris,
00:18:46en France,
00:18:47donc ça veut dire
00:18:47qu'on a une jeunesse
00:18:49en souffrance.
00:18:50Nous sommes tous
00:18:50à déplorer
00:18:51la violence
00:18:53des jeunes,
00:18:54d'un certain nombre
00:18:54de jeunes.
00:18:55Nous sommes tous
00:18:55à déplorer
00:18:56lorsque un professeur
00:18:58se fait poignarder
00:19:00ici ou là.
00:19:01Ça veut dire quelque chose.
00:19:02Alors oui,
00:19:03il faut sanctionner.
00:19:04Vous savez qu'en tant
00:19:05qu'avocat,
00:19:05partisan de l'ordre public,
00:19:06je dis qu'il faut sanctionner.
00:19:08Il n'y a pas de réserve.
00:19:09Très fermement.
00:19:10Mais la sanction
00:19:11ne suffit pas.
00:19:12Il faut se demander pourquoi.
00:19:13Et c'est vrai
00:19:14qu'on a une jeunesse
00:19:15qui souffre.
00:19:15On a une jeunesse
00:19:16à qui on n'offre pas
00:19:17forcément beaucoup
00:19:18de perspectives.
00:19:20Ils ont le sentiment,
00:19:21moi j'en discute
00:19:22avec des jeunes,
00:19:23alors qu'ils sont
00:19:24dans des meilleures conditions
00:19:25entre guillemets
00:19:26matérielles
00:19:26que nous ne l'étions
00:19:27au même âge,
00:19:28ils ont le sentiment
00:19:29que rien ne va.
00:19:31Et donc c'est bien
00:19:32d'avoir les coups de cœur
00:19:33souvent ici
00:19:33parce qu'on se dit
00:19:34mais arrêtons de dire
00:19:35que rien ne va.
00:19:36Arrêtons de dire
00:19:37que rien ne va.
00:19:38Deux choses.
00:19:39Il y a de la publicité
00:19:40aux Etats-Unis
00:19:41pour les médicaments,
00:19:42c'est une réalité.
00:19:43Mais enfin la France
00:19:43c'est un des pays
00:19:44qui consomment le plus
00:19:45les antidépresseurs.
00:19:46Depuis très longtemps.
00:19:46Depuis très longtemps.
00:19:47On a un des records
00:19:48dans le monde occidental,
00:19:49il faut le rappeler.
00:19:50Il n'y a pas besoin
00:19:51de publicité.
00:19:54Et deuxièmement,
00:19:57les gens qui consomment
00:19:58des antidépresseurs
00:19:58ne souffrent pas
00:20:00de maladies mentales.
00:20:01Il ne faut pas confondre
00:20:02le fait de consommer
00:20:04des antidépresseurs
00:20:05et on en connaît tous
00:20:06parmi nous
00:20:07et qui ne sont pas
00:20:07caractérisés
00:20:09comme des malades mentaux
00:20:11mais qui consomment
00:20:12des antidépresseurs.
00:20:13Donc je crois
00:20:14qu'il n'y a pas de lien.
00:20:15Il n'y a pas de lien.
00:20:15La dépression
00:20:17est une maladie mentale.
00:20:18C'est une maladie
00:20:20mais ce n'est pas
00:20:20une maladie mentale
00:20:21au sens de la définition
00:20:24de la maladie mentale.
00:20:24Je ne sais pas
00:20:25si il y a un médecin
00:20:26ou je ne sais pas
00:20:27dans quelle catégorie
00:20:27mais ça se soigne.
00:20:28Il y a une souffrance
00:20:29évidente
00:20:29mais enfin bon
00:20:30c'est deux choses différentes.
00:20:31En plus il faut voir
00:20:33et je rebondis
00:20:33sur ce que vient de dire
00:20:34l'autre Arnaud
00:20:35le camarade Benedetti
00:20:37c'est que
00:20:38un, ça fait très longtemps
00:20:39que nous sommes
00:20:39les champions
00:20:40de la consommation
00:20:41de ces médicaments.
00:20:43Depuis 30 ans.
00:20:44Exactement.
00:20:45Deux, nous sommes aussi
00:20:46des champions
00:20:46aujourd'hui malheureusement
00:20:48de la consommation
00:20:48de drogue.
00:20:50Il faut quand même
00:20:51se bien se dire
00:20:51que bonjour le cocktail
00:20:52et notamment chez les jeunes.
00:20:54Donc vous avez
00:20:55à la fois les médicaments
00:20:56la cocaïne
00:20:57le...
00:20:58Mais la consommation
00:20:59de tout produit
00:21:01je parle de l'alcool aussi.
00:21:02L'alcool ça descend en France
00:21:03donc c'est...
00:21:05Pas tous les alcools.
00:21:06D'accord.
00:21:06Ok, alors le Schweppes
00:21:07le gin Schweppes
00:21:09d'accord ok.
00:21:10Mais il se trouve que
00:21:11voilà
00:21:11il se trouve que
00:21:13chez les jeunes en tout cas
00:21:14on favorise
00:21:15la prise de médicaments
00:21:16hors circuit médical
00:21:18et on prend
00:21:19des drogues
00:21:21et
00:21:21en revanche
00:21:23on baisse
00:21:23sur l'alcool.
00:21:25Mais ça fait très longtemps
00:21:26et ça veut dire
00:21:27beaucoup de choses.
00:21:28C'est-à-dire que
00:21:28il y a aussi
00:21:29une frustration énorme
00:21:30par rapport
00:21:31à la société
00:21:32qui leur est proposée.
00:21:33C'est que
00:21:33il y a plein de gens
00:21:34sur les réseaux sociaux
00:21:35ils voient une vie
00:21:36qui n'est pas la leur
00:21:37et qu'ils supportent mal
00:21:39et que la frustration
00:21:39elle a besoin
00:21:40de trouver un échappatoire
00:21:41et elle ne trouve pas
00:21:42ces échappatoires.
00:21:43Quand vous êtes à Crusillis
00:21:44les Mépillas
00:21:45sous la flotte
00:21:45et que vous voyez
00:21:46des gens à Dubaï
00:21:48qui sont comme ça
00:21:48des influenceurs etc.
00:21:49vous avez l'impression
00:21:51que votre vie
00:21:51elle est complètement ratée
00:21:52et que vous n'avez pas
00:21:53d'espoir
00:21:53et que donc
00:21:54vous tombez
00:21:54dans une sorte
00:21:55de dépression
00:21:56au début.
00:21:56Je pense que c'est
00:21:57un phénomène
00:21:57qui est plus urbain
00:21:58d'ailleurs.
00:22:00Vraisemblablement.
00:22:00Je ne sais pas.
00:22:01Alors j'avoue que
00:22:01je ne sais rien.
00:22:02Je vous propose
00:22:03nous qu'on s'intéresse
00:22:05à l'info
00:22:06dans un instant
00:22:07on est obligé
00:22:07de s'arrêter.
00:22:08Vous nous appelez
00:22:08sur ce sujet-là
00:22:09et sur tous les autres.
00:22:10Vous êtes les bienvenus
00:22:110800 26 300 300.
00:22:12On se retrouve
00:22:13juste après ça.
00:22:14Il est bientôt 11h.
00:22:16Sud Radio
00:22:16le 10h midi
00:22:18mettez-vous d'accord
00:22:19Christine Bouillot
00:22:20Sass Radio
00:22:23le 10h midi
00:22:24mettez-vous d'accord
00:22:25Christine Bouillot
00:22:26En compagnie
00:22:27de Pascal Bataille
00:22:28animateur,
00:22:29producteur,
00:22:30chef d'entreprise
00:22:30Jean-Claude Beaujour
00:22:31avocat et président
00:22:32du forum transatlantique
00:22:33Arnaud Benedetti
00:22:35professeur à la Sorbonne
00:22:36et directeur
00:22:37de la nouvelle
00:22:38revue politique
00:22:39Arnaud Stéphan
00:22:39fondateur de l'agence
00:22:41La Note de Com
00:22:42avec vous
00:22:43on s'intéresse
00:22:44tout de suite
00:22:45on va ouvrir
00:22:46le débat
00:22:47avec cette candidature
00:22:49qui était attendue
00:22:50c'est pas une surprise
00:22:52et un événement
00:22:53politique
00:22:54Arnaud
00:22:55je me vois déjà sourire
00:22:56donc Bruno Retailleau
00:22:58qui est candidat
00:22:58à la présidentielle
00:22:59il l'a annoncé hier
00:23:00moi j'ai fait des comptes
00:23:01il y a à peu près
00:23:02à ce jour
00:23:03déclaré ou sur le point
00:23:04de lettres
00:23:05ou qui ont dit
00:23:06qu'ils étaient intéressés
00:23:0714 personnes
00:23:08qui sont déjà
00:23:09candidates
00:23:09à l'élection présidentielle
00:23:10donc il reste
00:23:1214 mois
00:23:13nous allons finir
00:23:14avec une équipe
00:23:14de rugby en lice
00:23:15pour la présidentielle
00:23:17avec le band de touche
00:23:18aussi
00:23:18avec les remplacés
00:23:20on va prendre
00:23:22les choses dans l'ordre
00:23:23on a un petit peu
00:23:24de temps ensemble
00:23:25a-t-il ses chances
00:23:26Arnaud Benedetti
00:23:27a-t-il raison
00:23:28de le faire maintenant
00:23:29Bruno Retailleau
00:23:30peut-il rassembler
00:23:31son camp
00:23:32autour de son nom
00:23:34parce qu'ils sont nombreux
00:23:35et
00:23:36le problème c'est
00:23:37le problème c'est pas tant
00:23:39Retailleau
00:23:39que la marque LR
00:23:40aujourd'hui
00:23:41Bruno Retailleau
00:23:43est sorti du gouvernement
00:23:44dans les conditions
00:23:45que l'on sait
00:23:46il avait plutôt réussi
00:23:48son entrée
00:23:48dans ce gouvernement
00:23:49en tout cas au vu
00:23:50des sondages
00:23:51d'opinion
00:23:52aujourd'hui
00:23:54si vous voulez
00:23:54les LR
00:23:55ils n'ont jamais résolu
00:23:56leur problème
00:23:56depuis 2017
00:23:57c'est-à-dire
00:23:58qu'ils sont pris en étau
00:23:59entre d'un côté
00:23:59un bloc macroniste
00:24:01qui a aspiré
00:24:03une partie
00:24:04du centre droit
00:24:05et puis
00:24:06le Rassemblement National
00:24:07qui a quand même
00:24:08cannibalisé
00:24:08une grande partie
00:24:09de leur électorat
00:24:11et depuis 2017
00:24:13ils n'ont pas été capables
00:24:14de susciter
00:24:15une incarnation
00:24:16qui soit capable
00:24:17de fédérer
00:24:19et d'être attractive
00:24:20je rappelle
00:24:21on a eu
00:24:21monsieur Wauquiez
00:24:23on a eu
00:24:23monsieur Bertrand
00:24:24on a eu
00:24:24Madame Pécresse
00:24:25avec le résultat
00:24:26que l'on sait
00:24:26aux élections présidentielles
00:24:28on a monsieur Rotaillot
00:24:30qui a essayé
00:24:30de relancer la machine
00:24:31après le sujet
00:24:32c'est le calendrier
00:24:34en effet
00:24:34c'est un calendrier
00:24:35qui tombe
00:24:36en pleine campagne
00:24:38municipale
00:24:39je ne sais pas d'ailleurs
00:24:40comment les candidats
00:24:41à LR
00:24:42vont prendre
00:24:43cette déclaration
00:24:45de candidature
00:24:46parce que très souvent
00:24:47ils ne souhaitent
00:24:48vraisemblablement
00:24:49pas mettre trop en avant
00:24:50et exciper
00:24:51leur étiquette LR
00:24:52et si Bruno Rotaillot
00:24:53vient les soutenir
00:24:54je ne suis pas sûr
00:24:55que ce soit quelque chose
00:24:56à vous entendre
00:24:56Arnaud Benedetti
00:24:57c'est compliqué
00:24:58c'est compliqué
00:24:58c'est très compliqué
00:25:01pour lui
00:25:01aujourd'hui
00:25:03c'est vraiment
00:25:06un trou de souris
00:25:06qui est extrêmement restreint
00:25:08à ce stade
00:25:09après vous savez
00:25:09en politique
00:25:10il peut se passer
00:25:10beaucoup de choses
00:25:11qu'est-ce que fait
00:25:12le pari de Rotaillot
00:25:13c'est quoi ?
00:25:13il fait le pari
00:25:14mais c'est une autre histoire
00:25:16c'est une autre trajectoire
00:25:17celui de Chirac
00:25:18en 94-95
00:25:20quand il est à l'homme seul
00:25:21et qu'il se lance
00:25:23mais sauf que
00:25:23ce n'est pas à la même époque
00:25:24on va faire circuler
00:25:25Jean-Claude et Pierre-Arnaud
00:25:26dans la foulée
00:25:27moi
00:25:27j'ai envie de vous dire
00:25:30ça ne me choque pas
00:25:31qu'il y ait un candidat de plus
00:25:33qu'il y ait 20, 30, 40 candidats
00:25:35c'est la démocratie
00:25:36les gens ont le droit
00:25:37d'être candidat
00:25:38après il faut avoir les
00:25:38j'ai bien sûr
00:25:39j'ai bien j'ai bien j'ai bien
00:25:40en revanche
00:25:41ce qui m'intéresse
00:25:42comme électeur
00:25:43et comme citoyen
00:25:44j'ai l'impression
00:25:45qu'il y en a
00:25:45qui vivent sur un nuage
00:25:46c'est le projet de société
00:25:48c'est ce qu'on va leur proposer
00:25:50moi j'aimerais bien
00:25:51que les gens commencent
00:25:51par me dire
00:25:52voilà la vision
00:25:53que j'ai de la France
00:25:54et par exemple
00:25:55on vient d'aborder un sujet
00:25:56qui est très simple
00:25:56qu'est-ce qu'on fait
00:25:58il y a quelques grands sujets
00:25:59sur lesquels il faut arbitrer
00:26:00d'abord dire
00:26:01voilà ce que je propose
00:26:02et parce que je veux
00:26:04mettre cela en place
00:26:05je me propose de conduire
00:26:07et on vient de le voir
00:26:09sur la question de souveraineté
00:26:10sécurité
00:26:11en matière industrielle
00:26:12on a vu qu'il y a des choix
00:26:13on a vu que nos entreprises
00:26:15sont confrontées
00:26:15à un certain nombre de difficultés
00:26:17c'est pas une SRN
00:26:18de quartier
00:26:18qui peut faire
00:26:19la politique industrielle française
00:26:20au contraire
00:26:21elles sont arrimées
00:26:22au grand groupe
00:26:22que faisons-nous ?
00:26:24voici les sujets
00:26:24qui intéressent nos concitoyens
00:26:26Arnaud Stéphane
00:26:26on va vous entendre
00:26:27mais on va au standard
00:26:28au 0826 300 300
00:26:30on va filer dans le Tarn
00:26:31à Albi
00:26:32avec Gabin
00:26:33qui nous a appelé
00:26:34bonjour Gabin
00:26:35oui bonjour à tous
00:26:37Arnaud Stéphane
00:26:37vient de dire
00:26:38Albi
00:26:38quelle belle ville
00:26:39je ne peux que confirmer
00:26:41mais parlons de Bruno Retailleau
00:26:44chanchon de sujet
00:26:45vous en pensez quoi
00:26:47cette annonce de candidature
00:26:50est-ce que
00:26:50c'est une de plus
00:26:51est-ce qu'il a ses chances
00:26:53comment vous analysez ça ?
00:26:55c'est un peu de tout
00:26:56parce que dans le sens
00:26:57on s'y attendait
00:26:58enfin personnellement
00:26:59depuis qu'il est ministre
00:27:00de l'intérieur
00:27:01enfin qu'il a été ministre
00:27:02de l'intérieur
00:27:02pardon
00:27:03on s'y attend
00:27:06parce qu'il a des manœuvres
00:27:08politiques
00:27:08qu'il essaie
00:27:09on peut entendre
00:27:10qu'il pourrait
00:27:11convoiter la présidence
00:27:13après je pense
00:27:16qu'il a ses chances
00:27:18dans le sens
00:27:18où il regroupe
00:27:19il peut regrouper
00:27:22l'électorat
00:27:22du LR
00:27:23et un électorat
00:27:25plus à droite encore
00:27:26du rassemblement national
00:27:27en fonction
00:27:28de ce qui va se passer
00:27:29par rapport
00:27:31à l'inéligibilité
00:27:32et ou même
00:27:32au second tour
00:27:33donc il garde ses chances
00:27:36la seule chose
00:27:36c'est que ça
00:27:37ça peut faire
00:27:38la part belle
00:27:38à la gauche
00:27:39parce que là
00:27:40ça va diviser
00:27:41un petit peu
00:27:41le clan
00:27:42le clan LR
00:27:44et la droite
00:27:45donc ça peut
00:27:46donner une chance
00:27:47à la gauche
00:27:48en tous les cas
00:27:49pour vous Gabin
00:27:50vous dites
00:27:51il a une possibilité
00:27:54d'arriver
00:27:54à faire quelque chose
00:27:56pour la partie
00:27:57de la droite
00:27:58mais ça laisse
00:27:59dubitatif
00:28:00à son visage
00:28:00je le vois
00:28:01c'est Arnaud Stéphan
00:28:02si vous nous regardez
00:28:02sur les réseaux sociaux
00:28:03Arnaud
00:28:04vous dites
00:28:05la politique
00:28:08ça reste aussi
00:28:09quand même
00:28:10quelquefois
00:28:10de l'arithmétique
00:28:10aussi
00:28:11il y a de la sociologie
00:28:13mais il y a aussi
00:28:13un peu d'arithmétique
00:28:14si vous regardez
00:28:15ce que représente
00:28:16aujourd'hui LR
00:28:17il faut le dire
00:28:18ça a été un très grand parti
00:28:20cette famille politique
00:28:21a été
00:28:22une famille politique
00:28:23qui a structuré
00:28:24la vie politique
00:28:24mais aujourd'hui
00:28:25c'est une force politique
00:28:26résiduelle en fait
00:28:27que vous alliez
00:28:28sur les élections législatives
00:28:29où ils ont fait
00:28:30à peine 5%
00:28:31que ça soit
00:28:31sur l'élection présidentielle
00:28:32ils ne sont même pas
00:28:33arrivés à 5%
00:28:34et le dernier score
00:28:36important
00:28:36de LR
00:28:38ça a été
00:28:40je crois
00:28:41les européennes
00:28:42enfin c'est Fillon
00:28:43surtout
00:28:43ils ont fait
00:28:448 ou 9
00:28:46et oui mais ça commence
00:28:47à dater
00:28:47ça va faire
00:28:48près de 10 ans
00:28:49quand on arrivera
00:28:50à l'élection présidentielle
00:28:51et ça s'est terminé
00:28:52comme on sait
00:28:53et d'ailleurs
00:28:54ça a laissé
00:28:55des traces
00:28:55c'est une famille politique
00:28:56qui est extrêmement divisée
00:28:57parce que déjà
00:28:58elle ne sait plus
00:28:58où elle habite
00:28:58puisque c'est une famille
00:29:00politique
00:29:01qui est devenue
00:29:02extrêmement
00:29:03diverse
00:29:04et qui vit
00:29:05sous le même toit
00:29:06en ayant
00:29:06des conceptions du monde
00:29:07complètement différentes
00:29:08deux
00:29:08c'est une famille politique
00:29:10qui a été construite
00:29:11uniquement pour l'élection présidentielle
00:29:12et il se trouve
00:29:13que vous n'avez que des candidats
00:29:14et vous n'avez quasiment plus
00:29:15de gens pour faire tourner
00:29:17la boutique
00:29:17c'est un parti extrêmement faible
00:29:19et enfin
00:29:19la stratégie de Bruno Rotaillot
00:29:21est quand même
00:29:21extrêmement surprenante
00:29:22vous avez quelqu'un
00:29:24qui au lendemain
00:29:25des municipales
00:29:26aurait pu se taper
00:29:26sur la poitrine
00:29:27en disant
00:29:27regardez
00:29:28nous avons des milliers
00:29:30de mairies
00:29:31puisque
00:29:31on rappelle quand même
00:29:32LR aujourd'hui
00:29:33c'est 10 000
00:29:34municipalités
00:29:35et donc il aurait pu
00:29:36se taper dessus
00:29:36en disant
00:29:37nous sommes le premier
00:29:37parti municipal
00:29:38c'est nous qui sommes
00:29:40la plus grande force
00:29:41à la sortie
00:29:42de ces élections municipales
00:29:43non
00:29:44en catimini
00:29:45tel Jospin
00:29:46qui envoie son fax
00:29:47pour annoncer
00:29:48sa candidature
00:29:49monsieur Rotaillot
00:29:51nous fait un flop
00:29:52alors que rien
00:29:53dans l'actualité
00:29:54ne permettait
00:29:55véritablement
00:29:56de créer un plan com
00:29:56et de créer
00:29:57un effet de sidération
00:29:58ou un besoin
00:29:59ou une envie
00:30:00je n'ai pas l'impression
00:30:01qu'aujourd'hui
00:30:01dans la société
00:30:02dans laquelle on vit
00:30:03il y a un appel du peuple
00:30:04pour appeler Bruno Rotaillot
00:30:06à la présidence
00:30:07de la République
00:30:08allez
00:30:08il est 11h10
00:30:10dans 5 minutes
00:30:11tous les voyants
00:30:12sont au vert
00:30:13nous dit-on
00:30:14du côté de Cap Canaveral
00:30:15c'est plutôt une bonne nouvelle
00:30:16pour l'instant
00:30:17dans 5 minutes
00:30:18et 28 secondes
00:30:19exactement
00:30:19sur les images
00:30:21de la NASA
00:30:22la capsule française
00:30:23va partir
00:30:24la fin de la française
00:30:24va partir
00:30:25on va y revenir
00:30:26avec votre coup de coeur
00:30:27tiens
00:30:27on va changer un peu
00:30:28l'ordre des sujets
00:30:30on va s'éloigner
00:30:30de la politique
00:30:31on va parler
00:30:31de la conquête spatiale
00:30:34tout ce qui se joue
00:30:35aussi derrière tout ça
00:30:36on va y revenir dans un instant
00:30:37sur Sud Radio
00:30:38et avec vous
00:30:38au 0826 300 300
00:30:40vous êtes les bienvenus
00:30:41Sud Radio
00:30:43le 10h midi
00:30:44mettez-vous d'accord
00:30:45Christine Bouillot
00:30:46allez on continue
00:30:47de parler
00:30:48hors entail
00:30:49et en coulisse
00:30:50de cette campagne présidentielle
00:30:51qui d'ores et déjà lancée
00:30:52avec notre plateau
00:30:55aujourd'hui
00:30:56Arnaud Stéphan
00:30:57Arnaud Bédetti
00:30:57Jean-Claude Beaujour
00:30:58et Pascal Bataille
00:31:00et nous avons aussi
00:31:00un oeil
00:31:01sur les images
00:31:02qui arrivent
00:31:04de la NASA
00:31:05donc il reste
00:31:06une minute
00:31:06trente-neuf
00:31:07avant le lancement
00:31:09de la fusée
00:31:11de SpaceX
00:31:11qui va emmener
00:31:12dans l'espace
00:31:12donc ce nouveau
00:31:134 heures
00:31:14de spationautes
00:31:15dont la française
00:31:16Sophia Naud
00:31:16je vous propose
00:31:17d'écouter
00:31:17ce qui est en train
00:31:18de se passer
00:31:18les décomptes
00:31:19qui sont opérationnels
00:31:20tous les voyants
00:31:24sont au vert
00:31:24c'est effectivement
00:31:25pour la petite information
00:31:26en 35 secondes
00:31:28la fusée
00:31:29va atteindre
00:31:29570 km heure
00:31:31et elle atteindra
00:31:32au bout d'une minute
00:31:3312
00:31:331200 km heure
00:31:35pour ensuite
00:31:37rejoindre
00:31:37la station spatiale
00:31:39internationale
00:31:39Jean-Claude Beaujour
00:31:40Sophia Naud
00:31:41c'est votre coup de coeur
00:31:43oui bien sûr
00:31:44rapidement
00:31:45parce que je compris
00:31:45qu'il y a le départ
00:31:46pour trois raisons
00:31:47tout d'abord
00:31:47fierté
00:31:48ce soit la deuxième française
00:31:50une jeune française
00:31:51qui est embarquée
00:31:51dans cette aventure
00:31:52donc de ce point de vue
00:31:54oui on est content
00:31:55parce que c'est une chose
00:31:56la politique spatiale
00:31:57est un de nos fleurons
00:31:59et il faut
00:31:59la soutenir
00:32:00avec tous les enjeux
00:32:01qu'on imagine
00:32:02en matière de communication
00:32:03en matière
00:32:04il y a vraiment
00:32:05toute une part
00:32:06de notre industrie
00:32:06de notre économie
00:32:07qui se fait autour
00:32:08du spatial
00:32:09contrairement
00:32:10au-delà
00:32:11de ce qu'on peut imaginer
00:32:12c'est la première chose
00:32:13la deuxième chose
00:32:14qu'une femme ingénieure
00:32:15c'est aussi important
00:32:16parce qu'on parle
00:32:17beaucoup d'innovation
00:32:17on veut que la France
00:32:18soit un grand pays industriel
00:32:19il n'y a pas
00:32:20d'industrie
00:32:21sans ingénieur
00:32:22et le fait que ce soit
00:32:23une ingénieure
00:32:23que ce soit une femme
00:32:24c'est un message
00:32:25pour les jeunes femmes
00:32:26nous avons besoin
00:32:27dans notre pays
00:32:27de plus d'ingénieurs
00:32:28et de gens
00:32:29qui travaillent
00:32:30il reste 14 secondes
00:32:32je vous propose
00:32:32qu'on écoute
00:32:33le décompte
00:32:34et vous me suivre
00:32:35en direct
00:32:35sur Sud Radio
00:32:36le décollage
00:32:36de la fusée
00:32:379, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1
00:32:45ignition and liftoff
00:32:48go Falcon, go Dragon
00:32:50and Godspeed crew 12
00:32:52and liftoff
00:32:54freedom flies bound
00:32:55for the International Space Station
00:32:571.7 million pounds of thrust
00:33:00now propelling Falcon 9
00:33:02and crew 12
00:33:03vehicle is pitching down range
00:33:06and all nine Merlin vehicles
00:33:08have lit
00:33:08we're getting good call outs
00:33:09on the first stage performance
00:33:11and propulsion so far
00:33:12on va suivre
00:33:15parce que les premières minutes
00:33:17sont évidemment cruciales
00:33:19pour le décollage
00:33:21de ce crew 12
00:33:24c'est la fusée
00:33:25qui emmène
00:33:26l'équipage
00:33:27Sophie Adnaud
00:33:28on a Patrick aussi
00:33:29qui nous appelle
00:33:30bonjour Patrick
00:33:31ah Patrick
00:33:32il va arriver Patrick
00:33:33qui nous a appelé
00:33:34tout à l'heure
00:33:34on va le rappeler
00:33:35c'est toujours émouvant
00:33:37moi je trouve
00:33:37ce moment
00:33:38émouvant
00:33:39impressionnant
00:33:41la prouesse technologique
00:33:44est quand même
00:33:44absolument extraordinaire
00:33:46c'est
00:33:46Arnaud
00:33:48ça vous émeut ?
00:33:49pas particulièrement
00:33:51moi ce qui m'intéresse
00:33:52c'est la façon
00:33:53dont c'est présenté
00:33:54et
00:33:54on a gardé
00:33:55comme ce genre
00:33:56de tradition
00:33:57on est tous
00:33:58très sensibles
00:33:59aux derniers des comptes
00:34:00les dix dernières secondes
00:34:01et surtout
00:34:02la voix
00:34:03alors qu'on a
00:34:04on a l'impression
00:34:04qu'on est encore
00:34:06dans les années 70
00:34:07avec cette voix
00:34:07qu'on entend
00:34:08qui est un peu
00:34:10un peu lointaine
00:34:12alors qu'aujourd'hui
00:34:13on est moyen de communication
00:34:13on pourrait l'entendre
00:34:14comme on s'entend là
00:34:15mais on a gardé
00:34:16un peu ce rituel
00:34:17de la voix
00:34:18du micro
00:34:18pour rappeler aussi
00:34:21la tradition
00:34:22quasiment
00:34:23l'historicité
00:34:24de l'envoi spatial
00:34:25c'est quasiment
00:34:26la même voix
00:34:26que sur les premiers
00:34:27envois de fusées
00:34:29donc c'est
00:34:30oui voilà
00:34:30c'est
00:34:31moi j'aimerais que
00:34:33vous avez
00:34:34pour les petites filles
00:34:35elle dit
00:34:35à 14 ans
00:34:36j'avais le poster
00:34:37de Claudie Aignoret
00:34:38dans ma chambre
00:34:38et j'ai lu
00:34:39ses biographies
00:34:40moi je voulais jouer
00:34:41au parc des princes
00:34:42je voulais jouer
00:34:42le final
00:34:43du championnat de France
00:34:44de rugby
00:34:44j'allais un peu moins loin
00:34:46mais voilà
00:34:47mais peut-être pas
00:34:48d'ailleurs
00:34:48en tous les cas
00:34:50vous auriez pu
00:34:51mais souhaitons quand même
00:34:53tous nos voeux
00:34:55pour cette mission
00:34:57réussite de cette mission
00:34:58mais oui bien sûr
00:34:58et évidemment
00:34:59félicitons-nous
00:35:00quand même
00:35:01alors c'est une femme
00:35:02exceptionnelle
00:35:03effectivement
00:35:03vous n'aurez plus
00:35:05les liés
00:35:05encore de vos jours
00:35:06elle a aussi été
00:35:08pilote d'essai
00:35:09des hélicoptères
00:35:10c'est une femme
00:35:11vraiment qui a un parcours
00:35:12elle a été
00:35:12sans arrêt en tête
00:35:14dans son école
00:35:15d'astronaute
00:35:16
00:35:17enfin vraiment
00:35:17première de sa classe
00:35:18enfin voilà
00:35:19c'est l'élite
00:35:21de notre pays
00:35:22qui est représentée
00:35:23j'espère juste
00:35:24qu'il ne nous fera pas
00:35:24des messes laïques
00:35:25comme son prédécesseur
00:35:26la séparation du premier étage
00:35:28a eu lieu
00:35:29des messes laïques
00:35:29macronistes
00:35:30comme son prédécesseur
00:35:32allez je vous propose
00:35:33qu'on aille au 0826
00:35:34300 300
00:35:35et on voit que tout ça
00:35:36intéresse tout le monde
00:35:36parce que dans la rédaction
00:35:37par exemple
00:35:38tout le monde est collé
00:35:39devant l'écran
00:35:39donc le premier module
00:35:41a été séparé
00:35:42tout va bien
00:35:43Patrick
00:35:44bonjour Patrick
00:35:45bonjour
00:35:47vous si vous avez regardé
00:35:49les images
00:35:49j'imagine
00:35:49c'est toujours des moments
00:35:50un peu uniques
00:35:51quand on peut
00:35:53donc
00:35:53et parce que
00:35:56je pense qu'on a
00:35:57on a besoin
00:35:57de rêver
00:35:58on a besoin d'horizon
00:35:59on a besoin
00:36:00d'élargir
00:36:02nos envies
00:36:03sur terre
00:36:04et ça en fait partie
00:36:05je pense que
00:36:05c'est la phrase célèbre
00:36:07que j'aime beaucoup
00:36:08on a tous
00:36:09les pieds en caniveau
00:36:09mais certains d'entre nous
00:36:10regardent les étoiles
00:36:11je pense que ça participe
00:36:13de ça
00:36:14parce qu'on est sur du rêve
00:36:15mais on est aussi
00:36:15sur des choses très concrètes
00:36:17puisque c'est de la mise en commun
00:36:18d'efforts
00:36:19de plusieurs pays
00:36:20de plusieurs nations
00:36:22en gros
00:36:23de toute l'humanité
00:36:25sur
00:36:25de la conquête spatiale
00:36:27mais une conquête
00:36:27je dirais positive
00:36:29et pas une conquête militaire
00:36:31donc je crois que
00:36:32dans l'époque actuelle
00:36:34on en a sacrément besoin
00:36:36et encore une fois
00:36:36ça permet de se dire
00:36:38que l'humanité
00:36:39parfois peut générer
00:36:41des choses
00:36:41qui sont plutôt positives
00:36:43et constructives
00:36:44ouais
00:36:45c'était effectivement
00:36:46des choses
00:36:46alors il y a beaucoup de choses
00:36:47qui se dessinent derrière
00:36:48alors pour avoir eu la chance
00:36:49de rencontrer deux fois
00:36:50Sophie Anneau
00:36:51avant qu'elle parte
00:36:53c'est effectivement
00:36:54elle expliquait que
00:36:55c'est aussi une des dernières missions
00:36:57qui se préparent
00:36:58mission humaine
00:36:59en vue de la conquête
00:37:00de la lune
00:37:01et là les enjeux sont colossaux
00:37:03puisque
00:37:03on le sait aujourd'hui
00:37:04tous les continents
00:37:06et les géants
00:37:06de l'industrie spatiale
00:37:08s'intéressent
00:37:08à la conquête
00:37:09lunaire
00:37:10installer une base
00:37:11la prochaine devrait être
00:37:13donc un voyage
00:37:14autour de la lune
00:37:15en permanence
00:37:16ces enjeux
00:37:18ces enjeux là
00:37:18et on voit aussi
00:37:19cette collaboration
00:37:20avec SpaceX
00:37:21qui est pourtant
00:37:22on va parler des Etats-Unis
00:37:23dans un instant
00:37:24mais on voit aussi
00:37:25toute la difficulté
00:37:27pour l'Europe
00:37:28de l'espace
00:37:28de rester finalement
00:37:30dans le jeu
00:37:31mais ils sont encore là
00:37:32avec Sophie Anneau
00:37:33l'agence spatiale européenne
00:37:34a fait la possibilité
00:37:35de faire partir
00:37:36un astronome français
00:37:37enfin pas sur les vols habités
00:37:38sur les vols habités
00:37:39l'Europe n'a jamais
00:37:40été en mesure
00:37:41d'envoyer des hommes
00:37:42dans l'espace
00:37:43elle le fait
00:37:43via l'agence spatiale européenne
00:37:45parce qu'il y a un corps
00:37:46d'astronautes
00:37:47et via des coopérations
00:37:48alors à une époque
00:37:49c'était avec les Russes
00:37:49ou des vous
00:37:50parce que le premier astronaute
00:37:51le premier astronaute français
00:37:53qui a volé
00:37:53c'était Jean-Loup Chrétien
00:37:55et d'ailleurs
00:37:56Claudie Agnuré
00:37:57a volé pour les deux
00:37:58d'ailleurs
00:37:58elle a volé à la fois
00:37:59pour les Russes
00:38:00et pour les Américains
00:38:01elle est allée dans MIR
00:38:02elle était à la fois
00:38:03cosmonaute
00:38:03mais aujourd'hui
00:38:04l'accès à l'espace
00:38:05pour les hommes
00:38:06il passe soit
00:38:07par les Américains
00:38:09soit par les Russes
00:38:10ou les Chinois
00:38:11éventuellement
00:38:12voilà
00:38:12tout le monde est lanceur
00:38:14aujourd'hui
00:38:15mais on semble
00:38:17le regretter
00:38:18après
00:38:19non mais Arnaud
00:38:20je ne regrette pas
00:38:21je constate
00:38:21c'est tout
00:38:22c'est un constat
00:38:23mais il y avait
00:38:24mais je vous taquine
00:38:25il y avait un sous-entendu
00:38:26de regret
00:38:27nous ne serions pas
00:38:27dans la course
00:38:28j'en reviens aussi
00:38:30au sujet précédent
00:38:31à un moment donné
00:38:31nous devons nous poser
00:38:33la question
00:38:33que voulons-nous faire
00:38:34en matière de politique industrielle
00:38:36si oui
00:38:37quels sont les moyens
00:38:38et avec qui
00:38:39je veux dire
00:38:40soit on veut les choses
00:38:41soit on ne les veut pas
00:38:42pas avec les Allemands
00:38:43parce qu'on n'est pas près
00:38:43de décoller
00:38:44c'est un choix
00:38:45qui a été fait
00:38:45par les Européens
00:38:46c'est à dire qu'en France
00:38:47parce qu'il y a des sujets
00:38:48sur les vols habités
00:38:49je me souviens de l'époque
00:38:50où par exemple
00:38:51l'Académie des sciences
00:38:52considérait que
00:38:53la Station Spatiale Internationale
00:38:55ça ne servait à rien
00:38:56les scientifiques
00:38:57avaient les plus grands doutes
00:38:58ils avaient dit la même chose
00:39:00pour le train
00:39:00Arnaud
00:39:01je voulais dire
00:39:02sur l'ISS
00:39:04je connais un peu le dossier
00:39:05ils n'avaient pas tout à fait tort
00:39:06mais enfin bon
00:39:07ça nous a coûté beaucoup
00:39:07rapporté peu
00:39:08et les retombées scientifiques
00:39:10ne sont peut-être pas
00:39:11à la hauteur
00:39:11de ce que l'on espérait
00:39:12sauf que l'ISS apparaît
00:39:13il faut se souvenir
00:39:14dans les années 90
00:39:15c'est le premier grand projet
00:39:16technologique
00:39:17après la chute du mur de Berlin
00:39:19et qu'on va faire
00:39:20avec les Russes
00:39:21en coopération
00:39:21donc si vous voulez
00:39:22c'est plus une motivation
00:39:23politique
00:39:24et un peu technologique aussi
00:39:26qui a déterminé
00:39:28la mise en oeuvre
00:39:29de la Station Spatiale Internationale
00:39:30que de véritables motivations scientifiques
00:39:32il y a quand même
00:39:34des avancées scientifiques
00:39:35vous ne pouvez pas dire
00:39:36qu'il n'y a pas d'avancées scientifiques
00:39:37avec cette opération
00:39:38le propos consistait à dire
00:39:39si nous n'en sommes pas
00:39:41ça n'est pas parce que
00:39:42nous serions dans le déclin
00:39:44c'est parce qu'à un moment donné
00:39:45pour des raisons X ou Y
00:39:46on a pris des options politiques
00:39:48où on n'avait pas les moyens de
00:39:51et c'est la raison pour laquelle
00:39:52nous ne sommes pas
00:39:54sur un certain nombre de segments
00:39:56c'est tout
00:39:56voilà
00:39:57c'était ça mon truc
00:39:59non mais loin de moi
00:40:00l'idée de dire
00:40:00qu'on a fait une erreur
00:40:01on n'a peut-être pas fait une erreur
00:40:03en l'occurrence
00:40:04la vérité c'est qu'on n'avait pas
00:40:05les compétences aussi
00:40:06pour je veux dire
00:40:07permettre ce type de mission
00:40:08ça c'est
00:40:09il y avait un trou dans la raquette
00:40:10dans ce domaine
00:40:11la navette Hermès
00:40:13c'est parce qu'on n'avait
00:40:14on n'avait pas l'argent
00:40:15je vous rappelle quand même
00:40:16que l'obsession actuellement
00:40:18des grandes secondes
00:40:19c'est Mars
00:40:19c'est un voyage qui dure
00:40:21entre 6 et 8 mois
00:40:23aller
00:40:236 et 8 mois retour
00:40:24c'est une obsession
00:40:26pour beaucoup de gens
00:40:26aujourd'hui
00:40:27c'est la ligne 13 un peu quand même
00:40:29comment ?
00:40:29c'est la ligne 13
00:40:30c'est pas la réserve aujourd'hui
00:40:32actuellement
00:40:33ils sont à
00:40:34185 km d'altitude
00:40:37ils sont à 10 000 km heure
00:40:38donc c'est à dire
00:40:38qu'en l'espace de 10 minutes
00:40:40vous êtes complètement
00:40:42compressé dans votre siège
00:40:43c'est absolument un espoir
00:40:45ça ne me dit rien
00:40:46moi non plus
00:40:47moi non plus
00:40:48Pascal
00:40:48je suis admiratif
00:40:49sur cette conquête spatiale
00:40:53ça a fait rêver des générations
00:40:54mais
00:40:54c'est vrai que ça
00:40:55ça continue de faire rêver
00:40:57certainement
00:40:58une chose intéressante
00:41:00qu'on n'a pas dite encore
00:41:01c'est que c'est le seul domaine
00:41:03aujourd'hui
00:41:04où il y a encore
00:41:04une coopération
00:41:05internationale
00:41:07et notamment
00:41:08entre les Etats-Unis
00:41:10l'Europe
00:41:11et la Russie
00:41:13et où il y a vraiment
00:41:14par nécessité
00:41:16évidemment
00:41:16soyons pas
00:41:17naïfs
00:41:18mais par nécessité
00:41:19il y a
00:41:20des mains tendues
00:41:21et des mains
00:41:22prises
00:41:22de part et d'autre
00:41:24entre les Russes
00:41:24les Américains
00:41:25les Européens
00:41:26après moi
00:41:27je
00:41:27voilà
00:41:28sans tomber
00:41:29dans la démagogie
00:41:30mais combien on dépense
00:41:32pour ça
00:41:33et combien on dépense
00:41:34pour
00:41:35non
00:41:35comparativement
00:41:37à chaque habitant
00:41:37européen
00:41:38pas beaucoup
00:41:38pour
00:41:39en Europe
00:41:40mais dans le monde
00:41:41dans le monde
00:41:42et sur cette conquête spatiale
00:41:43et sur les projets de Mars
00:41:44et combien on dépense
00:41:46pour éradiquer
00:41:47la faim dans le monde
00:41:47ou pour soigner
00:41:48certaines maladies
00:41:49alors
00:41:50voilà
00:41:51pardon
00:41:52c'est pas
00:41:52la démagogie
00:41:53je vois Arnaud
00:41:54qui fait un peu l'amour
00:41:55mais non
00:41:55c'est pas la démagogie
00:41:56parce que
00:41:57on a quand même
00:41:59cette fâcheuse tendance
00:42:00nous les humains
00:42:02à mettre la charrue
00:42:02avant les bœufs
00:42:03à se lancer
00:42:04effectivement
00:42:05dans des choses
00:42:06dans des projets
00:42:06mirifiques
00:42:07extrêmement
00:42:08qui font rêver
00:42:09et qui sont coûteux
00:42:10mais l'essentiel
00:42:11n'est toujours pas assuré
00:42:12voilà
00:42:13et moi
00:42:13pardon
00:42:14mais je trouve
00:42:15qu'on devrait
00:42:15résoudre le problème
00:42:16de la faim dans le monde
00:42:17et de certaines maladies
00:42:18avant de dépenser
00:42:19des milliards d'euros
00:42:20ou de dollars
00:42:21pour envoyer des gens
00:42:22sur Mars
00:42:22alors on n'y est pas encore
00:42:24sur Mars
00:42:24mais on est encore
00:42:25il y en a qui dépensent
00:42:26beaucoup
00:42:26l'autre jour
00:42:30on m'a dit
00:42:30vous savez que je suis très investi
00:42:31dans la lutte
00:42:32sur la maladie de Charcot
00:42:33qui est une petite maladie
00:42:34mais terrible
00:42:35petite maladie
00:42:36en nombre de gens touchés
00:42:38mais abominable
00:42:39on m'a posé une question
00:42:40un journaliste de région
00:42:42m'a posé une question
00:42:43très pertinente
00:42:44il m'a dit
00:42:44si Elon Musk
00:42:47était atteint
00:42:47de la maladie de Charcot
00:42:48combien de temps
00:42:48on mettrait
00:42:49pour trouver le remède
00:42:50et là
00:42:51ce serait quoi la réponse
00:42:52quelques mois
00:42:53quelques mois à peine
00:42:54quelques mois à peine
00:42:55oui
00:42:55c'est une question
00:42:57de priorité aussi
00:42:59et la puissance publique
00:43:00alors Sophie
00:43:01Anneau
00:43:01elle est une ingénieure
00:43:03et bon voilà
00:43:04on lui souhaite bon vol
00:43:05pour l'instant
00:43:05tout est ok
00:43:06tout fonctionne
00:43:07c'est une mission
00:43:088 mois
00:43:09elle sera la première européenne
00:43:12à faire une mission
00:43:13aussi longue
00:43:14dans l'espace
00:43:15et elle disait
00:43:16je ne sais pas trop
00:43:18comment je vais aborder ça
00:43:19pendant 8 mois
00:43:21comme par exemple
00:43:22ne pas pouvoir ouvrir la fenêtre
00:43:23et respirer l'air frais
00:43:24par exemple
00:43:24des détails
00:43:26surtout à ne pas faire
00:43:27surtout à ne pas faire
00:43:29et elle a eu
00:43:29la préparation
00:43:30la plus courte
00:43:31de tous les astronautes européens
00:43:34c'est-à-dire à peine
00:43:352 ans et demi
00:43:36là où certains ont mis
00:43:375 ans
00:43:37et je pense notamment
00:43:38à Thomas Pesquet
00:43:39donc Sophie Anneau
00:43:40en route pour la station
00:43:42spatiale internationale
00:43:43on va évidemment
00:43:44on aura le temps
00:43:45d'y revenir
00:43:45dans les infos
00:43:46tout au long de cette aventure
00:43:48et puis surtout
00:43:48on verra
00:43:49tout au long de la journée
00:43:50et des heures qui viennent
00:43:51l'arrimage
00:43:52à la station spatiale internationale
00:43:53allez on s'arrête
00:43:54un court instant
00:43:54on continue
00:43:55nos tours de table
00:43:57des coups de coeur
00:43:57et des coups de gueule
00:43:58en ce vendredi 13
00:43:59avec nos 4 débatteurs
00:44:01ils sont là
00:44:01Pascal Bataille
00:44:02Arnaud Stéphan
00:44:03Jean-Claude Beaujour
00:44:04et Arnaud Benedetti
00:44:06à tout de suite
00:44:06Sud Radio
00:44:08le 10h midi
00:44:09mettez-vous d'accord
00:44:10Sud Radio
00:44:12le 10h midi
00:44:13mettez-vous d'accord
00:44:14Christine Bouillot
00:44:15en compagnie
00:44:16de nos 4 débatteurs
00:44:17ce matin
00:44:17Pascal Bataille
00:44:19Arnaud Benedetti
00:44:20Jean-Claude Beaujour
00:44:20Arnaud Stéphan
00:44:21on file sur vos coups de coeur
00:44:23et vos coups de gueule
00:44:24les uns les autres aussi
00:44:25avec vous
00:44:26Arnaud Benedetti
00:44:27sur l'enquête du Cévi-Poff
00:44:29on en a un petit peu parlé
00:44:30ce matin
00:44:31je ne sais pas
00:44:32si c'est un coup de gueule
00:44:32ou un coup de coeur
00:44:33c'est un focus
00:44:34c'est intéressant
00:44:35parce que l'enquête du Cévi-Poff
00:44:36qui est à sa 17ème
00:44:38ou 18ème année
00:44:39est une enquête
00:44:40qui mesure
00:44:40la confiance des français
00:44:41dans les institutions
00:44:43et dans leur classe politique
00:44:45et la tendance de fond
00:44:47alors je vais
00:44:48vraisemblablement peiner
00:44:49Jean-Claude Beaujour
00:44:50c'est de
00:44:51en l'occurrence
00:44:52mesurer depuis maintenant
00:44:53plusieurs années
00:44:55un désenchantement
00:44:58et une méfiance croissante
00:45:02vis-à-vis de la classe dirigeante
00:45:04et vis-à-vis des politiques
00:45:05cette année
00:45:06ce qu'il faut mesurer
00:45:07c'est très très intéressant
00:45:08c'est qu'il y a un décrochage
00:45:10sur une année
00:45:10qui est tout à fait
00:45:12spectaculaire
00:45:13puisque nous avons
00:45:14aujourd'hui
00:45:1522% des français
00:45:17qui font confiance
00:45:19dans le politique
00:45:20que quand on compare
00:45:22On rappelle le chiffre
00:45:2322% des français
00:45:2522% des français
00:45:26et ce qui est intéressant
00:45:27avec l'enquête
00:45:28du Cevipoff
00:45:29c'est qu'elle est comparative
00:45:30avec d'autres pays
00:45:31Royaume-Uni
00:45:32Italie
00:45:33et Allemagne
00:45:35donc 3 voisins
00:45:36européens
00:45:37et clairement
00:45:38clairement il y a
00:45:39une singularité française
00:45:40c'est-à-dire que
00:45:41vous avez
00:45:42en Allemagne
00:45:43je crois
00:45:4346%
00:45:44ou 48%
00:45:45des Allemands
00:45:45qui font confiance
00:45:4646%
00:45:47ou 47%
00:45:48au Royaume-Uni
00:45:49et je crois
00:45:4945% en Italie
00:45:50donc vous voyez
00:45:51qu'il y a un différentiel
00:45:52qui est quand même
00:45:53tout à fait spécifique
00:45:54à la France
00:45:56ensuite
00:45:56il y a un deuxième sujet
00:45:58qui est très intéressant
00:45:59dans cette enquête
00:46:00et ça c'est nouveau
00:46:01c'est le rapport
00:46:03à la démocratie
00:46:03et finalement
00:46:04vous avez aujourd'hui
00:46:05une proportion
00:46:06non négligeable
00:46:07de français
00:46:07je crois
00:46:08à peu près
00:46:0843-44%
00:46:11qui considère
00:46:13que du fait
00:46:13de l'inefficience
00:46:14du politique
00:46:15il faudrait peut-être
00:46:17moins de démocratie
00:46:18mais plus d'efficacité
00:46:19ça veut dire
00:46:20que jusqu'à présent
00:46:20si vous voulez
00:46:21c'était la confiance
00:46:22dans les institutions
00:46:23qui étaient érodées
00:46:24aujourd'hui
00:46:25ce qui est nouveau
00:46:26c'est la confiance
00:46:27dans le modèle démocratique
00:46:28qui est érodé
00:46:29ça c'est le deuxième sujet
00:46:30et le troisième point
00:46:31qui est intéressant
00:46:32c'est évidemment
00:46:33on était à un mois
00:46:34des élections municipales
00:46:35c'est que
00:46:36finalement
00:46:36le seul échelon
00:46:38aujourd'hui politique
00:46:39qui continue
00:46:40à résister
00:46:40c'est l'échelon local
00:46:41ce sont les maires
00:46:42qui est à 60%
00:46:43alors vraisemblablement
00:46:44il faudrait moduler
00:46:45en fonction évidemment
00:46:46des territoires
00:46:47des régions
00:46:49mais enfin
00:46:4960%
00:46:51les français
00:46:52font à peu près
00:46:52à 60% confiance
00:46:53dans leur maire
00:46:54et sont favorables
00:46:55et sont favorables
00:46:56à une décentralisation
00:46:59encore
00:46:59accrue
00:47:01par rapport
00:47:01à ce que nous connaissons
00:47:03et notamment
00:47:03ils plaident
00:47:04pour une fédéralisation
00:47:05de l'organisation
00:47:06administrative française
00:47:09ce qui est quelque chose
00:47:10de très intéressant
00:47:10parce que ça va
00:47:11totalement
00:47:12j'allais dire
00:47:12à rebours
00:47:13de notre modèle
00:47:14jacobin
00:47:14donc ce sont quand même
00:47:15des chiffres
00:47:16qui à un an
00:47:17des présidentielles
00:47:18sont extrêmement alarmants
00:47:20pour la classe dirigeante
00:47:22et qu'est-ce qu'on peut faire
00:47:24pour y remédier
00:47:26demander aux politiques
00:47:27inviter les politiques
00:47:30on les invite
00:47:31on les invite
00:47:31tous les matins
00:47:32sur ces sujets là
00:47:33et on essaye
00:47:34de comprendre
00:47:35ce désamour
00:47:36à Jean-Claude
00:47:38ou Arnaud
00:47:38Arnaud
00:47:39c'est amusant
00:47:40ce que vient de dire
00:47:41Arnaud
00:47:41on est mort de rien
00:47:43non mais c'est amusant
00:47:45parce que
00:47:46finalement c'est un retour
00:47:48à la base
00:47:49qu'est-ce qui était important
00:47:50sous l'ancien régime
00:47:51c'était les communes
00:47:52et finalement
00:47:53on en revient
00:47:53à cet attachement
00:47:56à l'échelon
00:47:57le plus proche
00:47:58à celui
00:47:59avec qui on est
00:48:00en contact
00:48:01permanent
00:48:02et qui agit
00:48:03réellement
00:48:05parce qu'on le voit
00:48:06parce qu'on le voit
00:48:07et parce que surtout
00:48:08on a quasiment prise
00:48:10sur cette pratique politique
00:48:12c'est montré
00:48:13on voit
00:48:14et on sait
00:48:14ce que font les politiques
00:48:15alors qu'il y a peut-être
00:48:17trop de distance
00:48:18aujourd'hui
00:48:18entre le citoyen de base
00:48:20et la manière
00:48:21dont ça se passe
00:48:21en plus parce que
00:48:22l'échelon national
00:48:23est devenu quasiment
00:48:23un échelon intermédiaire
00:48:25parce qu'il y a beaucoup de choses
00:48:26qui se décident
00:48:26au niveau européen
00:48:28ou international
00:48:29et c'est là
00:48:30où il y a vraiment
00:48:31peut-être à mon avis
00:48:31un décrochage
00:48:32un sentiment de décrochage
00:48:33du citoyen
00:48:34par rapport
00:48:35à la vraie décision politique
00:48:36Pascal Bataille
00:48:38ou Jean-Claude Beaujour
00:48:39Pascal
00:48:40moi ce qui me semble
00:48:42effectivement grave
00:48:43et très inquiétant
00:48:44au-delà de la perte de confiance
00:48:45dans le politique
00:48:46mais évidemment c'est lié
00:48:47c'est cette perte de confiance
00:48:49dans la démocratie
00:48:50vous aviez
00:48:51et vous aviez évoqué
00:48:52en début d'émission
00:48:53la possibilité
00:48:54de parler
00:48:55de faut-il un Trump
00:48:56français
00:48:57oui on peut dévier là-dessus
00:48:59mais c'est un sujet
00:49:00qui n'est pas que français
00:49:02c'est-à-dire qu'on voit
00:49:03malheureusement
00:49:04de mon point de vue
00:49:05dans de plus en plus
00:49:07de pays
00:49:07effectivement
00:49:08la démocratie
00:49:10battue en brèche
00:49:10et des régimes autoritaires
00:49:12ou des dirigeants autoritaires
00:49:14prendre le pouvoir
00:49:16quels sont les moyens
00:49:18de lutter contre ça
00:49:19je ne les détiens pas
00:49:23évidemment
00:49:23je ne les connais pas
00:49:24mais en tout cas
00:49:26pour le moins
00:49:27c'est inquiétant
00:49:27je pense qu'il y a
00:49:29forcément
00:49:31des choses
00:49:32à aller chercher
00:49:33du côté
00:49:33de cette
00:49:35tentation
00:49:37de plus en plus
00:49:38importante
00:49:39de la sécurité
00:49:40la tentation sécuritaire
00:49:41qui est un des
00:49:43points
00:49:44qui fait
00:49:45beaucoup de mal
00:49:46à la démocratie
00:49:47partout
00:49:48cette recherche
00:49:49de l'homme
00:49:50en général
00:49:50de plus en plus
00:49:51de sa sécurité
00:49:53et effectivement
00:49:54de l'homme
00:49:54qui peut assurer
00:49:55la sécurité
00:49:55plutôt que
00:49:56la liberté
00:49:57plutôt que
00:49:57la responsabilité
00:49:58plutôt que
00:49:59la prise en charge
00:50:00de ses besoins
00:50:01pourquoi les gens
00:50:02sont de plus en plus
00:50:03effectivement confiants
00:50:04dans leur maire
00:50:04et pas dans les députés
00:50:05les sénateurs
00:50:06ou les présidents
00:50:06de la république
00:50:07c'est parce qu'ils ont
00:50:08le sentiment
00:50:08de pouvoir agir
00:50:09sur le maire
00:50:09que leur vote
00:50:10leur vote a vraiment
00:50:11un poids
00:50:12quand on vote
00:50:13dans une petite commune
00:50:14de quelques milliers
00:50:15ou quelques centaines
00:50:15d'habitants
00:50:16son vote a un poids
00:50:17aujourd'hui
00:50:17les citoyens
00:50:19ne se sentent plus
00:50:19représentés par nos élus
00:50:20oui tout à fait
00:50:21dans cette enquête
00:50:22d'ailleurs
00:50:22sans
00:50:23j'espère que je ne dis pas
00:50:24d'erreur
00:50:25Arnaud Benedetti
00:50:25il y avait aussi
00:50:26une défiance immense
00:50:27contre les partis politiques
00:50:28qui est à un niveau
00:50:29historique en bas
00:50:29il y a une défiance
00:50:30vis-à-vis du parlement
00:50:31c'est ça qui est intéressant
00:50:32c'est qu'on nous a parlé
00:50:34d'un moment parlementaire
00:50:35les français ne considèrent pas
00:50:36que le parlement
00:50:37sont renforcés
00:50:38de l'année
00:50:38que nous venons de passer
00:50:40ça c'est très intéressant
00:50:41mais la défiance
00:50:42vis-à-vis des partis politiques
00:50:43elle n'est pas nouvelle
00:50:44elle est très ancienne
00:50:44Jean-Claude Beaujour
00:50:46oui je pense qu'il y a deux sujets
00:50:49qui se présentent
00:50:50le premier c'est que la démocratie
00:50:53quand on l'a mise en place
00:50:54c'était les institutions
00:50:55et puis en arrière-plan
00:50:57il y avait aussi la dimension sociale
00:51:00c'est derrière la notion d'égalité
00:51:03c'est égalité des droits
00:51:04mais égalité aussi sur le plan personnel
00:51:06économique etc
00:51:08or on s'est rendu compte
00:51:09il y a un certain nombre d'études
00:51:11qui le démontrent
00:51:11qu'au cours des 30 dernières années
00:51:13quasiment partout
00:51:15il y a une dynamique
00:51:17qui consiste à dire
00:51:19au fond
00:51:19on a des institutions
00:51:20mais qu'en revanche
00:51:22sur le plan économique
00:51:23et social
00:51:24il y a de telles inégalités
00:51:26que ce soit les français
00:51:28que ce soit ailleurs
00:51:29se disent
00:51:29mais au fond
00:51:30à quoi nous sert ce système
00:51:31où finalement
00:51:32l'inégalité est plus forte
00:51:34que toute autre chose
00:51:35alors ça veut dire
00:51:35quand on a liberté
00:51:37égalité fraternité
00:51:38on a peut-être
00:51:38la liberté
00:51:40on a peut-être
00:51:41un petit peu de fraternité
00:51:42j'en sais rien
00:51:42mais s'il n'y a pas d'égalité
00:51:44on se dit
00:51:44le triptyque n'est pas respecté
00:51:46et puis
00:51:47il y a aussi
00:51:48une chose
00:51:49c'est que les hommes politiques
00:51:50ont aussi contribué
00:51:51à faire en sorte
00:51:53qu'il y ait une défiance
00:51:54à l'égard des institutions
00:51:55sur votre plateau
00:51:56il y a quelque temps
00:51:57il y a une ancienne députée
00:51:58qui disait
00:51:59la justice est défaillante
00:52:01mais ne soyons pas hypocrites
00:52:04madame
00:52:04la justice n'est pas défaillante
00:52:06en tant que telle
00:52:07il peut y avoir
00:52:07comme dans toutes les communautés
00:52:08professionnelles
00:52:09des erreurs
00:52:10la perfection n'est pas de ce monde
00:52:12mais globalement
00:52:13la justice
00:52:14n'est pas aussi efficace
00:52:15qu'elle pourrait l'être
00:52:16parce que nous avons fait
00:52:17des choix budgétaires
00:52:18qui ont sacrifié
00:52:20notre système judiciaire
00:52:21et on a beau le dire
00:52:22les politiques répètent ça
00:52:24parce que ça fait bien
00:52:25ça s'entend
00:52:25mais sauf que ça n'est pas la réalité
00:52:27voyez ce sont des exemples
00:52:28qui démontrent
00:52:29qu'on contribue nous-mêmes
00:52:30à rendre
00:52:31et j'ai envie de dire
00:52:33que sur la question de Trump
00:52:34qu'est-ce qu'on propose
00:52:36et on voit bien
00:52:36avec ce qui s'est passé
00:52:37au cours de ces dernières semaines
00:52:38à partir du moment
00:52:40où vous faites sauter le verrou
00:52:41au nom de l'efficacité
00:52:42vous dites
00:52:43moi je veux être efficace
00:52:44donc
00:52:45on va dire ça comme ça
00:52:48pour caricaturer
00:52:49peu importe la règle
00:52:50peu importe le droit
00:52:52je joue l'efficacité
00:52:54je décide tout ça dans mon coin
00:52:55ben oui
00:52:55si je joue l'efficacité
00:52:57ça dit
00:52:58je ne respecte pas
00:52:59un certain nombre de règles
00:53:00et après on vous dit
00:53:00ben non c'est pas normal
00:53:01donc c'est un vrai sujet
00:53:03et il faut que les uns
00:53:04et les autres
00:53:05et je sais qu'il y aura
00:53:06une élection présidentielle
00:53:07on en discutera
00:53:08le moment venu
00:53:09et les français
00:53:10feront un choix clair
00:53:11mais une fois qu'on aura
00:53:12fait ce choix
00:53:12ça sera
00:53:13alors pourquoi on parle
00:53:14de ça
00:53:16c'est qu'on s'est inspiré
00:53:17pour préparer cette émission
00:53:19de ce nouvel essai
00:53:19qui est publié aujourd'hui
00:53:20par l'ancien conseiller politique
00:53:23de François Hollande
00:53:23Aquilino Morel
00:53:24dans un essai
00:53:25qui s'appelle
00:53:25La France au miroir de l'Amérique
00:53:27et qui prophétise donc
00:53:28l'avènement d'un trumpisme
00:53:30à la française
00:53:31et voit dans l'élection de Trump
00:53:32les cousins américains
00:53:34du RN
00:53:34alors face à lui
00:53:35qui était confronté
00:53:36dans les colonnes du Figaro
00:53:37Éric Zemmour
00:53:38partage cette idée
00:53:39de ce qui se passe
00:53:40aux Etats-Unis
00:53:40qui va arriver en France
00:53:41mais il estime
00:53:42que Marine Le Pen
00:53:43est éloignée
00:53:44dans son logiciel
00:53:45de celui du président américain
00:53:47alors évidemment
00:53:47Éric Zemmour
00:53:47il joue sa partie aussi
00:53:49et son accord à lui
00:53:51mais est-ce qu'aujourd'hui
00:53:52c'est quelque chose
00:53:53que cette prophétie
00:53:55est inéluctable
00:53:57inévitable
00:53:57par exemple
00:53:58quand on voit
00:53:58par exemple Donald Trump
00:53:59qui a finalement
00:54:00renoncé hier
00:54:01à continuer la politique
00:54:03avec l'AIS
00:54:03donc
00:54:05c'est pas inéluctable
00:54:07pour moi
00:54:07c'est déjà le cas
00:54:08on est déjà
00:54:09on entend suffisamment
00:54:10au nom de l'efficacité
00:54:11on entend beaucoup de choses
00:54:13on y est
00:54:14on y est
00:54:15alors ça a des formes
00:54:17c'est moins brutal
00:54:18et c'est un raisonnement simpliste
00:54:19le Yaka Foucault
00:54:20non
00:54:20alors je ne dirai pas
00:54:22je suis respectueux
00:54:23de mes concitoyens
00:54:24je ne dirai pas
00:54:24que c'est simpliste
00:54:25je dirai simplement
00:54:26que des questions complexes
00:54:27on veut faire croire
00:54:28et l'élite en général
00:54:31bien éduquée
00:54:32a tendance à faire croire
00:54:33qu'aux questions complexes
00:54:34on peut apporter
00:54:35des réponses
00:54:36extrêmement simples
00:54:37l'idée d'une élection
00:54:38en quelques semaines
00:54:39on y arrivera
00:54:40non
00:54:40en matière d'immigration
00:54:42par exemple
00:54:42si on parlait
00:54:43de la faim dans le monde
00:54:44si on ne lutte pas
00:54:45vous pourrez mettre
00:54:46tous les policiers
00:54:47que vous voudrez
00:54:47si on ne lutte pas
00:54:48contre les causes profondes
00:54:49de l'immigration
00:54:50vous n'y arriverez pas
00:54:52alors on va parler justement
00:54:54de cet état profond
00:54:55Arnaud Stéphan
00:54:55ça fait partie de vos sujets
00:54:57aujourd'hui
00:54:57on revient sur une des infos
00:54:59de la semaine
00:54:59mais qui en dit long aussi
00:55:00sur notre vision
00:55:03notre rapport
00:55:04c'est la nomination
00:55:05donc d'Amélie de Montchalin
00:55:06à la tête
00:55:07de la Cour des Comptes
00:55:09et plus généralement
00:55:10sur ces nominations
00:55:11qui sont
00:55:12du chef de l'État
00:55:14alors là on parle
00:55:15d'Emmanuel Macron
00:55:15mais ça date
00:55:16de tous les présidents
00:55:18de la République
00:55:18ça date
00:55:19mais il y a un problème
00:55:21de calendrier
00:55:22et c'est l'accumulation
00:55:23en quelques jours
00:55:24des nominations
00:55:25qui ont été faites
00:55:25par le président
00:55:26de la République
00:55:26pourquoi elles sont importantes
00:55:27parce que ce sont
00:55:28des nominations
00:55:28qui ne peuvent pas être
00:55:29révoquées
00:55:31c'est-à-dire que
00:55:31le président
00:55:33le président
00:55:34le gouverneur
00:55:35de la Banque de France
00:55:36est parti un an plus tôt
00:55:38donc il ne le devait
00:55:39ce qui fait
00:55:40qu'il est nommé
00:55:41par l'actuel président
00:55:42de la République
00:55:43c'est-à-dire que
00:55:43le prochain président
00:55:44de la République
00:55:44ne pourra pas
00:55:45nommer
00:55:46le gouverneur
00:55:47de la Banque de France
00:55:48et il sera obligé
00:55:49de faire avec celui-là
00:55:50qui sera évidemment
00:55:51vraisemblablement
00:55:52si on en suit
00:55:54les sondages
00:55:55assez critiques
00:55:56par rapport
00:55:56éventuellement
00:55:57à la politique
00:55:58menée par
00:55:59le successeur
00:56:00de monsieur Macron
00:56:02même chose
00:56:03pour madame
00:56:04de Montchalin
00:56:04qui on l'a dit
00:56:06et répété partout
00:56:07se retrouve
00:56:08à 40 ans
00:56:09présidente
00:56:10de la Cour des Comptes
00:56:11et si on en suit
00:56:12les règlements
00:56:13elle pourrait rester
00:56:1428 ans
00:56:15à la tête
00:56:16de la Cour des Comptes
00:56:17là aussi
00:56:17c'est une personnalité
00:56:18qui intervient
00:56:19de plus en plus
00:56:20sur la vie politique
00:56:21française
00:56:22qui intervient
00:56:23sur les choix économiques
00:56:25les choix de société
00:56:25faits par le politique
00:56:27donc ça devient
00:56:28aussi vraisemblablement
00:56:29si on suit
00:56:30encore une fois
00:56:30les sondages
00:56:31un adversaire
00:56:32du prochain
00:56:33ou de la prochaine
00:56:34présidente de la République
00:56:35au mois de mai
00:56:36nous aurons
00:56:37la nomination
00:56:38au Conseil d'État
00:56:39pareil
00:56:39au Conseil d'État
00:56:41au mois de mai prochain
00:56:42et puis
00:56:43vous avez eu
00:56:43les nominations
00:56:44au Conseil constitutionnel
00:56:45ce qui fait
00:56:46qu'aujourd'hui
00:56:47on parle tout le temps
00:56:47de l'État profond
00:56:48c'est le président Macron
00:56:49qui avait parlé
00:56:49de l'État profond
00:56:50on s'en souvient
00:56:50quand même
00:56:51aujourd'hui
00:56:52il n'est même plus profond
00:56:53il n'est même plus
00:56:53en plongée périscopique
00:56:55il est complètement
00:56:56en sortie
00:56:57et on voit bien
00:56:58qu'il y a une
00:56:59inquiétude
00:57:00qui fait qu'on a
00:57:01nommé beaucoup de gens
00:57:02pour bloquer
00:57:02éventuellement
00:57:03le prochain
00:57:04ou la prochaine
00:57:05présidente de la République
00:57:06allez on va essayer
00:57:07d'en débattre avec vous
00:57:08juste après la pause
00:57:09sur Sud Radio
00:57:10on se retrouve juste après ça
00:57:11à tout de suite
00:57:12Sud Radio
00:57:13le 10h midi
00:57:14mettez-vous d'accord
00:57:16Christine Bouillot
00:57:17Sud Radio
00:57:19le 10h midi
00:57:20mettez-vous d'accord
00:57:21Christine Bouillot
00:57:22en compagnie de Pascal Bataille
00:57:24Jean-Claude Beaujour
00:57:25Arnaud Benedetti
00:57:26Arnaud Stéphan
00:57:27on continue d'évoquer
00:57:28donc ses nominations
00:57:29Arnaud Stéphan
00:57:30vous dites
00:57:30c'est un problème
00:57:31de démocratie
00:57:32de la nomination
00:57:33par Emmanuel Macron
00:57:34de ses très hauts fonctionnaires
00:57:37à des postes
00:57:38qui on va dire
00:57:39pourraient faire polémique
00:57:42en tous les cas
00:57:42aujourd'hui
00:57:43est-ce que
00:57:43c'est pas que un problème
00:57:45ça traduit aussi
00:57:47une grande fébrilité
00:57:50de l'exécutif
00:57:50aujourd'hui
00:57:51qui se prépare déjà
00:57:52au cas où ça tourne mal
00:57:53pour son camp
00:57:55à ce que le prochain président
00:57:56ou la prochaine présidente
00:57:57de la République
00:57:58ait quand même
00:57:59une limitation
00:58:00dans ce qu'elle est capable
00:58:01de faire
00:58:02à la fois
00:58:02une limitation
00:58:03ou contre-pouvoir
00:58:04passer le bataille
00:58:05moi je suis pas du tout
00:58:06d'accord avec ce que
00:58:07dit mon camarade
00:58:08Arnaud Stéphan
00:58:08d'ailleurs
00:58:09à la différence de lui
00:58:10je connais pas le nom
00:58:11du prochain
00:58:12ou de la prochaine
00:58:12présidente de la République
00:58:14il a l'air très sûr
00:58:15de lui
00:58:16mais je trouve
00:58:18que sa conception
00:58:19sa conception
00:58:20du rôle
00:58:21du gouverneur
00:58:22de la Banque de France
00:58:23du président
00:58:25de la Cour des Comptes
00:58:26ou du Conseil d'État
00:58:28est assez paradoxal
00:58:30parce que pour moi
00:58:30ça doit être justement
00:58:32des contre-pouvoirs
00:58:33et pas des gens
00:58:34qui sont là
00:58:34pour aller
00:58:35le Conseil d'État
00:58:37n'a pas du tout
00:58:37une mission de contre-pouvoir
00:58:38non mais en tout cas
00:58:39la Cour des Comptes
00:58:40elle donne des rapports
00:58:43il juge les comptes publics
00:58:46le Conseil d'État
00:58:48c'est une mission de neutralité
00:58:49la Cour des Comptes
00:58:50en des rapports
00:58:51c'est pas des institutions
00:58:53qui sont faites
00:58:54pour aller
00:58:54cirer les pompes
00:58:56en permanence
00:58:57du pouvoir en place
00:58:58et du président de la République
00:58:59a fortiori la Cour des Comptes
00:59:00qui est là pour contrôler
00:59:01justement quand même
00:59:02l'économie française
00:59:03et la façon
00:59:04dont elle est gérée
00:59:05et avoir
00:59:06des gens
00:59:07qui sont affiliés
00:59:08à la tête
00:59:10de ces institutions
00:59:10ça me semble pas du tout
00:59:11une bonne chose
00:59:12pour la démocratie
00:59:13après Amélie de Montchalin
00:59:15c'est une personne
00:59:16très certainement compétente
00:59:17pour occuper ce poste
00:59:19c'est le signal
00:59:20qui est envoyé
00:59:20qui est désastreux
00:59:21c'est-à-dire qu'il y a un moment
00:59:22où il faudrait réformer
00:59:23la nomination
00:59:25de toutes ces personnes
00:59:27qui sont censées présider
00:59:28des institutions de contrôle
00:59:30que ce soit l'ARCOM
00:59:31que ce soit
00:59:32la Cour des Comptes
00:59:33etc.
00:59:34et il faudrait
00:59:34que ce soit des personnes élues
00:59:36et pas nommées
00:59:37par le pouvoir en place
00:59:38Jean-Claude Beaujour
00:59:40moi je suis
00:59:41écoutez
00:59:42c'est toujours la même chose
00:59:43c'est la loi qu'il prévoit
00:59:44monsieur Macron
00:59:45ne fait pas
00:59:46pire que les autres
00:59:47parce que je me souviens
00:59:48qu'à l'époque
00:59:48le président Giscard d'Estaing
00:59:51avait nommé
00:59:51un certain nombre de gens
00:59:52avant qu'il ne parte
00:59:53le président Mitterrand
00:59:54a nommé
00:59:54beaucoup de gens
00:59:56le président Chirac
00:59:57a dû en faire autant
00:59:59etc.
00:59:59je me souviens
01:00:00il y avait des polémiques
01:00:01aussi sur les nominations
01:00:02de Sarkozy
01:00:02par monsieur Sarkozy
01:00:05bref
01:00:05c'est un rituel
01:00:07en revanche
01:00:08ce qui peut être intéressant
01:00:09et réformé
01:00:10chez nous
01:00:10c'est faire en sorte
01:00:12que le président de la république
01:00:13d'ailleurs
01:00:13entre le moment
01:00:14le général de Gaulle
01:00:15a été en fonction
01:00:16et aujourd'hui
01:00:17je crois qu'il y a
01:00:18je n'ai pas regardé
01:00:19le chiffre avant de venir
01:00:20mais je crois qu'il y a
01:00:21500 postes
01:00:22sur lesquels
01:00:22le président de la république
01:00:235000
01:00:23voilà je disais 500
01:00:25parce que c'était
01:00:26mais il y a énormément
01:00:27de postes
01:00:28sur lesquels
01:00:28il a un pouvoir
01:00:30absolu
01:00:31discrétionnaire
01:00:32etc.
01:00:33donc c'est ça
01:00:33qui pose problème
01:00:34et je reviens
01:00:35à ce que je disais
01:00:36tout à l'heure
01:00:36quand on me dit
01:00:38oui
01:00:39au nom de
01:00:39l'état de droit
01:00:41ça n'a pas beaucoup d'importance
01:00:42c'est ce qui compte
01:00:44c'est l'efficacité
01:00:44mais le président va vous dire
01:00:45mais attendez
01:00:46il y a un poste qui est vacant
01:00:47au nom de l'efficacité
01:00:48je nomme
01:00:49qui je veux
01:00:50sans contrôle
01:00:51sans règle
01:00:52etc.
01:00:52donc c'est là où il faut
01:00:54qu'on se fasse très attention
01:00:55l'état de droit
01:00:56c'est celui qui consiste à dire
01:00:57on élit un président de la république
01:00:59mais malgré tout
01:01:00le président de la république
01:01:01sera tenu
01:01:01et puisqu'on parle des Etats-Unis
01:01:02quand on voit les nominations
01:01:03qu'a fait le président américain
01:01:05on peut s'interroger
01:01:05sur le bienfait de
01:01:07non mais il a l'envoi
01:01:08c'est ça
01:01:09ça change à chaque fois
01:01:10c'est le spoil système
01:01:11ils n'ont pas du tout
01:01:11la même tradition administrative
01:01:13et politique que la nôtre
01:01:14mais
01:01:14qui nous envient parfois
01:01:16qui nous envient d'avoir une
01:01:17alors je
01:01:17pardonnez-moi
01:01:18Arnaud mais je lisais par exemple
01:01:19qu'en ce moment
01:01:20suite à cette affaire-là
01:01:22en ce moment
01:01:22il y a des tests
01:01:23qui sont faits
01:01:23sur la résistance
01:01:24de la démocratie
01:01:25en cas d'élection
01:01:27d'un candidat
01:01:28ou d'une candidate
01:01:29en démocratie
01:01:30je rappelle un principe
01:01:31qui est assez clair
01:01:31et principe de base
01:01:32ce sont les électeurs
01:01:33qui décident
01:01:34ce ne sont pas des hauts fonctionnaires
01:01:36il faut quand même le rappeler
01:01:38sinon il n'y a plus de démocratie
01:01:40sinon vous appelez ça
01:01:41une oligarchie
01:01:41ce n'est pas pareil
01:01:42mais en l'occurrence
01:01:43c'est quand même
01:01:44le principe de base
01:01:45de la démocratie
01:01:45ensuite il y a un problème
01:01:46avec la cour des comptes
01:01:47parce que
01:01:48pour répondre à votre question
01:01:49un grand nombre de nominations
01:01:51aujourd'hui
01:01:52sont soumises à l'approbation
01:01:53du parlement
01:01:54et notamment
01:01:55des commissions parlementaires
01:01:56qui doivent voter
01:01:58sur
01:01:58rappelez-vous
01:01:59d'ailleurs
01:01:59Richard Ferrand
01:02:00à une voix
01:02:02près
01:02:03a vu sa nomination
01:02:05confirmée
01:02:05par le parlement
01:02:07mais ce n'est pas le cas
01:02:09pour
01:02:10le premier président
01:02:11ou la première présidente
01:02:12de la cour des comptes
01:02:14qui est quand même
01:02:14je vais dire quelque part
01:02:16c'est prévu dans la constitution
01:02:16il faut changer la constitution
01:02:18le premier président
01:02:20de la cour des comptes
01:02:21lui
01:02:21et c'est une décision
01:02:23en effet discrétionnaire
01:02:24du président de la république
01:02:25sa nomination
01:02:26n'est pas soumise
01:02:27si vous voulez
01:02:28à l'approbation
01:02:29des parlementaires
01:02:30ce qui pose problème
01:02:31parce qu'à partir du moment
01:02:32où le président
01:02:33du conseil constitutionnel
01:02:34lui est soumis
01:02:35à ce type de procédure
01:02:36pourquoi le président
01:02:37le premier président
01:02:38ou la première présidente
01:02:39de la cour des comptes
01:02:40ne l'est pas
01:02:41peut-être que là
01:02:42il y a peut-être
01:02:42une petite modification
01:02:43j'allais dire
01:02:44constitutionnelle
01:02:45à effectuer
01:02:45et à faire en sorte
01:02:47qu'elle soit elle-même
01:02:48enfin ou lui
01:02:48le futur
01:02:49dans 28 ans peut-être
01:02:51après ce contrôle parlementaire
01:02:54on sait à quel point
01:02:54ce contrôle parlementaire
01:02:56on sait à quel point
01:02:57il fait l'objet aussi
01:02:57de petits arrangements
01:02:58entre amis
01:02:59oui mais c'est toujours
01:03:00une bonne chose
01:03:01d'ailleurs
01:03:01c'est toujours
01:03:02est-ce que c'est suffisant
01:03:03et donc on quitte
01:03:04moi je quitte
01:03:05il y a
01:03:05je ne veux pas
01:03:07on ne va pas parler
01:03:08de madame de Montchalet
01:03:09mais d'une manière générale
01:03:10lors d'une audition
01:03:11c'est toujours bien
01:03:12que le candidat se présente
01:03:13parce que
01:03:14il faut qu'il y ait aussi
01:03:16une certaine forme
01:03:17de transparence
01:03:19et que justement
01:03:19si on veut
01:03:20réaccoutumer
01:03:21nos concitoyens
01:03:23à la démocratie
01:03:23qu'il voit
01:03:24voilà un tel s'est présenté
01:03:25voilà quelles étaient
01:03:26ses idées
01:03:26voilà quelles étaient
01:03:27son expérience
01:03:28et sa compétence
01:03:29pour le poste
01:03:30après que ce soit confirmé
01:03:31pas confirmé
01:03:32peu importe
01:03:32mais ça permet de dire
01:03:34vous voyez
01:03:34c'est pas un petit arrangement
01:03:36parce que précisément
01:03:37ça ne veut pas dire
01:03:38que madame de Montchalet
01:03:39sera moins compétente
01:03:40que X ou Y
01:03:41mais simplement
01:03:42le fait que ce soit fait
01:03:44et qu'on voit
01:03:44le processus
01:03:46ça peut permettre
01:03:47et là je suis d'accord
01:03:48ça peut permettre
01:03:48que à nos concitoyens
01:03:51de se dire
01:03:51oui ce ne sont pas
01:03:52que...
01:03:52c'est quand même la première fois
01:03:53que c'est quelqu'un de 40 ans
01:03:54qui est nommé à ce poste là
01:03:55enfin après elle n'est pas obligée
01:03:56d'y rester jusqu'à 28
01:03:57c'est la question d'expérience
01:03:59alors vous posez
01:04:01vous posez un vrai sujet
01:04:02qui est la question
01:04:03de l'expérience
01:04:04mais vous savez
01:04:05qu'on fait beaucoup
01:04:06de jeunisme aujourd'hui
01:04:07et on pense que
01:04:07plus on est jeune
01:04:08mieux ça vaut
01:04:09vous avez des gens
01:04:11moi je suis frappé de voir
01:04:13par exemple
01:04:13je le dis
01:04:14madame Pnafot
01:04:15est candidate
01:04:16à la mairie de Paris
01:04:17j'entends dire
01:04:18en réalité
01:04:19c'est ça
01:04:19en réalité
01:04:20elle se prépare
01:04:22à la présidentielle
01:04:23de 2027
01:04:24mais les bras m'en tombent
01:04:25quand j'entends ça
01:04:25et indépendamment
01:04:26de la personne
01:04:27de madame Pnafot
01:04:27c'est à dire que
01:04:28sans expérience de vie
01:04:29on peut passer
01:04:30de l'école
01:04:31aussi brillante soit-elle
01:04:32à la présidence
01:04:33de la république
01:04:34il y en a d'autres
01:04:34allez on va s'intéresser
01:04:35avec vous
01:04:37Pascal
01:04:38on terminera avec vous
01:04:39sur un coup de gueule
01:04:41contre des tarifs
01:04:43à la SNCF
01:04:44ceux des Ouigo
01:04:44c'est un petit sujet
01:04:45très vie quotidienne
01:04:46effectivement
01:04:47il concerne beaucoup
01:04:47beaucoup de français
01:04:48c'est effectivement
01:04:49West France
01:04:50qui a sorti cette information
01:04:51sur l'augmentation
01:04:52du prix du billet
01:04:54Ouigo
01:04:55qui est soi-disant
01:04:56le low cost du TGV
01:04:57qui est le low cost
01:04:58effectivement
01:04:59de la SNCF
01:05:01et qui a augmenté
01:05:02de 75%
01:05:03sur les dernières années
01:05:06quand le billet
01:05:07du TGV Inouï
01:05:08prime
01:05:10donc
01:05:11n'a augmenté
01:05:11que de 8%
01:05:12pendant la même période
01:05:13donc aujourd'hui
01:05:14on se retrouve
01:05:17avec des billets
01:05:17Ouigo
01:05:18qui sont au même tarif
01:05:19voire parfois plus chers
01:05:20que les trains
01:05:21Inouï
01:05:21alors que
01:05:22le confort n'est absolument
01:05:23pas le même
01:05:25ni la qualité de service
01:05:26et comme
01:05:27et parfois
01:05:29sans
01:05:29sans généraliser
01:05:31et sans faire
01:05:32de ce racisme
01:05:33sur les personnels
01:05:34bien sûr
01:05:35mais parfois
01:05:35on a un peu
01:05:36le sentiment
01:05:36d'être puni
01:05:37comme quand on
01:05:37voit l'EasyJet
01:05:39moi j'ai le sentiment
01:05:40voilà
01:05:41on a le sentiment
01:05:42qu'on est puni
01:05:43mais ce qui est
01:05:45invraisemblable
01:05:46c'est qu'effectivement
01:05:47il y a quand même
01:05:47une certaine forme
01:05:48d'arnaque
01:05:49aujourd'hui
01:05:50dans la façon
01:05:51dont la SNCF
01:05:52continue de communiquer
01:05:53sur ce qui est censé
01:05:54être des billets low cost
01:05:55qui trompent
01:05:56qui peut tromper
01:05:56ou duper
01:05:57les consommateurs
01:05:58qui ne font pas
01:05:58forcément le comparaison
01:05:59qui vont
01:06:00directement sur Ouigo
01:06:02en espérant trouver
01:06:02des billets moins chers
01:06:03ou en pensant trouver
01:06:04des billets moins chers
01:06:05ils ne font pas le comparatif
01:06:06avec les billets inouï
01:06:07alors que parfois
01:06:08ils vont payer plus cher
01:06:09avec ce pseudo low cost
01:06:10c'est vrai que c'est
01:06:12un vrai sujet
01:06:13la question du prix
01:06:13des transports
01:06:14et la seule justification
01:06:15de la SNCF
01:06:16est de dire qu'aujourd'hui
01:06:17Ouigo
01:06:18dessert beaucoup
01:06:19de centres-villes
01:06:20enfin moi j'ai toujours
01:06:21connu la gare
01:06:22Bordeaux
01:06:24de Bordeaux-Saint-Jean
01:06:24et la gare Montparnasse
01:06:25avec des trains Ouigo
01:06:26donc je ne vois pas
01:06:27où est la différence
01:06:28et il y a des régions
01:06:28qui attendent toujours
01:06:29le TGV
01:06:29donc je le souligne
01:06:31comme ça en passant
01:06:32à Toulouse
01:06:33à Toulouse
01:06:33ça fait trop temps
01:06:37vous avez une spatiale
01:06:38vous ne pouvez pas
01:06:39tout avoir
01:06:39on a des avions
01:06:40vous êtes une ville
01:06:42d'aérolossique
01:06:42le chef de l'état
01:06:44qui salue en ce moment
01:06:45puisque juste petit point
01:06:46pour terminer
01:06:47la navette est en route
01:06:50pour la station spatiale
01:06:51internationale
01:06:51tout va bien
01:06:51pour Sophie Adnaud
01:06:52et son équipage
01:06:53et ses compagnons
01:06:55c'est en route
01:06:56elle a lancé
01:06:57ce message tout à l'heure
01:06:58osons rêver grand ensemble
01:07:00voilà
01:07:01c'est son premier message
01:07:02qui a été transmis
01:07:02depuis la capsule
01:07:04et l'arrimage
01:07:05à la station spatiale
01:07:06internationale
01:07:07aura lieu demain
01:07:08donc ils vont faire
01:07:09des rotations
01:07:09autour de la Terre
01:07:10pendant quelques heures
01:07:12merci à tous les quatre
01:07:12pour ce débat passionnant
01:07:15très bon week-end à vous
01:07:16bon vendredi 13
01:07:17bonne Saint-Valentin aussi
01:07:19je ne sais pas
01:07:20si vous la souhaitez ou pas
01:07:21mais en tous les cas
01:07:22bonne Saint-Valentin
01:07:22moi j'étais ravie
01:07:23de passer cette semaine
01:07:24avec vous
01:07:25merci à Juliette
01:07:26pour l'accompagnement
01:07:27à la préparation
01:07:28de cette émission
01:07:28et dans un instant
01:07:29les infos bien sûr
01:07:31et vous avez rendez-vous
01:07:32avec André Bercov
01:07:33sur Sud Radio
01:07:34bon week-end
01:07:35Sud Radio
01:07:36Sud Radio
01:07:36parlons vrai
01:07:37parlons vrai
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