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  • il y a 6 semaines
Mettez vous d'accord avec Christine Bouillot, Romain Marsily, Arnaud Stéphan et Lucas Jakubowicz

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2025-12-12##

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News
Transcription
00:00:00D'accord, Valérie Expert.
00:00:01Bonjour à toutes et à tous, vendredi 12 décembre,
00:00:06nous allons commenter l'actualité, évidemment reparler de ces abattages de troupeaux,
00:00:11la colère des agriculteurs qui est en train de s'étendre,
00:00:16l'arrivée des forces de l'ordre vous semble-t-elle justifiée ?
00:00:19Vous avez été très nombreux à appeler depuis ce matin au standard de Sud Radio
00:00:22et on va continuer de vous entendre au 0826 300 300 pour commenter cette actualité.
00:00:28Romain Marsili, bonjour, directeur général de Nouvelle Énergie, bonjour.
00:00:32Bonjour, Valérie.
00:00:32Arnaud Stéphan, fondateur de l'agence La Note de Com, bonjour.
00:00:36Bonjour.
00:00:36Lucas Jakubowicz, vous êtes journaliste politique, rédacteur en chef de Décideur Magazine
00:00:41et Christine Bouillaud, journaliste à Sud Radio, correspondante à Toulouse.
00:00:45On va évidemment vous demander de nous raconter,
00:00:49vous étiez vous dans l'Ariège hier, de nous raconter, de témoigner de ce que vous avez vu.
00:00:54Je voulais commencer peut-être par un étonnement qui est, je le disais juste avant de commencer l'antenne,
00:01:04chaque année la revue Prescrire, qui est une revue médicale,
00:01:08donne la liste des médicaments qui sont plus dangereux qu'utiles.
00:01:12Dans cette liste qui est parue hier, on apprend que le Smecta contre les diarrhées
00:01:16et le Maxillase, qui est un médicament qui est donné pratiquement, pas à chaque fois,
00:01:21mais énormément par les médecins, sont des médicaments à écarter pour mieux se soigner.
00:01:26La question que je me pose, c'est pourquoi est-ce qu'on les met en vente ?
00:01:30Puisqu'il semblerait qu'il y ait plus de risques à les prendre qu'à ne pas les prendre.
00:01:37Vous me posiez la question, Arnaud.
00:01:38Pour le Maxillase, il y aurait des troubles cutanés et allergiques.
00:01:43Pour le Smecta, du plomb, des effets toxiques, neurologiques, hématologiques,
00:01:48rénaux et cardiovasculaires.
00:01:50C'est quand même assez étonnant.
00:01:53Pourquoi on les met sur le marché dans ce cas-là, ces médicaments ?
00:01:56Donc la recommandation est de ne plus les consommer alors que les médecins les prescrivent.
00:02:01Peut-être Arnaud ?
00:02:02Il y a un paquet quand même de médicaments, quand on regarde le mode d'emploi,
00:02:07les contre-indications sont quand même assez effrayantes.
00:02:11Des œdèmes, des risques de ci, de ça.
00:02:14On reparlera du principe de précaution.
00:02:17Souvenez-vous, il y a quelques années, c'est le professeur Debré.
00:02:22Le professeur Debré et un autre professeur de médecine avaient sorti un dictionnaire
00:02:29des médicaments qui n'étaient pas utiles et qu'on continuait à prescrire.
00:02:33Ils avaient eu d'ailleurs de très gros problèmes avec l'ordre des médecins.
00:02:38Il se trouve qu'il y a peut-être une revue d'effectifs à faire
00:02:41sur un certain nombre de médicaments qui sont prescrits.
00:02:43Après, on en discutait en off.
00:02:46Je pense que le Smecta, on n'en prend pas non plus tous les jours
00:02:48en doses extrêmement importantes.
00:02:50Mais c'est seulement malheureusement quand il arrive des cas très précis.
00:02:55C'est vraiment sur quelques jours.
00:02:57C'est ça. Et la question, c'est, alors est-ce qu'on pousse,
00:02:59et on pourra en parler avec les agriculteurs,
00:03:01est-ce qu'on pousse le principe de précaution trop loin ?
00:03:04Il y a des médicaments qui étaient assez utiles,
00:03:07en particulier je pense en rheumatologie,
00:03:09qui ont été interdits parce qu'il y a eu quelques cas de dépression.
00:03:14Et c'est vrai qu'aujourd'hui, les notices des médicaments font peur.
00:03:18Oui, faisons confiance à la science.
00:03:22Oui, mais presque rien. C'est une revue sérieuse.
00:03:25Bien sûr, mais justement, nous faisons confiance à la science.
00:03:27Et puis, si on veut être optimiste, on peut se dire qu'avec les progrès extraordinaires,
00:03:31extraordinaires de l'intelligence artificielle,
00:03:33on va avoir des remontées de données en temps réel exceptionnelles
00:03:37qui vont permettre d'avoir des informations encore plus précises,
00:03:39surtout les effets secondaires,
00:03:41au-delà des sentiments de panique liés aux principes de précaution.
00:03:44Donc, je pense qu'on peut être très optimiste de ce point de vue-là.
00:03:46Attention, l'intelligence artificielle, hier, Najau, elle a été,
00:03:49nous racontait qu'elle avait des clients qui arrivaient avec toutes les jurisprudences.
00:03:52On s'en voit la maître, qu'elle avait vérifié les jurisprudences et que tout était fausse.
00:03:57Mais là, c'est l'usage de personnes individuelles.
00:04:00L'intelligence artificielle, c'est comme l'électricité.
00:04:02Quand l'électricité est inventée, ça sert à allumer et éteindre une lampe.
00:04:05Sauf que les conséquences, c'est la télévision, le congélateur.
00:04:09Donc, à partir d'une rupture, l'intelligence artificielle,
00:04:12vont apparaître toute une série d'inventions et de nouvelles pratiques absolument révolutionnaires.
00:04:17Donc, je pense que la médecine va être peut-être le champ qui va en bénéficier le plus.
00:04:22Donc, de ce point de vue-là, on peut être très enthousiaste.
00:04:25Oui, Lucas ?
00:04:26Alors, moi, réponse très très simple et très très courte.
00:04:28Pour tout ce qui est de la santé, je fais confiance aux médecins.
00:04:30Je suis journaliste politique, je n'ai aucun mot à dire là-dessus.
00:04:33Non, non, mais en tant que...
00:04:34C'est vrai que le médiator, on a eu raison de faire confiance aux médecins.
00:04:38Non, mais en tant que malade, moi, ça m'interroge.
00:04:40Vous avez une revue médicale qui vous dit, c'est dangereux, il ne faut pas en prendre.
00:04:44Et vous avez des médecins qui en prescrivent.
00:04:45Donc, c'était mon interrogation de ce matin.
00:04:48Le SMECTA, je ne suis pas sûre que ça se prescrive.
00:04:49Non, c'est en vente libre.
00:04:51Oui, c'est en vente libre.
00:04:52Quand vous allez chez le médecin que vous avez une gastro,
00:04:54on vous met sur l'ordonnance, en général, du SMECTA.
00:04:57Christine, vous avez entendu mon interrogation ?
00:05:00Oui, tout à fait.
00:05:00C'est toujours la question de la relation, et on va y revenir avec cette histoire de dermatose.
00:05:04C'est la relation entre le médecin, ce qui circule sur Internet,
00:05:08ce que les gens interprètent, et puis derrière l'automédication.
00:05:10Mais moi, je n'ai pas de compétence particulière.
00:05:12Je suis comme Lucas, je fais confiance à la science.
00:05:15Oui, mais vous avez deux sciences qui vous disent deux choses différentes.
00:05:17Il y a deux sciences qui nous disent deux choses différenciées.
00:05:19Mais ce genre d'informations ne fait qu'accroître le fossé entre les informations
00:05:25qui sont données justement par les autorités sur ce qui est bon, ce qui n'est pas bon,
00:05:30et ce que les gens décident d'interpréter derrière.
00:05:32Donc, tout circule ensuite.
00:05:34Et les médecins se retrouvent sans doute bien embêtés devant des patients
00:05:39qui fouillent sur Internet pour avoir, on va dire, la vérité,
00:05:44ou en tous les cas, ce qu'ils pensent être le meilleur pour eux-mêmes.
00:05:47Voilà.
00:05:47Alors, on va parler de ce qui se passe pour nos agriculteurs.
00:05:53La dermatose qui est en train de contaminer nos troupeaux.
00:05:58Alors là aussi, on se disait avec Julia Truffol qui prépare l'émission,
00:06:01on a eu les vaccinés, on a eu les spécialistes en vaccins,
00:06:04on a les spécialistes de foot.
00:06:05Maintenant, on va tous devenir vétérinaires.
00:06:07Tout le monde a un avis sur la dermatose.
00:06:10Je vous propose d'écouter Jeanne Brugère-Picou qui, elle, est vétérinaire.
00:06:13Elle était hier dans la matinale de Sud Radio.
00:06:16Et elle est vétérinaire à Maison-Alfort.
00:06:18On l'a beaucoup entendu au moment de la vache folle.
00:06:20C'est une femme qui a de très grandes compétences.
00:06:23C'est ce qu'elle disait sur cet abattage et la nécessité d'abattre tout le troupeau.
00:06:27Il faut abattre malheureusement tout le troupeau parce que ce n'est pas contagieux entre les animaux.
00:06:33C'est contagieux parce que vous avez des seringues volantes
00:06:36que sont les mouches d'étables, les stomachs et les temps
00:06:40qui vont se nourrir du sang d'un animal contaminé et l'inoculer à un autre.
00:06:47Et c'est comme ça que ça s'étend dans tout le troupeau.
00:06:50C'est insidieux.
00:06:51Alors, les éleveurs sont un peu étonnés parce qu'ils ne voient que quelques corps.
00:06:55Donc, ils demandent un abattage partiel.
00:06:58Mais ils ne voient pas tous les animaux qui sont en incubation et qui vont être malades.
00:07:04Oui.
00:07:04Alors, Christine, vous étiez, vous, sur le terrain hier.
00:07:07Vous êtes allée à la rencontre des agriculteurs.
00:07:08On en a de très nombreux qui nous appellent sur Sud Radio.
00:07:11Et on vous attend.
00:07:120826 300 300 pour vos témoignages.
00:07:15J'ai entendu ce matin une femme qui racontait qu'on était venu abattre un veau qui avait trois jours chez elle.
00:07:22Donc, on a envie de vous entendre, que vous nous racontiez un petit peu comment ça se passe pour vous.
00:07:28Christine, hier, qu'est-ce qui s'est passé ?
00:07:30Qu'est-ce que vous avez pu voir et entendre dans l'Ariège ?
00:07:34Alors, ce qui s'est passé hier en Ariège, il y a deux choses.
00:07:37Il y a un, le cas particulier de cet éleveur qui, effectivement, a été touché par la DNC.
00:07:43Et donc, il prend la décision parce qu'au final, il est contraint pour pouvoir être indemnisé d'accepter l'abattage de son tropeau.
00:07:52Il y a eu aussi une discussion entre les syndicats agricoles, et je reprécise tous les syndicats agricoles,
00:07:57avec le ministère pour essayer de trouver une autre méthodologie afin de sortir de ce systématique abattage
00:08:04et qui crée des traumatismes, et on en reparlera.
00:08:06Et puis, enfin, il y a eu l'intervention de la force publique.
00:08:08Moi, ce que j'ai vu hier soir, puisque je suis restée jusqu'à très tard, avec mes confrères,
00:08:13c'est un... en termes d'image et de communication politique, Arnaud est là, il va pouvoir décrypter aussi,
00:08:20c'est que c'est désastreux.
00:08:21Parce que hier, on a eu les uns en face des autres, des agriculteurs avec leurs fourches, avec leurs tracteurs, leurs ballots de paille,
00:08:28et une unité, enfin plusieurs unités de force mobile, des chars de la gendarmerie,
00:08:32qui sont venus prendre d'assaut parce que cette ferme est en hauteur,
00:08:35était vraiment isolée en haut d'une colline, enfin d'une montagne,
00:08:40prendre d'assaut cette ferme pour pouvoir laisser rentrer ce matin les services vétérinaires et permettre l'abattage.
00:08:47Et un déferlement comme ça de... enfin un déferlement.
00:08:51La disproportion en termes de... c'est donné ça.
00:08:54La disproportion en termes des moyens de gendarmerie, de la force publique pour pouvoir atteindre cette ferme,
00:09:00va laisser des traces particulièrement profondes, parce que les agriculteurs se sont sentis attaqués, tout simplement, par l'État.
00:09:08Voilà, c'est-à-dire qu'il y a eu un face-à-face extrêmement tendu pendant plusieurs heures,
00:09:11ça a duré cinq heures, avec d'un côté des ballots de paille, des jets de cailloux évidemment,
00:09:18et puis des gaz lacrymogènes, visiblement il y a eu quelques bombes de désencerclement qui ont été lancées,
00:09:25et l'avancée comme ça, comme si c'était un champ de bataille de ces blindés de la gendarmerie
00:09:30qui essayent d'approcher de cette ferme qui était défendue par des agriculteurs
00:09:34qui avaient barré toutes les routes avec les moyens qui étaient les leurs.
00:09:37Et il y a eu un basculement pour moi hier soir, très concrètement,
00:09:41parce que des manifs agricoles on en a fait, moi c'est pas la première,
00:09:44il y a toujours un face-à-face à un moment donné, les agriculteurs c'est un peu du spectacle,
00:09:49voilà, ils déversent du fumier, ils renversent des ballots de paille, etc.
00:09:52Mais là, très sincèrement, ils se sont sentis vraiment attaqués par l'État.
00:09:56Vous avez eu le sentiment que c'était disproportionné par rapport à ce qui se passait ?
00:10:02Vu l'endroit où c'était, en plus on voit ces forces mobiles qui montent, qui vont assiéger,
00:10:08c'est-à-dire que dans les images, on voit ces gendarmes mobiles qui montent,
00:10:11qui vont prendre une forteresse assiégée.
00:10:15Donc ça donne vraiment l'impression d'une guerre qui s'est produite hier dans ce petit coin d'Ariège.
00:10:21Et donc du coup, et puis on voyait aussi ces gendarmes, les premiers gendarmes qui étaient là,
00:10:26c'est des jeunes gendarmes qui sont certainement des cousins éloignés de certains agriculteurs.
00:10:32Donc il y a une disproportion.
00:10:33Et le témoignage qu'on a eu tout à l'heure dans l'émission,
00:10:35où une dame racontait qu'elle avait un de ses enfants, ou neveu, je ne sais plus,
00:10:38qui était gendarme et qui ne comprenait pas.
00:10:39Donc c'est disproportionné.
00:10:42Les agriculteurs disant, on vous nourrit, on nourrit vos familles et vous nous attaquez.
00:10:46Donc c'est ça qui va rester.
00:10:47Et la ministre, en tous les cas le gouvernement, va devoir gérer cette image-là,
00:10:50qui va aujourd'hui, et je vous l'annonce, déclencher des manifestations partout.
00:10:56Bien sûr, ça va s'étendre.
00:10:57L'appel à la mobilisation, ça va s'étendre, ça a déjà commencé.
00:10:59On parle de certains qui commencent à monter sur Paris, tout ça c'est au conditionnel.
00:11:03Et puis, très nouveau, il y a les élèves des lycées agricoles qui se mobilisent.
00:11:08Et ça, pour les syndicats agricoles, c'est nouveau et ce n'est pas bon signe.
00:11:12Donc, en fait, dans cette crise, il y a le principe sanitaire.
00:11:16Et ce que disait Jeanne Brugère-Picou, c'est que pour l'instant, on n'a pas d'autre solution que d'abattre.
00:11:23Parce que si on vaccine, on ne peut pas exporter les bêtes qui vont être vaccinées.
00:11:28Donc ça, c'est un vrai sujet pour la filière bovine française dans son ensemble.
00:11:33Donc, si on vaccine, on n'exporte pas.
00:11:35Donc, pour pouvoir exporter, la seule solution pour éradiquer la maladie, c'est d'abattre l'ensemble du troupeau.
00:11:41Sauf que, on s'aperçoit que le virus se propage, et très vite.
00:11:45À partir de lundi, l'ensemble des départements d'Occitanie vont être concernés par une campagne de vaccination.
00:11:51Ça va s'étendre également dans les Pyrénées-Atlantiques, puisque les Landes sont concernées.
00:11:54Donc, je vous annonce que ça va être un hiver très chaud.
00:11:57On va en reparler.
00:11:59On se retrouve dans un instant et avec vos témoignages 0826-300-300.
00:12:04Vous êtes agriculteur, vous êtes éleveur.
00:12:08Dites-nous comment vous avez compris cet assaut des forces de l'ordre.
00:12:13Quelle solution pour vous ?
00:12:15La colère agricole qui est en train de monter 0826-300-300.
00:12:20À tout de suite.
00:12:21Sud Radio.
00:12:22Sud Radio.
00:12:23Parlons vrai.
00:12:23Parlons vrai.
00:12:24Sud Radio.
00:12:25Le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:12:29Nous sommes de retour avec vous dans le studio de Sud Radio.
00:12:32Et nous consacrons une grande partie de cette émission à l'abattage des troupeaux.
00:12:36La colère des agriculteurs peut-elle s'étendre, comme nous le dit Christine Bouillaud.
00:12:41Comment avez-vous compris cet assaut, le déploiement des CRS ?
00:12:47On fait la guerre aux paysans et pas aux délinquants.
00:12:50C'est ce qu'on a pu entendre ici.
00:12:51On a avec nous en ligne au 0826-300-300, Julien, qui nous appelle d'oreg.
00:12:57Bonjour Julien, vous êtes agriculteur ?
00:13:00Oui, bonjour sur Radio.
00:13:01Je suis agriculteur et éleveur.
00:13:03Et vous avez un troupeau, vous, de bovins ?
00:13:07Oui, j'ai un petit troupeau de bovins et un troupeau d'auvins.
00:13:11J'ai participé à plusieurs actions avec la coordination rurale.
00:13:16Et c'est vrai que l'action d'hier en arrière, ça nous écœure, ça nous dégoûte.
00:13:22On a beau aimer notre pays, notre profession, quand on voit les forces de l'ordre nous charger comme ça, ça nous révolte.
00:13:31C'est le début de la révolution, c'est un trou plein qui déborde là, qui va déborder.
00:13:39Sur le fond, est-ce qu'il faut vacciner les bêtes ?
00:13:45Est-ce que vous ne comprenez pas qu'on est dans de l'abattage systématique du troupeau ?
00:13:49C'est incompréhensible qu'il y ait un vaccin qui est disponible, qu'on n'ait pas le droit de vacciner,
00:13:56et que la viande de ces bovins ne soit pas consommée.
00:14:01C'est incompréhensible.
00:14:03C'est un génocide pur et dur.
00:14:06Et il m'a semblé entendre ce matin un agriculteur dire que son troupeau avait été vacciné,
00:14:11et que malgré tout, on avait abattu, on lui avait demandé d'abattre son troupeau parce qu'il y avait un cas.
00:14:17Oui, il y a des troupeaux qui ont été vaccinés,
00:14:20et le gouvernement n'a même pas la décence de faire des tests pour savoir les résultats,
00:14:26et d'attendre des résultats pour avancer dans ce dossier.
00:14:30Vous, vous pensez que la mobilisation peut s'étendre et se durcir ?
00:14:37Oui, exactement.
00:14:38D'ailleurs, j'en appelle à la population, à vous, les particuliers, de nous rejoindre,
00:14:43et nous aussi, c'est le début d'une révolution.
00:14:49D'une révolution, c'est ce que vous nous dites ce matin, Julien.
00:14:53Merci de nous avoir appelés au 0826 300 300,
00:14:56et on veut vous entendre nombreux témoigner,
00:14:59témoigner, nous raconter ce que vous vivez, vous, agriculteurs, famille d'agriculteurs,
00:15:05aujourd'hui, avec cette dermatose.
00:15:09Lucas Jakubowicz ?
00:15:10Non, moi, ce que je voulais dire, c'est que cette situation,
00:15:12elle ne concerne pas que les agriculteurs.
00:15:14En réalité, c'est ce que dit l'intervenant tout à l'heure,
00:15:16c'est peut-être le début d'une révolution, je ne sais pas si c'est vrai ou pas.
00:15:20Mais vous savez, chaque année, on a un salon de l'agriculture en France,
00:15:23et chaque année, quelques jours avant le salon,
00:15:25il y a toujours des sondages qui sont publiés sur le rapport des Français à l'agriculture.
00:15:30Il s'avère que les agriculteurs sont parmi les professions les plus appréciées des Français.
00:15:35Et en plus de ça, quand on regarde les statistiques démographiques en France,
00:15:39on a à peu près trois quarts des Français à avoir, de pro ou de loin, des ancêtres agriculteurs.
00:15:44Donc quand on voit des agriculteurs, comme ça, se faire charger par des blindés,
00:15:48par des policiers, par des CRS, par des gaz lacrymogènes.
00:15:52Mais finalement, ça nous touche.
00:15:54Et ça nous touche, peu importe notre degré de politisation.
00:15:57Vous regardez d'ailleurs, autour de la ferme, les syndicats qui font barrage.
00:16:01Vous avez à la fois des syndicats de gauche,
00:16:04donc Confédération Paysanne et Coordination Rurale, qui va être plus à droite.
00:16:08C'est comme s'il y a une union sacrée autour des agriculteurs.
00:16:12Et vous savez, la politique, c'est toujours des symboles.
00:16:15C'est des symboles.
00:16:16Et quand on voit aujourd'hui un gouvernement qui envoie la bureaucratie, les CRS, les blindés,
00:16:24pour frapper des policiers, des agriculteurs, et qu'à côté, on voit aussi que dans certains quartiers,
00:16:30dans certains pans du territoire, il y a un sentiment d'impunité énorme.
00:16:35Ça, c'est des choses qui créent un gap.
00:16:36Et c'est d'ailleurs, on peut dire, c'est un danger politique pour le gouvernement, politique, policienne, etc.
00:16:43Mais moi, j'ai l'inconviction que c'est aussi un danger pour la démocratie.
00:16:48Qu'est-ce qui fait trembler une démocratie ?
00:16:49Ce qui fait trembler une démocratie, c'est quand les citoyens se disent, en fait, on n'est pas protégés et on est réprimés.
00:16:56Ceux qui doivent être punis ne le sont pas.
00:16:57Ceux qui doivent être protégés ne le sont pas.
00:16:59Là, on est typiquement dans ce cas de configuration.
00:17:02Et effectivement, si la situation perdure, je pense que politiquement, c'est assez difficile pour le gouvernement en place.
00:17:10Mais aussi pour tout notre système démocratique.
00:17:12Et juste petite incise, ce qui me surprend quand même dans l'histoire, c'est que la personne en charge de l'agriculture,
00:17:17Annie Gennevard, est quand même une politicienne expérimentée, rouée, qui connaît le monde agricole.
00:17:24On a l'impression qu'elle a été dépassée peut-être par certains petits fonctionnaires de préfecture ou de forces de sécurité.
00:17:32Et je faisais moi le rapprochement en début de semaine avec la viande vendue, la viande de brousse vendue sur les trottoirs à Château-Rouge à Paris
00:17:41et même dans certains quartiers de Marseille, où vous aviez le commissaire de l'arrondissement qui disait que oui, il y avait des arrestations,
00:17:48mais qu'ils ne peuvent rien faire.
00:17:50Donc on a des gens qui vendent de la viande de brousse à certains endroits et sur le trottoir ou des poissons à même le sol.
00:17:58Et on a ça en face. Romain Marsili ?
00:18:01Il n'y a rien de pire pour la cohésion d'une nation que la perception d'un manque de justice.
00:18:07Que la perception de la situation suivante, celle d'un État qui serait très fort envers les faibles et qui serait faible envers les forts.
00:18:15Donc cette double, lorsqu'on voit qu'il y a des policiers qui sont lâchés et ceux qui commettent ces méfaits sont relâchés tout de suite,
00:18:22on se dit mais quelle est la mesure de justice, quelle est la mesure de la justice dans ce pays ?
00:18:27Après il y a quand même une question qui a très bien été décrite là, très conjoncturelle, qui s'inscrit dans une situation beaucoup plus structurelle sur l'agriculture.
00:18:35Si on prend la situation d'aujourd'hui, bien sûr on peut constater, on a vu les images, on a écouté le témoignage,
00:18:43que ces abattages, aussi nécessaires qu'ils puissent être, sont d'une violence extrême pour les agriculteurs
00:18:50et que l'accompagnement n'est ni à la hauteur, ni financièrement, ni humainement.
00:18:56On parle beaucoup de santé mentale aujourd'hui dans notre société, à juste titre car c'est une question essentielle,
00:19:02mais la santé mentale des agriculteurs, elle compte beaucoup.
00:19:07Très bon billet, aujourd'hui que je conseille d'un habitué de Haute Plateau, Yves Damécourt,
00:19:12qui est par ailleurs le responsable des questions agricoles et nouvelles énergies, qui explique très bien cela.
00:19:17Après, la propagation de fait semble très importante, les scientifiques le disent, il faut écouter la science,
00:19:23elle semble très accentuée par le changement climatique, il faut aussi prendre conscience de ça,
00:19:28et donc il faut bien tirer des conclusions.
00:19:30Si la maladie devient endémique, ce qui n'est pas impossible, comme est le cas en Afrique,
00:19:35alors peut-être qu'il faudra remettre en cause notre question d'agir,
00:19:39peut-être faudra-t-il passer au niveau français et européen,
00:19:42parce qu'il n'y a pas que la France qui est touchée à des stratégies de vaccination.
00:19:45Donc ça c'est pour la situation actuelle, il y a des solutions,
00:19:47et puis après il y a toute une réflexion à avoir sur l'agriculture, je ne vais pas lancer un autre débat,
00:19:51mais enfin traiter les agriculteurs, pour ce qu'ils sont, c'est-à-dire des entrepreneurs,
00:19:56des chefs d'exploitation, et donc les libérer des normes, de la surfiscalité, etc.
00:20:01Mais on en reparlera dans d'autres occasions.
00:20:02On va en reparler. Juste un mot avant de vous donner la parole, pardon Arnaud.
00:20:06Christine, apparemment l'abattage aurait commencé dans la ferme dont nous parlions.
00:20:11Les informations qui me parviennent effectivement,
00:20:12donc les services vétérinaires dans cette ferme sont maintenant,
00:20:16puisque la ferme est cernée par les blindés et des gendarmes mobiles,
00:20:20les services vétérinaires sont arrivés, ils font juste leur boulot,
00:20:23parce que, je le dis parce que j'ai vu une scène quand ils sont arrivés pour évaluer le troupeau,
00:20:27ils se font traiter de nazis, ils se font traiter, ils font juste leur boulot,
00:20:31voilà, c'est la réglementation qui est comme ça, ils l'appliquent.
00:20:34Les éleveurs, les propriétaires, les deux frères ne sont pas présents,
00:20:37n'ont pas tenu à être là, parce que c'est d'une violence inouïe,
00:20:40parce qu'on endort les bêtes, après on les pique,
00:20:42et puis après on ramasse les carcasses,
00:20:44et il y a un balai de camions qui va partir pour récupérer les carcasses
00:20:49et partir à l'écarissage,
00:20:51donc c'est la destruction d'un troupeau.
00:20:53J'ai discuté avec un éleveur hier qui a connu ça,
00:20:56il dit, moi je sais ce que c'est que de revenir dans sa ferme
00:21:00et quand il n'y a plus un bruit.
00:21:01Bien sûr, c'est dramatique.
00:21:02C'est ça aussi qui est compliqué,
00:21:04et même s'ils sont indemnisés,
00:21:06c'est ce traumatisme-là que les éleveurs ont du mal.
00:21:09Je vais me garder de faire des commentaires
00:21:11sur l'aspect médical, l'abattage ou pas abattage.
00:21:15C'est le fond du problème.
00:21:18Oui, mais en ce qui me concerne, non.
00:21:20Je vais écouter ce que nous a dit
00:21:22les personnes de l'école vétérinaire de Maison Alfort.
00:21:26C'est des gens qui connaissent un peu,
00:21:27elle était sur l'affaire de la vache folle.
00:21:29C'est quelqu'un que j'ai beaucoup reçu.
00:21:31Encore une fois, j'imagine le traumatisme pour ces agriculteurs.
00:21:36Ce qu'on vit là, en termes d'image,
00:21:38et là, je parlais en termes de communication,
00:21:41c'est un immense effet de contraste.
00:21:44Oui, complètement.
00:21:45Et cet effet de contraste,
00:21:46il est renforcé en plus par une stratégie de l'attention.
00:21:48Parce qu'on a bien compris que
00:21:49c'était une douleur pour les agriculteurs,
00:21:53que ça commençait à mal se passer
00:21:54parce qu'il y avait une incompréhension
00:21:56de la façon dont ça se passait,
00:21:57c'est-à-dire une manière un peu déshumanisée,
00:21:59un peu mécanique de régler ce problème.
00:22:02Alors que les agriculteurs ont une particularité,
00:22:04c'est qu'ils ne fabriquent pas des voitures,
00:22:05ils travaillent avec du vivant, avec des animaux.
00:22:08Et ces animaux, même s'ils sont destinés à faire de la viande,
00:22:12pour certains, pas tous,
00:22:14mais à faire de la viande,
00:22:15ils s'en occupent, ils les connaissent,
00:22:17généralement ils ont des noms.
00:22:20Il y a une relation tout à fait particulière
00:22:22entre l'agriculteur et ses bêtes.
00:22:24Et évidemment, en plus c'est du vivant,
00:22:25ce n'est pas une voiture.
00:22:27Et on a l'impression quand même
00:22:29que la manière dont ça a été traité par les pouvoirs publics,
00:22:32ça a été tableau Excel,
00:22:33il y a tant de bêtes à abattre,
00:22:35tant de bêtes à abattre,
00:22:36il y a un blocage,
00:22:37blocage, je vais appeler la préfecture,
00:22:38la préfecture a pris son téléphone,
00:22:40ils ont appelé pour avoir des ordres,
00:22:41parce que préfecture, on se couvre,
00:22:43ils ont appelé le ministère de l'Intérieur,
00:22:45le ministère de l'Intérieur leur a dit d'y aller.
00:22:47Le problème, il est qu'en plus,
00:22:49nous sommes rentrés dans une spirale
00:22:51de stratégie de l'attention.
00:22:52Savoir que, comme ça va mal,
00:22:54vous avez des syndicats qui viennent,
00:22:57parce qu'ils se disent,
00:22:57si c'est le moment de défendre nos agriculteurs
00:22:59et de montrer qu'on n'est pas là
00:23:01juste pour se faire des bouffes entre nous,
00:23:05on va se mobiliser.
00:23:07Et puis, vous avez des organisations d'extrême-gauche,
00:23:09des militants antifa,
00:23:10des gens qui se sont aussi mobilisés,
00:23:13parce que présence policière.
00:23:15Donc présence policière, militants antifa et antiflic,
00:23:19parce que c'est ça.
00:23:19Et donc, on monte une stratégie de l'attention.
00:23:21C'est-à-dire que la police commence à dire,
00:23:22il y a des militants antifa, ça va partir,
00:23:25donc on va faire venir du matériel supplémentaire.
00:23:28Comme on fait venir du matériel supplémentaire,
00:23:30les gens d'extrême-gauche,
00:23:31regardez, ils font venir des chars,
00:23:32ils font venir des groupes avec des policiers casqués,
00:23:36et vous êtes perdants.
00:23:37C'est-à-dire que tout le monde va être perdant
00:23:39dans cette histoire.
00:23:40Les agriculteurs, parce que, de toute façon,
00:23:42leurs animaux vont être rabattus,
00:23:44et qu'en plus, ils vont se retrouver,
00:23:45vraisemblablement, avec quand même quelques problèmes,
00:23:47parce qu'ils se sont opposés à la force publique,
00:23:49je ne pense pas que ça va en rester là,
00:23:51que vous avez des militants
00:23:52qui risquent de faire continuer
00:23:56sur ce filon,
00:23:59en disant, regardez comment ça s'est passé,
00:24:01et d'instrumentaliser
00:24:02ce qui s'est passé dans cette ferme,
00:24:04pour essayer de monter des mobilisations,
00:24:06non pas parce qu'ils s'intéressent aux agriculteurs,
00:24:09mais parce que c'est le bon moyen
00:24:10de contester l'ordre établi,
00:24:14la police, etc.
00:24:15Donc on est vraiment dans une séquence
00:24:18qu'il va falloir, à mon avis,
00:24:20gérer de manière quasiment très fine
00:24:23de la part du pouvoir public,
00:24:24c'est-à-dire qu'il va falloir s'occuper
00:24:25des gens qui sont victimes, cette fois-ci,
00:24:28et d'accompagner les agriculteurs
00:24:29un peu mieux que par des tableaux Excel.
00:24:31On se retrouve dans un instant,
00:24:33on aura Jérémy,
00:24:34qui nous appelle de Castel-Sarrasin,
00:24:360826-300-300,
00:24:38beaucoup, beaucoup de messages également,
00:24:40sur sentiments de dégoût,
00:24:43très en colère,
00:24:43quand je vois les images des policiers
00:24:45frappés des agriculteurs
00:24:46qui hurlent à la douleur
00:24:47de perdre leur cheptel,
00:24:49regardez les vidéos sur les réseaux,
00:24:52j'étais en larmes,
00:24:53tellement c'est dur de les écouter.
00:24:55Voilà, on vous attend,
00:24:560826-300-300,
00:24:58pour témoigner de ce que vous vivez,
00:25:00vous qui êtes agriculteur,
00:25:03et qui êtes confronté
00:25:05à ce qui est en train de se passer.
00:25:08A tout de suite.
00:25:09Sud Radio.
00:25:10Sud Radio, parlons vrai.
00:25:12Sud Radio, le 10h midi,
00:25:14mettez-vous d'accord,
00:25:15Valérie Expert.
00:25:17Et nous allons jouer avec vous
00:25:20sur Sud Radio,
00:25:21vous le savez,
00:25:22le grand sapin de Noël,
00:25:23le grand sapin Sud Radio,
00:25:25vous offre,
00:25:27sous le grand sapin, pardon,
00:25:28il y a beaucoup, beaucoup de cadeaux,
00:25:31et aujourd'hui,
00:25:32un robot aspirateur,
00:25:35iBot 75,
00:25:36de la marque EasyClean,
00:25:38EasyClean, pardon,
00:25:39moderne, efficace, autonome,
00:25:41vous savez,
00:25:41c'est ces petits aspirateurs ronds
00:25:42qui font le boulot tout seul,
00:25:44et bien je crois que je vais tout de suite
00:25:46envoyer sapin par SMS
00:25:48au 7-20-18,
00:25:51jouez avec nous,
00:25:527-20-18,
00:25:54envoyez sapin,
00:25:55et vous pourrez gagner
00:25:56ce magnifique aspirateur,
00:25:59robot aspirateur,
00:26:00plus besoin de se baisser,
00:26:02plus de fil,
00:26:03voilà,
00:26:03c'est un petit,
00:26:04voilà,
00:26:05un petit moment de joie
00:26:07dans cette actualité
00:26:09assez détestable
00:26:10et assez anxiogène,
00:26:12on a Jérémy en ligne avec nous,
00:26:14bonjour Jérémy,
00:26:15nous parlons évidemment
00:26:16de ce qui est en train de se passer,
00:26:17le troupeau
00:26:18qui est en train d'être abattu,
00:26:20nous disait Christine Bouillaud,
00:26:22et vous êtes nombreux
00:26:24à vouloir témoigner
00:26:25de votre colère au micro
00:26:28de Sud Radio 0 826 300 300,
00:26:31bonjour Jérémy,
00:26:32bonjour,
00:26:33vous êtes agriculteur,
00:26:36oui,
00:26:37vous avez des bêtes,
00:26:38des bovins,
00:26:40vous aussi ?
00:26:42Oui,
00:26:42oui,
00:26:42on en a 5,
00:26:43c'est un petit cheptel quoi.
00:26:45Comment vous réagissez
00:26:46aux images
00:26:47et puis à la décision
00:26:48du gouvernement
00:26:49de vouloir abattre
00:26:52ces troupeaux
00:26:53dès qu'il y a
00:26:53une contamination ?
00:26:56Oh,
00:26:56ben c'est dramatique,
00:26:57c'est dramatique
00:26:58parce qu'aujourd'hui
00:26:59on est le seul pays européen
00:27:01qui a cette politique-là
00:27:02d'abattage total,
00:27:04d'abattage total,
00:27:05une vaccination
00:27:06au niveau national
00:27:07a été demandée,
00:27:08ça n'a pas été fait.
00:27:10Voilà,
00:27:11sous prétexte
00:27:11qu'il n'y a pas
00:27:12assez de vaccins,
00:27:12qu'il n'y aurait pas
00:27:13assez de personnels
00:27:13pour le faire,
00:27:14tout ça ce sont
00:27:15de faux prétextes.
00:27:16Et alors pourquoi ?
00:27:18Quel est l'objectif
00:27:19à votre avis ?
00:27:20Comment vous comprenez ?
00:27:22Oh,
00:27:22ben ce qu'on comprend
00:27:22c'est qu'il y a quelques années
00:27:24il a été dit
00:27:25qu'il fallait diminuer
00:27:26le cheptel français
00:27:26de 30%
00:27:27pour des normes
00:27:28environnementales
00:27:28et qu'aujourd'hui
00:27:30c'est la facilité
00:27:31aujourd'hui
00:27:32avec sur 10 ans
00:27:33une épidémie
00:27:34de dire
00:27:34on n'a pas
00:27:35un abattage total
00:27:36et puis voilà.
00:27:39C'est une forme
00:27:40déguisée
00:27:41pour pouvoir
00:27:42abattre toutes ces vaches.
00:27:43C'est tout.
00:27:44Vous pensez
00:27:45que c'est une forme
00:27:45déguisée
00:27:45pour abattre eux
00:27:46et vous n'entendez pas
00:27:47ce que disent
00:27:48les spécialistes
00:27:50services vétérinaires
00:27:52qui spécialisent
00:27:53encore une fois
00:27:54des maladies contagieuses
00:27:56qui disent
00:27:57que c'est indispensable
00:27:58d'abattre les troupeaux ?
00:28:00Ça serait indispensable
00:28:01vous pensez
00:28:01qu'on serait
00:28:02le seul pays européen
00:28:03à appliquer ça ?
00:28:04Oui.
00:28:05Je ne sais pas
00:28:05qui...
00:28:06On vous entend
00:28:07et est-ce que vous sentez
00:28:08une mobilisation
00:28:10se mettre en place ?
00:28:12On a vu qu'à Albi...
00:28:14Oui.
00:28:16Pour moi
00:28:16ça va mal finir.
00:28:17Le problème
00:28:17c'est qu'on est quand même
00:28:18des personnes
00:28:18aujourd'hui
00:28:19dans l'agricole
00:28:20on est des personnes
00:28:20qui sont responsables
00:28:21et qui ont du bon sens.
00:28:23Voilà.
00:28:23On a des forces de l'ordre
00:28:24qui malheureusement
00:28:26obéissent
00:28:27à certains ordres
00:28:27et bon après
00:28:28on ne peut pas
00:28:29leur en vouloir
00:28:30personnellement à eux
00:28:31ils obéissent aux ordres
00:28:32et c'est leur travail
00:28:33mais on a peur
00:28:35aujourd'hui qu'il y ait un drame
00:28:36et le jour qu'il y aura un drame
00:28:37par contre
00:28:37ça finira très mal
00:28:38parce que là
00:28:38on sera les premiers
00:28:39à sortir
00:28:40et à demander des explications
00:28:41mais ça va être très violent.
00:28:43Bon.
00:28:44Vous, vous allez manifester
00:28:46il y a des appels
00:28:47qui sont lancés
00:28:48chez vous
00:28:49pour des manifestations ?
00:28:50Ah oui !
00:28:51Ah oui !
00:28:51Maintenant il faut arrêter
00:28:53le problème
00:28:53c'est qu'aujourd'hui
00:28:54on demande la vaccination
00:28:55la vaccination n'est pas faite
00:28:56pour soi-disant
00:28:57qu'il n'y ait pas assez de vaccins
00:28:58mais c'est sûr de ça
00:28:59on a laissé le pays tellement
00:29:00on a tout désindustrialisé
00:29:03en France
00:29:03on n'est même plus capable
00:29:04de produire un vaccin
00:29:05voilà
00:29:06et après il nous parle
00:29:07de manque de personnel
00:29:08enfin je pense que
00:29:09pour le Covid
00:29:09on a été capable
00:29:10de réquisitionner
00:29:11le nombre de personnes
00:29:12qu'il fallait pour vacciner
00:29:13aujourd'hui
00:29:15il y a des étudiants
00:29:16dans les écoles vétérinaires
00:29:17qui sont capables
00:29:18de vacciner
00:29:18nous en tant qu'éleveurs
00:29:19on est capable
00:29:19de faire des piqûres
00:29:20d'antibiotiques
00:29:21des vaccins
00:29:21on se les fait
00:29:23alors ne me dites pas
00:29:24qu'aujourd'hui
00:29:24on n'est pas capable
00:29:25de réquisitionner
00:29:26tous les étudiants
00:29:26dans les écoles vétos
00:29:27mais il n'y a pas
00:29:29que le problème
00:29:31du personnel
00:29:32il y a aussi le problème
00:29:33du fait que
00:29:34s'ils sont vaccinés
00:29:35vous ne pouvez plus
00:29:35les vendre
00:29:37on ne peut plus les vendre
00:29:38on ne peut plus les vendre
00:29:39à un moment donné
00:29:39comment ils vont faire
00:29:40alors ?
00:29:41Romain Marcili
00:29:42peut-être vous entendez
00:29:44ce que dit Jérémy
00:29:44j'entends totalement
00:29:46et bien sûr
00:29:47il faut entendre
00:29:48et pas qu'entendre
00:29:48il faut acquérir
00:29:49les conséquences
00:29:50de ce qui est dit
00:29:50en même temps
00:29:51ce matin
00:29:51j'écoutais aussi
00:29:52j'avais le témoignage
00:29:54personnel
00:29:55d'un éleveur
00:29:57dans l'Allier
00:29:57qui disait
00:30:00que lui
00:30:01dans sa région
00:30:02une grande partie
00:30:03est prévue
00:30:04de l'activité
00:30:05prévue pour l'export
00:30:06et que s'il y avait
00:30:07une vaccination totale
00:30:08maintenant
00:30:08ça serait dramatique
00:30:09par rapport
00:30:10à leur activité aussi
00:30:11donc il y a des cas
00:30:12qui sont très différents
00:30:12c'est pour ça
00:30:13que je disais
00:30:14que si
00:30:14il faut être attentif
00:30:15à l'évolution
00:30:16de la science
00:30:17et puis de la situation
00:30:18si demain
00:30:20cette maladie
00:30:20devait devenir endémique
00:30:22peut-être qu'il va falloir
00:30:23passer justement
00:30:24la vaccination
00:30:24mais il faut aussi
00:30:26que ça se fasse
00:30:26dans des règles internationales
00:30:27parce que sinon
00:30:27si la vaccination
00:30:28se fait qu'en France
00:30:29après on ne peut pas exporter
00:30:30donc c'est un problème
00:30:31à prendre dans son ensemble
00:30:32et de manière très très rapide
00:30:33parce qu'on voit
00:30:34que la situation
00:30:34à juste titre
00:30:35est explosive
00:30:36et humainement dramatique
00:30:38on peut se poser quand même
00:30:39des questions
00:30:39sur ce que vient de nous dire
00:30:41Jérémy
00:30:42sur cette espèce
00:30:45de dictature des normes
00:30:46et sur l'absurdité
00:30:47de l'organisation
00:30:48quand il y a
00:30:49des vagues
00:30:50de vaccination
00:30:52à faire
00:30:52quand il nous explique
00:30:53il a raison
00:30:54qu'il y a plein
00:30:56d'étudiants
00:30:57en médecine
00:30:59ou en
00:31:01comment dire
00:31:01en véto
00:31:02qui pourraient
00:31:03faire les vaccins
00:31:04c'est vrai
00:31:05c'est vrai
00:31:06quand même
00:31:07on a demandé
00:31:07à des étudiants
00:31:09en médecine
00:31:10au moment du Covid
00:31:11d'essayer d'aller piquer
00:31:12tout le monde
00:31:12absolument partout
00:31:13y compris sur les plages actives
00:31:14en forêt
00:31:15etc
00:31:16on a réussi à trouver
00:31:18là visiblement
00:31:19il y a une urgente
00:31:19mais comme ça ne concerne pas
00:31:21parce que c'est
00:31:22c'est quasiment loin
00:31:24des lieux de pouvoir
00:31:25c'est ce qui est en train
00:31:26de se passer
00:31:26c'est loin des lieux de pouvoir
00:31:28c'est l'Ariège
00:31:29c'est machin
00:31:30voilà
00:31:31bah oui
00:31:32bah tant pis
00:31:32on fera
00:31:33on n'a pas de vaccin
00:31:34et bah tant pis
00:31:35on n'essaye pas de trouver
00:31:36une solution
00:31:37tout de suite
00:31:38à un problème
00:31:39qui risque
00:31:40en plus
00:31:41véritablement
00:31:41de s'encrister
00:31:42parce que
00:31:43parce que c'est aussi
00:31:44un moyen
00:31:45de s'exprimer
00:31:46sur d'autres problèmes
00:31:47vous voyez bien
00:31:47ce qu'il est en train de dire
00:31:48ça dépasse largement
00:31:49la question juste
00:31:51agricole
00:31:51et de ce cas vétérinaire
00:31:54il parle de la désindustrialisation
00:31:56du fait que les pouvoirs publics
00:31:58sont mal foutus
00:31:58qu'on ne les respecte pas
00:31:59qu'on leur envoie
00:32:00la police
00:32:01à la moindre occasion
00:32:03l'effet de contraste
00:32:04il est terrible
00:32:05la symétrie
00:32:05entre
00:32:06ce qui se passe
00:32:07pour la France agricole
00:32:08et pour d'autres activités
00:32:10ou d'autres cas
00:32:11importants
00:32:12où pour le coup
00:32:13on n'envoie pas la police
00:32:14je gère
00:32:14ça risque
00:32:16ça risque de laisser des traces
00:32:17je pense
00:32:18Lucas
00:32:19alors juste
00:32:19précision
00:32:20l'Italie et l'Espagne
00:32:21font exactement
00:32:21la même chose
00:32:22apparemment
00:32:23on est 27 en Europe
00:32:24c'est le sud
00:32:25les plus touchés
00:32:26pour l'instant
00:32:26c'est le sud
00:32:27qui est touché
00:32:27Lucas
00:32:28alors moi pour le coup
00:32:29qui suis le journaliste
00:32:31parisien
00:32:31lambda
00:32:32peut-être un peu déconnecté
00:32:33de la réalité
00:32:34etc
00:32:34quand on voit cette séquence
00:32:36moi ce qui me vient à l'esprit
00:32:37c'est plein de mots français
00:32:39qui sont synthétisés
00:32:40c'est-à-dire
00:32:41une omniprésence bureaucratique
00:32:42une ultra centralisation
00:32:45un mépris
00:32:46pour les territoires périphériques
00:32:48on a l'impression
00:32:48que tout a été décidé
00:32:50en amont
00:32:51à Paris
00:32:52par des technocrates
00:32:53aucune agilité
00:32:54aucune capacité
00:32:57à faire face
00:32:58à une urgence
00:32:58et à trouver
00:32:59des solutions innovantes
00:33:00qui sortent
00:33:01en dehors des clous
00:33:02c'est comme si on a
00:33:03une sorte de synthèse
00:33:03de tout ce qui va mal
00:33:04en France
00:33:05et malheureusement
00:33:06c'est deux frères
00:33:07agriculteurs
00:33:08qui n'ont rien demandé
00:33:09qui se prennent
00:33:10tout ça dans la figure
00:33:11ce que je voulais dire aussi
00:33:13c'est que
00:33:13on dirait
00:33:14oui la situation
00:33:15peut aller au-delà
00:33:16du monde agricole
00:33:17il y a des personnes
00:33:17qui peuvent être
00:33:18extrêmement touchées par ça
00:33:19c'est toutes les personnes
00:33:20qui sont attentives
00:33:21au bien-être animal
00:33:22et en France
00:33:23il y en a de plus en plus
00:33:24et les images
00:33:26qui portent atteinte
00:33:27au bien-être animal
00:33:28elles ont souvent
00:33:29des conséquences
00:33:30très graves
00:33:30sur la politique
00:33:32j'ai un exemple
00:33:33peut-être un peu trivial
00:33:34mais que j'aimerais
00:33:35citer à l'antenne
00:33:36je ne sais pas
00:33:36si vous vous en souvenez
00:33:37c'était il y a
00:33:38un an
00:33:39enfin c'était en novembre
00:33:39dernier
00:33:40l'écureuil peanut
00:33:41est-ce que ça vous dit
00:33:42quelque chose ?
00:33:43non
00:33:44oui oui oui
00:33:45c'était pour
00:33:47recontextualiser
00:33:48et ça fait vraiment
00:33:48penser à ce qui se passe
00:33:49dans l'Ariège
00:33:50d'une certaine manière
00:33:51c'était un américain
00:33:52à New York
00:33:53qui avait adopté
00:33:54un écureuil
00:33:55l'écureuil avait 7 ans
00:33:56il allait très bien
00:33:57c'était devenu d'ailleurs
00:33:58une star de TikTok
00:33:59et il y a eu une dénonciation
00:34:01anonyme
00:34:02de ses voisins
00:34:03je crois
00:34:03qui disait
00:34:04ben voilà
00:34:04en fait
00:34:04à New York
00:34:05on n'a pas le droit
00:34:06d'avoir un écureuil
00:34:07apprivoisé
00:34:08donc effectivement
00:34:09on a eu
00:34:10trois quarts de police
00:34:12l'équivalent des CRS
00:34:13américains extraits
00:34:14qui sont arrivés
00:34:15publiquement
00:34:16pour euthanasier
00:34:17l'écureuil
00:34:17devant son propriétaire
00:34:19et d'après les études
00:34:20électorales
00:34:21ça a vu un impact
00:34:22dans les urnes
00:34:23puisque l'équipe
00:34:23de Donald Trump
00:34:24disait
00:34:24vous voyez
00:34:25c'est la bureaucratie
00:34:26sans aucun humanisme
00:34:28qui applique
00:34:28à la lettre
00:34:29sans prendre en compte
00:34:30les individus
00:34:31et on a l'impression
00:34:32qu'on retrouve un peu ça
00:34:33dans la séquence
00:34:33de l'Ariège
00:34:34aujourd'hui
00:34:35alors
00:34:35beaucoup de témoignages
00:34:37je soutiens totalement
00:34:38l'action des agriculteurs
00:34:39inadmissible
00:34:40dans notre pays
00:34:40en 2025
00:34:41une telle violence
00:34:42à l'égard des gens
00:34:43qui essayent
00:34:44de sauver
00:34:45leur outil de travail
00:34:46il est évident
00:34:47que les actions
00:34:47sont uniquement maintenées
00:34:49dans le but
00:34:49de faire une place
00:34:50aux importations
00:34:51liées au Mercosur
00:34:52voilà ça
00:34:53ça fait partie
00:34:53des réactions
00:34:54des diverses réactions
00:34:55que nous avons
00:34:56très en colère
00:34:58donc encore une fois
00:34:59il y a beaucoup
00:35:00beaucoup de colère
00:35:01après je
00:35:02voilà
00:35:03moi je m'estime
00:35:04pas suffisamment
00:35:04compétente
00:35:05pour juger
00:35:06des décisions
00:35:07qui sont
00:35:08qui sont prises
00:35:09je vois aussi
00:35:10sur les réseaux
00:35:11l'ampleur des réactions
00:35:12hystériques
00:35:13sur la dermatose
00:35:14nodulaire
00:35:14et ces armées
00:35:15ignorantes
00:35:16hurlant au complot
00:35:16après la crise
00:35:17de nerfs de l'été
00:35:18contre la loi
00:35:19du plomb
00:35:19fait craindre le pire
00:35:20nous souffrons
00:35:21collectivement
00:35:21d'une pathologie
00:35:22mentale lourde
00:35:23etc
00:35:23bon il y a des gens
00:35:24qui estiment
00:35:25qu'il est indispensable
00:35:27d'abattre
00:35:28ces troupeaux
00:35:29que le niveau
00:35:31de contamination
00:35:31est tel
00:35:32que c'est la seule
00:35:33solution
00:35:34je vous donne
00:35:34un peu
00:35:34tous les sons
00:35:35de cloche
00:35:36on se retrouve
00:35:37dans un instant
00:35:37avec vous
00:35:38sur Sud Radio
00:35:38Sud Radio
00:35:40parlons vrai
00:35:41parlons vrai
00:35:42cette année
00:35:45la radio officielle
00:35:46du Pernard
00:35:46Sud Radio
00:35:47le 10h midi
00:35:48mettez-vous d'accord
00:35:49Valérie Expert
00:35:50de retour
00:35:51dans le studio
00:35:52de Sud Radio
00:35:53avec vous
00:35:53évidemment
00:35:54nous revenons
00:35:55sur cette
00:35:55mobilisation
00:35:57des agriculteurs
00:35:58cette colère
00:35:59devant l'abattage
00:36:00de troupeaux
00:36:01et on a le témoignage
00:36:02de Bernard
00:36:03bonjour Bernard
00:36:04vous nous appelez
00:36:04de Bézier
00:36:05oui bonjour
00:36:06j'appelle Bézier
00:36:07alors bon
00:36:08je suis un provincial
00:36:10on vit dans
00:36:12ces petites
00:36:12sous-préfectures
00:36:13comme on dit
00:36:14et je suis un peu
00:36:15scandalisé
00:36:16moi je voudrais
00:36:18revenir au 17-11
00:36:192018
00:36:20où je faisais partie
00:36:22comme beaucoup
00:36:22de provinciaux
00:36:23de ces gens
00:36:24qui sont montés
00:36:24sur les Champs-Elysées
00:36:26acte 1
00:36:27ça a été derrière
00:36:28beaucoup de mobilisation
00:36:30parce qu'effectivement
00:36:31il y a eu
00:36:31une méconnaissance totale
00:36:32je vais dire un peu
00:36:33de la monarchie parisienne
00:36:35de ce que nous vivons
00:36:36nous en province
00:36:38et en Occitalie
00:36:38particulièrement
00:36:39je souhaite déjà
00:36:42apporter
00:36:43à tout mon soutien
00:36:44à tous
00:36:45et à la coordination
00:36:46rurale bien sûr
00:36:47mais aussi à la confédération
00:36:48paysanne
00:36:49effet significatif
00:36:50qu'ils sont unis
00:36:51alors que la FNSEA
00:36:52est absente
00:36:53ça c'est pour le petit
00:36:54pic aux gens
00:36:56et enfin
00:36:56je voudrais
00:36:57qu'on arrête
00:36:59un peu
00:36:59de prendre
00:37:01les
00:37:02les provinciaux
00:37:03de haut
00:37:04de Paris
00:37:04qu'on arrête
00:37:05un peu
00:37:05de considérer
00:37:06que nous sommes
00:37:07des gueux
00:37:08je rappelle
00:37:09à monsieur Macron
00:37:10que l'Occitanie
00:37:10c'est plus de 700 ans
00:37:12de révolte
00:37:13ça a commencé
00:37:14par les Albijois
00:37:15ça a continué
00:37:16par les Tuchins
00:37:17ensuite il y a eu
00:37:18les Croquants
00:37:19il y a eu
00:37:20les Euguenots
00:37:20la révolte
00:37:21des Vignerons
00:37:22les Gilets Jaunes
00:37:23et bien sûr
00:37:24les agriculteurs
00:37:25et je pense
00:37:26qu'à un moment donné
00:37:27il va falloir
00:37:27qu'on se mette
00:37:28nous
00:37:29tous ces petites
00:37:30gens de province
00:37:31de nos campagnes
00:37:32à côté de nos agriculteurs
00:37:34car c'est notre tradition
00:37:35moi j'ai pas beaucoup d'argent
00:37:37je me nourris
00:37:38à Érépion
00:37:39je suis un meilleur ouvrier
00:37:40de France
00:37:40et je fais vivre
00:37:41les petits ailleurs
00:37:42du Tarn
00:37:43et il faudrait aussi
00:37:44que les Français
00:37:44les Parisiens
00:37:45là-haut un peu
00:37:46au lieu de manger
00:37:47leur cochonnerie
00:37:48qui vient du Mercosur
00:37:49parce que le but
00:37:50c'est ça en fin de compte
00:37:51c'est à battre
00:37:52les cheptels
00:37:52pour tout simplement
00:37:53ouvrir le marché
00:37:54au Mercosur
00:37:55parce que si vous avez
00:37:56écouté le responsable
00:37:57de la Confédération
00:37:59Paysanne de l'Ariège
00:38:00les foyers sont en train
00:38:02de se multiplier
00:38:03les foyers se multiplient
00:38:04pour une maladie
00:38:05dont il existe
00:38:06un protocole
00:38:07et qui ne fait
00:38:07courir aucun danger
00:38:10à l'alimentation
00:38:12ni à l'être humain
00:38:13et que les protocoles
00:38:15des paysans
00:38:15qui connaissent
00:38:16l'entier
00:38:16ils savent parfaitement
00:38:18le faire
00:38:18regardez le foie gras
00:38:19avec la griffe avière
00:38:21j'ai été chasseur
00:38:22et j'ai chassé
00:38:22pendant des années
00:38:23du même
00:38:24du temps
00:38:25où c'était la pharmacienne
00:38:26qui était ministre
00:38:27et je chassais encore
00:38:28et croyez-moi que la griffe avière
00:38:29on n'en a pas vu beaucoup
00:38:30il faut arrêter un peu
00:38:32avec ça
00:38:32foutez-nous la paix
00:38:34on vous entend
00:38:36Bernard
00:38:37on entend votre
00:38:38votre colère
00:38:39et ce que vous dites
00:38:40qui est un ressenti
00:38:41très profond
00:38:42et c'est vraiment
00:38:43ce qui ressort
00:38:43de cette crise
00:38:44peut-être Christine
00:38:45on vous avait perdu
00:38:47pendant un petit moment
00:38:48c'est-à-dire
00:38:48ce sentiment
00:38:49de déconnexion
00:38:50de ne pas être compris
00:38:51de ne pas être écouté
00:38:52et d'avoir
00:38:53des ordres
00:38:54qui viennent d'en haut
00:38:55comme on dit
00:38:56c'est vraiment ce sentiment
00:38:57qu'on entend
00:38:58face à des gens
00:38:59qui sont sur le terrain
00:39:00et qui disent connaître
00:39:02très bien la situation
00:39:03absolument
00:39:04alors ce qui est paradoxal
00:39:06dans cette crise
00:39:07c'est qu'elle touffe
00:39:08d'abord
00:39:09des petits élevages
00:39:11c'est 50 troupeaux par-ci
00:39:13c'est 50 bêtes
00:39:14dans un troupeau
00:39:15dans le Doubs
00:39:16dans les Pyrénées-Orientales
00:39:17il y a une dizaine de jours
00:39:19c'était 42 vaches
00:39:21qui ont été abattues
00:39:22là c'est 200
00:39:23c'est beaucoup
00:39:23mais ce sont des petites exploitations
00:39:26et donc
00:39:26à l'échelle
00:39:27d'un territoire
00:39:28qui est compliqué
00:39:30le territoire
00:39:31de l'Occitanie
00:39:32de la Nouvelle-Aquitaine
00:39:33en termes d'élevage
00:39:35c'est des territoires
00:39:35ou du centre de la France
00:39:37ce sont des territoires
00:39:39où il faut se le gagner
00:39:40comme on dit
00:39:40dans le jargon du paysan
00:39:43et donc
00:39:43on m'a beaucoup dit
00:39:45on est en train de tuer
00:39:46non pas l'agriculture
00:39:47mais la paysannerie
00:39:48voilà
00:39:48donc c'est la révolte
00:39:50des paysans
00:39:50et ça
00:39:51les syndicats agricoles
00:39:53dans leur grande majorité
00:39:55tous ceux que j'ai pu rencontrer
00:39:56hier soir
00:39:57tous ceux qui sont
00:39:58on va dire
00:39:59modérés
00:40:00qui tiennent entre guillemets
00:40:01leur troupe
00:40:02sont très inquiets
00:40:03de la séquence
00:40:05arriégeoise
00:40:05qu'on a connue
00:40:06à bord sur Harris
00:40:07parce que
00:40:08il peut y avoir un débordement
00:40:10qu'ils ne maîtrisent plus
00:40:11et ça
00:40:11c'est la vraie difficulté
00:40:13aujourd'hui
00:40:13c'est de comment on renoue
00:40:14finalement avec une agricultus
00:40:16à deux vitesses
00:40:16avec en plus une actualité
00:40:17qui s'entrechoque
00:40:18mardi matin
00:40:20souvenez-vous
00:40:21Annie Gennevar
00:40:21à Rungis
00:40:22ou lundi matin
00:40:23qui appelle
00:40:24au grand réveil agricole
00:40:25en demandant
00:40:26à toutes les filières
00:40:27de se mobiliser
00:40:28pour savoir
00:40:28comment on reproduit
00:40:29donc là
00:40:30tout le monde
00:40:31est interloqué
00:40:31parce qu'après
00:40:32il y a la crise sanitaire
00:40:33et c'est vrai
00:40:34qu'il faudra se poser
00:40:35la question
00:40:35du protocole
00:40:36qui a été mis en place
00:40:37au niveau européen
00:40:38sur une maladie
00:40:39classée A
00:40:40c'est-à-dire
00:40:40le plus haut degré
00:40:41de dangerosité
00:40:42pour les élevages
00:40:43et que par conséquent
00:40:44la seule solution
00:40:45c'est l'abattage massif
00:40:46même s'il n'y a pas
00:40:47de transmission à l'homme
00:40:48donc est-ce que c'est
00:40:49d'abord cette question-là
00:40:50qu'il faut trancher
00:40:51mais là vont se greffer
00:40:52et là je mets mon billet
00:40:54autour de la table
00:40:55aujourd'hui
00:40:56vont se greffer
00:40:57tous les problèmes
00:40:58de la crise agricole
00:40:59que l'on a connus
00:40:59il y a deux ans
00:41:01qui ont amené
00:41:02à ce qu'on connaît
00:41:02et on va avoir
00:41:03une bis repetita
00:41:05des opérations
00:41:07d'il y a deux ans
00:41:08puisqu'en plus
00:41:09on est en période hivernale
00:41:10les agriculteurs
00:41:11ont un peu plus le temps
00:41:11et qu'on va se retrouver
00:41:14avec une colère des campagnes
00:41:16qui va s'étendre
00:41:17et sur laquelle
00:41:18vont se greffer
00:41:19d'autres sujets
00:41:19évidemment
00:41:20Lucas
00:41:20oui moi je voulais juste
00:41:21répondre à Bernard
00:41:22qui faisait en filigrane
00:41:24en fait une opposition
00:41:25entre les citadins
00:41:26et les ruraux
00:41:27je m'inscris un peu
00:41:28en faux avec ses propos
00:41:29c'est-à-dire que
00:41:30les populations urbaines
00:41:32sont solidaires avec ce qui se passe
00:41:33et ont tous souvent
00:41:34des origines rurales
00:41:35oui si on est logé
00:41:36à la même enseigne
00:41:37quand on voit une bureaucratie
00:41:38un état pas agile
00:41:39qui a tendance
00:41:40à être faible
00:41:41avec les forts
00:41:43fort avec les faibles
00:41:44finalement on est dans le même bateau
00:41:48et quand il parle de révolutionnaires
00:41:50du sud-ouest de la France
00:41:51de l'Occitanie
00:41:52etc
00:41:52à Paris aussi
00:41:54ou dans les villes aussi
00:41:54il y a des grandes traditions révolutionnaires
00:41:56donc d'une certaine manière
00:41:57tous les français sont dans le même bateau
00:42:00et ça paraît assez
00:42:01enfin pas maladrant
00:42:04mais mal renseigné
00:42:05de faire des oppositions
00:42:06entre ville et champ
00:42:07oui oui
00:42:08mais je pense qu'il
00:42:09il y a une place de
00:42:11attention
00:42:11attention
00:42:12avec les paysans
00:42:12attention à ce que l'État
00:42:14et c'est ça
00:42:14toujours la ruse du socialisme
00:42:16et du étatisme
00:42:17c'est de nous monter
00:42:18les uns contre les autres
00:42:19les agriculteurs
00:42:20les ruraux
00:42:21contre les citadins
00:42:22les boomers
00:42:23contre les jeunes
00:42:24sur tous les sujets
00:42:25non
00:42:26il ne faut pas tomber
00:42:26dans ce piège-là
00:42:27historiquement
00:42:28comme Lucas
00:42:28vous venez de le dire
00:42:29les grandes révolutions
00:42:31je pense pas pour remonter
00:42:31aux chaceries
00:42:32du Moyen-Âge
00:42:33les grandes révolutions
00:42:34ont toujours été les deux
00:42:35c'est-à-dire
00:42:35les mauvaises récoltes
00:42:37les problèmes
00:42:37avec les crises agricoles
00:42:38de 1888
00:42:39de 1828
00:42:41de 1846
00:42:43de 1847
00:42:43on trouvait un écho
00:42:45dans les villes
00:42:46mêlées à des revendications
00:42:48plus larges
00:42:48républicaines
00:42:49libérales
00:42:50les grandes révolutions
00:42:52ont toujours suivi
00:42:53souvent des crises agricoles
00:42:54nous n'en sommes pas là
00:42:55ce qui est certain
00:42:56c'est qu'il faut une révolution
00:42:57contre la bureaucratie
00:42:58nous avec Nouvelle Énergie
00:42:59David Disnard
00:43:00a souhaité qu'on lance
00:43:01une grande mobilisation
00:43:02une grande enquête
00:43:03contre
00:43:04la bureaucratie
00:43:05partout en France
00:43:06et on reçoit plein
00:43:07des milliers de témoignages
00:43:08donc beaucoup d'agriculteurs
00:43:09beaucoup d'agriculteurs
00:43:10parce que les agriculteurs
00:43:11ils travaillent plus de 55 heures
00:43:12par semaine
00:43:13et ils ont 9
00:43:14parfois beaucoup plus
00:43:159 heures consacrées
00:43:17aux tâches administratives
00:43:18ils n'en peuvent plus
00:43:18donc on est tous
00:43:19victimes de la bureaucratie
00:43:21et il faut en finir avec ça
00:43:22On a notre gagnante
00:43:25la gagnante de notre grand jeu
00:43:28le grand sapin de Sud Radio
00:43:30et notre gagnante
00:43:32c'est Béatrice
00:43:34Béatrice qui a gagné
00:43:36Béatrice de Saloubès
00:43:39Saloubès
00:43:40elle a gagné un robot aspirateur
00:43:42iBot Z5
00:43:43de la marque EasyClean
00:43:45et c'est un robot
00:43:46dont tout le monde rêve
00:43:48qui est
00:43:49vous savez
00:43:50autonome
00:43:50qui fait le ménage
00:43:52tout seul
00:43:52voilà
00:43:52le futur du ménage
00:43:53c'est ce type de robot
00:43:55le bonheur
00:43:56voilà
00:43:56on a joué
00:43:57on n'a pas gagné
00:43:57je plaisante évidemment
00:43:59bravo à vous Béatrice
00:44:00et merci d'être fidèle
00:44:01à Sud Radio
00:44:02et vous savez
00:44:03que vous pouvez jouer
00:44:03évidemment
00:44:04toute la journée
00:44:05toutes les heures
00:44:06des cadeaux à gagner
00:44:07sous le sapin
00:44:08Sud Radio
00:44:08on se retrouve nous
00:44:09dans un instant
00:44:10avec vos coups de coeur
00:44:11vos coups de gueule
00:44:12on va parler
00:44:13du prix Nobel
00:44:15on va parler de quoi
00:44:17de plein de choses
00:44:18d'un loup
00:44:18d'un petit loup
00:44:19qui fait l'actualité
00:44:20à tout de suite
00:44:21Sudri Expert
00:44:22et nous sommes ensemble
00:44:24avec vous
00:44:24sur Sud Radio
00:44:25avec Romain Marsili
00:44:26directeur général
00:44:27de Nouvelle Énergie
00:44:28c'est le parti
00:44:29et le pari peut-être
00:44:30de David Lysnard
00:44:31Arnaud Stéphan
00:44:32fondateur de l'agence
00:44:33La Note de Com
00:44:34vous êtes spécialisé
00:44:35en communication politique
00:44:36Lucas Jakubovic
00:44:38journaliste politique
00:44:39rédacteur en chef
00:44:39de Décideur Magazine
00:44:40et je rappelle
00:44:41votre dernier livre
00:44:42Un animal pour les gouverner tous
00:44:44aux éditions Arquet
00:44:45et c'est de circonstance
00:44:48et puis Christine Bouillot
00:44:50journaliste à Sud Radio
00:44:51correspondante à Toulouse
00:44:53vous faites un gros gros boulot
00:44:55dans la région de Toulouse
00:44:57vous êtes votre micro à la main
00:45:00sur toute l'actualité
00:45:02de cette belle région
00:45:06on a donné de notre nature
00:45:10parce qu'on a pris
00:45:11quelques gaz d'aclymogène
00:45:14c'était assez spectaculaire
00:45:15mais tout ça pour dire
00:45:16que ce qui se passe
00:45:17dans les régions aujourd'hui
00:45:18c'est effectivement
00:45:19une séquence
00:45:20qu'il faut suivre de près
00:45:21bien sûr
00:45:22là on voit des images
00:45:23face à des événements
00:45:25qu'on a déjà vécu
00:45:26oui là on voit des images
00:45:27je vois à Limoges
00:45:28où il y a du lisier
00:45:29qui est balancé
00:45:30sur la mairie
00:45:31je pense qu'il va y avoir
00:45:32des actions
00:45:35un petit peu partout
00:45:36en France
00:45:37parce qu'on entend la colère
00:45:38vous étiez très nombreux
00:45:39à réagir ce matin
00:45:41à Sud Radio
00:45:42on va essayer d'évoquer
00:45:44d'autres sujets
00:45:46avec vous
00:45:46on va parler
00:45:47d'une publicité
00:45:49qui fait le buzz
00:45:49avec vous
00:45:50cher Lucas
00:45:52une publicité
00:45:53qui a déjà été vue
00:45:54par 150 millions
00:45:56de personnes
00:45:57oui je ne sais même pas
00:45:58si je peux décrire
00:45:59la publicité
00:45:59j'imagine que la plupart
00:46:00des auditeurs
00:46:01l'ont vu
00:46:02on a un petit extrait
00:46:04écoutez
00:46:04non on n'a pas l'extrait
00:46:07alors allez-y
00:46:08c'est une publicité
00:46:08pour Intermarché
00:46:09c'est la publicité
00:46:10pour Intermarché
00:46:11qui dure deux minutes
00:46:13alors on va écouter
00:46:14et bah sympa
00:46:18en même temps
00:46:18si tu ne mangeais pas
00:46:19tout le monde
00:46:19je suis un loup
00:46:20qu'est-ce que tu veux
00:46:21que je mange ?
00:46:22déjà pas des gens
00:46:22des carottes
00:46:23des champignons
00:46:24des fruits
00:46:25des légumes
00:46:25ça se passe comment
00:46:26les légumes
00:46:27laisse tomber
00:46:28car je suis
00:46:32malgré
00:46:35voilà
00:46:36c'est un très très joli
00:46:38petit film d'animation
00:46:39français
00:46:39ce n'est pas de l'IA
00:46:40ça a été fait à Montpellier
00:46:42voilà
00:46:42le topic
00:46:43c'est un loup
00:46:44qui décide de devenir
00:46:46végétarien
00:46:47pour être accepté
00:46:47des autres animaux
00:46:48de la forêt
00:46:49ce qui est intéressant
00:46:49dans la publicité
00:46:50c'est un
00:46:51elle ne cherche pas
00:46:53forcément à vendre
00:46:53des produits
00:46:54deux
00:46:55elle a été faite
00:46:56comme vous le dites
00:46:56avec un studio d'animation
00:46:58qui a mobilisé
00:46:58une centaine de personnes
00:46:59tandis que la tendance
00:47:01aujourd'hui
00:47:02est plus l'IA
00:47:03d'ailleurs
00:47:06il faut noter
00:47:06que la plupart
00:47:07des publicités
00:47:08qui ont misé sur l'IA
00:47:09notamment McDonald's
00:47:10et Coca-Cola
00:47:10ça a été très mal reçu
00:47:11par le public
00:47:12là ça a été très bien reçu
00:47:13mais mon coup de coeur
00:47:15c'est que effectivement
00:47:16vous l'avez entendu
00:47:16à l'antenne
00:47:17la BO
00:47:18entre guillemets
00:47:18de la publicité
00:47:19c'est le mal aimé
00:47:20de Claude François
00:47:21quand on regarde
00:47:22aujourd'hui
00:47:23sur Google Trends
00:47:24Spotify
00:47:25Deezer
00:47:25quelles sont les chansons
00:47:27les plus téléchargées
00:47:28à l'échelle mondiale
00:47:29ou en tout cas
00:47:29celles qui ont le plus
00:47:30de hausse
00:47:31c'est Claude François
00:47:32donc notre
00:47:33cloclo national
00:47:34à une célébrité
00:47:36internationale
00:47:37donc c'est assez rigolo
00:47:38alors attendez
00:47:41on va vous rouvrir
00:47:41votre micro
00:47:42ils vont finir
00:47:44par redécouvrir
00:47:45qu'il était
00:47:45le co-auteur
00:47:46de My Way
00:47:47c'était d'abord
00:47:49une chanson française
00:47:50absolument
00:47:50et vous savez
00:47:51qu'aujourd'hui
00:47:52on fêterait
00:47:52les 110 ans
00:47:53de Frank Sinatra
00:47:54comme quoi
00:47:55et d'ailleurs
00:47:56petite parenthèse
00:47:57sur My Way
00:47:57il faut aussi dire
00:47:58que la chanson
00:47:59très connue
00:48:00vidéo
00:48:00Kill the Radio Star
00:48:01à la base
00:48:02venait de Dino
00:48:03du haut
00:48:04Shirley et Dino
00:48:05et peu de gens le savent
00:48:07je ne savais pas
00:48:08non plus
00:48:08c'est ma touche
00:48:11régionaliste peut-être
00:48:12mais studio
00:48:13qui a été
00:48:14un film
00:48:15qui a été fait
00:48:15par un studio
00:48:15Montpellier
00:48:16c'est ce que j'ai dit
00:48:18et ce n'est pas fini
00:48:19pour Montpellier
00:48:20et Dino
00:48:21qui est Toulousain
00:48:22je crois
00:48:22d'ailleurs
00:48:22que d'informations
00:48:25ce matin
00:48:26Arnaud
00:48:28vous c'est un coup
00:48:28de cocorico aussi
00:48:29allons-y
00:48:30et on va reparler
00:48:31de Montpellier
00:48:33donc les gens
00:48:34vont être encore plus
00:48:34contents
00:48:35parce que hier soir
00:48:36à Los Angeles
00:48:37avait lieu
00:48:38la remise
00:48:39des awards
00:48:40pour les jeux
00:48:41vidéo
00:48:42et c'est un français
00:48:44cocorico
00:48:44c'est un studio
00:48:45de Montpellier
00:48:46qui s'appelle
00:48:47le studio
00:48:48Soundfall Interactive
00:48:49qui a gagné
00:48:51la quasi-totalité
00:48:53des titres
00:48:53pour un jeu
00:48:55qui s'appelle
00:48:56Clair Obscur
00:48:56Expedition 33
00:48:57qui a été
00:48:58en plus
00:48:59qui est très marqué
00:49:00par une iconographie
00:49:01extrêmement française
00:49:02ça se passe
00:49:03dans les années folles
00:49:04il y a des bérets
00:49:05il y a des moustaches
00:49:06il y a des
00:49:07il y a des
00:49:08des maillots rayés
00:49:10et d'ailleurs
00:49:12ils se sont présentés
00:49:13à Los Angeles
00:49:14pour récupérer
00:49:14huit prix
00:49:15hier soir
00:49:16dont
00:49:16le meilleur jeu
00:49:18la meilleure musique
00:49:19la meilleure expérience
00:49:22joueur
00:49:22enfin bon
00:49:23ils en ont eu huit
00:49:23sur la dizaine
00:49:25de prix
00:49:25qui était
00:49:25qui était mise en
00:49:27qui était mise
00:49:28en jeu
00:49:30et
00:49:30cocorico
00:49:31parce que ça fait du bien
00:49:32parce que ça veut dire
00:49:32que
00:49:33encore une fois
00:49:34il y a des secteurs
00:49:34où on est bon
00:49:35mais on est très loin
00:49:36parce que
00:49:36à Los Angeles
00:49:37ça se passe à Los Angeles
00:49:38ça nous rappelle aussi
00:49:40que
00:49:40pendant très longtemps
00:49:41les spécialistes
00:49:44des effets spéciaux
00:49:44c'était des français
00:49:45qui étaient venus
00:49:46à Los Angeles
00:49:47pendant très longtemps
00:49:48jusqu'au début
00:49:49des années 2000
00:49:49je crois qu'il y en a
00:49:50toujours d'ailleurs
00:49:51pour la musique
00:49:52aussi
00:49:53on se rappellera
00:49:53qu'il y a quand même
00:49:54un français
00:49:54qui a reçu plusieurs
00:49:56Oscars
00:49:57pour les musiques
00:49:58de films
00:49:59c'est Delplat
00:50:00je crois
00:50:00il me semble-t-il
00:50:02oui
00:50:02Delplat
00:50:03Alexandre Delplat
00:50:05et puis
00:50:06encore une fois
00:50:08c'est un studio
00:50:09aux deux provinces
00:50:10nos régions ont du talent
00:50:11c'est Montpellier
00:50:12Montpellier
00:50:13qui est déjà
00:50:13en avant
00:50:14avec cette publicité
00:50:16pour une célèbre enseigne
00:50:17de la grande distribution
00:50:18et voilà
00:50:19on est capable
00:50:20de faire des choses
00:50:20il se passe
00:50:21quand on
00:50:22les énergies
00:50:25se mobilisent
00:50:27quand on laisse faire
00:50:27les gens
00:50:28ce sont des studios
00:50:29qui montrent
00:50:30qu'ils sont là
00:50:30encore une fois
00:50:31avec de l'agilité
00:50:32ils sont créatifs
00:50:33et ils sont très bons
00:50:35donc c'est une note d'espoir
00:50:37et ça fait plaisir
00:50:38on n'a pas l'habitude
00:50:39de trop faire Cocorico
00:50:40ces derniers temps
00:50:40et bien quand on peut le faire
00:50:42doublement
00:50:42on ne va pas se gêner
00:50:44bon oui
00:50:45Romain
00:50:45non
00:50:46je pensais que vous vouliez dire
00:50:47que vous étiez un fan
00:50:48du jeu vidéo
00:50:48mais la France a plein d'atouts
00:50:50extraordinaires
00:50:51le problème c'est toujours pareil
00:50:52un état qui nous pourrit
00:50:53de normes et d'impôts
00:50:53mais sinon on serait au top
00:50:55on a un auditeur
00:50:57qui dit qu'il a regardé
00:50:57qui ne sait pas sa cam
00:50:59comme on dit
00:50:59il n'a pas
00:50:59chacun ses goûts
00:51:01mais en tout cas Cocorico
00:51:02Cocorico
00:51:03pour la France
00:51:05et pour
00:51:06Claire Obscure
00:51:07expédition 33
00:51:07du studio
00:51:09Saint-Fal Interactive
00:51:11voilà
00:51:11Christine
00:51:12un coup de coeur
00:51:14et là aussi
00:51:15peut-être un Cocorico
00:51:16encore
00:51:16un Cocorico
00:51:17alors moi je rejoins
00:51:17effectivement
00:51:18cette pub géniale
00:51:20pour ce petit loup
00:51:21parce que vraiment
00:51:21ça fait du bien
00:51:22en plus par les temps
00:51:22qui courent
00:51:23et la créativité artistique
00:51:25nous fait du bien
00:51:26donc foncer dans les expos
00:51:28en ce moment
00:51:28et des trucs super
00:51:29coup de coeur
00:51:30ou en tous les cas
00:51:31interrogation
00:51:32concernant
00:51:34l'organisation
00:51:35des JO d'hiver
00:51:36de 2030
00:51:37en France
00:51:38puisqu'on a appris
00:51:39cette semaine
00:51:40que la directrice générale
00:51:41qui était en charge
00:51:42des sites
00:51:42avait claqué la porte
00:51:44de cette organisation
00:51:45donc des JO
00:51:47qui sont mal nés
00:51:48pour l'instant
00:51:48et qui ont du mal
00:51:49à s'installer
00:51:49avec une guerre
00:51:50entre différents
00:51:52territoires
00:51:53des politiques
00:51:55faut-il une nouvelle
00:51:56patinoire à Nice
00:51:57chacun vaut son site
00:51:58et donc
00:51:59le temps presse
00:52:01parce qu'on est en 2026
00:52:02les JO c'est en 2030
00:52:03le budget n'est pas bouclé
00:52:05et surtout
00:52:05il faut pouvoir présenter
00:52:07des sites
00:52:07des lieux de compétition
00:52:11je rappelle que le département
00:52:12de la Savoie
00:52:12a claqué la porte aussi
00:52:13en disant
00:52:13je ne mets plus un sou
00:52:15là-dedans
00:52:15parce que pour l'instant
00:52:16on est absent
00:52:17de toutes les décisions
00:52:18et les grandes stations
00:52:19qui ont des
00:52:20voilà
00:52:21donc ces JO
00:52:22démarrent très mal
00:52:24on avait connu Paris 2024
00:52:25avec beaucoup d'interrogations
00:52:27au début
00:52:27mais la précipitation
00:52:30dans laquelle
00:52:30a été faite
00:52:31sur volonté politique
00:52:33de proposer
00:52:34de disputer
00:52:35les jeux d'hiver
00:52:36en 2030
00:52:37dans les Alpes françaises
00:52:39pour l'instant
00:52:39le dossier
00:52:41est mal embarqué
00:52:41on y arrivera
00:52:42certainement
00:52:43mais pour boucler
00:52:46un budget
00:52:46que l'on prédit
00:52:47à 2 milliards d'euros
00:52:48il faut vite faire rentrer
00:52:49des partenaires privés
00:52:50et pour que des partenaires privés
00:52:52puissent rentrer
00:52:52dans la boucle
00:52:53il faut que tout ça
00:52:54soit solide
00:52:55avec un Edgar Gropiron
00:52:57le grand boss
00:53:00de ce
00:53:01sans mauvais jeu
00:53:03bravo
00:53:04bravo
00:53:05ça n'a jamais été fait
00:53:07je le disais
00:53:07bravo
00:53:08vous devriez travailler
00:53:09pour les titres
00:53:10aucun n'a enchaîné
00:53:11mais non
00:53:13c'est voilà
00:53:14mal engagé
00:53:15alors vous
00:53:15c'est toujours cette guéguerre
00:53:16dans le monde du sport
00:53:17chacun veut avoir
00:53:18son sportif
00:53:20sur son
00:53:20sur son mur de photos
00:53:22au Savoyard
00:53:23au Savoyard
00:53:26ça vous parle ?
00:53:28non on ne confond pas
00:53:29non non
00:53:30mais moi ce que je remarque
00:53:30déjà
00:53:31vu d'autres Savoie
00:53:32c'est que personne
00:53:33ne parle de ces Jeux Olympiques
00:53:34qui arriveront assez vite
00:53:35il n'y a pas du tout
00:53:37d'engouement populaire
00:53:38je me souviens
00:53:39qu'en 1992
00:53:40quand il y avait
00:53:40les JO d'Albertville
00:53:41bon j'étais encore enfant
00:53:42mais toutes les écoles
00:53:44en parlaient
00:53:44les parents en parlent
00:53:45à la sortie de l'école
00:53:46là il n'y a
00:53:47aucune volonté
00:53:49alors pourquoi
00:53:50il n'y a aucune volonté
00:53:50pourquoi il n'y a aucun engouement
00:53:52parce qu'en fait
00:53:53les principaux intéressés
00:53:54n'ont pas demandé
00:53:54à voir les Jeux Olympiques
00:53:55d'hiver
00:53:56les stations de ski
00:53:57ne sont pas forcément
00:53:58demandeuses
00:53:59si vous voulez
00:54:00les Jeux Olympiques
00:54:00ça peut apporter
00:54:01des infrastructures
00:54:02et ça peut apporter
00:54:03de la visibilité
00:54:04mais les grandes stations
00:54:05qui sont concernées
00:54:06par les Jeux Olympiques
00:54:07un
00:54:08font le plein
00:54:09n'ont pas forcément
00:54:10besoin de visibilité
00:54:11et ont déjà
00:54:12des infrastructures
00:54:13et aujourd'hui
00:54:14donc moi qui suis originaire
00:54:16vraiment d'une station
00:54:17de montagne
00:54:17ce qui remonte
00:54:18chez les habitants
00:54:19c'est de demander
00:54:20des politiques publiques
00:54:21qui soient mises en place
00:54:23pour elles
00:54:23bien sûr
00:54:24exemple très bête
00:54:25moi je viens d'une ville
00:54:27de montagne
00:54:28et en réalité
00:54:29la plupart des gens
00:54:30que je connais
00:54:31qui étaient à l'école
00:54:32avec moi etc
00:54:33sont obligés de vivre
00:54:34dans les vallées
00:54:35parce que le terrain
00:54:36est devenu inabordable
00:54:37il n'y a presque pas
00:54:38de foncier
00:54:38donc quand on dit
00:54:39à cette population
00:54:40en fait voilà
00:54:41les mille derniers mètres
00:54:43carrés disponibles
00:54:44on va s'en servir
00:54:45pour faire
00:54:45une patinoire géante
00:54:47en fait la population
00:54:48n'adhère pas du tout
00:54:49donc c'est comme si
00:54:50c'est une grande messe
00:54:52entre guillemets
00:54:53sans être populaire
00:54:54qui a été faite
00:54:55sans le peuple
00:54:55mais c'est le cas
00:54:57pour tous les jeux
00:54:58olympiques d'hiver
00:54:59dans des stations
00:55:00qui sont déjà existantes
00:55:01c'est pour ça d'ailleurs
00:55:02qu'aujourd'hui
00:55:03quand on fait des jeux
00:55:04olympiques d'hiver
00:55:05qui marchent
00:55:06c'est soit dans des dictatures
00:55:07soit dans des stations
00:55:08qui sont construites
00:55:09de A à Z
00:55:10l'exemple le plus important
00:55:11était Sochi en 2014
00:55:13juste pour essayer
00:55:14d'être un peu plus optimiste
00:55:15les jeux de 92
00:55:17notamment
00:55:17Codiéco organisé
00:55:18par Jean-Claude Quilly
00:55:20et Michel Barnier
00:55:20ont été un grand succès
00:55:21pour ce 2030
00:55:22on verra
00:55:23effectivement
00:55:23ça peut peut-être
00:55:24mal partir
00:55:24sur certains points de vue
00:55:25mais c'est dans 4 ans
00:55:26les jeux olympiques
00:55:27d'hiver
00:55:28les prochains
00:55:28sont dans 2 mois
00:55:29à Milan
00:55:30quand il y a Adam Pezzo
00:55:314 ans avant les jeux olympiques
00:55:32de Paris
00:55:33qui ont été un immense succès
00:55:34on n'était pas du tout
00:55:36dans les jeux
00:55:36et les parisiens râlaient
00:55:37pareil
00:55:38les populations locales râlaient
00:55:39on était sous le Covid
00:55:40donc pensez à tout
00:55:41sauf les jeux
00:55:41donc qu'il n'y ait pas
00:55:42d'enthousiasme aujourd'hui
00:55:43ça peut monter
00:55:44ça va sûrement monter
00:55:45et si on est optimiste
00:55:46la France a un très grand
00:55:47savoir-faire
00:55:48dans ces grands événements
00:55:49et je pense qu'une fois de plus
00:55:50on va le montrer
00:55:51en tout cas
00:55:52si on ne le montre pas
00:55:52ça veut dire que même
00:55:53sur un de nos champs
00:55:55d'expertise
00:55:55on faiblit
00:55:56ce serait très inquiétant
00:55:57on se retrouve dans un instant
00:55:59on va parler
00:55:59de certains médias
00:56:00qui sont prêts à tout
00:56:02pour faire le buzz
00:56:03à tout de suite
00:56:05sur Sud Radio
00:56:05Sud Radio
00:56:07parlons-vous
00:56:08Sud Radio
00:56:09le 10h midi
00:56:10mettez-vous d'accord
00:56:12Valérie Expert
00:56:13de retour dans le studio
00:56:14de Sud Radio
00:56:15avec vous
00:56:16d'autres sujets
00:56:17qui font l'actualité
00:56:18alors
00:56:19un prix Nobel
00:56:21dont on parle assez peu
00:56:22en France
00:56:23cher Romain Marsili
00:56:24c'est ce dont vous vouliez parler
00:56:26oui
00:56:26je veux parler du Venezuela
00:56:29nous sommes le 12 décembre
00:56:30c'est Notre-Dame de Guadalupe
00:56:32et c'est la sainte patronne
00:56:34de l'Amérique latine
00:56:34donc on peut parler
00:56:35deux secondes
00:56:35de l'Amérique latine
00:56:36et du Venezuela
00:56:37sans évoquer
00:56:39cette situation désastreuse
00:56:40avec un pays
00:56:40qui est pourtant très riche
00:56:41mais qui est une dictature
00:56:42avec les amis de Mélenchon
00:56:44donc la prix Nobel de la paix
00:56:46c'est Maria Corine Amatchado
00:56:48qui est une opposante
00:56:49au régime
00:56:50et qui donc
00:56:51a reçu son prix
00:56:53enfin quand je dis
00:56:53a reçu son prix
00:56:54a été désigné prix Nobel
00:56:55mais elle ne peut pas
00:56:56le quitter le pays
00:56:57difficile
00:56:57mais elle tenait
00:56:59à y aller quand même
00:57:00se rendre à Oslo
00:57:01pour y aller
00:57:02donc elle n'a pas réussi
00:57:04à arriver
00:57:04en temps
00:57:05et en heure
00:57:06elle est arrivée
00:57:0724h après la cérémonie
00:57:08parce qu'on peut imaginer
00:57:10quand on est
00:57:10dans la clandestinité
00:57:11au Venezuela
00:57:12elle n'est pas
00:57:12prendre l'avion
00:57:13de Caracas
00:57:14donc elle est partie
00:57:14par la mer
00:57:15elle est partie
00:57:16une expédition apparemment
00:57:18assez dangereuse
00:57:18par la mer
00:57:19elle a rejoint
00:57:20l'île de Curaçao
00:57:21qui est à une centaine
00:57:23de kilomètres
00:57:23des côtes du Venezuela
00:57:25qualifiée à la coupe du monde
00:57:27plus petit pays
00:57:29qualifié à la coupe du monde
00:57:30et donc
00:57:30et de là
00:57:31elle a rejoint
00:57:32l'Europe
00:57:33et plus récemment
00:57:34la Norvège
00:57:35et elle a tenu
00:57:36une conférence de presse
00:57:37donc elle n'était pas là
00:57:37le jour
00:57:38pour récupérer son prix
00:57:40elle a tenu une conférence de presse
00:57:41je ne vais pas
00:57:42être trop long
00:57:43sur son discours
00:57:44mais qui était très fort
00:57:45sur la liberté
00:57:45sur la nécessité
00:57:47de résister à l'oppression
00:57:48c'était un très beau discours
00:57:49et elle a dit
00:57:50qu'elle voulait revenir
00:57:51au Venezuela
00:57:51et si je voulais parler
00:57:52une demi-seconde
00:57:53d'elle
00:57:54pour rendre hommage
00:57:55à sa cause
00:57:56et à la cause de la liberté
00:57:56partout dans le monde
00:57:57et notamment au Venezuela
00:57:58c'est aussi
00:57:59pour voir le courage
00:58:00de cette femme
00:58:01le courage physique
00:58:03le courage de la vérité aussi
00:58:05et donc tout ça
00:58:06et le courage
00:58:06de se battre pour la liberté
00:58:07et de dire
00:58:08qu'elle va revenir
00:58:08et tout ça
00:58:10sans comparer
00:58:11des situations
00:58:11qui n'ont rien à voir
00:58:12mais c'était le même jour
00:58:14au même moment
00:58:15la même séquence
00:58:16que ce vote
00:58:17sur le budget
00:58:19le projet de loi
00:58:19sur la sécurité sociale
00:58:20en France
00:58:22où on a vu
00:58:22des députés
00:58:23notamment ceux du groupe
00:58:24supposé à droite
00:58:26voter pour un budget socialiste
00:58:27et donc s'asseoir
00:58:28totalement
00:58:29sur leur conviction
00:58:30uniquement
00:58:30pour la stabilité
00:58:32et la stabilité
00:58:32de leur poste
00:58:33donc quel contraste
00:58:34moi je pense que la politique
00:58:35peut être très grande
00:58:36quand on a ça
00:58:37je note quand même
00:58:38qu'il y a trois députés
00:58:39de ce groupe
00:58:40dont deux femmes
00:58:41dont Alexandra Martin
00:58:43secrétaire générale
00:58:44de Nouvelle Énergie
00:58:45qui ont eu le courage
00:58:45de voter contre
00:58:46et donc souvent
00:58:47le courage des hommes politiques
00:58:48je le vois de plus en plus
00:58:49sans être démago
00:58:50du côté des femmes
00:58:51Thatcher historiquement
00:58:53Machado
00:58:55Georgia Mellon
00:58:56il y a un certain courage
00:58:56de la vérité
00:58:57je le vois beaucoup
00:58:58du côté des femmes
00:59:00et je regrette
00:59:01que la politique
00:59:02soit parfois décriée
00:59:03par les citoyens
00:59:04à juste titre
00:59:05lorsqu'on voit
00:59:06que ce sont des combinaisons
00:59:07de la combination
00:59:09uniquement pour la stabilité politique
00:59:11la stabilité des places
00:59:12au détriment
00:59:12de toutes les autres stabilités
00:59:14la stabilité économique
00:59:15la stabilité de la sécurité
00:59:17la stabilité budgétaire
00:59:18l'effondrement économique
00:59:20que l'on constate
00:59:20mais la politique
00:59:21ça peut être aussi
00:59:22quelque chose de noble
00:59:22quelque chose de grand
00:59:23quelque chose qui met
00:59:24c'est pas trop ce qu'on voit
00:59:25en ce moment
00:59:25non mais quelque chose
00:59:26qui peut mettre en jeu
00:59:27le courage
00:59:28y compris physique
00:59:29et il y a des gens courageux
00:59:30qui s'engagent
00:59:31là on est sur un cas exceptionnel
00:59:33celui d'une prix Nobel de la paix
00:59:34qui prend des risques physiques
00:59:36mais ça peut être aussi ça
00:59:37voilà
00:59:37il ne faut pas toujours décrier
00:59:38la politique
00:59:39est-ce que le groupe LFI
00:59:40l'a félicité ?
00:59:42ah ben ça
00:59:42c'est un année que
00:59:43non apparemment
00:59:44les sionistes génocidaires
00:59:45ah oui d'accord
00:59:46et puis le Venezuela
00:59:47est un cas très intéressant
00:59:48parce qu'il y a aussi
00:59:49des forces étrangères
00:59:50au Venezuela
00:59:51d'influence étrangère
00:59:52russe
00:59:53Hamas
00:59:53qui sont aussi présentes
00:59:54c'est ce qu'elle a dit
00:59:55c'est ce qu'elle a expliqué
00:59:56notamment dans sa conférence de presse
00:59:57oui
00:59:58bah écoutez
00:59:58c'est un coup de projecteur
01:00:00qui méritait d'être
01:00:01d'être fait
01:00:03évidemment
01:00:03alors moi je veux pas être
01:00:04très confraternelle
01:00:05mais j'avoue
01:00:06que j'ai été très choquée hier
01:00:07par l'image
01:00:07qui a été diffusée
01:00:08par le Média Frontière
01:00:10qui
01:00:11en plus
01:00:14moi je déteste ce mot
01:00:15exclu
01:00:16que je trouve grotesque
01:00:17d'une manière générale
01:00:18exclu
01:00:18c'est si effectivement
01:00:19vous avez peut-être
01:00:20l'interview
01:00:21de la prix Nobel de la paix
01:00:22mais exclu
01:00:23pour voir un sénateur
01:00:25en train de vomir
01:00:25à la tribune
01:00:26je trouve ça particulièrement
01:00:28répugnant
01:00:29donc le Média Frontière
01:00:30a publié
01:00:31cette vidéo
01:00:32du sénateur
01:00:34Pierre Ouzoulias
01:00:37qui a vomi
01:00:38à la tribune
01:00:39en m'étant exclu
01:00:40et avec ce commentaire
01:00:42d'un des journalistes
01:00:43il se gaffe tellement
01:00:44de votre argent
01:00:44qu'ils en vomissent
01:00:45alors Pierre Ouzoulias
01:00:46a été obligé
01:00:47de publier
01:00:47un communiqué
01:00:48alors BFM aussi
01:00:51mais il était masqué
01:00:52sur les images
01:00:52de BFM
01:00:53et BFM a tout de suite
01:00:54retiré les images
01:00:55ce que n'a pas fait
01:00:56Frontière
01:00:57et Pierre Ouzoulias
01:00:59a été obligé
01:00:59de rendre public
01:01:01sa maladie
01:01:02il souffre de la maladie
01:01:02de Gilbert
01:01:03qui en cas de stress
01:01:05ou d'émotion
01:01:06très forte
01:01:06peut provoquer
01:01:07un vomissement
01:01:09et peut-être
01:01:10qu'ils l'ignoraient
01:01:12ces gens de frontières
01:01:14c'est une chose
01:01:14néanmoins
01:01:15ils auraient pu
01:01:16retirer cette vidéo
01:01:17or
01:01:17un journaliste
01:01:19se justifie
01:01:20en disant
01:01:20quand Jean-Marie Le Pen
01:01:21est mort
01:01:21ils ont diffusé
01:01:22la photo volée
01:01:23de Marine Le Pen
01:01:23ils ont fêté
01:01:24la mort
01:01:24de Charlie Kirk
01:01:25bref
01:01:26nous avons
01:01:27de leçons
01:01:28à recevoir
01:01:28de personnes
01:01:29peut-être
01:01:29mais on peut
01:01:30ici exprimer
01:01:31notre indignation
01:01:32c'est qui
01:01:33ils
01:01:34les journalistes
01:01:35de frontières
01:01:36Garen
01:01:36la presse
01:01:40mainstream
01:01:40donc quand
01:01:43les autres
01:01:44se comportent mal
01:01:45ils peuvent mal
01:01:46se comporter aussi
01:01:46et j'oublie quand même
01:01:48parce que quand
01:01:48on se dit de droite
01:01:49lorsqu'on fait croire
01:01:52qu'on est de droite
01:01:52si c'est pas un argument
01:01:53marketing
01:01:54si c'est vraiment
01:01:55une conviction profonde
01:01:56parmi les grandes valeurs
01:01:57de la droite
01:01:58historiquement
01:01:59il y a la dignité humaine
01:02:01et en tout cas
01:02:03nous à Nouvelle Énergie
01:02:04David Lissnard
01:02:04a voulu que ce soit
01:02:05un des trois mots
01:02:05du triptyque
01:02:06liberté hors dignité
01:02:07et la dignité humaine
01:02:08elle est consubstantielle
01:02:09d'une grande famille
01:02:11de droite
01:02:12qui est aussi
01:02:12la démocratie chrétienne
01:02:13et de la droite libérale
01:02:14et donc
01:02:15montrer cela
01:02:16quelle que soit
01:02:17l'étiquette du sénateur
01:02:19on ne montre pas
01:02:20les vidéos
01:02:20d'une personne
01:02:21en difficulté
01:02:23que ce soit lié
01:02:24à une maladie
01:02:24ou non
01:02:25Juste sur le plan
01:02:27journalistique
01:02:28parce que Frontier
01:02:29se revendique
01:02:29d'être un journal
01:02:31avec des gens
01:02:32qui ont des cartes de presse
01:02:33qui est encore à vérifier
01:02:34mais bon bref
01:02:34non non c'est vrai
01:02:35c'est vrai
01:02:36mais enfin
01:02:37je redis
01:02:38je redis une fois
01:02:39et encore
01:02:39que la carte
01:02:40que la carte de presse
01:02:42n'est pas la preuve
01:02:43du journaliste
01:02:43eux le disent
01:02:45eux le disent
01:02:46eux le disent
01:02:46quelle est l'info
01:02:49quelle est l'info
01:02:50de cette image
01:02:51c'est quoi l'info
01:02:52qui va
01:02:53éclairer les gens
01:02:54aucune
01:02:55rien
01:02:55c'est juste
01:02:56c'est juste un truc
01:02:57il y a un sénateur
01:02:58qui a vomi à la tribune
01:02:59c'est un putaclic
01:03:01et cette dérive
01:03:03cette violence
01:03:04oui j'enfonce
01:03:05une porte ouverte
01:03:06sur les réseaux
01:03:07et cette course
01:03:08au clic
01:03:08est insupportable
01:03:10vous qui êtes
01:03:10rédacteur en chef
01:03:11d'un magazine
01:03:12Lucas Jakubowicz
01:03:13vous remarquez aussi
01:03:16cette dérive
01:03:17moi je dirais deux choses
01:03:18en tant que journaliste
01:03:19c'est qu'en réalité
01:03:20quand on publie
01:03:21une information
01:03:21notamment quand
01:03:23elle est exclue
01:03:24d'abord on vérifie
01:03:25on double check
01:03:26les sources
01:03:27et ensuite
01:03:27il faut que
01:03:28ce soit validé
01:03:29en amont
01:03:29par le rédacteur
01:03:30en chef
01:03:31donc là en l'occurrence
01:03:32on peut imaginer
01:03:33que les têtes pensantes
01:03:35de ce média
01:03:36ont validé ça
01:03:37on peut se dire
01:03:38ok on a un stagiaire
01:03:39qui est payé
01:03:40pour faire du buzz
01:03:41et qui publie ça
01:03:41mais en principe
01:03:42c'est censé être validé
01:03:43en amont
01:03:44ce qui prouve
01:03:44que ça a été validé
01:03:45ensuite
01:03:46quand on se trompe
01:03:47on s'excuse
01:03:48c'est ça
01:03:49objectivement
01:03:50on fait tous des erreurs
01:03:51dans la presse
01:03:52bien sûr
01:03:52mais on est grandi
01:03:54quand on reconnaît l'erreur
01:03:56et là quand on voit
01:03:57que les gens
01:03:57non seulement
01:03:58ont une condamnation
01:03:59unanime
01:04:00mais en plus
01:04:00persistent et signent
01:04:02je trouve que c'est
01:04:02quand même une forme
01:04:03de mépris
01:04:04envers les lecteurs
01:04:05parce que j'imagine
01:04:06qu'il y a beaucoup
01:04:06de lecteurs de frontières
01:04:07qui ont été choqués
01:04:08par cette pratique
01:04:09ils ont réussi à unir
01:04:10droite, gauche
01:04:11tout le monde a été choqué
01:04:12c'est pour ça
01:04:12que j'ai voulu en parler
01:04:14ce matin
01:04:15c'est ce qui prouve
01:04:15que frontière est inclusif
01:04:17oui absolument
01:04:18ça va leur faire plaisir
01:04:19mais oui
01:04:20il y a un auditeur
01:04:21qui me dit
01:04:21c'est l'effet strisande
01:04:23au final
01:04:23parce qu'on va aller voir
01:04:24effectivement cette vidéo
01:04:25qu'ils n'ont pas retirée
01:04:27et c'est bien dommage
01:04:28mais néanmoins
01:04:29je pense qu'il faut aussi
01:04:29dire les choses
01:04:30telles qu'on les ressent
01:04:33et qu'on ne peut pas tout faire
01:04:35et amis journalistes
01:04:36arrêtez avec vos exclus
01:04:37à la noix
01:04:38pour rester correct
01:04:39entre parenthèses
01:04:41des vidéos publiques
01:04:43de l'Assemblée nationale
01:04:44ou du Sénat
01:04:44c'est en aucun cas
01:04:45une exclue
01:04:46non mais exclue
01:04:48non toutes les séances
01:04:49sont filmées
01:04:50et diffusées
01:04:50sur les chaînes
01:04:51des assemblées
01:04:52merci à tous les quatre
01:04:54et Christine Bouillon
01:04:55on va vous entendre
01:04:56je pense tout au long
01:04:57de la journée
01:04:57sur Sud Radio
01:04:59vous suivez évidemment
01:05:01les manifestations
01:05:03paysannes
01:05:05les manifestations
01:05:06des agriculteurs
01:05:07et merci d'avoir été
01:05:08aussi nombreux ce matin
01:05:09et puis l'info
01:05:10la vraie
01:05:11c'est celle de Grolande
01:05:12on va recevoir
01:05:12Benoît Delépine
01:05:13tout à l'heure
01:05:14pour un spécial
01:05:15un film de Noël
01:05:16très gros landais
01:05:19dans un instant
01:05:21dans l'émission Média
01:05:22à tout de suite
01:05:22Sud Radio
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