- il y a 1 jour
Mettez vous d'accord avec Jean-Christophe Gallien, Paul Cébille, Alexandra Szpiner et Matthieu Baccialone.
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NewsTranscription
00:00:0010h midi avec Jean-Christophe Gallien, politologue, conseiller en communication.
00:00:04Paul Sébille, rédacteur en chef d'Hexagone, bonjour.
00:00:07Alexandre Aspiner, enseignante, déléguée spéciale en charge du décrochage scolaire à la région Île-de-France, bonjour.
00:00:13Et Mathieu Bachelon, communicant, président de M2B Conseil.
00:00:16Bonjour Valérie, bonjour à tous.
00:00:19Fake news are not fake news, that is the question.
00:00:23Donald Trump est inarrêtable, il est sans limite.
00:00:27Et on peut se demander si parfois, ce qu'il dit, quand on découvre les informations le matin, est réellement ce qu'il a dit ou si ce sont des fake news.
00:00:37D'ailleurs, ses soutiens hier, ses soutiens républicains ont cru à une fake news quand il a, à propos de cette lettre qui a été envoyée au Premier ministre norvégien,
00:00:46c'est ce qu'a dit M. Karsanti qui était hier sur le plateau de Jean-François Aquili, qui m'a dit mais non, non, non, c'est une fake news.
00:00:51Et un autre, Nicolas Conquer, a dit, vous vous rendez compte jusqu'où ils vont pour essayer de déstabiliser Donald Trump ?
00:01:02Ils font même de l'IA avec cette lettre.
00:01:05Et puis après, quand il s'est rendu compte que ce n'est pas une fake news, il a fait une pirouette arrière en disant, oui, ce n'est pas très grave cette lettre finalement.
00:01:11Donc voilà, ce matin, on va encore parler de Donald Trump, du Groenland, de ce tweet personnel que lui a envoyé Emmanuel Macron, qu'il a publié sur son réseau.
00:01:22Bref, on va y revenir dans quelques instants.
00:01:24On va parler du harcèlement scolaire, le pas de vagues continue et puis mettre fin, faut-il mettre fin au logement social à vie ?
00:01:32C'est ce qu'a déclaré ce matin, en tout cas, c'est la volonté du ministre du logement qui était ce matin également chez Jean-François Aquili.
00:01:37Avec vous, Gilles, on fait le pas de côté dans l'actualité.
00:01:41Oui, tous les jours à 10h30, la petite actualité qui peut devenir la grande actualité.
00:01:46Et on va démarrer par les élections municipales.
00:01:49Alors ça va peut-être se jouer à une chipolata près, puisque c'est la promesse du maire de La Rochelle.
00:01:55S'il est élu, il installera des plans de chat publics dans toute la ville.
00:02:01Donc si vous aimez la merguez et les chipolatas, il faut voter pour ce maire.
00:02:06Un petit clin d'œil dans Bonjour sur TF1.
00:02:09Amateur de chipol, amateur de merguez, je sais, vous allez déménager dans quelques mois si le maire sortant de La Rochelle,
00:02:16Thibaut Guiraud, remporte les prochaines élections de sa ville.
00:02:19Écoutez bien, il souhaite doter chaque quartier de La Rochelle d'une plancha électrique.
00:02:23C'est une bonne idée, je trouve, franchement.
00:02:25C'est une déclaration très sérieuse, faite à l'occasion de l'officialisation de sa candidature.
00:02:28Il y a quelques jours, à la tête d'une liste d'hiver gauche, Thomas Guiraud défend cette idée,
00:02:32et je le cite, pour rassembler les gens de tous âges.
00:02:35Il aime ça, les chipolatas et les merguez, il adore les plans de chat, il va en mettre partout dans sa ville.
00:02:39D'ailleurs, La Rochelle possède un barbecue public, déjà, depuis quelques années,
00:02:42une plancha électrique, plus précisément, inaugurée en juillet, depuis quelques mois,
00:02:46juillet 2025, par Thibaut Guiraud, justement.
00:02:49Les Rochelais apprécient d'ailleurs cette idée, car cette plancha est devenue très populaire.
00:02:53– Alors, ça existe dans d'autres pays.
00:02:56Le petit problème, c'est que souvent, c'est pas propre.
00:02:58Quand vous passez derrière, il faut venir avec son petit matériel et nettoyer derrière.
00:03:04Est-ce que vous pensez que c'est un argument politique, vous, qui êtes des spécialistes ?
00:03:08– Les communicants, Mathieu Batchalon, c'est…
00:03:09– Sur le papier.
00:03:10– Là, en ce moment, on assiste à des choses un peu dingues.
00:03:14– C'est un peu le concours lépine des…
00:03:16J'ai des conneries, mais c'est un peu ça, quoi.
00:03:18– Sur le papier, ça peut être intéressant, ça peut être marrant.
00:03:22Qui oserait être contre un barbecue ?
00:03:24C'est ça, mais après, en fait, moi, ce que…
00:03:26– Certains écologistes, oui.
00:03:28– Ah oui, je les avais oubliés.
00:03:29– On peut faire des poissons, on peut faire des légumes.
00:03:32– C'est ça, c'est ça.
00:03:33– Si on a dit, à Plante-Chain-Gilles, on n'est pas obligé de faire des mergueils.
00:03:35– Non, non, on peut faire des légumes, des poissons.
00:03:37– Non, mais nonobstant les écolos, c'est vrai que, moi, ce qui me marque,
00:03:43c'est surtout, en fait, ça dénote d'une, comment dire,
00:03:47une dévalorisation totale du pouvoir politique, y compris du pouvoir politique local.
00:03:51Parce que, certes, les mers n'ont pas énormément de pouvoir,
00:03:53mais enfin, on sait que les habitants ont quand même beaucoup d'attentes
00:03:57et que les mers ont quand même énormément de choses à gérer
00:03:59en termes de logement, en termes d'urbanisme, en termes de transport,
00:04:02qui sont des vrais sujets.
00:04:03Alors, la Plante-Chain, c'est marrant.
00:04:05J'imagine que ce n'est pas le seul programme, j'espère que ce n'est pas le seul point
00:04:08du programme de ce candidat, au demeurant sûrement très sympathique,
00:04:11que je ne connais pas.
00:04:13Mais, oui, c'est un petit coup de communication.
00:04:15Mais, si, si, c'est assez dommage.
00:04:18Et je pense que c'est assez, comment dire, réducteur
00:04:20pour les candidats et pour les élus locaux, en règle générale.
00:04:25– Oui, c'est évidemment, ils n'ont pas l'idée centrale, j'imagine, du programme
00:04:30et de ce que veut faire ce maire sortant qui plus est.
00:04:33– Oui, mais c'est vrai que c'est une manière de sortir d'un anonymat.
00:04:37Quand vous êtes dans une campagne municipale, notamment en province, en France,
00:04:41c'est compliqué d'émerger médiatiquement.
00:04:45Et donc, c'est vrai que des petits instruments comme ça
00:04:48qui permettent de sortir, à un moment donné, du cadre normal,
00:04:52d'avoir l'idée avant que les autres n'aient plus la communiquer,
00:04:54parce que certainement qu'il y a d'autres maires qui veulent imaginer
00:04:57cet équipement public, entre guillemets,
00:04:59qui peut venir, effectivement, nourrir.
00:05:01Après, on peut dire, voilà, c'est les gens vont se retrouver autour de ces barbecues
00:05:04ou faire des choses ensemble, et ainsi de suite.
00:05:05On peut l'imaginer.
00:05:06Mais je crois que c'est surtout l'idée de sortir de l'anonymat.
00:05:08C'est dur aujourd'hui de faire campagne.
00:05:10Les moyens alloués aux campagnes électorales dans ce pays sont trop faibles,
00:05:14beaucoup trop faibles.
00:05:15Alors, quand on est sortant, c'est plus simple.
00:05:16Quand on n'affronte pas un sortant, c'est évidemment plus simple.
00:05:19Mais lorsqu'on affronte et qu'on est challenge à un sortant,
00:05:21c'est quasiment impossible.
00:05:23Le coût d'une élection à l'électeur n'est pas compris dans ce pays.
00:05:26Et le coût de la démocratie n'est pas compris non plus.
00:05:29Pour moi, ça dit aussi ça.
00:05:30C'est-à-dire que je pense qu'il faut qu'on comprenne tous
00:05:33que, oui, une élection, ce n'est pas un gros mot.
00:05:35Dépenser de l'argent pour une élection, ce n'est pas un gros mot.
00:05:37Communiquer et ramener les gens sur le terrain, effectivement, du débat public.
00:05:41Et voilà, ce n'est pas un gros mot.
00:05:42Il faut que ce soit contrôlé, qu'on sache d'où vient l'argent,
00:05:43comment c'est dépensé.
00:05:44Peut-être que, rappelez-vous d'Emmanuel Macron
00:05:46et cette banque publique de la démocratie,
00:05:48c'est quelque chose qui était important.
00:05:50Et c'était un vrai, vrai sujet.
00:05:51Donc, pour moi, au-delà de l'idée qu'il y a une histoire de sortir de l'anonymat,
00:05:56c'est très difficile de faire des campagnes comme ça.
00:05:58Et en même temps, ça dit aussi que nous ne comprenons pas
00:06:01le vrai prix de la démocratie dans ce pays.
00:06:03Il est temps de le faire parce que d'autres le font.
00:06:05Et vous savez, sur les élections municipales,
00:06:06il y aura des interventions venues d'ailleurs.
00:06:08Et eux, ils ont des moyens.
00:06:09Oui.
00:06:11Oui, peut-être, Alexandre Raspina, oui.
00:06:13Alors, sur le fond, pourquoi pas ?
00:06:16Je veux dire, mais c'est vrai, vous avez évoqué les problèmes
00:06:19déjà d'attroupement, les problèmes de propreté.
00:06:24Mais, alors, une élection municipale, c'est de la proximité.
00:06:27C'est vrai que c'est une proposition de proximité.
00:06:29Donc, jusque-là, pourquoi pas ?
00:06:31Mais, moi, j'ai vu la façon dont il a présenté cette proposition
00:06:36en disant, je crois que c'est mon dada, etc.
00:06:39Je trouve que ça montre surtout l'effondrement de la classe politique,
00:06:42du niveau de la classe politique.
00:06:44C'est tragique.
00:06:44Comment voulez-vous que les Françaises et les Français
00:06:48nous prennent au sérieux
00:06:49quand on vient avec ce genre de proposition ?
00:06:52Alors, c'est gadget, c'est sympa, pourquoi pas ?
00:06:55Mais bon, je...
00:06:56Non, c'est aussi dire qu'en appartement,
00:06:58on ne peut pas forcément faire de barbecue.
00:07:00Et que ceux qui ont des grandes maisons
00:07:01peuvent faire des barbecues.
00:07:03En fait, c'est sympa si ça reste gadget.
00:07:08En fait, c'est sympa si ça reste gadget,
00:07:09qu'on en parle cinq minutes et que c'est une proposition.
00:07:11Oui, c'est bien que les candidats et les maires
00:07:12innovent et proposent des choses.
00:07:13Vous avez des gens qui vont faire des barbecues sauvages
00:07:16un peu partout.
00:07:17Si c'est la seule proposition
00:07:18que tu communiques uniquement là-dessus,
00:07:20bon, là, c'est un peu réducteur pour le coup.
00:07:23Pourquoi pas ?
00:07:23En tout cas, je n'ai pas du tout dit
00:07:24que c'était une mauvaise proposition.
00:07:26C'est juste que, bon, je trouve que c'est un petit peu...
00:07:28Mais il y a des candidats en Seine-Saint-Denis
00:07:30qui promettent aussi de prendre en charge
00:07:31les fournitures scolaires.
00:07:32Il y a un petit peu le concours l'épine
00:07:35des propositions en vue des municipales.
00:07:38Je ne défends pas cette idée,
00:07:40mais c'est quand même autre chose
00:07:42de proposer, de défendre...
00:07:43Oui, oui, non, c'est encore autre chose.
00:07:44Mais tu n'arrives pas à trouver
00:07:45les autres propositions qui ont été faites.
00:07:48Vous en pensez quoi, Paul ?
00:07:49Oui, oui, alors je suis assez d'accord
00:07:50avec ce qui vient d'être dit,
00:07:51mais par ailleurs, c'est au moins
00:07:52une proposition qui est populaire
00:07:54et qui, le reportage le dit,
00:07:57les gens aiment bien ça.
00:07:58Donc finalement, pour une fois,
00:07:58ce n'est pas quelque chose
00:07:59qui est très, très clivant,
00:08:01mais ça peut le devenir très rapidement
00:08:02puisque ce genre d'endroit génère des déchets.
00:08:05C'est derrière souvent des propositions
00:08:07qui sont lancées comme ça
00:08:08et dont on ne pense pas à l'usage.
00:08:11Et on l'a vu beaucoup à Paris,
00:08:12des propositions qui sont très bonnes
00:08:14sur par exemple les rues vertes végétalisées
00:08:18mais qui ensuite demandent un entretien,
00:08:20un coût, etc.
00:08:21Donc c'est ce genre de propositions
00:08:22qui peuvent paraître très, très populaires
00:08:24et positives, mais qui vantent dans...
00:08:27Mais c'est la mise en pratique, en fait.
00:08:28Oui, c'est la mise en pratique.
00:08:30Donc je serai prudent.
00:08:31Deux secondes, en fait, il y a cette tradition
00:08:33beaucoup des barbecues publics,
00:08:35notamment en Allemagne et en Scandinavie,
00:08:37ça va faire un lien qui est la marque.
00:08:38Mais c'est très sympathique.
00:08:38Mais il y a la discipline qui va avec.
00:08:41Il faut qu'il y ait...
00:08:43Ça repose aussi sur le civisme de la population.
00:08:45Sur la responsabilité individuelle.
00:08:47Loin de moi l'idée de dire
00:08:48que les Rochelaines sont face civique.
00:08:49On peut encore essayer de se faire confiance
00:08:51quand même collectivement.
00:08:52C'est ça qui est intéressant aussi.
00:08:54Vous voyez comme quoi...
00:08:55Toujours.
00:08:56Toujours à dire.
00:08:58Allez, à tout de suite.
00:08:59Et on parlera...
00:09:00Je vous invite,
00:09:02mais vous paierez une partie du projet.
00:09:03Oui, je vais vous parler des portables.
00:09:05Ça rejoindra le suicide de la jeune fille.
00:09:09Camélia, dont on va parler tout à l'heure.
00:09:11Sud Radio, mettez-vous d'accord ?
00:09:12Valérie Expert.
00:09:14Sud Radio, parlons vrai.
00:09:16Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord ?
00:09:19Valérie Expert.
00:09:21On est avec vous sur Sud Radio pour commenter l'actualité.
00:09:25Gilles, votre deuxième extrait.
00:09:28Alors, je ne sais pas si vous avez des enfants autour de la table.
00:09:30Je crois que oui.
00:09:32Est-ce qu'on doit laisser libres nos enfants avec leur portable ?
00:09:36Regardez ce papa sur M6.
00:09:38C'est un reportage d'M6.
00:09:40Alors, lui, il a installé un logiciel sur le portable de sa fille.
00:09:44Il reçoit en même temps tous les SMS qu'elle reçoit,
00:09:48toutes les réponses qu'elle envoie.
00:09:50Il peut lire ses mails,
00:09:51mais il peut surtout aussi, en miroir,
00:09:54regarder ce qu'elle est en train de faire avec son portable.
00:09:57Il en a le total contrôle.
00:09:59Écoutez ce reportage d'M6.
00:10:01Pour Lizzie, qui vient de rentrer en cinquième,
00:10:06les parents ont pris un abonnement spécial pour 5 euros par mois.
00:10:09De quoi avoir accès à des fonctionnalités plus poussées
00:10:12et notamment voir avec qui leur fille échange au quotidien.
00:10:15C'est toujours tout ce qu'elle a appelé.
00:10:16Les messages aussi, c'est pareil, je peux les voir.
00:10:18Elle a appelé les trois personnes.
00:10:19M'aéronne, M'aéronne, M'aéronne.
00:10:2037 minutes, elle a appelé.
00:10:21Je suis apaisé, en fait,
00:10:22de réellement savoir ce qui se passe sur son téléphone.
00:10:27C'est une sécurité pour elle comme pour nous, tout simplement.
00:10:31Pendant ce temps...
00:10:32Là, je suis en train de jouer à un jeu.
00:10:34Et le but, c'est de retrouver des enfants et de survivre.
00:10:38Parce qu'il y a des genres de monstres qui viennent nous attaquer la nuit.
00:10:41Alors que Lizzie est seule dans sa chambre...
00:10:43C'est mon jeu préféré.
00:10:44Ses parents peuvent contrôler en temps réel et à distance
00:10:46ce qu'elle fait sur son téléphone.
00:10:49À tout moment, je peux regarder ce qu'elle fait.
00:10:51Sur l'application, je peux screener l'écran,
00:10:53capture d'écran directement.
00:10:55Donc j'attends.
00:10:56Et du coup, on peut regarder.
00:10:58Il y a un mal, elle joue à Roblox.
00:10:59Si je lui demande, en fait, il va faire des captures d'écran
00:11:02tout le long de la journée pour voir tout ce qu'elle a fait.
00:11:04Et puis, même si c'est du contenu suspect,
00:11:06il va m'alerter directement.
00:11:08Alors, pour la sécurité de nos enfants,
00:11:10pour la sécurité du papa...
00:11:12Mais là, maintenant, sa fille, à priori, va être au courant.
00:11:16Elle l'était déjà.
00:11:17Elle était au courant.
00:11:18Je pense qu'elle était au courant.
00:11:21Voilà.
00:11:21Qu'est-ce que vous...
00:11:22Vous auriez fait ?
00:11:23Il faut lire les SMS et les...
00:11:26Moi, j'ai une fille de 23 ans.
00:11:28Et c'est vrai que nous, on a tenu sans portable jusqu'à ses 13-14 ans.
00:11:31Mais on était vraiment des dinosaures.
00:11:34On était vraiment...
00:11:35Alexandre Aspinel.
00:11:36Mais je trouve que...
00:11:38Alors, il y a beaucoup à dire sur le téléphone portable,
00:11:40sur les dangers des réseaux sociaux.
00:11:42Mais là, je crois qu'on est...
00:11:44Enfin, tout le respect que j'ai pour ce papa,
00:11:46je comprends ses angoisses, je comprends ses craintes.
00:11:48Parce que c'est vrai que les réseaux sociaux,
00:11:51le danger pour nos jeunes est vertigineux.
00:11:53C'est bien au-delà de tout ce qu'on peut imaginer.
00:11:56En revanche, peut-être que là, ça va un petit peu trop loin.
00:11:59C'est de l'intrusion.
00:12:00Oui, enfin, c'est bien au-delà de l'intrusion.
00:12:02C'est du contrôle total.
00:12:04Surtout à un âge où quand même les enfants ont besoin
00:12:07de se créer leur univers personnel.
00:12:10On sait tous combien, quand on est enfant,
00:12:13avoir des secrets, avoir son petit univers,
00:12:17c'est fondamental pour son évolution.
00:12:19Après, c'est vrai que la société a évolué.
00:12:20Non, mais la société a évolué.
00:12:22Elle est effrayante.
00:12:24On est bien d'accord.
00:12:26Avant, c'était...
00:12:27On n'accepte pas le bonbon du monsieur dans la rue.
00:12:30Là, on en est beaucoup plus loin.
00:12:32Vous l'auriez fait ?
00:12:34Écoutez, moi, j'ai encore dans cette zone d'âge,
00:12:36un garçon de 17 ans et une petite fille qui va avoir 11 ans.
00:12:40Donc, c'est en plein dedans.
00:12:41C'est clairement un sujet qui est...
00:12:43Et d'ailleurs, vous voyez, étrangement,
00:12:45la réaction d'un papa par rapport à ça
00:12:48est différente à quelques années près.
00:12:51C'est-à-dire qu'évidemment que je suis comme Alexandre.
00:12:53On a essayé de tenir assez longtemps sur l'idée du téléphone.
00:12:58Avouez qu'on a été très forts par 13-14 ans.
00:13:00Mais effectivement, c'était dans cette zone-là, c'était possible.
00:13:04Mais maintenant, il y a une telle pression.
00:13:06Il y a une pression qui est aussi liée à l'idée que,
00:13:09un, à l'accès de cet appareil.
00:13:10C'est-à-dire que vous n'êtes pas obligé de lui donner à 10 ans, 11 ans, 12 ans.
00:13:14Je ne sais pas quel âge de la petite fille, ainsi de suite.
00:13:16Ce n'est pas une nécessité.
00:13:17Même s'il y a une grosse pression sociale de l'environnement.
00:13:21Il y a aussi l'enjeu de la sécurité, du coup.
00:13:22Parce qu'on veut savoir où ils sont, quand ils se promènent beaucoup,
00:13:24notamment à Paris, où on les laisse assez vite en autonomie.
00:13:27Et notamment par rapport à leurs activités sociales, et ainsi de suite.
00:13:31Maintenant, aller jusqu'à ce point-là,
00:13:33c'est aussi reconnaître que, oui,
00:13:35moi, je fais référence à ce harcèlement en ligne,
00:13:38à des choses de ce type.
00:13:39Alors, bon, la première démarche, pour moi,
00:13:41c'est d'être au plus près le plus souvent possible,
00:13:43d'être en contact, de faire beaucoup de choses, le maximum.
00:13:45Une fois qu'on a dit ça,
00:13:46de connaître les gens dans l'environnement,
00:13:48dans l'environnement physique.
00:13:49On ne peut pas forcément le connaître dans l'environnement digital.
00:13:51La rue digitale, c'est une autre rue que la rue physique.
00:13:53Elle a beaucoup d'autres coins.
00:13:55Elle est plus sombre, souvent.
00:13:56Elle est parfois plus festible.
00:13:58C'est difficile de répondre avec affirmation sur l'idée.
00:14:01Moi, je n'irai pas jusque-là,
00:14:02parce que je ne suis pas comme ça personnellement.
00:14:04Mais je peux comprendre l'idée que,
00:14:06dans un contexte donné,
00:14:07on a envie, à ce point-là,
00:14:08de partir dans ce contrôle absolu.
00:14:10Moi, je pense que ça dépend beaucoup,
00:14:12encore une fois, d'un contact encore
00:14:14et d'un rapport qu'on peut avoir avec les enfants.
00:14:16Avec leurs amis,
00:14:17avec une maison ouverte,
00:14:18si c'est possible,
00:14:19parce que ce n'est pas toujours possible non plus.
00:14:20Avec une capacité de suivre
00:14:22les enjeux sportifs, culturels et autres.
00:14:24Mais c'est difficile de vous répondre.
00:14:26Alors, on a Stéphanie qui nous appelle
00:14:27au 0826 300 300.
00:14:29Bonjour Stéphanie.
00:14:30Vous avez des enfants ?
00:14:32Oui, bonjour.
00:14:33J'ai deux adolescents.
00:14:34Bonjour Valérie.
00:14:34Bonjour tout le monde.
00:14:35Et alors, vous en pensez quoi ?
00:14:37Est-ce que vous iriez jusque-là ?
00:14:38Je vous rejoins.
00:14:39Je suis entièrement d'accord avec vous.
00:14:40Tout ce que vous dites est tout à fait juste.
00:14:43C'est un peu déplacer le problème
00:14:45que d'espionner ses enfants.
00:14:46Je ne suis pas évidemment que là,
00:14:47c'est l'extrême de lire tous les SMS.
00:14:49Qui a envie de lire tous les SMS
00:14:51de ses enfants, de ses filles,
00:14:53de ses filles à leurs copains, à leurs copines ?
00:14:55Je pense qu'au jour d'aujourd'hui,
00:14:56on tombe dans un contrôle excessif.
00:14:59À mon goût,
00:14:59après, voilà,
00:15:00si ça rassure monsieur, tant mieux.
00:15:03Mais je ne pense pas que ça résoute le problème.
00:15:05Donc là, on déplace un peu le problème.
00:15:06Pour moi, je pense qu'il n'est pas judicieux
00:15:08d'équiper nos enfants d'un appareil de suivi.
00:15:10Je ne pense pas que ce soit la solution.
00:15:11Je suis pour une utilisation des téléphones
00:15:13un petit peu contrôlée,
00:15:15c'est-à-dire limitée quand on le peut,
00:15:16parce que ce n'est pas toujours facile,
00:15:17notamment avec les ados.
00:15:18On ne peut pas du tout accéder à leur téléphone,
00:15:20leur enlever.
00:15:21Ça devient compliqué à un certain âge.
00:15:23Et bien sûr,
00:15:24la discussion,
00:15:24comme vous dites,
00:15:25de la communication ouverte.
00:15:26Parce que déjà,
00:15:27les prévenirs,
00:15:27parce que vous parlez du bonbon dans la rue,
00:15:29mais aujourd'hui,
00:15:29c'est exactement la même chose.
00:15:31Parler à un inconnu en ligne,
00:15:32c'est comme parler à un inconnu
00:15:32dans la vie réelle.
00:15:34Donc, je suis pour une communication ouverte.
00:15:36Parler à vos enfants
00:15:36de la sécurité d'Internet,
00:15:38des menaces,
00:15:39des risques,
00:15:40ne pas cliquer sur des liens,
00:15:41ne pas parler à des gens
00:15:41qu'on ne connaît pas en ligne,
00:15:43mettre ses comptes en privé,
00:15:45ne pas divulguer d'infos personnelles,
00:15:47parce que je vois même des adultes
00:15:49le faire sur Facebook.
00:15:50Bonjour,
00:15:50je pars en vacances,
00:15:51de telle date à telle date.
00:15:53La porte est grande ouverte,
00:15:54venez chez moi,
00:15:55c'est open bar.
00:15:56Donc voilà,
00:15:56bloquer,
00:15:57signaler les harceleurs,
00:15:58quand ça arrive,
00:15:58changer vos mots de passe.
00:15:59Enfin,
00:15:59je suis plus pour une communication
00:16:01qu'une interdiction,
00:16:02parce que malheureusement,
00:16:04ça ne résout pas le souci.
00:16:05Et que l'interdiction
00:16:06pourra toujours être contournée,
00:16:08les enfants,
00:16:09les ados sont...
00:16:10Absolument,
00:16:10je vois des parents
00:16:10qui mettent des AirTags,
00:16:11des AirPog,
00:16:12je ne sais pas quoi,
00:16:13dans les sacs ados,
00:16:15dans les chaussures.
00:16:16Par contre,
00:16:17là où ce serait
00:16:17beaucoup plus judicieux,
00:16:18ce serait que l'enfant
00:16:19puisse lui-même activer
00:16:20une géolocalisation
00:16:21à partir de son téléphone.
00:16:23C'est-à-dire,
00:16:23maman,
00:16:23je sors de l'école,
00:16:24hop,
00:16:25il ou elle active,
00:16:26parce qu'on voit quand même
00:16:26des enfants en bas âge
00:16:27et on sait qu'il y a
00:16:28beaucoup d'insécurité,
00:16:29notamment au niveau
00:16:29des kidnappings.
00:16:30J'active la géolocalisation,
00:16:32sache que voilà,
00:16:32je sors de l'école,
00:16:33il ou elle envoie
00:16:34un petit SMS
00:16:35à son papa ou à sa maman
00:16:36et sur le trajet,
00:16:37elle est géolocalisée
00:16:38par la maman
00:16:39en temps réel.
00:16:40Alors,
00:16:40sauf que le jour
00:16:41où l'enfant oublie
00:16:42de géolocaliser,
00:16:44c'est la panique.
00:16:46On panique quand il y a
00:16:47un petit SMS
00:16:47qui lui m'appelle
00:16:48en rentrant
00:16:48et qu'il oublie d'appeler.
00:16:49Bon,
00:16:50merci beaucoup
00:16:50d'être intervenu,
00:16:51Stéphanie.
00:16:51Mathieu,
00:16:52Bachelon ?
00:16:52Moi,
00:16:53ça me met un peu mal à l'aise
00:16:54cette histoire de contrôle.
00:16:56Alors,
00:16:56je ne suis pas là
00:16:56pour juger ce papa
00:16:58qui fait sûrement
00:16:59de son mieux
00:17:00et c'est suffisamment compliqué
00:17:01chaque situation individuelle
00:17:02pour donner des leçons
00:17:03d'éducation,
00:17:04bien évidemment.
00:17:05Mais moi,
00:17:05ce qui me met vraiment mal à l'aise,
00:17:10c'est la relation de confiance
00:17:11qui ne se construit pas
00:17:13avec l'enfant.
00:17:15Parce qu'on sait
00:17:15qu'une partie
00:17:16de la construction
00:17:17d'une personne en devenir,
00:17:18donc d'un enfant
00:17:19et d'un adolescent,
00:17:21passe beaucoup
00:17:21par la confiance
00:17:22qu'on met en lui
00:17:23et la confiance
00:17:24qu'il aura ensuite
00:17:25vis-à-vis de l'autre
00:17:26et donc vis-à-vis
00:17:26de l'altérité
00:17:27tout au long de sa vie.
00:17:29Or là,
00:17:30il y a de fait
00:17:31un préalable
00:17:31qui est que l'enfant,
00:17:33on ne peut pas avoir
00:17:33confiance en lui
00:17:34et qu'il faut avoir
00:17:36un moyen coercitif
00:17:37qui est ce moyen d'espionnage,
00:17:38puisque c'est un petit peu
00:17:38d'espionnage,
00:17:39pour pouvoir contrôler sa vie.
00:17:41Et je trouve que c'est
00:17:41assez dommageable
00:17:42parce que l'enfant
00:17:43ne peut pas s'épanouir
00:17:44dans une relation
00:17:44où il existe
00:17:45ce qui est la transgression
00:17:46qui fait partie aussi,
00:17:48toute proportion gardée,
00:17:49bien évidemment,
00:17:50de la construction
00:17:50et notamment de la période
00:17:52de l'adolescence,
00:17:53mais aussi cette relation
00:17:56à voir avec ses parents,
00:17:58sa famille
00:17:58et en fait avec les adultes
00:18:00qui sera la communauté
00:18:01dans laquelle il va arriver ensuite.
00:18:02Je peux vous donner
00:18:03le nom du logiciel
00:18:04pour votre femme ?
00:18:06Oui, c'est pas mal
00:18:07quand même aussi
00:18:08parce que ça remet
00:18:09un peu le débat
00:18:09sur le rôle des parents.
00:18:11Puisque là,
00:18:12pour le moment,
00:18:13on découvrait
00:18:14les réseaux sociaux,
00:18:15les téléphones,
00:18:15encore sur une période
00:18:17de 20 ans quand même.
00:18:18Mais là,
00:18:19les parents reviennent
00:18:19un petit peu dans le champ.
00:18:21On comprend que
00:18:21le rôle du parent
00:18:23est fondamental
00:18:23et je l'avais déjà évoqué ici,
00:18:25c'était une étude
00:18:26sur les résultats scolaires
00:18:27et le téléphone.
00:18:28En fait,
00:18:28le téléphone n'est pas un problème,
00:18:30l'écran n'est pas un problème,
00:18:31c'est le contrôle
00:18:32et l'usage
00:18:33et à quel point
00:18:34les parents sont investis.
00:18:36Bon, et bien voilà,
00:18:36là, c'est peut-être
00:18:37un cas un peu extrême
00:18:37et il y a peut-être
00:18:38des enfants
00:18:38qui ont besoin
00:18:39de cette extrémité aussi
00:18:40pour se contrôler eux-mêmes
00:18:42et comprendre
00:18:42ce qu'il faut le faire ou pas.
00:18:44Mais c'est vrai que nous,
00:18:46quand on était plus jeunes,
00:18:46en tout cas moi,
00:18:47mes parents savaient parfaitement
00:18:48où j'étais,
00:18:49à quel moment, etc.
00:18:50Donc c'était aussi
00:18:50une forme de fliquage
00:18:51qui n'allait peut-être pas
00:18:52jusqu'à savoir
00:18:54ce que je disais
00:18:54à mes copains,
00:18:55mais c'était quand même
00:18:56strict.
00:18:57Il y avait ça.
00:18:58Et puis,
00:18:58c'était à votre époque,
00:19:00c'était plus rassurant,
00:19:02le métro n'était pas
00:19:03forcément dangereux.
00:19:04C'est vrai,
00:19:05c'est vrai.
00:19:05On n'a pas eu confiance
00:19:07à l'enfant.
00:19:08Mais ça nous a dit
00:19:08beaucoup quand même aussi
00:19:09de la peur.
00:19:11Oui, voilà.
00:19:12la peur dans laquelle
00:19:12notre société
00:19:14s'est ancrée.
00:19:15Bien sûr.
00:19:16Stéphane nous dit
00:19:17mais il n'y a aucun cours
00:19:18de prévention et d'aide
00:19:19au support.
00:19:21Les gens sont victimes
00:19:21d'électronisme.
00:19:23Ça, il a assez raison.
00:19:24Et le service public,
00:19:26c'est zéro éducation
00:19:27sur le numérique.
00:19:28Oui, oui.
00:19:28Sauf que l'école
00:19:29ne peut pas tout non plus.
00:19:32Arrêtons de tout demander
00:19:33à l'école.
00:19:34Ça fait parler.
00:19:35Voilà.
00:19:36Merci.
00:19:36On se retrouve dans un instant.
00:19:38On va parler
00:19:39de Donald Trump,
00:19:40de ses obsessions,
00:19:41de son comportement
00:19:43sans aucun filtre.
00:19:45A tout de suite.
00:19:47Sud Radio.
00:19:48Le 10h midi,
00:19:49mettez-vous d'accord ?
00:19:50Sud Radio.
00:19:51Le 10h midi,
00:19:52mettez-vous d'accord ?
00:19:54Valérie Expert.
00:19:55On se retrouve avec vous
00:19:56sur Sud Radio
00:19:57pour commenter l'actualité
00:19:58avec Jean-Christophe Gallien,
00:19:59politologue,
00:20:00conseiller en communication,
00:20:02Alexandre Aspiner,
00:20:03enseignante,
00:20:03déléguée spéciale
00:20:04en charge du décrochage
00:20:06scolaire à la région
00:20:06Île-de-France,
00:20:07Paul Séby,
00:20:08rédacteur en chef d'Hexagone
00:20:09et Mathieu Bachelon,
00:20:10communicant et président
00:20:12de M2B Conseil.
00:20:13On va revenir
00:20:13sur ce drame.
00:20:16Cette jeune fille,
00:20:17Camélia,
00:20:17qui s'est jetée
00:20:18sous un train,
00:20:19elle était harcelée,
00:20:20elle s'en était ouverte
00:20:21à son proviseur.
00:20:23Pas de vagues,
00:20:24semble être malgré tout.
00:20:26Encore et toujours,
00:20:27la norme
00:20:27dans les établissements.
00:20:29On va parler
00:20:29du logement social
00:20:30à vie.
00:20:32Faut-il en finir
00:20:33avec cela ?
00:20:34Faut-il un réexamen ?
00:20:36C'est ce que disait
00:20:36ce matin
00:20:37le ministre du Logement,
00:20:39Vincent Jean Brun,
00:20:40au micro de Jean-François
00:20:41et qui lirait examiner
00:20:42tous les trois ans
00:20:43la situation
00:20:43de ceux qui ont droit
00:20:45à un logement social
00:20:46et puis Donald Trump
00:20:49et le Groenland.
00:20:50Donc ce matin,
00:20:51plusieurs informations.
00:20:53Donald Trump
00:20:54qui...
00:20:55Peut-être qu'on a le son,
00:20:56même s'il n'est pas traduit.
00:20:57Vous entendrez le ton
00:20:58de Donald Trump
00:21:00à propos du fait
00:21:01qu'Emmanuel Macron
00:21:02affirmait qu'il ne voulait pas
00:21:04rejoindre le Conseil de paix
00:21:06organisé par Donald Trump
00:21:08au motif que Vladimir Poutine
00:21:10allait y participer.
00:21:11Écoutez la réponse
00:21:11de Donald Trump.
00:21:12Donc vous traduez
00:21:27en gros c'est...
00:21:28Ah bon, il a dit ça
00:21:29mais tout le monde s'en fout.
00:21:30En gros, il ne sera plus là
00:21:31dans quelques mois.
00:21:32On s'en fout
00:21:33de ce que dit Emmanuel Macron
00:21:34et puis s'il continue,
00:21:35je mettrai 200%
00:21:37de taxes
00:21:38sur les vins français.
00:21:39Voilà la déclaration.
00:21:40Et des champagnes.
00:21:41Et des champagnes.
00:21:42Donc s'il n'était pas à l'antenne
00:21:43on aurait pu se dire
00:21:44que c'était une fake news
00:21:45comme la lettre hier
00:21:46qu'il a envoyée
00:21:47au Premier ministre
00:21:48de la Norvège
00:21:50en disant que
00:21:52comme on ne lui a pas donné
00:21:54le Nobel
00:21:54et bien il n'en a plus rien
00:21:56à faire
00:21:56de la paix.
00:21:58Et ce matin
00:21:59il a remis une couche
00:21:59en disant
00:22:00non non, il a dit
00:22:01qu'il n'avait rien à voir
00:22:02avec le prix Nobel
00:22:02le Premier ministre
00:22:03mais moi je sais
00:22:04que c'est eux
00:22:05qui sont intervenus
00:22:06pour que je n'ai pas le Nobel.
00:22:08Ce qui est faux
00:22:09avec Donald Trump
00:22:09c'est qu'en réalité
00:22:10la réalité de Donald Trump
00:22:13est toujours plus spectaculaire
00:22:14plus dingue
00:22:15que les fake news.
00:22:16Donc il y a une espèce
00:22:17d'escalade absolument délirante.
00:22:20Maintenant
00:22:20bon
00:22:21Maduro
00:22:23c'était formidable
00:22:24en tout cas
00:22:24moi je le pense
00:22:25mais là
00:22:26on semble que
00:22:27ça n'a pas changé grand chose
00:22:28pour le peuple vénézuélien.
00:22:30Pour l'instant
00:22:30non
00:22:30mais c'était une première étape
00:22:31en tout cas
00:22:32et on a vu quand même
00:22:33que le peuple vénézuélien
00:22:34pour l'instant
00:22:35c'est formidable
00:22:36pour le pétrole.
00:22:37Qui sont seuls décisionnaires
00:22:38pour l'instant
00:22:39et qui sont seuls concernés
00:22:41pour l'instant
00:22:41ils étaient quand même
00:22:42très enthousiastes
00:22:43de ce qui s'était passé là.
00:22:45Maintenant
00:22:45pour le reste
00:22:45on voit bien
00:22:46qu'il veut tout dynamiter.
00:22:48Je sais bien
00:22:48qu'il y a une tradition
00:22:49du Far West
00:22:50aux Etats-Unis
00:22:51mais là
00:22:51il faut peut-être
00:22:53que M. Donald Trump
00:22:55se tempère un peu.
00:22:57Ce qui est fou
00:22:57c'est que
00:22:58pour le Groenland
00:22:59par exemple
00:23:00ce pays a été
00:23:01colonisé
00:23:02on est d'accord
00:23:03mais
00:23:05il n'y a aucun
00:23:06enfin il n'y a aucun
00:23:07danger
00:23:08c'est-à-dire que
00:23:08c'est une lubie
00:23:09comme ça
00:23:10il a décidé
00:23:10qu'il devait mettre
00:23:12la main sur le Groenland
00:23:13et moi
00:23:14ce qui m'inquiète
00:23:14beaucoup plus
00:23:15là on est dans le folklore
00:23:16mais moi
00:23:18ce qui m'inquiète
00:23:19c'est notre impuissance
00:23:20européenne
00:23:21à réagir
00:23:22et à répondre
00:23:23on n'a aucune réponse
00:23:24on est là
00:23:25spectateur
00:23:27de ce désastre
00:23:27et on ne fait rien.
00:23:28Est-ce que ce n'est pas
00:23:29justement la réaction
00:23:30européenne
00:23:31qui permet
00:23:33cette folie
00:23:33qui permet
00:23:34qu'il y a eu
00:23:35cette réaction
00:23:35parce qu'il est quand même
00:23:36assez peu soutenu
00:23:38aux Etats-Unis
00:23:39les républicains
00:23:39ont dit que s'il envalissait
00:23:40le Groenland
00:23:42il ne suivrait pas
00:23:43donc est-ce que finalement
00:23:44ces mesures de rétorsion
00:23:46économique
00:23:46n'ont pas provoqué
00:23:48cette réaction
00:23:49de Donald Trump
00:23:50alors
00:23:50on est toujours puni
00:23:52d'être faible
00:23:52la France
00:23:53Paris
00:23:55juge inacceptables
00:23:56les menaces
00:23:56de taxes américaines
00:23:57sur les vins
00:23:58pour influencer
00:23:59sa politique étrangère
00:24:01vous vouliez
00:24:02vous
00:24:02je lisais
00:24:05nous sommes déjà
00:24:08bien avancés
00:24:09il y a dix jours
00:24:09il y a une interview
00:24:10dans le New York Times
00:24:11qui est intéressante
00:24:12où quatre journalistes
00:24:13de New York Times
00:24:13interrogent
00:24:14pour moi
00:24:16c'est la clé
00:24:17Donald Trump
00:24:19sur l'idée
00:24:19de
00:24:20c'est quoi la limite
00:24:21à son pouvoir
00:24:22même pas son ambition
00:24:23son pouvoir
00:24:24il répond
00:24:25sur la scène mondiale
00:24:29pas seulement aux Etats-Unis
00:24:29sur l'ensemble de la planète
00:24:30évidemment
00:24:31à la mesure de son pouvoir
00:24:32il y a une chose
00:24:33ma propre moralité
00:24:34mon propre esprit
00:24:36c'est la seule chose
00:24:37qui peut m'arrêter
00:24:38et c'est très bien
00:24:39je n'ai pas besoin
00:24:40de droit international
00:24:40mais je ne cherche pas
00:24:42à faire de mal aux gens
00:24:43donc vous vous rendez compte
00:24:44c'est à dire que là
00:24:44on est dans quelque chose
00:24:45où on est dans une affirmation
00:24:46assez claire
00:24:48nette
00:24:48précise
00:24:48traduite par des acquis
00:24:50par exemple
00:24:50le conseil de paix
00:24:51le conseil de paix
00:24:53pour moi
00:24:54c'est au début
00:24:54je me dis
00:24:55c'est déjà
00:24:56un anti
00:24:58ou un conseil de sécurité
00:24:59bis de l'ONU
00:25:00mais c'est beaucoup plus
00:25:01que ça
00:25:02moi j'ai découvert ce matin
00:25:03peut-être expliqué
00:25:05à nos auditeurs
00:25:05qu'il y avait un conseil de paix
00:25:07qui avait été initié
00:25:08par Donald Trump
00:25:09qui avait été initié
00:25:10par Donald Trump
00:25:11sur en fait
00:25:12la gestion
00:25:13du cas de Gaza
00:25:14c'est en gros
00:25:15la reconstruction
00:25:16le contrôle
00:25:17de la reconstruction
00:25:18éventuelle de Gaza
00:25:19et donc l'objet
00:25:20normalement
00:25:20est très géographisé
00:25:21et dedans
00:25:22il y a des partenaires
00:25:23après c'est devenu
00:25:24quelque chose
00:25:24de très différent
00:25:25où le conseil de paix
00:25:26s'intéresse à toutes
00:25:27les géographies de la planète
00:25:28à tous les problèmes
00:25:29de conflictualité éventuels
00:25:31mais avec un membre à vie
00:25:33qui s'appelle Donald Trump
00:25:34des membres invités
00:25:35qui ne payent pas
00:25:36d'autres qui doivent payer
00:25:37un milliard de dollars
00:25:38en cash
00:25:38pour pouvoir venir
00:25:39des entreprises
00:25:40qui ne peuvent pas venir
00:25:41on va avoir Davos
00:25:42c'est pour ça d'ailleurs
00:25:43que ça s'enchaîne
00:25:43et que c'est annoncé
00:25:44à ce moment-là
00:25:45où les entreprises
00:25:47ne peuvent pas appartenir
00:25:48au conseil dit de paix
00:25:49mais peuvent financer
00:25:50l'accès de certaines entreprises
00:25:51financer des activités
00:25:52donc on est face quasiment
00:25:53à ce qu'on voit
00:25:54dans James Bond
00:25:55si vous voulez
00:25:55un cartel
00:25:56un cartel
00:25:57parce que lui décide
00:25:59de qui peut être invité
00:26:00et pas invité
00:26:00lui peut rester à vie
00:26:02les autres ont des mandats
00:26:03de trois ans
00:26:03lui seul peut déterminer
00:26:05quels sont les avis stratégiques
00:26:06les tentations stratégiques
00:26:07définitivement
00:26:08donc on est dans un monde parallèle
00:26:09ça m'a pour moi
00:26:11si vous voulez
00:26:11c'est un truc
00:26:11qui me paraît tellement
00:26:12hors normes
00:26:14si vous voulez
00:26:14qui lorsque vous le faites
00:26:16avec l'écho
00:26:16qu'il décrit
00:26:17de la limitation essentielle
00:26:19de son pouvoir
00:26:19me rend absolument
00:26:20au moins il le verbalise
00:26:21il y a d'autres grands leaders
00:26:22monsieur Poutine
00:26:24monsieur Xi Jinping
00:26:25qui ont certainement
00:26:26les mêmes dimensions
00:26:27monsieur Modi
00:26:28d'égo
00:26:29et de capacité
00:26:31à se répondre
00:26:32sur la planète
00:26:32mais lui
00:26:33il en fait une saturation
00:26:34médiatique
00:26:35et il l'organise
00:26:35à travers ce cartel
00:26:36ce cartel-là
00:26:37n'est pas quelque chose
00:26:38de différent
00:26:38alors on a un auditeur
00:26:40Antonio
00:26:400826 300 300
00:26:42Antonio
00:26:43qu'est-ce que
00:26:44vous avez pensé
00:26:45de cette déclaration
00:26:46de Donald Trump ?
00:26:48je ne suis pas vraiment étonné
00:26:49il n'y a rien de nouveau
00:26:50rien de nouveau
00:26:51à l'ouest
00:26:52bon ce monsieur
00:26:54plus on lui laisse de pouvoir
00:26:56et plus il en profite
00:26:57et d'une certaine façon
00:27:00pratiquement
00:27:01il a raison
00:27:01parce que l'Europe
00:27:02ça fait des décades
00:27:03qu'elle s'est couché
00:27:04devant les Etats-Unis
00:27:05on le voit bien
00:27:06avec beaucoup d'affaires
00:27:07donc maintenant
00:27:09l'Europe
00:27:09qu'est-ce qu'elle va faire
00:27:10c'est pas Ursula
00:27:11Van der Leyen
00:27:12une amende
00:27:14qui va se mettre
00:27:14contre les Etats-Unis
00:27:15l'Allemagne
00:27:16c'est pour faire un blocage
00:27:17comme il dit
00:27:17de monsieur Macron
00:27:18qui a envie
00:27:18toujours d'être
00:27:20sur le devant de la scène
00:27:21quand c'est pas sa coalition
00:27:22des volontaires
00:27:23maintenant c'est quoi
00:27:24ça s'appelle
00:27:25l'instrument anti-coercition
00:27:26maintenant il nous sort ça
00:27:27encore
00:27:27des termes
00:27:28comment voulez-vous
00:27:30faire un instrument
00:27:31anti-coercition
00:27:32si déjà
00:27:32quand vous voyez
00:27:33que l'Allemagne
00:27:34son plus gros client
00:27:35c'est les Etats-Unis
00:27:36c'est possible
00:27:37donc l'Allemagne
00:27:37elle va dire non
00:27:38tout de suite
00:27:38ils vont dire
00:27:399
00:27:40ça va pas passer
00:27:43et puis il y a d'autres pays
00:27:44avec qui ça va passer
00:27:45l'Italie non plus
00:27:46ça passera pas
00:27:48l'Irlande
00:27:49les Pays-Bas
00:27:49tout cela
00:27:49ils vont dire non
00:27:50apparemment il faut 15 pays
00:27:51j'ai écouté
00:27:52il faut 15 pays
00:27:52pour que ça passe
00:27:53mais jamais
00:27:54ils arriveront
00:27:54ils arriveront tout juste
00:27:55à 5-6
00:27:56après le reste
00:27:57ils vont se planter
00:27:58donc ils profitent
00:27:59justement de la désunion
00:28:00parce que c'est pas
00:28:01l'Union Européenne
00:28:01c'est la désunion
00:28:02vous êtes
00:28:02il y a 27 pays
00:28:03chacun tire la couverture
00:28:05de son côté
00:28:05on le voit bien
00:28:07avec le Mercosur
00:28:08comment ça s'est passé
00:28:08donc quand on fait passer
00:28:10le Mercosur
00:28:10Trump il se dit
00:28:12je vais faire passer
00:28:12ceci
00:28:13ça peut me prendre
00:28:13l'Irlande
00:28:14donc il en profite
00:28:15non non
00:28:16moi je pense qu'il va le faire
00:28:18ça va finir par passer
00:28:19alors après
00:28:19les Européens
00:28:21qu'est-ce qu'ils vont faire
00:28:22je sais pas
00:28:23j'ai pas vraiment
00:28:24beaucoup d'espoir
00:28:24que ça passe
00:28:25surtout quand je vous dis
00:28:26que l'Allemagne
00:28:27sachant que l'Allemagne
00:28:28a un excédent
00:28:29avec les Etats-Unis
00:28:30et puis Donald Trump
00:28:32qui allait tomber
00:28:32sur l'Allemagne
00:28:33je crois qu'ils avaient fait
00:28:34l'année dernière
00:28:3570-80 milliards
00:28:36d'excédents
00:28:37l'Allemagne
00:28:38ils vont pas se fâcher
00:28:39avec les Etats-Unis
00:28:40écoutez
00:28:41alors
00:28:42Paul CBI
00:28:43peut-être
00:28:43oui oui c'est intéressant
00:28:44parce que là
00:28:45c'est ça
00:28:46on voit cette frustration
00:28:48de ce qui se passe
00:28:48et on parle de Trump
00:28:49et on n'est pas d'accord
00:28:50avec sa façon de parler
00:28:51sa communication
00:28:52mais par ailleurs
00:28:53il y a une forme d'efficacité
00:28:54aussi dans ce qu'il fait
00:28:55notamment sur l'immigration
00:28:57là les Etats-Unis
00:28:58ont un solde
00:28:59migratoire négatif
00:29:00pour la première fois
00:29:01depuis 50 ans
00:29:02sur le commerce
00:29:03pareil
00:29:03leur balance commerciale
00:29:04se rééquilibre
00:29:05première fois
00:29:06depuis 2009
00:29:07donc derrière
00:29:08cette communication
00:29:09il y a aussi
00:29:09quelque chose
00:29:10je pense
00:29:10qui se passe
00:29:11dans la tête de Trump
00:29:12et une stratégie
00:29:13qui visiblement
00:29:14fonctionne sur certains points
00:29:15alors
00:29:15en un terme
00:29:16il a des vrais résultats
00:29:18et je pense que
00:29:19sur le Groenland
00:29:20nous on voit ça
00:29:22comme cette volonté
00:29:22d'envahir le territoire
00:29:25mais aussi
00:29:26les Européens
00:29:27ont laissé
00:29:28par exemple
00:29:28l'Ukraine
00:29:29être envahie par la Russie
00:29:30je pense que Trump
00:29:30n'a pas envie
00:29:31que la même chose
00:29:32se passe
00:29:32au Groenland
00:29:33et est-ce que
00:29:35moi je ne sais pas
00:29:35c'est-à-dire
00:29:36lui il voudrait
00:29:37qu'on les laisse
00:29:37que les Européens
00:29:38ne réagissent pas
00:29:39que les Européens
00:29:40réagissent
00:29:41si c'était la Russie
00:29:42qui prenait le contrôle
00:29:43du territoire
00:29:44parce que c'est possible
00:29:45le Groenland
00:29:45est vraiment très proche
00:29:46de la Russie
00:29:47on peut imaginer
00:29:48je ne pense pas
00:29:48qu'on imaginait
00:29:49il y a 10 ans
00:29:49ce qui allait se passer
00:29:50en Ukraine
00:29:51et pourtant c'est arrivé
00:29:51moi je trouve
00:29:56pour les Américains
00:29:57qui ne peuvent pas
00:29:58intervenir n'importe où
00:29:59dans le monde
00:29:59et sans arrêt
00:30:00en tout cas
00:30:01du point de vue de Trump
00:30:02bien sûr
00:30:03pour eux
00:30:04c'est une forme de
00:30:04on remue un petit peu
00:30:05ce qui se passe en Europe
00:30:06et on l'a dit
00:30:07la désunion des pays
00:30:08etc
00:30:09qui pose ce genre de problème
00:30:10cette faiblesse
00:30:11finalement de l'Europe
00:30:12donc ça répond à ça
00:30:13mais Trump est violent
00:30:15dans ses façons de faire
00:30:16mais comme on disait
00:30:17il y a quand même des résultats
00:30:17et peut-être que là
00:30:18il y aura un résultat
00:30:19au niveau de l'Europe
00:30:20une forme d'action
00:30:21commune
00:30:22on a vu l'envoi de troupes
00:30:24le Danemark
00:30:24qui ne voulait pas
00:30:25de la France
00:30:25on voit que des choses
00:30:27changent quand même
00:30:28moi je ne peux pas dire
00:30:29ce qui va se passer
00:30:29j'en sais rien
00:30:30mais peut-être
00:30:31que ce qu'a tant Trump
00:30:32c'est ça
00:30:32une réaction européenne
00:30:34aussi de puissance
00:30:35vis-à-vis de la Russie
00:30:36c'est ce qu'ils n'ont pas
00:30:37réussi à faire
00:30:38jusqu'à maintenant
00:30:38Mathieu ?
00:30:40ce qu'a dit Antonio
00:30:41notre auditeur
00:30:41et ce que tu viens de dire
00:30:43aussi est assez juste
00:30:44sur le côté
00:30:45tout le monde ne tire pas
00:30:47dans la même direction
00:30:50au sein de l'Union Européenne
00:30:51quand on voit que
00:30:52même le Danemark
00:30:53qui est à priori
00:30:55quand même
00:30:56un des pays
00:30:56les plus agressés
00:30:58directement par Donald Trump
00:30:59continue
00:31:00à acheter
00:31:01parce qu'on a vu
00:31:02qu'il y a eu
00:31:03ils ont fait une commande
00:31:04d'avions de patrouille
00:31:05maritimes aux Etats-Unis
00:31:06pour des avions
00:31:07P8A
00:31:08Poseidon
00:31:08qui sont des avions
00:31:09maritimes
00:31:09auprès des américains
00:31:11quand on voit
00:31:11que les allemands
00:31:12pèsent de tout leur poids
00:31:14dans un lobbying
00:31:15ultra agressif
00:31:17pour faire
00:31:18complètement capoter
00:31:19le projet d'avion européen
00:31:21en s'opposant
00:31:23à Dassault
00:31:24et aux intérêts
00:31:24français
00:31:25on voit bien
00:31:26qu'au sein même
00:31:27de l'Union Européenne
00:31:27il y a des partenaires
00:31:29y compris des partenaires
00:31:31de premier plan
00:31:32que sont notamment
00:31:33l'Allemagne
00:31:33et les pays scandinaves
00:31:34on en avait parlé déjà
00:31:35ici à cette antenne
00:31:36une fois
00:31:37sur le fait que
00:31:38le Danemark
00:31:39c'est un retour de bâton
00:31:40parce que le Danemark
00:31:40a quand même été
00:31:41pendant très longtemps
00:31:42très complaisant
00:31:43envers les Etats-Unis
00:31:45envers notamment
00:31:46l'implantation
00:31:47de bases américaines
00:31:48au sein de l'Union Européenne
00:31:49via l'OTAN
00:31:50et on voit que
00:31:51alors là
00:31:51le seul bémol
00:31:52que j'ai avec l'auditeur
00:31:53c'est quand il dit
00:31:54que Emmanuel Macron
00:31:56est ridicule
00:31:57enfin il n'a pas dit ça
00:31:58comme ça
00:31:58mais ça voulait dire
00:31:59un peu ça en Europe
00:31:59je ne suis pas un macronien
00:32:00purçu que vous le savez
00:32:01mais la force est de constater
00:32:02que
00:32:03bon
00:32:04on peut lui reconnaître
00:32:05d'essayer
00:32:05avec les moyens
00:32:06qui sont les siens
00:32:07et avec la désunion
00:32:08qu'il y a au sein
00:32:08de l'Union Européenne
00:32:09d'essayer de faire entendre
00:32:09une voix assez différente
00:32:10qui serait une voix d'indépendance
00:32:11mais c'est sûr
00:32:12que ce n'est pas facile
00:32:13et que face au mastodonte
00:32:15Trump
00:32:15ça doit nous interroger
00:32:16sur notre capacité
00:32:17de réponse
00:32:18moi je n'ai pas entendu
00:32:19cette voix
00:32:19pardon mais
00:32:20cette voix de volonté
00:32:21d'indépendance
00:32:22je ne l'ai pas entendue
00:32:24là vraiment
00:32:24pas du tout
00:32:25Valérie sur les réseaux sociaux
00:32:27on parle surtout
00:32:27que Donald Trump
00:32:29se radicalise
00:32:30avant les mid-turn
00:32:31du mois de novembre
00:32:32en disant
00:32:33qu'il fait ce qu'il a à faire
00:32:35avant d'être
00:32:36peut-être empêché
00:32:37au mois de novembre
00:32:38et c'est pour ça
00:32:39qu'on voit une radicalisation
00:32:40avant que son pouvoir
00:32:42soit contesté
00:32:43peut-être au mid-turn
00:32:44du mois de novembre
00:32:45c'est la réaction
00:32:46sur Twitter
00:32:46soyons clairs
00:32:47c'est une des
00:32:48une des
00:32:50valeurs diplomatiques
00:32:51du moment
00:32:52c'est d'attendre
00:32:53cette élection
00:32:54en gros
00:32:55beaucoup d'acteurs
00:32:56sur tous les sujets
00:32:57ou toutes les grandes crises
00:32:58aujourd'hui
00:32:59et ça dit bien
00:33:01ce que tu viens de dire
00:33:02c'est-à-dire en gros
00:33:03essayer de ralentir
00:33:04en fait en été
00:33:04les Etats-Unis
00:33:06sur un certain nombre de sujets
00:33:07parce que l'idée centrale
00:33:09c'est de dire après
00:33:09la marge de manœuvre
00:33:10est différente
00:33:10c'est vrai
00:33:12et c'est faux à la fois
00:33:13alors c'est vrai
00:33:14parce qu'effectivement
00:33:14la latitude
00:33:15si jamais il y avait
00:33:16des fêtes
00:33:16des républicains
00:33:18sur une partie
00:33:19de cette élection
00:33:20ou sur la totalité
00:33:21il y aurait effectivement
00:33:22moins de capacités
00:33:23mais
00:33:23c'est faux
00:33:24dans l'idée
00:33:25que Donald
00:33:26sur le coup
00:33:27et cette déclaration
00:33:28c'est ça que je la sortais
00:33:28tout à l'heure
00:33:29le club
00:33:30qu'il est en train
00:33:30de créer aussi
00:33:31l'autonomise
00:33:32quasiment
00:33:33si vous voulez
00:33:33d'une règle de droit
00:33:35à la fois internationale
00:33:36alors là pour le coup
00:33:36on le sait
00:33:37mais d'une règle
00:33:38de droit interne aussi
00:33:39alors fédérale
00:33:40pour le coup
00:33:40et je ne parle même pas
00:33:41du reste
00:33:41alors après
00:33:42il peut être attaqué
00:33:42devant la cour suprême
00:33:43il peut être attaqué
00:33:43il y a plein de cours
00:33:45de justice aux Etats-Unis
00:33:46mais ça ne suffira pas
00:33:47on se retrouve
00:33:49dans un instant
00:33:50on dira encore
00:33:50quelques mots
00:33:50de Donald Trump
00:33:51et puis on parlera
00:33:52de harcèlement scolaire
00:33:53pas de vagues
00:33:54visiblement
00:33:55le message n'est pas encore
00:33:56passé dans les établissements
00:33:58à tout de suite
00:33:58Sud Radio
00:33:59mettez-vous d'accord
00:34:00Valérie Expert
00:34:01Sud Radio
00:34:03le 10h midi
00:34:04mettez-vous d'accord
00:34:05Valérie Expert
00:34:06et de retour avec vous
00:34:08sur Sud Radio
00:34:09on est au 0826 300 300
00:34:11on va parler
00:34:12harcèlement scolaire
00:34:13on va parler
00:34:14des logements sociaux
00:34:15est-ce qu'il faudrait
00:34:16une réévaluation
00:34:17tous les trois mois
00:34:18quelques mots encore
00:34:19sur Donald Trump
00:34:19ce matin
00:34:20deux choses aussi
00:34:22sur lesquelles
00:34:23je me suis interrogée
00:34:24sur son réseau social
00:34:25Truth
00:34:26il publie un SMS
00:34:27que lui a envoyé
00:34:28Emmanuel Macron
00:34:29un SMS
00:34:30cher Donald
00:34:31je te propose
00:34:33c'est quand même
00:34:35ahurissant
00:34:35qu'il fasse ça
00:34:36et la deuxième
00:34:37c'est cette carte
00:34:38encore une fois
00:34:38dans le bureau ovale
00:34:39des Etats-Unis
00:34:40du Canada
00:34:41et du Groenland
00:34:42qui sont
00:34:42aux couleurs
00:34:44de l'Amérique
00:34:46j'ai vu dans CNN
00:34:47aussi
00:34:47alors c'est assez glaçant
00:34:49quand on lit les choses
00:34:50comme ça
00:34:50que depuis le début
00:34:51Donald Trump
00:34:52est obnubilé
00:34:53par la taille
00:34:54du Groenland
00:34:55du moins par sa grandeur
00:34:56apparente
00:34:57sur les cartes
00:34:57de projection Mercator
00:34:58je pense que c'est Mercator
00:35:00qui rend l'île
00:35:01presque aussi grande
00:35:02que l'Afrique
00:35:02et certains pensent
00:35:04qu'il a cru
00:35:05que le Groenland
00:35:06avait un potentiel
00:35:07de démographie
00:35:11et de terrain
00:35:12enfin on est quand même
00:35:13un peu abasourdi
00:35:14au-delà de la blague
00:35:16au-delà du show
00:35:16qui était au début
00:35:17un show
00:35:17aujourd'hui
00:35:17c'est une vraie volonté
00:35:18pour plein de raisons
00:35:19d'abord stratégiques
00:35:20de routes maritimes
00:35:20on en a parlé plein de fois
00:35:21qui vont venir
00:35:22et qui vont changer
00:35:23de position de contrôle
00:35:24d'entrée et de sortie
00:35:25de ces routes maritimes
00:35:26de sous-sol
00:35:27effectivement
00:35:27de potentiel aussi
00:35:29terre de peuplement
00:35:30par rapport à un réchauffement
00:35:31climatique idéal
00:35:32donc après
00:35:33est-ce que c'est un combat européen ?
00:35:35La question doit être posée
00:35:36c'est pas
00:35:36et si vous voulez
00:35:37on est pris au piège
00:35:38d'une affaire aussi
00:35:38qui est celle
00:35:39de la volonté de Trump
00:35:40de prendre
00:35:41d'acheter je ne sais quoi
00:35:42de reprendre ce territoire
00:35:43on n'en sait rien
00:35:43pour une volonté
00:35:45qui n'est pas simplement
00:35:46une volonté
00:35:46de préemption comme ça
00:35:48j'en ai envie
00:35:48c'est aussi
00:35:49là aussi
00:35:50un parcours stratégique
00:35:51qui a été décrit
00:35:52maintenant nous
00:35:53il faut qu'on assume
00:35:53soit effectivement
00:35:55de dire
00:35:55c'est un territoire
00:35:56par extension européen
00:35:57parce que le Danemark
00:35:58il n'a pas très bien traité
00:35:59quand même pendant de longues années
00:36:00entre parenthèses
00:36:00le Danemark
00:36:01qui lui a été un allié
00:36:01très américain
00:36:02à l'intérieur de l'Union européenne
00:36:03pendant très longues années
00:36:04et favorisant les positions
00:36:05maintenant
00:36:06il n'y a pas eu ce débat
00:36:07ça a été immédiat
00:36:08parce que j'ai vu moi
00:36:09des leaders européens
00:36:10de tous
00:36:11même si vous dites
00:36:12ou certains disent
00:36:13qu'il y a eu des unions
00:36:14c'est que quand même
00:36:15il y avait une union
00:36:16sur l'idée
00:36:16qu'on ne pouvait pas dire
00:36:18comme ça je vais le prendre
00:36:18et que ça appartenait
00:36:19donc à un pays européen
00:36:21comme la Chine
00:36:21veut prendre par exemple
00:36:22de manière très différente
00:36:23notre Nouvelle Calédonie
00:36:25entre guillemets
00:36:26et qu'elle a déjà pris
00:36:26personne ne l'a dit
00:36:27quasiment toutes les îles du Pacifique
00:36:29on focus sur Taïwan
00:36:30mais la Chine
00:36:31depuis de longs mois
00:36:32et de longues années
00:36:33non pas politiquement
00:36:34mais par des accords commerciaux
00:36:36par un potentiel économique
00:36:37beaucoup plus important
00:36:38a pris le contrôle politique
00:36:40de quasiment toutes les îles
00:36:40du Pacifique
00:36:41vous vouliez parler
00:36:43de la première ministre
00:36:44du Danemark
00:36:45c'était mon coup de coeur
00:36:47qui était aussi
00:36:48un coup de gueule
00:36:48c'est-à-dire que le coup de coeur
00:36:49pour dire qu'il y a
00:36:50un très beau portrait d'elle
00:36:51d'ailleurs dans le Parisien
00:36:52d'aujourd'hui
00:36:53donc de madame
00:36:54Mette Frédéric Sen
00:36:55qui incarne quelque chose
00:36:58et qui est
00:36:58en plus c'est intéressant
00:37:00parce que
00:37:00elle est élue depuis 2019
00:37:03elle est social-démocrate
00:37:04et le modèle
00:37:05de la social-démocratie danoise
00:37:06est un sujet
00:37:07assez intéressant
00:37:07parce qu'il est un peu
00:37:08à rebours
00:37:09qui propose des choses
00:37:10qui sont un peu
00:37:11à rebours
00:37:11des réflexes
00:37:13des autres gauches européennes
00:37:14mais nonobstant
00:37:16ce sujet-là
00:37:17elle est aussi
00:37:19très intéressante
00:37:21parce qu'il y a
00:37:21la question de l'incarnation
00:37:22et là où c'est
00:37:23un coup de gueule
00:37:24si je puis dire
00:37:24c'est ce que j'ai dit
00:37:26il y a deux secondes
00:37:26c'est-à-dire que
00:37:27c'est un revers de bâton
00:37:28pour le Danemark
00:37:28qui a été
00:37:30et découvre aujourd'hui
00:37:32et fait appel
00:37:32à l'Union Européenne
00:37:33et là je disais
00:37:35réagir à ce que disait
00:37:36Jean-Christophe
00:37:37heureusement
00:37:38et encore heureux
00:37:39que l'Union Européenne
00:37:41a réussi à avoir
00:37:42une position commune
00:37:43du moins dans l'affichage
00:37:44et au moins du moins
00:37:45dans la communication
00:37:45qui est purement déclarative
00:37:46parce qu'avec quelles conséquences ?
00:37:48Je suis d'accord avec vous
00:37:48qui est purement déclarative
00:37:49mais encore
00:37:50c'est bien le moins
00:37:51c'est vraiment le minimum
00:37:52qu'elle puisse faire
00:37:53c'est bien le moins
00:37:54qu'on arrive à cette position-là
00:37:55quand on a quand même
00:37:56un indérent historique
00:37:59de l'Union Européenne
00:38:00qui se voit
00:38:00dont son indégrité
00:38:02et sa souveraineté territoriale
00:38:04est menacée
00:38:04Oui mais enfin
00:38:05le Groenland a été quand même
00:38:06très mal traité
00:38:07je le répète
00:38:08par le Danemark
00:38:09ce qui est amusant
00:38:10c'est que si vous
00:38:10dans cette affaire
00:38:11c'est que la fiction
00:38:12précède souvent
00:38:13et alors il y a une très belle
00:38:14série danoise
00:38:15qui s'appelle Borgen
00:38:15la dernière saison d'ailleurs
00:38:17traité de la relation
00:38:18compliquée avec le Groenland
00:38:19et un Groenland
00:38:20qui voulait s'émanciper
00:38:21de la maltraitance danoise
00:38:23s'orientait plutôt
00:38:24vers des intérêts chinois
00:38:25d'ailleurs
00:38:25et moi vers des intérêts américains
00:38:27et d'ailleurs
00:38:28les Danois
00:38:29allaient chercher
00:38:29auprès des Américains
00:38:30un soutien par rapport
00:38:31à cette question
00:38:32le Groenland
00:38:34a été colonisé
00:38:36par le Danemark
00:38:37c'est ça la réalité
00:38:37il est plutôt continent américain
00:38:39si on est très honnête
00:38:40géographiquement
00:38:41Mercator ou pas Mercator
00:38:42c'est clair que
00:38:43c'est pour ça que je vous dis
00:38:44moi j'étais surpris
00:38:46de la réaction
00:38:46immédiate
00:38:47et très homogène
00:38:48des Européens
00:38:49si vous voulez
00:38:49on va parler
00:38:50parce que c'est un enjeu énorme
00:38:51on va parler
00:38:52de logements sociaux
00:38:55je dirais qu'on en dise
00:38:55quand même un mot
00:38:56écoutez Vincent Jeanbrun
00:38:57qui était ce matin
00:38:58chez Jean-François Aquilie
00:38:59je pense notamment
00:39:00que le logement social
00:39:01à vie par exemple
00:39:02est dépassé
00:39:03et qu'il faut que
00:39:04on puisse être
00:39:05dans une logique nouvelle
00:39:06de relation
00:39:07entre le bailleur
00:39:08et le locataire
00:39:09où tous les trois ans
00:39:10on se repose la question
00:39:11stop ou encore
00:39:12plus de contrôle
00:39:13plus de contrôle
00:39:14des deux côtés d'ailleurs
00:39:15je proposerai
00:39:16dans les semaines
00:39:17et les mois qui viennent
00:39:17le fait que
00:39:18tous les trois ans
00:39:19il y ait une discussion
00:39:20entre le bailleur
00:39:21et son locataire
00:39:22pour savoir si
00:39:23le revenu est toujours le bon
00:39:24la taille du logement
00:39:25est toujours la bonne
00:39:25le comportement aussi
00:39:26du délocataire est bon
00:39:28parce qu'aujourd'hui
00:39:29on judiciarise régulièrement
00:39:30quand il y a de la délinquance
00:39:31là demain
00:39:32on pourrait considérer
00:39:33que le bailleur dit
00:39:34attention
00:39:34si dans deux ans
00:39:35vous n'avez pas arrêté
00:39:37de poser des troubles
00:39:38de jouissance à tout le monde
00:39:39et bien on arrêtera
00:39:40non pas pour le plaisir
00:39:41d'arrêter
00:39:41mais parce qu'il y a des familles
00:39:42qui dorment à la rue
00:39:43et qui mériteraient
00:39:44ce logement
00:39:44peut-être plus
00:39:45qu'une famille
00:39:45qui ne se comporte pas bien
00:39:46alors on a une auditrice
00:39:48qui voulait réagir
00:39:49Claire
00:39:50qu'en pensez-vous ?
00:39:52oui bonjour
00:39:52bonjour
00:39:53alors je suis un peu partagée
00:39:55enfin ma réflexion
00:39:57m'amène à me dire
00:39:57que quand on a
00:39:59accès à un logement social
00:40:01de 4-5 pièces
00:40:03parce qu'on a une famille
00:40:04nombreuse
00:40:05ou quoi
00:40:05c'est génial
00:40:06je trouve le principe génial
00:40:07ceci dit
00:40:09quand les enfants
00:40:11prennent leur autonomie
00:40:12qu'ils quittent le foyer
00:40:13dans quelle mesure
00:40:14est-ce qu'on est censé
00:40:16réduire la voilure
00:40:17à qui on est censé
00:40:18signaler
00:40:19qu'on n'a plus besoin
00:40:20d'autant de pièces
00:40:21est-ce qu'on est en mesure
00:40:22de le faire
00:40:23je comprends parfaitement
00:40:25le confort
00:40:25de vivre dans un grand appartement
00:40:27et d'accepter
00:40:30de réduire
00:40:31le nombre de pièces
00:40:32par exemple
00:40:32j'ai un ami
00:40:33à Paris même
00:40:34qui a un 120 mètres carrés
00:40:36avec 4 chambres
00:40:37ou une grande terrasse
00:40:39ses enfants
00:40:39ne vivent plus chez lui
00:40:40puisqu'ils sont grands
00:40:41la famille d'Ethi
00:40:42voilà
00:40:44et il continue
00:40:45non
00:40:46même pas
00:40:47mais c'est HLM
00:40:49c'est un HLM
00:40:51bien sûr
00:40:51c'est un logement social
00:40:52c'est un HLM super beau
00:40:53avec une grande terrasse
00:40:55vue sur Paris
00:40:55sur les hauteurs de Paris
00:40:56mais voilà
00:40:58maintenant il vit seul
00:40:59avec sa femme
00:40:59dans un 4-5 pièces
00:41:01ils ont 120 mètres carrés
00:41:02une terrasse de 80 mètres carrés
00:41:04il est pistonné ou pas ?
00:41:05pardon de poser la question
00:41:07comme ça
00:41:07mais
00:41:08non il avait suivi
00:41:10un long
00:41:10alors je pense
00:41:12qu'à un moment donné
00:41:12il a peut-être fait
00:41:13un petit coup de pouce
00:41:14en tout cas
00:41:14pour avoir cet appartement là
00:41:15mais en tout cas
00:41:16et je sais qu'il avait attendu
00:41:18quand même très très longtemps
00:41:19avant d'y accéder
00:41:20mais vous avez raison
00:41:21il y a des situations
00:41:22qui méritent
00:41:23ce que dit Vincent Jambrun
00:41:24des situations
00:41:25qui méritent
00:41:26d'être réexaminées
00:41:27et puis aussi
00:41:27des décisions
00:41:28qui méritent d'être prises
00:41:29parfois
00:41:30quand il y a des familles
00:41:31de délinquants
00:41:32non mais de toute façon
00:41:33ça ne peut pas être
00:41:33une rente de situation
00:41:35merci Claire
00:41:35pardon
00:41:35je voulais répondre à Claire
00:41:38ça ne peut évidemment
00:41:39pas être une rente de situation
00:41:41je veux dire
00:41:42on ne peut pas
00:41:42le logement social
00:41:44c'est essentiel
00:41:46mais la vie évolue
00:41:48la situation doit l'évoluer
00:41:49fort heureusement
00:41:50enfin moi
00:41:50j'ai l'espérance
00:41:52que la vie évolue
00:41:53pour chacune et chacun
00:41:54d'entre nous
00:41:55et que donc
00:41:56on peut
00:41:56à un moment de notre vie
00:41:58être dans une situation
00:41:58difficile
00:41:59socialement
00:42:00qu'on a besoin
00:42:01d'être aidé
00:42:02et c'est formidable
00:42:03que nous vivions
00:42:04dans un pays
00:42:05qui permette
00:42:05cette aide là
00:42:06mais ça ne peut pas
00:42:07tout simplement pas
00:42:08être une solution
00:42:10à vie
00:42:10et puis par ailleurs
00:42:12sur le logement social
00:42:13moi j'aimerais
00:42:14que en priorité
00:42:16en priorité
00:42:17ces logements sociaux
00:42:18aillent
00:42:19aux policiers
00:42:20aux infirmiers
00:42:21aux professeurs
00:42:22à tous ceux
00:42:23qui sont
00:42:24les piliers
00:42:25de notre société
00:42:26et qui ne peuvent
00:42:27plus se loger
00:42:28parce que
00:42:28le grand scandale
00:42:30qui nous tombe dessus
00:42:32c'est l'impossibilité
00:42:33de se loger
00:42:34ça n'est pas acceptable
00:42:36que des gens
00:42:36qui sont tellement essentiels
00:42:38à notre société
00:42:39ne puissent pas
00:42:40se loger décemment
00:42:41bien sûr
00:42:41et je discutais
00:42:43avec un adjoint
00:42:44à une mairie de Paris
00:42:45qui me disait
00:42:46on a voulu faire
00:42:46de la mixité sociale
00:42:47et au final
00:42:48il n'y a plus de mixité
00:42:49du tout
00:42:49c'est-à-dire qu'on a
00:42:50ghettoisé
00:42:52des DHLM
00:42:53où avant
00:42:53il y avait effectivement
00:42:54des familles très diverses
00:42:56et aujourd'hui
00:42:56il n'y a plus ça
00:42:57c'est-à-dire qu'on a mis
00:42:57le même type de personnes
00:42:59dans ces habitations-là
00:43:01ce qui est assez désastreux
00:43:03revoir
00:43:04pas revoir
00:43:04alors peut-être
00:43:05Paul Sébill
00:43:06vous pensez
00:43:07avec ce que dit
00:43:07Vincent Jambrun
00:43:08qui dit qu'il va proposer
00:43:09une loi
00:43:10oui mais ce qu'il va proposer
00:43:12il dit
00:43:12il faut plus de contrôle
00:43:13mais ça
00:43:14ça va encore coûter
00:43:15très cher
00:43:15de contrôler
00:43:16encore contrôler
00:43:17c'est vrai que c'est souvent
00:43:18le cas en France
00:43:19c'est-à-dire qu'il y a
00:43:19une bonne intention
00:43:20le logement social
00:43:21très positif
00:43:22des gens en ont forcément besoin
00:43:24mais derrière
00:43:24tout un tas
00:43:25d'effets négatifs
00:43:28donc on le dit
00:43:29les ghettos
00:43:30donc pour les ghettos
00:43:30on a dit
00:43:31on va mettre des gens
00:43:31qui ont plus de revenus
00:43:33pour faire de la mixité
00:43:34mais ces gens qui ont plus de revenus
00:43:36ont les moyens de vivre ailleurs
00:43:38et donc ça crée une inégalité
00:43:39avec des gens
00:43:40qui ont les mêmes salaires que
00:43:41donc vous pouvez avoir
00:43:42des gens qui ont le même salaire que vous
00:43:43mais qui paient moins de loyer
00:43:44qui du coup mettent de côté
00:43:45pour acheter un appartement
00:43:47que vous
00:43:47et donc ça crée
00:43:48c'est un peu ça
00:43:48donc peut-être
00:43:49revoir
00:43:50peut-être diminuer
00:43:51le nombre de logements sociaux
00:43:52et les réserver
00:43:53comme on le disait
00:43:53à des gens
00:43:54qui en ont vraiment besoin
00:43:56entre guillemets
00:43:56soit des fonctionnaires
00:43:57etc.
00:43:58ou des vrais
00:43:59cas
00:44:00je veux dire
00:44:01de faibles revenus
00:44:02vraiment
00:44:03je vous donne la parole
00:44:05on va marquer une petite pause
00:44:06parce que c'est la pub
00:44:070826 300 300
00:44:09on va parler
00:44:09harcèlement scolaire
00:44:11rappelez-nous
00:44:11si vous avez été concerné
00:44:13si vos enfants ont été concernés
00:44:14à tout de suite
00:44:15Sud Radio
00:44:16le 10h midi
00:44:18mettez-vous d'accord
00:44:19Valérie Radio
00:44:20le 10h midi
00:44:21mettez-vous d'accord
00:44:22Valérie Expert
00:44:23avec vous
00:44:25sur Sud Radio
00:44:26alors ça vous fait réagir
00:44:27ce que propose
00:44:28Vincent Jambrun
00:44:29le ministre du logement
00:44:30de réévaluer
00:44:31au bout de 3 ans
00:44:33la légitimité
00:44:34de séjourner
00:44:36d'avoir un logement social
00:44:37on a Aurélien en ligne
00:44:38bonjour Aurélien
00:44:39bonjour à tous
00:44:42bonjour
00:44:42je me permets
00:44:43oui
00:44:43je me permets
00:44:44de réagir
00:44:44je me permets de réagir
00:44:45en effet
00:44:46parce que
00:44:46sous des bonnes intentions
00:44:48le ministre
00:44:50omet de
00:44:50quelques
00:44:51quelques éléments
00:44:52notamment
00:44:52quand une famille
00:44:54se trouve dans le logement social
00:44:55depuis quelques années
00:44:56que les enfants sont partis
00:44:58qui sont
00:44:58qui sont devenus grands
00:44:59on propose
00:45:01quand on propose
00:45:01quand
00:45:02c'est pas toujours
00:45:03quand le bailleur propose
00:45:04ce qu'on appelle
00:45:05dans le cadre du
00:45:06du parcours résidentiel
00:45:07un logement plus petit
00:45:08la plupart du temps
00:45:10le logement est proposé
00:45:11au tarif
00:45:12actuel
00:45:14c'est à dire
00:45:14au moment
00:45:15du transfert
00:45:17mais pas
00:45:17avec les éléments
00:45:18de calcul
00:45:19précédents
00:45:20et donc finalement
00:45:21les gens se retrouvent
00:45:22dans un logement
00:45:24qui est très cher
00:45:25au regard de leur composition
00:45:26et même de leurs revenus
00:45:27ça c'est un premier point
00:45:29deuxième point
00:45:30j'ai entendu
00:45:30parmi vos intervenants
00:45:31quelqu'un qui a dit
00:45:32au bout d'un moment
00:45:34il faut reposer les choses
00:45:35mais est-ce qu'on a tous
00:45:36vocation
00:45:36est-ce qu'on a tous
00:45:37les moyens
00:45:38de pouvoir être
00:45:40en dehors
00:45:40du parc social
00:45:41moi je suis dans
00:45:42le parc social
00:45:43je l'ai obtenu
00:45:44par le 1% patronal
00:45:45ce qu'on appelait autrefois
00:45:46le 1% patronal
00:45:47qui s'appelle aujourd'hui
00:45:48action logement
00:45:48en même temps
00:45:49il faut savoir également
00:45:51que l'état
00:45:51s'est désengagé
00:45:52dans le financement
00:45:53du logement social
00:45:54et pour beaucoup
00:45:55c'est ce genre
00:45:56de financement
00:45:57qui est au logement
00:45:57par le biais du travail
00:45:58ou par les biais
00:45:59des réservations
00:46:02tout à l'heure
00:46:02quelqu'un a parlé
00:46:02de la police
00:46:03de la préfecture
00:46:05et tout ça
00:46:05et c'est ce genre
00:46:06de financement
00:46:07qui aide
00:46:07aux locataires
00:46:09d'avoir
00:46:10cette possibilité là
00:46:11oui mais il n'y en a pas
00:46:12assez
00:46:13le problème c'est qu'il n'y a
00:46:14pas assez de logements
00:46:14sociaux pour tout le monde
00:46:16tout à fait ça
00:46:17tout à fait ça
00:46:18tout à fait ça
00:46:19donc
00:46:19donc
00:46:20qu'est-ce que vous pensez
00:46:22la réévaluation
00:46:23tous les 3 ans
00:46:24vous dites
00:46:25ce serait injuste
00:46:27parce qu'en fait
00:46:27vous payez le même loyer
00:46:29tout au long
00:46:30de votre vie
00:46:31c'est ça
00:46:31si je comprends bien
00:46:32ce que vous dites
00:46:33non non non
00:46:33il y a une augmentation
00:46:35régulière tous les ans
00:46:36non c'est pas ça
00:46:37ce que je voulais dire
00:46:37ce que je voulais dire
00:46:38c'est que le calcul
00:46:39du nouveau logement
00:46:40avec une dimension
00:46:44plus petite
00:46:44va se retrouver
00:46:45au même niveau
00:46:46de loyer
00:46:47que le logement
00:46:49que vous aviez précédemment
00:46:50qui était plus grand
00:46:50et donc pour beaucoup
00:46:52et notamment
00:46:53des gens qui arrivent
00:46:54en retraite
00:46:54donc qui ont moindre
00:46:55ressource
00:46:56se voient payer
00:46:58un loyer plus cher
00:46:59pour un logement
00:47:01moindre
00:47:01c'est ça
00:47:02le vrai souci
00:47:03et donc ça
00:47:05ça mériterait peut-être
00:47:06une réflexion
00:47:07tout simplement
00:47:07et je pense que ça
00:47:08aiderait
00:47:09je suis d'accord
00:47:09avec beaucoup
00:47:10de vos intervenants
00:47:12qui disaient
00:47:12que des gens
00:47:13se retrouvent seuls
00:47:14dans des grands logements
00:47:15mais en même temps
00:47:17vous savez que
00:47:17la vie telle qu'elle est
00:47:18des fois
00:47:19moi j'ai des petits-enfants
00:47:21et des fois on reçoit
00:47:22les petits-enfants
00:47:22pour aider les enfants
00:47:23tout simplement
00:47:24et donc il faut bien
00:47:26les mettre quelque part
00:47:27alors tout ça
00:47:28ça mériterait
00:47:28vous savez
00:47:29comme toute chose
00:47:30est-ce que d'un cas particulier
00:47:32il faut en faire
00:47:32une réalité
00:47:33c'est pas forcément
00:47:34mais sur le fond
00:47:36l'idée de revoir régulièrement
00:47:38pourquoi pas
00:47:39est-ce qu'on accompagne
00:47:40est-ce qu'on accompagne
00:47:41tout ce genre de choses
00:47:43vraiment
00:47:43et vous avez raison
00:47:44vous l'avez dit
00:47:45c'est que le vrai sujet
00:47:47c'est un manque de logement
00:47:47tout simplement
00:47:48absolument
00:47:48merci Aurélien
00:47:49on a Sarah également
00:47:50qui voulait réagir
00:47:52alors vous nous dites
00:47:53que c'est déjà le cas
00:47:54oui alors bonjour
00:47:55bonjour
00:47:56bonjour à toute l'équipe
00:47:58bonjour
00:47:59bonjour
00:48:00je suis un peu
00:48:01étonnée par le manque
00:48:02de savoir
00:48:03aussi bien
00:48:05monsieur Jean Brun
00:48:06que j'aime pourtant beaucoup
00:48:07et de vous
00:48:08toute l'équipe
00:48:08parce qu'on parle
00:48:09il parle de revoir
00:48:11le système
00:48:12tous les trois ans
00:48:13mais c'est déjà
00:48:14ce qui est fait
00:48:14dans le logement social
00:48:15tous les ans
00:48:16on reçoit une enquête
00:48:17où on doit fournir
00:48:19notre feuille d'imposition
00:48:20pour savoir
00:48:21où on en est
00:48:22et si jamais
00:48:23il y a augmentation
00:48:24de notre feuille
00:48:25sur notre feuille d'imposition
00:48:26donc de salaire
00:48:27ou autre
00:48:28on a forcément
00:48:29un surloyer
00:48:30qui peut correspondre
00:48:31presque des fois
00:48:32au prix d'un loyer
00:48:35dans un logement privé
00:48:36donc ça c'est déjà une chose
00:48:38mais on est d'accord
00:48:40sur ce point là
00:48:41non personne
00:48:42n'en a parlé
00:48:42sur le plateau
00:48:43c'était déjà en place
00:48:45ce système
00:48:46je pense que ça dépend
00:48:46des bailleurs
00:48:47ça dépend des endroits
00:48:48je suis pas sûr
00:48:48que ce soit universel
00:48:49tous les bailleurs le font
00:48:51maintenant
00:48:51d'avoir une enquête
00:48:52tous les ans
00:48:52si on est capable
00:48:53de payer le prix
00:48:54d'un loyer
00:48:55d'un logement
00:48:56dans le privé
00:48:57alors effectivement
00:48:58c'est le coeur
00:48:59de notre débat
00:48:59et bien il faut laisser
00:49:01ce logement social
00:49:02pour des actifs
00:49:04qui précisément
00:49:05ne peuvent pas
00:49:06se payer un logement
00:49:07dans le privé
00:49:07il y a un surloyer
00:49:08qui correspond presque
00:49:09à un loyer
00:49:10dans le privé
00:49:11mais justement
00:49:12il faut aller dans le privé
00:49:13il faut laisser
00:49:14le logement social
00:49:15pour des gens
00:49:16qui en ont besoin
00:49:16ça c'est le premier point
00:49:18le deuxième point
00:49:18quand vous parlez de gens
00:49:20qui avaient un grand appartement
00:49:21et qui après
00:49:22sont moins nombreux
00:49:23dans cet appartement
00:49:24et devraient
00:49:25systématiquement
00:49:26en récupérer un plus petit
00:49:28c'est aussi le cas
00:49:30on peut
00:49:30moi j'ai eu le cas
00:49:32pour mes propres parents
00:49:33qui effectivement
00:49:35ont un grand appartement
00:49:37qui ont fait
00:49:37la demande
00:49:38d'eux-mêmes
00:49:39de effectivement
00:49:40laisser ce grand appartement
00:49:41pour une famille
00:49:43au détriment
00:49:44en région parisienne
00:49:45pardon
00:49:45voilà en région parisienne
00:49:47au détriment
00:49:47d'avoir un appartement
00:49:48plus petit
00:49:49sauf qu'avec les nouvelles normes
00:49:50ils se retrouvaient
00:49:51à avoir un deux pièces
00:49:53où ils auraient payé
00:49:53plus cher
00:49:54sur le même office
00:49:56d'HLM
00:49:57que l'appartement
00:49:58qu'ils ont en ce moment
00:49:59et bien on a dit non
00:50:01oui ça c'est un vrai sujet
00:50:03c'est un vrai sujet
00:50:04parce que pour le coup
00:50:05vous avez raison
00:50:05Sarah c'est pas du tout incitatif
00:50:07c'est vrai qu'on comprend le principe
00:50:10en plus ses parents
00:50:12avaient l'air d'être volontaires
00:50:13donc ils comprennent
00:50:13ils jouent le jeu
00:50:14mais c'est vrai que
00:50:15s'ils doivent payer
00:50:16les limites plus cher
00:50:17pour quelque chose
00:50:17ça pourrait être légèrement dégressif
00:50:19l'appartement est dégressif
00:50:20le prix est un peu dégressif
00:50:21pour que ce soit un peu incitatif
00:50:22pour ceux qui veulent jouer le jeu
00:50:23oui absolument
00:50:25bon je voudrais qu'on parle
00:50:26quand même harcèlement scolaire
00:50:27avec cette histoire dramatique
00:50:29c'est vous Alexandra
00:50:30qui vouliez l'évoquer
00:50:32donc Camélia
00:50:33qui s'est jetée sous un train
00:50:34ce matin
00:50:35je vous conseille de lire
00:50:35le Figaro
00:50:37qui nous raconte un peu
00:50:38le contexte
00:50:39de ce drame
00:50:40du Figaro pardon
00:50:41du Parisien
00:50:42qui est vraiment
00:50:43qui est glaçant
00:50:45qui est glaçant
00:50:46donc cette jeune fille harcelée
00:50:47une jeune fille Camélia
00:50:49harcelée
00:50:51Camélia
00:50:52qui vient à la suite
00:50:53de toute cette liste
00:50:55épouvantable
00:50:56d'enfants
00:50:56qui ont été
00:50:58abandonnés
00:50:59les Nicolas
00:51:00les Lindsay
00:51:00les Lucas
00:51:01les Marion
00:51:02les Alisha
00:51:03les Dina
00:51:03les Evaëlle
00:51:04cette liste macabre
00:51:07qui ne cesse
00:51:08de s'allonger
00:51:09cette petite Camélia
00:51:12donc cette jeune fille
00:51:13qui était harcelée
00:51:14elle a eu le courage
00:51:16d'en parler à ses parents
00:51:17ses parents
00:51:18sa famille
00:51:19on saisit le proviseur
00:51:22ils ont saisi
00:51:24le proviseur
00:51:25ils ont saisi
00:51:25l'équipe
00:51:27pédagogique
00:51:28et c'est là
00:51:28que
00:51:29plus rien ne va
00:51:31en fait
00:51:32dans le système
00:51:33d'abord
00:51:35on a convoqué
00:51:35cette jeune fille
00:51:36avec ses harceleurs
00:51:37ce qui est contraire
00:51:38à toute
00:51:39à toute
00:51:40démarche
00:51:42pédagogique
00:51:43pour régler
00:51:44les problèmes
00:51:45de harcèlement
00:51:46au sein des établissements
00:51:47scolaires
00:51:47on l'a
00:51:49apparemment
00:51:50alors il faut évidemment
00:51:51on parle
00:51:52avec des guillemets
00:51:53puisque pour l'instant
00:51:55j'imagine que
00:51:56l'éducation nationale
00:51:57va diligenter
00:51:57une enquête
00:51:58et qu'on saura
00:52:00exactement
00:52:01ce qui ne s'est rien passé
00:52:01pardon
00:52:02on saura ce qui s'est passé
00:52:04mais
00:52:04en tout état de cause
00:52:06je trouve que peut-être
00:52:07le proviseur
00:52:08pourrait se mettre
00:52:08à l'écart
00:52:09compte tenu
00:52:10de la violence
00:52:12de ce qui vient
00:52:14de se passer
00:52:14parce qu'elle a raconté
00:52:15qu'elle avait été
00:52:16convoquée par le proviseur
00:52:18qui lui avait dit
00:52:19que c'était sa faute
00:52:20que c'était sa faute
00:52:22qu'elle se victimisait
00:52:23voilà
00:52:23et moi ce que je trouve
00:52:25terrifiant dans cette histoire
00:52:26c'est qu'au fond
00:52:27on parle
00:52:27avec vous
00:52:29Valérie
00:52:29régulièrement
00:52:30des ravages
00:52:31du harcèlement scolaire
00:52:32c'est qu'on a
00:52:33le signalement numérique
00:52:34avec 3018
00:52:36on a le dispositif phare
00:52:37on a la loi
00:52:38de mars 2022
00:52:40qui reconnaît
00:52:40le harcèlement
00:52:41comme un délit
00:52:42et on a toujours
00:52:44800 000
00:52:44à 1 million d'élèves
00:52:45en France
00:52:46dans notre pays
00:52:47qui ne sont pas
00:52:48protégés
00:52:49qui ne sont pas
00:52:50protégés
00:52:50et pour lesquels
00:52:51l'école n'est pas
00:52:52un sanctuaire
00:52:52et ça c'est absolument
00:52:53un problème
00:52:56fondamental
00:52:58on voit bien
00:52:58que
00:52:59les ravages
00:53:00du pas de vague
00:53:01les ravages
00:53:02du pas de vague
00:53:02c'est à dire
00:53:03qu'il ne faut pas
00:53:03être à l'établissement
00:53:05où il y a des problèmes
00:53:06parce que l'établissement
00:53:06sera mal noté
00:53:08et la dureté
00:53:09en fait
00:53:12c'est un angle mort
00:53:13de toutes les politiques
00:53:14éducatives
00:53:15c'est la dureté
00:53:16du management
00:53:16dans l'éducation nationale
00:53:17vous travaillez
00:53:19à la région
00:53:21Île-de-France
00:53:22et sur les problèmes
00:53:23d'enseignement
00:53:24quelles sont les solutions
00:53:25que propose la région ?
00:53:27alors nous déjà
00:53:28on finance
00:53:31et on accompagne
00:53:32des associations
00:53:34de lutte
00:53:35contre le harcèlement
00:53:36scolaire
00:53:37on est très attentif
00:53:39à tout dispositif
00:53:41qui pourrait
00:53:42permettre
00:53:43de régler
00:53:45ces problèmes
00:53:45mais vous savez
00:53:46on peut faire tout
00:53:47on peut imaginer
00:53:48tous les dispositifs
00:53:49possibles
00:53:50et imaginables
00:53:50il existe un numéro
00:53:51anti-harcèlement
00:53:52pour les enfants ?
00:53:53bien sûr
00:53:53c'est le 3018
00:53:54et j'invite
00:53:56tous les jeunes auditeurs
00:53:58à appeler ce numéro
00:54:00mais là
00:54:01tout avait été respecté
00:54:02je veux dire
00:54:03le processus
00:54:04les parents au courant
00:54:04mais le problème
00:54:05c'est que vous savez
00:54:06si on a
00:54:07un proviseur
00:54:10qui ne veut pas
00:54:11voir le problème
00:54:12et qui veut
00:54:13faire l'autruche
00:54:15vous pouvez avoir
00:54:16tous les dispositifs
00:54:17possibles et imaginables
00:54:18et nous on est très engagés
00:54:19pour cette jeunesse
00:54:21on est très engagés
00:54:22contre toutes les violences
00:54:24faites aux enfants
00:54:25et le harcèlement scolaire
00:54:26en est un
00:54:27et des plus violents
00:54:29mais que voulez-vous faire
00:54:31si alors que
00:54:32cette petite fille
00:54:33cette jeune fille
00:54:34a fait toutes les démarches
00:54:36qu'on peut recommander
00:54:38à un enfant
00:54:38qui est harcelé
00:54:39elle a parlé à sa famille
00:54:40c'est formidable
00:54:41c'est très courageux
00:54:42parce que c'est compliqué
00:54:43pour un enfant
00:54:44de dire à ses parents
00:54:45à sa famille
00:54:46je n'arrive pas
00:54:47au fond
00:54:47je n'arrive pas
00:54:48à me défendre à l'école
00:54:49je n'arrive pas
00:54:49à trouver ma place
00:54:50les parents parlent
00:54:52à l'équipe éducative
00:54:54et là
00:54:55les adultes
00:54:56ont failli
00:54:56les uns après les autres
00:54:57et c'est terrible
00:54:58c'est terrible
00:54:59le simple fait
00:55:00de convoquer
00:55:01cette jeune fille
00:55:01avec ses harceleurs
00:55:03et de les mettre
00:55:03au même plan
00:55:04je trouve que c'est
00:55:05complètement délirant
00:55:06et moi je connais
00:55:07beaucoup de cas
00:55:07je suis dans les conseils
00:55:08d'administration
00:55:09pour représenter la région
00:55:10dans beaucoup de lycées
00:55:11et je peux vous dire
00:55:12que notamment
00:55:13un cas très récent
00:55:14d'un jeune gamin
00:55:15qui voulait faire
00:55:16un peu le malin
00:55:17et qui voulait harceler
00:55:18ses camarades
00:55:19il a été convoqué
00:55:21par le proviseur
00:55:22le proviseur lui a dit
00:55:23mon petit bonhomme
00:55:24tu as vu la file d'attente
00:55:26devant le lycée
00:55:28si ça continue
00:55:29il y aura des conséquences
00:55:30terribles pour toi
00:55:31voilà
00:55:32je te promets des conséquences
00:55:34je peux vous assurer
00:55:35que ça c'est tout le temps
00:55:36tout de suite
00:55:36tout de suite
00:55:37tout de suite
00:55:37c'est un défi
00:55:39à l'autorité
00:55:40de l'état
00:55:40vous l'avez dit
00:55:41la principale cause
00:55:42c'est que les proviseurs
00:55:43pour en avoir parlé
00:55:44avec des enseignants
00:55:44ne veulent pas
00:55:45que leur lycée
00:55:45soit stigmatisé
00:55:48pour reprendre ce mot horrible
00:55:49ou être mal noté
00:55:51on va en reparler
00:55:53dans un instant
00:55:54avec vous
00:55:550826 300
00:55:56300
00:55:57et le pire
00:55:57c'est peut-être
00:55:58le message
00:55:59du proviseur
00:56:00le lendemain
00:56:02aux parents
00:56:02madame
00:56:03nous avons appris
00:56:03avec beaucoup de tristesse
00:56:04le décès de votre fille
00:56:05je vous adresse
00:56:06mes condoléances
00:56:07et c'était sur l'ENT
00:56:09l'ENT c'est quoi
00:56:09c'est le
00:56:10on l'appelait
00:56:12l'intraînement
00:56:12avec les parents
00:56:14la plateforme d'échange
00:56:16entre l'équipe pédagogique
00:56:18et la famille
00:56:18Sud Radio
00:56:19mettez-vous d'accord
00:56:20Valérie Expert
00:56:21Sud Radio
00:56:23Sud Radio
00:56:25le 10h midi
00:56:26mettez-vous d'accord
00:56:27Valérie Expert
00:56:28nous parlons donc
00:56:29du harcèle
00:56:31du harcèlement scolaire
00:56:33on a une auditrice
00:56:35je crois
00:56:35qui nous dit
00:56:36un message
00:56:36à tous les parents
00:56:37d'enfants et adolescents
00:56:37qui subissent le harcèlement
00:56:39il faut vous battre
00:56:40moi à l'époque
00:56:41j'étais harcelée à l'école
00:56:42le harcèlement
00:56:43n'était pas reconnu
00:56:44dans les années 80
00:56:45plusieurs après
00:56:46je n'ai pas oublié
00:56:46si j'avais pu parler à l'école
00:56:48je leur ai dit
00:56:48je leur ai fait
00:56:49mais je ne l'ai pas fait
00:56:50il faut parler
00:56:51avec vos enfants
00:56:51mais là
00:56:52j'ai envie de vous dire
00:56:53regardez ce qui s'est passé
00:56:54les parents
00:56:55la mère a dit à sa fille
00:56:58le proviseur va s'en occuper
00:56:59ne t'inquiète pas
00:57:01ça va s'arrêter
00:57:02et Stéphane nous dit
00:57:04est-ce que le proviseur
00:57:04est toujours en poste
00:57:05oui le proviseur
00:57:06est toujours en poste
00:57:07c'est à Mitrimori
00:57:08et effectivement
00:57:09j'espère qu'il y aura
00:57:10une enquête
00:57:10et qu'il va y avoir
00:57:12des suites
00:57:13parce que ça ne peut pas
00:57:14continuer comme ça
00:57:15d'ailleurs on en a des frissons
00:57:17pour moi c'est
00:57:18dès qu'on touche à l'enfance
00:57:19en général
00:57:20quel que soit le sujet
00:57:21là en l'occurrence
00:57:21c'est les enfants
00:57:22qui touchent à d'autres enfants
00:57:23mais avec des complicités
00:57:26disons-le clairement
00:57:27des complicités en ligne
00:57:29en série
00:57:29vous avez évidemment
00:57:31l'environnement institutionnel
00:57:33en l'occurrence
00:57:34école
00:57:35collège
00:57:35la star lycée
00:57:37où vous ne pouvez pas
00:57:38laisser passer ce genre de choses
00:57:39c'est-à-dire que
00:57:39cette jeune fille
00:57:41qui meurt
00:57:41et qui meurt
00:57:42parce qu'elle a souhaité
00:57:43s'en aller
00:57:44c'est un drame
00:57:45pour l'ensemble du pays
00:57:46c'est pas un drame
00:57:47pour vous voyez
00:57:48on ne peut pas accepter ça
00:57:49et après vous avez quand même
00:57:50aussi les familles
00:57:51pas la famille
00:57:52de cette petite jeune fille
00:57:53mais les familles
00:57:54de celles et ceux
00:57:55qui l'ont harcelée
00:57:56on ne peut pas laisser non plus
00:57:58là
00:57:58si vous voulez
00:57:58les choses de ce type
00:57:59si vous voulez
00:57:59on ne peut pas
00:58:00là on est en pleine sauvagerie
00:58:01quand on parle de sauvagerie
00:58:02certains parlaient de sauvageons
00:58:03je ne sais quoi
00:58:04pour d'autres sujets
00:58:05parfois moins graves
00:58:07là c'est très grave
00:58:07on est face à quelque chose
00:58:09qui est un crime
00:58:11non dit
00:58:11d'un ensemble
00:58:13d'un ensemble
00:58:13avec complicité en série
00:58:14moi je pense que ça mérite
00:58:17c'est une cause nationale
00:58:18vous parliez de chiffres
00:58:19Alexandra
00:58:19qui me dépasse
00:58:20d'environnement
00:58:21dont je ne dirai pas
00:58:22la marque
00:58:23dont je suis surpris
00:58:25d'un lycée
00:58:26exactement
00:58:27dont je n'imaginais
00:58:28même pas un seul instant
00:58:28que ça pouvait arriver
00:58:29mais c'est quelque chose
00:58:30qui est répandu largement
00:58:31mais c'est partout
00:58:32juste vous lire
00:58:33quand même
00:58:33la veille des faits
00:58:35donc le proviseur
00:58:36de ce lycée Balzac
00:58:38à Mitrimori
00:58:38en Seine-et-Marne
00:58:40Seine-et-Marne
00:58:41pardon
00:58:42alerté par une lettre
00:58:42de la mère de Giordana
00:58:44de la petite Camélia
00:58:45pardon
00:58:45décide de prendre le sujet
00:58:47à bras-le-corps
00:58:48il convoque
00:58:49les auteurs présumés
00:58:50dont deux filles
00:58:51scolarisées
00:58:52dans la même classe
00:58:52donc il y a aussi
00:58:53la question des harceleurs
00:58:55ou harceleuses
00:58:55au sortir de ce rendez-vous
00:58:57la victime
00:58:57écrit à sa mère
00:58:58il était en colère
00:58:59le proviseur
00:59:00aurait manifestement
00:59:01manifestement
00:59:02pardon
00:59:02peut goûter
00:59:03ce courrier
00:59:04envoyé la semaine précédente
00:59:05par la famille
00:59:06mais on marche
00:59:06sur la tête
00:59:07on marche sur la tête
00:59:08Mathieu Batchalon
00:59:09vous savez moi
00:59:10c'est le
00:59:11alors si c'est
00:59:13tout ceci
00:59:13parce qu'il y a
00:59:15une procédure en cours
00:59:16donc on utilisait
00:59:18du conditionnel
00:59:18même si
00:59:19on va se baser sur
00:59:20on va prendre
00:59:21comme base
00:59:22le témoignage
00:59:24de la famille
00:59:25qui a priori
00:59:25semble être
00:59:27malheureusement
00:59:28le vrai
00:59:28à laquelle on adresse
00:59:30évidemment
00:59:30notre soutien
00:59:31notre affection
00:59:32ce qui est effrayant
00:59:34c'est qu'on l'a dit
00:59:34en termes de harcèlement
00:59:36il y a toujours un discours
00:59:37qu'il faut avoir
00:59:37sur le rappel des procédures
00:59:39le fait qu'il faut parler
00:59:40et si
00:59:41a priori
00:59:43tout a été
00:59:44plus que respecté
00:59:45la gamine a très très bien réagi
00:59:47on le disait
00:59:48alors que c'est compliqué
00:59:49les parents ont très bien réagi aussi
00:59:51s'il y a une faillite
00:59:52et c'est une faillite
00:59:53d'un ensemble
00:59:55en fait
00:59:55c'est pas que le proviseur
00:59:57c'est la faillite
00:59:58aussi d'une administration
01:00:00on a plein de cas
01:00:01parce que là
01:00:02on va quitter ce cas là
01:00:02on a des cas
01:00:03on le sait
01:00:04de faillite de l'administration
01:00:05parce que c'est
01:00:06le pas de vague
01:00:07on l'a dit
01:00:08la machine administrative
01:00:09on n'a pas envie
01:00:11que son lycée
01:00:12ait une mauvaise note
01:00:13ou même pour son avancement
01:00:14c'est pas très bon
01:00:15et tout
01:00:15moi ça me fait penser
01:00:17c'est pas
01:00:18et c'est pas exactement
01:00:19la même chose
01:00:19mais c'est le même mécanisme
01:00:20à Hannah Arendt
01:00:22qui parlait
01:00:22de la banalité du mal
01:00:23avec cette
01:00:24à quel point
01:00:25une machine administrative
01:00:27froide et désincarnée
01:00:28peut devenir
01:00:30une horreur absolue
01:00:32et comparaison
01:00:34n'est pas raison
01:00:35mais on se souvient
01:00:36de ce qui est arrivé
01:00:37à Samuel Paty
01:00:39on se souvient
01:00:40de l'absence totale
01:00:42de réaction
01:00:42en amont
01:00:44du pas de vague
01:00:46là pour le coup
01:00:46de l'administration
01:00:47des syndicats
01:00:48des collègues
01:00:49personne n'avait voulu
01:00:50le soutenir
01:00:51donc il y a un moment
01:00:52où il va falloir
01:00:53quand même aussi poser
01:00:54les raisons étaient
01:00:54plus idéologiques
01:00:55quand même
01:00:55bien sûr
01:00:56mais il y a un moment
01:00:56où si ça se confirme
01:00:57il va falloir aussi poser
01:00:58la question
01:00:58de la responsabilité
01:00:59du corps enseignant
01:01:01et du corps administratif
01:01:02de l'éducation nationale
01:01:03qui ne peut pas
01:01:04s'exonérer
01:01:04des conséquences dramatiques
01:01:06de ces faits
01:01:07moi dans l'article du Parisien
01:01:08il y a un détail
01:01:09qui m'a interpellé
01:01:10voilà une jeune fille
01:01:12dont on sait
01:01:12qu'elle est harcelée
01:01:13j'imagine que le proviseur
01:01:15n'a pas gardé
01:01:15cette information
01:01:16pour lui
01:01:16il a une équipe
01:01:17pédagogique
01:01:19manifestement
01:01:20elle quitte
01:01:21précipitamment le lycée
01:01:23dans un état
01:01:23désarroi
01:01:24enfin je veux dire
01:01:24on voit très
01:01:25une jeune adolescente
01:01:28en désarroi
01:01:29je veux dire
01:01:30on peut difficilement
01:01:31ne pas le voir
01:01:32et rien ne se passe
01:01:34on ne s'en inquiète pas
01:01:35Cathy nous dit
01:01:37si j'avais eu
01:01:37des enfants harceleurs
01:01:38je suis désolée
01:01:39mais je leur aurais fait
01:01:39passer l'envie
01:01:40de harceler
01:01:41et Catherine nous dit
01:01:42ma mère me disait
01:01:43ça va passer
01:01:44j'ai été traumatisée
01:01:45en 80
01:01:45harcèlement scolaire
01:01:46harcèlement dans ma cité
01:01:48comment se battre
01:01:48face à cela
01:01:49Paul Séville
01:01:51oui bah c'est
01:01:52en fait moi je me souviens
01:01:53d'une enquête
01:01:54qu'on avait réalisée
01:01:55auprès des enseignants
01:01:57et 70% d'entre eux
01:01:58avaient connaissance
01:02:00d'un fait de harcèlement
01:02:01dans leur collège
01:02:02ou leur lycée
01:02:03en 2023-2024
01:02:05c'était il y a deux ans
01:02:06c'est à dire que le phénomène
01:02:07est à la fois assez massif
01:02:08et l'autre chiffre
01:02:11qui m'avait aussi interpellé
01:02:12c'est à quel point
01:02:13les enfants
01:02:13quand ils sont harcelés
01:02:14parce qu'on avait pu
01:02:15interroger des enfants
01:02:16se tourner certes
01:02:18bien envers leurs parents
01:02:19ça on l'a dit
01:02:20mais avaient
01:02:21pas toujours hélas
01:02:21pas toujours
01:02:22mais en tout cas
01:02:23ils ont quand même
01:02:24ce réflexe
01:02:24ils ont quand même ce réflexe
01:02:25d'en parler à leurs parents
01:02:26de manière générale
01:02:27après il y a des cas
01:02:28particuliers évidemment
01:02:29leurs amis évidemment
01:02:30mais pas les autorités
01:02:32adultes
01:02:33du lycée
01:02:34ou du collège en tout cas
01:02:35donc il y a une forme
01:02:36de réticence
01:02:37mais c'est aux parents
01:02:38peut-être de faire l'interface
01:02:39c'est à dire que
01:02:41les enseignants le savent
01:02:42les élèves ne veulent pas
01:02:44parler à leurs enseignants
01:02:45ou leur direction
01:02:46et c'est ce malaise là
01:02:47et la responsabilité
01:02:48et Valérie
01:02:49excusez-moi
01:02:49mais rappelons quand même
01:02:51qu'on vit dans une communauté
01:02:52lorsqu'on est dans un lycée
01:02:53dans un collège
01:02:53qu'on a des petits copains
01:02:55et des petites copines
01:02:55et tous étaient confrontés à ça
01:02:57ça se réglait dans la cour
01:02:58auparavant
01:02:58vous n'aviez pas la rue digitale
01:03:00vous avez la rue physique
01:03:01et lorsqu'il y avait ces dérives
01:03:02on le réglait
01:03:03on le réglait
01:03:05on le réglait dans la cour
01:03:06on peut le régler aussi
01:03:06on n'est pas obligé
01:03:07d'être absolument
01:03:08dans l'anonymat
01:03:09témoigner à l'usage caché
01:03:10ou je ne sais quoi
01:03:10les autres ont des responsabilités aussi
01:03:12quand ils savent
01:03:13et quand ils n'interviennent pas
01:03:14il faut le dire aussi
01:03:15sinon on commence déjà
01:03:16à cet âge là
01:03:16à ne plus intervenir
01:03:17et à laisser faire
01:03:18donc l'état dont tu parles
01:03:19à ce moment là
01:03:19mais se merveille
01:03:19l'association Marion
01:03:21la main tendue
01:03:21donc c'est l'association
01:03:22qui a été fondée
01:03:24par la maman de la petite Marion
01:03:25qui est comme Camélia
01:03:26une victime de harcèlement scolaire
01:03:28a ouvert la voie
01:03:30des initiatives assez audacieuses
01:03:33telles que le premier baromètre
01:03:35sur le harcèlement
01:03:35entre pères en milieu scolaire
01:03:37ou encore la création pionnière
01:03:40de la maison de Marion
01:03:41mais voilà
01:03:42que nous soutenons
01:03:44à la région Île-de-France
01:03:45et bien on s'est aperçu
01:03:47en réalité
01:03:47que les certes
01:03:48beaucoup de parents
01:03:50d'enfants harceleurs
01:03:51sont dans le déni
01:03:51voilà
01:03:54on aura l'occasion
01:03:56je pense hélas
01:03:57d'y revenir
01:03:57merci à tous les quatre
01:03:58Péricault
01:03:59de quoi allez-vous parler
01:04:01aujourd'hui ?
01:04:01Rien de très gai
01:04:02est-ce qu'on a le droit
01:04:03de mourir librement
01:04:03et est-ce qu'on peut
01:04:05se faire aider
01:04:05pour la fin de vie
01:04:06c'est un sujet ancien
01:04:07comme le harcèlement
01:04:08la loi est au
01:04:10la loi de mai
01:04:11est au Sénat
01:04:12on en discute
01:04:13voilà je reçois
01:04:13Emmanuel Hirsch
01:04:14professeur d'éthique
01:04:15pour essayer de décriper
01:04:15un petit peu
01:04:16le retour du 49-3
01:04:19ou est-ce que c'est
01:04:20le retour du PS
01:04:21enfin en tout cas
01:04:21la France est ingouvernable
01:04:22grâce à cette merveilleuse
01:04:23dissolution
01:04:24on va voir comment
01:04:25on s'en sortit
01:04:25avec un député RN
01:04:27je recevrai 13 à 14h
01:04:28Pierre Lelouch
01:04:29qui va vous expliquer
01:04:30pourquoi la France
01:04:31pèse de moins en moins
01:04:32au point que
01:04:33monsieur Trump
01:04:34envoie des tweets
01:04:35moqueurs
01:04:36du Président de la République
01:04:37on passera sur d'autres sujets
01:04:38on reviendra évidemment
01:04:39sur Camélia
01:04:39parce que je pense que
01:04:40le but des médias
01:04:41c'est de marteler
01:04:42bien sûr
01:04:42voilà d'interpeller
01:04:43effectivement
01:04:44je connais des harcèleurs
01:04:45moi qui me disent
01:04:45mais si j'avais su
01:04:46si j'avais su
01:04:47et puis il y a des morts
01:04:48la mosquée de Paris
01:04:49qui revisite le chiffre
01:04:51de la Shoah
01:04:53et puis nous manquons de sang
01:04:54nous manquons de donateurs
01:04:55universels
01:04:56s'il y en a parmi vous
01:04:57allez vite faire une prise de sang
01:04:59je ne savais pas
01:05:00il faut le faire
01:05:00entre autres joyeusetés
01:05:01de ce jour
01:05:02merci
01:05:02on vous retrouve
01:05:03dans un instant
01:05:03Péricote
01:05:04merci
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