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  • il y a 10 mois
Mettez vous d'accord avec Benoit Chervalier, Jean Pierre Denis, Arnaud Stéphan et Mehdy Raïche


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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2025-10-16##

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News
Transcription
00:00:00Et place à la défense dans le procès de Cédric Jubilard.
00:00:03Les avocats du Plaquiste accusés d'avoir tué sa femme Delphine en 2020 dans le Tarn s'expriment aujourd'hui.
00:00:08Ils devraient axer leur défense sur le manque de preuves accablantes à l'encontre de leurs clients.
00:00:13Hier, les avocats généraux ont requis 30 ans de réclusion criminelle contre Cédric Jubilard.
00:00:17Le verdict est attendu à partir de demain.
00:00:21Des pesticides et des médicaments retrouvés sur l'ensemble du littoral français.
00:00:24C'est ce que révèle une étude publiée hier par l'IFREMER, l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer.
00:00:31Même les zones éloignées des sources de pollution, comme l'île d'Oessant dans le Finistère, présentent des traces de contamination.
00:00:37En moyenne, 15 substances ont été mesurées par point de suivi dans l'eau de mer.
00:00:42Et jusqu'à 28 substances pour certaines zones du littoral français.
00:00:46Et puis, il serait l'un des plus vieux dinosaures au monde.
00:00:49Le squelette d'une espèce au long cou a été découvert dans la province argentine de l'Ariora.
00:00:53Il aurait vécu il y a plus de 230 millions d'années.
00:00:57Alors si l'espèce de dinosaure découverte fait partie d'une lignée de dinosaures herbivores qui comprend les géants à long cou,
00:01:04les chercheurs précisent tout de même qu'un individu adulte mesuré environ 2 mètres est pesé environ 18 kilos.
00:01:10Excellente matinée à tous !
00:01:13Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:01:18Mettons-nous d'accord aujourd'hui.
00:01:20On va essayer, en tout cas nous, de se mettre d'accord si les députés ne le font pas aujourd'hui pour commenter l'actualité.
00:01:27Benoît Chervallier, bonjour.
00:01:28Vous êtes entrepreneur, essayiste et enseignant.
00:01:31Arnaud Stéphan, fondateur de l'agence La Note de Com.
00:01:34Bonjour.
00:01:34Bonjour.
00:01:35Et Mehdi Raich, analyste politique.
00:01:37Nous attendons Jean-Pierre Denis.
00:01:39Bonjour.
00:01:39Qui ne devrait pas tarder à arriver, journaliste, écrivain et créateur de la lettre d'information théopolitique.
00:01:46Donc évidemment, vous le savez, en ce moment, à l'Assemblée nationale se joue la censure ou non du gouvernement.
00:01:55Première motion de censure présentée par LFI.
00:01:58Ensuite, ce sera celle présentée par le Rassemblement national.
00:02:01M. Lecornu va-t-il échapper à la censure aujourd'hui ?
00:02:05Pour combien de temps ? C'est la seule question qui vaille.
00:02:08On va revenir sur la petite phrase de Yaël Braun-Pivet sur taxer davantage l'héritage,
00:02:15cette manne tombée du ciel, taxer l'héritage.
00:02:19Est-ce que c'est un premier pas pied dans la porte ?
00:02:21Dites-nous ce que vous en pensez, 0826-300-300 et puis Samuel Paty,
00:02:265 ans déjà qu'il a été assassiné.
00:02:28Sa soeur, ce matin, dans Le Parisien, qui dit « Les minutes de silence ne servent à rien,
00:02:32les profs ont peur, ils ne sont pas soutenus ».
00:02:35Là aussi, vous pouvez réagir à ce sujet.
00:02:40Alors, le mot du jour, inondation.
00:02:43Inondation, c'est en lien avec Jean-Noël Barraud.
00:02:46Il faut inonder la bande de Gaza d'Aine humanitaire et organiser la reconstruction.
00:02:51J'avoue que j'ai sursauté en voyant cette phrase.
00:02:54Il y a eu beaucoup de réactions, évidemment, sur les réseaux.
00:02:56On est quand même à un moment où on est en train d'expliquer
00:02:59qu'on va mettre une taxe sur le vapotage,
00:03:01que 200 000 foyers vont être imposés.
00:03:05Et donc, ce mot d'inonder, inonder la bande de Gaza,
00:03:09comme si on avait aujourd'hui les moyens de nos ambitions,
00:03:14alors que la France pèse peu de choses.
00:03:17Je crois que vous voulez en parler aussi, Mehdi.
00:03:20Non, ce n'est pas Mehdi, c'est Limène.
00:03:26Je ne sais pas qui veut en parler.
00:03:29Oui, si, c'est vous, Mehdi, qui vouliez revenir dessus.
00:03:31Mais ce mot d'inonder la bande de Gaza d'Aide, ça ne vous choque pas ?
00:03:36Si.
00:03:36Mais Jean-Noël Barraud est le pire ministre, je pense, des affaires étrangères
00:03:40que la France a eue depuis la mémoire d'homme, je ne sais même pas.
00:03:44Quand on voit la situation qu'il y a avec l'Algérie.
00:03:49Il est allé en Algérie, il n'a rien dit pour pas un seul mot sur Bolem Sansal.
00:03:53Là, on voit que l'accord entre le Hamas et Israël,
00:03:55ça devient de plus en plus compliqué dans les faits.
00:03:57Et Jean-Noël Barraud, dans une position où la France diplomatiquement est en crise,
00:04:01elle en recule sur absolument tous les sujets,
00:04:03dit on va inonder d'aide Gaza.
00:04:05Mais on n'a déjà pas l'argent,
00:04:07on est dans une situation politique intérieure,
00:04:10quand même, somme toute assez catastrophique.
00:04:12Donc tenir ce type de sujet,
00:04:14d'autant plus qu'il y a moins de deux semaines,
00:04:17on a eu les problèmes des visages aériens.
00:04:19Je ne sais pas à quoi sert cet homme.
00:04:26En vérité, le nous, ce n'est plus un nous individuel,
00:04:30c'est le nous européen.
00:04:30Vous pensez que c'est le nous européen ?
00:04:32Ce n'est pas le nous français ?
00:04:33De toute façon, pris en difficulté,
00:04:35c'est ce qu'il va finir par dire.
00:04:37Son conseiller en communication,
00:04:38si à peu près il arrive à savoir ce que c'est que la com,
00:04:41va lui dire.
00:04:42Mais non, c'est l'Europe.
00:04:43C'est les 27 qui, grâce à leur générosité,
00:04:47à la puissance industrielle de l'Allemagne,
00:04:51la gentillesse de l'Italie,
00:04:54les plaines de blé de la France,
00:04:56de la Beauce, etc.,
00:04:57vont pouvoir aider l'autre.
00:04:59Ce qui est en plus une position absolument,
00:05:01je suis d'accord avec Mehdi,
00:05:02mais souvent,
00:05:04c'est que c'est une position absolument crétine,
00:05:08et en plus particulièrement malhabile.
00:05:10malhabile.
00:05:11Pourquoi ?
00:05:12Parce qu'on voit bien que depuis quelques jours,
00:05:14la police du Hamas reprend les morceaux des territoires.
00:05:17C'est là-dessus que je voulais vous emmener aussi.
00:05:19C'est bien aimable, regardez,
00:05:20je suis tombé dans le pied.
00:05:22Vous êtes tombé tout seul.
00:05:23Et donc, la police du Hamas,
00:05:27même pas les troupes militaires du Hamas,
00:05:31mais la police,
00:05:31je ne sais pas quelle est la grande différence en fait,
00:05:34réoccupe les bouts du territoire
00:05:36qui ont été laissés par l'armée israélienne,
00:05:38et qu'est-ce qu'ils font ?
00:05:39Ils liquident les opposants.
00:05:42Donc, business as usual,
00:05:44on est revenu,
00:05:45et pendant ce temps-là,
00:05:46notre ministre des Affaires étrangères
00:05:48fait comme si la situation était,
00:05:50je ne sais pas,
00:05:51un territoire qui avait été touché
00:05:52dans le sud de l'Italie
00:05:53par une tempête.
00:05:55Ils se sont passés
00:05:56pour des forces de sécurité intérieure.
00:05:58Ils ont changé de nom.
00:05:59Et on va inonder.
00:06:01En plus, le terme est quand même spécial.
00:06:04Et pareil, franchement,
00:06:07à chaque fois qu'il s'exprime,
00:06:10Jean-Noël Barraud, également,
00:06:12promet de recueillir les témoignages
00:06:14après des accusations de violence
00:06:15de la part d'Israël,
00:06:16des gens de la flottille.
00:06:17Mais enfin, tout le monde voit bien
00:06:20qu'il y a une communication excessive
00:06:23qui est faite et indécente
00:06:25quand on voit ce qu'ont vécu les otages
00:06:27quand on lit leurs témoignages.
00:06:29C'est terrifiant.
00:06:32Jean-Pierre Denis ?
00:06:33C'est terrifiant, c'est indécent.
00:06:34Mais c'est le même qui déclarait
00:06:35que ce qu'avait réalisé Donald Trump,
00:06:39c'est le feu,
00:06:41c'était le plan français.
00:06:42C'est toujours bien de courir
00:06:43après la victoire,
00:06:44mais c'est un côté un peu pathétique.
00:06:46Mais ce mot inondé me dérange profondément.
00:06:49Il y a quelque chose d'ailleurs
00:06:50d'assez méprisant au fond,
00:06:51c'est-à-dire qu'on va vous déverser.
00:06:53Et en fait, on sait très bien
00:06:54que justement le problème,
00:06:55c'est qu'on a précédemment
00:06:57inondé Gaza d'aide
00:06:59sans se poser trop la question
00:07:01de savoir ce que cette aide devenait.
00:07:02Est-ce qu'elle a servi, par exemple,
00:07:04à creuser des tunnels
00:07:05où les otages...
00:07:06Il y a des mafias locales
00:07:07qui ont absolument...
00:07:08Enfin, pas que le Hamas,
00:07:09il y a d'autres groupes
00:07:10qui sont sur place
00:07:11qui ont littéralement pris
00:07:12toutes les denrées alimentaires.
00:07:13Il y avait des personnes qui...
00:07:15Je connais des personnes
00:07:15qui travaillent dans l'humanitaire
00:07:16qui envoyaient pendant un moment
00:07:18depuis l'Italie
00:07:18des...
00:07:19Pas des wagons,
00:07:20mais des...
00:07:21Des containers.
00:07:22Remplis d'elles.
00:07:22Ça passait par la Turquie.
00:07:24En Turquie,
00:07:24ils étaient totalement vidés
00:07:25par des groupes mafieux
00:07:27et ça atterrissait là-bas
00:07:28à Gaza
00:07:29où il n'y avait rien dedans
00:07:29ou après ça servait
00:07:30notamment soit pour construire
00:07:31les tunnels,
00:07:32soit pour stocker des ans.
00:07:33Parce qu'il dit
00:07:34que la France va co-présider
00:07:36avec l'Egypte
00:07:36la reconstruction de Gaza.
00:07:38Je pense qu'il y a d'autres pays...
00:07:39C'est une manière d'exister
00:07:40internationale.
00:07:41Oui, c'est ça.
00:07:41Mais il y a d'autres pays...
00:07:41On a été catastrophique
00:07:42sur le sujet.
00:07:43Les Américains...
00:07:43Benoît Charvalier,
00:07:44cette phrase
00:07:45« inonder Gaza »,
00:07:47enfin, le mot d'inonder
00:07:48est indécent aussi
00:07:50dans la manière de le dire.
00:07:52Je pense que ça reflète
00:07:54assez bien
00:07:54ce conflit,
00:07:56c'est-à-dire
00:07:57le besoin
00:07:58d'être extraordinairement prudent
00:08:00dans la sémantique,
00:08:01dans la manière
00:08:02dont on le décrit,
00:08:03parce qu'on marche
00:08:04à la fois sur une crête
00:08:06et sur des chardons ardents.
00:08:08Donc, chaque mot,
00:08:09évidemment,
00:08:10a une portée
00:08:10qui peut aller au-delà
00:08:11de ce que l'on pense.
00:08:12Alors, est-ce que c'était calculé,
00:08:14anticipé ?
00:08:14Au contraire,
00:08:15est-ce que t'essais spontané ?
00:08:16Je ne sais pas.
00:08:17Mais on voit bien
00:08:18l'extraordinaire prudence,
00:08:22à mon sens,
00:08:23que, justement,
00:08:24auquel on doit faire attention.
00:08:26Donc, la sémantique,
00:08:27la communication
00:08:28est finalement
00:08:29au moins tout aussi importante
00:08:30que le fond est de ce qu'il va être...
00:08:33Mais ce n'est pas non plus
00:08:34très étonnant.
00:08:35On a des gouvernements,
00:08:36alors il se trouve
00:08:37qu'il était déjà en poste,
00:08:38mais on a des gouvernements
00:08:38qui sont...
00:08:39Aujourd'hui,
00:08:40on se demande
00:08:40si les choses sont vraiment
00:08:42pensées, relues,
00:08:43filtrées.
00:08:44le Premier ministre
00:08:45qui déclarait hier
00:08:47que nos compatriotes juifs
00:08:49sont victimes
00:08:49de xénophobie.
00:08:50Ben non, précisément,
00:08:51s'ils sont nos compatriotes,
00:08:53ils ne sont pas victimes
00:08:53de xénophobie
00:08:54puisqu'ils sont nos compatriotes.
00:08:55Ils sont victimes
00:08:56d'antisémitisme.
00:08:57La nuance a son importance
00:08:58pour, en particulier,
00:09:01les personnes concernées
00:09:03dont, justement,
00:09:05le passé fait que,
00:09:06à un moment donné,
00:09:07on ne les a plus considérées
00:09:08comme français.
00:09:09Bien sûr.
00:09:10Et je me dis quand même
00:09:10que quelqu'un
00:09:11qui, à ce niveau-là,
00:09:12fasse ce genre d'erreur
00:09:13dans un discours
00:09:14devant le Parlement,
00:09:15c'est-à-dire qu'un texte
00:09:16qui, a priori,
00:09:17a été relu, je suppose,
00:09:19par des conseillers compétents.
00:09:21Apparemment, non.
00:09:23Voilà.
00:09:24Ce genre de déclaration,
00:09:25ça part dans tous les sens
00:09:27dans une région
00:09:28où il faut quand même
00:09:28être assez, si possible,
00:09:30condéré, précis, inondé.
00:09:32On voit que la paix
00:09:33est très fragile.
00:09:34Surtout qu'on n'est plus
00:09:35à une époque
00:09:35où on peut inonder
00:09:36de deniers publics.
00:09:37Non, c'est ça.
00:09:38On parle précisément de ça.
00:09:39Ça tombe, en plus,
00:09:40dans une période
00:09:41où on parle un petit peu
00:09:42d'argent pour la France.
00:09:44Non, on ne parle pas
00:09:44d'argent du tout
00:09:45pour la France.
00:09:46On a 5% de déficit
00:09:49sur l'actuel,
00:09:50déjà, sur le budget.
00:09:51On nous explique
00:09:52que c'est un budget d'efforts.
00:09:53Vous allez voir.
00:09:54On est à 5%.
00:09:56Donc, non.
00:09:58Et 14 milliards
00:09:58de hausse d'impôts.
00:09:59Et 14 milliards
00:10:00de hausse d'impôts
00:10:00qui, vraisemblablement,
00:10:01vont se transformer en 20.
00:10:02Donc, merci.
00:10:03Oui.
00:10:04Mehdi, peut-être
00:10:04que vous pouvez enchaîner
00:10:05avec, si ça rejoint
00:10:06un petit peu
00:10:07ce que vous vouliez dire,
00:10:09votre coup de gueule
00:10:10sur la place de la France.
00:10:11Ah bah, en fait,
00:10:12je voulais faire un coup de gueule
00:10:13parce que ce matin,
00:10:14enfin, plutôt hier,
00:10:15dans la nuit,
00:10:16l'Arabie Saoudite
00:10:16a annoncé un nouveau projet
00:10:17extraordinaire
00:10:18qu'ils appellent
00:10:18les portes de Souleymane.
00:10:19Donc, vous imaginez
00:10:20la mosquée de la Mecque
00:10:21et ils vont construire,
00:10:22je ne sais pas,
00:10:2230 ou 40 immeubles
00:10:24tout autour
00:10:25qui font plusieurs centaines
00:10:25de mètres de haut.
00:10:26Mais à la Mecque ?
00:10:27À la Mecque.
00:10:28D'accord.
00:10:28Et c'est un projet,
00:10:30je crois qu'on parle
00:10:31de plus de...
00:10:32C'est absolument hallucinant
00:10:34et en fait,
00:10:34ça va dans le même
00:10:35sillon qu'un autre projet
00:10:37qu'ils ont lancé
00:10:38qui s'appelle
00:10:38The Line Neum
00:10:39qui est un 11 building
00:10:41au milieu d'isère
00:10:41qui fait 34 kilomètres de long
00:10:42sur 500 mètres de large
00:10:43et 500 mètres de haut.
00:10:44Il faut s'imaginer la chose.
00:10:46Et quand on voit
00:10:47le déclassement
00:10:48de la France
00:10:49sur les points technologiques,
00:10:50sur les points économiques,
00:10:51sur les points architecturaux,
00:10:53on se dit
00:10:53mais en fait,
00:10:54à un moment,
00:10:55on pensait
00:10:56que la France
00:10:56était la cinquième puissance.
00:10:57Moi, j'ai grandi dans ce mythe-là.
00:10:58La France est la cinquième
00:10:59ou la septième puissance du monde.
00:11:00Or, ce n'est pas du tout le cas.
00:11:02Je signale qu'en 1962,
00:11:03si je ne me trompe pas,
00:11:04le dernier marché des esclaves
00:11:05a été fermé à la Mecque.
00:11:06Quand vous voyez
00:11:07la différence
00:11:07qu'il y a aujourd'hui
00:11:08entre la société française
00:11:10sur tout son plan économique
00:11:11et la situation
00:11:12de l'Arabie Saoudite
00:11:13qui est une énorme puissance
00:11:14maintenant internationale
00:11:16qui fait le jeu,
00:11:16on voit ce qui se passe
00:11:17avec le Hamas.
00:11:18C'est devenu
00:11:18le centre géopolitique mondial
00:11:20avec le Qatar.
00:11:21Et du sport.
00:11:21Et du sport.
00:11:22Avec le PIF.
00:11:23qui finance
00:11:24la boxe,
00:11:26le MMA.
00:11:27Tout se passe
00:11:27en Arabie Saoudite
00:11:28et au Qatar aujourd'hui.
00:11:29Et on voit
00:11:29le déclassement de la France
00:11:30qui était censé
00:11:31être une grande puissance.
00:11:32On se dit
00:11:32mais attention,
00:11:33qu'est-ce qu'on devient ?
00:11:34Donc, je voulais faire
00:11:34ce parallèle
00:11:35qui est très intéressant
00:11:36entre le projet
00:11:37de la porte de Soleyman
00:11:38et le Néom
00:11:39et les cas de la France
00:11:40aujourd'hui.
00:11:41Petite nuance,
00:11:42je ne suis pas sûr
00:11:43qu'il n'y ait plus
00:11:43d'esclaves aujourd'hui
00:11:45dans ces pays.
00:11:47Alors,
00:11:47ils n'ont pas
00:11:47le nom d'esclaves
00:11:49mais ils sont souvent
00:11:49des Philippins,
00:11:52des Indiens
00:11:52dont on a confisqué
00:11:54le passeport,
00:11:55etc.
00:11:55Il vaut mieux être pauvre
00:11:56en France
00:11:56qu'en Arabie Saoudite.
00:11:57Ça, on est d'accord.
00:11:58Certainement.
00:11:59Quand même
00:12:00une petite nuance
00:12:01sur le...
00:12:02Alors certes,
00:12:02on cumule les handicaps,
00:12:04on cumule les difficultés,
00:12:05on cumule les mauvaises nouvelles
00:12:06que t'es français
00:12:07mais c'est pas non plus...
00:12:09Alors,
00:12:10moi aussi,
00:12:10je suis né
00:12:10dans une génération
00:12:11où la France
00:12:12était la cinquième puissance.
00:12:14Moi, c'était la septième.
00:12:16Moi, c'était la cinquième.
00:12:17Voilà.
00:12:19Bon,
00:12:20il y a un élément
00:12:21relatif,
00:12:22c'est-à-dire
00:12:22toutes choses égales
00:12:23par ailleurs.
00:12:24C'est qu'en réalité,
00:12:24les autres,
00:12:25on a une...
00:12:27Comment dire ?
00:12:28Les autres
00:12:29se sont beaucoup plus enrichis
00:12:30que nous.
00:12:31Ça ne veut pas dire
00:12:32qu'on a eu très récemment
00:12:33deux prix Nobel
00:12:34quand même français.
00:12:35En économie,
00:12:36on en a beaucoup parlé
00:12:36mais aussi en physique.
00:12:38En France.
00:12:39Pardon ?
00:12:39Ils ont pris Nobel de physique
00:12:41mais à l'étranger.
00:12:42Berkley pour...
00:12:43Berkley et...
00:12:44Certes,
00:12:45certes,
00:12:45mais bon,
00:12:45malgré tout.
00:12:47Et donc,
00:12:48voilà,
00:12:48en fonction évidemment
00:12:50de la loup
00:12:51que l'on veut prendre.
00:12:53Je suis tout à fait d'accord.
00:12:53C'est juste pour dire
00:12:54que ce n'est pas
00:12:55une autoflégélation
00:12:56totale.
00:12:57Non,
00:12:57mais c'est intéressant
00:12:58justement ce débat
00:12:59parce qu'on discute
00:13:00beaucoup de budget,
00:13:01d'économie,
00:13:02mais on discute
00:13:03rarement d'investissement.
00:13:05C'est-à-dire,
00:13:05en fait,
00:13:06c'est là
00:13:07de créer de la croissance
00:13:10aussi.
00:13:11Comment on va investir ?
00:13:12Dans quoi on va investir ?
00:13:13Le débat politique
00:13:16ne porte pas du tout là-dessus.
00:13:17Et sur les prix Nobel,
00:13:19c'est peut-être
00:13:19l'éducation
00:13:20d'il y a 30 ou 40 ans
00:13:21qui est récompensée
00:13:22maintenant,
00:13:23mais pas l'éducation
00:13:24que l'on a aujourd'hui.
00:13:25Donc,
00:13:25je ne sais pas si...
00:13:26On aura des prix Nobel
00:13:27dans 30 ou 40 ans ?
00:13:28On dit dans 20,
00:13:3030 ou 40 ans.
00:13:30Je suis très dubitatif
00:13:31sur les prix Nobel.
00:13:32Je ne sais pas,
00:13:34la France avait proposé
00:13:35d'accueillir
00:13:35tous les chercheurs américains
00:13:36qui ne se plaisaient plus
00:13:37aux Etats-Unis.
00:13:38Où sont-ils ?
00:13:39Oui,
00:13:39j'aimerais bien
00:13:40qu'on fasse un volant.
00:13:41Où sont-ils ?
00:13:42Où sont-ils ?
00:13:43Où sont-ils ?
00:13:44Allez,
00:13:46censure,
00:13:46pas censure.
00:13:48Est-ce que vous voteriez
00:13:48la censure ?
00:13:490826 300 300 ?
00:13:51Quand on parle
00:13:51avec les différentes
00:13:53familles politiques,
00:13:54que ce soit
00:13:55des gens qui appartiennent
00:13:56au LR
00:13:57ou au Parti Socialiste,
00:13:59s'ils nous racontent
00:13:59les tombeaux d'insultes
00:14:01qu'ils reçoivent,
00:14:02pour avoir dit
00:14:03qu'ils ne voteraient pas
00:14:03la censure ?
00:14:05Dites-nous vous
00:14:05ce que vous en pensez,
00:14:06est-ce que vous comprenez
00:14:07cette non-censure ?
00:14:10Et puis,
00:14:10on peut se poser
00:14:11la question
00:14:11de savoir
00:14:12jusqu'à quand,
00:14:13si jamais aujourd'hui
00:14:14le Premier ministre
00:14:15réussit à sauver sa tête,
00:14:16jusqu'à quand
00:14:17il pourra conserver
00:14:19son poste ?
00:14:19A tout de suite.
00:14:20Sud Radio,
00:14:21mettez-vous d'accord,
00:14:23Valérie Expert.
00:14:24Sud Radio,
00:14:2510h midi,
00:14:26mettez-vous d'accord,
00:14:27Valérie Expert.
00:14:28Et on continue
00:14:31de débattre avec vous
00:14:32et même pendant la pub,
00:14:34mais on est ensemble
00:14:34pour commenter
00:14:35cette actualité.
00:14:36On vous attend
00:14:37au 0826 300 300.
00:14:39Est-ce que vous,
00:14:40vous censureriez
00:14:41le gouvernement ?
00:14:42Est-ce que vous pensez
00:14:42que ce gouvernement
00:14:43va tenir ?
00:14:45Les frondeurs
00:14:45vont-ils faire tomber
00:14:46Sébastien Leco...
00:14:47Sébastien ?
00:14:48Oui, Sébastien Lecornu.
00:14:49C'est Éric, c'est Éric.
00:14:51C'est toujours lui.
00:14:53C'est toujours lui.
00:14:53Alors, à laquelle on parle,
00:14:54c'est toujours lui.
00:14:56Quel bordel,
00:14:57il n'y a pas d'autres mots.
00:14:58Pardon de cette expression
00:14:59un peu triviale,
00:15:00mais...
00:15:01Vous ne savez pas
00:15:01qu'on parlait comme ça
00:15:02à votre émission ?
00:15:03Ça s'appelait la chianlie.
00:15:05Oui, c'est vrai.
00:15:05Oui, c'est vrai.
00:15:06Mais hier,
00:15:07j'ai posé la question
00:15:08aux débatteurs
00:15:09ou avant-hier
00:15:10de savoir
00:15:10quels mots
00:15:11ils avaient
00:15:12pour qualifier la situation.
00:15:13Quand vous croisez,
00:15:14encore une fois,
00:15:15des responsables politiques
00:15:16ou même des députés,
00:15:18etc.,
00:15:18qui sont, mais, accablés.
00:15:19On est accablés.
00:15:20Pourquoi vous avez...
00:15:21C'est très logique,
00:15:22vous avez un parti socialiste
00:15:23qui obtient ce qu'il veut
00:15:25mais qui se demande
00:15:25s'il ne va pas censurer
00:15:26le gouvernement
00:15:26et des LR
00:15:28qui sont contre
00:15:29les mesures
00:15:30qui vont être adoptées
00:15:31mais qui ont plutôt envie
00:15:32de soutenir le gouvernement.
00:15:33Vous trouvez ça...
00:15:34Quel bordel, effectivement.
00:15:36Et chacun pour sa gueule
00:15:37puisqu'on est dans les grands mots.
00:15:39Rien n'a de sens.
00:15:39C'est ça.
00:15:40Et les Français ne comprennent pas.
00:15:42On le voit bien
00:15:42dans les appels
00:15:43qu'on reçoit quotidiennement.
00:15:45Mais ce qui est extraordinaire,
00:15:46en plus,
00:15:46hier, on a compris
00:15:48que, justement,
00:15:49tout était incompréhensible.
00:15:50Bien sûr.
00:15:51Ça, c'est clair.
00:15:52Voilà.
00:15:52C'est-à-dire,
00:15:53nous allons faire...
00:15:55Nous allons suspendre...
00:15:56Oui.
00:15:56C'est ça.
00:15:57Revenez là-dessus.
00:15:57C'est important.
00:15:58Nous allons suspendre
00:15:59la réforme des retraites
00:16:00mais suspension ne veut pas dire abandon.
00:16:03OK.
00:16:04D'accord.
00:16:05Donc, qu'est-ce que ça veut dire ?
00:16:06C'est qu'on la passera,
00:16:06mais plus tard.
00:16:08OK.
00:16:08Très bien.
00:16:09Et puis, pour que ça soit plus facile,
00:16:11on fera un amendement
00:16:12dans le PLFSS,
00:16:13le projet de loi de finances
00:16:14de la Sécurité sociale.
00:16:15Ah !
00:16:16Tiens, c'est intéressant, ça.
00:16:17Parce que,
00:16:18si c'est un amendement
00:16:20dans le PLFSS,
00:16:21ça veut dire que le Parti Socialiste
00:16:23est obligé de voter
00:16:24le projet de loi de finances
00:16:25de la Sécurité sociale.
00:16:26Parce que, s'ils ne votent pas
00:16:27le projet de loi de la Sécurité sociale,
00:16:28leur amendement sur la suspension
00:16:30de la réforme des retraites
00:16:33saute.
00:16:34Donc, ils sont obligés
00:16:34d'accepter tout ce qu'il y a
00:16:35dans le PLFSS.
00:16:36Qu'est-ce qu'il va y avoir
00:16:36dans le PLFSS ?
00:16:38Voilà.
00:16:39Il va y avoir plein de choses
00:16:40pas gentilles pour les Français.
00:16:42Des hausses, des baisses,
00:16:43exactement, etc.
00:16:45Et puis, en plus,
00:16:46le Premier ministre dit
00:16:47« Moi, je vous laisse faire,
00:16:48je vous laisse carte blanche,
00:16:49je ferai au mieux
00:16:50de ce que je peux faire. »
00:16:51Mais, qu'est-ce qu'il va se passer ?
00:16:53Le texte ne va pas être,
00:16:54ne pas parvenir,
00:16:55ne va pas revenir conforme
00:16:56du Sénat.
00:16:57Donc, on va être obligés
00:16:58de faire une commission
00:17:00mixte paritaire
00:17:01pour nos auditeurs.
00:17:02C'est-à-dire qu'on réunit
00:17:038 sénateurs et 8 députés.
00:17:067 et 8...
00:17:07Oui, ça fait 14.
00:17:07Oui, c'est ça, c'est 14.
00:17:09On en met 14...
00:17:11Donc, 7 sénateurs,
00:17:127 députés.
00:17:13On les met
00:17:14dans une commission
00:17:15mixte paritaire
00:17:16et on rediscute du texte.
00:17:18Or, entre le Sénat
00:17:20et l'Assemblée nationale,
00:17:22ceux qui sont opposés
00:17:23à la suspension
00:17:24de réforme des retraites
00:17:25sont majoritaires.
00:17:26Ben oui.
00:17:28Ben, c'était bien le problème.
00:17:29Donc, on en revient
00:17:30à quel départ.
00:17:30Donc, en vérité,
00:17:31le Parti Socialiste
00:17:32s'est acheté,
00:17:32c'est juste acheté
00:17:34un peu de temps,
00:17:38un peu de hype,
00:17:40comme on dit aujourd'hui.
00:17:40Voilà, c'est-à-dire
00:17:41qu'ils se sont achetés
00:17:42une séquence de communication.
00:17:43La séquence de communication,
00:17:44c'est tout d'un coup,
00:17:45le PS est redevenu
00:17:46un parti important,
00:17:48un parti qui permet
00:17:49de soutenir
00:17:51un gouvernement en difficulté,
00:17:53qui va permettre
00:17:53de faire voter un budget,
00:17:54mais en vérité,
00:17:55au prix de renoncement
00:17:56extraordinaire.
00:17:57C'est pas la question,
00:17:57c'est que...
00:17:58Ils vont le payer
00:17:58dans les urnes.
00:18:00Exactement.
00:18:01Parce que tout le monde
00:18:01sait qu'en vérité,
00:18:02ils ont juste fait
00:18:04une petite séquence
00:18:05de communication
00:18:06qui va leur coûter
00:18:07extrêmement cher
00:18:08dans les semaines qui viennent.
00:18:09C'est pas dans un an
00:18:10ou dans deux ans.
00:18:11Ce sont dans les semaines
00:18:12qui viennent.
00:18:12Pour les municipales.
00:18:13S'ils se font rétamer
00:18:15à l'Assemblée nationale,
00:18:16comme c'est à peu près sûr
00:18:17qu'ils vont se faire rétamer
00:18:18avec tous les amendements,
00:18:20et puis dans quel état
00:18:21va ressortir leur amendement ?
00:18:22On ne sait pas.
00:18:23Parce qu'il va être discuté
00:18:24d'abord en commission,
00:18:25après il va être discuté
00:18:26en séance,
00:18:27il n'est même pas sûr
00:18:28qu'il soit voté.
00:18:29J'attends de voir.
00:18:30Et de toute façon,
00:18:30il ne sera pas voté au Sénat.
00:18:32Il faut comprendre
00:18:33l'architecture
00:18:34entre les deux assemblées.
00:18:35Ça va passer
00:18:35d'Assemblée nationale au Sénat
00:18:37et ça va durer
00:18:37en gros 70 jours.
00:18:38Donc on va pousser
00:18:39jusqu'au mois de décembre,
00:18:40quelque chose comme ça.
00:18:41On va arriver au mois de janvier,
00:18:42après ça sera les municipales
00:18:43qui vont arriver derrière,
00:18:44donc les partis
00:18:44ne vont pas vouloir sanctionner.
00:18:46En vrai,
00:18:47là,
00:18:48la situation,
00:18:49elle est ubuesque.
00:18:50Tu as bien décrit
00:18:51la manière dont ça fonctionne
00:18:52avec la commission
00:18:53mixte paritaire,
00:18:54mais la logique,
00:18:55et c'est ce que vous voulez
00:18:56à l'origine Emmanuel Macron,
00:18:57c'était de passer
00:18:58par le budget
00:18:58par ordonnance.
00:18:59C'est son seul objectif.
00:19:00Donc c'est ce qui va se passer.
00:19:02Il va y arriver.
00:19:02En faisant ça,
00:19:03il va y arriver.
00:19:04Ou alors il sera censuré.
00:19:06Ça, on le saura tout à l'heure.
00:19:09Antisocialiste peut changer d'avis.
00:19:10Oui, à par la suite.
00:19:13Benoît Chervalier ?
00:19:14Ce que ça nous montre
00:19:16simplement,
00:19:17c'est qu'on a besoin
00:19:18d'un vrai sujet.
00:19:20Le vrai sujet,
00:19:21c'est le temps
00:19:21pour pouvoir avoir
00:19:22un débat
00:19:24sur là où on veut
00:19:26amener le pays.
00:19:28Parce que
00:19:28ce qui se succède
00:19:30depuis plusieurs mois,
00:19:31c'est
00:19:32une forme
00:19:34de course
00:19:34à l'échalote.
00:19:35Quand on parlait
00:19:36de la commission
00:19:36mixte paritaire,
00:19:37moi, ça me faisait penser
00:19:38au conclave,
00:19:38un peu comme
00:19:39un clin d'œil
00:19:40par rapport à...
00:19:41Ça marche mieux,
00:19:42le conclave.
00:19:43En un,
00:19:45deux jours,
00:19:45c'est réglé.
00:19:45Voilà.
00:19:46Mais c'est évidemment
00:19:48le clin d'œil
00:19:48par rapport
00:19:49à celui des retraites
00:19:50précédents.
00:19:50Oui,
00:19:50je l'avais bien compris.
00:19:52Et donc,
00:19:55ça ne fait que renforcer
00:19:56ce qu'on sait tous
00:19:57et je pense
00:19:58que ce qu'attendent
00:19:59en réalité les Français,
00:20:00c'est-à-dire
00:20:00un vrai sujet,
00:20:02c'est-à-dire
00:20:02où est-ce qu'on va,
00:20:03pourquoi on y va
00:20:04et comment on y va.
00:20:05Oui,
00:20:06mais je pense que
00:20:06les Français
00:20:07sont complètement perdus.
00:20:08Mais ils vont juste
00:20:09avoir une hausse d'impôt,
00:20:10c'est ce qu'ils vont voir
00:20:10à la fin.
00:20:10Oui, c'est ça.
00:20:11À la fin, on va voir...
00:20:12On a dit 200 000 foyers
00:20:13qui vont être
00:20:15aujourd'hui
00:20:16soumis à l'impôt.
00:20:17Mais c'est encore
00:20:18pourquoi on a des impôts ?
00:20:19Parce que précisément,
00:20:20si on n'a pas de but,
00:20:21c'est une absence de choix,
00:20:23c'est une absence de priorité,
00:20:24c'est une absence
00:20:25d'assumer politiquement
00:20:26le fait que...
00:20:27C'est un vendeur.
00:20:28Mais on peut le répéter ici,
00:20:29la France est le pays
00:20:30où il y a le plus de prélèvements,
00:20:32où les prélèvements
00:20:32sont les plus élevés
00:20:34et où la dette est...
00:20:36Où est passé le pognon,
00:20:37comme dirait Jacqueline Mouron ?
00:20:39On avait la discussion...
00:20:40C'est la phrase
00:20:40que tout le monde se pose.
00:20:42Parce que là,
00:20:43on commence à être
00:20:43le petit...
00:20:45C'est quoi déjà ?
00:20:46Qui tourne dans sa...
00:20:47Le piemster ?
00:20:48Le piemster qui tourne
00:20:49dans sa roue.
00:20:51Pourquoi ?
00:20:51On fait des dépenses,
00:20:53donc on a besoin d'argent.
00:20:54Donc on va taxer les gens
00:20:54pour couvrir les dépenses
00:20:56qu'on fait.
00:20:56Et comme on n'a plus d'argent,
00:20:57on va emprunter de l'argent
00:20:59pour aider les gens
00:21:00qui payent eux-mêmes
00:21:01des impôts
00:21:02qui permettent de faire tourner
00:21:02la roue du hamster.
00:21:03Donc on a la réponse.
00:21:04Où va l'argent ?
00:21:05La réponse,
00:21:06elle va au rembourse...
00:21:06L'argent, il va au remboursement
00:21:08de la dette.
00:21:09Parce que celle-ci
00:21:09augmente de plus en plus.
00:21:11Nous sommes à 3 400 milliards,
00:21:14je crois,
00:21:14si on se tient à peu près à jour
00:21:16sur la dette de l'État.
00:21:19Qu'est-ce qu'est devenu
00:21:20tout cet argent
00:21:20alors que nous n'avons pas,
00:21:22finalement,
00:21:23développé le système ITER
00:21:27et les autres fonctionnalités
00:21:31de la nouvelle génération
00:21:33d'énergie nucléaire ?
00:21:35Parce que 800 millions
00:21:37et le président de la République
00:21:38a trouvé que c'était trop cher.
00:21:39Oui, bien sûr.
00:21:41Ce qui nous permettait
00:21:41après d'être indépendants
00:21:43en termes énergétiques
00:21:45pendant des siècles.
00:21:46Parce qu'on réutilisait
00:21:47l'ancien carburant nucléaire.
00:21:51Notre armée,
00:21:52vous la mettez en entier
00:21:53dans le stade de France.
00:21:55Si on aime bien les images,
00:21:57l'armée française,
00:21:57elle tient dans le stade de France.
00:21:58nous avons des représentations diplomatiques
00:22:04qui sont en train de fermer.
00:22:05Nous avons fermé les lycées français.
00:22:07L'alliance française n'est plus
00:22:08que l'ombre de ce qu'elle a été.
00:22:11Nos territoires ultramarins
00:22:14sont, pour certains,
00:22:15à l'abandon.
00:22:15On a fermé les bases d'entretien
00:22:16de nos bateaux
00:22:18et de nos avions
00:22:18en Nouvelle-Calédonie.
00:22:20En Corse,
00:22:22en Corse,
00:22:23il n'est pas très loin
00:22:24comme territoire ultramarin,
00:22:25on va dire,
00:22:26il n'y a pas de CHU.
00:22:28Il n'y a pas de CHU
00:22:29en Corse.
00:22:30C'est-à-dire que
00:22:30si vous avez un gros pépin,
00:22:32il faut prendre l'hélicoptère
00:22:32pour aller à Marseille.
00:22:34Et en Corse,
00:22:35il y a un hélicoptère.
00:22:37Ça devient complètement...
00:22:38Où est parti cet argent ?
00:22:40Et en plus,
00:22:40je ne parle même pas
00:22:41de la fac en France
00:22:41qui s'est effondrée.
00:22:42On peut faire le tour
00:22:43de tous les services publics.
00:22:45L'école où...
00:22:47C'est bien,
00:22:47les enfants,
00:22:48au 19ème siècle,
00:22:49ça n'a ni l'air ni écrit.
00:22:50Aujourd'hui,
00:22:50ça ne veut ni lire.
00:22:51C'est bien.
00:22:54Jean-Pierre Denis.
00:22:55On sait très bien
00:22:55que c'est un choix de société.
00:22:57C'est-à-dire,
00:22:57on fait le choix
00:22:57d'aller vers...
00:23:00On a donné la priorité
00:23:01à la santé
00:23:02et à la retraite.
00:23:03Donc,
00:23:04c'est un vrai choix de société.
00:23:05Le problème
00:23:06est la dénatalité
00:23:07et la hausse
00:23:07pendant la santé.
00:23:09Excusez-moi.
00:23:10Moi,
00:23:10j'ai une solution
00:23:11très simple
00:23:13au problème
00:23:14de ce déséquilibre.
00:23:16C'est de faire des enfants.
00:23:17Voilà un sujet
00:23:18qui ne coûterait
00:23:19pas grand-chose...
00:23:20Le problème
00:23:20de la dénatalité,
00:23:22de vie,
00:23:22de la population...
00:23:23Pour les élever...
00:23:24On a un problème
00:23:27de déséquilibre démographique.
00:23:28C'est ça
00:23:29que je veux dire.
00:23:30C'est ça
00:23:30la nature du problème.
00:23:32Donc,
00:23:32on a fait le choix
00:23:33de continuer
00:23:34à accompagner
00:23:35une génération
00:23:36aux dépens
00:23:37des générations
00:23:38qui viennent.
00:23:38C'est un choix
00:23:39de société.
00:23:39On se retrouve
00:23:40dans un instant.
00:23:41On va parler
00:23:41d'héritage.
00:23:43Est-ce qu'il faut
00:23:43taxer davantage
00:23:44l'héritage ?
00:23:45Est-ce que vous trouvez
00:23:45que c'est injuste
00:23:47d'hériter ?
00:23:48En gros,
00:23:48c'est le message
00:23:49hier de Yaël Broun-Pivet.
00:23:51A tout de suite.
00:23:52Sud Radio.
00:23:53Sud Radio.
00:23:53Parlons vrai.
00:23:54Parlons vrai.
00:23:55Sud Radio.
00:23:55Le 10h midi.
00:23:57Mettez-vous d'accord.
00:23:58Valérie Expert.
00:23:59Et on est ensemble
00:24:00avec vous
00:24:01sur Sud Radio
00:24:01pour commenter
00:24:02l'actualité.
00:24:03Alors,
00:24:04là aussi,
00:24:04interpellé hier
00:24:05par cette petite phrase
00:24:07de Yaël Broun-Pivet.
00:24:09Je vous propose
00:24:09de la réécouter.
00:24:11Faut-il souver
00:24:11à taxer les gros héritages ?
00:24:13En fait,
00:24:13alors,
00:24:13je n'avais pas parlé
00:24:14des gros héritages.
00:24:15J'avais parlé notamment
00:24:16des héritages en rebond.
00:24:18C'est-à-dire
00:24:18des héritages
00:24:19qui, comme ça,
00:24:20passent de génération
00:24:21en génération.
00:24:22Vous savez,
00:24:22le truc qui vous tombe
00:24:23du ciel.
00:24:24Il y a un moment
00:24:25où ça suffit.
00:24:25Ça ne peut pas
00:24:26comme ça se poursuivre
00:24:27sur des générations
00:24:28et des générations.
00:24:29Donc oui,
00:24:30moi,
00:24:30je pense qu'il faut
00:24:30en tout cas
00:24:31taxer davantage
00:24:32les héritages,
00:24:33mettre ce sujet
00:24:33en débat sur la table.
00:24:34Alors,
00:24:35ça ne sera pas fait
00:24:35au détour
00:24:36d'un amendement.
00:24:38Mais en tout cas,
00:24:38il doit y avoir
00:24:39un travail collectif
00:24:40qui est mené
00:24:41sur la taxation
00:24:41des héritages,
00:24:42la fiscalité.
00:24:43On voit bien aujourd'hui
00:24:43que la circulation
00:24:44des richesses
00:24:45de génération en génération
00:24:47ne se fait pas bien
00:24:48dans notre pays
00:24:48et ça n'est pas sain.
00:24:50Alors,
00:24:50ça veut dire quoi
00:24:50la circulation ?
00:24:51Mais ce n'est même pas
00:24:52de quoi elle parle.
00:24:53Ça s'entend.
00:24:54C'est une bêtise.
00:24:56J'ai rien compris
00:24:57de ce qu'elle dit.
00:24:57Non,
00:24:58mais elle non plus.
00:24:59Mais l'idée,
00:25:00en tout cas,
00:25:01est qu'elle amène
00:25:02l'idée
00:25:03qu'il y aura
00:25:05vraisemblablement
00:25:06un amendement
00:25:08ou en tout cas
00:25:08que sera étudiée
00:25:09la question
00:25:10de taxer
00:25:10plus l'héritage.
00:25:11Au-delà
00:25:12de ces déclarations
00:25:13qui sont en effet
00:25:13confuses
00:25:14et qui vont faire
00:25:14pchit
00:25:14dans les prochaines heures,
00:25:17il y a quand même,
00:25:19ça ne nous empêche pas
00:25:20de dire qu'il y a
00:25:21quand même une question.
00:25:22Après,
00:25:23on peut avoir
00:25:23des amis très différents.
00:25:24Mais c'est vrai
00:25:24que quand on regarde
00:25:25l'accès au logement,
00:25:27à la propriété,
00:25:28c'est clair
00:25:29qu'au fil des générations,
00:25:31il y a des effets
00:25:32d'accumulation
00:25:33du capital
00:25:34qui font que
00:25:35certains jeunes
00:25:36accédant à la propriété
00:25:37ont plus de facilité
00:25:39que d'autres.
00:25:39Donc,
00:25:40taxer l'héritage.
00:25:41Mais comment ?
00:25:42Mais en quoi
00:25:43ceux qui n'ont pas
00:25:44accès à la propriété
00:25:45seront moins lésés
00:25:47si on taxe
00:25:47ceux qui sont favorisés ?
00:25:49Non mais il y a
00:25:50un vrai sujet,
00:25:52je trouve,
00:25:54c'est une...
00:25:55La redistribution
00:25:56à l'héritage
00:25:57n'est pas forcément
00:25:58un sujet tabou.
00:25:59Enfin, je veux dire,
00:26:00après...
00:26:00Mais pourquoi ?
00:26:01Enfin, je veux dire,
00:26:02pourquoi taxer l'héritage ?
00:26:03C'est de l'argent
00:26:03que vous avez gagné ?
00:26:04Regardez la fortune
00:26:07de Bernard Arnault,
00:26:08il l'a construit tout seul,
00:26:10il est parti
00:26:11de pas grand-chose.
00:26:13Pourquoi taxer en général ?
00:26:14Voilà, donc effectivement,
00:26:15on a un problème
00:26:16de finance publique,
00:26:18on vient de l'aborder.
00:26:19Donc, où est-ce qu'on va
00:26:20chercher l'argent ?
00:26:21Est-ce qu'on va taxer
00:26:22les revenus ?
00:26:24Ou est-ce qu'on va taxer
00:26:25plutôt les...
00:26:26Alors, de toute façon,
00:26:26ça ne se fera pas.
00:26:27C'est marrant comme
00:26:28confirmation de l'esprit.
00:26:29Où est-ce qu'on va prendre l'argent ?
00:26:30Il y a un truc qui marche très bien,
00:26:32ça s'appelle la croissance.
00:26:33Ah oui, d'accord,
00:26:34c'est moi-même qui...
00:26:35Je l'ai abordé moi-même
00:26:38tout à l'heure.
00:26:39Évidemment, mais...
00:26:40Mais moi j'aimais bien...
00:26:41C'est un secret,
00:26:41ça s'écritera par le département.
00:26:43Bien sûr, mais...
00:26:45Ça serait mieux de faire
00:26:46de la croissance
00:26:46plutôt que d'emmerder les gens
00:26:48qui sont capables d'investir.
00:26:49Il y a la croissance.
00:26:50Il y a la croissance,
00:26:51il y a la démographie.
00:26:52Oui, il y a la démographie,
00:26:53je suis d'accord.
00:26:53Il y a des solutions
00:26:54qu'on pourrait qualifier de douces.
00:26:56Voilà.
00:26:57Mais néanmoins,
00:26:57on n'est pas dans cette situation.
00:26:59Moi j'aimais bien finalement...
00:27:00Excusez-moi,
00:27:01je vais faire l'éloge
00:27:01de Michel Barnier.
00:27:02Mais je trouvais que c'était
00:27:03à peu près clair
00:27:03quand il disait
00:27:04qu'il va falloir à la fois
00:27:07agir sur les...
00:27:07C'est une idée basique,
00:27:08mais là on ne sait plus
00:27:09où on en est.
00:27:09Donc il va bien falloir agir
00:27:11sur les dépenses publiques
00:27:13et on n'a pas le choix
00:27:15dans la situation
00:27:15dans laquelle on est.
00:27:16Il va falloir trouver
00:27:17de l'argent quelque part.
00:27:18Les deux réalités existent.
00:27:19Vous pouvez faire semblant
00:27:20de les...
00:27:21Moi je pense qu'on parle
00:27:22de sujets un petit peu différents.
00:27:24Ce qui est gênant probablement
00:27:26dans ce qu'on a entendu,
00:27:28c'est le volet qui revient
00:27:29un peu sans cesse et sans cesse,
00:27:30c'est-à-dire confiscatoire,
00:27:32punitif,
00:27:33enfin comme s'il y a un élément
00:27:34encore une fois négatif.
00:27:36Ce qui me rappelle d'ailleurs
00:27:39lorsque Dominique Strauss-Kahn
00:27:42était ministre des Finances
00:27:43à la fin des années 90,
00:27:44il avait commandé un...
00:27:46Comment dire ?
00:27:47Un sondage pour savoir
00:27:47quels étaient les impôts
00:27:48les plus impopulaires.
00:27:50Vous savez quoi ?
00:27:51L'impôt qui était de très très loin,
00:27:53bien avant l'imposition
00:27:54sur revenus et autres,
00:27:55qui était le plus impopulaire,
00:27:57c'était les droits de succession.
00:27:58C'est vrai.
00:27:59Même si une grande partie
00:28:01de ceux n'en payent pas.
00:28:03Pourquoi ?
00:28:03Parce qu'il y a quelque chose
00:28:05qui est à la fois intime,
00:28:06le droit de succession,
00:28:07c'est la famille,
00:28:08on est dans l'intimité,
00:28:10donc ce n'est pas uniquement
00:28:11une question de chiffres,
00:28:12ce n'est pas uniquement
00:28:13une question de patrimoine.
00:28:15Il y a un esprit,
00:28:18il y a une certaine conception
00:28:20de la vie.
00:28:21Donc ça, je pense qu'il ne faut
00:28:22jamais l'oublier.
00:28:24Deuxièmement,
00:28:24quand on regarde un petit peu
00:28:25autour de nous,
00:28:26c'est-à-dire, certes,
00:28:27on est un merveilleux pays,
00:28:29il y a quelques défis,
00:28:30on vient de le citer
00:28:31abondamment ce matin,
00:28:32mais quand on regarde,
00:28:33alors on est peut-être
00:28:34les plus intelligents de tous,
00:28:36mais ce que je constate,
00:28:38moi comme chef d'entreprise
00:28:39qui passe grosse partie
00:28:41de ma vie à l'étranger,
00:28:42c'est que les droits
00:28:42de succession,
00:28:43ils sont soit très faibles,
00:28:45soit totalement inexistants.
00:28:46Oui.
00:28:47L'Italie, notamment.
00:28:49L'Italie,
00:28:50le pays très industriel.
00:28:50Qui a mis en effet récemment,
00:28:52mais ça va bien au-delà de l'Italie.
00:28:54Et donc, ça veut quand même
00:28:55dire quelque chose.
00:28:56Donc ça, c'est le deuxième point.
00:28:58Le troisième point,
00:28:59c'est,
00:29:01est-ce que,
00:29:04et je pense que c'était le point
00:29:05avec,
00:29:05quand on parlait
00:29:06du fondateur d'LVMH,
00:29:09et globalement de ceux
00:29:11qui ont bâti des fortunes
00:29:13au sens,
00:29:14en mettant tous les guillemets,
00:29:15puisque la fortune,
00:29:16à quel niveau évidemment
00:29:17elle commence,
00:29:18c'est qu'en réalité,
00:29:19il y a eu des taxations successives
00:29:21à tous les étages.
00:29:22Donc en réalité,
00:29:23là on est en fin de course,
00:29:24c'est pas de dire
00:29:24qu'on est passé
00:29:25de zéro taxation
00:29:26et il faut attendre la fin
00:29:28pour avoir une taxation.
00:29:30Et je pense que,
00:29:32et là aussi,
00:29:33en en discutant avec beaucoup de,
00:29:35pas simplement des chefs d'entreprise,
00:29:37mais n'importe qui,
00:29:40que ce volet-là,
00:29:41en fait,
00:29:42c'est la goutte
00:29:43qui fait déborder le vase.
00:29:44C'est sûr.
00:29:44Et enfin,
00:29:48c'est de se dire,
00:29:53finalement,
00:29:53le vrai sujet
00:29:54qui est,
00:29:55et vous avez raison,
00:29:56l'acquisition de,
00:29:58enfin aujourd'hui,
00:29:59quand on est un jeune,
00:30:00comment bâtit-on son patrimoine,
00:30:01comment acquiert-on
00:30:02sa résidence principale,
00:30:03etc.
00:30:04En réalité,
00:30:04c'est pas la question
00:30:06uniquement des droits de succession.
00:30:08c'est le fait d'être bien payé,
00:30:11donc ça renvoie là aussi
00:30:12au prélèvement obligatoire,
00:30:13ça renvoie au niveau de cotisation sociale,
00:30:17c'est le fait que les salaires
00:30:18ont été aplatis
00:30:19avec une surreprésentation du SMIC
00:30:22ou légèrement au-dessus du SMIC.
00:30:25Et donc,
00:30:25en réalité,
00:30:26on met sur ce terrain-là,
00:30:28c'est-à-dire qu'on essaie
00:30:29de corriger
00:30:29le fait d'avoir des salaires
00:30:32aplatis ou faibles
00:30:33par un correctif
00:30:35qui serait celui
00:30:37de la redistribution
00:30:38à travers le patrimoine.
00:30:39Et donc,
00:30:41en mélangeant un petit peu tout ça,
00:30:42le besoin de remettre
00:30:44les comptes à l'endroit,
00:30:46le fait d'effectuer en effet
00:30:48une forme de justice sociale,
00:30:50et cet élément-là,
00:30:51en réalité,
00:30:52c'est le rond qui ne rentre pas
00:30:53dans le cadre.
00:30:54Je voulais quand même
00:30:54revenir là-dessus.
00:30:55Je voulais être très concret.
00:30:57Je parlais personnellement,
00:30:59comme beaucoup peut-être
00:30:59de personnes,
00:31:01mais pas non plus tant que ça.
00:31:03Moi, mes parents m'ont aidé
00:31:04quand j'étais jeune
00:31:05à pouvoir acquérir mon logement
00:31:06à une époque
00:31:07où le logement n'était pas
00:31:08non plus
00:31:09au niveau où il est aujourd'hui.
00:31:12Je serais en mesure
00:31:13d'aider un peu mes enfants
00:31:15à acquérir leur logement.
00:31:16J'en suis très content,
00:31:17et ce n'est pas un argent
00:31:18que mes parents avaient volé
00:31:19ou que j'ai volé.
00:31:21Mais néanmoins,
00:31:23je leur donne une chance
00:31:24au démarrage de la vie
00:31:26que peut-être
00:31:27tel ou tel de leurs amis
00:31:28n'ont pas.
00:31:29Donc, il y a un sujet
00:31:30d'égalité des chances
00:31:33qui est réel.
00:31:34Après, en effet,
00:31:36c'est une réforme
00:31:36qui est très impopulaire
00:31:37parce que même ceux
00:31:38qui n'héritent pas
00:31:39sont rattachés
00:31:40à cette question.
00:31:41Donc, c'est vrai.
00:31:42De toute façon,
00:31:44on a commencé par là.
00:31:46Ça ne viendra pas
00:31:46à cette réforme.
00:31:48Mais c'est quand même
00:31:48une question.
00:31:49Mais c'est quelque chose
00:31:50qui revient.
00:31:50On a Marc en ligne
00:31:51qui souhaitait réagir.
00:31:52Bonjour Marc.
00:31:54Oui, bonjour.
00:31:55Bonjour.
00:31:55Et comme je disais au standard,
00:31:56je voudrais bien
00:31:57me parler directement
00:31:58à la ministre,
00:31:59en fait, en direct.
00:32:00Parce que franchement,
00:32:00quand je l'ai entendu parler,
00:32:01ça m'a fait sauter
00:32:02sur le chien.
00:32:03Bah oui.
00:32:04En fait,
00:32:04ce que je ne comprends pas,
00:32:05c'est que les gens
00:32:07qui nous votent ces lois,
00:32:09ils sont au-dessus de nous,
00:32:10ils vivent dans un monde,
00:32:11je ne sais pas dans lequel,
00:32:12parce que pour moi,
00:32:13il n'existe pas.
00:32:15Tout ce qui est héritage,
00:32:17honnêtement,
00:32:17les gens,
00:32:18ils ne le volent à personne.
00:32:19On est d'accord.
00:32:19Vous voyez ce que je veux dire ?
00:32:20C'est de l'argent gagné
00:32:21sur lequel on a payé des impôts,
00:32:23sur lequel on est déjà taxé.
00:32:24Parce que la maison,
00:32:25vous appartient jamais.
00:32:26Quand vous avez fini de la payer,
00:32:27vous n'appartient pas.
00:32:28Et là,
00:32:28pendant qu'en fait,
00:32:29quand une personne va décéder
00:32:31et que vous avez hérité,
00:32:32on va vous prendre...
00:32:33Allez, ça monte à combien ?
00:32:34Je crois que c'est 60%
00:32:35les héritages.
00:32:36Mais ils se prennent pour qui,
00:32:38en fait, ces gens-là ?
00:32:39C'est pire que les rois à l'époque.
00:32:41Vous voyez ce que je veux dire ?
00:32:41C'est un truc,
00:32:42mais moi,
00:32:43en fait,
00:32:43ça me répugne.
00:32:44Ça me répugne.
00:32:45Les politiciens me répugnent.
00:32:47Leur loi qui tombe comme ça,
00:32:48je me demande,
00:32:49en fait,
00:32:49si la nuit,
00:32:49ils n'arrivent pas à dormir
00:32:50ou s'ils n'ont pas de famille
00:32:51et comment ils font
00:32:52pour penser à des trucs comme ça.
00:32:53Non, mais honnêtement,
00:32:55franchement,
00:32:56on est dans quel monde ?
00:32:57Les types,
00:32:58ils gagnent leur vie,
00:33:00mais tant mieux pour eux.
00:33:01Quand j'entends parler,
00:33:02pareil,
00:33:02que les gens,
00:33:03ils aident les jeunes
00:33:04pour avoir une maison,
00:33:05d'accord,
00:33:06quand on a les moyens,
00:33:07moi, personnellement,
00:33:07et j'ai fait un crédit
00:33:08que je vais payer pendant 25 ans,
00:33:10je vais le payer jusqu'à 65 ans,
00:33:12je vais me débrouiller pour le payer,
00:33:13vous voyez ce que je veux dire ?
00:33:14Et c'est en plus quelque chose
00:33:15que je veux laisser pour mes enfants.
00:33:17Vous voyez ?
00:33:17Ce n'est pas un truc
00:33:18que je veux faire pour moi,
00:33:19une mort sur les morts.
00:33:20Tout le sujet est là.
00:33:21Mais tout le sujet est là
00:33:22et ce que disait Benoît Charvalier,
00:33:23c'est que c'est de l'intime,
00:33:25c'est quelque chose,
00:33:25il y a une forme d'injustice
00:33:27qui est ressentie,
00:33:28effectivement.
00:33:29Et puis le fait de se dire
00:33:30que toutes nos vies
00:33:31ont travaillé
00:33:32pour acheter sa maison,
00:33:33on a payé des impôts dessus
00:33:35et ensuite on va encore
00:33:36être retaxés dessus
00:33:37une fois mort.
00:33:37Ah oui !
00:33:38Mais vous voyez ?
00:33:39Le pire, c'est que ces gens-là,
00:33:41s'ils travaillaient comme nous,
00:33:42vous voyez ce que je veux dire ?
00:33:43S'ils touchaient les mêmes salaires
00:33:44et qu'ils payaient les mêmes trucs,
00:33:45ces gens-là,
00:33:46ils sont payés par les gens en tête,
00:33:47par les contribuables,
00:33:48ils sont payés par nos impôts
00:33:50et en plus,
00:33:50ils vont partir à la retraite
00:33:51avant nous
00:33:52avec une somme
00:33:53qui sera
00:33:54une valeur phénoménale
00:33:55et en plus,
00:33:56ils arrivent à nous
00:33:57à nous taxer encore plus.
00:33:59Donc ils ne seront que de passage
00:34:00si vous voulez
00:34:00pour nous tomber des lois
00:34:03et puis eux,
00:34:04une fois qu'ils sont à la retraite,
00:34:05ils sont tranquilles,
00:34:06ils ont la plus des trucs
00:34:07à la suite encore,
00:34:08que nous, on paye tout.
00:34:09Mais franchement,
00:34:10mais qu'est-ce qu'on va se retourner
00:34:11en fait, si vous voulez,
00:34:12pour faire exposer
00:34:12ces rois en fait
00:34:14qui nous dirigent ?
00:34:15Vous voyez ce que je veux dire ?
00:34:16Oui, oui,
00:34:16Marc, on entend
00:34:17votre colère,
00:34:20votre indignation
00:34:20à signaler
00:34:21que l'héritage
00:34:22est taxé déjà.
00:34:24Il y a beaucoup,
00:34:24moi je croise des gens
00:34:25qui sont obligés
00:34:26de vendre un bien
00:34:28pour pouvoir
00:34:29payer la succession.
00:34:32Là, ce qu'elle veut,
00:34:32c'est augmenter
00:34:33encore plus cette taxation.
00:34:34Je pense que le point
00:34:35aujourd'hui,
00:34:36c'est que le seuil
00:34:37de déclenchement
00:34:38à partir duquel
00:34:39on a un taux
00:34:40alors qu'il n'y ait pas
00:34:41de 60%
00:34:41qui est élevé
00:34:42mais qui est 40%
00:34:44en direct.
00:34:4540% en direct.
00:34:47C'est vrai.
00:34:47Mais si vous êtes
00:34:48nouveau-niès...
00:34:49C'est vrai, c'est vrai.
00:34:49Mais, comment dire,
00:34:51est très rapidement atteint.
00:34:53Le seuil de totalité,
00:34:55les tranches
00:34:56sont extrêmement resserrées
00:34:57et c'est de ça
00:34:58dont il s'agit.
00:34:59Il y a un sous-tit
00:35:00qu'il y a quelque chose
00:35:01dont on ne parle pas assez.
00:35:02C'est que, souvent,
00:35:04quand vous avez
00:35:05une campagne comme ça,
00:35:06parce qu'elle le dit
00:35:07comme ça gratuitement
00:35:10parce qu'elle n'a rien à dire,
00:35:11elle est présidente
00:35:11de l'Assemblée nationale,
00:35:12elle a une grosse actualité.
00:35:13C'est qu'il y a un sous-tendu
00:35:15politique et idéologique.
00:35:17Depuis des mois,
00:35:18depuis des années,
00:35:19on entend partout
00:35:21que ça ne sert à rien
00:35:22d'acheter son logement.
00:35:23Il vaut mieux bénéficier
00:35:24de liquidités
00:35:25et investir.
00:35:26Donc, de placer,
00:35:27d'avoir de l'argent fluide,
00:35:29de l'argent qui n'est plus...
00:35:30C'est toujours pareil.
00:35:32C'est le président de la République
00:35:33qui disait
00:35:34qu'il faut taxer l'immobilier,
00:35:35l'IFI,
00:35:36parce qu'il faut que les gens...
00:35:37Pour que l'argent circule.
00:35:38Pour que l'argent circule,
00:35:39etc.
00:35:39Mais il ne circule pas
00:35:41pour investir
00:35:42dans l'industrie française.
00:35:43Il va pour aller
00:35:43sur les marchés financiers.
00:35:45Donc, c'est ça.
00:35:46C'est qu'on explique aux gens
00:35:47que ce n'est plus la peine.
00:35:48Finalement,
00:35:49le bout du bout
00:35:50de cette société mondialisée
00:35:51et financiarisée,
00:35:52c'est la même chose
00:35:54que le communisme.
00:35:55La maison n'est plus
00:35:55votre maison.
00:35:56Votre vélo n'est plus
00:35:57votre vélo.
00:35:58Il est en free-floating.
00:35:59La voiture non plus.
00:36:01Votre maison de vacances
00:36:02non plus
00:36:02parce que c'est un time-sharing
00:36:03ou un truc que vous louez,
00:36:05etc.
00:36:05Il n'y a plus rien.
00:36:06C'est-à-dire que nous sommes
00:36:06entièrement dépouillés
00:36:08de toute possession.
00:36:09C'était pourtant
00:36:09une des règles fondamentales,
00:36:11la propriété privée.
00:36:13Et puis,
00:36:14au bénéfice
00:36:14de la fluidité
00:36:17et de la vie plastique.
00:36:18On n'est pas tout à fait
00:36:19la grande.
00:36:20On se retrouve dans un instant
00:36:21avec vous.
00:36:22On va parler,
00:36:22on va rendre hommage
00:36:23à Samuel Paty.
00:36:24Les minutes de silence
00:36:26ne servent à rien.
00:36:28Il faut soutenir
00:36:29les enseignants
00:36:30et pourquoi pas
00:36:31les aider
00:36:33puisqu'ils sont bien,
00:36:35bien seuls
00:36:35parfois pour évoquer
00:36:36certains sujets.
00:36:38C'est ce que dit
00:36:38la sœur de Samuel Paty,
00:36:40Gaëlle Paty.
00:36:41A tout de suite.
00:36:41Sud Radio.
00:36:43Sud Radio.
00:36:43Parlons vrai.
00:36:44Parlons vrai.
00:36:44Sud Radio.
00:36:45Parlons vrai.
00:36:47Ça s'est passé
00:36:48dans le grand matin
00:36:49Sud Radio.
00:36:50Bravo M. Macron
00:36:51parce que depuis
00:36:51qu'il est arrivé,
00:36:52la seule chose
00:36:53qu'il a été capable
00:36:54c'est de diviser
00:36:54tous les parties.
00:36:55Sud Radio.
00:36:56Le 10h midi,
00:36:57mettez-vous d'accord,
00:36:58Valérie Expert.
00:36:59Il y a cinq ans,
00:37:01Samuel Paty était assassiné,
00:37:03décapité pour avoir montré
00:37:06des caricatures de Mahomet.
00:37:09Enfin, il avait pris
00:37:10cette précaution.
00:37:12Nous rappelle-t-on
00:37:13comme s'il fallait aujourd'hui
00:37:15quand on est enseignant
00:37:16prendre des précautions
00:37:17quand on évoque
00:37:18certains sujets.
00:37:19Et cinq ans après,
00:37:20les professeurs d'histoire
00:37:21géodisent avoir perdu
00:37:22une forme de légèreté
00:37:24avec leurs élèves
00:37:24et la sœur de Samuel Paty,
00:37:26Gaëlle Paty,
00:37:27ce matin s'exprime
00:37:28dans le Parisien
00:37:29et elle dit
00:37:29qu'il faut en finir
00:37:29avec les minutes de silence
00:37:30qui ne servent à rien
00:37:31et il faut plutôt
00:37:32aider les enseignants,
00:37:34les soutenir.
00:37:35Elle dit aussi
00:37:36que la laïcité
00:37:38ne rentrera pas
00:37:39de force
00:37:39dans la tête des élèves.
00:37:41Ça, évidemment,
00:37:41on en est convaincu.
00:37:43Peut-être, effectivement,
00:37:43les bougies, les fleurs,
00:37:44les minutes de silence,
00:37:46on commence à en revenir un peu
00:37:47et il y a un vrai décalage
00:37:49entre ces minutes de silence
00:37:51et la situation aujourd'hui
00:37:52à laquelle sont confrontés
00:37:53les enseignants.
00:37:55Jean-Pierr Denier.
00:37:56On peut les faire
00:37:56mais effectivement,
00:37:57à un moment donné,
00:37:58ça devient presque choquant
00:38:01en fait finalement
00:38:02d'une certaine façon.
00:38:03C'est-à-dire qu'on a beau
00:38:03les multiplier,
00:38:05le problème demeure
00:38:05et l'intimidation
00:38:06des professeurs,
00:38:07l'autocensure demeure.
00:38:10Et la laïcité,
00:38:11on est tous très attachés
00:38:12mais c'est un mot
00:38:13qu'on...
00:38:14ce n'est pas si facile en fait
00:38:15parce que la laïcité,
00:38:16elle a été imposée
00:38:17par un État fort.
00:38:19De quoi on vient de parler
00:38:19depuis le début de l'émission ?
00:38:21D'un État ultra faible
00:38:22qui n'a même plus les moyens
00:38:23de se financer,
00:38:26qui veut certes
00:38:26inonder Gaza
00:38:27de subventions
00:38:29mais qui ne les a pas.
00:38:30On a un État
00:38:31qui est très faible.
00:38:32Et par ailleurs,
00:38:34on a des jeunes
00:38:35qui en fait
00:38:36parlent librement,
00:38:39s'informent via...
00:38:41ou s'informent
00:38:41ou se désinforment
00:38:42via des influenceurs
00:38:44sur les réseaux sociaux
00:38:45et qui sous le...
00:38:48même pas sous le manteau en fait.
00:38:50La conversation aujourd'hui
00:38:51elle porte beaucoup
00:38:51sur la religion entre eux
00:38:53et ils ont un rapport
00:38:54à cette question
00:38:55qui est très différent.
00:38:56Donc décréter
00:38:57que la laïcité
00:38:59va fonctionner,
00:39:01ben non,
00:39:01ça ne fonctionne pas.
00:39:02Donc ce n'est pas si simple.
00:39:03Par contre,
00:39:04oui,
00:39:04soutenir les professeurs,
00:39:06que les chefs d'établissement
00:39:07prennent davantage
00:39:08leurs responsabilités,
00:39:09soutenir les chefs d'établissement
00:39:11qui prennent leurs responsabilités.
00:39:12Ça oui,
00:39:13ça c'est l'État régalien.
00:39:14Mais encore une fois,
00:39:15l'État régalien,
00:39:16il a des pieds d'argile aujourd'hui.
00:39:18Oui, oui, oui.
00:39:20Benoît Charvalier.
00:39:22Je partage complètement
00:39:24ce qui vient d'être dit.
00:39:28La gravité.
00:39:31Parce que ce dont on parle,
00:39:32c'est quand même
00:39:33la mort d'un homme
00:39:34et malheureusement
00:39:35il n'a pas été le seul.
00:39:37Et c'est la réponse
00:39:38que l'État,
00:39:39les pouvoirs publics,
00:39:40l'école,
00:39:41les enseignants.
00:39:42Donc on a l'impression
00:39:42qu'il n'y a pas grand-chose
00:39:43qui a changé
00:39:44depuis cinq ans.
00:39:45Il n'y a rien qui a changé
00:39:46quand on écoute
00:39:47les enseignants.
00:39:48On a eu combien
00:39:49de ministres de l'Éducation nationale ?
00:39:50Oui.
00:39:51On est à combien ?
00:39:51170 ministres
00:39:52depuis la première élection
00:39:54d'Emmanuel Macron
00:39:55en général.
00:39:57Et moi,
00:39:57je m'interroge
00:39:58dans quelle mesure
00:39:59justement
00:40:00des participations extérieures ?
00:40:02Parce que c'est une chose
00:40:04d'intervenir
00:40:04de manière ponctuelle,
00:40:06c'est-à-dire
00:40:06concrètement
00:40:06d'intégrer
00:40:08cette notion
00:40:08de laïcité
00:40:10lors d'un enseignant,
00:40:11enfin dans un cours
00:40:12d'un enseignant permanent.
00:40:13Donc ce sont des élèves
00:40:15qu'ils voient
00:40:16ou qu'elles voient
00:40:16avant,
00:40:17pendant et après
00:40:18avec une intervention extérieure
00:40:20qui du coup
00:40:22crée une forme
00:40:23de,
00:40:23comment dire,
00:40:25de distance.
00:40:25comme d'ailleurs
00:40:27il y a des interventions
00:40:28des sapeurs-peupiers,
00:40:29comme il y a des interventions
00:40:30sur la prévention routière,
00:40:32comme il y a des...
00:40:33C'est pas sûr
00:40:33que tous les enseignants
00:40:34soient très très favorables
00:40:35à ça.
00:40:35Il suffit d'interroger
00:40:36ceux qui vont
00:40:37dans les établissements
00:40:38s'exprimer
00:40:39comme plantus
00:40:40et autres.
00:40:41C'est pas toutes les écoles
00:40:42qui ont envie
00:40:42d'avoir des gens
00:40:44qui viennent parler
00:40:44de laïcité.
00:40:45Enfin,
00:40:45on voit aussi
00:40:47un personnel enseignant...
00:40:48Surtout,
00:40:49il faut que le professeur
00:40:49d'histoire
00:40:50puisse enseigner l'histoire.
00:40:51Bien sûr.
00:40:52Le professeur de français
00:40:53puisse enseigner le français.
00:40:54Oui, mais c'est vrai
00:40:55que des éléments extérieurs
00:40:57seraient médiés-raïch
00:40:59sur la situation aujourd'hui
00:41:00parce que c'est quand même
00:41:01vertigineux
00:41:02quand on lit
00:41:03ce que racontent
00:41:03les enseignants.
00:41:05Mais je pense pas...
00:41:06Je pense que la situation
00:41:07ne fait que se dégrader.
00:41:08Déjà, il y a une question
00:41:09de compréhension
00:41:10et de débat public
00:41:11sur la notion de laïcité.
00:41:12Je pense qu'aujourd'hui,
00:41:13elle n'est absolument pas compris
00:41:14par la population.
00:41:15Et souvent,
00:41:15chez les jeunes,
00:41:16et c'est pour ça
00:41:16qu'on retrouve aussi
00:41:18beaucoup de radicaux
00:41:19chez les jeunes,
00:41:20pour bien connaître
00:41:20le sujet de l'islam,
00:41:21c'est rien de le dire,
00:41:21c'est compris comme une loi
00:41:24anti-musulmane.
00:41:25Pour beaucoup de jeunes,
00:41:26c'est compris de cette manière-là.
00:41:27Donc, il y a une question
00:41:28d'éducation,
00:41:29et là, on pourrait parler
00:41:30quelque part de la faillite
00:41:31de l'éducation nationale
00:41:33sur ce type de sujet
00:41:33qui est problématique.
00:41:35Ensuite, il y a une autre dimension
00:41:36qui tient purement
00:41:37à celle du débat public.
00:41:39Quand on parle de sénéopathie,
00:41:40on parle d'un attentat
00:41:41terroriste islamique,
00:41:43pour le coup.
00:41:44Je pense que le débat
00:41:45sur l'islam
00:41:45a toujours été mal amené
00:41:46dans le débat français.
00:41:48On parle d'islam,
00:41:48et si je pose la question aux gens
00:41:49c'est quoi l'islam,
00:41:50concrètement, ils vont dire
00:41:51c'est juste une région,
00:41:52mais on parle de quoi concrètement ?
00:41:5490% des musulmans dans le monde
00:41:56sont des musulmans sunnites.
00:41:57Lorsque vous parlez d'islam en France,
00:41:59vous parlez d'islam sunnite.
00:42:01L'islam de Daesh,
00:42:02l'islam de l'Arabie Saoudite,
00:42:04l'islam en Égypte,
00:42:05l'islam en Algérie,
00:42:06l'islam maliquite,
00:42:06shafiite,
00:42:07anbalite,
00:42:08hanafite,
00:42:08ce sont tous des sunnites.
00:42:09Donc, quand on parle de ce sujet-là,
00:42:11et je vous assure
00:42:11qu'on n'a pas fait de progrès
00:42:12sur ça,
00:42:13c'est qu'on a défini,
00:42:14et je prends pour exemple
00:42:20une seule définition qui est bonne.
00:42:22C'est-à-dire que même l'État,
00:42:23quand il veut légiférer
00:42:25ou qu'il veut comprendre
00:42:26ce sujet de l'islam,
00:42:27il n'est pas capable
00:42:27de comprendre le sujet lui-même.
00:42:29Donc, on a un problème
00:42:30de cadrage au niveau étatique,
00:42:32on a un problème de compréhension
00:42:33et même de définition
00:42:35juste des termes.
00:42:36On parle d'islam,
00:42:36alors qu'on parle d'islam sunnite
00:42:37en l'occurrence,
00:42:38et ça fait 40 ans
00:42:39qu'on n'a toujours pas posé
00:42:40les bons mots sur le sujet.
00:42:43Et ensuite,
00:42:43on a une totale incompréhension,
00:42:45je pense,
00:42:46au niveau de la jeunesse
00:42:47qui a aussi accès
00:42:48à des choses comme YouTube,
00:42:49comme TikTok,
00:42:50où vous avez des prédicateurs
00:42:51qui vont littéralement
00:42:51leur bourrer le crâne,
00:42:52je vous assure.
00:42:53Et là, on est face à une rupture,
00:42:55j'ai presque même à me dire
00:42:56une rupture civilisationnelle.
00:42:57C'est que là,
00:42:59c'est quasiment une question
00:43:00de connaissance,
00:43:01de compréhension
00:43:02et même d'acceptation
00:43:03de la différence d'autrui.
00:43:04Et là, sur ce sujet-là,
00:43:05on est zéro, je suis désolé.
00:43:06Mais ça ne tient pas
00:43:07qu'à l'éducation.
00:43:08Arnaud, c'est franc.
00:43:09Il y a quand même un point
00:43:11qui, moi, me marque beaucoup,
00:43:13c'est qu'on entend peu
00:43:15d'instituteurs et de professeurs,
00:43:18parce qu'il y en a peu
00:43:18qui, en vérité,
00:43:19se plaignent de cette situation-là.
00:43:22Moi, je suis très étonné
00:43:23pour m'être confronté,
00:43:27on va dire quasiment
00:43:27de manière familiale,
00:43:29à des instituteurs
00:43:32ou des gens
00:43:32de l'éducation nationale.
00:43:34Ils sont à 100 000 lieux
00:43:36de tout ça.
00:43:37Ils pensent qu'au contraire,
00:43:38il faut au maximum
00:43:39limiter ce qui pourrait choquer.
00:43:43Il faut au maximum...
00:43:45les hussards de la République,
00:43:48les hussards noirs
00:43:49de la République,
00:43:50oubliez,
00:43:51Jules Ferry,
00:43:52les bouffeurs de curés,
00:43:53etc.,
00:43:54vive la sociale.
00:43:55C'est terminaga.
00:43:57C'est-à-dire qu'on est
00:43:58dans un discours
00:43:59mais complètement émollient
00:44:01et puis kumbaya
00:44:03sur l'islam,
00:44:03on ferme les yeux
00:44:04complètement
00:44:05en estimant
00:44:06que pas du tout,
00:44:06on n'a pas fait non plus
00:44:07beaucoup d'efforts
00:44:08pour essayer
00:44:09de comprendre,
00:44:10etc.
00:44:10et ça,
00:44:11moi,
00:44:12je suis extrêmement marqué.
00:44:13Et on se souvient,
00:44:14il ne faut pas se mentir non plus,
00:44:15et la sœur de Samuel Paty
00:44:16le dit,
00:44:18elle explique en vérité,
00:44:19tout ça,
00:44:20c'est de la flûte avec
00:44:21ce qui se passe
00:44:22et qu'en vérité,
00:44:23il y a l'immense majorité
00:44:26des pouvoirs publics,
00:44:27des mairies,
00:44:28des syndicats d'enseignants,
00:44:30etc.
00:44:30n'en ont rien à faire
00:44:32et surtout,
00:44:32ils ne veulent pas en parler.
00:44:33Ils ne veulent pas en parler.
00:44:35On met la poussière
00:44:35sous le tapis,
00:44:36surtout n'en parlons pas.
00:44:38Les clubs de foot,
00:44:39on sait,
00:44:43les clubs de boxe,
00:44:44on sait,
00:44:44c'est une réalité,
00:44:46il suffit d'aller se déplacer.
00:44:48Vous savez,
00:44:48il y a un truc important
00:44:49à la vie,
00:44:49on se déplace
00:44:50et on va voir sur place
00:44:51et là,
00:44:52sur place,
00:44:53on n'est pas déçus.
00:44:54La réalité,
00:44:56elle est là.
00:44:56Regardez ce que disent
00:44:57les syndicats représentatifs
00:45:00de l'éducation nationale
00:45:02et inversement,
00:45:04on a l'enseignement catholique
00:45:06qui de plus en plus dit
00:45:07oh oui,
00:45:07vous savez,
00:45:07nous,
00:45:08on est catholiques,
00:45:09mais on n'est pas obligés
00:45:10d'aller au catéchisme.
00:45:11On n'est pas obligés
00:45:11de faire ça.
00:45:12Il y a même des clubs
00:45:13omnisport,
00:45:14je ne t'irai pas
00:45:15parce que justement,
00:45:15je suis chrétien,
00:45:16je vais être gentil avec eux,
00:45:17qui pensent
00:45:19à retirer le mot chrétien
00:45:21parce que c'était
00:45:23l'association chrétienne
00:45:24de quelque chose
00:45:24et ils vont retirer
00:45:26le nom chrétien.
00:45:27quand je leur ai fait remarquer
00:45:28que la CFTC
00:45:29s'appelait encore
00:45:29la CFTC,
00:45:30ils étaient un peu embêtés.
00:45:32Mais ils ont une telle peur.
00:45:34Alors historiquement,
00:45:34c'est justement la CFTC.
00:45:34Une telle peur.
00:45:37Non mais,
00:45:38bon,
00:45:38l'enseignement catholique,
00:45:39cette réalité,
00:45:41elle existe évidemment.
00:45:41L'enseignement catholique,
00:45:42il est de par la loi
00:45:43obligé
00:45:46d'accueillir
00:45:47tous les enfants,
00:45:48quelle que soit leur religion
00:45:48ou leur absence de religion.
00:45:50Deuxièmement,
00:45:50les parents ne mettent
00:45:52pratiquement jamais,
00:45:54et je suis le premier
00:45:55à le déplorer,
00:45:55mais les parents ne mettent
00:45:56pratiquement jamais
00:45:57leurs enfants
00:45:58dans l'enseignement catholique
00:45:59pour des motifs religieux.
00:46:01Ils y vont,
00:46:01pour éviter
00:46:02l'enseignement public.
00:46:03Troisièmement,
00:46:04les professeurs
00:46:05sont les mêmes
00:46:06en fait que ceux
00:46:07de l'enseignement public.
00:46:08C'est vrai.
00:46:09C'est le même.
00:46:09Et maintenant,
00:46:10quand le nouveau secrétaire général
00:46:11de l'enseignement catholique
00:46:12dit que des professeurs
00:46:14qui voudraient proposer
00:46:15une prière avant le cours,
00:46:18ça serait une bonne idée.
00:46:19C'est-à-dire qu'il essaie
00:46:19de recatholiciser l'enseignement.
00:46:21Il a les syndicats
00:46:22de l'enseignement catholique
00:46:23qui lui tombent dessus.
00:46:25Donc tout ça
00:46:26est un petit peu baroque.
00:46:27On se retrouve
00:46:28après le rappel des titres,
00:46:31après les dernières informations.
00:46:33L'heure du courage a sonné,
00:46:34a dit Eric Ciotti ce matin.
00:46:36La censure se jouerait
00:46:37à une dizaine de voix.
00:46:38Et juste pour répondre
00:46:39à une auditrice,
00:46:40la sœur de Samuel Paty.
00:46:41En fait, il a deux sœurs.
00:46:42Il y a Mickaël
00:46:43et il y a Gaël
00:46:45qui s'exprime aujourd'hui
00:46:46dans le Parisien.
00:46:47On se retrouve tout de suite après
00:46:49avec vous
00:46:50pour continuer de débattre.
00:46:52A tout de suite.
00:46:55Sud Radio,
00:46:57le 10h midi,
00:46:58Mettez-vous d'accord ?
00:46:59Valérie Expert.
00:47:00Allez, on est avec vous
00:47:02sur Sud Radio,
00:47:03toujours dans l'émission
00:47:04Mettez-vous d'accord,
00:47:05mettons-nous d'accord
00:47:06avec Benoît Chervallier,
00:47:07entrepreneur,
00:47:09essayiste,
00:47:10enseignant.
00:47:11Et vous avez publié,
00:47:13il n'y a pas très longtemps,
00:47:14un livre qui s'appelle
00:47:16« Ce qu'attend l'Afrique »
00:47:17aux éditions de l'Aube.
00:47:19Absolument.
00:47:20Jean-Pierre Denis,
00:47:21journaliste, écrivain,
00:47:22créateur de la lettre
00:47:23d'information théopolitique,
00:47:24Arnaud Stéphan,
00:47:25fondateur de l'agence
00:47:27La Note de Com
00:47:27et Mehdi Raich,
00:47:29analyste politique.
00:47:30Vos coups de cœur,
00:47:30vos coups de gueule.
00:47:31Alors Benoît,
00:47:32un coup de cœur
00:47:33qui va dans la continuité
00:47:36de ce qu'on évoquait
00:47:37tout à l'heure
00:47:39sur le grand bazar
00:47:41qui règne un peu partout
00:47:42et avec une nouvelle génération.
00:47:44Alors,
00:47:45c'est celle qu'on appelle
00:47:46la génération Z.
00:47:47Et d'ailleurs,
00:47:47ce qui est intéressant,
00:47:48c'est qu'on fait le trait d'union
00:47:49entre ce qui se passe
00:47:51ici en France
00:47:51mais ce qui se passe
00:47:52en réalité
00:47:53dans beaucoup de pays
00:47:54dans le monde.
00:47:56Donc cette génération Z,
00:47:57c'est celle
00:47:57très récemment
00:47:59qui s'est aussi révoltée
00:48:01au Maroc
00:48:01en disant justement
00:48:04c'est très bien
00:48:05de faire des infrastructures,
00:48:06c'est très bien
00:48:07d'organiser la canne
00:48:08mais ce dont on a besoin,
00:48:09c'est aussi
00:48:09des hôpitaux,
00:48:11la santé et l'éducation.
00:48:14Encore plus récemment
00:48:15à Madagascar
00:48:16où cette même génération Z
00:48:18est allée dans la rue
00:48:19allant jusqu'à provoquer
00:48:20le départ
00:48:21du président actuel
00:48:23parce que
00:48:23ce dont on a besoin
00:48:24c'est l'électricité,
00:48:25ce sont
00:48:26des,
00:48:29comment dire,
00:48:29un meilleur partage
00:48:30et de voir
00:48:31les fruits
00:48:34de la richesse
00:48:36et de la croissance.
00:48:38Et ce que nous pouvons voir
00:48:39en France,
00:48:40c'est le trait d'union
00:48:43entre la génération
00:48:45qui a bénéficié
00:48:47des Trente Glorieuses,
00:48:48qui a bénéficié
00:48:49d'un système
00:48:50qu'on appelle
00:48:51de répartition
00:48:52et justement
00:48:54comment allons-nous
00:48:55traiter
00:48:55la question
00:48:56des retraites.
00:48:58Donc,
00:48:58je pense que
00:48:59le point
00:49:00et qui est,
00:49:01on parlait tout à l'heure,
00:49:03quel est l'objet,
00:49:04quel est l'objectif,
00:49:05quel est le rêve
00:49:06finalement,
00:49:07parce que c'est
00:49:07de ça dont on parle,
00:49:08il faut rêver,
00:49:10il faut avoir un but
00:49:12et il me semble
00:49:13que le but principal
00:49:15aujourd'hui
00:49:15que nous devons avoir,
00:49:17c'est de ne surtout pas
00:49:18rompre ce lien
00:49:20intragénérationnel
00:49:22et on voit
00:49:23qu'il peut être attaqué
00:49:24de toutes parts
00:49:25et si on n'a pas
00:49:26une réponse précisément
00:49:28qui non pas oppose
00:49:30mais qui allie,
00:49:32non pas qui stigmatise
00:49:34mais au contraire
00:49:35qui sublime,
00:49:36et bien en réalité,
00:49:37on a devant nous
00:49:38et pas dans dix ans
00:49:39mais de manière
00:49:40imminente
00:49:42de graves conflits
00:49:45et de graves troubles.
00:49:47Donc,
00:49:48c'est un coup de cœur
00:49:49qui est en même temps
00:49:49un coup de gueule
00:49:51et qui appelle encore une fois
00:49:53à ne pas oublier
00:49:53l'essentiel
00:49:54et pour citer
00:49:54d'ailleurs une phrase
00:49:55que j'ai mentionnée
00:49:56dans mon livre
00:49:57qui est que
00:49:59les principes
00:50:00ce n'est pas
00:50:02de garder
00:50:03les cendres
00:50:04d'un feu
00:50:05mais c'est au contraire
00:50:06de vouloir
00:50:07maintenir le feu allumé
00:50:08donc ce dont on doit
00:50:09tous les uns
00:50:10et les autres
00:50:10s'éveiller justement
00:50:11à vouloir maintenir
00:50:12ce feu allumé.
00:50:13Parce que cette génération Z
00:50:14en particulier au Maroc
00:50:15c'est une génération
00:50:16qui a fait des études
00:50:17qui est une génération
00:50:20brillante
00:50:21et qui aujourd'hui
00:50:24ne voit pas son avenir
00:50:25ne voit pas comment
00:50:26elle peut s'en sortir.
00:50:29Oui parce que c'est
00:50:29la revendication
00:50:30des jeunes Z
00:50:31alors c'est un peu plus large
00:50:31parce qu'il y a aussi
00:50:32j'avais fait un coup de gueule
00:50:34sur Betty Lashgar
00:50:35qui est militante féministe
00:50:37donc il y a aussi
00:50:37cette question là
00:50:38derrière de contestation
00:50:39à l'égard du roi
00:50:40ou de la figure du roi
00:50:41et depuis les années
00:50:44je crois que depuis 2017
00:50:45le Maroc est en train
00:50:47de se modifier
00:50:48politiquement en profondeur
00:50:49il y a eu une révision
00:50:50constitutionnelle aussi
00:50:51donc c'est un petit peu
00:50:52plus large
00:50:53mais de manière générale
00:50:54ces jeunes là
00:50:55veulent avoir accès
00:50:55à deux choses
00:50:56plus d'éducation
00:50:57plus de santé
00:50:57c'est vraiment
00:50:58leur revendication première
00:50:59ça on ne peut pas
00:51:00leur retirer
00:51:01effectivement
00:51:01ça doit être
00:51:02la priorité
00:51:02des priorités
00:51:03pour eux
00:51:03sur la question
00:51:06de manière plus générale
00:51:07des jeunes générations
00:51:08je pense que
00:51:10sur notamment
00:51:11la question des retraites
00:51:11puisque c'est le spectre
00:51:12qui est derrière
00:51:13on est en plein conflit
00:51:14on est en plein conflit
00:51:15intergénérationnel
00:51:16et là
00:51:17c'est une bombe démographique
00:51:19que l'on a
00:51:19et on est en train
00:51:20de typiquement avoir
00:51:21ce sujet là
00:51:21à l'Assemblée nationale
00:51:22et c'est en train
00:51:22de venir à l'Assemblée nationale
00:51:24et je vous assure
00:51:25que dans les prochaines années
00:51:26tant qu'on n'a pas
00:51:27mis les bons mots
00:51:29sur ce sujet
00:51:29des retraites
00:51:30ça deviendra
00:51:31tous les ans
00:51:32un séisme institutionnel
00:51:34un séisme politique
00:51:34sur le sujet
00:51:35des retraites
00:51:36le mot MOTS
00:51:37et le mot MAUX
00:51:38d'ailleurs
00:51:38tout à fait
00:51:39et vous avez à Madagascar
00:51:40aussi
00:51:40je lisais ça hier
00:51:41cette génération Z
00:51:42qui refuse
00:51:43ce que vous disiez
00:51:44donc il y a le Maroc
00:51:46il y a Madagascar
00:51:46mais vous avez Emmanuel Macron
00:51:48qui lui dit
00:51:48qu'il faut soutenir
00:51:50ce président
00:51:51dont il vient
00:51:52de se débarrasser
00:51:53on l'a évacué
00:51:54en avion
00:51:54nous l'avons évacué
00:51:56alors qu'il était anti-français
00:51:57il aurait été bon
00:51:58qu'on l'ait évacué
00:51:59bon pourquoi pas
00:52:01à la limite
00:52:01mais en rajouter
00:52:02et pourquoi nous
00:52:03pourquoi la France
00:52:05on va aller faire la leçon
00:52:05depuis en plus
00:52:06l'Egypte
00:52:07enfin c'est encore une fois
00:52:08extrêmement malvenu
00:52:10sans faire du
00:52:10Macron bashing
00:52:11c'est un moment
00:52:12on a fermé la base
00:52:13de Diego Suarez
00:52:13on n'a plus d'intérêt
00:52:15le bilan en Afrique
00:52:16est catastrophique
00:52:19oui oui
00:52:19le bilan
00:52:20vous êtes bien placé
00:52:21pour le savoir
00:52:22ce qu'attend l'Afrique
00:52:23je ne sais pas
00:52:24s'ils attendent
00:52:24beaucoup de choses
00:52:25de nous
00:52:26mais
00:52:26la réponse
00:52:28elle tient en une phrase
00:52:31ce qu'attend
00:52:34les Afriques
00:52:35d'ailleurs
00:52:35ce qui n'est évidemment
00:52:35pas un
00:52:36c'est un continent
00:52:37mais avec
00:52:38un caractère pluriel
00:52:40extraordinairement fort
00:52:41c'est la liberté
00:52:42de ses choix
00:52:43et d'ailleurs
00:52:44comme tout pays
00:52:45qui veut rester souverain
00:52:46et qui veut être souverain
00:52:47c'est la liberté
00:52:47de ses choix
00:52:48et donc à partir du moment
00:52:49où on s'inscrit justement
00:52:51dans une liberté
00:52:52de choix
00:52:53c'est-à-dire
00:52:55choisir ses alliances
00:52:55choisir ses partenaires
00:52:57choisir ses priorités
00:52:59et c'est exactement
00:53:00de ça dont il s'agit
00:53:01et qui est le reflet
00:53:02encore une fois
00:53:03de ce qui s'est passé
00:53:04ces tout derniers jours
00:53:05ce qui exprime
00:53:06cette génération
00:53:07moi j'enseigne
00:53:08sur le campus aussi
00:53:09de l'ESSEC à Rabat
00:53:10ce que
00:53:12comment dire
00:53:13ce qui exprime aussi
00:53:14cette jeunesse
00:53:14c'est la liberté
00:53:15de ses choix
00:53:15c'est de ne pas subir
00:53:16c'est de ne pas subir
00:53:17les choix qui ont été
00:53:18effectués avant elle
00:53:20donc là on voit aussi
00:53:22le lien d'ailleurs
00:53:23avec la retraite
00:53:24moi j'ai rien demandé
00:53:25pourquoi je devrais
00:53:26assumer finalement
00:53:27des mauvais choix
00:53:28qui ont été
00:53:29souscrits précédemment
00:53:31et c'est
00:53:33la liberté
00:53:35aussi
00:53:36de déterminer
00:53:37l'avenir
00:53:37parce que
00:53:38il n'y a pas de société
00:53:39sans avenir
00:53:40il n'y a pas d'avenir
00:53:42donc je pense que
00:53:43c'est la raison
00:53:43pour laquelle
00:53:44on doit absolument
00:53:45donner cette perspective
00:53:47donner ce lien
00:53:48donner ce dessin
00:53:49prime à la jeunesse
00:53:50pour le coup
00:53:50en France
00:53:51on se demande
00:53:52ce qu'on attend
00:53:52parce qu'il n'y a pas
00:53:53d'avenir non plus
00:53:54donc
00:53:54il y a un moment donné
00:53:56et pourtant
00:53:56la jeunesse ne bouge
00:53:57que sur des trucs
00:53:58complètement stupides
00:53:59donc
00:53:59toujours
00:54:00ça a été une constante
00:54:01vous-même
00:54:04moi-même
00:54:05qui était déjà
00:54:08conscientisé
00:54:09comme on dit à gauche
00:54:09en termes politiques
00:54:11je les ai toujours
00:54:12vu manifester
00:54:13pour des trucs
00:54:14complètement débiles
00:54:15et pas pour des vrais trucs
00:54:17et aujourd'hui
00:54:17pour la retraite
00:54:18moi je ne sais pas
00:54:19à 20 ans
00:54:19je n'aurais jamais
00:54:20manifesté pour la retraite
00:54:21alors bon
00:54:22c'était pas le sujet
00:54:22il va falloir qu'ils se mobilisent
00:54:23parce que
00:54:24ça ne sera pas possible
00:54:26pour les jeunes
00:54:26c'est clairement possible
00:54:27on va se retrouver
00:54:28dans un instant
00:54:28avec votre coup de gueule
00:54:29Arnaud Stéphan
00:54:30et on va revenir
00:54:31parler de l'Europe
00:54:34et de la fast fashion
00:54:35à tout de suite
00:54:36Sud Radio
00:54:37mettez-vous d'accord
00:54:38Valérie Expert
00:54:39Sud Radio
00:54:41parlons vrai
00:54:42Valérie Expert
00:54:43de retour
00:54:45avec vous
00:54:46sur Sud Radio
00:54:47alors Arnaud
00:54:47c'est un coup de gueule
00:54:48oui
00:54:49c'est un coup de gueule
00:54:50et en même temps
00:54:50un coup de sidération
00:54:53on apprend
00:54:54par la revue
00:54:55Politico
00:54:56par la revue en ligne
00:54:57Politico
00:54:58qu'Agnès Pannier
00:54:59Rignachet
00:54:59avant de partir
00:55:00de son poste
00:55:01de ministre
00:55:02a essayé de
00:55:03demander à l'Union Européenne
00:55:06de modifier
00:55:06la règle de droit
00:55:08de l'Union Européenne
00:55:09pour faire passer
00:55:10sa loi
00:55:11sur la fast fashion
00:55:12et que
00:55:13évidemment
00:55:13M. Séjourné
00:55:15qui est pourtant
00:55:16un de ses anciens collègues
00:55:17lui a expliqué
00:55:18c'était très difficile
00:55:19c'était très difficile
00:55:19quand même
00:55:19de changer
00:55:20la législation européenne
00:55:22pour faire plaisir
00:55:22à Mme Pannier
00:55:23Rignachet
00:55:24sur une loi
00:55:24sur la fast fashion
00:55:25donc elle a demandé
00:55:26si on pouvait avoir
00:55:27un droit
00:55:29de tirage
00:55:30sur un temps très court
00:55:31pour
00:55:32se libérer
00:55:34de la loi européenne
00:55:36sur un moment
00:55:37pour pouvoir
00:55:38développer cette loi
00:55:38contre la fast fashion
00:55:39évidemment
00:55:40on lui a répondu
00:55:41ha ha ha
00:55:42ho ho ho
00:55:42ils ont rigolé
00:55:43mais ce qui est très intéressant
00:55:44là dedans
00:55:44et pourquoi je parle
00:55:45j'utilise cette image
00:55:47de la fast fashion
00:55:47et j'utilise cet exemple
00:55:49de Mme Pannier Rignachet
00:55:50c'est que
00:55:51on nous explique
00:55:52que c'est pas possible
00:55:53d'aller négocier
00:55:54sur la sécurité
00:55:56pour faire modifier
00:55:57des lois
00:55:58qui nous empêchent
00:55:59aujourd'hui
00:55:59de renvoyer des gens
00:56:01dans leur pays
00:56:01qu'on nous explique
00:56:02que sur l'immigration
00:56:03on peut rien faire
00:56:04qu'on nous explique
00:56:04que sur la réindustrialisation
00:56:06vous comprenez
00:56:07on est bloqué
00:56:07on a des textes européens
00:56:09mais en revanche
00:56:10sur un texte
00:56:11pour se faire plaisir
00:56:12sur la fast fashion
00:56:13je veux dire
00:56:13de quoi parle-t-on quoi
00:56:14c'est un vrai sujet
00:56:16plus que sur
00:56:18plus que sur
00:56:18la réindustrialisation
00:56:19plus que sur l'immigration
00:56:20plus que sur la sécurité
00:56:21on voit qu'il y a quand même
00:56:22des priorités
00:56:23assez étranges
00:56:24et en vérité
00:56:24et pourquoi ?
00:56:25mais parce que c'est
00:56:26évidemment
00:56:27parce que c'était juste
00:56:28une question d'affichage
00:56:29parce qu'en ce moment
00:56:30c'est quelque chose
00:56:31qui est porteur
00:56:32de parler de la fast fashion
00:56:33et puis dans 6 mois
00:56:34on aura oublié
00:56:35parce que vous avez
00:56:36un problème
00:56:37c'est que les consommateurs
00:56:38c'est les consommateurs
00:56:39qui font la loi
00:56:40sur ce genre de choses
00:56:42et on voit bien
00:56:42aujourd'hui
00:56:43que même une partie
00:56:44de la grande distribution
00:56:45a déjà lâché l'affaire
00:56:47puisqu'on voit
00:56:47qu'il y a des magasins
00:56:48ça ne se passe pas
00:56:49très très bien non plus
00:56:50pour le BASB
00:56:50c'est pas que ça se passe
00:56:53ou pas bien
00:56:53qu'est-ce qui se passe
00:56:55avec Shine ?
00:56:57c'est la même chose
00:56:57qui se passe avec Temu
00:56:58ou la même chose
00:56:59qui se passe avec Alibaba
00:57:00les gens veulent toujours
00:57:02qu'on protège
00:57:04mais en même temps
00:57:04dans leur réflexe
00:57:05de consommation
00:57:06font exactement le contraire
00:57:07il y a énormément
00:57:09de marques aujourd'hui
00:57:10qui ont disparu
00:57:10parce qu'elles ont été
00:57:12écrasées par la concurrence
00:57:13venue à la fois
00:57:14des pays émergents
00:57:15et particulièrement
00:57:16des pays asiatiques
00:57:17mais ce qui est intéressant
00:57:18c'est que
00:57:19quand on veut
00:57:20on voit que le politique
00:57:22est capable d'aller
00:57:23envoyer des lettres
00:57:24insister
00:57:25demander des modifications
00:57:26non puisque ça ne sera pas voté
00:57:28ils l'ont fait
00:57:29donc c'est juste de l'affichage
00:57:30non mais ils l'ont fait
00:57:32non parce qu'on apprend
00:57:33on apprend par tout politico
00:57:34elle ne l'a pas dit
00:57:35qu'elle avait fait cette démarche
00:57:36auprès de l'Union Européenne
00:57:37elle ne l'a pas dit
00:57:38mais ils sont capables
00:57:40de dire à un moment donné
00:57:41libérez-nous
00:57:42des contraintes européennes
00:57:43parce que nous avons besoin
00:57:44au niveau national
00:57:45de pouvoir faire
00:57:46un certain nombre de choses
00:57:47moi je suis très étonné
00:57:49que sur des sujets
00:57:50secondaires
00:57:51on soit capable
00:57:53de faire cet effort
00:57:53alors que sur les grands sujets
00:57:55structurants
00:57:56de la vie politique
00:57:57et au niveau international
00:57:58l'immigration
00:57:59l'insécurité
00:58:00la réindustrialisation
00:58:02on ne soit pas capable
00:58:03de faire la même chose
00:58:03donc on voit qu'on choisit
00:58:04ses efforts
00:58:05on choisit ses combats
00:58:06après lutter contre
00:58:07le dumping chinois
00:58:08c'est un grand sujet
00:58:09c'est un vrai sujet
00:58:10alors je ne sais pas
00:58:11s'il fallait le prendre par là
00:58:12mais c'est un vrai sujet
00:58:13et puis on peut voir aussi
00:58:16qu'il y a toute une série
00:58:17d'effets indirects
00:58:18Benoît Charvalier
00:58:19parlait bien dans le micro
00:58:19il y a toute une série
00:58:21d'effets aussi indirects
00:58:22parce que quand on parle
00:58:23de la fast fashion
00:58:25en réalité on parle
00:58:25de la surconsommation
00:58:26c'est de dire
00:58:27nous on avait quoi
00:58:28on avait peut-être
00:58:28deux pantalons
00:58:29versus
00:58:29aujourd'hui
00:58:32donc il y a un élément
00:58:34qui est lié
00:58:34à cette surconsommation
00:58:35il y a un impact industriel
00:58:36quid de l'industrie textile
00:58:38on l'a fermé depuis longtemps
00:58:39dans le nord
00:58:40il y a un impact environnemental
00:58:42non mais ce que je veux dire
00:58:43c'est que
00:58:43c'est quand même transversal
00:58:45et ça touche pour le coup
00:58:46des sujets
00:58:47qui sont très importants
00:58:48l'impact environnemental
00:58:49lié à la surconsommation
00:58:50et de dire
00:58:51on le prend
00:58:52et puis on le jette
00:58:52au bout d'une semaine
00:58:53je suis d'accord
00:58:56mais à ce moment-là
00:58:57au moment où il y a eu
00:58:58les grands contrats
00:58:59sur l'équipement textile
00:59:02de l'armée française
00:59:02il fallait peut-être
00:59:04défendre nos industries
00:59:05et pas envoyer ça
00:59:06et pas envoyer ça
00:59:07et pas envoyer ça
00:59:08et pas envoyer ça
00:59:08et pas envoyer ça
00:59:08et pas envoyer ça
00:59:09et pas envoyer ça
00:59:09on aurait dû le faire
00:59:10on a fait disparaître
00:59:12l'industrie textile
00:59:14en France
00:59:15alors ça c'est une réalité
00:59:16et la dernière chose
00:59:17c'est que moi je veux bien
00:59:19qu'on fasse ça
00:59:19et qu'on soit toujours
00:59:20les plus purs
00:59:21mais à ce moment-là
00:59:22il ne fallait pas s'aider
00:59:23pour quelques marques uniquement
00:59:25et on va les citer
00:59:25notamment H&M
00:59:27qui ont obtenu
00:59:29d'avoir une loi
00:59:31beaucoup plus douce
00:59:31pour eux
00:59:32parce qu'ils étaient protégés
00:59:33par une des fédérations
00:59:35du textile
00:59:35donc ils sont
00:59:36les clients
00:59:38de l'agence de communication
00:59:39du président
00:59:39ce qui est un peu embêtant
00:59:40quand même
00:59:41on va dire qu'il y a
00:59:42deux poids deux mesures
00:59:43en France
00:59:43c'est pas très très bien
00:59:45pourtant Schein
00:59:46était bien servi
00:59:46puisqu'ils étaient conseillés
00:59:48par des anciens ministres
00:59:49Jean-Pierre Denis
00:59:51on attend le résultat
00:59:53de la motion de censure
00:59:54il est imminent
00:59:55mais on attend
00:59:55votre coup de gueule
00:59:58vous me demandez
00:59:59d'occuper l'antenne
00:59:59on a les vraies informations
01:00:01pas du tout
01:00:02non je voulais
01:00:03mettre un coup de projecteur
01:00:05c'est un coup de gueule
01:00:06en fait sur
01:00:06alors un projet
01:00:08qui est dans les cartons
01:00:09à Bercy
01:00:09je ne crois pas
01:00:10qu'il soit sorti
01:00:11vraiment officiellement
01:00:12comme une proposition
01:00:14du gouvernement
01:00:14mais le simple fait
01:00:15qu'il soit dans les cartons
01:00:16me laisse vraiment
01:00:17pantois
01:00:18c'est l'idée
01:00:19de fiscaliser
01:00:21les indemnités
01:00:23des personnes
01:00:23qui sont en affection
01:00:25longue durée
01:00:25ça concerne 13 ou 14 millions
01:00:27de personnes
01:00:28je crois
01:00:29c'est à dire
01:00:29vous touchez
01:00:30des indemnités journalières
01:00:31parce que
01:00:33on pense que
01:00:33vous en avez besoin
01:00:34pour vivre
01:00:35ou pour survivre
01:00:36et là on vous dit
01:00:37oui mais c'est un revenu
01:00:38donc on va vous imposer dessus
01:00:40je trouve que
01:00:42les technocrates
01:00:43et pourtant
01:00:44je suis vraiment
01:00:45pour qu'on aille chercher
01:00:46de l'argent là où on peut en trouver
01:00:47mais alors là quand même
01:00:48franchement
01:00:48les technocrates
01:00:49qui se disent
01:00:49chouette
01:00:50on va penser
01:00:50on a trouvé une solution
01:00:51on va aller taper
01:00:53sur les gens
01:00:54qui ont un cancer
01:00:55ou un diabète
01:00:56et on va construire
01:00:57une usine à gaz
01:00:58c'est à dire que
01:00:59d'un côté
01:00:59on va vous donner
01:01:00de l'argent
01:01:01de l'autre
01:01:01on va vous en reprendre
01:01:02c'est n'importe quoi
01:01:05sur le plan politique
01:01:06c'est vraiment
01:01:07faire fuiter cette info
01:01:09je ne sais pas
01:01:09qui a lancé ça
01:01:10mais c'est aberrant
01:01:11y réfléchir
01:01:13juste
01:01:13c'est complètement
01:01:14illogique
01:01:15sur le plan
01:01:17moral
01:01:18c'est plus que discutable
01:01:20et sur le plan
01:01:21encore une fois
01:01:22de l'ingénierie publique
01:01:25pour employer des gros mots
01:01:26c'est vraiment
01:01:26totalement absurde
01:01:28on dirait le shérif
01:01:29le shérif
01:01:30dans Robin des Bois
01:01:31qui va voir
01:01:32qui prend le monsieur
01:01:34qui a le pied dans le plâtre
01:01:35et qui lui retourne la jambe
01:01:36pour faire tomber la pièce
01:01:37qu'il a cachée dans son plâtre
01:01:38on a des personnes
01:01:39en situation de précarité
01:01:40bien sûr
01:01:41près de 14 millions
01:01:42de français concernés
01:01:43donc on va les aider
01:01:44c'est la société qui est
01:01:45donc là c'est le principe
01:01:45de solidarité
01:01:46c'est très bien
01:01:47et puis au final
01:01:48l'état leur dit
01:01:48non en fait c'est un revenu
01:01:49on va quand même
01:01:49vous reprendre une partie
01:01:50de ce que la société
01:01:51vous a donné
01:01:51vous comprenez
01:01:53mais c'était déjà
01:01:54c'était déjà
01:01:56dans un rapport
01:01:57de 2024
01:01:58de l'inspection générale
01:01:59des finances publiques
01:02:01et si on va
01:02:01Benoît Charvalier
01:02:02si on va de l'autre côté
01:02:03qui est je pense
01:02:05notamment à la taxe
01:02:06sur les yachts
01:02:07de plus de 30 mètres
01:02:09donc voilà
01:02:10là évidemment
01:02:11il y a un effet symbolique
01:02:12on se dit
01:02:12on est d'accord
01:02:13la taxe
01:02:14c'est ce qui
01:02:15elle était attendue
01:02:17de rapporter
01:02:18plus de 10 millions
01:02:19à peu près
01:02:2010 millions d'euros
01:02:20on sait qu'elle a rapporté
01:02:2260 000 euros
01:02:23l'année dernière
01:02:23et donc on se dit
01:02:24bon ben tant pis
01:02:25finalement ça fait que
01:02:269 et quelques millions
01:02:27d'euros en moins
01:02:28pour les caisses
01:02:29par rapport à ce qui a été attendu
01:02:30mais c'est de
01:02:31surtout pas comprendre
01:02:33la mécanique économique
01:02:34parce que derrière
01:02:35c'est pas simplement
01:02:36la baisse
01:02:37entre ce qui était attendu
01:02:39et ce qui a été perçu
01:02:40mais c'est qu'il y avait
01:02:41des artisans
01:02:42il y avait des zones
01:02:43de carénage
01:02:44et donc concrètement
01:02:45ça veut dire que
01:02:46au lieu que les bateaux
01:02:47ces bateaux-là
01:02:48aujourd'hui soient traités
01:02:49dans les ports français
01:02:50ils sont traités ailleurs
01:02:51donc en réalité
01:02:52c'est un rendement décroissant
01:02:54c'est-à-dire qu'il y a un impact
01:02:55qui n'est pas simplement
01:02:56une baisse de recettes
01:02:57mais au contraire
01:02:57qui a coûté davantage
01:02:59au pouvoir public
01:03:01puisqu'il y a des recettes
01:03:02de TVA inférieures
01:03:04potentiellement de l'IS
01:03:05et de l'autre
01:03:06et donc on a affaibli
01:03:07le tissu économique
01:03:08donc juste pour prendre
01:03:09l'effet moral
01:03:11qui est de personnes
01:03:13en situation de précarité
01:03:14ou en situation difficile
01:03:15jusqu'à de l'autre côté
01:03:17si on n'a pas
01:03:17une vision globale
01:03:18des effets directs
01:03:19et indirects
01:03:20et induits
01:03:20et bien en réalité
01:03:21on arrive exactement
01:03:22à ce résultat
01:03:24un des problèmes
01:03:24qui sont très très peu abordés
01:03:26c'est l'idée de
01:03:27on a un pays
01:03:28qui a fait le choix
01:03:28d'avoir des prélèvements sociaux
01:03:31très très importants
01:03:33donc on va vous imposer
01:03:34ou vous prélever
01:03:36d'une façon ou d'une autre
01:03:38pour les impôts
01:03:40les cotisations sociales
01:03:41pour redistribuer
01:03:42les indemnités journalières
01:03:43pour après
01:03:44vous les imposer
01:03:45pour encore les redistribuer
01:03:47enfin c'est un circuit absurde
01:03:49il faudrait décortir
01:03:51je pense qu'il y a pas mal
01:03:52de situations
01:03:52comme celle-là
01:03:53encore une fois
01:03:54en ayant dit
01:03:55que d'abord
01:03:56c'est juste
01:03:57moralement
01:03:58complètement indéfendable
01:03:58je reviens à ce que disait Marc
01:04:00tout à l'heure
01:04:00notre auditeur
01:04:01c'est mais
01:04:01dans quel cerveau malade
01:04:03on pense à ça
01:04:06c'est-à-dire des gens
01:04:07qui sont
01:04:07totalement éloignés
01:04:09du quotidien
01:04:10de la vie
01:04:11et du réel
01:04:11on les fond de tiroir
01:04:12quand même
01:04:13la vache
01:04:14c'est dur quand même
01:04:15c'est violent
01:04:16pour la personne qui vit
01:04:17la situation
01:04:18c'est violent
01:04:18c'est horrible
01:04:20mais est-ce qu'ils le feront
01:04:21en tout cas rien que l'idée
01:04:22rien que l'idée
01:04:23ça serait vraiment suicidaire
01:04:26pour un politique
01:04:28de le faire
01:04:29mais le simple fait
01:04:30d'avoir cette machine
01:04:31qui travaille là-dessus
01:04:32sur ce scénario
01:04:33c'est complètement incroyable
01:04:35ça veut dire
01:04:35qu'à chaque fois
01:04:36qu'en France
01:04:36on a quand même
01:04:38cette conception
01:04:38de l'imposition
01:04:39qui est somme toute
01:04:40très particulière
01:04:41dès qu'on a une problématique
01:04:43on va essayer
01:04:44de trouver un impôt
01:04:44pour
01:04:45oui c'est ça
01:04:47mais ça n'a pas de sens
01:04:48là on parle
01:04:49de périmètre d'action
01:04:50de l'Etat
01:04:51on parle d'efficience
01:04:52de la dépense publique
01:04:52de comment on pense
01:04:54la politique publique
01:04:55et puis même
01:04:56c'est le traitement
01:04:58par l'Etat
01:04:59de l'individu
01:05:00et de la question individuelle
01:05:01et de la précarité
01:05:02mais là on est zéro
01:05:03sur ces questions-là
01:05:03c'est incroyable
01:05:04de penser comme ça
01:05:05c'est vraiment se dire
01:05:07qu'il y a quelqu'un
01:05:07dans un bureau
01:05:08qui s'est dit
01:05:08c'est une super idée
01:05:09c'est une super idée
01:05:11quelqu'un s'est dit
01:05:12il y a de plus en plus
01:05:13de personnes
01:05:13en affection de longue durée
01:05:14donc on va les taxer
01:05:15c'est complètement
01:05:16incroyable
01:05:17il y a un public
01:05:18il y a un marché
01:05:18il y a un marché
01:05:19non mais c'est terrible
01:05:20mais ça rejoint
01:05:22un petit peu aussi
01:05:23la phrase
01:05:23sortie de nulle part
01:05:24de Yaël Braun-Pivet
01:05:26on sent qu'il y a
01:05:27des ballons d'essai
01:05:28qui sont lancés
01:05:29aussi comme ça
01:05:30il n'y a plus rien
01:05:31quand on pense comme ça
01:05:32c'est qu'il n'y a plus d'idées
01:05:33si on en vient
01:05:35à taxer des personnes
01:05:37qui sont dans des situations
01:05:38de précarité
01:05:39parce qu'on estime
01:05:40que c'est un marché
01:05:41et qu'il y a de l'argent
01:05:41à se faire
01:05:42désolé mais là
01:05:43c'est de plus faire société
01:05:44il n'y a plus de cohérence
01:05:45plus personne
01:05:46le consentement à l'impôt
01:05:47qui est quand même
01:05:48la base
01:05:48de l'Etat
01:05:51là on n'y est plus du tout
01:05:52si c'est ça
01:05:53il n'y a plus du tout
01:05:53il n'y a plus du tout
01:05:54de consentement à l'impôt
01:05:55il n'y a plus du tout
01:05:55de je veux faire société
01:05:56avec ça
01:05:57c'est impossible
01:05:57Jean-Louis Borloo avait posé
01:05:59ces derniers jours
01:06:00la question de l'efficacité
01:06:01de cette machine
01:06:03qui empile les structures
01:06:05qui redistribue
01:06:08qui taxe etc
01:06:09je trouvais qu'il avait posé
01:06:10un débat très intéressant
01:06:11je trouve dommage
01:06:12il avait parlé de 150 milliards
01:06:13d'économies
01:06:13il aurait fallu vérifier
01:06:15s'ils y étaient vraiment
01:06:16mais je trouvais que le débat
01:06:17était pour le coup
01:06:18très intéressant
01:06:20et on imagine aussi
01:06:22on n'a pas eu le temps
01:06:22d'en parler
01:06:22une taxe sur la vape
01:06:24une taxe sur l'arrêt du tabac
01:06:25donc la vapoteuse
01:06:27qui est un moyen
01:06:28les vapoteuses
01:06:30c'est les vapoteuses
01:06:35qui aident
01:06:35des gens à sortir du tabac
01:06:37et donc là l'idée
01:06:38est de taxer
01:06:40un petit peu plus
01:06:40c'est liquide
01:06:42il n'y a que deux choses
01:06:44qui sont éternelles
01:06:45la mort et les impôts
01:06:46et ben voilà
01:06:47en tout cas
01:06:49cette taxe là
01:06:50est quand même
01:06:51sérieusement envisagée
01:06:53pour le coup
01:06:54sur les vapoteuses
01:06:55et sur les liquides
01:06:56de vape
01:06:57on attend le résultat
01:06:59de la motion de censure
01:07:00vous avez été
01:07:00vous avez eu le temps
01:07:02largement
01:07:03ça passera pas ?
01:07:04les LR ne se sont pas
01:07:05présentés à l'Assemblée nationale
01:07:07il y a deux chances
01:07:08que ça passera pas
01:07:09ça passera pas
01:07:10pour vous ?
01:07:11non ?
01:07:11on verra
01:07:13ça va être à 10 voix près
01:07:15merci à vous
01:07:16dans un instant
01:07:16on va parler de la sécurité sociale
01:07:18avec un formidable documentaire
01:07:20qui va passer sur LCP
01:07:21qui raconte l'histoire
01:07:23de notre sécurité sociale
01:07:24il y a beaucoup de choses
01:07:25à découvrir
01:07:26à tout de suite
01:07:27Sud-Ratine
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