- il y a 7 semaines
Au programme de cette nouvelle édition de "En direct du Sénat", le Sénat qui adopte une proposition de loi pour lutter contre le proxénétisme 2.0 et lutter contre les dérives des plateformes telles que OnlyFans. Également à la une cette semaine, la ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé était reçue au Sénat¿: l’occasion de faire le point sur sa feuille de route. Troisième thème cette semaine¿: et la proposition de loi des sénateurs socialistes pour davantage encadrer l’enseignement supérieur privé lucratif. Et enfin, deux tables rondes sur le futur de l’audiovisuel français étaient organisées par la commission culture du Sénat. L’occasion d’évoquer la commission d’enquête des députés sur l’audiovisuel public et la proposition de loi sur la création d’une holding. Année de Production :
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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue dans cette nouvelle édition en direct du Sénat,
00:00:15votre programme qui revient tous les jeudis sur les temps forts de l'actualité de la Chambre haute du Parlement.
00:00:20Voici les titres cette semaine.
00:00:21À la une, il y a le Sénat qui vote une proposition de loi pour lutter contre le proxénétisme 2.0,
00:00:28lutter contre les dérives des plateformes telles qu'OnlyFans.
00:00:31Également à la une cette semaine, la ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes,
00:00:36Aurore Berger, qui était reçue ce matin au Sénat, l'occasion de faire un point sur sa feuille de route.
00:00:41Troisième titre cette semaine est la proposition de loi des sénateurs socialistes
00:00:44pour davantage encadrer l'enseignement supérieur à but lucratif.
00:00:48Le texte a été adopté hier.
00:00:50Et enfin, deux tables rondes sur le futur de l'audiovisuel français
00:00:54qui était organisé par la Commission Culture du Sénat,
00:00:56à l'occasion d'évoquer la commission d'enquête des députés sur l'audiovisuel public
00:01:00et la proposition de loi sur la création d'une holding.
00:01:07Mais d'abord donc, cette proposition de loi d'une sénatrice LR, Marie Mercier,
00:01:12qui vise à encadrer ces plateformes sur Internet
00:01:14où des jeunes s'exhibent et proposent des services sexuels personnalisés.
00:01:18Le texte crée une nouvelle infraction d'exploitation sexuelle en ligne.
00:01:22Voyez les extraits de la séance préparée pour Public Sénat par Mathilde Noutarelli et Gauthier Dufossé.
00:01:28Monsieur le Président, Madame la Ministre, Madame la Présidente de la Commission des lois,
00:01:31Madame le rapporteur, mes chers collègues.
00:01:33Qui, aujourd'hui, peut ignorer que le monde virtuel apparaît comme un royaume
00:01:37sans roi, sans loi et sans frontières ?
00:01:41Qui peut se désintéresser de légiférer pour protéger les victimes de ces nouveaux espaces de prédation ?
00:01:47Le silence législatif n'est pas une option.
00:01:51Agir, alors qu'il est déjà trop tard dans ce monde d'expression libre
00:01:55et de zones d'ombre propices à toutes les dérives, est un défi de taille.
00:02:00Il nous faut qualifier les nouvelles infractions numériques,
00:02:03sanctionner les complices et protéger les victimes.
00:02:06Lutter contre toutes les formes de violence qui touchent les mineurs,
00:02:10mais aussi les jeunes adultes, est bien davantage qu'une priorité.
00:02:13C'est une urgence.
00:02:15La prostitution des mineurs et des jeunes connaît une augmentation inquiétante en France,
00:02:20et cela par la voie du numérique.
00:02:22La crise du Covid a été un accélérateur.
00:02:24La fin des jobs et des stages étudiants a plongé nombre d'entre eux dans une grande précarité,
00:02:29amenant certains à poster des images et vidéos à caractère sexuel sur les plateformes
00:02:34comme OnlyFans ou MIME pour arrondir leur fin de mois.
00:02:38Le confinement a d'ailleurs grandement contribué à l'essor de ces plateformes,
00:02:42puisqu'en mars 2020, OnlyFans bénéficiait d'une augmentation de 75% des inscriptions.
00:02:49Que voit-on, mes chers collègues, sur ces plateformes ?
00:02:52Ces vidéos et ces images sont-elles de la prostitution sur écran ?
00:02:57Et leur marchandisation s'apparente-t-elle à du proxénétisme en ligne ?
00:03:01Certes, la prostitution suppose un contact physique, et là, il n'y en a pas.
00:03:07Le système profite pleinement de cette zone grise.
00:03:11Cependant, bien que légale, cette activité suscite pourtant des interrogations éthiques.
00:03:18La loi doit s'adapter à la réalité du virtuel et protéger ses potentielles victimes.
00:03:24Le 18 novembre 2025, face à notre vide juridique actuelle,
00:03:27j'ai déposé une proposition de loi que 123 d'entre vous ont coussignée,
00:03:32et vraiment, je vous en remercie.
00:03:34Ce texte fait face à une double réalité.
00:03:37Tout d'abord, l'achat de services sexuels personnalisés,
00:03:40les pratiques dites de gaming, qui se développent sur les plateformes.
00:03:45Derrière leurs écrans, les clients assument leurs fantasmes,
00:03:48pour ne pas dire parfois leurs dérives, et exigent toujours plus.
00:03:52Ensuite, nombre de services sexuels virtuels personnalisés
00:03:57sont publiés par des agents ou managers,
00:04:00autant de noms derrière lesquels se cachent des proxénètes 2.0.
00:04:06Souvent âgés d'une vingtaine d'années,
00:04:08ces jeunes entrepreneurs, partis de rien ou diplômés d'une école de commerce,
00:04:13profitent d'un business florissant,
00:04:15qui consiste à manager les comptes de créatrices de contenu érotique sur les plateformes.
00:04:20Une activité qui bénéficie de la forte croissance des réseaux sociaux dédiés.
00:04:26Le métier porte même un nom, OFM, pour Only Fan Management.
00:04:32Dans ce métier d'intermédiaire, les managers se chargent de l'acquisition de trafic
00:04:36et de la gestion de la relation client pour des modèles.
00:04:40La plupart des managers, ensuite, ils recrutent des chatteurs,
00:04:45des sous-traitants, chargés de dialoguer avec les clients à la place du modèle.
00:04:49Une profession très fréquemment délocalisée dans des pays où le coût du travail est faible.
00:04:55Ils promettent à leurs modèles des jeunes, parfois mineurs,
00:04:58qu'ils ont repérés sur les réseaux sociaux,
00:05:00qui, à l'origine, ne sont pas des professionnels du texte.
00:05:03Ils leur promettent quoi ?
00:05:04Une indépendance financière,
00:05:06synonyme d'un enrichissement rapide et surtout très facile,
00:05:11et une pratique sans risque dans sa chambre, dans son salon, derrière un écran.
00:05:16Ces modèles, parfois mineurs, sont donc leur cible.
00:05:19Les pièces d'identité sont maquillées pour faire croire qu'un jeune est majeur
00:05:23et lui permettent de s'inscrire sur la plateforme pour vendre ses services.
00:05:27Il est exigé que des jeunes majeurs se mettent en scène pour paraître mineurs
00:05:32et ainsi répondre à la volonté du client.
00:05:35Parfois même, des mineurs sont postés en arrière-plan pour attirer des amateurs.
00:05:40Des images et des vidéos, de plus en plus malsaines ou violentes, sont commandées.
00:05:46Dans une enquête publiée en août 2023, le journal Le Parisien
00:05:49relate que plusieurs modèles ont ainsi été exploités par leurs managers
00:05:54et forcés de produire à la chaîne des contenus, parfois dégradants,
00:05:58de manière à générer du trafic sur leurs pages.
00:06:01Je veux ici remercier le journaliste Mathieu Barrère
00:06:05pour son excellent et dramatique reportage sur ses managers
00:06:09montré dans l'émission Envoyée spéciale en juin 2025.
00:06:14Quand bien même il y aurait consentement du modèle,
00:06:17parfois obtenu par manipulation et harcèlement,
00:06:21le proxénétisme numérique n'en demeure pas moins une réalité.
00:06:25Ma proposition de loi vise donc à combattre clairement
00:06:28ces nouveaux comportements criminels associés parfois à du harcèlement
00:06:32ou de la violence vis-à-vis de ces modèles
00:06:35qui ne récupèrent qu'un très faible pourcentage des gains.
00:06:39Cette proposition de loi fait l'objet d'un travail approfondi
00:06:41au sein de la Commission des lois, car le code pénal
00:06:44obéit à des principes stricts et chaque infraction
00:06:47doit y trouver sa place clairement et précisément définie.
00:06:51Il a fallu éviter des écueils, comme l'atteinte excessive
00:06:54à la liberté d'échanger des contenus entre adultes consentants.
00:06:58Et par ailleurs, j'ai tenu à ce que l'infraction
00:07:00d'exploitation sexuelle en ligne soit plus gravement réprimée
00:07:04lorsqu'elle est commise à l'encontre d'un mineur.
00:07:06Madame la ministre, chers collègues,
00:07:09si nous sommes ici cet après-midi, c'est d'abord parce qu'il y a eu
00:07:12l'inscription à l'ordre du jour d'une proposition de loi
00:07:15élaborée par notre collègue Marie Mercier,
00:07:18proposition destinée à lutter contre l'achat de services sexuels
00:07:21virtuels et personnalisés et contre le proxénétisme en ligne.
00:07:25C'était la bonne cible, même si la flèche pouvait probablement
00:07:30être un peu biseautée.
00:07:31Et il se trouve que j'avais moi-même, au même moment,
00:07:34à trois jours près, déposé une PPL ayant le même objet.
00:07:39Le texte qui nous est soumis aujourd'hui,
00:07:40tel qu'il est issu de la Commission des lois,
00:07:43a été profondément remanié et n'a plus la même cible,
00:07:47puisqu'il n'a plus pour but de lutter contre le proxénétisme en ligne,
00:07:50comme en témoigne d'ailleurs le changement de titre de cette proposition de loi
00:07:54qui fait disparaître d'idée même de sanctionner le proxénétisme en ligne.
00:08:00Depuis quelques années, l'essentiel du business du sexe
00:08:02s'est déplacé sur Internet, et ce, dans tous les pays,
00:08:06et quelle que soit la législation de ces pays.
00:08:08est apparu le K-Ming.
00:08:12Le K-Ming, MIM, OnlyFan, MIM, 100 millions de chiffres d'affaires.
00:08:21OnlyFan, 7 milliards de chiffres d'affaires.
00:08:24Ce sont des réseaux sociaux payants,
00:08:29offrant des contenus pornographiques
00:08:31par le biais d'une mise en contact des créatrices et des clients.
00:08:36La différence avec un site porno,
00:08:38puisque, je veux bien préciser que mon propos ne concerne pas les sites pornographiques,
00:08:42c'est que ce sont des réseaux sociaux.
00:08:44C'est la même différence qu'entre YouTube et Instagram, par exemple.
00:08:48Pour OnlyFan, aux USA,
00:08:5090% des créatrices de contenus ont un manager,
00:08:54qui prélève au moins 50% des gains.
00:08:57Des femmes se livrent à des actes sexuels commandés,
00:09:01stockés, personnalisés ou en live,
00:09:03et des managers prélèvent un pourcentage sur leurs gains.
00:09:08Et puis, les plateformes, elles aussi, font du profit.
00:09:13Comment appellerions-nous ces personnes
00:09:15qui prélèvent une commission sur des actes sexuels
00:09:19et cobbis par autrui ?
00:09:21Le bon sens nous amènerait probablement
00:09:23à appeler ça des proxénètes, tout simplement.
00:09:26Mais il se trouve que le droit ne nous permet pas d'utiliser ce mot.
00:09:29Pourquoi ? Parce que la définition du proxénétisme,
00:09:33qui est une définition de la prostitution,
00:09:36qui est une définition jurisprudentielle,
00:09:39exige qu'il y ait un contact physique.
00:09:43Et la définition du proxénétisme
00:09:45procède de la définition de la prostitution.
00:09:48Donc, nous ne pouvons pas poursuivre
00:09:50ces fameux managers ou les sites
00:09:52pour proxénétisme,
00:09:53parce qu'il n'y a pas de contact physique.
00:09:55Depuis plusieurs années,
00:09:57les spécialistes, les professionnels,
00:09:59les services de police, les magistrats,
00:10:02travaillent sur la manière
00:10:04de poursuivre
00:10:06tout ce nouveau business numérique,
00:10:08business du sexe,
00:10:10grâce aux outils juridiques que nous avons
00:10:11et comment améliorer ces outils juridiques.
00:10:15Qu'il s'agisse,
00:10:16et je vais citer quelques références
00:10:17que beaucoup d'entre nous connaissent.
00:10:19La commissaire divisionnaire
00:10:21Marie-Elvire Arrigui,
00:10:22ancienne patronne de l'Ocrette,
00:10:25l'Office central de l'expression
00:10:26de la traite des êtres humains.
00:10:28La magistrate Champronaut,
00:10:30autrice du rapport
00:10:31sur la prostitution des mineurs.
00:10:33L'ami prof.
00:10:34Toutes demandent
00:10:35qu'une définition de la prostitution
00:10:37soit intégrée dans le code pénal
00:10:39et qu'elle soit étendue
00:10:40aux actes sexuels virtuels.
00:10:43C'est ce qu'il fallait faire
00:10:44et c'est ce que la commission des lois
00:10:46a refusé de faire.
00:10:47La commission des lois a choisi
00:10:49la création d'une nouvelle infraction.
00:10:50Cette infraction est adossée
00:10:53non pas sur le proxénétisme,
00:10:56elle ne vise pas à étendre
00:10:57les qualificatifs du proxénétisme
00:11:00aux actes sexuels virtuels en ligne,
00:11:04mais elle est adossée
00:11:05sur la traite des êtres humains.
00:11:07Or, nous savons tous
00:11:08que la définition de la traite
00:11:09est beaucoup plus exigeante
00:11:11que celle du proxénétisme.
00:11:13La preuve en est d'ailleurs
00:11:14que les magistrats
00:11:16poursuivent peu pour traite des êtres humains,
00:11:18que lorsqu'ils ont un traité d'affaires
00:11:21dans lesquelles il y a
00:11:22et proxénétisme et traite,
00:11:24parce que souvent les deux infractions
00:11:26se cumulent,
00:11:27ils choisissent le proxénétisme
00:11:29parce qu'il est plus facile
00:11:30d'accrocher les coupables
00:11:32avec le proxénétisme
00:11:34qu'avec la traite,
00:11:35puisque la traite exige
00:11:36violence, contrainte,
00:11:39ou encore minorité de la victime,
00:11:42ou encore vulnérabilité de la victime.
00:11:44Ce sont les exigences de la traite
00:11:46et donc aujourd'hui,
00:11:48le bon outil,
00:11:50c'est d'élargir la définition
00:11:51du proxénétisme.
00:11:53Et ce n'est pas ce qu'a choisi
00:11:55de faire la Commission des lois
00:11:56et c'est pour ça que la proposition
00:11:58qui nous est faite cet après-midi
00:11:59est une proposition
00:12:01qui est à la fois dangereuse
00:12:02et inutile et dangereuse.
00:12:06Inutile parce que,
00:12:07comme je viens de l'évoquer
00:12:07il y a un instant,
00:12:09je vous prends le pari
00:12:10qu'on se retrouverait dans deux ans ici
00:12:12et nous ne compterions même pas
00:12:14sur les doigts d'une main
00:12:15les cas de traite des êtres humains
00:12:17qui auraient pu être appliqués
00:12:18au proxénétisme en ligne.
00:12:20Donc elle sera inefficace
00:12:22et inopérante.
00:12:24Et déjà c'est difficile.
00:12:25Déjà les enquêtes
00:12:26sont extrêmement compliquées.
00:12:28Mais ce qui est choisi
00:12:29par la Commission des lois
00:12:30comme outil
00:12:30n'apporte aucun nouvel outil juridique
00:12:34aux magistrats.
00:12:36Et ensuite,
00:12:36elle est régressive
00:12:38par rapport à ce qu'est
00:12:40la position de la France.
00:12:42Position abolitionniste
00:12:43qui est partagée à peu près
00:12:44par tout le monde
00:12:44sauf par les écologistes.
00:12:46C'est quoi cette position abolitionniste ?
00:12:48Ça consiste à avoir cessé
00:12:50de distinguer
00:12:51la prostitution choisie
00:12:54de la prostitution subie.
00:12:56En considérant
00:12:57que nous avons affaire
00:12:57à un système prostitutionnel
00:12:59et que ce système prostitutionnel
00:13:01qui allie proxénètes et clients
00:13:02ne permet pas de distinguer
00:13:05les quelques cas
00:13:06dans lesquels la prostitution
00:13:07serait choisie.
00:13:08Or la Commission des lois
00:13:09sera réintroduit
00:13:10en faisant appel à la traite
00:13:11ce critère,
00:13:13cette distinction
00:13:14entre choisi
00:13:15et subi
00:13:15ce qui est régressif.
00:13:16Le groupe socialiste
00:13:17verra le fort réservé
00:13:19aux amendements
00:13:20et ensuite nous déterminerons
00:13:21notre position.
00:13:22Merci.
00:13:22Bon, en l'occurrence,
00:13:23vous avez compris
00:13:24de différentes manières,
00:13:25madame Ossillon,
00:13:26les amendements
00:13:26du groupe socialiste,
00:13:29écologiste et républicain
00:13:31visent à vider
00:13:32de sa substance
00:13:34le dispositif
00:13:34que nous proposons.
00:13:35Bon,
00:13:36qui est un dispositif
00:13:36non seulement d'équilibre
00:13:37sur le plan juridique
00:13:38parce qu'il n'a échappé
00:13:39à personne
00:13:39et la ministre l'a rappelé
00:13:40sur le plan de la jurisprudence
00:13:42du Conseil constitutionnel.
00:13:44Toute atteinte
00:13:44à une liberté
00:13:45doit être proportionnée
00:13:47et par rapport
00:13:48à un but poursuivi.
00:13:49Si nous poursuivons tous
00:13:50le même but,
00:13:51à savoir qu'il s'agit
00:13:53d'empêcher
00:13:54des abus,
00:13:56nous n'avons absolument
00:13:57pas la même façon
00:13:58d'y parvenir.
00:13:59Ça, c'est très clair.
00:14:00D'abord,
00:14:01nous, nous proposons
00:14:02et donc merci à Marie Mercier
00:14:05de s'être lancée
00:14:06dans cette difficile aventure,
00:14:08de proposer aux législateurs
00:14:10d'adopter un dispositif
00:14:12qui commence,
00:14:13qui soit une réponse
00:14:15à une nouvelle façon
00:14:17d'utiliser les moyens numériques,
00:14:19donc à des fins
00:14:20de marchandisation du corps,
00:14:23si je dois reprendre vos termes.
00:14:25Et je ne conteste pas
00:14:25que cela existe
00:14:26et personne ne le conteste.
00:14:27Ce que nous constatons,
00:14:29c'est qu'aujourd'hui,
00:14:30et le lien,
00:14:32il y a eu des auditions,
00:14:33tout le monde n'a pas participé
00:14:34aux mêmes auditions,
00:14:35les services de police eux-mêmes,
00:14:36les services d'instructeurs
00:14:37nous disent
00:14:37qu'il n'y a pas de lien direct
00:14:39constaté aujourd'hui
00:14:41entre l'utilisation
00:14:43de ces plateformes,
00:14:44la création de contenu
00:14:45et l'acte de prostitution
00:14:46qui amène à un contact physique.
00:14:49Alors,
00:14:49vous avez votre façon,
00:14:50vous avez votre façon
00:14:52de définir l'acte sexuel.
00:14:54On ne veut rien savoir
00:14:55de votre sexualité,
00:14:56mais en l'occurrence,
00:14:57c'est votre façon,
00:14:58c'est votre façon
00:14:59de définir l'acte sexuel.
00:15:00Non, non, je veux dire
00:15:03les choses très clairement.
00:15:04C'est-à-dire que l'acte sexuel,
00:15:06votre sexuel,
00:15:07l'acte...
00:15:08S'il vous plaît.
00:15:10L'acte sexuel,
00:15:11on en a discuté
00:15:12pendant les auditions,
00:15:13il y a différentes façons
00:15:15de procéder
00:15:15à la définition
00:15:16de l'acte sexuel.
00:15:18C'est-à-dire que,
00:15:18justement,
00:15:19ce que l'on veut dire,
00:15:20c'est que chacun,
00:15:21de manière très personnelle,
00:15:22a sa façon
00:15:23de définir l'acte sexuel.
00:15:25Que c'est de l'ordre
00:15:25de l'intime,
00:15:26du profondément intime.
00:15:28Et que, justement,
00:15:29quand juridiquement,
00:15:30on essaye de poser
00:15:31une catégorie juridique
00:15:32ou un concept juridique
00:15:33sur l'acte sexuel,
00:15:35il est très difficile
00:15:36d'y parvenir.
00:15:36C'est pour ça, d'ailleurs,
00:15:37que depuis 1996 ou 2016,
00:15:39personne n'a su définir
00:15:41dans la jurisprudence
00:15:42et dans les textes législatifs
00:15:43ce qu'était un acte sexuel.
00:15:44Et qu'on ne peut pas procéder
00:15:46à la définition aujourd'hui
00:15:46de dire
00:15:47un acte sexuel,
00:15:48c'est le fait de se toucher
00:15:49telle partie ou telle autre.
00:15:51Parce que c'est très subjectif.
00:15:53Je crois que je n'abuse pas
00:15:55de cet argument-là.
00:15:56J'en parlerai jamais.
00:15:57J'ai été moi-même ministre
00:15:59quand la loi de 2016
00:16:00a été adoptée.
00:16:01J'ai donc affronté
00:16:02les débats parlementaires
00:16:04sur cette loi
00:16:06en des termes
00:16:07qui étaient, croyez-moi,
00:16:08d'il y a dix ans,
00:16:09c'est-à-dire bien moins choisis
00:16:11que ceux qu'on utilise aujourd'hui.
00:16:14Jamais personne,
00:16:15avant vous aujourd'hui,
00:16:17n'a fait référence
00:16:18à ma sexualité
00:16:19pour défendre
00:16:21votre argumentation.
00:16:23Ce propos,
00:16:24madame la rapporteure,
00:16:25n'est pas acceptable.
00:16:26il est d'abord stupide,
00:16:29permettez-moi de vous le dire,
00:16:31il n'a pas lieu d'être,
00:16:32il n'y a pas lieu d'être.
00:16:34On ne fait pas référence,
00:16:35on ne s'invective pas mutuellement
00:16:37sur nos sexualités respectives
00:16:39lorsqu'on parle
00:16:41de la lutte
00:16:42contre le système prostitutionnel
00:16:43et contre le proxénétisme.
00:16:45Je vous demande
00:16:45de retirer ces propos.
00:16:47Et on en parle
00:16:49avec Lauriane Josandre,
00:16:50bonjour.
00:16:51Bonjour.
00:16:51Sénatrice LR
00:16:52des Pyrénées-Orientales.
00:16:53Le texte qui vise donc
00:16:54à lutter contre
00:16:55les proxénètes 2.0
00:16:56a été adopté hier,
00:16:58vous en étiez la rapporteure.
00:16:59On parle des plateformes
00:17:00OnlyFans
00:17:01ou encore Meme
00:17:02où des jeunes femmes
00:17:03ou des jeunes hommes
00:17:03se dénudent devant les caméras,
00:17:05parfois vont plus loin.
00:17:07Pourquoi avoir voulu
00:17:08s'attaquer à ces plateformes ?
00:17:09Dans le rapport,
00:17:10vous parlez de sites
00:17:11en plein développement
00:17:12qui donnent lieu
00:17:13à de graves dérives.
00:17:14De quoi parle-t-on ?
00:17:15Eh bien, en fait,
00:17:17c'est un texte à l'origine
00:17:18qui a été déposé,
00:17:20proposé par Marie Mercier.
00:17:21Une autre collègue à l'air.
00:17:22Voilà.
00:17:23Qui visait à incriminer,
00:17:26à réprimer
00:17:26la vente de contenu en ligne,
00:17:30donc de contenu
00:17:31à caractère sexuel.
00:17:34Et au-delà de la vente,
00:17:35puisque c'est un petit peu
00:17:37la même chose
00:17:38en matière de prostitution,
00:17:40punir essentiellement
00:17:41l'acte d'achat.
00:17:43Mais le raisonnement
00:17:44consistait à dire
00:17:46qu'en asséchant la demande,
00:17:47comme en matière
00:17:47de prostitution,
00:17:49on réduit le phénomène.
00:17:52Donc, quel est ce phénomène ?
00:17:53Le phénomène,
00:17:54c'est celui qui consiste
00:17:55pour certains usagers
00:17:58des plateformes
00:17:59MIM, Omnifan
00:18:00et d'autres
00:18:00de produire
00:18:02du contenu
00:18:03à caractère sexuel,
00:18:05ce qui est totalement légal
00:18:07et qui se fait
00:18:07entre adultes consentants,
00:18:09puisque ce texte
00:18:09concerne les adultes.
00:18:12Mais il y a une dérive.
00:18:13Mais voilà,
00:18:14on s'est aperçu
00:18:15qu'à la faveur
00:18:16de cette pratique
00:18:17qui, au départ,
00:18:18est légale,
00:18:20autorisée,
00:18:22il y a un certain nombre
00:18:23de dérivés d'abus
00:18:24qui ont pris
00:18:26enracinement,
00:18:28une essence
00:18:29dans cette opportunité
00:18:30qu'offrent
00:18:31les moyens numériques.
00:18:33Et il se trouve
00:18:34que certaines personnes
00:18:35sont sous la houlette,
00:18:38la coupe
00:18:39et l'influence
00:18:40de personnes.
00:18:40Et c'est là qu'on parle
00:18:41de proxénétisme 2.0
00:18:43et d'exploitation sexuelle.
00:18:45Est-ce que vous diriez
00:18:46que c'est un phénomène
00:18:46généralisé ?
00:18:48Est-ce que les clients
00:18:48en ont conscience ?
00:18:50Alors, en fait,
00:18:50la difficulté,
00:18:52c'est que justement,
00:18:53et d'ailleurs,
00:18:53la PPL,
00:18:55le titre est désormais
00:18:56de lutter contre
00:18:57l'exploitation sexuelle
00:18:58en ligne,
00:18:59c'est qu'on s'est aperçu
00:19:00qu'il y avait
00:19:00un véritable phénomène
00:19:01et c'est celui
00:19:02qu'on poursuit
00:19:02à travers cette nouvelle
00:19:03incrimination,
00:19:04un phénomène
00:19:05d'exploitation.
00:19:06Il se trouve
00:19:07qu'y compris
00:19:08les créateurs
00:19:09ou créatrices
00:19:09de contenu
00:19:10des fois démarrent
00:19:11sur ces plateformes
00:19:12sans imaginer
00:19:13qu'elles puissent
00:19:14être happées
00:19:16dans un système
00:19:18qui est un système
00:19:19donc qui vise
00:19:20à les utiliser
00:19:22et effectivement,
00:19:24comme vous le disiez,
00:19:24à faire produire
00:19:25des contenus
00:19:25de plus en plus,
00:19:27y compris trash,
00:19:28et tout cela
00:19:30sous la contrainte,
00:19:31la menace
00:19:31et donc c'est ce phénomène-là
00:19:33que nous avons voulu poursuivre.
00:19:34Et donc vous avez créé
00:19:35une nouvelle infraction
00:19:36d'exploitation sexuelle
00:19:38en ligne
00:19:39inspirée du dispositif
00:19:41réprimant
00:19:41la traite des êtres humains.
00:19:43Est-ce qu'on est sûr
00:19:44de l'effectivité
00:19:44de cette nouvelle infraction ?
00:19:47Est-ce qu'il n'y a pas
00:19:48des incertitudes juridiques
00:19:49sur le fait
00:19:50de pouvoir qualifier ?
00:19:51Justement,
00:19:52nous,
00:19:53nous avons choisi
00:19:54à la commission
00:19:54une position de prudence
00:19:56par rapport au texte initial
00:19:57qui visait à réprimer
00:19:59tous les achats.
00:20:00Vous êtes sûr
00:20:01qu'il va être efficace ?
00:20:02Écoutez,
00:20:02on a fait en sorte
00:20:03qu'au-delà de l'incrimination,
00:20:05on prenne aussi
00:20:06la peine dans le code pénal
00:20:07d'insérer
00:20:10la possibilité
00:20:11dans ce cadre-là
00:20:12d'utiliser
00:20:12les techniques spéciales
00:20:13d'enquête.
00:20:14C'est les services de police
00:20:14et les services instructeurs
00:20:15qui nous le demandaient
00:20:16pour pouvoir justement
00:20:17caractériser et poursuivre.
00:20:19Alors,
00:20:19on a vu un échange houleux
00:20:20mardi soir en séance
00:20:21entre vous
00:20:22et Laurence Rossignol,
00:20:23la sénatrice socialiste.
00:20:25Pour bien expliquer,
00:20:26la sénatrice
00:20:26voulait aller plus loin
00:20:27en élargissant
00:20:28la définition
00:20:29de la prostitution
00:20:30à ses contenus
00:20:30sur OnlyFans par exemple.
00:20:32Vous avez jugé cela abusif
00:20:33car cela conduirait
00:20:34à pénaliser
00:20:35l'ensemble de la pornographie,
00:20:36l'ensemble du strip-tease
00:20:38et ça reviendrait
00:20:39à une atteinte
00:20:39à la liberté d'expression
00:20:40artistique
00:20:41ou commerciale.
00:20:42C'est ce que vous avez dit
00:20:42en séance.
00:20:43Ça en est suivi
00:20:44un échange houleux.
00:20:45On regarde un extrait,
00:20:46on y revient juste après
00:20:46avec vous.
00:20:47On porterait atteinte
00:20:49à la liberté d'expression
00:20:50artistique des créateurs
00:20:52de contenu.
00:20:53Vous voulez qu'on en parle
00:20:53des créateurs de contenu
00:20:54et de leur liberté
00:20:55d'expression artistique ?
00:20:56Vous pensez que c'est de l'art
00:20:57de demander à des gamines
00:20:58de se masturber
00:20:59devant une caméra,
00:21:01de s'enfiler dans le vagin
00:21:03des objets contendants ?
00:21:04Et alors après,
00:21:04vous nous faites
00:21:05le rapprochement
00:21:06avec le strip-tease.
00:21:08Mais je ne voudrais pas
00:21:08non plus rentrer
00:21:09dans des détails
00:21:10qui heurteraient
00:21:10nos collègues.
00:21:11Mais le strip-tease
00:21:12n'est pas un acte sexuel.
00:21:14Se déshabiller
00:21:15n'est pas un acte sexuel.
00:21:17Un acte sexuel consiste,
00:21:19vous voulez que j'explique ?
00:21:21Se caresser les seins,
00:21:22se masturber,
00:21:24montrer sa vulve.
00:21:25Chacun,
00:21:26de manière très personnelle,
00:21:28a sa façon
00:21:28de définir l'acte sexuel.
00:21:30Que c'est de l'ordre
00:21:31de l'intime.
00:21:32Vous avez votre façon
00:21:33de définir l'acte sexuel.
00:21:36On ne veut rien savoir
00:21:37de votre sexualité,
00:21:38mais en l'occurrence,
00:21:38c'est votre façon
00:21:39de définir l'acte sexuel.
00:21:42Jamais personne
00:21:43avant vous aujourd'hui
00:21:45n'a fait référence
00:21:46à ma sexualité
00:21:48pour défendre
00:21:50votre argumentation.
00:21:52Ce propos,
00:21:52madame la rapporteure,
00:21:54n'est pas acceptable.
00:21:56Alors,
00:21:56Lauriane Josande,
00:21:57qu'est-ce qu'il faut penser
00:21:58de cet incident ?
00:21:59Est-ce que vous regrettez
00:22:00vos propos ?
00:22:01Non,
00:22:01je ne regrette pas mes propos.
00:22:03En fait,
00:22:04madame Rossignol
00:22:05a bondi
00:22:06à partir du moment
00:22:07où j'ai émis l'idée
00:22:08contester
00:22:09le fond même
00:22:10de sa pensée
00:22:11qui consiste
00:22:12à mettre
00:22:12dans tout le spectre,
00:22:14c'est-à-dire
00:22:14qu'à partir du moment
00:22:15où on dit
00:22:15que tout acte sexuel,
00:22:17même sans contact physique,
00:22:18est un acte de prostitution,
00:22:20c'est considéré
00:22:21qu'il y a,
00:22:22y compris dans ce spectre,
00:22:23des phénomènes
00:22:24comme la pornographie,
00:22:26le street tease,
00:22:27qui sont interprétés
00:22:28par certains
00:22:29comme relevant déjà
00:22:30de la prostitution
00:22:31parce qu'on y présume
00:22:32une contrainte.
00:22:34Et là,
00:22:34je disais
00:22:35que ce raisonnement
00:22:36n'était pas acceptable
00:22:37puisque nous sommes
00:22:38nombreux à considérer
00:22:40que,
00:22:41et c'est ce qui en tout cas
00:22:42était ressorti
00:22:43des auditions,
00:22:44donc moi,
00:22:44c'est après audition
00:22:45que j'en suis arrivée
00:22:47à cette conclusion-là,
00:22:48qu'il n'y a pas
00:22:49systématiquement
00:22:49de contrainte
00:22:51dans tout ce qui relève
00:22:52de la vente
00:22:56de contenu
00:22:56à caractère sexuel
00:22:58en ligne
00:22:59ou pas
00:23:00à partir du moment
00:23:00où c'est entre adultes
00:23:02consentants.
00:23:03Et alors,
00:23:03est-ce que vous arrêtez juste
00:23:04d'avoir évoqué sa sexualité ?
00:23:06Je crois que c'est ça
00:23:06qui l'a fait tiquer
00:23:07aussi à la fin.
00:23:08Écoutez,
00:23:08la phrase,
00:23:09bon,
00:23:09est sortie de son contexte,
00:23:10c'est-à-dire que je dis
00:23:10que c'est très subjectif
00:23:12et ça relève de l'intime.
00:23:13Et c'est ce que,
00:23:14si vous voulez,
00:23:14cette phrase-là,
00:23:15c'est une phrase
00:23:16qu'on a utilisée
00:23:17pendant 15 jours,
00:23:17trois semaines
00:23:18au gré des auditions
00:23:19systématiquement.
00:23:21On nous a dit,
00:23:21mais attendez,
00:23:21comment on définit
00:23:22la sexualité ?
00:23:23Quelle est la vôtre ?
00:23:23Quelle est la mienne ?
00:23:24Comment dire ?
00:23:24Et c'était de l'ordre
00:23:26de la phrase
00:23:27sans l'aviser à elle
00:23:27personnellement.
00:23:28Elle l'a prise comme ça,
00:23:29je le regrette
00:23:30et je n'imaginais pas
00:23:32susciter ce type de réaction
00:23:33en disant cette phrase.
00:23:34De la présenter des excuses.
00:23:35Non, parce que ça voudrait dire
00:23:36que c'est mon raisonnement
00:23:37qui ne tenait pas
00:23:38et que l'attaque était personnelle,
00:23:39ce qui n'a jamais été
00:23:40mon intention.
00:23:41Très bien.
00:23:41Eh bien, merci en tout cas
00:23:42pour toutes ces explications
00:23:43à notre micro
00:23:44et on suivra
00:23:44le parcours législatif
00:23:46de cette proposition de loi.
00:23:47Merci à vous.
00:23:47Merci à vous.
00:23:52Allez, on passe
00:23:53au deuxième thème
00:23:54dans cette émission
00:23:55et la feuille de route
00:23:56du ministère de l'égalité
00:23:57entre les femmes
00:23:58et les hommes.
00:23:59Aurore Berger
00:24:00était reçue ce matin
00:24:00par la délégation
00:24:01aux droits des femmes
00:24:02du Sénat.
00:24:03Voyez les moments forts
00:24:04de son audition.
00:24:05Ils ont été préparés
00:24:05pour le public Sénat
00:24:06par Matine Outarelli
00:24:07et Gauthier Dufossé.
00:24:08Si je suis devant vous
00:24:09ce matin,
00:24:10c'est aussi parce que
00:24:11nous sommes à un moment
00:24:11de bascule historique.
00:24:13Un moment où les droits
00:24:14des femmes
00:24:14ne sont pas seulement
00:24:15contestés à la marge
00:24:16mais attaqués
00:24:17comme un front politique
00:24:18à part entière.
00:24:19Partout dans le monde,
00:24:20en Europe
00:24:21et parfois très proche de nous,
00:24:22se déploient des offensives
00:24:23coordonnées
00:24:24qui visent le même objectif
00:24:25réassigner les femmes
00:24:27à leur place.
00:24:28Ces attaques
00:24:29prennent des visages multiples,
00:24:30des discours réactionnaires
00:24:31et religieux,
00:24:32des rhétoriques masculinistes
00:24:33assumées
00:24:34qui parlent
00:24:35d'ordre naturel,
00:24:36de tradition,
00:24:37d'identité
00:24:37pour masquer
00:24:38des projets de régression
00:24:39et des stratégies politiques
00:24:41qui prétendent
00:24:42que l'égalité serait déjà réalisée,
00:24:44que le problème serait réglé,
00:24:45qu'il faudrait désormais
00:24:46apaiser,
00:24:48réconcilier,
00:24:49tourner la page.
00:24:50Car dire que l'égalité
00:24:51est atteinte
00:24:51est en fait
00:24:51la manière la plus efficace
00:24:53de ne plus agir.
00:24:55Mais la réalité,
00:24:56elle,
00:24:56résiste.
00:24:57Les violences faites
00:24:57aux femmes et aux enfants
00:24:58demeurent massives
00:24:59et il faut le dire clairement,
00:25:01ce ne sont ni des affaires
00:25:02de famille
00:25:03ni des faits divers
00:25:04mais bien des faits
00:25:05de société.
00:25:06Les inégalités économiques
00:25:07persistent
00:25:08et les stéréotypes
00:25:09ne disparaissent pas.
00:25:10Ils mutent,
00:25:10ils se modernisent,
00:25:12ils empruntent
00:25:12le langage de la liberté,
00:25:13du choix individuel,
00:25:14de la neutralité
00:25:15pour continuer à produire
00:25:17les mêmes effets
00:25:17de domination
00:25:18mais par d'autres mots.
00:25:20Face à cela,
00:25:20notre réponse est claire.
00:25:22Nous sommes mobilisés,
00:25:23au travail
00:25:23et nous ne cèderons rien.
00:25:25Depuis 2017,
00:25:26nous avons accompli
00:25:27des avancées majeures
00:25:28pour mieux protéger
00:25:28et mieux accompagner
00:25:29les victimes
00:25:30et leurs enfants.
00:25:30Les moyens consacrés
00:25:32à mon ministère
00:25:32ont été multipliés
00:25:33par 3 en 5 ans
00:25:34et atteignent 98,65 millions d'euros,
00:25:38soit 3 millions de plus
00:25:39que ce que prévoyait
00:25:39le projet de loi de finances
00:25:40auxquels s'ajoutent
00:25:41les 5 millions d'euros
00:25:42supplémentaires
00:25:43déjà obtenus
00:25:44en programmation 2026.
00:25:46Nous allons renforcer
00:25:47nos lois
00:25:47et notre arsenal juridique
00:25:48à l'image de la loi
00:25:49de novembre 2025
00:25:51que j'ai soutenue
00:25:52au nom du gouvernement
00:25:52et qui a inscrit
00:25:53la notion de non-consentement
00:25:54dans la définition pénale
00:25:56du viol
00:25:56et nous avancerons
00:25:57encore cette année
00:25:58d'un point de vue législatif,
00:25:59j'y reviendrai.
00:26:00Nous avons formé massivement
00:26:02nos forces de l'ordre
00:26:02et magistrats,
00:26:03créé de nouveaux outils
00:26:04qui font leur preuve.
00:26:05L'aide universelle d'urgence
00:26:06a déjà bénéficié
00:26:07à près de 70 000 femmes
00:26:09partout en France
00:26:10depuis décembre 2023
00:26:11grâce à l'engagement
00:26:12que je souligne
00:26:13des CAF et des MSA
00:26:14qui les délivrent
00:26:15entre seulement 1 et 3 jours.
00:26:17Et aussi le PAC
00:26:18Nouveau Départ
00:26:19en cours de déploiement
00:26:20dans 12 départements.
00:26:22En 2 ans,
00:26:22près de 2 000 femmes
00:26:23sont déjà entrées
00:26:24dans le PAC Nouveau Départ
00:26:25et plus de 330
00:26:27en sont déjà sorties,
00:26:28ce qui est une bonne nouvelle
00:26:29car cela signifie
00:26:29qu'elles ont repris
00:26:30le cours de leur vie
00:26:31et retrouvé
00:26:32leur pleine autonomie.
00:26:33Le pilotage
00:26:34du PAC Nouveau Départ
00:26:35peut être assuré
00:26:35par les CAF,
00:26:36par la MSA
00:26:37mais aussi
00:26:37par les conseils départementaux
00:26:39qui jouent un rôle central
00:26:40dans l'accompagnement social
00:26:41et la protection des personnes.
00:26:43L'année 2026 permettra
00:26:45de continuer ce déploiement.
00:26:46Nous élargirons
00:26:47le PAC Nouveau Départ
00:26:48à nouveaux départements
00:26:49dont au moins une dizaine
00:26:50déjà autour du 8 mars
00:26:51avec l'objectif clair
00:26:53d'aller vers sa généralisation
00:26:54sur l'ensemble du territoire
00:26:56au plus près des besoins.
00:26:58Cette montée en charge
00:26:59s'inscrira dans le siège
00:27:00de l'accord cadre interministériel
00:27:01que j'ai signé au mois de décembre
00:27:03avec l'ensemble
00:27:04de nos partenaires.
00:27:05Mon ministère
00:27:05mais aussi ceux
00:27:06de l'Intérieur et de la Justice,
00:27:07la CNAF, la MSA
00:27:08et l'Association
00:27:10des départements de France
00:27:11que je remercie
00:27:11pour son engagement.
00:27:13C'est cette même logique
00:27:14qui nous a conduits
00:27:14à expérimenter des réponses nouvelles
00:27:16face à des violences
00:27:17dont nous prenons enfin conscience
00:27:19comme la soumission chimique
00:27:20avec des prélèvements biologiques
00:27:22en laboratoire
00:27:22pris en charge
00:27:23par la sécurité sociale
00:27:24garantissant des résultats
00:27:26fiables et utilisables
00:27:27dans le cadre
00:27:28d'une éventuelle procédure judiciaire
00:27:29si les victimes le souhaitaient.
00:27:31Je veux aussi mentionner
00:27:32le dépôt de plainte à l'hôpital,
00:27:33le recueil de preuves
00:27:34sans plainte immédiate
00:27:35et le déploiement
00:27:36de ces dispositifs
00:27:37dans l'ensemble des départements
00:27:38au plus tard
00:27:39en fin d'année 2026
00:27:41au même type que les maisons
00:27:42de santé des femmes
00:27:43adossés à un établissement
00:27:44de santé.
00:27:45L'égalité n'a ni centre
00:27:46ni périphérie
00:27:47et la République
00:27:48doit être au rendez-vous
00:27:49partout
00:27:49sur chaque kilomètre carré
00:27:51de son territoire.
00:27:53Avec Françoise Gattel
00:27:53que vous connaissez bien ici
00:27:55et Michel Fournier
00:27:55et avec l'Association
00:27:57des maires ruraux de France,
00:27:58nous développons le dispositif
00:27:59auquel je sais
00:28:00que vous êtes attaché,
00:28:01Madame la Présidente,
00:28:02des élus ruraux
00:28:02relais de l'égalité
00:28:03déjà présents
00:28:04dans plus de 600 communes.
00:28:06Nous renforçons en parallèle
00:28:07la formation
00:28:08des élus locaux
00:28:08de proximité
00:28:09pour mieux repérer,
00:28:11orienter,
00:28:11protéger les femmes
00:28:12victimes de violences,
00:28:13notamment en zone rurale.
00:28:15La circulaire
00:28:16du 25 novembre 2025
00:28:17que j'ai co-signé
00:28:18avec le ministre du Logement
00:28:19fixe désormais
00:28:20un cadre national
00:28:20obligatoire
00:28:21pour l'hébergement
00:28:23et le relogement
00:28:23des femmes victimes
00:28:24de violences
00:28:25qui sont toujours
00:28:26prioritaires.
00:28:27Désormais,
00:28:28chaque femme victime
00:28:29de violences,
00:28:29et qu'il s'agisse
00:28:30de violences intrafamiliales,
00:28:31de prostitution
00:28:32ou de traite
00:28:32des êtres humains,
00:28:34bénéficiera,
00:28:34et où qu'elles vivent,
00:28:35du même niveau
00:28:36de protection.
00:28:37C'est dans cet esprit
00:28:38que nous accompagnons
00:28:38aussi toutes les victimes
00:28:40en France,
00:28:40comme à l'étranger,
00:28:41chère Olivia Richard.
00:28:42En mars dernier,
00:28:43j'ai signé une convention
00:28:44avec The Sorority Foundation
00:28:45et sa plateforme
00:28:46Save You
00:28:47afin de permettre
00:28:48aux Françaises victimes
00:28:49de violences à l'étranger
00:28:50d'accéder immédiatement
00:28:51à une aide sécurisée,
00:28:53gratuite,
00:28:53confidentielle.
00:28:55Nous avançons aussi
00:28:56sur d'autres fronts
00:28:57avec l'ensemble
00:28:57du gouvernement
00:28:58et toutes les forces
00:28:59de notre société,
00:29:00les ordres professionnels,
00:29:01notamment en matière
00:29:02de santé,
00:29:03les organisations
00:29:03professionnelles
00:29:04et syndicales,
00:29:05fédérations,
00:29:06collectifs,
00:29:06entreprises,
00:29:07associations
00:29:08et des avancées concrètes
00:29:09verront le jour
00:29:09dans les prochaines semaines.
00:29:11Le combat
00:29:12contre toutes les formes
00:29:13de violences
00:29:13nécessite une vision globale,
00:29:15une architecture solide
00:29:16et partagée
00:29:17de la prévention
00:29:18à la détection,
00:29:19de l'accompagnement
00:29:19des victimes
00:29:20à la prise en charge
00:29:21des auteurs.
00:29:22C'est pourquoi
00:29:22j'ai réuni en 2025
00:29:23et nombreux y ont participé
00:29:25ici pendant plusieurs mois
00:29:26un groupe de travail
00:29:27parlementaire
00:29:28associant toutes les forces
00:29:29politiques représentées
00:29:30tant à l'Assemblée nationale
00:29:32qu'au Sénat.
00:29:33Ces travaux ont permis
00:29:33de dégager
00:29:34des consensus solides
00:29:35pour renforcer
00:29:36la lutte contre
00:29:36les violences sexuelles
00:29:37et intrafamiliales
00:29:38avec un objectif clair,
00:29:40poser les bases
00:29:40d'une future loi cadre.
00:29:42Cela signifie
00:29:42agir par exemple
00:29:44sur l'interdiction
00:29:45de tout contact
00:29:45au tout droit de visite
00:29:46dès l'ouverture
00:29:47d'une enquête,
00:29:48mettre fin à la résidence
00:29:49alternée en cas de séparation
00:29:50lorsque les violences
00:29:51sont établies,
00:29:52renforcer les contrôles
00:29:53d'honorabilité
00:29:53de tous les professionnels
00:29:55au contact
00:29:55de nos enfants,
00:29:56imposer la motivation
00:29:57écrite des classements
00:29:58sans suite
00:29:59pour permettre
00:29:59un droit au recours
00:30:00effectif.
00:30:02Par ailleurs,
00:30:02d'autres textes
00:30:03doivent aboutir.
00:30:04Supprimer toute référence
00:30:05implicite à la notion
00:30:06de devoir conjugale,
00:30:07la procédure accélérée
00:30:08a été engagée
00:30:09sur ce texte
00:30:10et l'inscription
00:30:10sera évidemment
00:30:11rapide au Sénat.
00:30:12Nommer et sanctionner
00:30:13le contrôle coercitif
00:30:14qui était en effet
00:30:15l'objet de la loi
00:30:16que j'avais déposée,
00:30:17allonger les délais
00:30:18de prescription
00:30:18des crimes sexuels
00:30:19commis sur les enfants,
00:30:21reconnaître l'inceste
00:30:22comme une circonstance
00:30:23aggravante.
00:30:25Certaines violences
00:30:25vont encore plus loin.
00:30:26Elles structurent l'exploitation
00:30:27et transforment
00:30:28les corps en marchandises.
00:30:29Cette semaine
00:30:30a été marquée
00:30:30par l'adoption
00:30:31par votre vote
00:30:32de la proposition de loi
00:30:33déposée par la sénatrice
00:30:34Marie Mercier
00:30:34visant à lutter
00:30:35contre l'exploitation
00:30:36sexuelle en ligne.
00:30:38L'année 2026
00:30:38marquera les 10 ans
00:30:39de la loi de 2016
00:30:41portée par Laurence Rossignol
00:30:42et le deuxième anniversaire
00:30:44de la première stratégie nationale
00:30:45de lutte
00:30:46contre le système
00:30:46prostitutionnel.
00:30:48Nous devons lutter
00:30:48avec toujours plus
00:30:49de force et de détermination
00:30:50contre ce qui ne sera
00:30:51jamais le plus vieux
00:30:52métier du monde
00:30:53mais bien
00:30:54le plus ancien
00:30:55système de domination
00:30:56au monde.
00:30:56En 2026
00:30:58nous poursuivrons
00:30:58la mise en oeuvre
00:30:59de la circulaire
00:30:59interministérielle
00:31:00que j'avais initiée
00:31:01pour mieux contrôler
00:31:02les faux salons de massage
00:31:03particulièrement vrais à Paris
00:31:05mais ça se développe
00:31:06malheureusement
00:31:06dans d'autres métropoles
00:31:07lieu de prostitution déguisée
00:31:09pour démanteler
00:31:10les réseaux de proxénètes
00:31:11et accompagner
00:31:12les victimes.
00:31:13Nous aurons aussi
00:31:14une attention spécifique
00:31:15aux mineurs
00:31:15dans le cadre
00:31:15de la lutte
00:31:16contre le système
00:31:17prostitutionnel
00:31:18puisqu'elle représente
00:31:19aujourd'hui
00:31:19près de la moitié
00:31:20des victimes
00:31:21de proxénétisme
00:31:22dans le prolongement
00:31:23notamment du décret
00:31:24pris en Conseil d'Etat
00:31:25le 30 décembre dernier
00:31:26que j'avais initié
00:31:26de manière à garantir
00:31:28que les commissions départementales
00:31:30intègrent bien
00:31:31la question des mineurs
00:31:32et pas uniquement
00:31:33la question des majeurs.
00:31:34Face à toutes les formes
00:31:35d'exploitation
00:31:36et de traite
00:31:36des êtres humains
00:31:37notre combat
00:31:38doit être total
00:31:38et nous devrons transposer
00:31:40la directive
00:31:41de juin 2024
00:31:42cette année.
00:31:43C'est ce que j'ai tenu
00:31:44à rappeler ce lundi
00:31:45à l'occasion
00:31:45du comité de suivi
00:31:46du plan national
00:31:47de lutte contre la traite
00:31:48et l'exploitation
00:31:49des êtres humains.
00:31:50Lutter contre les violences
00:31:51n'est pas seulement
00:31:52protéger et accompagner
00:31:53les victimes
00:31:53c'est aussi garantir
00:31:54pour toutes les femmes
00:31:55les conditions réelles
00:31:57de leur autonomie
00:31:58et de leur émancipation.
00:31:59C'est pourquoi
00:32:00la question du travail
00:32:00de l'égalité salariale
00:32:02de l'égalité professionnelle
00:32:03est indissociable
00:32:05de notre combat
00:32:05contre les violences.
00:32:07En 2026
00:32:07dans notre pays
00:32:08il n'est pas acceptable
00:32:09que des différences
00:32:10de salaire persistent.
00:32:11En 2019
00:32:12la France avait été
00:32:13le premier pays européen
00:32:14à créer un index
00:32:15en matière d'égalité
00:32:16et en six ans
00:32:17les résultats
00:32:18se sont constamment améliorés.
00:32:20Nous irons plus loin
00:32:20cette année
00:32:21avec la transposition
00:32:22de la directive
00:32:23transparence salariale
00:32:24que nous aurons à transposer
00:32:26d'ici le mois de juin
00:32:27c'est-à-dire demain.
00:32:29Cette nouvelle étape
00:32:30renforcera les obligations
00:32:31de transparence
00:32:32et de correction des écarts
00:32:33dans le secteur privé
00:32:34comme dans la fonction publique
00:32:36et de sanctions
00:32:37pour les organisations
00:32:38qui ne les respecteraient pas
00:32:39parce que derrière
00:32:40les écarts de rémunération
00:32:41se joue aussi
00:32:42une autre réalité
00:32:43notre rapport
00:32:44à la parentalité
00:32:45et à la natalité.
00:32:47Quand le fait
00:32:47de devenir parent
00:32:48et dans les faits
00:32:48de devenir mère
00:32:49est encore perçu
00:32:50comme un risque professionnel
00:32:51c'est toute une société
00:32:52qui recule.
00:32:54La parentalité
00:32:54ne se résume pas
00:32:55à la maternité
00:32:56et la question de la natalité
00:32:57engage notre avenir démographique
00:32:58notre modèle social
00:33:00notre capacité
00:33:01à faire société.
00:33:02Plutôt que de créer
00:33:03des offres réservées
00:33:04aux adultes
00:33:04il serait temps
00:33:05de penser
00:33:05des environnements
00:33:06adaptés aux enfants.
00:33:07Le no kids
00:33:08n'est pas un progrès
00:33:09et encore moins
00:33:10un horizon désirable.
00:33:11C'est trop souvent
00:33:12le symptôme
00:33:12d'un renoncement collectif
00:33:14celui d'une société
00:33:15qui n'arrive plus
00:33:15à rendre possible
00:33:16le désir d'enfant.
00:33:17Y répondre
00:33:18ce n'est ni culpabiliser
00:33:19ni contraindre
00:33:20mais c'est faire
00:33:21un choix clair
00:33:21celui d'une parentalité
00:33:23pleinement partagée
00:33:24soutenue
00:33:25et reconnue
00:33:25dès les premiers jours
00:33:26pour que fonder une famille
00:33:27ne soit jamais un risque
00:33:29ou un sacrifice.
00:33:30C'est le sens du congé
00:33:31de naissance
00:33:32que j'ai porté
00:33:32pendant trois ans
00:33:33et qui devient
00:33:34une réalité cette année.
00:33:36Parler de parentalité
00:33:37nous oblige aussi
00:33:38à regarder lucidement
00:33:39une autre réalité
00:33:40celle des parcours
00:33:41de fertilité
00:33:42et de périnatalité.
00:33:43C'est précisément
00:33:44le sens du travail
00:33:45que nous avons engagé
00:33:46avec la ministre de la Santé
00:33:47Stéphanie Riste
00:33:48pour mettre fin
00:33:49à des approches fragmentées
00:33:50et préparer un plan national
00:33:52de lutte contre l'infertilité.
00:33:54Prévenir davantage
00:33:55faire progresser la recherche
00:33:56améliorer les parcours
00:33:57de soins
00:33:58mieux sensibilisés
00:33:59c'est aussi une question
00:34:00de santé publique
00:34:01et un principe
00:34:02doit guider l'action
00:34:03de ce comité stratégique
00:34:04et je l'ai rappelé
00:34:05l'infertilité concerne
00:34:07autant les femmes
00:34:08que les hommes
00:34:09les causes sont multiples
00:34:10et les parcours
00:34:11sont partagés.
00:34:12C'est aussi pour cela
00:34:13que ce plan
00:34:13est un choix politique
00:34:14il s'agit de reconnaître
00:34:15d'accompagner
00:34:16de protéger
00:34:17des parcours de vie
00:34:18jamais de mettre
00:34:19la pression
00:34:19sur les individus.
00:34:21Si nous voulons briser
00:34:22durablement
00:34:22les inégalités de destin
00:34:24tout commence
00:34:25par l'éducation
00:34:26et je dirais évidemment
00:34:26avec attention
00:34:27le rapport que vous
00:34:28venez de me remettre
00:34:29sur les filles
00:34:30et les sciences.
00:34:31L'école est le premier lieu
00:34:33de l'émancipation
00:34:33c'est pourquoi nous devons
00:34:35continuer à agir
00:34:36pour faire vivre
00:34:36concrètement l'égalité
00:34:37entre les filles
00:34:38et les garçons
00:34:38et dès le plus jeune âge
00:34:39pour lutter sans relâche
00:34:41contre la haine
00:34:41les préjugés
00:34:42le complotisme
00:34:43et toutes les formes
00:34:44de violence et de rejet
00:34:45et former ce n'est pas
00:34:46formater
00:34:46c'est ouvrir les imaginaires
00:34:48avant de tracer
00:34:49des parcours
00:34:50ouvrir les possibles
00:34:51avant de parler
00:34:51d'orientation
00:34:52c'est le sens
00:34:53de notre engagement
00:34:53sur la mixité des filières
00:34:55et notamment le programme
00:34:56filles et maths
00:34:56lancées à la rentrée dernière
00:34:58parce que les filières
00:34:59scientifiques
00:35:00industrielles
00:35:00numériques
00:35:01de l'intelligence artificielle
00:35:02de l'ingénierie
00:35:03sont aujourd'hui
00:35:04au cœur
00:35:04de notre souveraineté
00:35:05de notre compétitivité
00:35:07et de nos enjeux
00:35:07de transition
00:35:08mais parce que
00:35:09ces filières d'avenir
00:35:10ne peuvent pas continuer
00:35:11à se priver
00:35:11de la moitié
00:35:12des talents disponibles
00:35:13c'est aussi le sens
00:35:14de l'initiative
00:35:15Talent de France
00:35:15que j'ai lancé
00:35:16à la réunion
00:35:17mi-décembre
00:35:17et aux 16h
00:35:18le 19 janvier dernier
00:35:19pour rendre visible
00:35:21et accompagner
00:35:21tous les talents
00:35:22ouvrir des horizons
00:35:23et donner confiance
00:35:24partout en France
00:35:25ils sont appuyés
00:35:26par des groupes
00:35:26de travail régionaux
00:35:27et deux groupes nationaux
00:35:29qui ont vocation
00:35:30à structurer
00:35:30l'ensemble de la démarche
00:35:31ils identifieront
00:35:32les leviers décisifs
00:35:33formuleront
00:35:34des propositions
00:35:35appelées à irriguer
00:35:36l'ensemble
00:35:36de l'action publique
00:35:37comme les pratiques
00:35:38des entreprises
00:35:39le premier groupe
00:35:40était animé
00:35:40par Saïd Amouch
00:35:41président fondateur
00:35:42de la fondation Mosaïque
00:35:43consacrée au quartier prioritaire
00:35:45le second par Salomé Berlioux
00:35:47directrice générale
00:35:48et fondatrice de Rura
00:35:49portera sur les territoires ruraux
00:35:51pour mesurer
00:35:53le chemin parcouru
00:35:54comme celui qu'il nous reste
00:35:55à accomplir
00:35:56il faut aussi regarder
00:35:57et vous l'avez dit
00:35:58dans votre propos liminaire
00:35:59lucidement l'état
00:36:00des représentations collectives
00:36:02le rapport du HCE
00:36:03publié fin janvier
00:36:04à l'occasion
00:36:05de la journée nationale
00:36:05de lutte contre le sexisme
00:36:07nous impose
00:36:07une double lucidité
00:36:09il nous dit d'abord ceci
00:36:1081% des français
00:36:12considèrent désormais
00:36:13que la lutte contre le sexisme
00:36:14est une priorité
00:36:15et c'est un poids d'appui immense
00:36:17parce que cela veut dire
00:36:18que les plaques tectoniques bougent
00:36:19il y a même 90% des français
00:36:21prêts à élire une femme
00:36:22présidente de la république
00:36:23mais ce rapport
00:36:25nous dit aussi
00:36:25que 26% des hommes
00:36:26disent avoir déjà douté
00:36:27du consentement
00:36:28de leurs partenaires
00:36:29sans avoir pour autant
00:36:30renoncé à un rapport sexuel
00:36:3124% estiment même
00:36:33qu'une femme
00:36:34peut devoir accepter
00:36:35un rapport sexuel
00:36:36par devoir
00:36:37et au coeur de cela
00:36:38il y a une idéologie
00:36:39qui progresse
00:36:40le masculinisme
00:36:41une idéologie de la revanche
00:36:42qui raconte aux hommes
00:36:43qu'ils seraient
00:36:44les nouvelles victimes
00:36:45de l'égalité
00:36:45qui prospèrent
00:36:46sur la crise
00:36:47de la masculinité
00:36:48pour mieux délégitimer
00:36:49les droits des femmes
00:36:50et attaquer nos libertés
00:36:5139% des hommes
00:36:53pensent aujourd'hui
00:36:54que le féminisme
00:36:55menace leur place
00:36:56voilà le niveau
00:36:57de la bataille culturelle
00:36:58qui est devant nous
00:36:59une bataille qui se joue
00:37:00aussi sur l'espace numérique
00:37:01aujourd'hui
00:37:02la haine circule
00:37:03elle se diffuse
00:37:04s'amplifie en ligne
00:37:04et c'est là qu'elle banalise
00:37:06se radicalise
00:37:07s'organise
00:37:07il existe un continuum
00:37:09évident
00:37:09entre les mots
00:37:10courageusement anonymes
00:37:11postés derrière un écran
00:37:12et les violences
00:37:13bien réelles
00:37:14qui frappent les corps
00:37:15les lieux
00:37:16les vies
00:37:17la haine en ligne
00:37:18irrigue toutes les violences
00:37:19elle prépare les passages
00:37:20à l'acte
00:37:20elle fracture le débat public
00:37:22et elle mine la promesse
00:37:23d'égalité de notre république
00:37:25l'exigence de notre siècle
00:37:26c'est ce combat
00:37:27et il commence par une priorité
00:37:29absolue
00:37:29la protection de nos enfants
00:37:31nous avons pris
00:37:32un engagement clair
00:37:33pour interdire l'accès
00:37:33aux réseaux sociaux
00:37:34au moins de 15 ans
00:37:35une proposition de loi
00:37:36a été adoptée
00:37:37il y a deux semaines
00:37:37à l'Assemblée nationale
00:37:38parce que protéger
00:37:39nos enfants et adolescents
00:37:40c'est empêcher que la haine
00:37:42devienne un horizon souhaitable
00:37:44la république ne peut pas
00:37:45être absente
00:37:46là où se fabriquent
00:37:47les violences
00:37:48elle doit y porter ses principes
00:37:49son autorité
00:37:50et son exigence de respect
00:37:52mesdames les sénatrices
00:37:54messieurs les sénateurs
00:37:55dans un monde
00:37:55où l'égalité devient négociable
00:37:57où les libertés
00:37:58sont présentées
00:37:58parfois comme des faiblesses
00:38:00la France porte
00:38:01une conviction claire
00:38:02nos valeurs ne sont pas
00:38:03à vendre à la découpe
00:38:04et les droits humains
00:38:05ne sont pas négociables
00:38:06c'est cette voix
00:38:07que je continuerai
00:38:08à porter en 2026
00:38:09avec une responsabilité
00:38:10particulière cette année
00:38:11à l'occasion
00:38:12de la présidence française
00:38:13du G7
00:38:14et nous porterons cette voix
00:38:15partout
00:38:15au sein des instances européennes
00:38:17dans les instances
00:38:17internationales
00:38:18dans le cadre
00:38:19des Nations Unies
00:38:20à la Commission
00:38:21sur la condition des femmes
00:38:22où je serai en mars prochain
00:38:23entourée d'une délégation
00:38:24française forte
00:38:25notamment parlementaire
00:38:27où nous réaffirmerons
00:38:28notre engagement
00:38:28pour l'accès aux droits
00:38:29notamment aux droits
00:38:30sexuels et reproductifs
00:38:32et l'accès à la justice
00:38:33et la France ne parle pas seule
00:38:35à l'image
00:38:36de la quatrième conférence
00:38:37ministériale
00:38:38sur la diplomatie féministe
00:38:39que nous avons réunie
00:38:40à Paris au mois d'octobre
00:38:41parce que nous devons
00:38:42construire des alliances
00:38:43d'État
00:38:43qui refusent le recul
00:38:45des droits
00:38:45et surtout qui s'engagent
00:38:47nous tissons donc
00:38:47des nouveaux réseaux
00:38:48de pays
00:38:48d'institutions
00:38:49d'entreprises
00:38:50d'organisations
00:38:51de la société civile
00:38:52et nous parlons
00:38:53avec tous ceux
00:38:53qui savent
00:38:54que la défense
00:38:55des droits humains
00:38:55est un travail quotidien
00:38:56patient et exigeant
00:38:58et surtout
00:38:58nous ne ralentirons pas
00:39:00parce que l'égalité
00:39:01n'est ni un héritage
00:39:02confortable
00:39:03ni une rente
00:39:04de l'histoire
00:39:04elle est une conquête
00:39:05sans cesse renouvelée
00:39:07qui exige
00:39:07notre responsabilité
00:39:08collective
00:39:09dans ce combat
00:39:10le rôle du Parlement
00:39:11et en particulier
00:39:12celui du Sénat
00:39:13est déterminant
00:39:13et je sais pouvoir
00:39:14compter sur votre engagement
00:39:15votre exigence
00:39:16et votre constance
00:39:17pour continuer à défendre
00:39:19et faire progresser
00:39:20sans relâche
00:39:20les droits des femmes
00:39:21sur la question
00:39:22de l'Evars
00:39:23un déjà merci
00:39:25parce que toutes celles
00:39:25et ceux qui sont
00:39:26autour de la table
00:39:26vous avez soutenu
00:39:27le déploiement
00:39:28de ces programmes
00:39:28face à des attaques
00:39:30massives
00:39:31de la part
00:39:32de l'extrême droite
00:39:33et une désinformation
00:39:33massive
00:39:34qui a poussé
00:39:34je pense certains parents
00:39:35à sincèrement douter
00:39:36de ce qu'on allait vouloir
00:39:37apprendre à leurs enfants
00:39:39aujourd'hui les programmes
00:39:40sont publics
00:39:40ils sont transparents
00:39:41il y a une étude
00:39:42qui est en cours
00:39:42avec le ministère
00:39:43de l'éducation nationale
00:39:44pour savoir très précisément
00:39:46où on en est
00:39:47en termes de déploiement
00:39:48tant dans le public
00:39:48que dans le privé
00:39:49sous contrat
00:39:50quel que soit le statut
00:39:50des établissements
00:39:51les programmes s'appliquent
00:39:52et nous l'avons dit publiquement
00:39:53avec le ministre
00:39:54de l'éducation nationale
00:39:54il n'y a aucune raison
00:39:55que les programmes
00:39:56soient différents
00:39:57ou s'appliquent moins
00:39:57à certains endroits
00:39:58que dans d'autres
00:39:59y compris parfois
00:39:59d'un point de vue
00:40:00territorial
00:40:01ensuite je sais
00:40:02que ça a suscité
00:40:03des doutes
00:40:03sur la question
00:40:04de qui intervient
00:40:05devant les enfants
00:40:06donc ce qui a été mis
00:40:07en premier
00:40:08au sein du ministère
00:40:08de l'éducation nationale
00:40:09c'est de dire
00:40:10on va faire monter
00:40:10en compétence
00:40:11les enseignants
00:40:11enseignants volontaires
00:40:13donc totalement comprendre
00:40:14que des enseignants
00:40:14se sentent pas à l'aise
00:40:16pour déployer
00:40:17ces programmes
00:40:17parce que c'est quand même
00:40:18des programmes très spécifiques
00:40:19à mettre en place
00:40:20mais il y a eu vraiment
00:40:22une volonté très massive
00:40:23des enseignants
00:40:23de se porter volontaire
00:40:25pour pouvoir le déployer
00:40:26et tant mieux
00:40:26donc
00:40:27ces enseignants
00:40:28ont été formés
00:40:29et ils sont évidemment
00:40:30aussi soutenus
00:40:31en appui
00:40:31par les professionnels
00:40:33de santé
00:40:34au sein du ministère
00:40:35éducation nationale
00:40:36qui sont eux-mêmes
00:40:36habilités à intervenir
00:40:38donc on a toute cette phase
00:40:39d'évaluation
00:40:40qui est en cours
00:40:41de finalisation
00:40:42côté éducation nationale
00:40:43qui va nous permettre
00:40:44de savoir précisément
00:40:45où ça a été déployé
00:40:47où ça n'a pas été déployé
00:40:48et je pense que c'est
00:40:49à partir de là
00:40:50sans doute
00:40:50que aussi
00:40:51le champ associatif
00:40:52pourra revenir
00:40:53c'est à dire que
00:40:53si on voit
00:40:53qu'on a des territoires
00:40:55dans lesquels
00:40:55ça a été insuffisamment déployé
00:40:57parce qu'il y a
00:40:58insuffisamment peut-être
00:40:59d'enseignants
00:41:00qui ont été volontaires
00:41:01ou qui ont pu
00:41:01alors on pourra
00:41:02évidemment compléter
00:41:03avec le tissu associatif
00:41:05et je le redis ici
00:41:06pour qu'il n'y ait pas
00:41:06de méprise
00:41:07évidemment
00:41:07ce sont des associations
00:41:08agréées par le ministère
00:41:10de l'éducation nationale
00:41:11qui interviennent
00:41:11devant nos enfants
00:41:12on ne fait évidemment
00:41:13pas intervenir
00:41:14n'importe qui
00:41:15donc ça on aura
00:41:15les éléments d'évaluation
00:41:16et dès qu'ils seront
00:41:17connus
00:41:18on les adressera
00:41:19bien évidemment
00:41:20aux parlementaires
00:41:22sur la question
00:41:24de la ruralité
00:41:25puisqu'il y a eu
00:41:26plusieurs questions
00:41:27sur ce sujet là
00:41:28oui il y a
00:41:30une surreprésentation
00:41:31en territoire rural
00:41:33de femmes victimes
00:41:34de violences
00:41:34pas parce que
00:41:35c'est parce qu'elles sont
00:41:36en ruralité
00:41:37que ça arrive
00:41:37mais parce qu'il y a
00:41:38des vulnérabilités
00:41:38supplémentaires
00:41:39parce que
00:41:40l'éloignement géographique
00:41:41parce que l'isolement
00:41:42parce que parfois
00:41:43la vulnérabilité économique
00:41:45fait que c'est encore
00:41:46plus difficile
00:41:47à certains endroits
00:41:48de dire
00:41:49qu'on est victime
00:41:50de violences
00:41:51et de réussir
00:41:51à partir
00:41:52et à s'extraire
00:41:53des violences
00:41:54qu'on subit
00:41:54c'est pour ça
00:41:55que dans les orientations
00:41:57que je donne
00:41:57maintenant que le budget
00:41:58a été définitivement validé
00:42:01il y aura
00:42:02des déploiements
00:42:03supplémentaires
00:42:04d'aller vers
00:42:05sur la question
00:42:06de la ruralité
00:42:07et aussi sur la question
00:42:08de l'outre-mer
00:42:09puisqu'on sait
00:42:10qu'on a des fragilités
00:42:11parfois supplémentaires
00:42:12qui peuvent exister
00:42:14voilà pour les extraits
00:42:16de cette audition
00:42:16qui se tenait ce matin
00:42:17au Sénat
00:42:18pour en parler
00:42:19j'accueille ici
00:42:19Annick Billon
00:42:19bonjour
00:42:20bonjour
00:42:20sénatrice centriste
00:42:22de la Vendée
00:42:22vous receviez donc
00:42:23la ministre
00:42:24Aurore Berger
00:42:25qu'est-ce que vous retenez
00:42:26de son audition
00:42:26elle a parlé
00:42:27des moyens accordés
00:42:27à son ministère
00:42:28multipliés par trois
00:42:29en cinq ans
00:42:30est-ce que vous dressez
00:42:31aujourd'hui
00:42:31un satisfait site ?
00:42:33d'abord moi je voudrais
00:42:34saluer son engagement
00:42:35on a eu un certain nombre
00:42:36de ministres délégués
00:42:38et des ministres
00:42:39en charge des droits
00:42:40des femmes
00:42:40et l'égalité
00:42:41on sait
00:42:42elle connaît ses sujets
00:42:43elle les porte
00:42:44elle les incarne
00:42:45donc c'est déjà
00:42:46une excellente chose
00:42:47elle a un cabinet performant
00:42:48après oui
00:42:49les moyens
00:42:50sont au rendez-vous
00:42:51la seule chose
00:42:52qu'on sait
00:42:53et qu'on constate
00:42:53dans tous nos territoires
00:42:54c'est que globalement
00:42:56les besoins
00:42:57ils sont énormes
00:42:58ils sont
00:42:58de plus en plus nombreux
00:43:01et que
00:43:01face à ces besoins
00:43:03on a aussi besoin
00:43:04de déployer
00:43:06de nouveaux outils
00:43:06très rapidement
00:43:08dans les territoires
00:43:08la ministre
00:43:09qui a présenté
00:43:09une loi cadre
00:43:10en novembre
00:43:11avec 53 mesures
00:43:13pour lutter
00:43:13contre les violences
00:43:14faites aux femmes
00:43:14où est-ce qu'on en est
00:43:15de la présentation
00:43:16de ce texte
00:43:16aujourd'hui
00:43:17on le sait
00:43:17ça c'est la grande déception
00:43:18en réalité
00:43:19il n'y aura pas
00:43:20de grande loi cadre
00:43:21semble-t-il
00:43:22dans les mois qui viennent
00:43:23le calendrier
00:43:23est assez
00:43:24contraint
00:43:26chargé
00:43:27c'est une déception
00:43:29forcément
00:43:29parce qu'il y avait
00:43:30une coalition
00:43:30qui avait travaillé
00:43:31de nombreux mois
00:43:32il y a beaucoup de sujets
00:43:33on le voit
00:43:34il y a de nombreuses
00:43:35initiatives législatives
00:43:36pour ma part
00:43:37j'ai déposé un texte
00:43:38le 14 novembre
00:43:39pour revoir
00:43:41la définition
00:43:42de l'inceste
00:43:43pour aussi
00:43:43reparler
00:43:45imprescriptibilité
00:43:46ce sujet
00:43:47il monte
00:43:47il y a
00:43:485-6
00:43:49initiatives parlementaires
00:43:50donc on a besoin
00:43:52de textes
00:43:52mais on a aussi besoin
00:43:53de faire appliquer
00:43:54les textes
00:43:54qui existent
00:43:55mais donc
00:43:55sur la loi cadre
00:43:56et les 53 mesures
00:43:57présentées en novembre
00:43:58vous avez eu la confirmation
00:43:59qu'il ne serait pas présenté
00:44:00d'ici à l'été
00:44:01ou même d'ici
00:44:02l'élection présidentielle
00:44:03alors
00:44:04d'ici l'été
00:44:05je pense pouvoir
00:44:07vous dire que non
00:44:08et effectivement
00:44:09il ne sera pas présenté
00:44:10après
00:44:10comment on va réussir
00:44:12à avancer
00:44:13il y a des élections
00:44:14législatives
00:44:15pardon
00:44:16des élections municipales
00:44:17les législatives
00:44:18on ne savait pas trop
00:44:19jusqu'à peu de temps
00:44:21il y a les élections
00:44:22présidentielles
00:44:23oui
00:44:23il y a des élections
00:44:24sénatorielles aussi
00:44:25donc on le voit
00:44:25le calendrier extrêmement
00:44:27contraint
00:44:27en termes d'agenda
00:44:28déjà
00:44:29alors que dire
00:44:29de la feuille de route
00:44:30qu'il reste pour la ministre
00:44:32vous avez deux sujets
00:44:33à la délégation
00:44:34la lutte contre le masculinisme
00:44:36et aussi le machisme
00:44:37dans le monde du jeu vidéo
00:44:38est-ce que la ministre
00:44:39soutient les travaux
00:44:40de la délégation ?
00:44:42la ministre au cours
00:44:42de l'audition
00:44:43a mis en avant
00:44:45les travaux de la délégation
00:44:47notamment avec
00:44:48le rapport
00:44:49Femmes et Sciences
00:44:49qui a été
00:44:50qui s'est terminé
00:44:52il y a quelques semaines
00:44:53donc bien entendu
00:44:54elle est très attentive
00:44:55à nos sujets
00:44:56après il faut voir
00:44:57comment elle va réussir
00:44:58à les porter
00:44:58dans ce gouvernement
00:44:59avec cette contrainte
00:45:01avec cette Assemblée nationale
00:45:02qui est totalement
00:45:03incontrôlable
00:45:04et avec cette difficulté
00:45:06d'inscrire des textes
00:45:07qui peuvent prospérer
00:45:08parce que
00:45:09on le voit
00:45:10des propositions de loi
00:45:11qui sont votées
00:45:12au Sénat
00:45:13n'ont parfois
00:45:14assez peu de chances
00:45:15de prospérer
00:45:17à l'Assemblée nationale
00:45:18et puis il faut
00:45:19deux lectures par chambre
00:45:20donc le parcours législatif
00:45:21est long
00:45:22s'il n'est pas repris
00:45:22par le gouvernement
00:45:23dans un projet de loi
00:45:23tout à fait
00:45:24et même si
00:45:26comme je disais
00:45:27au début de cette interview
00:45:28je sens que la ministre
00:45:30elle a envie
00:45:31de porter ces sujets
00:45:32elle a des convictions
00:45:33elle les porte
00:45:33depuis de nombreuses années
00:45:34on n'a aucun doute là-dessus
00:45:36après c'est la difficulté
00:45:37de la situation
00:45:38qui...
00:45:39j'ai une dernière question
00:45:40on voit aussi
00:45:41le sujet des No Kids
00:45:42qui a été évoqué ce matin
00:45:43la ministre qui a dit
00:45:44plutôt créer des offres
00:45:45réservées aux adultes
00:45:46il serait temps de penser
00:45:48à des environnements
00:45:48adaptés aux enfants
00:45:49là aussi
00:45:50est-ce que c'est un sujet
00:45:51sur lequel il va peut-être
00:45:52falloir légiférer
00:45:53qu'est-ce que vous en pensez ?
00:45:54on le dit
00:45:54alors quand on fait
00:45:55des propositions
00:45:56ça peut échouer également
00:45:57mais qu'est-ce que vous en pensez vous ?
00:45:59alors moi je pense
00:45:59qu'il ne faut pas légiférer
00:46:00sur tous les sujets
00:46:01il y a aussi le bon sens
00:46:03et le pragmatisme
00:46:04aujourd'hui
00:46:05il faut donner
00:46:05envie aux jeunes
00:46:07d'avoir des enfants
00:46:08il faut aussi
00:46:08leur donner
00:46:09un cadre
00:46:10c'est-à-dire un cadre
00:46:11pour faire garder les enfants
00:46:12il faut leur donner
00:46:13aussi un cadre
00:46:15dans les entreprises
00:46:16il faut inciter les femmes
00:46:18à des parcours
00:46:18à des parcours professionnels
00:46:20et ça
00:46:21toutes les lois
00:46:22qu'on pourra imaginer
00:46:23ne viendront pas
00:46:24le faciliter
00:46:25donc c'est aussi
00:46:26de l'éducation
00:46:27des bonnes pratiques
00:46:28des politiques familiales
00:46:31enfin
00:46:31qui pourraient
00:46:32faciliter les modes de garde
00:46:34faciliter
00:46:35les carrières professionnelles
00:46:36des femmes
00:46:37et ça on a encore
00:46:37beaucoup de travail à faire
00:46:38d'ailleurs il a été question
00:46:39au cours de l'interview
00:46:40de l'interview là
00:46:42de l'audition plutôt
00:46:43de la directive européenne
00:46:45sur l'égalité salariale
00:46:47qui doit être actée
00:46:48par la France
00:46:49avant le 7 juin
00:46:50on lui a posé
00:46:51à plusieurs reprises
00:46:52la question
00:46:53de cette transposition
00:46:54de la directive européenne
00:46:56j'espère que la France
00:46:57va très vite
00:46:58se lancer là-dessus
00:46:59parce qu'il est aussi
00:47:00lorsqu'on parle
00:47:01d'égalité
00:47:02homme-femme
00:47:04femme-homme
00:47:05il est aussi
00:47:05question
00:47:06de revenus
00:47:08d'égalité salariale
00:47:09égalité des rémunérations
00:47:11et merci
00:47:11merci à vous
00:47:12merci à Annick Billon
00:47:13pour être venu débriefer
00:47:14comme ça cette audition
00:47:14notre micro
00:47:15merci à vous
00:47:15merci
00:47:16allez on en vient
00:47:21au troisième thème
00:47:22dans cette émission
00:47:23et le Sénat
00:47:23qui adopte une proposition
00:47:25de loi socialiste
00:47:25pour protéger
00:47:26les étudiants
00:47:27de clauses abusives
00:47:29fixées par les établissements
00:47:30d'enseignement supérieur privé
00:47:31à but lucratif
00:47:33écoutez les moments forts
00:47:34de la séance
00:47:35c'était hier après-midi
00:47:35au Sénat
00:47:36cette proposition de loi
00:47:38apporte une réponse
00:47:39ciblée et opérationnelle
00:47:41aux pratiques
00:47:42commerciales abusives
00:47:43de certains acteurs
00:47:44de l'enseignement
00:47:45supérieur privé
00:47:46dans le contexte
00:47:48de concurrence
00:47:48incontrôlée
00:47:49qui caractérise
00:47:50aujourd'hui ce secteur
00:47:51et qui vient d'être rappelé
00:47:53par l'auteur du texte
00:47:54des établissements
00:47:55cherchent à sécuriser
00:47:56à tout prix
00:47:57leur recrutement
00:47:58et la manne financière
00:47:59qu'ils constituent
00:48:00à l'occasion
00:48:01des salons
00:48:02de l'orientation
00:48:03de fin d'année
00:48:03ou de l'approche
00:48:04des échéances
00:48:05de parcours sup
00:48:06ils font signer
00:48:07des contrats déséquilibrés
00:48:08aux futurs étudiants
00:48:10et apprentis
00:48:11ces contrats
00:48:12entravent fortement
00:48:13la possibilité
00:48:14pour les jeunes
00:48:14de se désengager
00:48:15et de se voir
00:48:16rembourser
00:48:17les sommes versées
00:48:18qui atteignent
00:48:19parfois plusieurs
00:48:19milliers d'euros
00:48:20cette situation
00:48:22porte atteinte
00:48:23à plusieurs principes
00:48:24fondamentaux
00:48:25de l'enseignement
00:48:25supérieur
00:48:26elle pèse d'abord
00:48:28sur la faculté
00:48:28des jeunes
00:48:29de décider librement
00:48:30de leur orientation
00:48:31hors de toute
00:48:33pression financière
00:48:34lorsqu'il s'agit
00:48:36de contrats passés
00:48:37par des centres
00:48:38de formation
00:48:38d'apprentis
00:48:39les CFA
00:48:39ces pratiques
00:48:41s'inscrivent
00:48:41en contradiction
00:48:42avec le principe
00:48:44même de gratuité
00:48:45de l'apprentissage
00:48:46qui est clairement
00:48:46prévu par la loi
00:48:47La proposition de loi
00:48:49vise donc en conséquence
00:48:51à interdire
00:48:51l'inscription
00:48:52de telles clauses
00:48:53déséquilibrées
00:48:54dans les contrats
00:48:55passés
00:48:56entre les jeunes
00:48:57et les organismes
00:48:58de formation
00:48:58Quatre types
00:49:00de dispositions
00:49:01sont visés
00:49:02par les contrats
00:49:03passés
00:49:03à la fois
00:49:04par les établissements
00:49:05privés d'enseignement
00:49:06supérieur
00:49:06qui relèvent
00:49:08de l'article 1er
00:49:09et par les CFA
00:49:11qui relèvent
00:49:12de l'article 2ème
00:49:13Dans sa version
00:49:14initiale
00:49:15la proposition de loi
00:49:16propose d'en faire
00:49:17des clauses abusives
00:49:18au sens du droit
00:49:20de la consommation
00:49:21Il s'agit d'abord
00:49:22des clauses imposant
00:49:23le versement
00:49:24des frais
00:49:24de réservation
00:49:25destinés
00:49:26à sécuriser
00:49:27une place
00:49:28dans une formation
00:49:28à la rentrée suivante
00:49:30Ces frais
00:49:31peuvent être facturés
00:49:32en sus du prix
00:49:33de la formation
00:49:34au titre
00:49:35d'un service
00:49:35de réservation distinct
00:49:37ou constitué
00:49:38des arts
00:49:39versés très en amont
00:49:40de la rentrée
00:49:41qui s'impute ensuite
00:49:42sur le prix
00:49:42de la scolarité
00:49:44Dans les deux cas
00:49:46l'étudiant
00:49:47qui opte finalement
00:49:48pour une autre formation
00:49:49n'est pas remboursé
00:49:50des montants dépensés
00:49:51Il s'agit ensuite
00:49:53des clauses prévoyant
00:49:55une durée contractuelle
00:49:56supérieure
00:49:57à celle
00:49:57d'une année pédagogique
00:49:58dans le but
00:49:59d'engager l'étudiant
00:50:00pour un cycle
00:50:01de formation complet
00:50:02Sont également visées
00:50:05les clauses limitant
00:50:06le remboursement
00:50:06des étudiants
00:50:07et apprentis
00:50:08en cas de résiliation
00:50:09anticipée du contrat
00:50:11Il s'agit enfin
00:50:12des clauses
00:50:13qui limitent
00:50:14le remboursement
00:50:14des frais
00:50:15de scolarité
00:50:16pour les apprentis
00:50:17ayant signé
00:50:18un contrat
00:50:18d'apprentissage
00:50:19dans les trois mois
00:50:19suivant le début
00:50:21de leur formation
00:50:21comme la loi
00:50:22y autorise
00:50:23L'existence
00:50:25de ces pratiques abusives
00:50:26a été établie
00:50:27par de nombreux
00:50:27travaux concordants
00:50:28Je pense aux enquêtes
00:50:30menées par la direction
00:50:31générale
00:50:32de la concurrence
00:50:33de la consommation
00:50:34et de la repression
00:50:35des fraudes
00:50:35la DGCCRF
00:50:37qui indique
00:50:38que 40%
00:50:39des établissements
00:50:40contrôlés
00:50:41ont ainsi inséré
00:50:42des clauses
00:50:43abusives
00:50:44ou déséquilibrées
00:50:45dans leur contrat
00:50:46de formation
00:50:46Je pense également
00:50:48au rapport
00:50:48de la commission
00:50:49des affaires culturelles
00:50:50de l'Assemblée nationale
00:50:51de 2024
00:50:52Je pense enfin
00:50:54aux recommandations
00:50:55du Haut Conseil
00:50:56de l'évaluation
00:50:56de la recherche
00:50:57et de l'enseignement supérieur
00:50:58le HCRS
00:51:00ou encore
00:51:01de la médiatrice
00:51:01de l'éducation nationale
00:51:02et de l'enseignement supérieur
00:51:04La Cour de cassation
00:51:07s'est déjà prononcée
00:51:08sur des contrats
00:51:09déséquilibrés
00:51:10de l'enseignement supérieur
00:51:10privé
00:51:11En effet
00:51:13par une décision
00:51:14du 26 novembre 2025
00:51:16elle a jugé
00:51:17abusive
00:51:18une clause
00:51:19prévoyant
00:51:19la conservation
00:51:21intégrale
00:51:22par l'établissement
00:51:23des frais
00:51:23de scolarité
00:51:24en cas de désistement
00:51:26de l'étudiant
00:51:26en considérant
00:51:28qu'il fallait également
00:51:29prendre en compte
00:51:29la possibilité
00:51:30pour cet établissement
00:51:31de pourvoir
00:51:33la place
00:51:33laissée vacante
00:51:34Tout en conservant
00:51:36l'esprit
00:51:37de la proposition
00:51:37de loi
00:51:38la commission
00:51:38de la culture
00:51:39du sport
00:51:40de l'enseignement supérieur
00:51:42et de l'audiovisuel
00:51:43a fortement remanié
00:51:44sa rédaction
00:51:44ce faisant
00:51:46elle a anticipé
00:51:47l'examen
00:51:48des articles
00:51:498 et 9
00:51:50du projet
00:51:50de loi
00:51:51de régulation
00:51:52de l'enseignement
00:51:52supérieur privé
00:51:53dont nous reprenons
00:51:55en partie
00:51:56les dispositions
00:51:56monsieur le ministre
00:51:57Le texte
00:51:58issu de la commission
00:52:00contient deux articles
00:52:01contre trois
00:52:02dans sa version initiale
00:52:04Les dispositions
00:52:05de l'article 3
00:52:06relatifs aux sanctions
00:52:07ont été de fait
00:52:08intégrées
00:52:09aux deux premiers articles
00:52:10Les modifications
00:52:12opérées ont d'abord
00:52:13affermi la portée
00:52:13juridique du texte
00:52:15en disjoignant
00:52:16ces dispositions
00:52:16du régime
00:52:17des clauses
00:52:17abusives
00:52:19du droit
00:52:19de la consommation
00:52:20Il existe en effet
00:52:21un débat
00:52:22sur l'applicabilité
00:52:23de ce droit
00:52:24à certains contrats
00:52:25de formation
00:52:25qui pourrait avoir
00:52:26une finalité professionnelle
00:52:28notamment dans le cas
00:52:29des formations
00:52:30en alternance
00:52:31Il a donc paru préférable
00:52:33de créer un régime
00:52:34autonome
00:52:35des clauses contractuelles
00:52:36interdites
00:52:36dans les codes
00:52:37de l'éducation
00:52:38et du travail
00:52:39Cette modification
00:52:41est également motivée
00:52:42par des considérations
00:52:43symboliques
00:52:43Il s'agit d'affirmer
00:52:45que la formation
00:52:45n'est pas un acte
00:52:46de consommation
00:52:47Le régime
00:52:49des sanctions
00:52:49applicables
00:52:50aux responsables
00:52:50d'établissements
00:52:51qui ne respecteraient
00:52:52pas ces interdictions
00:52:53a également été modifié
00:52:54afin de le rendre
00:52:55mieux proportionné
00:52:57à la gravité
00:52:57des manquements
00:52:58en clauses
00:52:58Enfin,
00:53:00l'article 1er
00:53:01L'interdiction
00:53:02des clauses
00:53:02limitant le remboursement
00:53:03des étudiants
00:53:04en cas de désistement
00:53:06et de celle
00:53:06fixant une durée
00:53:08contractuelle
00:53:09supérieure à un an
00:53:10a été remplacée
00:53:11par la reconnaissance
00:53:12d'un large droit
00:53:13de résiliation
00:53:14au bénéfice
00:53:15des étudiants
00:53:16Dans un esprit
00:53:18de conciliation
00:53:19qui anime
00:53:19en toile de fond
00:53:21les travaux
00:53:21de notre commission
00:53:22sur la présidence
00:53:23de Laurent Laffont
00:53:24et au regard
00:53:25du fonctionnement
00:53:25des établissements
00:53:26privés de qualité
00:53:27j'ai proposé
00:53:28que cette faculté
00:53:29s'exerge jusqu'à
00:53:3015 jours
00:53:30avant le début
00:53:32de la formation
00:53:32et non jusqu'à
00:53:33deux mois
00:53:34après la rentrée
00:53:35comme le prévoyait
00:53:36le texte initialement
00:53:37Ce délai permettra
00:53:39aux établissements
00:53:40de s'organiser
00:53:41pour voir
00:53:42la place laissée vacante
00:53:43Il n'est pas question
00:53:45en effet
00:53:45de déstabiliser
00:53:46le modèle
00:53:47de fonctionnement
00:53:47des écoles
00:53:48recrutant sur concours
00:53:49notamment les écoles
00:53:50d'ingénieurs
00:53:51qui ont fait
00:53:52le gage
00:53:52de leur sérieux
00:53:53dans le passé
00:53:53Car faute
00:53:55de définition
00:53:56législative
00:53:57de la lucrativité
00:53:58la proposition
00:53:59de loi
00:54:00porte sur l'ensemble
00:54:01du secteur privé
00:54:02du supérieur
00:54:02qui rassemble
00:54:03une grande diversité
00:54:04d'acteurs
00:54:05et de pratiques
00:54:06Certains établissements
00:54:08privés
00:54:08jouent le jeu
00:54:09de la qualité
00:54:10notamment en assurant
00:54:11des missions
00:54:12d'intérêt général
00:54:13via le statut
00:54:14des SPIG
00:54:14Leur place
00:54:15dans le paysage
00:54:16du supérieur
00:54:16est indispensable
00:54:17et reconnue
00:54:18Le fonctionnement
00:54:20de ces écoles
00:54:20sera protégé
00:54:21par la modification
00:54:22du délai de résiliation
00:54:23effectué en commission
00:54:25En contrepartie
00:54:27il me semble
00:54:28indispensable
00:54:28que les étudiants
00:54:30puissent exercer
00:54:31ce droit
00:54:31sans avoir à justifier
00:54:32d'un motif particulier
00:54:34afin qu'ils puissent
00:54:35décider librement
00:54:36de leur orientation
00:54:37Mes chers collègues
00:54:39cette proposition
00:54:40de loi
00:54:41bien sûr
00:54:41ne réglera pas
00:54:42tous les problèmes
00:54:42posés par le développement
00:54:44des établissements
00:54:45à but lucratif
00:54:46Dans l'attente
00:54:48du projet de loi
00:54:49elle apporte cependant
00:54:50une réponse précise
00:54:51une première lumière
00:54:52à des dérives
00:54:54désormais bien identifiées
00:54:55en interdisant
00:54:56les pratiques contractuelles
00:54:57abusives
00:54:58des établissements
00:54:59d'enseignement supérieur
00:55:00aboutissant du coup
00:55:02à une modification
00:55:03du titre
00:55:04en conséquence
00:55:05Je vous invite donc
00:55:07à l'adopter
00:55:08dans une rédaction
00:55:09opérant un juste équilibre
00:55:10entre la préservation
00:55:11du fonctionnement
00:55:12des établissements
00:55:13de qualité
00:55:13et la protection
00:55:15des étudiants
00:55:15et des apprentis
00:55:16Je vous remercie
00:55:17Merci
00:55:19La parole est à
00:55:21monsieur Philippe Baptiste
00:55:22ministre de l'enseignement supérieur
00:55:24de la recherche
00:55:24et de l'espace
00:55:25Monsieur le ministre
00:55:26Monsieur le Président
00:55:36Monsieur le Président
00:55:37Monsieur le Président Lafon
00:55:37Monsieur le rapporteur
00:55:38David Ross
00:55:39Monsieur le sénateur
00:55:40Chanterelle
00:55:41Mesdames et messieurs
00:55:43les sénateurs
00:55:44Depuis quelques années
00:55:45le paysage
00:55:46de l'enseignement supérieur
00:55:48a été profondément
00:55:50modifié
00:55:51Sous le double effet
00:55:53de l'augmentation
00:55:54de la population
00:55:55d'une part
00:55:55et on l'oublie souvent
00:55:57aussi de la hausse
00:55:58très significative
00:56:00des taux de réussite
00:56:01au baccalauréat
00:56:01la population étudiante
00:56:04a connu une croissance
00:56:06sans précédent
00:56:07Entre 2015 et 2023
00:56:09elle a augmenté
00:56:11de près de 400 000 personnes
00:56:13Au-delà de l'évolution
00:56:16du nombre d'étudiants
00:56:17l'offre de formation
00:56:18a elle aussi
00:56:19été profondément modifiée
00:56:21et c'est dans ce contexte
00:56:23que l'offre privée
00:56:23s'est largement développée
00:56:26Nous sommes passés
00:56:27de 490 000 étudiants
00:56:29dans le privé
00:56:29en 2015
00:56:30à 790 000
00:56:32en 2023
00:56:33et il faut le reconnaître
00:56:35ce secteur
00:56:36a su répondre
00:56:38à un besoin
00:56:39et à des attentes
00:56:41La qualité et la densité
00:56:43de l'offre
00:56:44se sont renforcées
00:56:45et il n'est pas question
00:56:47aujourd'hui
00:56:47et je sais
00:56:48qu'il ne s'agit pas
00:56:49de votre démarche
00:56:50mesdames et messieurs
00:56:51les sénateurs
00:56:52d'opposer un modèle
00:56:54à l'autre
00:56:55L'enseignement supérieur privé
00:56:57ne se définit pas
00:56:58contre l'université
00:56:59il s'épanouit
00:57:01à ses côtés
00:57:01la complète
00:57:02il s'agit aussi
00:57:04aujourd'hui
00:57:04de rappeler
00:57:05la richesse
00:57:06de l'écosystème
00:57:07de l'enseignement supérieur
00:57:08dans son ensemble
00:57:09Aussi utile soit-il
00:57:11et compte tenu
00:57:12de l'accélération
00:57:13de son développement
00:57:14il nous faut
00:57:15aujourd'hui
00:57:16revoir
00:57:16le cadre
00:57:17de l'enseignement
00:57:18supérieur privé
00:57:19Car il y a eu
00:57:21des dérives
00:57:22Nous les connaissons
00:57:24vous les avez dénoncées
00:57:25et je pense
00:57:26notamment au travail
00:57:27de monsieur le sénateur
00:57:28Piennoir
00:57:28dont je connais
00:57:29l'engagement
00:57:29sur le sujet
00:57:30Aujourd'hui
00:57:32il existe
00:57:32des frais
00:57:32de réservation
00:57:33de 500 à 1000 euros
00:57:35exigés
00:57:36sans contrepartie réelle
00:57:37dans d'autres cas
00:57:39des contrats
00:57:39deviennent impossibles
00:57:40à annuler
00:57:41même très en amont
00:57:43du début
00:57:44de l'enseignement
00:57:44lui-même
00:57:45Certains étudiants
00:57:46sont forcés
00:57:47de payer
00:57:47une année complète
00:57:48après un départ anticipé
00:57:50quelle que soit
00:57:51la raison du départ
00:57:52La réalité aujourd'hui
00:57:54c'est que le droit
00:57:55de la consommation
00:57:55protège mieux
00:57:56l'achat d'un canapé
00:57:58qu'une inscription
00:57:59dans une formation supérieure
00:58:00Cette situation
00:58:02n'est pas acceptable
00:58:03C'est la raison
00:58:04pour laquelle
00:58:04le gouvernement
00:58:05a souhaité
00:58:05en juillet dernier
00:58:06déposer un projet de loi
00:58:07dont l'existence
00:58:09n'aura échappé
00:58:09à personne aujourd'hui
00:58:10et dont l'examen
00:58:11pourra je l'espère
00:58:11démarrer rapidement
00:58:13Je donnerai d'ailleurs
00:58:15un avis favorable
00:58:15à tous les amendements
00:58:16permettant de s'en rapprocher
00:58:18de le faire aussi évoluer
00:58:19dans un souci de cohérence
00:58:20et parce qu'il s'agit simplement
00:58:22de traduire les travaux
00:58:23que nous avons menés
00:58:24dans le cadre
00:58:25de sa préparation
00:58:26Et je tiens
00:58:27à ce sujet
00:58:28à remercier
00:58:29monsieur le rapporteur
00:58:30et les membres
00:58:30de la commission
00:58:30pour la qualité
00:58:32des travaux
00:58:32qui ont été menés
00:58:33Nos discussions
00:58:35vos amendements
00:58:36permettront d'amorcer
00:58:37un travail commun
00:58:39sur ce sujet nécessaire
00:58:40qu'est la régulation
00:58:41de l'enseignement
00:58:42supérieur privé
00:58:43Parce que le temps
00:58:44parlementaire de niche
00:58:45et je le sais
00:58:46par nature contraint
00:58:47cette proposition de loi
00:58:48ne porte pas
00:58:48toutes les mesures
00:58:50qui figurent
00:58:51dans le projet de loi
00:58:52et ne seront donc
00:58:53pas toutes débattues ici
00:58:54Je les pense
00:58:55cependant essentiels
00:58:56à plus d'un titre
00:58:57que ce soit
00:58:58la création de dispositifs
00:58:59d'agréments
00:59:00et de partenariats
00:59:01l'ensemble des contreparties
00:59:03liées à ces reconnaissances
00:59:04les bourses
00:59:05la CVEC notamment
00:59:07l'extension de Calliopi
00:59:09ou encore le renforcement
00:59:10des contrôles
00:59:10de l'inspection
00:59:11Les mesures discutées
00:59:13ce jour
00:59:14sont plus qu'utiles
00:59:17pour la protection
00:59:18des étudiants
00:59:19et constituent
00:59:20un premier pas
00:59:21avant de réformer
00:59:22le système
00:59:23en profondeur
00:59:24Et cette proposition
00:59:25de loi
00:59:26pose trois règles simples
00:59:28D'abord
00:59:28elle crée un droit
00:59:29à la résiliation
00:59:31avant le début
00:59:32de la formation
00:59:33Nous débattrons
00:59:34du format idéal
00:59:35dans le cadre
00:59:35de la discussion
00:59:36des amendements
00:59:37mais cette mesure
00:59:38sur le principe
00:59:39est juste
00:59:40et de bon sens
00:59:41et nous y souscrivons
00:59:42Ensuite
00:59:43la proposition de loi
00:59:44interdit les frais
00:59:45de réservation
00:59:46Nous y souscrivons
00:59:47également
00:59:48Ces sommes
00:59:49ne correspondent
00:59:50en définitive
00:59:51à aucun service
00:59:52réel
00:59:53Enfin
00:59:54cette proposition de loi
00:59:55protège
00:59:56spécifiquement
00:59:57les apprentis
00:59:57avec un remboursement
00:59:59au prorata
01:00:00en cas de départ
01:00:01anticipé
01:00:01Elle interdit
01:00:02en outre
01:00:03de leur faire payer
01:00:04des frais
01:00:04s'ils trouvent
01:00:05un contrat
01:00:05d'apprentissage
01:00:06pendant leur période
01:00:07de stage
01:00:07Mesdames et Messieurs
01:00:10les Sénateurs
01:00:11encore une fois
01:00:11cette proposition de loi
01:00:12et le soutien
01:00:13que nous lui portons
01:00:14n'a pas pour but
01:00:16de stigmatiser
01:00:17l'enseignement supérieur
01:00:18privé
01:00:19Bien au contraire
01:00:20il s'agit
01:00:20de prendre acte
01:00:21de pratiques
01:00:22qui sont des pratiques
01:00:23minoritaires
01:00:23aux effets
01:00:24qui peuvent être
01:00:25délétères
01:00:26et qui doivent être
01:00:26combattues
01:00:27fermement
01:00:28Cette démarche
01:00:30répond simplement
01:00:31à un besoin
01:00:31pour les étudiants
01:00:32pour les familles
01:00:33de lisibilité
01:00:34et de sécurisation
01:00:36du parcours d'études
01:00:37Elle correspond
01:00:38à un engagement
01:00:39de l'Etat
01:00:40envers tous ceux
01:00:41qui veulent étudier
01:00:43dans de bonnes conditions
01:00:44tant dans le secteur public
01:00:46que dans le secteur privé
01:00:48Je vous remercie
01:00:49Nous passons de rectifier
01:00:51M. Pianoire
01:00:52Merci M. le Président
01:00:54Simplement un amendement
01:00:56pour avancer
01:00:56le curseur
01:00:58comme je disais tout à l'heure
01:00:58de 15 jours
01:00:59on passe à 30 jours
01:01:00avant le début de la formation
01:01:01pour une formation
01:01:02qui débute au 1er septembre
01:01:03Ce n'est pas une révolution
01:01:04on passe du 15 août
01:01:05au 1er
01:01:05Je pense qu'il n'y aura pas
01:01:07de bouleversements attendus
01:01:10et des désistements
01:01:11en masse
01:01:11sur les 15 jours supplémentaires
01:01:13Alors nous connaissons
01:01:14déjà l'avis de la commission
01:01:15mais M. le rapporteur
01:01:16vous allez nous le donner
01:01:17Oui alors
01:01:17l'avis n'a pas changé
01:01:18mais je vais l'argumenter
01:01:19donc effectivement
01:01:20c'est un avis favorable
01:01:21de la commission
01:01:21dans la mesure
01:01:23où ça laisse le temps
01:01:24à l'école concernée
01:01:25de pourvoir la place vacante
01:01:27comme l'a signé
01:01:28la cour de cassation
01:01:29par ailleurs
01:01:30pour faire écho
01:01:30à ce qui a été dit précédemment
01:01:31à partir du moment
01:01:32où on réduit
01:01:33les droits des étudiants
01:01:34puisqu'on est passé
01:01:35deux mois
01:01:35de plus de mois
01:01:36à moins qu'un jour
01:01:37et là à moins un mois
01:01:38on ne peut pas en plus
01:01:39leur demander de réduire
01:01:40leurs droits de résiliation
01:01:41parce que sinon
01:01:42c'est ceinture et bretelles
01:01:43en moins
01:01:44puis après c'est le pantalon
01:01:45qui tombe
01:01:45voilà
01:01:45donc là ce sera un avis favorable
01:01:47Monsieur le ministre
01:01:48quel est l'avis du gouvernement ?
01:01:49Merci Monsieur le Président
01:01:50même avis
01:01:51C'était un avis favorable
01:01:54également du gouvernement
01:01:55Monsieur Chantrel
01:01:55pour l'explication de vote
01:01:56Oui merci
01:01:58Monsieur le Président
01:01:59très rapidement
01:01:59pour répondre
01:02:00à mon collègue
01:02:01Stéphane Pied-Noir
01:02:02justement
01:02:03le texte originel
01:02:04il y avait deux mois
01:02:06après l'inscription
01:02:07donc nous nous sommes
01:02:08portés à être favorables
01:02:09à cela
01:02:10originellement
01:02:11et le fait
01:02:12que nous revenons
01:02:13sur ça
01:02:13est un signe
01:02:15d'ouverture
01:02:15d'ailleurs
01:02:16vis-à-vis de vous
01:02:17de la part
01:02:18notamment du rapporteur
01:02:19et vous avez raison
01:02:21ça rend d'ailleurs caduque
01:02:22votre amendement d'avant
01:02:23n'est plus légitime
01:02:24puisque vous aviez une crainte
01:02:25que les gens partent en cours
01:02:26c'est plus légitime
01:02:28puisque comme vous le dites très bien
01:02:29ils ne pourront résilier qu'avant
01:02:30donc finalement
01:02:30ça ne rend pas légitime
01:02:31votre propre amendement précédent
01:02:33donc
01:02:34sur cet amendement
01:02:36je dirais que
01:02:37effectivement
01:02:38nous nous sommes
01:02:38favorables
01:02:40à ce que ça soit
01:02:41deux mois après
01:02:41pourquoi
01:02:42parce qu'effectivement
01:02:44et ça a été très bien dit
01:02:45par mon collègue
01:02:45comment on s'apercevoir
01:02:46qu'une formation
01:02:48on s'est fait avoir
01:02:49et qu'elle ne répond pas
01:02:50à ce qui avait été proposé
01:02:51c'est en la commençant
01:02:53on s'aperçoit
01:02:54qu'elle n'est pas adéquate
01:02:55donc effectivement
01:02:56nous nous sommes
01:02:57portés à vouloir
01:02:58originellement
01:03:00les deux mois supplémentaires
01:03:02on sait pertinemment
01:03:03qu'il y aura
01:03:04de nouvelles discussions
01:03:05ensuite
01:03:06en lien avec le projet de loi
01:03:08incessamment sous peu
01:03:09sur cet élément
01:03:10mais qui nous paraissent
01:03:11quand même assez fondamentales
01:03:12parce que
01:03:13sur ces écoles
01:03:14concernant les écoles
01:03:15qui sont de qualité
01:03:16elles n'ont rien à craindre
01:03:18comme je l'ai dit tout à l'heure
01:03:19puisque les personnes
01:03:20ne souhaiteront pas
01:03:21se rétracter
01:03:21dans des écoles
01:03:22où elles se sont battues
01:03:23souvent pour y être
01:03:24par contre
01:03:25ces écoles là
01:03:26il faut trouver quand même
01:03:26les modalités
01:03:27pour qu'on puisse se rétracter
01:03:28après l'inscription
01:03:30parce que c'est là
01:03:31où souvent
01:03:31on déchante
01:03:32et à mon avis
01:03:33il faudra travailler
01:03:34pour permettre quand même
01:03:36d'aboutir
01:03:37sur quelque chose
01:03:38qui permet de se rétracter
01:03:39dans un délit
01:03:39qui nous paraissait
01:03:40quand même raisonnable
01:03:40deux mois
01:03:41pour s'en apercevoir
01:03:41pas six mois
01:03:42ou huit mois
01:03:42et donc on serait plutôt
01:03:44favorable nous
01:03:45à avoir la version
01:03:47originelle du texte
01:03:49je vais mettre en voix
01:03:50cet amendement
01:03:50qui a reçu
01:03:51deux avis favorables
01:03:52qui est pour
01:03:53qui est contre
01:04:00alors levez bien la main
01:04:13une bonne fois pour toutes
01:04:14parce que ça a bougé
01:04:16alors qui est pour
01:04:19on va le refaire
01:04:20parce qu'il y a pas mal
01:04:21qui est contre
01:04:33qui s'abstient
01:04:38voilà
01:04:40l'amendement est adopté
01:04:42et j'accueille
01:04:43en salle des conférences
01:04:44Yann Chantrel
01:04:45bonjour
01:04:45bonjour
01:04:46c'est vous l'auteur
01:04:46de cette proposition
01:04:47de loi
01:04:47sénateur socialiste
01:04:48des français de l'étranger
01:04:49votre texte
01:04:50qui a été adopté hier
01:04:52vous vous en félicitez
01:04:53j'imagine
01:04:53quelle est l'idée
01:04:54avec ce texte
01:04:55c'est davantage encadré
01:04:56un secteur en plein boom
01:04:58oui tout à fait
01:04:59c'est l'enseignement
01:05:00supérieur privé lucratif
01:05:01qui s'est énormément
01:05:02développé ces dernières années
01:05:03notamment à travers
01:05:04l'apprentissage aussi
01:05:05depuis 2018
01:05:06où il y a une manne
01:05:07de plusieurs milliards d'euros
01:05:08dont s'est emparé
01:05:10ces organismes
01:05:11ces instituts privés
01:05:12et donc c'était
01:05:13de mettre fin
01:05:14aux pratiques commerciales
01:05:15abusives
01:05:16très agressives
01:05:17avec notamment
01:05:18des frais de réervation
01:05:19qui ne sont jamais remboursés
01:05:21donc c'était
01:05:22de mettre à bas
01:05:23et de commencer
01:05:23justement une régulation
01:05:25plus complète
01:05:25mais en tout cas
01:05:26effectivement
01:05:26c'est une première victoire
01:05:27surtout pour les étudiantes
01:05:28et étudiantes
01:05:29qui s'est passée au Parlement
01:05:30et parce que c'est
01:05:32une première avancée
01:05:32puis on espère bien sûr
01:05:33que très vite
01:05:34il puisse y en avoir d'autres
01:05:35Allons sur le fond
01:05:36de la proposition de loi
01:05:37vous avez commencé à en parler
01:05:38le texte interdit
01:05:39le versement de frais de réservation
01:05:41tandis qu'un droit
01:05:42à la résiliation du contrat
01:05:43sera octroyé
01:05:44à tous les étudiants
01:05:45qui pourront être autorisés
01:05:46à renoncer à leur inscription
01:05:48sans motif et sans frais
01:05:49jusqu'à 30 jours
01:05:50avant le début de la formation
01:05:51c'était au cœur des dérives
01:05:53que vous dénonciez
01:05:53c'est ça ?
01:05:54Oui absolument
01:05:54les frais de réservation
01:05:55d'autant plus
01:05:56parce qu'en général
01:05:57ces établissements
01:05:58sont hors parcours sup
01:05:59donc elles profitent de ça
01:06:00parce que là
01:06:01on est en pleine orientation
01:06:02justement des étudiants
01:06:03et elles vendent
01:06:04des garanties de place
01:06:06et surtout des garanties
01:06:07d'insertion professionnelle
01:06:08qui s'avèrent en fait
01:06:09fallacieuses
01:06:10et trompeuses
01:06:11et donc nous
01:06:12on veut que les étudiants
01:06:13et étudiantes
01:06:14puissent se rétracter
01:06:15à partir du moment
01:06:15où ils découvrent
01:06:16que ce qui leur a été vendu
01:06:18n'est pas la réalité
01:06:19des cours qui sont dispensés
01:06:21Mais 30 jours
01:06:22avant le début de la formation
01:06:23est-ce que vous ne vouliez pas
01:06:25aller plus loin
01:06:25vous ne vouliez pas aller
01:06:26après
01:06:27et même deux mois après
01:06:28vous regrettez le fait
01:06:29qu'il ait fallu trouver
01:06:30ce consensus
01:06:30sur 30 jours avant ?
01:06:32Oui c'est un consensus
01:06:33qui a été trouvé
01:06:33par le rapporteur
01:06:34effectivement
01:06:35originellement
01:06:36nous nous préférons
01:06:37après
01:06:38parce qu'effectivement
01:06:38on s'en aperçoit
01:06:39la plupart du temps
01:06:40après
01:06:40mais d'avoir le plus
01:06:41longtemps possible
01:06:42jusqu'au début
01:06:43permet malgré tout
01:06:45de pouvoir
01:06:45alors là on parle
01:06:46des frais d'inscription
01:06:47les frais de réservation
01:06:48sont tout simplement interdits
01:06:49là c'est vraiment
01:06:50pour les frais d'inscription
01:06:51qui pourraient être remboursés
01:06:52si jamais la personne
01:06:53se rétracte avant
01:06:54les 30 jours avant
01:06:55donc c'est quand même
01:06:56malgré tout une avancée
01:06:57parce qu'actuellement
01:06:57il n'y a rien
01:06:58qui leur permet
01:06:59d'être remboursés
01:06:59et donc c'était important
01:07:01qu'ils aient cette possibilité
01:07:03alors après la navette
01:07:04va faire peut-être
01:07:04qu'il y aura une amélioration
01:07:05sur ce point-là
01:07:06notamment
01:07:06on va affiner la définition
01:07:07comment expliquer
01:07:08plus globalement
01:07:09le boom de ces inscriptions
01:07:10dans le privé
01:07:11on lisait 490 000 étudiants
01:07:13en 2015
01:07:14790 000 en 2023
01:07:15selon les chiffres
01:07:16du ministre hier
01:07:17ça correspond
01:07:18il y a à peu près
01:07:18600 000 étudiants
01:07:20qui ne sont pas accueillis
01:07:20par l'enseignement supérieur
01:07:22public
01:07:22faute d'espace
01:07:23sauf de possibilités
01:07:24donc en fait
01:07:25la paupérisation
01:07:26de notre enseignement
01:07:27supérieur public
01:07:28a permis la création
01:07:29de ce marché à côté
01:07:31une manne
01:07:31pour ces établissements
01:07:33justement
01:07:33qui malheureusement
01:07:34ne dispensent pas
01:07:35des cours de qualité
01:07:36et donnent des diplômes
01:07:38qui ne sont pas de diplôme
01:07:39et qui ne permettent pas
01:07:40réellement de s'insérer
01:07:40donc nous ce qu'on veut
01:07:42c'est que dans cette jungle
01:07:43de l'orientation
01:07:44il puisse y avoir
01:07:45des informations claires
01:07:46qui permettent aux familles
01:07:47et aux étudiants
01:07:47de se repérer
01:07:48de pouvoir mieux s'informer
01:07:50pour pouvoir mieux
01:07:51justement s'orienter
01:07:52évoquons la suite
01:07:53pour votre texte
01:07:54est-ce que votre meilleure chance
01:07:56de voir les mesures
01:07:56être appliquées
01:07:57après le vote d'hier
01:07:58c'est d'être pris
01:07:59dans le projet du gouvernement
01:08:00qui est en préparation
01:08:01qui doit être présenté
01:08:02bientôt au Sénat
01:08:03oui et puis moi
01:08:04je dirais que même
01:08:04que cette proposition-là
01:08:06a permis de réellement
01:08:07accélérer la mise
01:08:09à l'ordre du jour
01:08:09du projet de loi
01:08:10parce que c'était dans les limbes
01:08:11depuis plusieurs mois
01:08:12donc nous on s'est dit
01:08:13il était temps d'avancer
01:08:14c'est ça qui se joue
01:08:15politiquement derrière ce texte
01:08:16absolument
01:08:16pour que dès la rentrée prochaine
01:08:18il y ait un texte
01:08:19qui soit adapté
01:08:20par les deux chambres
01:08:20et donc c'est possible
01:08:21vous le croyez ?
01:08:22oui moi je pense que c'est
01:08:23tout à fait possible
01:08:23parce que même nous
01:08:24on a travaillé de manière
01:08:25transpartisane
01:08:26il y a une volonté
01:08:27il y a une majorité
01:08:27à l'Assemblée nationale
01:08:28pour avancer
01:08:29sur ces sujets-là aussi
01:08:30donc nous-mêmes
01:08:31nous intégrerons
01:08:32toutes les dispositions
01:08:33qui ont été votées par le Sénat
01:08:34dans le projet de loi gouvernementale
01:08:36dernière question
01:08:36qu'est-ce que vous dites
01:08:37aux jeunes
01:08:38vous le disiez
01:08:38qui sont en pleine période
01:08:39d'inscription sur Parcoursup
01:08:41quel est votre message
01:08:42à tous ces jeunes aujourd'hui
01:08:43qui sont parfois
01:08:43dans un état de stress
01:08:45oui absolument
01:08:46qui sont très anxieux justement
01:08:47et c'est normal
01:08:47comme leur famille
01:08:48moi ce que je leur conseille
01:08:49c'est renseignez-vous bien
01:08:50sur les écoles justement
01:08:51dans lesquelles vous souhaitez
01:08:52éventuellement vous inscrire
01:08:53en recueillant des témoignages
01:08:55il y en a beaucoup maintenant
01:08:56même sur les réseaux sociaux
01:08:57de personnes qui sont passées
01:08:58par les écoles
01:08:59où vous souhaitez vous inscrire
01:09:00pour pouvoir vérifier réellement
01:09:01la qualité de cet enseignement
01:09:02donc prenez votre temps aussi
01:09:04pour consulter
01:09:05pour regarder
01:09:06pour pouvoir faire le meilleur choix
01:09:07qui correspond
01:09:08à ce que vous souhaitez faire plus tard
01:09:09et bien merci
01:09:10merci pour ce message
01:09:11donc à tous ces jeunes
01:09:12sur Parcoursup
01:09:13merci Yann Chantrel
01:09:13merci beaucoup
01:09:14Allez on en vient
01:09:19au dernier thème
01:09:20dans cette émission
01:09:21et un colloque
01:09:22sur l'audiovisuel
01:09:23qui se tenait hier au Sénat
01:09:24l'occasion d'écouter
01:09:26et d'évoquer
01:09:27la concurrence
01:09:28avec les géants américains
01:09:30comme Netflix
01:09:31ou Prime Video
01:09:32comment faire émerger
01:09:34des plateformes européennes
01:09:36on écoute Thierry Breton
01:09:37l'ancien commissaire européen
01:09:38Je vais me concentrer
01:09:40si vous le permettez
01:09:41évidemment sur
01:09:42les aspects
01:09:44les aspects plutôt européens
01:09:45et évidemment
01:09:46je serai les spécialistes
01:09:49des contenus
01:09:49qui m'entourent ensuite
01:09:50parler des aspects
01:09:52qui concernent vraiment
01:09:53la diffusion
01:09:55de la création
01:09:56alors évidemment
01:09:57si on en vient
01:09:59ou si on s'en tient
01:10:00à votre titre
01:10:01Madame la Sénatrice
01:10:02le sujet
01:10:03c'est évidemment
01:10:03l'Europe
01:10:05l'Europe
01:10:06l'Europe
01:10:07parce que
01:10:08évidemment
01:10:09pour faire émerger
01:10:12des champions
01:10:13comme on l'indique
01:10:15j'aime pas tellement
01:10:16le mot champion du reste
01:10:17parce qu'il est très mal vu
01:10:18en dehors de France
01:10:19on va parler de champions
01:10:21de tennis
01:10:21de champions de football
01:10:22je n'ai jamais considéré
01:10:24qu'une entreprise
01:10:24était un champion
01:10:25donc je suis toujours
01:10:26très prudent
01:10:27sur le terme champion
01:10:27je viens de vous le dire
01:10:28Alors quel terme ?
01:10:29Des grands acteurs
01:10:32si on veut être un peu anglais
01:10:34on peut dire des leaders
01:10:35on peut dire
01:10:36voilà
01:10:36j'aime bien les grands acteurs
01:10:37des acteurs importants
01:10:39parce que dès qu'on sort
01:10:40de France
01:10:41on voit ça
01:10:43avec un côté
01:10:43un peu
01:10:44vous savez
01:10:44les français veulent
01:10:45toujours des champions
01:10:46Benoît Coeur il sait
01:10:47et donc on est contre
01:10:49enfin voilà
01:10:50je le signale vraiment
01:10:51en passant
01:10:52mais c'est très anecdotique
01:10:53évidemment par rapport
01:10:53à ce que je vais vous dire
01:10:55la dimension évidemment
01:10:56elle ne peut être qu'européenne
01:10:57et donc puisque vous avez
01:10:59eu la gentillesse
01:11:00de rappeler mon action
01:11:01mon action
01:11:02elle s'est vraiment inscrite
01:11:02dans cette perspective
01:11:04à savoir faire enfin
01:11:07en sorte que nous ayons
01:11:08un marché européen
01:11:10unifié dans notre espace
01:11:12informationnel
01:11:13Benoît Coeuré faisait allusion
01:11:15au début de Red Hastings
01:11:16que j'ai bien connu
01:11:18dans les années 99
01:11:19parce que Benoît
01:11:20j'étais son premier
01:11:22et seul fournisseur
01:11:24et qu'est-ce qu'on l'a aidé
01:11:25puisque j'étais président de Thomson
01:11:27à l'époque
01:11:27j'avais racheté Technicolor
01:11:28et mon principal client
01:11:30précisément
01:11:30c'était Red Hastings
01:11:32qui vendait
01:11:33donc de la distribution
01:11:34par mail
01:11:36par boîte postale
01:11:38avec des DVD
01:11:39qu'on lui fabriquait
01:11:40donc ça a démarré comme ça
01:11:41mais pourquoi
01:11:42il y a eu un tel succès
01:11:43parce qu'au fond
01:11:44ce qu'il fait
01:11:45c'est pas
01:11:45comme on dit dans notre jargon
01:11:47c'est pas de la rocket science
01:11:48son mise à ce modèle
01:11:50était assez simple
01:11:50il l'a fait évoluer
01:11:51ensuite en suivant
01:11:52les technologies
01:11:52mais
01:11:53mais
01:11:54il avait un marché
01:11:55de 340 millions
01:11:56de consommateurs
01:11:57unifiés
01:11:58et donc
01:11:59et donc
01:12:00et donc
01:12:00et donc il est parti
01:12:00et nous évidemment
01:12:02si on a raté
01:12:03cette vague
01:12:04à partir des années 2000
01:12:06que l'on voit partout
01:12:07c'est parce que notre marché
01:12:09il est fragmenté
01:12:09il est encore fragmenté
01:12:11aujourd'hui
01:12:12du reste
01:12:12la discussion qu'on a eue ce matin
01:12:13le montre
01:12:14donc il est urgentissime
01:12:16en tout cas
01:12:16si on parle de plateforme
01:12:17à une échelle européenne
01:12:21ou mondiale
01:12:21il faut donc raisonner
01:12:23en tout cas pour nous
01:12:24sur notre marché pertinent
01:12:25qui est le marché
01:12:26de 440 millions
01:12:27de consommateurs
01:12:28qui est le marché
01:12:29européen
01:12:29et les 6 lois
01:12:31les 6 piliers
01:12:32que j'ai porté
01:12:33en tant que commissaire
01:12:34devant le connaisse
01:12:36puis ensuite devant
01:12:37les co-législateurs
01:12:37tous des règlements
01:12:39des règlements précisément
01:12:40pour la raison
01:12:42que je viens d'invoquer
01:12:43à l'instant
01:12:43car ils doivent être
01:12:44d'application directe
01:12:45contrairement aux directives
01:12:46ça a été
01:12:48donc des piliers
01:12:50qui nous ont permis
01:12:51enfin
01:12:52d'avoir
01:12:53un espace informationnel
01:12:55unifié
01:12:56un seul régulateur
01:12:57en tout cas
01:12:58un régulateur unique
01:13:00avec le même
01:13:00on n'a plus besoin
01:13:02d'aller en Irlande
01:13:03parce que
01:13:04c'est mieux
01:13:05que d'être
01:13:06à Paris
01:13:07ou en Allemagne
01:13:08donc
01:13:08une seule loi
01:13:10une seule
01:13:13et même façon
01:13:14de l'appliquer
01:13:15partout en Europe
01:13:17et donc quelque part
01:13:18la création
01:13:19enfin
01:13:20d'un espace
01:13:21informationnel
01:13:21unifié
01:13:22ça a été
01:13:23le Data Act
01:13:24ça a été
01:13:25le DGA
01:13:26Data Governance Act
01:13:27ça a été
01:13:28évidemment
01:13:28le DSA
01:13:29on peut en reparler
01:13:29qui nous permet
01:13:31de veiller
01:13:32à ce que
01:13:33dans l'espace
01:13:34informationnel
01:13:35nos lois physiques
01:13:36s'appliquent
01:13:36dans tous les domaines
01:13:37protection de la démocratie
01:13:38protection du pluralisme
01:13:40protection des individus
01:13:41protection des enfants
01:13:43lutte contre
01:13:45les propos haineux
01:13:45antisémites
01:13:46apologie du terrorisme
01:13:48ce qui contrôle
01:13:49notre liberté de parole
01:13:50dans l'espace physique
01:13:51etc. DMA
01:13:52très important
01:13:53Benoît Curé
01:13:53qu'on n'applique pas encore
01:13:54assez mais qu'on va appliquer
01:13:56qui permet de mettre
01:13:56des règles
01:13:57justement qui vont être
01:13:58nécessaires
01:13:59pour pouvoir
01:14:00permettre l'émergence
01:14:02d'acteurs européens
01:14:03de taille internationale
01:14:06donc qui permet de mettre
01:14:07de la régulation économique
01:14:09dans l'espace
01:14:09informationnel
01:14:11et puis enfin
01:14:12les AI Act
01:14:13qui permet tout simplement
01:14:14de façon extrêmement souple
01:14:15progressive
01:14:16et certainement pas contraire
01:14:18à l'innovation
01:14:20comme font les Américains
01:14:22parce que c'est eux
01:14:22qui le disent
01:14:22il y a toujours
01:14:23quelques idiots utiles
01:14:24qui relaient les propos
01:14:25pardon pour eux
01:14:26mais
01:14:27enfin on le connaît
01:14:29sur le thème
01:14:31aux Etats-Unis
01:14:33on innove
01:14:33en Europe
01:14:34on régule
01:14:35non
01:14:35nous on organise
01:14:36on régule pas
01:14:37on organise
01:14:38on organise
01:14:39notre marché intérieur
01:14:40enfin
01:14:41et c'est le deuxième point
01:14:44pour pouvoir faire émerger
01:14:47ces plateformes
01:14:49européennes
01:14:51qui vont pouvoir
01:14:52enfin concurrencer
01:14:53ce qui a été fait
01:14:55il y a quelques années
01:14:55il faut évidemment
01:14:58deux choses
01:14:59il faut avoir la technologie
01:15:01il faut avoir les moyens
01:15:01le marché des capitaux
01:15:03il faut avoir le savoir-faire
01:15:05mais on l'a
01:15:06parce qu'au fond
01:15:07je vais vous dire les choses
01:15:08de façon très simple
01:15:09je suis ingénieur
01:15:09c'est pas génial
01:15:12de faire une plateforme
01:15:13c'est quelque chose
01:15:14qui techniquement
01:15:15voilà
01:15:16c'est pas
01:15:16du reste
01:15:17toutes les plateformes
01:15:18dont on parle
01:15:19la plupart
01:15:20je vous rappelle
01:15:20parler de Red Hastings
01:15:22je vous assure
01:15:22que Red Hastings
01:15:23en 2000
01:15:23c'était quasiment
01:15:25un garage
01:15:25avec des Mexicains
01:15:27qui mettaient des timbres
01:15:28mettaient dans les paquets
01:15:29des DVD
01:15:31et qui les envoyaient
01:15:32partout aux Etats-Unis
01:15:33c'était ça quand même
01:15:34bon
01:15:34et ça a évolué ensuite
01:15:36mais
01:15:36quand vous prenez Facebook
01:15:38un premier
01:15:39un étudiant
01:15:39de première année
01:15:40même d'une certes
01:15:42très grande université
01:15:43a eu la possibilité
01:15:46de l'inventer
01:15:47de le mettre en place
01:15:48mais il y a eu le marché
01:15:48etc
01:15:49puis du marketing
01:15:49et puis ensuite
01:15:50la boule de neige
01:15:51prend son effet
01:15:52non
01:15:53ce que je veux dire par là
01:15:54c'est qu'évidemment
01:15:54on a évidemment tout ça
01:15:56mais il nous faut
01:15:57donc d'abord le mettre en place
01:15:58et puis il nous faut aussi
01:15:59un peu de temps
01:15:59parce que
01:16:01le temps évidemment
01:16:02d'atteindre des masses critiques
01:16:04c'est important
01:16:05et évidemment
01:16:05on a de la concurrence
01:16:06et c'est là où
01:16:07précisément
01:16:08nos instruments
01:16:09sont là
01:16:10il faut les utiliser
01:16:11pour ce qu'ils sont
01:16:11c'est-à-dire
01:16:12je rappelle vraiment
01:16:13que le DMA
01:16:14il a été conçu comme ça
01:16:15j'en étais avec mes collaborateurs
01:16:17en tout cas
01:16:18le rédacteur
01:16:19ensuite il a été approprié
01:16:21évidemment
01:16:21par les
01:16:22les différentes
01:16:23co-législateurs
01:16:24mais
01:16:24ça a été fait vraiment
01:16:26pour permettre
01:16:26à d'autres acteurs
01:16:28d'émerger
01:16:29pour permettre
01:16:29à l'innovation
01:16:30de se déployer
01:16:32pour permettre
01:16:33d'éviter
01:16:33de contrôler
01:16:34les effets
01:16:36d'éviction
01:16:37les situations
01:16:38de monopole
01:16:39donc le DMA
01:16:40est un instrument
01:16:41très puissant
01:16:41et j'en viens au point
01:16:43que je voudrais évoquer
01:16:44avec vous
01:16:44si on veut
01:16:48et c'est vraiment
01:16:49un objectif
01:16:50qui me semble
01:16:50être un objectif
01:16:51absolument essentiel
01:16:52pour les acteurs
01:16:54que vous êtes
01:16:55mais je vais plus loin
01:16:56bien entendu
01:16:57pour notre démocratie
01:16:59pour notre état de droit
01:17:00pour ce que nous sommes
01:17:02pour notre identité
01:17:04oui
01:17:04on est en train
01:17:05de vivre
01:17:06un moment existentiel
01:17:07dans ces questions
01:17:08alors on s'est
01:17:09bâti
01:17:10on s'est donné
01:17:11l'infrastructure
01:17:13le corpus
01:17:14juridique
01:17:16le plus performant
01:17:17au monde
01:17:17le plus abouti
01:17:18au monde
01:17:19pour pouvoir
01:17:20précisément
01:17:20avoir un espace
01:17:21informationnel
01:17:22organisé
01:17:24selon nos règles
01:17:25de droit
01:17:25mesdames et messieurs
01:17:27je vais vous dire
01:17:28une chose
01:17:28il faut maintenant
01:17:30qu'on l'applique
01:17:30et j'ai pas peur
01:17:32de vous le dire
01:17:33on souffre de quoi
01:17:34du fait qu'on ne l'applique pas
01:17:36alors que les co-législateurs
01:17:38ont donné
01:17:39une instruction
01:17:39un mandat
01:17:41à la commission européenne
01:17:43de l'appliquer
01:17:44moi-même
01:17:46j'ai ouvert des enquêtes
01:17:47nombreuses
01:17:48surtout d'un nombre
01:17:50important de plateformes
01:17:52avant que je ne donne
01:17:53ma démission
01:17:53en septembre 2024
01:17:55ça fait deux ans
01:17:57mais qu'est-ce qui se passe
01:17:59depuis deux ans
01:18:00sur ces réseaux
01:18:00tout va bien
01:18:01il n'y a pas de problème
01:18:02notre démocratie
01:18:06n'est pas attaquée
01:18:07nos enfants sont sereins
01:18:08avec les 4h30
01:18:09qui passent par jour
01:18:10sur les réseaux
01:18:11en moyenne
01:18:12tout va bien
01:18:14non tout va pas bien
01:18:15et pendant ce temps-là
01:18:17eh bien
01:18:18on avance
01:18:19donc première chose
01:18:20oui il faut faire appliquer
01:18:22nos lois
01:18:23et si on ne les fait pas appliquer
01:18:24qu'est-ce qui se passe
01:18:25ben les états membres
01:18:27me disaient
01:18:27il y en a marre
01:18:28donc qu'est-ce qu'ils font
01:18:29alors ici
01:18:31on va vous dire
01:18:31madame la sénatrice
01:18:33tiens ben
01:18:34puisque ça va pas
01:18:35les lois ne sont pas appliquées
01:18:36ben on va interdire
01:18:38les réseaux à 16 ans
01:18:39d'autres vont nous dire
01:18:40en Espagne
01:18:41ah non mais moi
01:18:41puisque c'est ça
01:18:42je vais peut-être dire
01:18:43que je vais fermer X
01:18:44les 3ème vont dire
01:18:46ben c'est légitime
01:18:48encore une fois
01:18:49je vais maintenant
01:18:50faire des enquêtes
01:18:51moi-même
01:18:51et donc qu'est-ce qu'on voit
01:18:54et ben une fragmentation
01:18:55du marché intérieur
01:18:56donc je le dis
01:18:58de façon très claire
01:18:59et je ne vais pas
01:19:00monopoliser la parole
01:19:01donc sur la technique
01:19:03on sait ce qu'il faut faire
01:19:04et vous allez vous le dire
01:19:06on a les moyens
01:19:07on a l'appétit
01:19:09on a les compétences
01:19:11sur le temps
01:19:13pour le mettre en oeuvre
01:19:15parce qu'il nous faut du temps
01:19:16et bien il faut
01:19:17qu'on fasse appliquer nos lois
01:19:18et à la fin
01:19:19et à la fin
01:19:20ces lois
01:19:21elles ont été conçues
01:19:23aussi pour une chose
01:19:23c'est pour que
01:19:25l'application
01:19:26on offre l'accès
01:19:28au marché intérieur
01:19:29à toutes celles
01:19:30et tous ceux
01:19:30qui veulent venir
01:19:31dans l'espace informationnel
01:19:32proposer leurs services
01:19:34proposer leurs vidéos
01:19:34proposer ce qu'ils veulent
01:19:35c'est formidable quand même
01:19:37on offre un marché
01:19:39qui a 30 000
01:19:41milliards
01:19:41d'épargne
01:19:44un des plus riches au monde
01:19:46440 millions
01:19:47de consommateurs
01:19:48on l'offre
01:19:48on dit vous pouvez y aller
01:19:49on a mis des règles seulement
01:19:51et bien ces règles
01:19:52elles sont protectrices
01:19:53évidemment de tout
01:19:54ce que je viens de dire
01:19:55à la limite
01:19:56on ne se
01:19:58on s'est jamais préoccupé
01:20:00nous quand on a fait
01:20:00ces réglementations
01:20:01des actionnaires
01:20:02il y a les actionnaires
01:20:04et ça ça ne me concerne pas
01:20:06et puis ensuite
01:20:07ceux qui sont en charge
01:20:09de l'exécution
01:20:09sur le territoire européen
01:20:11et ça ça nous concerne
01:20:12et donc
01:20:14à partir du moment
01:20:15où
01:20:16les lois sont appliquées
01:20:18alors je vais vous le dire
01:20:19on sait régler
01:20:21les problèmes
01:20:21de concurrence
01:20:22on sait régler
01:20:24les problèmes
01:20:24d'interférence
01:20:26on sait les problèmes
01:20:28on sait régler
01:20:28les problèmes
01:20:29de protection
01:20:31de nos enfants
01:20:32on sait régler
01:20:33les problèmes
01:20:33de liberté de parole
01:20:35en Europe
01:20:35pour peu
01:20:37pour peu
01:20:38qu'on
01:20:38préserve
01:20:40ce qui
01:20:41le contrôle
01:20:42ou la contrôle
01:20:43dans l'espace physique
01:20:44on sait faire tout ça
01:20:45et quel que soit
01:20:47l'actionnaire
01:20:47monsieur X
01:20:48monsieur Y
01:20:48ou monsieur Z
01:20:49on sait le faire
01:20:50donc
01:20:51je le dis
01:20:52de façon très simple
01:20:53l'urgence pour moi
01:20:56c'est de faire appliquer
01:20:57ces lois
01:20:57alors oui
01:20:58on aura
01:20:59l'espace
01:21:00l'espace
01:21:01de 440 millions
01:21:02de consommateurs
01:21:03pour qu'en parallèle
01:21:04de ce qui existe
01:21:05et bien
01:21:05d'autres puissent émerger
01:21:07et précisément
01:21:08proposer des offres
01:21:10qui seront des offres
01:21:10peut-être plus
01:21:11acceptables
01:21:12plus compatibles
01:21:13avec ce que nous sommes
01:21:14merci
01:21:14et j'accueille en salle
01:21:16des conférences
01:21:17Cédric Vial
01:21:17bonjour
01:21:18bonjour
01:21:18sénateur LR de la Savoie
01:21:19spécialiste de l'audiovisuel
01:21:21et donc la commission culture
01:21:22qui organisait un colloque
01:21:24hier sur l'audiovisuel
01:21:25pour évoquer notamment
01:21:26la question de la concurrence
01:21:27que font
01:21:28ces grandes plateformes
01:21:30américaines sur le marché
01:21:31il y a un problème
01:21:32d'asymétrie
01:21:33entre les acteurs européens
01:21:34et les acteurs américains
01:21:35aujourd'hui
01:21:35oui et globalement
01:21:37j'allais dire
01:21:38entre le numérique
01:21:39et l'audiovisuel
01:21:40dit classique
01:21:41puisqu'il y a tout un ensemble
01:21:42de règles qui ont été pensées
01:21:43depuis plus de 40 ans
01:21:44pour un secteur audiovisuel
01:21:45qui a déjà profondément changé
01:21:47et qui s'apprête
01:21:48à vivre encore
01:21:48des mutations
01:21:49encore plus importantes
01:21:50et effectivement
01:21:51le secteur du numérique
01:21:52a des règles
01:21:52qui sont différentes
01:21:53et c'est vrai
01:21:55que ce secteur numérique
01:21:55est traditionnellement
01:21:57dominé par les américains
01:21:59voilà Netflix
01:22:00Prime Video
01:22:01ces grandes plateformes
01:22:02qui proposent du streaming
01:22:03et maintenant même
01:22:04du linéaire
01:22:04c'est-à-dire
01:22:05c'est aussi quelque chose
01:22:06qu'on a retenu du colloque
01:22:06c'est maintenant
01:22:07des chaînes de télévision
01:22:08sur les plateformes
01:22:09donc des modèles
01:22:09qui commencent à se mélanger
01:22:10les lignes qui sont floues
01:22:12qu'est-ce que vous retenez
01:22:12de ce qu'on dit
01:22:13des acteurs hier ?
01:22:15Ce qu'on retient
01:22:16c'est que les mutations
01:22:17qui sont déjà intervenues
01:22:19sont importantes
01:22:20et celles qui nous attendent
01:22:22le sont encore plus
01:22:22et que si on ne change pas
01:22:24la réglementation
01:22:25on ne corrige pas
01:22:26ces asymétries
01:22:26on met nos acteurs français
01:22:28dans une situation
01:22:30de concurrence déloyale
01:22:31et donc on ne leur permet pas
01:22:33de faire face
01:22:34aux défis technologiques
01:22:35de demain
01:22:36c'est la télévision connectée
01:22:37où demain
01:22:38ce ne sera plus
01:22:39Netflix et Amazon
01:22:40qui font la danse
01:22:40comme aujourd'hui
01:22:41mais ce sera Samsung
01:22:42LG
01:22:42ceux qui présentent
01:22:43sur les téléviseurs
01:22:44les programmes
01:22:45c'est un enjeu de demain
01:22:46avec l'arrivée de l'IA
01:22:47on en a beaucoup parlé
01:22:49mais on a
01:22:50dès aujourd'hui déjà
01:22:51que ce soit les règles
01:22:52sur la publicité
01:22:53qui sont différentes
01:22:54que ce soit les règles juridiques
01:22:55les règles fiscales
01:22:55qui sont différentes
01:22:56entre les acteurs du numérique
01:22:57et les acteurs du visuel
01:22:58classique français
01:22:59donc le message
01:23:01du colloque d'hier
01:23:02c'était
01:23:02il faut faire bouger les lignes
01:23:03et on parle de
01:23:04réglementation européenne
01:23:06ou de loi française
01:23:07de quoi parle-t-on exactement
01:23:08quand on parle
01:23:08de lever les contraintes ?
01:23:10il y a les deux
01:23:11parce que c'est un secteur
01:23:13qui est assez technique
01:23:14finalement
01:23:14on a besoin
01:23:16de règles européennes
01:23:17parce que c'est un marché
01:23:18européen
01:23:18notamment le marché
01:23:19de la publicité
01:23:20le marché des concentrations
01:23:21est européen
01:23:22et européen
01:23:23donc on a besoin
01:23:24de règles européennes
01:23:25sinon on ne s'en sortira
01:23:26pas tout seul
01:23:27et deuxièmement
01:23:28on a aussi besoin
01:23:29de garder des règles françaises
01:23:31de régulation
01:23:32qui correspondent
01:23:33à nos spécificités
01:23:35à notre exception
01:23:36culturelle française
01:23:37donc on a besoin
01:23:37des deux
01:23:38et c'est vrai
01:23:39qu'une des difficultés
01:23:40c'est que
01:23:41les géants français
01:23:42ou les chaînes françaises
01:23:43répondent d'une réglementation
01:23:45française
01:23:45or les géants américains
01:23:48étrangers
01:23:48disons
01:23:49eux dépendent
01:23:49de la règle
01:23:50du pays d'origine
01:23:51c'est-à-dire qu'effectivement
01:23:52Netflix, Amazon
01:23:53ont des règles
01:23:53qui sont différentes
01:23:54des chaînes
01:23:56qui sont traditionnelles
01:23:57on peut le dire aussi
01:23:58une législation américaine
01:23:59qui est beaucoup plus tolérante
01:24:00oui avec des particularités
01:24:01mais même pour nos acteurs
01:24:02entre le numérique
01:24:03et le linéaire
01:24:04par exemple
01:24:05sur France Télévisions
01:24:06vous n'avez pas de publicité
01:24:06après 20h
01:24:07sur la TNT
01:24:08par contre
01:24:09quand ils sont sur le numérique
01:24:10ils ont le droit
01:24:10donc on voit
01:24:11qu'en fait
01:24:12l'évolution technologique
01:24:13n'a pas été accompagnée
01:24:15de l'évolution
01:24:16de la réglementation
01:24:16et donc il faudra
01:24:17une nouvelle loi
01:24:18vous le croyez ?
01:24:19probablement que ça passera
01:24:20beaucoup par de la réglementation
01:24:21européenne et française
01:24:23révision du cahier des charges
01:24:25aussi
01:24:25c'est réglementaire
01:24:27mais il faudra aussi
01:24:27des lois
01:24:28avec devant nous
01:24:29en gros
01:24:30deux pistes
01:24:31c'est soit
01:24:32on régule tout le monde
01:24:33soit on dérégule tout le monde
01:24:35il faudra peut-être
01:24:36trouver un juste milieu
01:24:36on parle beaucoup
01:24:37d'audiovisuel en ce moment
01:24:39notamment d'audiovisuel public
01:24:40déjà que dire des travaux
01:24:42de vos collègues députés
01:24:43est-ce que leur commission d'enquête
01:24:45avec les questions du rapporteur
01:24:46Charles Aloncle
01:24:47elle fait du bon travail
01:24:48selon vous
01:24:48ou est-ce que dans cette commission
01:24:50il y a surtout
01:24:51une arrière-pensée politique
01:24:52quel est votre
01:24:53tel esprit là-dessus ?
01:24:55c'est un peu délicat
01:24:56de juger le travail
01:24:57de collègues parlementaires
01:24:58mais je dirais
01:24:59deux chambres
01:24:59deux ambiances
01:25:00vous avez vu hier
01:25:01on a essayé de faire nous
01:25:02un colloque
01:25:03avec des intervenants de qualité
01:25:05où on a essayé
01:25:05d'entrer sur le fond des choses
01:25:06sur des propositions
01:25:08comment anticiper
01:25:09les évolutions du secteur audiovisuel
01:25:11y compris de l'audiovisuel public
01:25:12qui a les mêmes enjeux
01:25:13c'est du consensus aussi
01:25:14entre ces acteurs
01:25:15du consensus
01:25:16mais surtout
01:25:16des propositions concrètes
01:25:17qui doivent aboutir
01:25:18sur des réformes de fond
01:25:19et donc les députés
01:25:20ne font pas ça selon vous ?
01:25:21j'ai suivi beaucoup
01:25:22des auditions
01:25:23à l'Assemblée nationale
01:25:24très honnêtement
01:25:25je ne vois pas bien
01:25:26sur quelles conclusions de fond
01:25:27ils vont pouvoir intervenir
01:25:28je pense qu'ils vont réussir
01:25:29à démontrer
01:25:30que certains journalistes
01:25:31de France Inter
01:25:31ou que la présidente de France Télévisions
01:25:32n'est pas de droite
01:25:33c'est probablement
01:25:35très intéressant
01:25:35je ne suis pas sûr
01:25:36qu'une commission d'enquête
01:25:37était nécessaire pour cela
01:25:38mais je ne vois pas bien
01:25:40les réformes de fond
01:25:41qui vont sortir de ce travail
01:25:42on en a parlé
01:25:42lors du colloque d'hier
01:25:43de cette commission d'enquête
01:25:44de l'Assemblée nationale
01:25:45on a entendu le PDG
01:25:46du groupe TF1
01:25:47parler d'un débat public
01:25:49assez toxique
01:25:49je cite
01:25:50à l'Assemblée nationale
01:25:52Rodolphe Belmer
01:25:53qui a dit
01:25:54nous devons préserver
01:25:55un service public puissant
01:25:57lorsque c'est le PDG
01:25:58de TF1
01:25:59qui le dit
01:26:00est-ce que voilà
01:26:00ce n'est pas un argument
01:26:01de force ?
01:26:03si
01:26:03ça montre que c'est un écosystème
01:26:05et dans cet écosystème
01:26:06on a besoin
01:26:07d'un service public fort
01:26:08on a besoin
01:26:09de chaînes privées
01:26:11gratuites fortes
01:26:12et de chaînes privées
01:26:13payantes
01:26:14c'est les trois piliers
01:26:15de l'audiovisuel français
01:26:17et tout notre écosystème
01:26:18que ce soit le financement
01:26:19de la création
01:26:19que ce soit
01:26:20et appuyé là-dessus
01:26:21on a besoin
01:26:22de ces acteurs
01:26:23qui sont complémentaires
01:26:24ça a été dit
01:26:24et c'est peut-être l'intérêt
01:26:25de la commission d'enquête
01:26:26à l'Assemblée nationale
01:26:26c'est que ça a posé
01:26:27le sujet de l'audiovisuel public
01:26:29sur la table
01:26:29la vraie question
01:26:30c'est
01:26:31quelles sont les missions
01:26:32qu'on veut donner
01:26:33au service de l'audiovisuel public
01:26:34quel est son périmètre
01:26:36est-ce que son périmètre
01:26:36est adapté aujourd'hui
01:26:38lui aussi
01:26:38il y a eu une évolution
01:26:39depuis 40 ans
01:26:40ça vaut le coup
01:26:41de se reposer les questions
01:26:42mais je pense que
01:26:42c'est ces questions
01:26:43qu'il faut se poser
01:26:43quelle mission
01:26:44quel périmètre
01:26:45quel moyen on leur donne
01:26:45une dernière question
01:26:46que va-t-il se passer
01:26:47pour votre proposition
01:26:48de loi du Sénat
01:26:50sur l'audiovisuel public
01:26:51qui visait à mettre en place
01:26:52une holding
01:26:53au-dessus de Radio France
01:26:54et de France Télé
01:26:54la réforme est-elle abandonnée ?
01:26:57alors c'est le gouvernement
01:26:57qui a la main aujourd'hui
01:26:59parce qu'il nous manque
01:26:59une inscription
01:27:00à l'Assemblée Nationale
01:27:01et après il serait totalement adopté
01:27:02donc on pense
01:27:03qu'il y a une fenêtre de tir
01:27:04encore jusqu'à l'été
01:27:05pour pouvoir la mettre en oeuvre
01:27:07si le gouvernement
01:27:08en a la volonté
01:27:08très honnêtement
01:27:10on est de plus en plus inquiet
01:27:11ce qui est certain
01:27:12c'est que tout le monde
01:27:13la souhaite
01:27:13ou semble la souhaiter
01:27:14en tout cas dans les grands acteurs
01:27:15audiovisuels
01:27:15on voit que cette réforme
01:27:16est une nécessité
01:27:18pour les salariés
01:27:19de France Télé en revanche
01:27:20et de Radio France
01:27:21sur Radio France surtout
01:27:22mais ça fait partie
01:27:25des réformes
01:27:25qui sont indispensables
01:27:26je pense que
01:27:27les grands acteurs informés
01:27:28la souhaitent
01:27:28par contre je pense que
01:27:29on prend le risque
01:27:30que personne ne l'ait
01:27:31en tous les cas
01:27:32avant l'élection présidentielle
01:27:32Bon on verra aussi
01:27:33qui est le successeur
01:27:34de racheter des détails
01:27:35à la ministre de la Culture
01:27:36ça va jouer peut-être
01:27:37Peut-être
01:27:37Merci Cédric Vell
01:27:39pour cette réaction
01:27:39Merci à vous
01:27:40Et c'est la fin de cette émission
01:27:47merci à vous de l'avoir suivie
01:27:48n'hésitez pas à lire
01:27:49les décryptages
01:27:50à voir les replays
01:27:50c'est sur notre site
01:27:51publicsena.fr
01:27:52Prochain rendez-vous
01:27:53avec l'information
01:27:54dans quelques minutes
01:27:55à 18h
01:27:56pour Sens Public
01:27:57c'est présenté par Thomas Hugues
01:27:58Très belle suite
01:27:59des programmes
01:27:59sur Public Sénat
01:28:00Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:02Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:05Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:07Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:08Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:09Sous-titrage Société Radio-Canada
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