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  • il y a 6 minutes
Retrouvez l’émission le 19h Eco présentée par Stéphanie Coleau du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

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00:03Le 19h éco, Stéphanie Collot.
00:06Soyez les bienvenus dans le 19h éco, 30 minutes de concentré d'actualité économique.
00:10Et à la une de ce jeudi 12 février, ce sont les résultats de deux poids lourds de l'économie
00:15française.
00:16L'Oréal signe une année 2025 solide avec un chiffre d'affaires en hausse de 4% de son côté
00:21Hermès.
00:22Comme toujours, défi l'amorosité du marché et se dit confiant pour 2026.
00:26Les détails dans un instant.
00:28On connaît enfin la feuille de route énergétique de la France pour les 10 prochaines années.
00:33Le gouvernement vise désormais 60% d'énergie décarbonée d'ici 5 ans, notamment électrique.
00:38Un plan ambitieux que nous détaillent Hugo Babé et Eline Lefaou.
00:43Comment améliorer la compétitivité de l'Union Européenne et renforcer son économie ?
00:47C'est la question au cœur des échanges informels entre les 27.
00:50Ils se sont réunis en fin d'après-midi dans un château en Belgique.
00:53On retrouvera notre correspondante à Bruxelles.
00:56Et puis décollage réussi pour Ariane 6 depuis Kourou.
01:00C'était il y a quelques minutes.
01:01On sera sur place dans le journal.
01:06On commence donc avec les résultats de L'Oréal.
01:08Le groupe publie un chiffre d'affaires de 44 milliards d'euros pour 2025, en hausse de 4% sur
01:15un an.
01:16Comparable, bénéfice net recule d'autant affecté par la surtaxe des entreprises, selon la direction.
01:23Pauline Tadevin, la direction qui salue des résultats solides malgré le contexte.
01:28Croissance solide, marge renforcée, accélération confirmée.
01:32C'est ainsi que le patron de L'Oréal résume son année.
01:35Toutes les activités du groupe progressent portées par les produits professionnels, notamment les soins du cheveu.
01:40Pour la première fois, cette division franchit 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires.
01:45La plus faible progression en revanche, c'est pour la division luxe, un peu moins de 3%.
01:49Globalement, le directeur général du groupe souligne une forte reprise au second semestre aux Etats-Unis et en Chine.
01:55Ces deux principaux marchés, la situation, dit-il, s'est améliorée trimestre après trimestre.
02:00Les effets de change et les droits de douane défavorables ont été compensés, dit-il, par des gains de productivité.
02:07Nicolas Hieronymus chiffre en revanche à 250 millions d'euros pour son groupe, la surtaxe d'impôts sur les sociétés.
02:14Pour le patron de L'Oréal, 2025 a été une année de transformation en matière d'intelligence artificielle, en matière
02:21d'innovation et de numérique,
02:22mais aussi via des acquisitions.
02:24Récemment, le pôle beauté de Kering est 10% de plus dans le spécialiste de la dermatologie Galderma,
02:30une transformation sur laquelle le géant des cosmétiques veut s'appuyer pour accélérer encore cette année.
02:36Et le décryptage de ces résultats aura lieu demain matin lors de la réunion annuelle d'information financière.
02:41A noter que L'Oréal a également annoncé de nouvelles arrivées à son conseil d'administration.
02:46Le nouveau président du conseil de Nestlé, la DRH de Nestlé, ainsi que Christelle Bory, la présidente du conseil d
02:53'Eramet.
02:54Le mandat du président du conseil, Jean-Paul Hagon, pourrait être reconduit pour 4 ans.
02:59Merci Pauline.
03:00De son côté, Hermès fait toujours plus fort malgré le contexte.
03:04Le groupe dépasse les 16 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2025, en hausse de 5,5%.
03:10Pour le gérant d'Hermès, Axel Dumas, la recette de la désirabilité tient en trois ingrédients.
03:17À 5 Hermès, c'est 16 heures de travail manuel, dans un pays qui est à 35 heures.
03:22Donc en fait, nos volumes sont assez faibles.
03:25Et ça, ça nous protège.
03:26Et je crois que fondamentalement, ce qui nous protège dans la désirabilité,
03:29et c'est ça le vrai enjeu pour moi, c'est le savoir-faire,
03:34pas coupé court sur le savoir-faire, notre qualité de matière,
03:37et c'est pas facile toujours de trouver des belles matières dans un monde qui s'est industrialisé,
03:41et notre créativité.
03:42C'est les trois piliers qu'il faut garder.
03:44Tant qu'on arrivera à bien faire ces trois piliers, la désirabilité sera là.
03:47Axel Dumas, gérant d'Hermès.
03:49Autre résultat, le numéro un mondial de l'optique.
03:51Essilor Luxotica voit son chiffre d'affaires progresser de 7,5% en 2025 à plus de 28 milliards d
03:58'euros.
03:59C'est supérieur aux attentes.
04:01Des résultats portés par les lunettes connectées Meta et Oakley,
04:04mais les marges sont pénalisées par les droits de douane imposés par les Etats-Unis.
04:09Chez Sanofi, Paul Hudson est débarqué.
04:12Le conseil d'administration ne renouvelle pas son mandat de directeur général.
04:17Il quittera ses fonctions dès la semaine prochaine.
04:19Décision après une série d'échecs en recherche et développement.
04:24Hélène Corneille, une trajectoire boursière à la baisse aussi.
04:26Oui, effectivement.
04:27En gros, Paul Hudson a un gros week-end pour faire ses cartons.
04:31Départ prévu le 17, donc la semaine prochaine.
04:34Le conseil d'administration ne veut pas attendre l'Assemblée générale du groupe,
04:38qui est prévue fin avril.
04:39On a vraiment l'impression qu'il pousse son directeur général vers la sortie.
04:44À peine une phrase de remerciement dans le communiqué officiel.
04:48Il est en poste depuis 2019.
04:50Et c'est vrai que le Britannique ne peut pas forcément se prévaloir d'un bilan très positif.
04:57Le chiffre d'affaires a augmenté, certes,
05:00mais essentiellement grâce à un seul médicament,
05:04le Dupixent, qui génère près de la moitié des ventes du groupe.
05:07Et c'est une dépendance qui inquiète depuis plusieurs mois,
05:12ou même plusieurs années, les investisseurs.
05:15Pour le reste, Sanofi a plus ou moins enchaîné les déconvenues.
05:19Vous vous rappelez qu'il a été à la traîne pour trouver un vaccin anti-Covid.
05:22Les derniers essais cliniques des nouveaux traitements ont tourné au Fiesco.
05:26Et le titre en bourse a perdu 13% juste sur l'année dernière.
05:31Alors pour le remplacer, Bélène Garrigaud,
05:34elle prendra ses fonctions fin avril lors de l'Assemblée Générale du groupe.
05:38L'actuelle directrice générale de l'allemand Merck connaît bien Sanofi.
05:41Voilà, exactement.
05:42Et le conseil d'administration dit avoir fait le choix de la rigueur et de l'expérience.
05:47Bélène Garrigaud, donc 65 ans, médecin de formation, nationalité espagnole.
05:53Elle est passée par plusieurs groupes pharmaceutiques et donc vous le disiez chez Sanofi de 2003-2011
05:59en tant que vice-présidente des opérations pharmaceutiques.
06:03Elle a notamment géré la fusion avec Aventis et celle avec Genzyme en 2011,
06:07peut-être que vous vous rappelez, pionnier des thérapies génétiques.
06:11Avant donc de rejoindre l'allemand Merck, elle est la première femme d'ailleurs à diriger une entreprise du DAX.
06:18Sanofi compte sur ses compétences scientifiques pour trouver les futurs blockbusters du laboratoire
06:24qui, on le disait tout à l'heure, sont censés remplacer le Dupixent.
06:27Un profil donc qui tranche avec celui de Paul Hudson qui, on le disait, un peu plus financier.
06:32Mais est-ce que ça suffira à convaincre les marchés financiers ?
06:37Ce n'est pas forcément sûr vu la trajectoire boursière du titre aujourd'hui en bourse.
06:42Merci beaucoup Hélène Cornet.
06:44Justement, on va aller faire un tour sur les marchés.
06:48Avec Antoine Larigauderie et le CAC terminant hausse ce soir avec un nouveau record en séance.
06:54Oui, à l'ouverture, il fallait en profiter 8 437 points.
06:59Mais alors, sur la dernière demi-heure de cotation, ce n'est pas trop ce qui s'est passé.
07:04Mais alors, un brusque coup de grisou, on termine sur une hausse de 0,33%.
07:08Alors qu'on était en hausse d'un petit peu plus d'un pour cent au meilleur de la journée.
07:13Baisse de 2,5% de l'Euronext Tech Leaders.
07:16L'ensemble des autres indices européens qui terminent plutôt à la baisse.
07:20L'Eurostock 50, moins 0,4%.
07:22L'indice de volatilité VIX à Wall Street qui grimpe au-delà des 20.
07:25Wall Street qui d'ailleurs accuse une forte baisse.
07:27Très forte baisse de l'or, de l'argent, du Bitcoin.
07:32Il s'est passé quelque chose en coulisses.
07:34On ne sait pas trop quoi.
07:35Alors ça ne doit pas nous faire oublier les très bonnes nouvelles du jour.
07:38Le champion du jour sur le CAC 40, et ce n'est pas souvent, c'est Michelin.
07:40Avec des bons résultats et la promesse d'une croissance qui repart.
07:44Plus 4,9% pour le titre, 33,95€.
07:47Danone qui profite des annonces autour des droits de douane sur les produits laitiers en Chine.
07:52Qui gagne 4,7% à 62,28€.
07:55De bons résultats pour Essilor qui gagne 4,2%, 261,30€.
07:59Pour le grand aussi, plus 3%, 149€.
08:02Puis un autre champion du jour, c'est Hermès.
08:03Avec une croissance à deux chiffres.
08:05Qui repart sur certains marchés au quatrième trimestre.
08:08Plus 2,5%, 2174 points.
08:11Mais à la baisse, ArcelorMittal.
08:12Mais alors c'est complètement retourné justement pendant cette phase finale de marché.
08:16Alors que le titre était en hausse pendant la majeure partie de la journée.
08:19Il finit sur une baisse de 4,8%.
08:2252,48€ de violente prise de bénéfices.
08:24Il faut dire que le titre gagnait 60% sur les trois derniers mois de bourse.
08:28Capgemini subit encore les foudres des marchés.
08:30Descend sous les 100€.
08:3199,74€.
08:33Une baisse de 4,4%.
08:34Et puis à noter Sanofi.
08:36Parce qu'il y a l'annonce du remue-ménage dans la direction.
08:39Il y avait aussi les résultats.
08:40Qui n'étaient pas trop du goût des marchés.
08:41Le titre a perdu 4,2% en clôture.
08:43À 79,10€.
08:45Tout ça nous donne des volumes très élevés.
08:475,1 milliards d'euros d'actions négociées.
08:49Une journée très copieuse.
08:51Peut-être la plus copieuse depuis le début de l'année.
08:53Plus 0,33% quand même pour le CAC.
08:55Qui termine à 8,340 points.
08:56Et c'est compliqué.
08:57Du côté des marchés américains.
08:59Le Dow Jones perd 1,27%.
09:02Du côté du Nasdaq, l'indice perd 1,67%.
09:07Retour en France.
09:09C'est fait.
09:10Après cinq années de travaux et de débats.
09:13Trois années de retard.
09:14Le Premier ministre a enfin annoncé la programmation pluriannuelle de l'énergie.
09:19La PPE 3, elle entre en vigueur demain.
09:23Sébastien Lecornu l'a présenté aujourd'hui devant député et représentant du secteur de l'énergie.
09:29Ça s'est passé sur un barrage.
09:32Et Hugo Babé, c'est un choix qui dit tout.
09:34Oui, qui dit barrage, dit énergie hydraulique.
09:37La seule qui met finalement toute la classe politique presque d'accord.
09:41Résultat, cette PPE 3 est prise par décret sans vote car le retard annoncé n'était plus tenable.
09:47Une méthode très critiquée par les oppositions.
09:50En tête, le Rassemblement national qui menace ce soir de censurer le gouvernement
09:54et annonce déposer un recours au Conseil d'État pour faire annuler cette PPE.
09:59Les Républicains et la gauche critiquent le mix énergétique choisi
10:03qui ne prend pas assez en compte le Parlement et ses choix.
10:06Mais le Premier ministre l'assume.
10:08Il faut sortir de l'immobilisme.
10:10Écoutez-le.
10:12Je crois qu'il y a bien une thématique qui démontre bien qu'il y avait une urgence à tracer
10:16un chemin
10:17qui certes ne sera pas forcément consensuel, on va y revenir,
10:19mais dans lequel ne pas décider pour le coup devenait fondamentalement dangereux
10:23pour notre souveraineté, pour notre capacité à produire,
10:26pour notre capacité à organiser nos filières.
10:28C'est évidemment la question de l'énergie.
10:29Cette programmation fixe donc un cap, accroître la production énergétique décarbonée,
10:35notamment l'électricité, et réduire la consommation d'énergie fossile
10:40avec plusieurs objectifs jusqu'en 2035
10:43et au-delà même avec une relance forte du nucléaire
10:46annoncée par le ministre de l'Économie, Roland Lescure.
10:49Comme vous allez livrer les OPR2 en temps et en heure,
10:53dès 2038, on pourra inaugurer à nouveau l'EPR2
10:56et on en sera tous très heureux.
10:58C'est la base, c'est ce qui permet de contribuer entre 70 et 85%
11:03suivant les années, des années à venir, à notre production électrique.
11:07Évidemment, on en a besoin, on va s'appuyer dessus.
11:09Ça fait partie des forces de la France, vous l'avez dit, monsieur le Premier ministre, depuis 50 ans.
11:12Et on va détailler avec vous, Eline Lefaou,
11:15le mix énergétique proposé par le gouvernement
11:17avec, comme le disait Hugo, une priorité donnée au nucléaire.
11:21Alors oui, sur le nucléaire, la PPE 3 confirme simplement les objectifs fixés par Emmanuel Macron
11:27dès 2022, avec notamment la construction de 6 EPR2
11:30et la possibilité d'en construire 8 autres.
11:33Là où ça change, ce sont dans les renouvelables,
11:35notamment sur le photovoltaïque, avec des ambitions de production revues à la baisse.
11:39des 55 gigawatts visés pour 2030, on passe désormais à 48 gigawatts.
11:45Coup de frein aussi sur l'éolien terrestre.
11:47Là, le gouvernement, il ne veut plus construire de nouveaux parcs
11:50et préfère augmenter la puissance des infrastructures sur place.
11:53Résultat d'un objectif de 40 à 45 gigawatts en 2035.
11:58Avec la PPE 3, on prévoit une production comprise entre 35 à 40 gigawatts.
12:03À l'inverse, l'hydroélectricité, elle tire son épingle du jeu.
12:07Le nouveau plan énergétique entend accroître de près de 3 gigawatts
12:10les capacités de barrage existants,
12:12ce qui correspond à peu près à une hausse de 11% par rapport à la capacité actuelle.
12:17Finalement, seul l'éolien en mer semble suivre la même trajectoire
12:21que celle fixée par la PPE 2,
12:23avec l'objectif d'atteindre les 15 gigawatts de puissance installée d'ici 2035.
12:28En résumé, la nouvelle copie correspond donc à une baisse globale
12:31de la part d'électricité renouvelable,
12:32qui sera à peu près en dessous des 40% prévue d'ici 2030 dans la PPE 2.
12:38Mais par contre, avec la hausse du nucléaire dans le mix énergétique,
12:41on a un objectif qui semble tout de même ambitieux,
12:44celui d'atteindre 60% d'énergie décarbonée dans la consommation totale en 2030,
12:49donc avec du nucléaire et de l'électricité,
12:51ce qui nécessitera toutefois d'électrifier davantage nos usages
12:54et de décarboner l'industrie.
12:56Merci Hélène.
12:57Et en plus de ses annonces sur la PPE,
13:00le Premier ministre a aussi lancé un nouveau chantier jugé prioritaire, Hugo.
13:05Avec un tel objectif pour le poids de l'électricité de 27 à 34% d'ici 2030,
13:11il fallait un grand plan d'électrification présenté aujourd'hui
13:14par la ministre de la Transition écologique.
13:17Écoutez-la.
13:18Le meilleur moyen de regagner notre souveraineté,
13:22de retrouver du pouvoir d'achat pour les Français,
13:25de ne plus être dépendant des prix du gaz et du pétrole
13:29qui nous viennent de l'extérieur,
13:31c'est de construire un grand programme électrique.
13:34Et je vous donne tous rendez-vous vendredi prochain
13:37où avec Philippe Tabarro,
13:39nous aurons un premier groupe de travail
13:41sur l'électrification de la logistique.
13:44L'objectif est pour ce plan un dépôt du texte en avril prochain
13:49avec quatre grands axes.
13:50L'industrie d'abord décarbonée grâce à l'électrique
13:53comme Charles Lormittal Dunkerque,
13:55le numérique avec des investissements dans les data centers,
13:58le bâtiment via un nouveau plan sur les pompes à chaleur notamment
14:02et enfin les transports avec un objectif
14:04qu'un véhicule acheté sur trois soit électrique en 2026.
14:08Et pour se mettre d'accord sur ces quatre axes,
14:11une première réunion de travail sera organisée
14:13avec les professionnels du secteur
14:15dès la semaine prochaine.
14:16Merci Hugo Babé.
14:18On passe à l'échelle européenne désormais.
14:21Comment améliorer la compétitivité de l'UE
14:24et renforcer son économie face aux Etats-Unis et à la Chine ?
14:28C'est la question au cœur des échanges informels
14:30entre les 27.
14:32Ils se sont réunis en fin d'après-midi
14:34dans un château en Belgique.
14:36Tous sont d'accord sur l'objectif,
14:37mais pour y parvenir, ça se complique.
14:39On retrouve Alix Bourdon à Bruxelles.
14:43Nous voulons rendre cette Union européenne plus rapide.
14:46Voilà les mots du chancelier allemand Friedrich Merz,
14:49des propos appuyés par Emmanuel Macron
14:51qui estime de son côté que l'Europe doit agir de manière significative.
14:56Les deux dirigeants ont cherché au début de ce sommet
14:58à renvoyer une image d'unité.
15:00Ils se sont même présentés ensemble devant la presse.
15:04Mais s'ils sont d'accord sur le diagnostic,
15:06on sait que leur point de vue diverge
15:08sur la manière d'arriver à booster l'économie européenne.
15:12Quand Berlin milite pour plus de déréglementation,
15:17Paris plaide pour du « made in Europe ».
15:20Présent également lors de ce sommet,
15:21l'ancien président de la Banque Centrale Européenne,
15:23Mario Draghi,
15:24qui est venu rappeler les priorités de son rapport
15:27publié en 2024,
15:29qui avait eu l'effet d'une bombe
15:31pour stopper le décrochage de l'économie européenne
15:33face à la Chine et aux Etats-Unis.
15:35L'Union Européenne doit notamment parvenir à décider plus vite,
15:41quitte à avoir recours à ce que l'on appelle
15:43des coopérations renforcées,
15:45c'est-à-dire restreindre l'application de certaines réformes
15:48uniquement aux pays volontaires.
15:50Alex Le Bourdon, depuis Bruxelles, 19h16 sur BFM Business.
15:54La chronique internationale de Mathieu Jolivet.
15:57La conférence de Munich sur la sécurité s'ouvre demain.
16:00C'est le grand rendez-vous où dirigeants, diplomates
16:03et les plus hauts gradés de la planète
16:05se retrouvent pour disserter sur leur vision du monde.
16:09C'est là que le vice-président américain,
16:12J.D. Vance, avait dit l'année dernière
16:14que l'Europe devait commencer à s'affranchir
16:16du parapluie sécuritaire américain.
16:18Mais vous, Mathieu Jolivet,
16:19vous voulez revenir sur un épisode marquant
16:22de cette conférence de Munich.
16:24C'était un discours de Vladimir Poutine
16:27et c'était en 2007.
16:28Oui, un discours choc en 2007
16:30à la conférence de Munich.
16:31Sous les regards abasourdis à l'époque d'Angela Merkel,
16:34les participants vont tous sortir
16:36totalement groggy de ces 30 minutes
16:38d'exposés géopolitiques.
16:39Poutine va en gros acter
16:41que la Russie n'est plus en sécurité
16:43et qu'il doit se protéger de l'OTAN.
16:45Il reproche alors à l'OTAN
16:47de ne pas respecter des garanties de sécurité
16:49sur lesquelles elle se serait engagée
16:52en 1990, juste après la chute du mur de Berlin.
16:56Mais Poutine, en 2007, estime que l'Occident
16:59a trahi sa parole.
17:00Écoutez-le.
17:03Il est évident que le processus d'élargissement
17:05de l'OTAN n'a rien à voir
17:07avec la modernisation de l'Alliance
17:09ou avec la sécurité en Europe.
17:12Au contraire, c'est un facteur
17:14de provocation sérieux
17:15qui réduit le niveau de confiance mutuelle.
17:17Et on a le droit de se poser cette question.
17:20Qui, cette expansion de l'OTAN, vise-t-elle ?
17:24Et cette conférence de Munich en 2007,
17:26c'est le moment où la Russie dit officiellement
17:29« Je ne me sens plus en sécurité ».
17:31Oui, Munich 2007, c'est déjà la justification
17:34des guerres de Géorgie, de Crimée, du Donbass,
17:37puis de l'invasion de l'Ukraine en 2022.
17:40Munich 2007, c'est déjà la musique de l'encerclement,
17:43de la paranoïa stratégique,
17:45l'idée que Moscou ne fait que répondre
17:47à une menace occidentale.
17:48Munich 2007, c'est aussi le jour
17:51où Poutine rejette frontalement
17:53le monde dominé par les Etats-Unis.
17:55Écoutez-le.
17:56Qu'est-ce qu'un monde unipolaire ?
18:00On peut enjoliver ce terme comme on veut.
18:02Au final, c'est un monde avec un seul maître,
18:04un seul souverain.
18:09Et au bout du compte,
18:10c'est un système profondément nuisible.
18:15Voilà, le monde d'un unique maître, dit-il,
18:18qui n'a rien à voir, selon lui, avec la démocratie.
18:21En fait, Poutine, il parle à ce moment-là
18:22aux pays émergents,
18:24à ceux qui se sentent méprisés par l'ordre occidental.
18:27Il prévient alors que la bascule géoéconomique
18:29se passera en Inde et en Chine.
18:31C'est effectivement ce qu'il se passe aujourd'hui.
18:33En 30 ans, le poids de l'Union européenne
18:35a fondu de moitié,
18:37alors que le poids de l'Inde et de la Chine,
18:39lui, a triplé dans le même temps.
18:41Finalement, en 2007,
18:42Vladimir Poutine annonce la fin du monde occidental dominant,
18:45l'avènement d'un monde multipolaire.
18:46Ça s'est traduit en août dernier
18:48par les 20 chefs d'État,
18:49dont Poutine et Modi faisaient partie,
18:51réunis autour de Xi Jinping en Chine.
18:54C'était à Tianjin.
18:55On s'en souvient, effectivement.
18:56En 2007, ironie de l'histoire,
18:57Poutine alerte aussi sur le nombre de conflits dans le monde.
19:01Oui, il prononce cette phrase à Munich en 2007.
19:04Il dit,
19:05« Nous sommes en présence de l'emploi hypertrophié
19:06sans aucune entrave,
19:08de la force militaire qui plonge le monde
19:10dans un abîme de conflits successifs. »
19:13Presque 20 ans plus tard,
19:14en juillet dernier,
19:15l'ancien chef d'État-major français,
19:17Thierry Burckhardt,
19:18parlera, lui, d'un effet cliqué,
19:20le fait que les crises,
19:21elles ne se succèdent plus,
19:23mais elles s'empilent.
19:25Il y a 30 ans,
19:26la France comptabilisait 30 conflits armés dans le monde,
19:28avec un niveau jugé assez sévère.
19:30Aujourd'hui, 30 ans plus tard,
19:32c'est 120 conflits recensés,
19:344 fois plus.
19:35Ça va être intéressant de suivre la conférence de Munich
19:37demain, effectivement.
19:39C'est Marco Rubio qui va pour les États-Unis.
19:40Voilà.
19:41Votre chronique internationale à retrouver tous les soirs.
19:43Et n'oubliez pas également de vous abonner
19:45au podcast Géopolitique,
19:46L'Ordre du Monde.
19:48Un QR code va s'afficher sur votre écran
19:50si vous nous suivez à la télévision.
19:52Sinon, rendez-vous sur le site de BFM Business
19:55ou les plateformes de streaming.
19:57Merci Mathieu.
19:58Décollage réussi pour Ariane 6
20:01depuis Kourou.
20:02Le lanceur a mis en orbite
20:0332 satellites pour la constellation Amazon Léo.
20:07Un vol inaugural à plus d'un titre.
20:10On retrouve notre envoyée spéciale à Kourou,
20:13Amélie Charney.
20:15Je suis actuellement au centre de commandement de Kourou.
20:18Derrière moi, vous pouvez voir le très vaste espace
20:20du centre spatial du Yannet.
20:22Et je viens d'assister au lancement extrêmement impressionnant
20:25du lanceur Ariane 6
20:26qui doit mettre sur orbite 32 satellites d'Amazon.
20:29Alors, ça faisait énormément de bruit et de vibrations
20:32tout simplement parce que dans chacun des propulseurs,
20:34il y a 140 tonnes d'explosifs.
20:36Et il faut s'imaginer qu'il y a 4 propulseurs.
20:39Donc en fait, ça fait l'effet
20:40d'une centaine d'avions rafales de combat
20:42qui décolleraient en même temps.
20:44Malgré ce décollage réussi, en fait,
20:46il reste beaucoup d'étapes à franchir.
20:48Et c'est ce que nous explique Jean-Christophe Delonay
20:50qui est chef de mission chez Ariane Espace.
20:52Une séparation des boosters assez rapidement.
20:54Ensuite, vol de l'étage principal poussé par le Vulcain,
20:59suivi de la séparation premier et deuxième étage.
21:02Ensuite, vol du Vinci.
21:04Vol propulsé pendant plusieurs minutes.
21:08Arrêt du Vinci.
21:10Donc là, il y a une phase balistique.
21:11Ensuite, rallumage du Vinci.
21:14Et après la seconde extinction,
21:16quelques minutes après,
21:18on va débuter la séquence de séparation
21:20des satellites Amazon.
21:21Toute la mission devrait être terminée
21:24vers 22h30 ce soir, heure de Paris.
21:26Il restera encore Amazon à tester
21:28pendant de longues semaines
21:29tous ses satellites
21:30pour vérifier que tout fonctionne
21:32dans sa constellation Amazon Léo.
21:35Amélie Charney depuis Kourou
21:37et donc qui a suivi en direct
21:40ce décollage réussi d'Ariane 6.
21:43New Delhi approuve l'achat
21:45de 114 nouveaux rafales à Dassault Aviation
21:48pour un montant de 30 milliards d'euros.
21:50Une étape cruciale
21:51quelques jours avant
21:52la visite d'Emmanuel Macron dans le pays.
21:55Jean-Baptiste Tuet.
21:57Ce sont les tout derniers maîtres
21:59pour Dassault Aviation.
22:00Son PDG Éric Trappier
22:01sera en Inde la semaine prochaine
22:02pour d'ultimes discussions.
22:04Un contrat qui s'annonce historique.
22:06Ce sera la plus grosse commande
22:07de l'histoire pour le rafale.
22:08114 exemplaires
22:09qui rejoindront l'armée de l'air indienne.
22:11Pour ce contrat
22:12qui devrait tutoyer
22:13les 30 milliards d'euros,
22:14les Indiens vont exiger
22:15que la majeure partie des chasseurs
22:17soient construits sur place
22:18dans le cadre du bien connu
22:20Make in India.
22:21D'ailleurs, ces derniers mois,
22:22on a déjà vu se mettre en place
22:24la machine industrielle
22:25et le cadre
22:26qui va soutenir
22:27cet énorme contrat.
22:28L'usine de Nagpur
22:30de Dassault
22:30a reçu par exemple
22:31le feu vert
22:32pour assembler
22:32des fuselages entiers
22:33et des éléments
22:34de structure critique.
22:35C'est une première
22:36dans l'histoire de Dassault.
22:37Le patron de Safran
22:38de son côté
22:39expliquait il y a 3 mois
22:40que son groupe
22:41était prêt à développer
22:43une ligne d'assemblage
22:44pour le moteur
22:44avec notamment
22:45des pièces fabriquées
22:47et achetées en Inde.
22:48Bref, ce n'est plus
22:49un avion français
22:50qui est acheté par l'Inde
22:51mais bel et bien
22:52la naissance
22:53d'un rafale indien.
22:54Et la tribune revient
22:55sur l'Inde
22:56qui signe
22:57pour ses 114 rafales
22:58supplémentaires
22:59un accord historique
23:00de 33 milliards d'euros.
23:02C'est à retrouver
23:02en une de la tribune
23:03demain dans le secteur auto.
23:05C'est toujours compliqué
23:05pour Mercedes.
23:06Le constructeur annonce
23:07un bénéfice net
23:08quasiment divisé par deux
23:09à un peu plus
23:10de 5 milliards d'euros
23:11l'année dernière.
23:12C'est son niveau
23:12le niveau le plus bas
23:14depuis la pandémie.
23:15Il y a du mieux
23:16pour Nissan.
23:16Le constructeur japonais
23:18en grande difficulté
23:19annonce une perte nette
23:20de 3,6 milliards d'euros
23:22pour son exercice décalé.
23:25Mais dans le même temps,
23:26l'entreprise revoit
23:27à la baisse
23:27ses prévisions
23:28de perte d'exploitation
23:29pour l'année
23:29à 330 millions d'euros.
23:32Des chiffres
23:32qui font espérer
23:33à Nissan
23:34que le pire
23:35est derrière lui.
23:36Justine Vassogne.
23:38Nissan est sur la bonne voie
23:39pour se redresser,
23:40estime son patron
23:41Ivan Espinoza.
23:42Ah oui,
23:43le constructeur
23:43continue de perdre
23:44du terrain en Europe
23:45avec des ventes
23:46en recul de 11%
23:47et aux Etats-Unis.
23:48Mais en Chine,
23:49cela va mieux
23:50avec une croissance
23:51de 13%.
23:52Au Japon,
23:53les ventes se sont effondrées
23:54de 20%.
23:55Ivan Espinoza voit
23:56pourtant des signes
23:57encourageants.
23:58Les clients ont déserté
23:59les concessions.
24:00Consède-t-il ?
24:01Il n'avait plus confiance
24:02en Nissan,
24:02engagé dans un vaste plan
24:04de restructuration
24:05qui prévoit
24:06la fermeture
24:06de ses 17 usines,
24:08dont une au Japon.
24:09mais les consommateurs
24:11sont en train
24:11de revenir,
24:12assure Ivan Espinoza.
24:14Outre la réorganisation
24:15du groupe
24:16qui inclut aussi
24:17une réduction
24:17des effectifs
24:18de 15%,
24:19le patron de Nissan
24:20compte sur le lancement
24:21de ses nouveaux véhicules
24:22pour se relancer
24:23avec notamment
24:24des hybrides
24:25aux Etats-Unis.
24:26Un an après
24:27la fusion avortée
24:28avec Honda,
24:28Nissan dit d'ailleurs
24:29toujours discuter
24:30avec son rival japonais,
24:32cette fois pour produire
24:33des véhicules en commun
24:34en Amérique du Nord.
24:35Chez Stellantis,
24:36le télétravail
24:37s'est bientôt fini.
24:38Le constructeur
24:39veut faire revenir
24:40tous ses salariés
24:41en présentiel
24:41à plein temps
24:42selon les échos.
24:43Ce sera le cas
24:44d'ici deux mois
24:44pour les salariés
24:45travaillant aux Etats-Unis.
24:46Ça se fera plus
24:47progressivement
24:48pour les salariés européens.
24:50Des discussions
24:50doivent se tenir
24:51avec les représentants.
24:52Le clic du jour
24:53avec cet article
24:54consacré au dossier Epstein.
24:57Le patron d'Hermès
24:58apparaît sur une photo
24:59avec le criminel américain
25:00lors de sa présentation
25:02des résultats ce matin.
25:03Axel Dumas est revenu
25:04sur cet épisode.
25:05Il affirme qu'en 2013,
25:07Jeffrey Epstein
25:08a fait le forcing
25:09pour l'approcher,
25:11s'invitant sans être
25:12sur la liste
25:13lors d'une visite
25:14d'atelier Hermès
25:14organisée pour Woody Allen.
25:16Il avait déjà
25:17une réputation détestable.
25:19Tous les détails
25:20et ses déclarations
25:21à retrouver sur notre site
25:22bfmbusiness.com.
25:23À l'agenda de demain,
25:25les résultats de Capgemini,
25:26de Telsat et de Safran,
25:28la conférence
25:29sur la sécurité de Munich.
25:31Nous attendons également
25:32les chiffres de l'inflation.
25:34CPI aux Etats-Unis
25:35pour le mois de janvier.
25:36Et puis sur l'antenne
25:36de BFM Business,
25:38à 7h45,
25:39leur closier reçoit
25:40Vincent Rouget,
25:41le président du directoire
25:43d'Unibail,
25:44Rodamco Westfield.
25:45Tout de suite,
25:46c'était Kenco,
25:47présenté par François Sorel.
25:5019h éco sur BFM Business.
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