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  • il y a 6 mois
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00:00L'info en continu, c'est sur Europe 1.
00:06Punchline, 18h-19h, Laurence Ferrari sur CNews et Europe 1.
00:1418h23, de retour dans Punchline sur CNews et Europe 1.
00:17On va évoquer ce procès qui a démarré à Paris.
00:209 CRS qui sont jugés en ce moment pour violence contre des gilets jaunes.
00:25Ça s'est passé, évidemment, pendant l'épisode, l'un des épisodes les plus violents de la crise des gilets jaunes, à Paris, dans un Burger King.
00:33Ces 9 hommes, tous membres à l'époque de la CRS 43, basés à Châlons-sur-Saône, doivent répondre pendant 3 jours de violences volontaires, avec plusieurs circonstances aggravantes.
00:42Ils encourrent, pour certains, jusqu'à 7 ans de prison et 100 000 euros d'amende.
00:45On se rappelle, Louis d'Arngel, que ça avait été des journées extrêmement compliquées pour le maintien de l'ordre.
00:50Notamment, il y avait des dégradations à l'Arc de Triomphe.
00:52On a cru vraiment que même le palais de l'Elysée pouvait être visé.
00:56Ils avaient reçu pour ordre, ces CRS, d'entrer dans le fast-food pour déloger les occupants le plus rapidement possible,
01:02avec au besoin et au usage de la force pour les extraire en cas d'opposition.
01:05C'est un procès qui est normal, qui est classique,
01:08ou qui met encore une fois en porte-à-faux les policiers à qui on donne des ordres et qu'ils doivent évidemment répercuter.
01:14Moi, dans le principe, je n'ai pas de problème avec l'idée que s'il y a des plaintes qui sont déposées,
01:17que la police doit répondre.
01:19Moi, je n'ai pas de problème par rapport à ça.
01:21En revanche, moi, ce qui peut me poser problème, c'est quand on regarde avec les yeux d'aujourd'hui
01:25une situation dans laquelle, effectivement, vous l'avez bien décrit, la France était à feu et à sang.
01:31Je vous rappelle deux ou trois épisodes.
01:33Effectivement, vous l'avez un peu évoqué, il y a eu des tentatives de rentrer au palais de l'Elysée.
01:37Vous vous souvenez-vous du déplacement d'Emmanuel Macron au Puy-en-Velay,
01:40où son cortège a failli s'arrêter, il a failli être molesté.
01:44Et c'est quand même un contexte dans lequel même tous les services de renseignement étaient réquisitionnés
01:48pour éviter qu'il y avait vraiment une crainte que le pays bascule et que les institutions réellement basculent.
01:55Et donc, à ce moment-là, il y a eu plusieurs dispositifs de maintien de l'ordre, si on se souvient bien.
01:59Au tout début de la crise des Gilets jaunes, c'était un dispositif qui était très figé.
02:03Et l'intégralité des Français reconnaissait que c'était une très mauvaise idée, qu'il fallait le faire évoluer.
02:08Ensuite, ça a évolué.
02:10Et puis, il y a eu des consignes, des ordres politiques qui ont été donnés.
02:13Et alors ensuite, c'est toujours très facile de juger, de commenter une situation
02:17quand on est derrière un plateau, si bien au chaud, ou quand on est derrière, dans un bureau ou dans un salon.
02:23En revanche, moi, je me souviens, j'avais fait plusieurs immersions avec justement des compagnies républicaines de sécurité à ce moment-là.
02:28Et je me souviens de la dureté de la violence que c'était parfois.
02:32Moi, j'avais fait, je me souviens, une journée, j'avais passé plus de 10 heures avec la même unité.
02:36Et donc, on avait reçu pendant la journée des pluies de boulons, des excréments, de l'urine, des menaces de mort, avec des jeux.
02:44Voilà. Et donc, il faut quand même bien se rendre compte de ce qu'était la situation à l'époque.
02:48Et je le rappelle encore une fois, à aucun moment, par exemple, il y a un policier qui a sorti son arme pour se défendre,
02:54alors que les conditions de légitime défense étaient réunies.
02:57De même temps, il y en a un qui l'a sorti, mais il n'y a pas eu de coup de feu.
03:01Et donc, voilà, j'attends de voir ce qui va réellement se passer à l'occasion de ce procès.
03:05Mais c'est vrai que moi, j'ai plutôt la sympathie et de la bienveillance pour les fonctionnaires de police.
03:11Mais s'il y a des manquements qui ont été commis, il faut qu'ils soient sanctionnés, évidemment.
03:15Alexandre Le Vécu, puis Mathieu Vallée.
03:16Moi, je pense que c'était une situation un peu tragique, parce que les forces de police n'avaient pas forcément envie de taper sur les gilets jaunes, notamment au départ.
03:23Alors, il y a aussi eu deux mouvements des gilets jaunes, un mouvement des ronds-points, qui était plutôt pacifiste,
03:28et un deuxième, un peu noyauté par la France insoumise, qui était beaucoup plus violent.
03:33Maintenant, je pense que peut-être que celui qu'il faudrait traduire devant la justice,
03:37excusez-moi, je suis un peu provocateur, mais c'est Christophe Castaner,
03:40qui était responsable du maintien de l'ordre à ce moment-là, qui était ministre de l'Intérieur,
03:45qui a aussi donné des consignes à le préfet Lallemand, je crois.
03:48– Ils ont mis des policiers sur le terrain qui n'étaient pas du tout formés au service d'ordre.
03:51– Formés, donc, exactement.
03:53Je pense que, je le dis d'une formule peut-être un peu provocatrice,
03:57mais je crois que dans cette affaire, il y a surtout une très lourde responsabilité politique.
04:01– On est d'accord, de la hiérarchie, on est d'accord.
04:03Mathieu Vallée, les policiers et CCRS admettent avoir manqué de lucidité
04:06au cœur d'une journée qu'ils disent-ils était absolument surréaliste
04:10et dans laquelle ils ont eu peur pour leur vie.
04:12Il n'empêche, 27 coups de matraque sur un seul homme, ça fait beaucoup.
04:17– D'abord, ça montre que l'inspection générale de la police nationale
04:20mène des enquêtes à charge et à décharge sur l'autorité de magistrats.
04:23Là, c'était un juge d'instruction puisqu'il y avait une instruction,
04:25même du procureur d'appui, que lorsqu'il y a des enquêtes de flagrance ou de préliminaires.
04:28Donc, ceux qui disent, comme à l'extrême-gauche, qu'on lave la chale en famille
04:31et que c'est une blanchisseuse de policiers, on voit bien que c'est pareil,
04:34on ne les entend plus.
04:35– Ils sont mués subitement.
04:37– Ensuite, cette CRS 43, c'est une excellente CRS.
04:40Cette compagnie, elle était engagée à Villiers-le-Bel en novembre 2007,
04:43elle s'est fait tirer dessus, elle était engagée lors de la situation actionnelle,
04:46notamment le 1er décembre, puisque c'est ce qui concerne nos faits,
04:48et ces neuf policiers n'ont jamais été sanctionnés, n'ont jamais été condamnés.
04:51Donc moi, cette CRS, je la connais bien, elle est dirigée par un commandant aujourd'hui
04:54qui occupe une autre place dans une autre compagnie de CRS,
04:57c'est un commandant expérimenté, qui fait partie des meilleurs de sa génération
05:00pour diriger des manœuvres, et ils étaient engagés depuis 7h du matin ce jour-là,
05:03et il y avait 9 compagnies et demie autour de la place de l'Étoile qui était en statique,
05:07je ne comprends pas que le préfet Delphèche, puisque c'est lui qui était là à l'époque,
05:10n'ait pas fait une rotation des compagnies comme ça a été suggéré
05:13par l'autorité de tutelle des CRS, pour pouvoir finalement alléger et soulager
05:17des effectifs qui n'étaient pas en train de garder des barrières
05:20ou en train de prendre un casse-croûte dans les véhicules de reconnaissance,
05:23les véhicules de CRS.
05:24Ils ont été engagés sur des situations où il y avait des jets de projectiles,
05:28des attaques, des enfoncements, avec un territoire, un terrain à tenir en étant sous-effectifs,
05:31donc il faut aussi, vous avez raison M. de Ragnel, de rappeler les faits ce jour-là,
05:36même si évidemment ça exonère d'aucune responsabilité,
05:38vous voyez bien que les policiers ce n'est pas des voyous,
05:39ils expliquent avec sincérité et honnêteté qu'il y a peut-être eu un manque de lucidité,
05:43un manque d'appréciation, et qu'ici c'est à refaire différemment,
05:46mais avec plus de 10 heures de maintien de l'ordre dans les pattes,
05:48moi je l'ai fait pendant 21 ans du maintien de l'ordre ou des violences urbaines,
05:51je peux vous dire que oui il faut rester lucide, oui il faut rester concentré,
05:54oui il faut rester terre à terre, mais parfois c'est difficile,
05:57qu'en plus vous en prenez plein la gueule durant des heures et des heures,
05:59et merci M. de Vécueux de dire que l'ultra-gauche a noyauté,
06:03d'ailleurs on appelait les ultra-jaunes, a noyauté le mouvement,
06:06puisqu'au début ça se passait bien sur l'aéroport,
06:07ça a démarré le 17 novembre 2018,
06:09moi j'étais commissaire en territorial,
06:11et moi je les connaissais tous, mais je les jaune, ça se passait bien.
06:13Et après ça a très vite dérapé, dès que la gauche s'en est mêlée, l'ultra-gauche.
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