00:00Je veux juste terminer l'idée que je déployais auparavant sur les ambiguïtés qui se sont accumulées, et plus que des ambiguïtés.
00:07Quand Jean-Luc Mélenchon dit que l'antisémitisme est résiduel dans ce pays au mépris du ressenti de l'ensemble des Français,
00:14après le 7 octobre, il y a eu une explosion des actes antisémites.
00:17C'est une provocation de dire qu'il est devenu résiduel, et moi je refuse l'essentialisation, la conflictualisation qui a consisté à importer ce conflit dans notre pays.
00:27– Mais j'entends ce que vous dites, vous n'avez pas répondu à la question que j'ai posée, non pas sur les municipales mais celle d'avant,
00:31vous considérez qu'aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon est antisémite ?
00:33– En tous les cas, quand on l'a été à un moment donné, qu'on n'a pas démenti une parole,
00:37mais vous savez, je n'ai pas envie d'être, ce n'est pas la seule motivation de ma candidature à l'élection présidentielle.
00:42– Pardon, ce n'est pas une petite accusation, ce n'est pas une petite accusation.
00:44– Mais attendez, je l'ai fait dans l'endroit le plus sacré pour un socialiste, à la tribune du Congrès du Parti Socialiste.
00:49– C'est moins sacré ici, c'est un plateau télé, mais…
00:52– Non, mais j'assume cette position, j'assume de dire que sur cette question-là, mais aussi sur la question du rapport à la laïcité,
00:58de l'universalisme, sur la question des valeurs, et au-delà comme d'autres, sur la question de la brutalisation du débat politique,
01:05quand je vous dis que je revendique le courage de la nuance, c'est qu'on peut avoir des options très tranchées.
01:10Je suis dans ce que j'appelle la synthèse jaurécienne, la République sociale, on peut être intransigeant sur les questions républicaines,
01:17et je suis radicalement de gauche, je ne suis pas d'une gauche modérée, mollassonne, je pense qu'il faut répondre,
01:22et vous savez quoi depuis tout à l'heure, ce qui me désespère, c'est qu'on parle de choses qui sont essentielles,
01:27mais qui pour partie vont passer au-dessus d'une partie de nos concitoyens, parce qu'on ne parle pas des gens,
01:31on ne parle pas des attentes que j'évoquais tout à l'heure. Dans l'accès aux soins, il y a aujourd'hui des gens qui galèrent pour avoir des médecins.
01:36C'est quoi les réponses que la gauche propose ? Il y a une sécurité sociale qui ne couvre pas l'ensemble des risques.
01:41Si vous êtes salarié dans le privé et que vous n'avez pas de prévoyance, confronter un accident du travail, vous allez être totalement abandonné,
01:48sauf si vous êtes un cadre dans lequel il y a une obligation. Enfin, il y a des sujets, des pans entiers.
01:52La question de la sécurité, évidemment, qui est un sujet au cœur de la gauche, et d'ailleurs dans les élections municipales,
01:58on voit des maires qui sont en première ligne sur ces questions-là.
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