Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 9 heures
Chaque week-end, Anne Seften et Mathieu Coache vous accompagnent de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Générique
00:00Bonsoir à tous et bienvenue dans BFM Grand Soir, ravi de vous retrouver.
00:16On va s'intéresser à l'Iran et cette question.
00:20Les Etats-Unis ont-ils réellement laissé tomber, au moins pour l'instant, l'option militaire ?
00:26Le premier round de négociation à Oman s'est terminé au milieu d'après-midi.
00:30Ces négociations vont se poursuivre ce week-end.
00:32Les Américains qui, dès la fin de ces premières discussions, ont imposé de nouvelles sanctions pétrolières à l'Iran.
00:37Et on va décrypter dans un instant en plateau cette stratégie.
00:39Mais revenons en détail sur ces retrouvailles entre Iraniens et Américains.
00:43Les premières depuis la guerre de Doujour en juin dernier.
00:46Garance Amespil.
00:49C'est dans ces bâtiments que les délégations américaines et iraniennes ont entamé une première phase de pourparlers.
00:55Les Omanis sont allés chez les Américains.
00:57Ils ont transmis l'ordre de jour des Iraniens aux Américains.
01:00Ils ont récupéré l'ordre de jour proposé par les Américains.
01:04Ils sont revenus revoir Abbas Al-Archi.
01:06Et là, ça, jusqu'à midi.
01:08Américains et Iraniens se sont ensuite rencontrés directement.
01:12Les émissaires doivent maintenant transmettre les exigences de chacun à Donald Trump côté américain et à l'Ayatollah Khamenei pour les Iraniens, dont le ministre des Affaires étrangères s'est montré plutôt satisfait.
01:24Dans l'ensemble, je peux dire que c'est un bon début.
01:29Mais il y a une méfiance très profonde qui est apparue après les frappes cet été et qui s'ajoute à la méfiance plus ancienne avec les Etats-Unis et qui constitue bien sûr un défi sérieux pour les négociations.
01:39Abbas Al-Archi a ajouté que les discussions avec les Américains portaient exclusivement sur la question nucléaire, mais aucun des Etats n'a réellement exposé ses intentions.
01:52Je crois que les Iraniens sont sur l'idée qu'il faut gagner du temps.
01:54Ça, donc, pour leur point de vue, c'est plutôt positif.
01:57Les Américains sont peut-être plus impatients.
01:59Et en même temps, au fond, on ne sait pas très bien quelles sont leurs intentions.
02:02Il y a toujours quand même cette tentation pour eux de renverser le régime iranien.
02:05Et peut-être que le temps qu'il leur est donné aujourd'hui va leur permettre d'accumuler encore davantage de capacités militaires.
02:10Une nouvelle phase de négociation devrait s'ouvrir d'ici quelques jours, sans pour autant qu'une date n'ait été encore fixée.
02:17Quelques heures après cette première rencontre, les Etats-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions pétrolières contre l'Iran.
02:24Ulysse Gosset, on va essayer de comprendre avec vous comment se déroulent ces négociations dans un climat forcément particulier,
02:30même si les Iraniens ont qualifié l'atmosphère de positive.
02:35Le protocole, lui, est très particulier.
02:37Oui, ça a été très compliqué pour négocier cette première négociation.
02:42Au Sultanahdoman, à Mascat, c'est la capitale.
02:44Le Sultanahdoman, c'est intéressant parce que c'est la perle-golfe.
02:48C'est un petit pays, une monarchie absolue qui se trouve frontalier avec les Émirats arabes unis, l'Arabie saoudite.
02:55Et de l'autre côté du Golfe, il y a l'Iran, à peu près à 1500 kilomètres.
02:59Alors, les protagonistes, ça c'est du côté américain, dites-nous, qui est dans la pièce.
03:03Lui, c'est celui qui dérange en quelque sorte les Iraniens.
03:07Oui, dans cette première image, on voit effectivement qu'il y a trois personnages à côté du ministre du Sultanahdoman.
03:14C'est l'amiral Brad Copper.
03:16C'est le grand patron des forces américaines au Moyen-Orient.
03:20Ce n'était pas prévu.
03:21Pourquoi ? Parce que vous avez vu, il y a Steve Wyckoff,
03:24qui est donc le conseiller habituel, l'émissaire spécial de Donald Trump.
03:28Mais ce n'est pas un spécialiste du nucléaire, ni un spécialiste du militaire.
03:31C'est un politique.
03:32Et puis à côté de lui, il y a Jared Kushner, le gendre de Donald Trump.
03:37Et lui, c'est plutôt un homme d'affaires, un businessman.
03:39Il vient surveiller que ses intérêts personnels et les intérêts des États-Unis
03:43ne sont pas en danger en cas de confrontation,
03:47notamment dans ses rapports avec l'Arabie saoudite et avec Dubaï.
03:49Et puis, ce militaire-là, c'est le seul qui possède toutes les clés du dossier militaire et nucléaire
03:55sur les missiles balistiques, sur les installations secrètes de l'Iran.
03:59Et il fait peser la menace militaire.
04:01De l'autre côté, le ministre des Affaires étrangères iranien,
04:05pourquoi lui ?
04:06Est-ce qu'il a le pouvoir de négocier au nom du régime des Mola ?
04:11Oui, il a été désigné par le président de la République islamique d'Iran
04:15qui a dit que c'est lui, Abbas Arachy, c'est un homme qui est également très expérimenté
04:20sur le plan diplomatique, c'est lui qui négocie depuis des années.
04:24Et donc, c'est un négociateur hors pair.
04:26Vous savez, dans ce jeu d'échecs régional, c'est l'un des maîtres
04:30et qui est capable vraiment de prendre l'avantage
04:33par rapport aux « amateurs » que sont Steve Wittkopf et Jared Kushner,
04:38à l'exception évidemment de l'amiral Charles Cooper,
04:40qui lui est là pour resserrer des boulons.
04:42Mais donc, Arachy, il a le mandat pour négocier,
04:44mais évidemment, à chaque fois qu'il fait un pas en avant ou en arrière,
04:48il reporte au président qui lui-même reporte au guide suprême de la révolution islamique.
04:53Un mot de ce personnage central, le médiateur ?
04:55C'est le représentant du sultananabad, le représentant de l'émir
05:00qui lui n'apparaît pas, c'est un personnage évidemment assez secret
05:03qui n'intervient que quand il est nécessaire de le faire.
05:06Encore une fois, c'est un monarque absolu.
05:09Mais Oman, c'est vraiment un endroit particulier
05:11parce que depuis des années, et même lorsqu'il y a eu les conflits
05:14avec l'Iran auparavant, lorsqu'il y a eu des négociations sur Gaza,
05:18eh bien, les Américains avaient l'habitude de venir à Oman
05:21comme les représentants du Hamas.
05:24Donc, c'est l'un des lieux privilégiés de la négociation
05:26comme l'a été aussi le Qatar.
05:28Merci, Ulysse.
05:29Et on vous laisse, Ulysse et Mathieu, nous rejoindre.
05:31Je vous présente les invités qui vont nous accompagner
05:33pendant cette prochaine demi-heure.
05:35Vous êtes avec nous, Général Bruno Dary, ancien gouverneur militaire de Paris.
05:39Bonsoir à vous.
05:40Jean-Claude Beaugour, qu'on connaît bien sur BFM TV,
05:42là aussi avocat spécialiste des États-Unis.
05:44Soyez les bienvenus.
05:46Première question à vous, Général.
05:47On a vu que Brad Cooper était là,
05:50le patron de l'US Central Command,
05:53dont celui qui commande un peu tout.
05:54Ulysse nous en a parlé au Moyen-Orient,
05:57la stratégie militaire.
05:58Est-ce que c'est un symbole ?
05:59Que signifie cette présence qui a surpris,
06:02nous disait notre envoyé spécial,
06:04Siavoj Ghazi, en Iran ?
06:06Les États-Unis poussent pour une négociation,
06:09mais simultanément,
06:11ils renforcent leur force dans le golfe.
06:14Le porte-avions à Brian Lincoln vient d'arriver,
06:17les avions ravitailleurs viennent d'arriver.
06:20Est-ce qu'il y avait une tentative aussi d'intimidation,
06:22de gagner un peu ce rapport de force
06:25lors de cette première journée de phase de négociation ?
06:28Est-ce que vous, vous y voyez un symbole particulier ?
06:30Je ne pense pas.
06:31Je pense que les Américains cherchent une négociation.
06:34En même temps, s'il faut aller à la force,
06:36ils iront à la force.
06:38Donc ils préconisent la négociation actuellement.
06:41Mais en même temps,
06:42ils essayent d'avoir un système complet et robuste
06:46pour faire face si jamais ça dégénère,
06:49ou même s'ils décident d'employer la violence.
06:51Donc cet homme-là, au cas où ?
06:54Oui, c'est au cas où.
06:55C'est avoir une cohérence.
06:57Ils ont un dispositif qui est très cohérent.
06:59Ils ont les bases de Diego Garcia un peu à Djibouti,
07:03c'est un peu plus loin, etc.
07:05Mais ils ont surtout un porte-avions nucléaires,
07:07des avions un peu partout.
07:10Donc ils ont un dispositif qui est cohérent
07:12et qui leur permettrait,
07:14en liaison avec Israël,
07:15parce qu'il ne faut pas oublier que la guerre des 12 jours,
07:17c'est quand même partie d'Israël,
07:19en liaison d'assurer des frappes.
07:20Il y avait l'opération Rising Lion et ensuite Midnight Hammer,
07:22mais ça a commencé par les Israéliens.
07:24On y reviendra d'ailleurs dans un instant.
07:25Jean-Claude Beaujour,
07:26il s'est passé quelque chose d'un peu particulier cet après-midi.
07:29Les pourparlers ont lieu dans une atmosphère positive,
07:33disent les Iraniens,
07:34et à peine la porte refermée,
07:36les Américains annoncent de nouvelles sanctions
07:38sur le pétrole iranien.
07:41Qu'est-ce qu'il faut comprendre de cette méthode assez particulière ?
07:44Alors moi, je dirais que tout d'abord,
07:46tout à l'heure,
07:46lorsqu'on disait présence de militaires de Roran,
07:49je qualifie les choses,
07:51en tout cas j'examine les choses de la manière suivante.
07:54Tout d'abord, il y a un jeu psychologique
07:56et on viendra avec les autres pressions.
07:58Il y a un jeu psychologique dans toute négociation tendue.
08:01Il faut mettre l'adversaire,
08:02en tout cas son contradicteur sous pression.
08:04Donc ça, c'est déjà une première chose.
08:05Et on sait que les Iraniens sont résistants.
08:08Ils ont une résilience qui n'a rien à voir avec,
08:10par exemple, le Venezuela.
08:12Deuxième élément,
08:13avec un militaire de Roran,
08:14c'est pouvoir, une capacité à évaluer le dispositif
08:17s'il devait être pris telle ou telle disposition.
08:19Donc on gagne du temps
08:21et on va à la réalité
08:23parce que précisément,
08:24on a dans l'équipe quelqu'un qui connaît,
08:26qui ne va pas survoler.
08:28Et vous avez bien dit,
08:29Jared Kouchner est un spécialiste des affaires
08:32et Wicob est un politique entre guillemets.
08:35Donc on voit bien qu'il y a une volonté
08:36de l'immobilier,
08:38même si ça fait sourire,
08:40mais il a un mandat politique.
08:42Et c'est lui qui est aussi dans le dossier ukrainien,
08:44rappelons-le.
08:44Absolument.
08:45Donc là, on a un technicien.
08:47Le technicien, c'est le militaire.
08:49Cela étant,
08:50on voit bien que les Iraniens
08:52sont extrêmement réticents
08:53à ouvrir le champ des négociations
08:55puisqu'au départ,
08:56il s'était agi pour eux
08:57de ne négocier que sur le nucléaire.
08:59Les Américains veulent aller au-delà,
09:01on l'a dit tout à l'heure,
09:03le balistique et autre chose.
09:04Donc en mettant en quelque sorte
09:07des sanctions supplémentaires,
09:08c'est une pression économique
09:10parce que l'on sait aussi
09:11que ce qui conduit à cette situation,
09:14c'est bien un drame économique.
09:16Et l'entourage de Donald Trump dit encore
09:18on veut faire tomber ce régime.
09:20Alors ils ne disent pas que c'est leur seul objectif.
09:23Mais ils veulent d'une certaine manière
09:24se dire que si le régime pouvait tomber,
09:27ça serait une très bonne chose.
09:28D'où, malgré tout,
09:29les sanctions économiques
09:31parce que ça peut aider.
09:32Alors justement,
09:33on va tout de suite partir sur place
09:34pour Mascate, la capitale du sultanat.
09:36Demain de retrouver l'une de nos équipes
09:38qui a suivi cette première journée
09:41de pourparler, Chloé Giraud.
09:43C'est vous qui nous alertez
09:44sur ce qu'écrit un média émirati
09:47sur les plans américains,
09:49à savoir que les États-Unis
09:50réfléchiraient déjà
09:51à l'après-Ramena.
09:53Et que nous dit ce média ?
09:56Eh bien, selon ce média émiratiste
09:59et Jared Kushner,
10:00lui-même le gendre de Donald Trump
10:02qui se trouvait ici à Oman aujourd'hui
10:04pour ses discussions
10:05avec les diplomates iraniens
10:06qui travaillerait dans le même temps
10:08donc en coulisses
10:09à une solution de transition
10:11pour le gouvernement en Iran.
10:13Il y travaillerait
10:14avec des hommes d'affaires,
10:16des chefs d'entreprise irano-américains
10:18qui le conseilleraient
10:19sur une entité de transition
10:21en cas de chute
10:23du régime d'Emola.
10:24Et ce n'est pas tout
10:25puisqu'il y a aussi
10:26à en croire ce média émirati
10:28une rencontre
10:29qui se préparerait
10:30à Palm Beach
10:31en Floride
10:32là où se trouve
10:32la résidence
10:33du président américain
10:34Donald Trump.
10:35Une rencontre
10:36avec des figures
10:37de l'opposition iranienne
10:39et qui pourrait même
10:40avoir lieu
10:40dès ce week-end
10:42si les conditions
10:43logistiques le permettaient.
10:45Alors vous le savez,
10:46il y a une figure
10:47qui est particulièrement favorable
10:49au changement de régime
10:50en Iran.
10:51C'est Reza Pallavi,
10:52le fils exilé
10:53du dernier monarque iranien.
10:55Pour autant,
10:56on ne sait pas
10:56s'il est associé
10:58à ces discussions en coulisses
10:59qu'il faut tout de même
10:59prendre avec
11:01une extrême prudence.
11:02Elles ne sont pas
11:03avérées,
11:04elles ne sont pas confirmées
11:06par des sources officielles.
11:07D'ailleurs,
11:08la Maison-Blanche
11:08a réagi à ces informations
11:10disant
11:11qu'elles étaient fausses.
11:12Je ne suis pas ici aujourd'hui
11:29pour condamner le chaos
11:31du passé causé
11:32par les dirigeants iraniens
11:33mais pour leur proposer
11:34une nouvelle voie,
11:35une voie bien meilleure
11:36vers un avenir
11:37meilleur et plus prometteur.
11:40Comme je l'ai répété
11:41à maintes reprises,
11:42je suis prêt
11:42à mettre fin
11:43aux conflits passés
11:44et à forger
11:45de nouveaux partenariats
11:46pour un monde meilleur
11:47et plus stable.
11:48Même si nos différences
11:49sont très profondes,
11:50ce qui est manifestement
11:51le cas avec l'Iran.
11:54Je vous repose la question
11:54Jean-Claude Beaugour,
11:55est-ce qu'il veut réellement
11:56changement des régimes
11:56quand il disait
11:57non alors moi
11:57les interventionnistes
11:58je ne suis pas pour
11:59je ne suis pas vraiment
11:59pour ce régime change ?
12:01Ça n'est pas son obsession première
12:03sinon il aurait probablement
12:05bombardé,
12:06il avait dit qu'il arrivait,
12:07il aurait agi plus vite.
12:08Ça n'est pas son obsession première.
12:10Cela étant,
12:10s'il peut à l'occasion
12:12de ces négociations,
12:14s'il peut continuer
12:15à contraindre le régime iranien
12:17pour un lendemain
12:17dont on sait
12:18qu'on ne sait pas très bien
12:19ce que sera.
12:20C'est la raison pour laquelle
12:21il est préparé,
12:21il est envisagé
12:22le lendemain.
12:23Et beaucoup de militaires disent
12:24et des diplomates
12:27rappellent qu'on a eu déjà
12:28l'expérience précédente
12:31où on a fait tomber des régimes
12:32mais les lendemains
12:34n'avaient pas été préparés.
12:35Donc les Etats-Unis
12:36préparent le lendemain,
12:37ils espèrent,
12:38ils se disent
12:39si on peut faire tomber le régime,
12:41ça serait une bonne chose,
12:41ça serait véritablement
12:42coup de double,
12:43y compris politiquement
12:44parce que ça voudrait dire
12:45qu'éventuellement
12:46sur le nucléaire,
12:47il aurait réussi,
12:49il aurait marqué un point
12:49et puis sur le plan
12:51de son aura international,
12:53il serait parvenu
12:54à faire tomber
12:55le régime
12:56au bout de 30,
12:58de 40,
12:59depuis 1979,
13:00les Américains,
13:02ça serait lavé
13:03le déshonneur
13:04qui avait été fait
13:05aux Américains
13:06avec les otages
13:07en Iran
13:08en 1979.
13:09Il y a tout cela
13:10mais ça n'est pas
13:11sa préoccupation.
13:12Vous parlez de l'opération
13:12Égal-Clo en 1979.
13:13Absolument.
13:15Mais il y a aussi
13:16les leçons de l'Irak.
13:17Il ne faut pas oublier
13:17quand même que
13:18c'était quand même
13:19un échec sanglant
13:20l'Irak
13:20pour les Etats-Unis
13:21et ils savent que
13:23dans les hypothèses
13:25militaires
13:25qu'envisage Trump,
13:26il y en a une
13:27qui n'est pas du tout
13:28envisagée
13:28ou très peu
13:29ou très loin,
13:30ce sera de débarquer
13:31des forces au sol
13:31parce qu'ils savent
13:33que le prix à payer
13:34sera tel
13:35que...
13:37Ah, Ulysse...
13:38Non, je n'étais pas d'accord.
13:39C'est vrai que Trump
13:40a agité l'idée
13:41d'envoyer des forces spéciales
13:42en Iran
13:43mais il a aussi promis
13:44pendant sa campagne
13:45que l'Amérique
13:46n'entrerait pas
13:47dans des guerres
13:48qu'elle ne veut pas
13:49assumer sur le long terme
13:50pour ne pas être
13:50dans un bourbier
13:51et imaginer la catastrophe.
13:52Les forces spéciales
13:53c'était déjà
13:53la doctrine de Barack Obama.
13:55La troupe au sol
13:56uniquement des forces spéciales.
13:57C'est peu probable,
13:57c'est peu probable
13:58mais par contre
13:59ce qui est très important
14:00aujourd'hui,
14:01c'est le fait
14:01qu'en pleine négociation
14:03les Américains
14:04n'hésitent pas
14:04à en rajouter
14:05en menant
14:06une deuxième vague
14:08de sanctions
14:08contre la fameuse flotte
14:09fantôme.
14:10Vous savez,
14:10ces cargos pétroliers
14:11qui transportent
14:12le pétrole iranien
14:13à destination
14:14de la Chine
14:15en majorité.
14:15Le fait qu'ils
14:16fassent une piqûre
14:18de rappel
14:18en pleine négociation
14:19montre bien
14:19que pour les Américains
14:21cette négociation
14:21c'est une tentative
14:22mais que la menace
14:24persiste
14:24et que ça n'exclut pas
14:26donc des frappes
14:27même des frappes
14:28d'avertissement
14:30pendant que le dialogue
14:31entre guillemets
14:32continue.
14:32On va y revenir
14:32sur le terrain
14:33tout de suite
14:34retrouver
14:34Siavosh Ghazil
14:35correspondant
14:36d'RFI
14:36et France 24.
14:38Siavosh,
14:38vous avez suivi
14:39toute la journée
14:40les réactions
14:41de la population
14:42iranienne.
14:43Est-ce que les Iraniens
14:44déjà ont suivi
14:45en majorité
14:45cette première série
14:46de pourparler
14:47et puis
14:48qu'en disent-ils ?
14:51Bien évidemment
14:52tout le monde
14:52suivait de très près
14:54les négociations
14:56les informations
14:56qui sortaient
14:58de cette rencontre
15:00une première
15:01depuis maintenant
15:02sept mois
15:03depuis la guerre
15:03de juin dernier
15:06et alors
15:07les avis
15:07sont très partagés
15:09il y a
15:10ceux qui ne comprennent
15:11pas
15:11la décision
15:12des Etats-Unis
15:13d'entamer
15:16des négociations
15:16sur le nucléaire
15:17avec le pouvoir iranien
15:20alors qu'il y a
15:20encore quelques semaines
15:22le président Trump
15:23demandait
15:24aux manifestants
15:25qui étaient
15:26dans la rue
15:26à Téhéran
15:28mais aussi
15:28dans d'autres villes
15:29de province
15:30de prendre le contrôle
15:31des institutions
15:32en affirmant
15:33que l'aide
15:33allait arriver.
15:34Donc pour une partie
15:35des gens
15:36que j'ai pu interroger
15:37ces négociations
15:39sont incompréhensibles
15:41mais d'un autre côté
15:42il y a ceux
15:43qui disent
15:44que ça pourrait
15:45permettre
15:45une levée
15:46des sanctions
15:46et une amélioration
15:48de la vie
15:49des gens
15:51l'inflation
15:52est très forte
15:53à atteindre
15:54des niveaux
15:55records
15:56et donc
15:57il y a
15:57des hausses
15:58de prix
15:58très très importants
15:59pour certains produits
16:00de consommation courante
16:02et les sanctions
16:04américaines
16:05en particulier
16:06ont un effet
16:07direct
16:07sur l'inflation
16:09et la dépréciation
16:11de la monnaie iranienne
16:11mais tout le monde
16:13pense que
16:14d'une manière générale
16:15que ces négociations
16:16ne vont pas aboutir
16:17à un accord
16:18très rapidement
16:18et c'est
16:19pour cette raison
16:24que par exemple
16:24le dollar
16:26américain
16:27est en partie
16:28à la hausse
16:28alors que
16:29pendant deux ou trois jours
16:30il était à la baisse
16:32face au real iranien
16:34et donc
16:35ce qui montre
16:36qu'il n'y a pas
16:37un optimisme
16:37très important
16:38pour un accord
16:40immédiat
16:41ou dans les prochains jours
16:42ou prochaines semaines
16:43Siavosh
16:44il y a des images
16:46qui circulent
16:47sur les réseaux sociaux
16:48et qui montrent
16:48un incendie
16:49à Téhéran
16:51près d'une base militaire
16:52est-ce que
16:52ce sont des informations
16:54que vous êtes en mesure
16:54de vérifier ce soir
16:56selon les médias iraniens
16:59c'est
17:00en fait
17:00c'est un incendie
17:02dans une
17:02dans l'enceinte même
17:05d'une base
17:06militaire
17:07de l'armée
17:07et l'explication
17:09qui a été donnée
17:10par les médias iraniens
17:11c'est qu'il s'agit
17:12d'un incendie
17:13dans une menuiserie
17:14qui se trouvait
17:15alors petit problème
17:18ils expliquent
17:20c'est
17:21oui
17:22enfin
17:23les médias iraniens
17:25disent que
17:25en fait
17:25c'est
17:26des problèmes
17:28électriques
17:29qui ont provoqué
17:30l'incendie
17:31dans cette menuiserie
17:33Siavosh Ghazi
17:34en direct
17:34de Téhéran
17:35merci à vous
17:36correspondant de RFI
17:37et France 24
17:38Ulysse Gosset
17:38on parlait
17:39et il en parlait aussi
17:40Siavosh Ghazi
17:40de l'impact
17:41sur l'économie
17:42ces sanctions pétrolières
17:43est-ce qu'elles vont
17:44voulu par Washington
17:45est-ce qu'elles vont avoir
17:46un impact
17:47quand on regarde
17:47et on va vous montrer
17:48les chiffres
17:48ce pays est dans une situation
17:50économique déplorable
17:51regardez
17:51l'inflation atteint
17:5252%
17:54la monnaie iranienne
17:55elle a perdu 90%
17:56de sa valeur
17:56en 10 ans
17:5740% de la population
17:58en dessous du seuil
17:59de pauvreté
18:00et puis un pays
18:00qui perd 50 milliards
18:02de dollars par an
18:03avec la fuite des cerveaux
18:04est-ce que là
18:04ces sanctions
18:05on se dit oui
18:06ça va encore plonger
18:07le pays encore plus
18:07dans l'abîme
18:08ou alors finalement
18:09les Iraniens vont
18:10tout de même
18:11entre guillemets
18:11s'en sortir
18:12alors les sanctions
18:13d'aujourd'hui
18:14c'est je pense
18:15un nouveau coup de pression
18:16de la part de Donald Trump
18:17pour dire aux Iraniens
18:18on négocie
18:19mais sachez que
18:20le coup de bâton
18:21n'est pas loin
18:21ça va pas avoir
18:22un effet immédiat
18:23puisque quand on frappe
18:24de sanctions
18:25des pétroliers
18:25il y a 14 pétroliers
18:27de la faute fantôme
18:28ça va inquiéter
18:30surtout les Chinois
18:30qui attendent leur pétrole
18:32si j'ose dire
18:32mais par contre
18:33ce qui est très vrai
18:34c'est que cette économie
18:35est au bord de la banqueroute
18:37et de la catastrophe totale
18:38que les Iraniens ont faim
18:40n'ont pas assez d'argent
18:41pour se nourrir
18:41pour se loger
18:42etc.
18:43et que l'on parle
18:44de grèves
18:44dans le pays là
18:45qui viennent d'être
18:46annoncées
18:48et avec peut-être
18:49des grèves
18:49dans les usines
18:51et si le secteur pétrolier
18:53iranien
18:54qui est évidemment
18:55crucial et stratégique
18:56était touché
18:57par les grèves
18:57alors ça serait
18:59une menace
18:59mais je dirais
19:00vitale pour le régime
19:02car c'est sur le pétrole
19:03que repose toute l'économie
19:04donc s'il y avait
19:05de la part des syndicats
19:07et des groupes
19:09de mouvements ouvriers
19:10iraniens
19:12une grève
19:12qui était lancée
19:13et qu'elle gagne
19:14l'ensemble du pays
19:14ça pourrait avoir
19:15des conséquences
19:16très importantes
19:16il nous reste deux minutes
19:17Jean-Claude Bourgeois
19:18oui c'est dans le prolongement
19:20ça n'est pas
19:20l'annonce des sanctions
19:21qui peuvent
19:22qui peut provoquer
19:24une chute du régime
19:25ce sont les conséquences
19:26qu'auraient
19:27ces sanctions
19:28à très court terme
19:29effectivement
19:30comme vient de l'indiquer
19:31Ulysse
19:32sur le pétrole
19:33sur le plan social
19:34sur une reprise
19:35éventuellement
19:35de révolte
19:36de manifestation
19:37en dépit des 30
19:38et probablement
19:3950 000 morts
19:40qu'on vient d'avoir
19:41c'est là-dessus
19:42que comptent les Américains
19:43en se disant
19:43ça peut avoir
19:44des effets indirects
19:45assez rapidement
19:46de nouveau
19:47donc ça fait
19:47un deuxième onde
19:48de choc
19:49un effet dominé
19:50une deuxième onde
19:50de choc
19:50voilà
Commentaires

Recommandations